
lila
Mon cĆur ne sâest pas brisĂ© lorsque les mĂ©decins mâont annoncĂ© que mon mari, Frank, Ă©tait parti. Il ne sâest pas brisĂ© non plus quand jâai dĂ» vendre la maison oĂč nous avions vĂ©cu quarante ans parce que les escaliers Ă©taient devenus trop raides.
Non. Mon cĆur sâest brisĂ© un mardi aprĂšs-midi, en fixant une bulle bleue sur lâĂ©cran dâun iPhone.
Je mâappelle Margaret. Jâai 76 ans. Je vis dans un petit appartement tranquille en banlieue de Chicago, et je veux vous raconter le NoĂ«l qui a failli me dĂ©truire. Pas Ă cause dâune tragĂ©die, mais Ă cause dâune phrase qui hante aujourdâhui des milliers de personnes ĂągĂ©es Ă travers lâAmĂ©rique.
« Tu peux passer plus tard pour le dessert, si tu veux. »
Ce nâĂ©tait pas dit avec mĂ©chancetĂ©. Il nây a pas eu de cris. Juste un message de ma fille, Jessica. Une mĂšre moderne, dĂ©bordĂ©e. Une femme qui jongle entre un travail dans une grande entreprise, deux adolescents et un crĂ©dit immobilier.
Mais ces mots mâont frappĂ©e plus violemment que le vent glacĂ© du lac.
Pendant trente ans, NoĂ«l chez nous Ă©tait un beau dĂ©sordre. Le Super Bowl de la vie domestique. Du papier cadeau jusque dans le couloir. Frank essayant de dĂ©couper une dinde toujours un peu trop sĂšche. Les enfants qui hurlaient. Lâodeur de cannelle et de lĂ©gĂšre panique.
JâĂ©tais la cheffe dâorchestre. JâĂ©tais le centre de gravitĂ©.
Mais le temps est un voleur. Il vous prend dâabord le bruit, puis il vous prend votre raison dâĂȘtre.
Frank est parti. Les enfants ont dĂ©mĂ©nagĂ© dans dâautres Ătats. Les petits-enfants ont grandi et ne communiquent plus que par emojis. Et soudain, ma maison Ă©tait impeccable.
Silencieuse.
Terriblement silencieuse.
Cette annĂ©e-lĂ , jâai attendu le plan. Vous connaissez ce sentiment ? Regarder son tĂ©lĂ©phone toutes les heures, espĂ©rant lâinvitation. Pas seulement une invitation, mais un besoin. Je voulais ĂȘtre nĂ©cessaire.
Finalement, jâai envoyĂ© un message Ă Jessica :
« à quelle heure dois-je venir le 25 ? Veux-tu que je prépare la casserole de patates douces ? »
Trois petits points ont clignoté. Puis la réponse :
« Salut Maman ! Cette année on va vraiment faire un matin tranquille. Juste nous et les enfants en pyjama pour ouvrir les cadeaux. On est épuisés. Mais tu peux passer plus tard pour le dessert si tu veux ! Vers 16h ? Aucune obligation ! »
Je suis restée assise dans ma cuisine, le silence résonnant comme une cloche.
Tranquille. Juste nous. Si tu veux.
LâAmĂ©rique moderne est obsĂ©dĂ©e par la âfamille nuclĂ©aireâ. Le pĂšre, la mĂšre, les enfants. Tous les autres â mĂȘme ceux qui vous ont Ă©levĂ©s â deviennent des accessoires. Des ajouts.
Je me suis sentie comme une arriÚre-pensée. Comme une invitée.
Jâai rĂ©pondu : « Parfait ! Ă tout Ă lâheure ! »
Parce que câest ce que font les mĂšres. Nous ne voulons pas ĂȘtre un poids. Nous ne voulons pas ĂȘtre la belle-mĂšre âenvahissanteâ. Nous avalons la boule dans notre gorge et nous mettons un point dâexclamation pour cacher la douleur.
Le matin de NoĂ«l est arrivĂ©. Je me suis rĂ©veillĂ©e Ă 6 heures, par habitude. Mon corps se souvenait de la casserole Ă enfourner. Mes mains se souvenaient du poids dâune chaussette de NoĂ«l.
Mais il nây avait rien Ă faire.
Jâai fait une seule tasse de cafĂ©. Jâai allumĂ© la tĂ©lĂ©vision pour regarder la parade Ă New York. Jâai vu la foule, les familles, les pancartes âHi Mom !â.
Je me suis assise dans mon salon impeccable, entourĂ©e de dĂ©corations soignĂ©es que personne ne verrait, et jâai pleurĂ©.
Je nâai pas pleurĂ© parce que jâĂ©tais seule. Jâai pleurĂ© parce que jâĂ©tais optionnelle.
