
lila
« Plus je vieillis, plus je réalise que l'enfance et la vieillesse ne se connectent pas seulement, mais qu'elles sont les deux états les plus profonds dans lesquels nous sommes autorisés à vivre. Ils révÚlent la véritable essence d'un individu, avant ou aprÚs les efforts, les aspirations, les ambitions dans la vie. »
« Les yeux de l'enfant et les yeux de la vieille dame regardent avec la franchise tranquille de ceux qui ne sont pas encore entrés au bal masqué ou qui l'ont quitté. Et tout l'entracte ressemble à une vaine commotion, une agitation vide, un chaos inutile que vous vous demandez pourquoi ça a dû arriver. »
Marguerite Yourcenar.
'Des archives du Nord'
Marguerite32
Il viendra un jour oĂč tu comprendrasâŠ
Que les choses les plus prĂ©cieuses dans la vie ne sâachĂštent pas :
La paix, la dignité, la vraie amitié, le sommeil tranquille.
Il viendra un jour oĂč tu comprendras que courir aprĂšs les gens,
Câest fuir toi-mĂȘme.
Que plus tu veux plaire, plus tu tâeffaces.
Et plus tu tâeffaces, plus tu deviens invisibleâŠ
MĂȘme Ă tes propres yeux.
La vérité ?
Câest que le monde respecte les fruits, mais jamais les racines.
Il applaudit les réussites, mais oublie les nuits blanches, les larmes, les sacrifices.
On ne tâaimera pas parce que tu es bon.
On tâaimera parce que tu es utile.
Et le jour oĂč tu ne serviras plus leurs intĂ©rĂȘts,
Ceux qui tâappelaient "frĂšre", "amour", "ami",
Te tourneront le dos comme un inconnu.
Alors apprends. Apprends Ă tâaimer dans le silence.
Apprends à te relever sans témoin.
Apprends Ă bĂątir sans bruit, Ă souffrir sans spectacle,
Ă progresser sans chercher dâapplaudissements.
Ne parle pas trop. Le bruit fatigue les sages.
Observe. Le silence est lâarme des gĂ©ants.
Et souviens-toi : ce nâest pas tout ce que tu perds qui est une perte.
Il y a des gens quâil faut laisser partirâŠ
Comme on laisse partir la douleur aprÚs la guérison.
Ne poursuis pas la richesse au point dâoublier ton Ăąme.
Ne poursuis pas lâamour au point dâoublier ton respect.
Et ne poursuis jamais une vie qui tâoblige Ă devenir ce que tu dĂ©testes.
La plus belle des rĂ©ussites, câest de rester un hommeâŠ
Dans un monde qui te pousse Ă devenir un monstre.
Tu nâas pas besoin dâĂȘtre parfait.
Tu as besoin dâĂȘtre vrai.
Tu as besoin de dormir en paix, de marcher droit,
Et de pouvoir te regarder dans un miroir sans baisser les yeux.
Alors retiens cette parole du vieux :
Fais le bien, mĂȘme quand personne ne le voit.
Sois juste, mĂȘme quand câest difficile.
Et quand viendra ton dernier jourâŠ
Que ton nom laisse une trace, pas une blessure.
Que ton passage ait été un baume, pas un poison.
Et que mĂȘme les pierres murmurent ton souvenir avec respect.
Trouver sur le net
lila
Il existe une peur dont presque personne nâose parler⊠et pourtant, nous la portons toutes en nous.
Elle nâa rien Ă voir avec les rides, ni avec la canne, ni mĂȘme avec la solitude.
Câest cette autre peur⊠celle de disparaĂźtre peu Ă peu dans un corps qui ne nous rĂ©pond plus comme avant.
La peur de ne plus pouvoir se lever seule. De ne plus arriver jusquâaux toilettes sans aide.
La peur de dépendre.
Parfois, je me rĂ©veille et jây pense en silence, comme si le dire Ă voix haute le rendait rĂ©elâŠ
Et si un jour, je ne pouvais plus tout faire toute seule ?
Si ma main tremble et que les pinceaux mâĂ©chappentâŠ
Si ma mĂ©moire sâĂ©loigne, me joue des absences⊠que jâoublie le cafĂ© brĂ»lant, les prĂ©noms⊠ou mĂȘme qui je suis.
Et non, je ne veux pas quâon me regarde avec pitiĂ©. Je veux du respect.
Parce que mĂȘme si le corps sâĂ©teint lentement, lâĂąme, elle, est encore lĂ â vivante, lucide.
On ne cesse pas dâĂȘtre une femme, ni courageuse, ni digne⊠simplement parce que le corps nâobĂ©it plus comme avant. đ©·
Mais ça fait mal.
Ăa fait mal de voir comment on traite les vieuxâŠ
Comme sâils dĂ©rangeaient, comme sâils Ă©taient des enfants maladroits.
