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🐞 CITATIONS,TEXTES,POÉSIES,CHANTS QUE VOUS AIMEZ 🐞

lila - 3 mars 2020 17:29

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lila3 mars 2020 17:29

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lila

3 décembre 2025 21:02

Mon cƓur ne s’est pas brisĂ© lorsque les mĂ©decins m’ont annoncĂ© que mon mari, Frank, Ă©tait parti. Il ne s’est pas brisĂ© non plus quand j’ai dĂ» vendre la maison oĂč nous avions vĂ©cu quarante ans parce que les escaliers Ă©taient devenus trop raides.
Non. Mon cƓur s’est brisĂ© un mardi aprĂšs-midi, en fixant une bulle bleue sur l’écran d’un iPhone.
Je m’appelle Margaret. J’ai 76 ans. Je vis dans un petit appartement tranquille en banlieue de Chicago, et je veux vous raconter le NoĂ«l qui a failli me dĂ©truire. Pas Ă  cause d’une tragĂ©die, mais Ă  cause d’une phrase qui hante aujourd’hui des milliers de personnes ĂągĂ©es Ă  travers l’AmĂ©rique.
« Tu peux passer plus tard pour le dessert, si tu veux. »
Ce n’était pas dit avec mĂ©chancetĂ©. Il n’y a pas eu de cris. Juste un message de ma fille, Jessica. Une mĂšre moderne, dĂ©bordĂ©e. Une femme qui jongle entre un travail dans une grande entreprise, deux adolescents et un crĂ©dit immobilier.
Mais ces mots m’ont frappĂ©e plus violemment que le vent glacĂ© du lac.
Pendant trente ans, NoĂ«l chez nous Ă©tait un beau dĂ©sordre. Le Super Bowl de la vie domestique. Du papier cadeau jusque dans le couloir. Frank essayant de dĂ©couper une dinde toujours un peu trop sĂšche. Les enfants qui hurlaient. L’odeur de cannelle et de lĂ©gĂšre panique.
J’étais la cheffe d’orchestre. J’étais le centre de gravitĂ©.
Mais le temps est un voleur. Il vous prend d’abord le bruit, puis il vous prend votre raison d’ĂȘtre.
Frank est parti. Les enfants ont dĂ©mĂ©nagĂ© dans d’autres États. Les petits-enfants ont grandi et ne communiquent plus que par emojis. Et soudain, ma maison Ă©tait impeccable.
Silencieuse.
Terriblement silencieuse.
Cette annĂ©e-lĂ , j’ai attendu le plan. Vous connaissez ce sentiment ? Regarder son tĂ©lĂ©phone toutes les heures, espĂ©rant l’invitation. Pas seulement une invitation, mais un besoin. Je voulais ĂȘtre nĂ©cessaire.
Finalement, j’ai envoyĂ© un message Ă  Jessica :
« À quelle heure dois-je venir le 25 ? Veux-tu que je prĂ©pare la casserole de patates douces ? »
Trois petits points ont clignoté. Puis la réponse :
« Salut Maman ! Cette année on va vraiment faire un matin tranquille. Juste nous et les enfants en pyjama pour ouvrir les cadeaux. On est épuisés. Mais tu peux passer plus tard pour le dessert si tu veux ! Vers 16h ? Aucune obligation ! »
Je suis restée assise dans ma cuisine, le silence résonnant comme une cloche.
Tranquille. Juste nous. Si tu veux.
L’AmĂ©rique moderne est obsĂ©dĂ©e par la “famille nuclĂ©aire”. Le pĂšre, la mĂšre, les enfants. Tous les autres — mĂȘme ceux qui vous ont Ă©levĂ©s — deviennent des accessoires. Des ajouts.
Je me suis sentie comme une arriÚre-pensée. Comme une invitée.
J’ai rĂ©pondu : « Parfait ! À tout Ă  l’heure ! »
Parce que c’est ce que font les mĂšres. Nous ne voulons pas ĂȘtre un poids. Nous ne voulons pas ĂȘtre la belle-mĂšre “envahissante”. Nous avalons la boule dans notre gorge et nous mettons un point d’exclamation pour cacher la douleur.
Le matin de NoĂ«l est arrivĂ©. Je me suis rĂ©veillĂ©e Ă  6 heures, par habitude. Mon corps se souvenait de la casserole Ă  enfourner. Mes mains se souvenaient du poids d’une chaussette de NoĂ«l.
Mais il n’y avait rien à faire.
J’ai fait une seule tasse de cafĂ©. J’ai allumĂ© la tĂ©lĂ©vision pour regarder la parade Ă  New York. J’ai vu la foule, les familles, les pancartes “Hi Mom !”.