Vers midi, je nâen pouvais plus du silence. Jâai mis mon manteau et jâai conduit. Jâai passĂ© les maisons du quartier. Jâai vu les voitures entassĂ©es sur les allĂ©es. Jâai vu, Ă travers les fenĂȘtres, des silhouettes â des grands-mĂšres tenant des bĂ©bĂ©s, des pĂšres jouant avec des chiens.
Et jâai compris quelque chose de terrifiant sur la vieillesse dans ce pays : nous sacrifions la communautĂ© pour lâindĂ©pendance, et nous finissons dans lâisolement.
Je me suis arrĂȘtĂ©e dans une station-service juste pour entendre une voix humaine. Le caissier, un jeune avec des piercings et un sourire fatiguĂ©, mâa dit : « Joyeux NoĂ«l. »
Jâai failli le serrer dans mes bras. « Joyeux NoĂ«l », ai-je rĂ©pondu. « Je vais voir mes petits-enfants plus tard. »
Jâavais besoin de lâentendre Ă voix haute pour que ça semble rĂ©el.
Lorsque 16h a enfin sonnĂ©, jâai frappĂ© chez Jessica.
La porte sâest ouverte sur un mur de chaleur et de bruit. Lâodeur de viande rĂŽtie. Le match de football sur lâĂ©cran gĂ©ant.
« Mamie ! » Les enfants ont levĂ© les yeux de leurs iPads une seconde avant dây replonger.
Jessica mâa serrĂ©e dans ses bras, parfumĂ©e au vin et Ă lâeau de parfum chĂšre. « Maman ! Tu es lĂ ! Prends une assiette, il reste de la dinde sur le comptoir. »
Jâai souri. Jâai mangĂ© la dinde froide. Je les ai regardĂ©s rire Ă des blagues dâinitiĂ©s dont je ne faisais pas partie.
JâĂ©tais lĂ . Mais je nâĂ©tais pas lĂ .
JâĂ©tais spectatrice de la vie que jâavais contribuĂ© Ă bĂątir.
Sur la route du retour, glacĂ©e et sombre, la vĂ©ritĂ© sâest dĂ©posĂ©e en moi. Une vĂ©ritĂ© dure, inconfortable, mais nĂ©cessaire Ă dire.
Ătre aimĂ© nâest pas la mĂȘme chose quâĂȘtre inclus.
Ma fille mâaime. Je le sais. Elle sâoccuperait de moi si je tombais malade. Elle se battrait pour moi. Mais elle a oubliĂ© que je suis une personne qui a besoin dâappartenir, pas seulement un problĂšme Ă gĂ©rer ou une case Ă cocher sur un planning de fĂȘtes.
La leçon pour les familles modernes :
Si vous ĂȘtes un enfant adulte en train de lire ceci, Ă©coutez bien.
Vos parents savent que vous ĂȘtes dĂ©bordĂ©s. Nous savons que lâĂ©conomie est difficile. Nous savons que vous ĂȘtes Ă©puisĂ©s par vos semaines de cinquante heures. Nous savons que vous voulez juste vous reposer en pyjama.
Mais nous disparaissons.
Notre monde rétrécit de jour en jour. Nous perdons des amis. Nous perdons en mobilité. Nous perdons en importance.
La seule chose qui nous rattache encore Ă cette terre, câest vous.
Quand vous dites : « Passe plus tard », vous dites : « Tu fais partie de ma journĂ©e, mais tu nâen es pas la prioritĂ©. »
Nous ne voulons pas vos cadeaux coĂ»teux. Nous nâavons pas besoin dâun dĂźner parfaitement organisĂ©.
Nous voulons voir les cheveux Ă©bouriffĂ©s du matin. Nous voulons aider Ă ramasser les papiers cadeaux. Nous voulons ĂȘtre dans le chaos, pas des visiteurs venus constater les restes.
Alors, sâil vous plaĂźt.
Cette annĂ©e, ne nous âcaserâ pas entre une sieste et un Ă©pisode Netflix.
Appelez-nous dâabord. Invitez-nous tĂŽt. Faites-nous une place avant que la nourriture ne refroidisse.
Parce quâun jour, le tĂ©lĂ©phone ne sonnera plus. La maison sera vide. Et vous rĂ©aliserez que le plus beau cadeau nâĂ©tait pas sous le sapin.
CâĂ©tait la personne assise tranquillement sur le canapĂ©, heureuse simplement dâĂȘtre tĂ©moin de votre vie.