Câest une autre peur aussi : pas seulement dĂ©pendreâŠ
mais devenir un fardeau.
Alors, tant que je le peux, je me lĂšve.
Je me prĂ©pare mon cafĂ©. Je sĂšche mes larmes. Je mâoffre mon propre cĂąlin.
Je me rĂ©pĂšte que jâai encore de la valeur.
Parce que si un jour je ne peux plus le faire moi-mĂȘme,
je veux que celle ou celui qui mâaide le sache. đȘ»
Je nâai pas besoin de compassion. Ce que je veux, câest un amour qui ne fasse pas mal. Un amour avec respect.
Et si vient le moment oĂč je dĂ©pends de quelquâunâŠ
que cette main me tienne sans jamais me faire sentir que je vaux moins.
Parce que vieille, ouiâŠ
mais vide, jamais.
lila
"Le soleil de trois heures me ferma les paupiĂšres et le va-et-vient du peigne m'engourdit. Au creux du fauteuil d'osier dormait une chatte pleine ; en Ă©tendant la main je tĂątais son flanc habitĂ©, les tĂȘtes rondes de la portĂ©e prisonniĂšre et ses bonds de dauphin sous le flot. Point de garçons adolescents en vue, point d'homme. Des mĂšres, des enfants encore ignorants de leur sexe, une paix profonde de gynĂ©cĂ©e, sous les nids de mai et la glycine transpercĂ©e de soleil. Je ne tenais plus au monde rĂ©el que par le ronronnement de la chatte, le clair tintement d'une enclume proche, et les mains de ma mĂšre, qui sur ma nuque lĂ©gĂšrement tressaient mes cheveux..."
(Colette, "Des mĂšres, des enfants", En pays connu, 1955)
lila
petitcanari a écrit :
J'ai adopté votre chien aujourd'hui.
Celui que vous avez laissé au refuge.
Celui que vous avez eu pendant 10 ans. Et que vous ne vouliez plus garder.
J'ai adopté votre chien aujourd'hui.
Saviez-vous qu'il avait perdu du poids ?
Saviez-vous qu'il est terrorisé et déprimé ?
Et qu'il semble avoir perdu toute confiance ?
J'ai adopté votre chien aujourd'hui.
Il avait des puces et souffrait du froid.
Je suppose qu'il vous importe peu de savoir dans quel état il est ?
On m'a dit que vous l'aviez abandonné.
J'ai adopté votre chien aujourd'hui.
Avez-vous eu un bébé, ou avez-vous déménagé ? Avez-vous d'un coup,
développé des allergies ? Ou n'y avait-il aucune raison
pour qu'il ne puisse rester avec vous ?
J'ai adopté votre chien aujourd'hui.
Il ne joue pas et mange Ă peine.
Je crois qu'il est trÚs triste Et ça prendra du temps avant qu'il ne
reprenne confiance.
J'ai adopté votre chien aujourd'hui.
Et ici, il sera aimé. Il a trouvé sa famille définitive.
Et un chaud panier dans lequel se reposer.
J'ai adopté votre chien aujourd'hui.
Et je lui donnerai tout : Patience, amour et sécurité.
Afin qu'il puisse oublier votre lùcheté.
đ
lila
Quand quelquâun te critique, tâinsulte ou tâattaqueâŠ
Laisse-le faire. Ne rĂ©agis pas. Ne tâexplique pas. Ne te justifie pas.
Parce que parfois, tu pourrais parler pendant des heures⊠ça ne changerait rien.
Quand une personne a dĂ©cidĂ© de te juger, elle nâĂ©coute plus rien dâautre que ce quâelle croit savoir.
Tu as dĂ©jĂ essayĂ©, nâest-ce pas ? Clarifier, apaiser, te faire comprendreâŠ
Et pourtant, ça nâa rien changĂ©.
Alors laisse-les parler.
Laisse-les inventer, salir, murmurer.
Parce quâau fond, ce quâils pensent de toi ne tâappartient pas.
Ăa les dĂ©finit eux, pas toi.
Toi, tu sais ce que tu vaux.
Et ça, personne ne pourra jamais le détruire.
Via Charles Vong
petitcanari
J'ai adopté votre chien aujourd'hui.
Celui que vous avez laissé au refuge.
Celui que vous avez eu pendant 10 ans. Et que vous ne vouliez plus garder.
J'ai adopté votre chien aujourd'hui.
Saviez-vous qu'il avait perdu du poids ?
Saviez-vous qu'il est terrorisé et déprimé ?
Et qu'il semble avoir perdu toute confiance ?
J'ai adopté votre chien aujourd'hui.
Il avait des puces et souffrait du froid.
Je suppose qu'il vous importe peu de savoir dans quel état il est ?
On m'a dit que vous l'aviez abandonné.
J'ai adopté votre chien aujourd'hui.