Je me suis assise dans mon salon impeccable, entourĂ©e de dĂ©corations soignĂ©es que personne ne verrait, et j’ai pleurĂ©.
Je n’ai pas pleurĂ© parce que j’étais seule. J’ai pleurĂ© parce que j’étais optionnelle.
Vers midi, je n’en pouvais plus du silence. J’ai mis mon manteau et j’ai conduit. J’ai passĂ© les maisons du quartier. J’ai vu les voitures entassĂ©es sur les allĂ©es. J’ai vu, Ă  travers les fenĂȘtres, des silhouettes — des grands-mĂšres tenant des bĂ©bĂ©s, des pĂšres jouant avec des chiens.
Et j’ai compris quelque chose de terrifiant sur la vieillesse dans ce pays : nous sacrifions la communautĂ© pour l’indĂ©pendance, et nous finissons dans l’isolement.
Je me suis arrĂȘtĂ©e dans une station-service juste pour entendre une voix humaine. Le caissier, un jeune avec des piercings et un sourire fatiguĂ©, m’a dit : « Joyeux NoĂ«l. »
J’ai failli le serrer dans mes bras. « Joyeux NoĂ«l », ai-je rĂ©pondu. « Je vais voir mes petits-enfants plus tard. »
J’avais besoin de l’entendre Ă  voix haute pour que ça semble rĂ©el.
Lorsque 16h a enfin sonnĂ©, j’ai frappĂ© chez Jessica.
La porte s’est ouverte sur un mur de chaleur et de bruit. L’odeur de viande rĂŽtie. Le match de football sur l’écran gĂ©ant.
« Mamie ! » Les enfants ont levĂ© les yeux de leurs iPads une seconde avant d’y replonger.
Jessica m’a serrĂ©e dans ses bras, parfumĂ©e au vin et Ă  l’eau de parfum chĂšre. « Maman ! Tu es lĂ  ! Prends une assiette, il reste de la dinde sur le comptoir. »
J’ai souri. J’ai mangĂ© la dinde froide. Je les ai regardĂ©s rire Ă  des blagues d’initiĂ©s dont je ne faisais pas partie.
J’étais lĂ . Mais je n’étais pas lĂ .
J’étais spectatrice de la vie que j’avais contribuĂ© Ă  bĂątir.
Sur la route du retour, glacĂ©e et sombre, la vĂ©ritĂ© s’est dĂ©posĂ©e en moi. Une vĂ©ritĂ© dure, inconfortable, mais nĂ©cessaire Ă  dire.
Être aimĂ© n’est pas la mĂȘme chose qu’ĂȘtre inclus.
Ma fille m’aime. Je le sais. Elle s’occuperait de moi si je tombais malade. Elle se battrait pour moi. Mais elle a oubliĂ© que je suis une personne qui a besoin d’appartenir, pas seulement un problĂšme Ă  gĂ©rer ou une case Ă  cocher sur un planning de fĂȘtes.
La leçon pour les familles modernes :
Si vous ĂȘtes un enfant adulte en train de lire ceci, Ă©coutez bien.
Vos parents savent que vous ĂȘtes dĂ©bordĂ©s. Nous savons que l’économie est difficile. Nous savons que vous ĂȘtes Ă©puisĂ©s par vos semaines de cinquante heures. Nous savons que vous voulez juste vous reposer en pyjama.
Mais nous disparaissons.
Notre monde rétrécit de jour en jour. Nous perdons des amis. Nous perdons en mobilité. Nous perdons en importance.
La seule chose qui nous rattache encore à cette terre, c’est vous.
Quand vous dites : « Passe plus tard », vous dites : « Tu fais partie de ma journĂ©e, mais tu n’en es pas la prioritĂ©. »
Nous ne voulons pas vos cadeaux coĂ»teux. Nous n’avons pas besoin d’un dĂźner parfaitement organisĂ©.
Nous voulons voir les cheveux Ă©bouriffĂ©s du matin. Nous voulons aider Ă  ramasser les papiers cadeaux. Nous voulons ĂȘtre dans le chaos, pas des visiteurs venus constater les restes.
Alors, s’il vous plaüt.
Cette annĂ©e, ne nous “caser” pas entre une sieste et un Ă©pisode Netflix.
Appelez-nous d’abord. Invitez-nous tît. Faites-nous une place avant que la nourriture ne refroidisse.
Parce qu’un jour, le tĂ©lĂ©phone ne sonnera plus. La maison sera vide. Et vous rĂ©aliserez que le plus beau cadeau n’était pas sous le sapin.
C’était la personne assise tranquillement sur le canapĂ©, heureuse simplement d’ĂȘtre tĂ©moin de votre vie.
N’attendez pas que nous soyons un souvenir pour nous traiter comme une prioritĂ©.

