
Franz
LILA : "sans scènes de ménage" : oui
JULIANA : non, "j'accrochais" est bien dans le texte d'origine
La dernière faute, je mets un terme à la torture, se rapporte à la langue que pratique l'auteur hors les frontières de la France - en ligne 5 -.
J’ai vécu en Espagne. J’ai habité l’espagnol. J’ai enfilé, pendant des mois, une autre langue et je l’aimais mais ce ne fut qu’un adultère. Je me déguisais : …En gitan. En torero. En señorito parfumé, fumant cigare sec, à l’heure des paseos sur les trottoirs. J’avais laissé ma France à la maison et je la trompais pour des accroche-cœurs où j’accrochais le mien. En ce temps-là , mêlé à la gent torère j’écrivais une chronique, et tant j’étais immergé dans les odeurs, les mots, les cris et les chansons d’Espagne, que dix et cent fois l’envie me vint de rédiger mon livre en Espagnol. Comment, en effet, dire en français la corrida ? Toutes ses vraies couleurs étaient sur une autre palette. Comment transplanter la course, la fiesta nacional, dans une autre terre, sans la mettre en pots où elle risquait de se languir ? Comment vous chanter, Andalousie, toros et toreros, ombres et soleils, sur des modes français ? Comment labourer cette terre avec des percherons alors que seules des mules peuvent y accrocher leurs sabots ? Je m’y essayai pourtant. En somme, j’accomplis cet acte insensé qui consista à être adultère et fidèle à la foi, en obligeant ma langue de France à dire mes amours espagnoles. Cela n’alla point sans scènes de ménage. Alors, à celui qui me dit : « Je suis parfaitement bilingue », à celui-là je réponds qu’il y a une cocue dans son ménage à trois et qu’il ne peut en même temps chanter deux épithalames.
Voilà , je vous laisse trouver la dernière faute et salue votre constance et votre sagacité.
A bientĂ´t.
Ah oui: le texte est de Jean Cau (qui fut un temps secrétaire de Sartre) et se trouve dans "Croquis de mémoire". Il y portraiture - avec énormément de talent - quelques grands de ce monde qui furent ses - et nos - contemporains (Mitterrand, Pompidou, Chaplin, Picasso, Cocteau, Sartre, Camus, Lacan ... et bien d'autres. Lucidité, sincérité, beaucoup de vitriol et peu de pommade.
Franz
Oui pour "immergé" et oui pour "modes français".
J’ai vécu en Espagne. J’ai habité l’espagnol. J’ai enfilé, pendant des mois, une autre langue et je l’aimais mais ce ne fut qu’un adultère. Je me déguisais : …En gitan. En torero. En señorito parfumé, fumant cigare sec, à l’heure des paseos sur les trottoirs. J’avais laissé ma France à la maison et je la trompais pour des accroche-cœurs où j’accrochais le mien. En ce temps-là , mêlé à la gent torère j’écrivais une chronique, et tant j’étais immergé dans les odeurs, les mots, les cris et les chansons d’Espagne, que dix et cent fois l’envie me vint de rédiger mon livre en Espagnol. Comment, en effet, dire en français la corrida ? Toutes ses vraies couleurs étaient sur une autre palette. Comment transplanter la course, la fiesta nacional, dans une autre terre, sans la mettre en pots où elle risquait de se languir ? Comment vous chanter, Andalousie, toros et toreros, ombres et soleils, sur des modes français ? Comment labourer cette terre avec des percherons alors que seules des mules peuvent y accrocher leurs sabots ? Je m’y essayai pourtant. En somme, j’accomplis cet acte insensé qui consista à être adultère et fidèle à la foi, en obligeant ma langue de France à dire mes amours espagnoles. Cela n’alla point sans scènes de ménages. Alors, à celui qui me dit : « Je suis parfaitement bilingue », à celui-là je réponds qu’il y a une cocue dans son ménage à trois et qu’il ne peut en même temps chanter deux épithalames.
Encore 2 fautes (1 dans les 5 premières lignes, la seconde dans les 3 dernières).
Dernière ligne droite donc et bonne chasse finale.
Franz
Lila: Oui pour "cent" et pour "Ă la fois"
"Je m'y essayai" reste au passé simple (congruence avec "j'accomplis", "consista", "n'alla")
Jumimi: "seules" est bien au pluriel s'accordant avec "mules"
Petite aide (pour mettre fin à l'épreuve - vous ne m'en voudrez pas?): La narratrice / le narrateur est-elle / est-il une femme ou un homme? Des détails précis vous permettent de déterminer cela. Et ainsi de corriger l'une des 4 fautes restantes.
Les adjectifs de dénomination des langues...
Un substantif peut changer de genre: selon son acception.
J’ai vécu en Espagne. J’ai habité l’espagnol. J’ai enfilé, pendant des mois, une autre langue et je l’aimais mais ce ne fut qu’un adultère. Je me déguisais : …En gitan. En torero. En señorito parfumé, fumant cigare sec, à l’heure des paseos sur les trottoirs. J’avais laissé ma France à la maison et je la trompais pour des accroche-cœurs où j’accrochais le mien. En ce temps-là , mêlé à la gent torère j’écrivais une chronique, et tant j’étais immergée dans les odeurs, les mots, les cris et les chansons d’Espagne, que dix et cent fois l’envie me vint de rédiger mon livre en Espagnol. Comment, en effet, dire en français la corrida? Toutes ses vraies couleurs étaient sur une autre palette. Comment transplanter la course, la fiesta nacional, dans une autre terre, sans la mettre en pots où elle risquait de se languir? Comment vous chanter, Andalousie, toros et toreros, ombres et soleils, sur des modes françaises? Comment labourer cette terre avec des percherons alors que seules des mules peuvent y accrocher leurs sabots? Je m’y essayai pourtant. En somme, j’accomplis cet acte insensé qui consista à être adultère et fidèle à la fois, en obligeant ma langue de France à dire mes amours espagnoles. Cela n’alla point sans scènes de ménages. Alors, à celui qui me dit : « Je suis parfaitement bilingue », à celui-là je réponds qu’il y a une cocue dans son ménage à trois et qu’il ne peut en même temps chanter deux épithalames.