Nâattendez pas que nous soyons un souvenir pour nous traiter comme une prioritĂ©.
lila
Elle se levait tĂŽt, puis plus tĂŽt, puis encore plus tĂŽt. Elle voulait le monde Ă elle, et dĂ©sert, sous la forme d'un petit enclos, d'une treille et d'un toit inclinĂ©. Elle voulait la jungle vierge, encore limitĂ©e Ă l'hirondelle, aux chats, aux abeilles, Ă la grande Ă©peire debout sur sa roue de dentelle argentĂ©e par la nuit. Le volet du voisin, claquant sur le mur, ruinait son rĂȘve d'exploratrice incontestĂ©e, recommencĂ© chaque jour Ă l'heure oĂč la rosĂ©e froide semble tomber, en sonores gouttes inĂ©gales, du bec des merles. Ma mĂšre montait, et montait sans cesse sur l'Ă©chelle des heures, tĂąchant Ă possĂ©der le commencement du commencement... Elle quĂȘta un rayon horizontal et rouge, et le pĂąle soufre qui vient avant le rayon rouge ; elle voulut l'aile humide que l'abeille Ă©tire comme un bras",
La naissance du jour, Colette,
lila
â Si tu vis toute seule, mâa dit Brague, câest parce que tu le veux bien, nâest-ce pas ?
Certes, je le veux "bien", et mĂȘme je le veux tout court. Seulement, voilà ⊠il y a des jours oĂč la solitude, pour un ĂȘtre de mon Ăąge, est un vin grisant qui vous saoule de libertĂ©, et dâautres jours oĂč câest un tonique amer, et dâautres jours oĂč câest un poison qui vous jette la tĂȘte aux murs.
Ce soir, je voudrais bien ne pas choisir. Je voudrais me contenter dâhĂ©siter, et ne pas pouvoir dire si le frisson qui me prendra, en glissant entre mes draps froids, sera de peur ou dâaise.
La Vagabonde de Colette.
Marguerite32
La vie tâen a mis plein la tronche, plein le cĆur, plein les tripes. Tâas pris des coups que tâavais pas mĂ©ritĂ©s, tâas encaissĂ© sans savoir comment tâen sortir. Tâas pleurĂ© en silence, tâas serrĂ© les dents, tâas fait comme si tout allait bien alors que tâĂ©tais en morceaux.
Mais tâes encore lĂ . Et ça, câest pas rien. Chaque cicatrice que tu portes raconte pas ta chute, elle raconte ta survie. Câest la preuve que tâas traversĂ© lâenfer et que tâas encore le courage de regarder le ciel.
Oui, la vie tâa secouĂ©, mais elle tâa forgĂ©. Elle tâa appris la patience, la luciditĂ©, la vraie valeur de la paix. Tâas perdu des illusions, mais tâas gagnĂ© une force que rien nâachĂšte.
Tâes pas cassĂ©, tâes marquĂ©, et câest pas pareil. Ces marques, câest ton histoire, ton feu, ton parcours. Tâas pas besoin dâoublier, tâas juste Ă continuer, plus vrai, plus solide, plus conscient. Parce que malgrĂ© tout ce que tâas pris, tâas pas lĂąchĂ©.
Et ça, câest ce qui fait de toi quelquâun dâincassable.
(Trouvé sur le net )
Marguerite32
Ă toi qui pense ĂȘtre trop gentil(le)...
Tu penses que tu t'es fait avoir.... Que les gens profitent de ta gentillesse... Et parfois, câest vrai. Tu as Ă©tĂ© déçu(e), blessĂ©(e), incompris(e). Mais laisse-moi te dire une chose, ta gentillesse est une force. Une lumiĂšre rare dans un monde qui en manque cruellement.
La vraie gentillesse ne calcule pas. Elle ne marchande pas. Elle donne sans attendre en retour. Et câest justement ce qui la rend si prĂ©cieuse.
Mais ĂȘtre une bonne personne ne veut pas dire tout accepter, tout tolĂ©rer, tout encaisser. Ătre gentil, ce nâest pas sâeffacer. Câest aussi savoir dire non. Câest poser des limites claires. Câest se faire respecter sans hausser le ton.
Poser tes limites ne fait pas de toi quelquâun de dur. Cela fait de toi quelquâun qui se connaĂźt, qui se protĂšge, qui sâhonore, qui se respecte.... Et ça, câest une forme de gentillesse aussi, envers toi-mĂȘme !
Continue dâĂȘtre gentil(le). Mais commence par lâĂȘtre avec toi. Ne te nĂ©glige pas au nom de la paix des autres... Ta paix intĂ©rieure mĂ©rite dâĂȘtre dĂ©fendue.
Et quand quelquâun dĂ©passe les bornes, rappelle-lui oĂč elles sont. Sans culpabilitĂ©. Sans colĂšre. Juste avec fermetĂ© et clartĂ©.
Tes limites ne sont pas négociables. Elles sont le prix de ton équilibre, de ta sérénité.
Sois doux/douce. Mais sois solide.
Sois généreux(se). Mais sois vigilant(e).
Sois gentil(le), sois toi-mĂȘme. Mais sois libre.
