
Capusa06
Comme toujours dans la vraie vie
Certains soirs,
en poésie,
il y a des poèmes qui ne parlent plus
fatigués par une trop longue journée de travail
on a envie de leur dire : allez ailleurs raconter vos histoires
de désespoir ou d’amour fou ou de n’importe quoi c’est pareil,
allez ailleurs je suis fatigué.
Certains soirs dans la vie il y a des hommes qui ne parlent plus.
Parfois en poésie,
on n’a plus envie
ni d’amour ni d’espoir
juste de fermer les yeux et dormir.
Arrive alors, en poésie
qu’ouvrant au hasard une page
explosent quatre vers comme un volcan,
un sourd-muet en pleurerait
retrouvant la parole
un désespéré sa joie de vivre.
Il arrive que dans la vie, parfois, des hommes
explosent.
Il est vrai que
toujours, en poésie
rire rêver pleurer :
un seul et même mot.
Comme toujours.
Dans la vraie vie.
Villebramar, 2016
Capusa06
Coccyvette a écrit :
Si les fleurs poussent au ciel
Seigneur cueilles en un bouquet pour moi
Placer les dans les bras de ma mère
Dis lui que je l' aime et qu' elle me manque
Lorsque' elle te sourira donne lui un gros bisous
Serres la fort dans tes bras
Soyez mon ange gardien
Pour lui dire
Que je n' oublie pas sa fête
😪
Coccyvette
Si les fleurs poussent au ciel
Seigneur cueilles en un bouquet pour moi
Placer les dans les bras de ma mère
Dis lui que je l' aime et qu' elle me manque
Lorsque' elle te sourira donne lui un gros bisous
Serres la fort dans tes bras
Soyez mon ange gardien
Pour lui dire
Que je n' oublie pas sa fête
Coccyvette
Capusa06 a écrit :
Ma mère
Quelquefois sur ma tête elle met ses mains pures,
Blanches, ainsi que des frissons blancs de guipures.
Elle me baise au front, me parle tendrement,
D’une voix au son d’or mélancoliquement.
Elle a les yeux couleur de ma vague chimère,
O toute poésie, ô toute extase, ô Mère !
A l’autel de ses pieds je l’honore en pleurant,
Je suis toujours petit pour elle, quoique grand.
Emile Nelligan, Motifs poétiques
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Capusa06
Ma mère
Quelquefois sur ma tête elle met ses mains pures,
Blanches, ainsi que des frissons blancs de guipures.
Elle me baise au front, me parle tendrement,
D’une voix au son d’or mélancoliquement.
Elle a les yeux couleur de ma vague chimère,
O toute poésie, ô toute extase, ô Mère !
A l’autel de ses pieds je l’honore en pleurant,
Je suis toujours petit pour elle, quoique grand.
Emile Nelligan, Motifs poétiques
Coccyvette
« Je lis parce que la vie ne me suffit pas.
Je lis pour être ailleurs.
Je lis parce que c'est la seule activité au monde qui permette d'être à la fois seul et accompagné.
Je lis pour écouter les morts.
Je lis pour sortir, sans sortir.
Mais je lis aussi pour entendre des vivants.
Je lis pour ne pas vieillir.
Je lis pour échapper à la société autant qu'à moi-même.
Je lis pour être libre.
Je lis pour ne pas être dérangé.
Je lis pour ne pas répondre au téléphone.
Je lis pour ne plus être ici mais là-bas.
Je lis sans raison.
Je lis pour lire. »
Frédéric Beigbeder ..
Coccyvette
Puis la Vie me fit signe et dit "Suis moi"
Nous nous sommes trop longtemps attardés"
Je demandai "Vie, ou allons-nous?"
Et la Vie répondit "Dans la Cité du Futur"
Alors je dis : "Vie, ait pitié de moi, Je suis las, mes pieds sont meurtris et mes forces m'ont quitté"
Mais la Vie rétorqua "Continue d'avancer, mon ami,
S'attarder n'est que lâcheté,
Rester à tout jamais à contempler la Cité du Passé n'est que Déraison
Vois, la Cité du Futur te fait signe,,,"
Extrait de "La voix de l'éternelle sagesse",
[ Khalil Gibran, ]
Capusa06
Une histoire
Et c’est au fil de nos sourires
que se noua le premier fil.
Et c’est au fil de nos désirs
qu’il se multiplia par mille.
Était-ce au fil de mes espoirs
qu’en araignée tu fis ta toile ?
Car c’est au fil de tes départs
qu’au piège je fus l’animal…
alors qu’au fil de ton plaisir
se brisera… le dernier fil.
Esther Granek, Je cours après mon ombre, 1981