DES BEAUX TEXTES, DES BELLES PENSÉES, DES BEAUX MOTS, DES RÉCITS, DES POÉSIES, CITATIONS ET PROVERBES
- 1 février 2020 21:54
DES BEAUX TEXTES, DES BELLES PENSÉES, DES BEAUX MOTS, DES RÉCITS, DES POÉSIES, CITATIONS ET PROVERBES
1 février 2020 21:54

Capusa
Les Mots Bleus
Il est six heures au clocher de l'église
Dans le square les fleurs poétisent
Une fille va sortir de la mairie
Comme chaque soir je l'attends
Elle me sourit
Il faudrait que je lui parle
A tout prix
Je lui dirai les mots bleus
Les mots qu'on dit avec les yeux
Parler me semble ridicule
Je m'élance et puis je recule
Devant une phrase inutile
Qui briserait l'instant fragile
D'une rencontre
D'une rencontre
Je lui dirai les mots bleus
Ceux qui rendent les gens heureux
Je l'appellerai sans la nommer
Je suis peut-être démodé
Le vent d'hiver souffle en avril
J'aime le silence immobile
D'une rencontre
D'une rencontre
Il n'y a plus d'horloge, plus de clocher
Dans le square les arbres sont couchés
Je reviens par le train de nuit
Sur le quai je la vois
Qui me sourit
Il faudra bien qu'elle comprenne
A tout prix
Je lui dirai les mots bleus
Les mots qu'on dit avec les yeux
Toutes les excuses que l'on donne
Sont comme les baisers que l'on vole
Il reste une rancœur subtile
Qui gâcherait l'instant fragile
De nos retrouvailles
De nos retrouvailles
Je lui dirai les mots bleus
Ceux qui rendent les gens heureux
Une histoire d'amour sans paroles
N'a plus besoin du protocole
Et tous les longs discours futiles
Terniraient quelque peu le style
De nos retrouvailles
De nos retrouvailles .
Christophe
Capusa
Une nuit de Chagall
Aux écumes de l'âge, le temps ne brassera
Que rides de feuillages fanés d'un printemps mort
Des pétales flétris couvriront nos visages
Fleurs de cimetière sarclant les primeurs de l'aube
Plus qu'un soir d’horizon mais aux chaudes lueurs
Plus qu'une unique saison de laine et de neige
Sur nos corps fatigués et nos cheveux d'argent
Le soleil ne sera plus et l'on rira sans doute
D'y avoir cru si fort que nos yeux seront blancs
Il était beau pourtant et tremblant le chemin
Il était beau, sauvage, mais on verra la fin
Se dessiner à l'ombre d'un virage séculaire
Dans le jour déclinant éternisant sa chute
On se remémorera tous nos petits bonheurs
Rabâchant tendrement à l'oreille de l'autre
Nos souvenirs communs que nos cœurs garderont
Mieux que nos chancelantes mémoires
Mais d'un pas hésitant, nous reviendra la route
De ces voyages anciens qu'on faisait main dans la main
Même si l'obscurité nous trouvera sans doute
Jusqu'au bout de nos rêves tout débraillés d'amour
Nous murmurerons nos joies au mitan de nos âmes
Aux écumes de l’âge, le temps ne brassera
Que rides de feuillages fanés d'un printemps mort
Des pétales flétris couvriront nos visages
Dans nos cœurs subsistera une nuit de Chagall
Capusa
Le réveil
Si tu m'appartenais (faisons ce rêve étrange !),
Je voudrais avant toi m'éveiller le matin
Pour m'accouder longtemps près de ton sommeil d'ange,
Egal et murmurant comme un ruisseau lointain.
J'irais à pas discrets cueillir de l'églantine,
Et, patient, rempli d'un silence joyeux,
J'entr'ouvrirais tes mains, qui gardent ta poitrine,
Pour y glisser mes fleurs en te baisant les yeux.
