
Mirabelle
oui
Regarde cette imposante BÂTISSE rayée briques et ocres ! Aujourd’hui, c’est une
médiathèque, c’était une blanchisserie autrefois. Sa fière cheminée s’élançait dans
les cieux, TELLE une vigie qui appellait quotidiennement les lavandières de l’ère
industrielle à gagner LEUR CROÛTE. On les VOIT sur cette photo SÉPIA, entourée de
leur marmaille dans les retrouvailles du soir...
À quoi ont-elles RÊVÉ tout le jour ? Se sont-elles vu déambulant sur les
Grands Boulevards, atiffées comme des cocottes, retroussant leur jupon pour
exhiber leurs demies-bottes en Suède ? Ou bien libres au bras de CHICS
parvenus en queue-de-pies, s’enivrant gaiment avec force cocktail ?
Las ! Quoiqu' elles se soient IMAGINÉ , demain elles retourneront à leur
labeur. Elles s’intoxiqueront dans les vapeurs suffoquantes, elles auront des
vertèbres DÉPLACÉES. INCESSAMMENT, dans des pièces exigües, il faudra rendre immaculé ces
masses moites de blouses bleu barbeau, ces pyramides de draps douteux aux
nuances crèmes . Pour se faire, ESSANGEAGE , lessivage, rinçage, AZURAGE et
essorage se succéderont dans le TOHU-BOHU des machines.
Mais dans les étages paradisiaques est si le séchoir où enfin, via les planchers à
claire-voie et les persiennes à ventèles, l’air circule. Tel un doux anesthésiant,
le soufle éthéré fait osciller les toiles ALANGUIES et s'envoler les soucis des
ouvrières qui s’y réfugient.
Tout à coup sonne le glas de la journée. « Vienne la nuit, sonne l’heure » ...
À Clamart, une clameur !
Mirabelle
6 nouvelles fautes corrigées
( essangeage: action d'essanger, de savonner du linge sale avant de le faire bouillir )
Regarde cette imposante BÂTISSE rayée briques et ocres ! Aujourd’hui, c’est une
médiathèque, c’était une blanchisserie autrefois. Sa fière cheminée s’élançait dans
les cieux, TELLE une vigie qui appellait quotidiennement les lavandières de l’ère
industrielle à gagner LEUR CROÛTE. On les VOIT sur cette photo SÉPIA, entourée de
leur marmaille dans les retrouvailles du soir...
À quoi ont-elles RÊVÉ tout le jour ? Se sont-elles vu déambulant sur les
Grands Boulevards, atiffées comme des cocottes, retroussant leur jupon pour
exhiber leurs demies-bottes en Suède ? Ou bien libres au bras de CHICS
parvenus en queue-de-pies, s’enivrant gaiment avec force cocktail ?
Las ! Quoiqu' elles se soient imaginées, demain elles retourneront à leur
labeur. Elles s’intoxiqueront dans les vapeurs suffoquantes, elles auront des
vertèbres DÉPLACÉES. Incessament, dans des pièces exigües, il faudra rendre immaculé ces
masses moites de blouses bleu barbeau, ces pyramides de draps douteux aux
nuances crèmes . Pour se faire,ESSANGEAGE , lessivage, rinçage, asurage et
essorage se succéderont dans le TOHU-BOHU des machines.
Mais dans les étages paradisiaques est si le séchoir où enfin, via les planchers à
claire-voie et les persiennes à ventèles, l’air circule. Tel un doux anesthésiant,
le soufle éthéré fait osciller les toiles alanguis et s'envoler les soucis des
ouvrières qui s’y réfugient.
Tout à coup sonne le glas de la journée. « Vienne la nuit, sonne l’heure » ...
À Clamart, une clameur !
Mirabelle
Mady a écrit :
déplacées
bâtisse
oui
4 fautes corrigées
Regarde cette imposante BÂTISSE rayée briques et ocres ! Aujourd’hui, c’est une
médiathèque, c’était une blanchisserie autrefois. Sa fière cheminée s’élançait dans
les cieux, tel une vigie qui appellait quotidiennement les lavandières de l’ère
industrielle à gagner leurs croûtes. On les VOIT sur cette photo SÉPIA, entourée de
leur marmaille dans les retrouvailles du soir...
