
Franz
Bon pour lila et jumimi.
Voici le texte avec les corrections que vous lui avez apportées:
Jâai vĂ©cu en Espagne. Jâai habitĂ© lâespagnol. Jâai enfilĂ©, pendant des mois, une autre langue et je lâaimais mais ce ne fut quâun adultĂšre. Je me dĂ©guisais : âŠEn gitan. En torero. En señorito parfumĂ©s, fumant cigare sec, Ă lâheure des paseos sur les trottoirs. Jâavais laissĂ© ma France Ă la maison et je la trompais pour des accroche-cĆur oĂč jâaccrochais le mien. En ce temps-lĂ , mĂšlĂ© Ă la gent torĂšre jâĂ©crivais une chronique, et tant jâĂ©tais immergĂ©e dans les odeurs, les mots, les cris et les chansons dâEspagne, que dix et cents fois lâenvie me vint de rĂ©diger mon livre en Espagnol. Comment, en effet, dire en français la corrida? Toutes ses vraies couleurs Ă©taient sur une autre palette. Comment transplanter la course, la fiesta nacional, dans une autre terre, sans la mettre en pots oĂč elle risquait de se languir? Comment vous chanter Andalousie, toros et toreros, ombres et soleils, sur des modes françaises? Comment labourer cette terre avec des percherons alors que seules des mules peuvent y accrocher leurs sabots? Je mây essayai pourtant. En somme, jâaccomplis cet acte insensĂ© qui consista Ă ĂȘtre adultĂšre et fidĂšle Ă la foi, en obligeant ma langue de France Ă dire mes amours espagnols. Cela nâalla point sans scĂšnes de mĂ©nages. Alors, Ă celui qui me dit : « Je suis parfaitement bilingue », Ă celui-lĂ je rĂ©ponds quâil y a une cocu dans son mĂ©nage Ă trois et quâil ne peut en mĂȘme temps chanter deux Ă©pitalames.
12 fautes encore...
Franz
Oui pour:
vint
percherons
non pour "national". "fiesta nacional" est en lettres italiques dans l'original (italiques que je n'ai pas réussi à reproduire dans le texte proposé ici) et donc une citation en langue espagnole. Mille pardons: j'eusse dû le signaler.
Restent 18 fautes Ă trouver.
Franz
lila a écrit :
Merci Franz
Voulez-vous proposer une dictée?
S'il est encore temps, bien volontiers.
Je vous propose le texte suivant qui contient 23 fautes. Je vous en dirai le nom de l'auteur aprÚs la / les corrections proposées (à moins bien sûr que vous ne le trouviez avant...).
Jâai vĂ©cu en Espagne. Jâai habitĂ© lâespagnol. Jâai enfilĂ©, pendant des mois, une autre langue et je lâaimais mais ce ne fut quâune adultĂšre. Je me dĂ©guisais : âŠEn gitan. En torero. En señorito parfumĂ©s, fumant cigare sec, Ă lâheure des paseos sur les trottoirs. Jâavais laissĂ©e ma France Ă la maison et je la trompais pour des accroche-cĆur ou jâaccrochais le mien. En ce temps-lĂ , mĂšlĂ© Ă la gent torĂšre jâĂ©crivais une chronique, et tant jâĂ©tais immergĂ©e dans les odeurs, les mots, les cris et les chansons dâEspagne, que dix et cents fois lâenvie me vingt de rĂ©diger mon livre en Espagnol. Comment, en effet, dire en français la corrida? Toutes ses vrais couleurs Ă©taient sur une autre palette. Comment transplanter la course, la fiesta nacional, dans une autre terre, sans la mettre en pots oĂč elle risquait de se languir? Comment vous chantez, Andalousie, toros et toreros, ombres et soleils, sur des modes françaises? Comment labourer cette terre avec des percheronds alors que seul des mules peuvent y accrocher leurs sabots? Je mây essayai pourtant. En somme, jâaccomplis cet acte incensĂ© qui consista Ă ĂȘtre adultĂšre et fidĂšle Ă la foi, en obligeant ma langue de France Ă dire mes amours espagnols. Cela nâallah point sans scĂšnes de mĂ©nages. Alors, Ă celui qui me dit : « Je suis parfaitement billingue », Ă celui-lĂ je rĂ©ponds quâil y a une cocu dans son mĂ©nage Ă trois et quâil ne peut en mĂȘme temps chanter deux Ă©pitalames.
Bonne traque!
lila
Je t'Ă©cris du bord de l'eau, de lĂ oĂč la mer de novembre se fait dĂ©chaĂźnĂ©e, oĂč la pluie qui n'en finit pas de tomber inonde terre et ciel, oĂč nous avions l'habitude de tout nous dire. De lĂ oĂč tu es, pourras-tu m'Ă©viter la dĂ©rive, le naufrage, la noyade ? Je t'Ă©cris du bord de l'eau oĂč il fait si froid et si seul. Sur cette mer en colĂšre ballote mon Ăąme en dĂ©tresse. Du creux au sommet de la vague, elle cherche la lumiĂšre salvatrice d'un phare, l'appel rĂ©confortant d'une corne de brume, mais elle ne voit rien, n'entend rien. Je t'Ă©cris du bord de l'eau oĂč un brouillard dense et impĂ©nĂ©trable enveloppe de sa cape vaporeuse toutes crĂ©ations et crĂ©atures, mĂȘme celles dĂ©pourvues de nageoires. Je t'Ă©cris du bord de l'eau pour que tu saches, pour que tu comprennes que. VoilĂ que je sens la marĂ©e monter en moi, le sel de la souffrance emplir mes yeux, l'amertume prendre ses aises dans ma bouche et sur mes lĂšvres. Je suis dĂ©solĂ©.
