
lila
Josephine22 a écrit :
Un peu de philo...
"Appuie-toi sur TOI, ça ne fait pas mal."
"Que le mot "paysan" ait pu devenir moqueur m'afflige"
"Séduire : se trouver beau dans le regard de l'autre "
"Aimer : avoir peur de vivre seul ?
Réfléchis pour savoir si ton amour n'est pas seulement un besoin."
À MÉDITER EN EFFET
Josephine22
Un peu de philo...
"Appuie-toi sur TOI, ça ne fait pas mal."
"Que le mot "paysan" ait pu devenir moqueur m'afflige"
"Séduire : se trouver beau dans le regard de l'autre "
"Aimer : avoir peur de vivre seul ?
Réfléchis pour savoir si ton amour n'est pas seulement un besoin."
lila
« Vénérer ce qui se tient devant nous. Ne rien attendre. Se souvenir beaucoup. Se garder des espérances, fumées au-dessus des ruines. Jouir de ce qui s'offre. Chercher les symboles et croire la poésie plus solide que la foi. Se contenter du monde. Lutter pour qu'il demeure.»
(Sylvain Tesson)
Josephine22
"Accepte la réalité de ton infinie solitude.
Alors tu iras librement vers les Autres sans avoir besoin d'eux.
Et tu pourras AIMER"
"Ne plus vouloir écouter son coeur est la vraie désespérance".
"As- tu envie d'aller t'asseoir prés de la personne que tu es ?"
As-tu envie de la fréquenter ?
Te donne-t-elle envie de l'aimer ?"
Anne Deschamps..".Un Grain de philo contre la folie du monde"
lila
Les deux fleurs, la rose rouge et le réséda blanc symbolisent par leurs couleurs deux appartenances politico-religieuses : le rouge est la couleur des socialismes, traditionnellement athées, le blanc, celle de la monarchie, et plus généralement du catholicisme qui lui est associé dans l'histoire de France.
Poème de circonstance à l'origine, (à l'époque le Parti Communiste pratique la politique de "la main tendue") ce texte, au-delà des circonstances précises de sa composition vaut par la beauté de l'idéal d'unité qu'il illustre.
La Rose et le réséda
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Tous deux adoraient la belle
Prisonnière des soldats
Lequel montait à l'échelle
Et lequel guettait en bas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Qu'importe comment s'appelle
Cette clarté sur leur pas
Que l'un fut de la chapelle
Et l'autre s'y dérobât
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Tous les deux étaient fidèles
Des lèvres du coeur des bras
Et tous les deux disaient qu'elle
Vive et qui vivra verra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles
Au coeur du commun combat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Du haut de la citadelle
La sentinelle tira
Par deux fois et l'un chancelle
L'autre tombe qui mourra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Ils sont en prison Lequel
A le plus triste grabat
Lequel plus que l'autre gèle
Lequel préfère les rats
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Un rebelle est un rebelle
Deux sanglots font un seul glas
Et quand vient l'aube cruelle
Passent de vie à trépas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Répétant le nom de celle
Qu'aucun des deux ne trompa
Et leur sang rouge ruisselle
Même couleur même éclat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Il coule il coule il se mêle
À la terre qu'il aima
Pour qu'à la saison nouvelle
Mûrisse un raisin muscat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
L'un court et l'autre a des ailes
De Bretagne ou du Jura
Et framboise ou mirabelle
Le grillon rechantera
Dites flûte ou violoncelle
Le double amour qui brûla
L'alouette et l'Hirondelle
La rose et me réséda
ARAGON
lila
« Que mes amis sachent que je suis resté fidèle à l'idéal de ma vie ; que mes compatriotes sachent que je vais mourir pour que vive la France. Je fais une dernière fois mon examen de conscience : il est très positif. [...] J'irais dans la même voie si j'avais à recommencer ma vie. J'ai souvent pensé, cette nuit, à ce que mon cher Paul Vaillant-Couturier disait avec tant de raison, que le communisme était la jeunesse du monde et qu'il préparait des lendemains qui chantent. Je vais préparer tout-à-l'heure des lendemains qui chantent. »
lhuron
BALLADE DE CELUI
QUI CHANTA DANS LES SUPPLICES ... à Gabriel Péri .
Et s'il était à refaire
je referais le chemin
une voix monte des fers
et parle des lendemains *
On dit que dans sa cellule
deux hommes cette nuit - là
lui murmuraient Capitule
de cette vie es - tu las
Tu peux vivre tu peux vivre
tu peux vivre comme nous
dis le mot qui délivre
et tu peux vivre à genoux
Et s'il était à refaire
je referais ce chemin
la voix qui monte des fers
parle pour les lendemains
Rien qu'un mot la porte cède
s'ouvre et tu sors Rien qu'un mot
le bourreau se dépossède
sésame finis tes maux
Rien qu'un mot rien qu'un mensonge
pour transformer ton destin
songe songe songe songe
à la douceur des matins
Et si c'était à refaire
je referais ce chemin
la voix qui monte des fers
parle aux hommes de demain
J'ai dit tout ce qu'on peut dire
l'exemple du roi Henri
un cheval pour mon empire
une messe pour Paris
Rien à faire Alors qu'ils partent
sur lui retombe son sang
c'était son unique carte
périsse cet innocent
Et si c'était à refaire
referait -il ce chemin
la voix qui monte des fers
dit Je le ferai demain
Je meurs et France demeure
mon amour et mon refus
ô mes amis si je meurs
vous saurez pourquoi ce fut
Ils sont venus pour le prendre
ils parlent en allemand
l'un d'eux traduit veux - tu te rendre
il répète calmement
Et si c'était à refaire
je referais ce chemin
sous vos coups chargé de fers
que chantent les lendemains
Il chantait lui sous les balles
des mots SANGLANT EST LEVÉ
d'une seconde rafale
il a fallu l'achever
Une autre chanson française
à ses lèvres est montée
finissant la Marseillaise
pour toute l'Humanité *
Louis ARAGON
* les lendemains :
slogan repris par Maurice THOREZ , secrétaire du PCF s'adressant à tous les travailleurs:
"Camarades , il faut retrousser vos manches pour préparer les lendemains qui chantent ! "
Les travailleurs auraient bien apprécié que , de temps à autre , ce fut le jour qui chante , mais,... c'était toujours les lendemains , avec un temps de travail très long , des salaires de misère et des rations autant squelettiques que sous l'Occupation.
*finissant la Marseillaise pour tout l'Humanité :
il s'agit de l'Internationale .