À quoi ont-elles rêvées tout le jour ? Se sont-elles vu déambulant sur les
Grands Boulevards, atiffées comme des cocottes, retroussant leur jupon pour
exhiber leurs demies-bottes en Suède ? Ou bien libres au bras de chic
parvenus en queue-de-pies, s’enivrant gaiment avec force cocktail ?
Las ! Quoiqu' elles se soient imaginées, demain elles retourneront à leur
labeur. Elles s’intoxiqueront dans les vapeurs suffoquantes, elles auront des
vertèbres DÉPLACÉES. Incessament, dans des pièces exigües, il faudra rendre immaculé ces
masses moites de blouses bleu barbeau, ces pyramides de draps douteux aux
nuances crèmes . Pour se faire, essangage, lessivage, rinçage, asurage et
essorage se succéderont dans le tohut-bohut des machines.
Mais dans les étages paradisiaques est si le séchoir où enfin, via les planchers à
claire-voie et les persiennes à ventèles, l’air circule. Tel un doux anesthésiant,
le soufle éthéré fait osciller les toiles alanguis et s'envoler les soucis des
ouvrières qui s’y réfugient.
Tout à coup sonne le glas de la journée. « Vienne la nuit, sonne l’heure » ...
À Clamart, une clameur !
Mirabelle
Les lavandières de Clamart
Regarde cette imposante batisse rayée briques et ocres ! Aujourd’hui, c’est une
médiathèque, c’était une blanchisserie autrefois. Sa fière cheminée s’élançait dans
les cieux, tel une vigie qui appellait quotidiennement les lavandières de l’ère
industrielle à gagner leurs croûtes. On les voient sur cette photo sépiat, entourée de
leur marmaille dans les retrouvailles du soir...
À quoi ont-elles rêvées tout le jour ? Se sont-elles vu déambulant sur les
Grands Boulevards, atiffées comme des cocottes, retroussant leur jupon pour
exhiber leurs demies-bottes en Suède ? Ou bien libres au bras de chic
parvenus en queue-de-pies, s’enivrant gaiment avec force cocktail ?
Las ! Quoiqu' elles se soient imaginées, demain elles retourneront à leur
labeur. Elles s’intoxiqueront dans les vapeurs suffoquantes, elles auront des
vertèbres déplacés. Incessament, dans des pièces exigües, il faudra rendre immaculé ces
masses moites de blouses bleu barbeau, ces pyramides de draps douteux aux
nuances crèmes . Pour se faire, essangage, lessivage, rinçage, asurage et
essorage se succéderont dans le tohut-bohut des machines.
Mais dans les étages paradisiaques est si le séchoir où enfin, via les planchers à
claire-voie et les persiennes à ventèles, l’air circule. Tel un doux anesthésiant,
le soufle éthéré fait osciller les toiles alanguis et s'envoler les soucis des
ouvrières qui s’y réfugient.
Tout à coup sonne le glas de la journée. « Vienne la nuit, sonne l’heure » ...
À Clamart, une clameur !
( je n'ai pas compté les fautes mais il y a de quoi faire ... )
lila
Un quart de siècle après, on remet ça ! À l'instar des Gaulois d'un petit village que nous connaissons bien, les Français d'aujourd'hui disputent à l'envi d'orthographe. Se disputent même et, au lieu des poissons d'hier, se balancent à la tête oignons et nénuphars. « Quelle
chienlit ! » n'eût pas manqué de s'esclaffer quelqu'un qui les a abondamment pratiqués. Mais c'est égal : quels que soient, en l'occurrence, les excès des uns et des autres ; quelque anachroniques que puissent paraître ces joutes, voilà qui témoigne de la relation quasi charnelle qu'ont toujours entretenue nos compatriotes avec leur langue : loin d'être de simples outils, les mots ont un visage, et mieux vaut qu'il nous sourie !