Et tes yeux étonnés reconnaîtraient la terre
Dans les choses où Dieu mit le plus de douceur,
Puis tourneraient vers moi leur naissante lumière,
Tout pleins de mon offrande et tout pleins de ton cœur.
Oh ! Comprends ce qu'il souffre et sens bien comme il aime,
Celui qui poserait, au lever du soleil,
Un bouquet, invisible encor, sur ton sein même,
Pour placer ton bonheur plus près de ton réveil !
René-François Sully Prudhomme. (1839-1907)
Capusa
Capusa a écrit :
Les parfums de l'enfance
Les parfums de l'enfance
Nous chatouillent les narines
Nous invitent à l'errance
À reconstruire les ruines
D'un passé lapidaire
Qui nous a laissés seuls
Orphelins et pas fiers
Perdus et bien trop veules
Odeur verte des fougères
Encaustique du plancher
Et la craie éphémère
La tartine du goûter
Les parfums de l'enfance
Ne font pas oublier
La fin de l'innocence
Et les poussées d'acné
Et ce corps qui change
Et cette voix qui mue
Fini le temps des anges
Au paradis perdu
Odeur âcre du tabac
Et du mercurochrome
Un peu de sparadrap
Pourriture de pommes
Les parfums de l'enfance
Se souviennent pour nous
Des chances et des malchances
Des rires et des remous
Comme on l'aime cette fille
Et ses quinze printemps
L'été qui s'éparpille
Dans de faux sentiments
Odeur forte de la mer
De l'huile sur la peau
Des pommades de grands-mères
Charlotte aux abricots
Les parfums de l'enfance
Nous rattrapent soudain
Au détour d'une danse
D'un tango argentin
Premier amour volé
Au sel incomparable
Et jamais retrouvé
La vie impitoyable
Odeur douce d'une femme
Qu'on appelait maman
Senteurs de vague à l'âme
Et de feuilles dans le vent
Michel Dréan
Merci Ded , ça me touche .
Capusa
Les parfums de l'enfance
Les parfums de l'enfance
Nous chatouillent les narines
Nous invitent à l'errance
À reconstruire les ruines
D'un passé lapidaire
Qui nous a laissés seuls
Orphelins et pas fiers
Perdus et bien trop veules
Odeur verte des fougères
Encaustique du plancher
Et la craie éphémère
La tartine du goûter
Les parfums de l'enfance
Ne font pas oublier
La fin de l'innocence
Et les poussées d'acné
Et ce corps qui change
Et cette voix qui mue
Fini le temps des anges
Au paradis perdu
Odeur âcre du tabac
Et du mercurochrome
Un peu de sparadrap
Pourriture de pommes
Les parfums de l'enfance
Se souviennent pour nous
Des chances et des malchances
Des rires et des remous
Comme on l'aime cette fille
Et ses quinze printemps
L'été qui s'éparpille
Dans de faux sentiments
Odeur forte de la mer
De l'huile sur la peau
Des pommades de grands-mères
Charlotte aux abricots
Les parfums de l'enfance
Nous rattrapent soudain
Au détour d'une danse
D'un tango argentin
Premier amour volé
Au sel incomparable
Et jamais retrouvé
La vie impitoyable
Odeur douce d'une femme
Qu'on appelait maman
Senteurs de vague à l'âme
Et de feuilles dans le vent
Michel Dréan
Coccyvette
Une rose , Une femme , Un amour
La rose d'un jour
El la femme pour toujours
A qui on offre son amour ...
Pour elle on ferait tout dans notre vie
Elle qui pour nous et si jolie
Une femme qui est beauté
Et une âme émerveillée ...
Elle met nos sens en éveil
El elle est la plus belle
On passerait notre journée
Rien qu'à la regardée ...
On écrirait des proses
El lui offrirait des roses
On tout types de fleurs
Pour montrer qu'elle a notre cœur ...
- Olivier Odorizi -
