
lilith59
Bonjour , une petite dictée ?
Asfaltées ou non , bordées d'eucalypthus ou de tuhyas , les rues quelqu'elles soient , de Rabat à Stockholm , ont toutes un air de famille . Combien de touristes et de quidames y pululent ! Pour s'y retrouver, ils décryptent , avec force difficulté , les panonçaux bleu marine porteurs de noms célèbres : George Sand , Georges Clémenceau ou Théophile Gautier .
On n'y compte plus les dédals obscurs où se sont promené des curieux, où se sont engoufré des vents pénétrants, tel l'alizée et l'aquilon. Combien, ici, de liens d'amitié se sont noués, puis défaits ! Combien de nos calins, chocants , provocants , y ont été sussurrés, marmonnés, ou lancés à la cantonnade ! Les rues sont un théâtre permanent .
une quinzaine de fautes .
Marie-line
Tout est corrigé
D'où lui venait cet intérêt pour la bande dessinée, on n'en savait rien. Toute petite, avant même qu'elle sût lire couramment, elle s'était enflammée pour les exploits d'un journaliste aux cheveux orange, au point d'apprendre par cœur les vingt et un albums de la collection. D'emblée, l'avaient attirée les personnages les plus excentriques : le capitaine qui se soûlait deux fois plutôt qu'une ; le savant dont l'immortel pendule indiquait invariablement l'ouest; sans oublier ces détectives, plus volubiles que futés, dont le héros se serait volontiers débarrassé ! Plus tard, s'étaient succédé, au hasard des raids dans la bibliothèque paternelle, l'employé nonchalant qui prenait son bureau pour un polochon, les gnomes bleu ciel et leur mystérieux jargon, le gros plein de soupe qui faisait toujours bonne chère... Notre lectrice faisait ses choux gras de tout. Non que lui échappât l'extravagance de certaines intrigues mais, si artificiels que lui parussent les épilogues, elle les jugeait toujours préférables à ces descriptions, pour tout dire rasoir, qui défiguraient la plupart des romans. Certes, ses professeurs s'offusquaient de ce détestable penchant mais n'en faisaient-ils pas autant, en tapinois ? Les adultes, c'est bien connu, sont capables de tout...
Yves
Bonsoir, je suis entièrement d'accord avec vous Marie-Line, la langue française est tellement dévoyée au fil des réformes qui cherchent à augmenter les moyennes scolaires d'enfants lesquels savent à peine lire et encore moins écrire... Je me questionne sur le nombre de mots de leur vocabulaire, certainement pas 500, en moyenne !
Conservons donc nos références d'antan avec Monsieur Larousse, principalement en ce qui concerne l'accentuation.
Ma remarque n'était pas une polémique mais une parenthèse pour mettre l'accent sur cette évolution orthographique (parmi d'autres) que je découvre au fil des jeux...
Marie-line
effectivement "rasoir" reste au singulier
"succédé" ne s'accorde pas. On succède à quelqu'un. Le « quelqu’un » est un complément d’objet indirect (il nécessite une préposition entre le verbe et lui-même). Or il n’y a jamais d’accord avec un COI.
Ne reste plus qu'une faute
D'où lui venait cet intérêt pour la bande dessinée, on n'en savait rien. Toute petite, avant même qu'elle sût lire couramment, elle s'était enflammée pour les exploits d'un journaliste aux cheveux orange, au point d'apprendre par cœur les vingt et un albums de la collection. D'emblée, l'avaient attirée les personnages les plus excentriques : le capitaine qui se soûlait deux fois plutôt qu'une ; le savant dont l'immortel pendule indiquait invariablement l'ouest; sans oublier ces détectives, plus volubiles que futés, dont le héros se serait volontiers débarrassé ! Plus tard, s'étaient succédé, au hasard des raids dans la bibliothèque paternelle, l'employé nonchalant qui prenait son bureau pour un polochon, les gnomes bleu ciel et leur mystérieux jargon, le gros plein de soupe qui faisait toujours bonne chère... Notre lectrice faisait ses choux gras de tout. Non que lui échappa l'extravagance de certaines intrigues mais, si artificiels que lui parussent les épilogues, elle les jugeait toujours préférables à ces descriptions, pour tout dire rasoir, qui défiguraient la plupart des romans. Certes, ses professeurs s'offusquaient de ce détestable penchant mais n'en faisaient-ils pas autant, en tapinois ? Les adultes, c'est bien connu, sont capables de tout...
lilith59
"Ce n'est pas simple, de créer des fautes dans les textes."
Je suis d'accord avec vous Marie Line , même en vérifiant sur internet il existe souvent plusieurs orthographes .
je prends le train en marche mais si çà n'a pas été proposé :
- tapinois pour tapis noir ?
- rasoir sans S : Rasoir est employé ici comme une métaphore signifiant « qui ont l’effet d’un rasoir », qui nous rasent, qui nous ennuient.