Avez-vous eu un bébé, ou avez-vous déménagé ? Avez-vous d'un coup,
développé des allergies ? Ou n'y avait-il aucune raison
pour qu'il ne puisse rester avec vous ?
J'ai adopté votre chien aujourd'hui.
Il ne joue pas et mange Ă peine.
Je crois qu'il est trÚs triste Et ça prendra du temps avant qu'il ne
reprenne confiance.
J'ai adopté votre chien aujourd'hui.
Et ici, il sera aimé. Il a trouvé sa famille définitive.
Et un chaud panier dans lequel se reposer.
J'ai adopté votre chien aujourd'hui.
Et je lui donnerai tout : Patience, amour et sécurité.
Afin qu'il puisse oublier votre lùcheté.
Marguerite32
Personne ne te prĂ©pare au silence que laissent les enfants quand ils grandissentâŠ
Pas le silence de la maison vide,
mais celui qui sâinstalle doucement dans le cĆurâŠ
quand ils ne te demandent plus quoi faire,
quand ils ne cherchent plus tes conseils,
quand ils commencent à vivre⊠sans toi.
Et toi, tu souris, bien sûr.
Parce que câest ce que tu voulais : les voir sâenvoler.
Mais Ă lâintĂ©rieur⊠quelque chose se brise.
Parce quâĂȘtre maman dâenfants adultes, câest autre chose.
Câest ravaler ses mots quand on les voit se tromper.
Câest retenir lâenvie dâappeler quand ils ne rĂ©pondent pas.
Câest apprendre Ă aimer sans envahir.
Câest regarder de loin, les mains immobiles,
et le cĆur qui tremble.
Parfois, ils te racontent des choses⊠mais souvent, non.
Et toi, tu fais comme si ça ne faisait pas mal.
Mais si, ça fait mal.
Ăa fait mal de ne plus faire partie de tout comme avant.
Ăa fait mal de voir quâils nâont plus besoin de toi⊠du moins, plus comme avant.
Et pourtant, tu es toujours lĂ .
Préparant leur plat préféré quand ils viennent.
Replaçant les photos de quand ils étaient petits.
Priant pour eux chaque nuit, comme si cela suffisait à les protéger du monde.
Parce quâau fond, une mĂšre ne cesse jamais de veiller.
Elle apprend simplement Ă le faire depuis lâombre.
Depuis un coin.
Depuis une priĂšre.
Et câest une forme dâamour que personne ne voitâŠ
mais qui soutient tout.
â Make Me Read ©ïžâïž
Marguerite32
Il a dit un jour, Al Pacino :
« Je nâai aucun intĂ©rĂȘt Ă mâentourer de foules, ni de ceux qui ne sont lĂ que lorsque les projecteurs sont allumĂ©s.
Avec le temps, on comprend que la loyauté ne se dit pas : elle se prouve.
Que la vĂ©ritable compagnie nâest pas celle qui remplit une piĂšce, mais celle qui remplit un silence sans le rendre pesant.
Je prĂ©fĂšre une table modeste avec les justes, plutĂŽt quâun banquet fastueux plein dâegos.
Je prĂ©fĂšre lâhonnĂȘtetĂ© dâun cafĂ© sincĂšre Ă la faussetĂ© dâun festin bruyant. »
lila
Frida Kahlo aurait dit Ă son mari Diego :
« Je ne te demande pas de mâembrasser,
je ne te demande pas de tâexcuser quand je pense que tu as eu tort,
je ne te demanderai mĂȘme pas de me prendre dans tes bras quand jâen ai le plus besoin.
Je ne te demande pas de me dire que je suis belle, mĂȘme si ce nâest pas vrai,
ni de mâĂ©crire quoi que ce soit de tendre.
Je ne te demanderai mĂȘme pas de mâappeler
pour me raconter ta journée,
ni de me dire que je te manque.
Je ne te demanderai pas de me remercier pour tout ce que je fais pour toi,
ni de tâinquiĂ©ter pour moi quand mon moral est au plus bas.
Et bien sûr, je ne te demanderai pas de soutenir mes choix,
ni mĂȘme de mâĂ©couter quand jâai mille histoires Ă te raconter.
Je ne te demanderai rien.
Pas mĂȘme dâĂȘtre Ă mes cĂŽtĂ©s pour toujours.
Parce que si je dois te le demander⊠alors je nâen veux plus. »
Frida Kahlo
Marguerite32
« Ma philosophie est simple : ce que les gens disent de moi ne me regarde pas.
Je suis ce que je suis, et je fais ce que je fais.
Je nâattends rien, jâaccueille tout.
Et cela rend la vie plus légÚre. »
Nous vivons dans un monde étrange,
oĂč les funĂ©railles comptent plus que le dĂ©funt,
oĂč le mariage a plus de valeur que lâamour,
oĂč lâapparence lâemporte sur lâĂąme.
Nous vivons dans une culture de lâemballage,
qui méprise le contenu.
Sir Anthony Hopkins