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lila

23 novembre 2025 00:31

Elle se levait tĂŽt, puis plus tĂŽt, puis encore plus tĂŽt. Elle voulait le monde Ă  elle, et dĂ©sert, sous la forme d'un petit enclos, d'une treille et d'un toit inclinĂ©. Elle voulait la jungle vierge, encore limitĂ©e Ă  l'hirondelle, aux chats, aux abeilles, Ă  la grande Ă©peire debout sur sa roue de dentelle argentĂ©e par la nuit. Le volet du voisin, claquant sur le mur, ruinait son rĂȘve d'exploratrice incontestĂ©e, recommencĂ© chaque jour Ă  l'heure oĂč la rosĂ©e froide semble tomber, en sonores gouttes inĂ©gales, du bec des merles. Ma mĂšre montait, et montait sans cesse sur l'Ă©chelle des heures, tĂąchant Ă  possĂ©der le commencement du commencement... Elle quĂȘta un rayon horizontal et rouge, et le pĂąle soufre qui vient avant le rayon rouge ; elle voulut l'aile humide que l'abeille Ă©tire comme un bras",
La naissance du jour, Colette,

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lila

18 novembre 2025 20:03

– Si tu vis toute seule, m’a dit Brague, c’est parce que tu le veux bien, n’est-ce pas ?
Certes, je le veux "bien", et mĂȘme je le veux tout court. Seulement, voilà
 il y a des jours oĂč la solitude, pour un ĂȘtre de mon Ăąge, est un vin grisant qui vous saoule de libertĂ©, et d’autres jours oĂč c’est un tonique amer, et d’autres jours oĂč c’est un poison qui vous jette la tĂȘte aux murs.
Ce soir, je voudrais bien ne pas choisir. Je voudrais me contenter d’hĂ©siter, et ne pas pouvoir dire si le frisson qui me prendra, en glissant entre mes draps froids, sera de peur ou d’aise.
La Vagabonde de Colette.

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18 novembre 2025 20:01

Merci Marguerite

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Marguerite32

11 novembre 2025 10:11

La vie t’en a mis plein la tronche, plein le cƓur, plein les tripes. T’as pris des coups que t’avais pas mĂ©ritĂ©s, t’as encaissĂ© sans savoir comment t’en sortir. T’as pleurĂ© en silence, t’as serrĂ© les dents, t’as fait comme si tout allait bien alors que t’étais en morceaux.
Mais t’es encore lĂ . Et ça, c’est pas rien. Chaque cicatrice que tu portes raconte pas ta chute, elle raconte ta survie. C’est la preuve que t’as traversĂ© l’enfer et que t’as encore le courage de regarder le ciel.
Oui, la vie t’a secouĂ©, mais elle t’a forgĂ©. Elle t’a appris la patience, la luciditĂ©, la vraie valeur de la paix. T’as perdu des illusions, mais t’as gagnĂ© une force que rien n’achĂšte.
T’es pas cassĂ©, t’es marquĂ©, et c’est pas pareil. Ces marques, c’est ton histoire, ton feu, ton parcours. T’as pas besoin d’oublier, t’as juste Ă  continuer, plus vrai, plus solide, plus conscient. Parce que malgrĂ© tout ce que t’as pris, t’as pas lĂąchĂ©.
Et ça, c’est ce qui fait de toi quelqu’un d’incassable.

