
Coccyvette
A une Dame créole
Charles Baudelaire
Au pays parfumé que le soleil caresse,
J’ai connu, sous un dais d’arbres tout empourprés
Et de palmiers d’où pleut sur les yeux la paresse,
Une dame créole aux charmes ignorés.
Son teint est pâle et chaud; la brune enchanteresse
A dans le cou des airs noblement maniérés;
Grande et svelte en marchant comme une chasseresse,
Son sourire est tranquille et ses yeux assurés.
Si vous alliez, Madame, au vrai pays de gloire,
Sur les bords de la Seine ou de la verte Loire,
Belle digne d’orner les antiques manoirs,
Vous feriez, à l’abri des ombreuses retraites
Germer mille sonnets dans le coeur des poètes,
Que vos grands yeux rendraient plus soumis que vos noirs.
Charles Baudelaire
Coccyvette
"La vérité c'est que les gens sont jaloux ..
Les gens essayeront toujours de détruire tes rêves, ils essayeront de te décourager, ils se moqueront, te traiteront d'utopiste ..
La vérité, c'est que les gens qui essayent de détruire les rêves des autres n'arrivent plus eux-même à rêver !
Ils sont enfermés dans une vie monotone, sans passions et sans embûches ..
C'est pour ça qu'il faut que tu protèges tes rêves, que tu les gardes jalousement pour toi et que tu te battes pour qu'ils se réalisent ..
Ne laisse personne te dire que tu n'es pas capable, et donne toi les moyens pour que la vie dont tu rêves devienne réalité .."
[ Damien Saez ]
Capusa06
Voilà la rose
Voilà
la rose est rouge
les amoureux s’embrassent
et partagent leur âme
assis sur le banc chaud
Voilà
la rose est douce
les amoureux se touchent
et se disent en cachette
des mots silencieux
Voilà
la rose perle
les amoureux s’enivrent
au doux son du printemps
que chantent les oiseaux
Voilà
la rose brûle
les amoureux s’endorment
et les belles fleurs jaillissent
au bord du vieux ruisseau
Voilà
la rose pique
les amoureux se quittent
quand le soleil se couche
et que le ciel n’est plus là
Elodie Santos
Capusa06
Offrande
Au creux d’un coquillage
Que vienne l’heure claire
Je cueillerai la mer
Et je te l’offrirai.
Y dansera le ciel
Que vienne l’heure belle.
Y dansera le ciel
Et un vol d’hirondelle
Et un bout de nuage
Confondant les images
En l’aurore nouvelle
Dans un reflet moiré
Dans un peu de marée
Dans un rien de mirage
Au fond d’un coquillage.
Et te les offrirai.
Esther Granek