(Pas d'auteur précisé de ce texte, trouvé sur le net)
lila
"Les gens qui m'ont vue trois fois s'y trompent. Ă me voir, coiffĂ©e en coup de vent, la jupe Ă ras de terre, le pied solide et le coup d'Ćil droit, ils se disent : "VoilĂ la petite bonne femme qu'il me faudrait ! C'est allant, c'est vif et si facile Ă vivre... !" Essayez donc ! Si j'Ă©tais homme et que je me connusse Ă fond, je ne m'aimerais guĂšre : insociable, emballĂ©e ou rĂ©voltĂ©e Ă premiĂšre vue, un flair qui se prĂ©tend infaillible et ne fait pas de concessions, maniaque, fausse bohĂšme, trĂšs "propriote" au fond, jalouse, sincĂšre par paresse et menteuse par pudeur...", La retraite sentimentale, Ă©ditions du Mercure de France, 1907
lila
« Si tu savais combien je tâaime, et combien jâai souffert de la peur de te perdre cette annĂ©e⊠Câest quand mĂȘme une chose touchante que de se voir devinĂ© si vraiment, et si dĂ©licatement dâailleurs, quand on est triste et quâon croit si bien le cacher. Cela mâest arrivĂ©, que veux-tu. Et tu sais bien que je ne peux ĂȘtre triste ou trĂšs heureuse que par toi⊠Mes souhaits, tu les connais. Je nâen ai quâun. Il a ta forme et ta figure et la durĂ©e de ma propre vie. »
Colette, lettre à Henry de Jouvenel, fin décembre 1920.
Marguerite32
Nous sommes la génération qui ne reviendra pas
Nous nâavions pas grand-chose.
Pas de smartphones pour nous occuper.
Pas dâinternet Ă faire dĂ©filer jusquâau milieu de la nuit.
Pas des chambres remplies de jouets Ă nâen plus finir.
Et pourtant⊠nous avions tout.
Nous avions des bancs devant nos maisons, oĂč les voisins restaient Ă discuter jusquâĂ ce que les Ă©toiles sâallument.
Nous avions des vĂ©los qui nous emmenaient Ă lâautre bout de la ville, jusquâĂ ce que les lampadaires nous rappellent quâil Ă©tait lâheure de rentrer.
Nous avions des repas oĂč chaque chaise Ă©tait occupĂ©e, et oĂč personne ne regardait un tĂ©lĂ©phone â parce quâil nây en avait pas.
Nous avions des parents qui travaillaient dur de leurs mains, qui ne disaient pas toujours « je tâaime » avec des mots, mais qui le prouvaient dans chaque plat cuisinĂ©, chaque chaussure rĂ©parĂ©e, chaque lumiĂšre laissĂ©e allumĂ©e pour quâon ne rentre jamais dans une maison sombre.
Nous sommes la gĂ©nĂ©ration des couvertures partagĂ©es, du sucre empruntĂ© au voisin, et des portes dâentrĂ©e qui nâĂ©taient jamais verrouillĂ©es.
La génération des lettres manuscrites, des centimes économisés, et des objets réparés plutÎt que jetés.
Nous ne mesurions pas le bonheur en choses.
Nous le mesurions en moments.
Et aujourdâhui, en vieillissant, nous rĂ©alisons quelque chose : ces jours-lĂ ne reviendront pas.
Le monde a changé. Le rythme est plus rapide, le bruit plus fort, les liens plus fragiles.
Mais les leçons, elles, demeurent.
Que la joie naĂźt dâune vie simple.
Que la famille compte plus que tout ce que lâon possĂšde.
Que lâamour ne se trouve pas dans les grands gestes, mais dans les sacrifices quotidiens que personne ne remarque.
Nous nâavions peut-ĂȘtre pas beaucoupâŠ
Mais nous avions tout ce qui comptait vraiment.
Et peut-ĂȘtre est-ce cette richesse-lĂ que le monde a besoin de se rappeler.
Trouvé sur le net
petitcanari
Cueillez dĂšs aujourdâhui les roses de la vie
Quand vous serez bien vieille, au soir, Ă la chandelle,
Assise auprÚs du feu, dévidant et filant,
Direz, chantant mes vers, en vous émerveillant :
« Ronsard me cĂ©lĂ©brait du temps que jâĂ©tais belle ! »
Lors, vous nâaurez servante oyant telle nouvelle,
Déjà sous le labeur à demi sommeillant,
Qui au bruit de Ronsard ne sâaille rĂ©veillant,
Bénissant votre nom de louange immortelle.
Je serais sous la terre, et, fantĂŽme sans os,
Par les ombres myrteux je prendrai mon repos ;
Vous serez au foyer une vieille accroupie,
Regrettant mon amour et votre fier dédain.
Vivez, si mâen croyez, nâattendez Ă demain :
Cueillez dĂšs aujourdâhui les roses de la vie.
â Pierre de Ronsard (1524-1585)