(Trouvé sur le net )

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Marguerite32

7 novembre 2025 14:43

À toi qui pense ĂȘtre trop gentil(le)...
Tu penses que tu t'es fait avoir.... Que les gens profitent de ta gentillesse... Et parfois, c’est vrai. Tu as Ă©tĂ© déçu(e), blessĂ©(e), incompris(e). Mais laisse-moi te dire une chose, ta gentillesse est une force. Une lumiĂšre rare dans un monde qui en manque cruellement.
La vraie gentillesse ne calcule pas. Elle ne marchande pas. Elle donne sans attendre en retour. Et c’est justement ce qui la rend si prĂ©cieuse.
Mais ĂȘtre une bonne personne ne veut pas dire tout accepter, tout tolĂ©rer, tout encaisser. Être gentil, ce n’est pas s’effacer. C’est aussi savoir dire non. C’est poser des limites claires. C’est se faire respecter sans hausser le ton.
Poser tes limites ne fait pas de toi quelqu’un de dur. Cela fait de toi quelqu’un qui se connaĂźt, qui se protĂšge, qui s’honore, qui se respecte.... Et ça, c’est une forme de gentillesse aussi, envers toi-mĂȘme !
Continue d’ĂȘtre gentil(le). Mais commence par l’ĂȘtre avec toi. Ne te nĂ©glige pas au nom de la paix des autres... Ta paix intĂ©rieure mĂ©rite d’ĂȘtre dĂ©fendue.
Et quand quelqu’un dĂ©passe les bornes, rappelle-lui oĂč elles sont. Sans culpabilitĂ©. Sans colĂšre. Juste avec fermetĂ© et clartĂ©.
Tes limites ne sont pas négociables. Elles sont le prix de ton équilibre, de ta sérénité.
Sois doux/douce. Mais sois solide.
Sois généreux(se). Mais sois vigilant(e).
Sois gentil(le), sois toi-mĂȘme. Mais sois libre.

(Pas d'auteur précisé de ce texte, trouvé sur le net)

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lila

5 novembre 2025 08:32

"Les gens qui m'ont vue trois fois s'y trompent. À me voir, coiffĂ©e en coup de vent, la jupe Ă  ras de terre, le pied solide et le coup d'Ɠil droit, ils se disent : "VoilĂ  la petite bonne femme qu'il me faudrait ! C'est allant, c'est vif et si facile Ă  vivre... !" Essayez donc ! Si j'Ă©tais homme et que je me connusse Ă  fond, je ne m'aimerais guĂšre : insociable, emballĂ©e ou rĂ©voltĂ©e Ă  premiĂšre vue, un flair qui se prĂ©tend infaillible et ne fait pas de concessions, maniaque, fausse bohĂšme, trĂšs "propriote" au fond, jalouse, sincĂšre par paresse et menteuse par pudeur...", La retraite sentimentale, Ă©ditions du Mercure de France, 1907

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lila

26 octobre 2025 14:50

« Si tu savais combien je t’aime, et combien j’ai souffert de la peur de te perdre cette annĂ©e
 C’est quand mĂȘme une chose touchante que de se voir devinĂ© si vraiment, et si dĂ©licatement d’ailleurs, quand on est triste et qu’on croit si bien le cacher. Cela m’est arrivĂ©, que veux-tu. Et tu sais bien que je ne peux ĂȘtre triste ou trĂšs heureuse que par toi
 Mes souhaits, tu les connais. Je n’en ai qu’un. Il a ta forme et ta figure et la durĂ©e de ma propre vie. »
Colette, lettre à Henry de Jouvenel, fin décembre 1920.