J’ai vécu en Espagne. J’ai habité l’espagnol. J’ai enfilé, pendant des mois, une autre langue et je l’aimais mais ce ne fut qu’un adultère. Je me déguisais : …En gitan. En torero. En señorito parfumé, fumant cigare sec, à l’heure des paseos sur les trottoirs. J’avais laissé ma France à la maison et je la trompais pour des accroche-cœurs où j’accrochais le mien. En ce temps-là , mèlé à la gent torère j’écrivais une chronique, et tant j’étais immergée dans les odeurs, les mots, les cris et les chansons d’Espagne, que dix et cent fois l’envie me vint de rédiger mon livre en Espagnol. Comment, en effet, dire en français la corrida? Toutes ses vraies couleurs étaient sur une autre palette. Comment transplanter la course, la fiesta nacional, dans une autre terre, sans la mettre en pots où elle risquait de se languir? Comment vous chanter, Andalousie, toros et toreros, ombres et soleils, sur des modes françaises? Comment labourer cette terre avec des percherons alors que seules des mules peuvent y accrocher leurs sabots? Je m’y essayai pourtant. En somme, j’accomplis cet acte insensé qui consista à être adultère et fidèle à la foi, en obligeant ma langue de France à dire mes amours espagnoles. Cela n’alla point sans scènes de ménages. Alors, à celui qui me dit : « Je suis parfaitement bilingue », à celui-là je réponds qu’il y a une cocue dans son ménage à trois et qu’il ne peut en même temps chanter deux épithalames.
Franz
camomille38: oui pour "amours espagnoles" et "une cocue",
non pour "fiesta nacional": c'est une citation en espagnol de l'auteur - en italiques dans le texte d'origine.
J’ai vécu en Espagne. J’ai habité l’espagnol. J’ai enfilé, pendant des mois, une autre langue et je l’aimais mais ce ne fut qu’un adultère. Je me déguisais : …En gitan. En torero. En señorito parfumé, fumant cigare sec, à l’heure des paseos sur les trottoirs. J’avais laissé ma France à la maison et je la trompais pour des accroche-cœurs où j’accrochais le mien. En ce temps-là , mèlé à la gent torère j’écrivais une chronique, et tant j’étais immergée dans les odeurs, les mots, les cris et les chansons d’Espagne, que dix et cents fois l’envie me vint de rédiger mon livre en Espagnol. Comment, en effet, dire en français la corrida? Toutes ses vraies couleurs étaient sur une autre palette. Comment transplanter la course, la fiesta nacional, dans une autre terre, sans la mettre en pots où elle risquait de se languir? Comment vous chanter, Andalousie, toros et toreros, ombres et soleils, sur des modes françaises? Comment labourer cette terre avec des percherons alors que seules des mules peuvent y accrocher leurs sabots? Je m’y essayai pourtant. En somme, j’accomplis cet acte insensé qui consista à être adultère et fidèle à la foi, en obligeant ma langue de France à dire mes amours espagnoles. Cela n’alla point sans scènes de ménages. Alors, à celui qui me dit : « Je suis parfaitement bilingue », à celui-là je réponds qu’il y a une cocue dans son ménage à trois et qu’il ne peut en même temps chanter deux épithalames.
6 fautes encore.
Franz
Lila : Oui, tout Ă fait.
J’ai vécu en Espagne. J’ai habité l’espagnol. J’ai enfilé, pendant des mois, une autre langue et je l’aimais mais ce ne fut qu’un adultère. Je me déguisais : …En gitan. En torero. En señorito parfumé, fumant cigare sec, à l’heure des paseos sur les trottoirs. J’avais laissé ma France à la maison et je la trompais pour des accroche-cœurs où j’accrochais le mien. En ce temps-là , mèlé à la gent torère j’écrivais une chronique, et tant j’étais immergée dans les odeurs, les mots, les cris et les chansons d’Espagne, que dix et cents fois l’envie me vint de rédiger mon livre en Espagnol. Comment, en effet, dire en français la corrida? Toutes ses vraies couleurs étaient sur une autre palette. Comment transplanter la course, la fiesta nacional, dans une autre terre, sans la mettre en pots où elle risquait de se languir? Comment vous chanter, Andalousie, toros et toreros, ombres et soleils, sur des modes françaises? Comment labourer cette terre avec des percherons alors que seules des mules peuvent y accrocher leurs sabots? Je m’y essayai pourtant. En somme, j’accomplis cet acte insensé qui consista à être adultère et fidèle à la foi, en obligeant ma langue de France à dire mes amours espagnols. Cela n’alla point sans scènes de ménages. Alors, à celui qui me dit : « Je suis parfaitement bilingue », à celui-là je réponds qu’il y a une cocu dans son ménage à trois et qu’il ne peut en même temps chanter deux épithalames.
Encore 9 fautes.