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petitcanari

15 octobre 2025 06:50

« La vie, c’est comme une bicyclette : quand tu arrĂȘtes de pĂ©daler, tu tombes
 sauf si tu trouves une trottinette Ă©lectrique ! » 😊

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petitcanari

25 septembre 2025 06:48
lila a écrit :
TRÈS VRAI

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lila

20 septembre 2025 19:17

TRÈS VRAI

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Marguerite32

20 septembre 2025 18:38

Nous sommes la génération qui ne reviendra pas
Nous n’avions pas grand-chose.
Pas de smartphones pour nous occuper.
Pas d’internet Ă  faire dĂ©filer jusqu’au milieu de la nuit.
Pas des chambres remplies de jouets à n’en plus finir.
Et pourtant
 nous avions tout.
Nous avions des bancs devant nos maisons, oĂč les voisins restaient Ă  discuter jusqu’à ce que les Ă©toiles s’allument.
Nous avions des vĂ©los qui nous emmenaient Ă  l’autre bout de la ville, jusqu’à ce que les lampadaires nous rappellent qu’il Ă©tait l’heure de rentrer.
Nous avions des repas oĂč chaque chaise Ă©tait occupĂ©e, et oĂč personne ne regardait un tĂ©lĂ©phone — parce qu’il n’y en avait pas.
Nous avions des parents qui travaillaient dur de leurs mains, qui ne disaient pas toujours « je t’aime » avec des mots, mais qui le prouvaient dans chaque plat cuisinĂ©, chaque chaussure rĂ©parĂ©e, chaque lumiĂšre laissĂ©e allumĂ©e pour qu’on ne rentre jamais dans une maison sombre.
Nous sommes la gĂ©nĂ©ration des couvertures partagĂ©es, du sucre empruntĂ© au voisin, et des portes d’entrĂ©e qui n’étaient jamais verrouillĂ©es.
La génération des lettres manuscrites, des centimes économisés, et des objets réparés plutÎt que jetés.
Nous ne mesurions pas le bonheur en choses.
Nous le mesurions en moments.
Et aujourd’hui, en vieillissant, nous rĂ©alisons quelque chose : ces jours-lĂ  ne reviendront pas.
Le monde a changé. Le rythme est plus rapide, le bruit plus fort, les liens plus fragiles.
Mais les leçons, elles, demeurent.
Que la joie naüt d’une vie simple.
Que la famille compte plus que tout ce que l’on possùde.
Que l’amour ne se trouve pas dans les grands gestes, mais dans les sacrifices quotidiens que personne ne remarque.
Nous n’avions peut-ĂȘtre pas beaucoup

Mais nous avions tout ce qui comptait vraiment.
Et peut-ĂȘtre est-ce cette richesse-lĂ  que le monde a besoin de se rappeler.

Trouvé sur le net

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lila

19 septembre 2025 07:10

😍

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petitcanari

19 septembre 2025 06:36

Cueillez dùs aujourd’hui les roses de la vie

Quand vous serez bien vieille, au soir, Ă  la chandelle,
Assise auprÚs du feu, dévidant et filant,
Direz, chantant mes vers, en vous émerveillant :
« Ronsard me cĂ©lĂ©brait du temps que j’étais belle ! »

Lors, vous n’aurez servante oyant telle nouvelle,
Déjà sous le labeur à demi sommeillant,
Qui au bruit de Ronsard ne s’aille rĂ©veillant,
Bénissant votre nom de louange immortelle.

Je serais sous la terre, et, fantĂŽme sans os,
Par les ombres myrteux je prendrai mon repos ;
Vous serez au foyer une vieille accroupie,

Regrettant mon amour et votre fier dédain.
Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain :
Cueillez dùs aujourd’hui les roses de la vie.


— Pierre de Ronsard (1524-1585)

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lila

8 septembre 2025 12:10

textes bien vrais
Merci Marguerite de nous les communiquer

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