
lila
Un jour, tu verras, on se rencontrera
Quelque part, n'importe où, guidés par le hasard
Nous nous regarderons et nous nous sourirons
Et la main dans la main, par les rues nous irons
Le temps passe si vite, le soir cachera bien nos coeurs
Ces deux voleurs, qui gardent leur bonheur
Puis nous arriverons sur une place grise
Où les pavés seront doux à nos âmes grises
Il y aura un bal, très pauvre et très banal
Sous un ciel plein de brume et de mélancolie
Un aveugle jouera d'l'orgue de Barbarie
Cet air pour nous sera le plus beau, le plus joli
Puis je t'inviterai
Ta taille je prendrai
Nous danserons tranquilles
Loin des gens de la ville
Nous danserons l'amour
Les yeux au fond des yeux
Vers une fin du monde
Vers une nuit profonde
Un jour, tu verras, l'on se rencontrera
Quelque part, n'importe où, guidés par le hasard
Nous nous regarderons et nous nous sourirons
Et la main dans la main, par les rues nous irons
lila
Au printemps au printemps
Et mon coeur et ton coeur
Sont repeints au vin blanc
Au printemps au printemps
Les amants vont prier
Notre-Dame du bon temps
Au printemps
Pour une fleur un sourire un serment
Pour l'ombre d'un regard en riant
Toutes les filles
Vous donneront leurs baisers
Puis tous leurs espoirs
Vois tous ces coeurs
Comme des artichauts
Qui s'effeuillent en battant
Pour s'offrir aux badauds
Vois tous ces coeurs
Comme de gentils mégots
Qui s'enflamment en riant
Pour les filles du métro
Au printemps au printemps
Et mon coeur et ton coeur
Sont repeints au vin blanc
Au printemps au printemps
Les amants vont prier
Notre-Dame du bon temps
Au printemps
Pour une fleur un sourire un serment
Pour l'ombre d'un regard en riant
Tout Paris
Se changera en baisers
Parfois même en grand soir
Vois tout Paris
Se change en pâturage
Pour troupeaux d'amoureux
Aux bergères peu sages
Vois tout Paris
Joue la fête au village
Pour bénir au soleil
Ces nouveaux mariages
Au printemps au printemps
Et mon coeur et ton coeur
Sont repeints au vin blanc
Au printemps au printemps
Les amants vont prier
Notre-Dame du bon temps
Au printemps
Pour une fleur un sourire un serment
Pour l'ombre d'un regard en riant
Toute la Terre
Se changera en baisers
Qui parleront d'espoir
Vois ce miracle
Car c'est bien le dernier
Qui s'offre encore à nous
Sans avoir à l'appeler
Vois ce miracle
Qui devait arriver
C'est la première chance
La seule de l'année
Au printemps au printemps
Et mon coeur et ton coeur
Sont repeints au vin blanc
Au printemps au printemps
Les amants vont prier
Notre-Dame du bon temps
Au printemps
Au printemps
Au printemps
Josephine22
Il faut de tout pour faire un monde, mais dans ce monde tout y est !
"Allez ! Ils y sont tous ! disait désabusée, mais philosophe, une vielle bergère.
Et Victor Hugo, en hochant la tête, non moins désabusé, non moins serein, mais, lui, poète :
" et que tout cela fasse un astre dans le ciel !"
Une grâce pourtant nous reste et nous restera en Provence : ce ciel même, qui sait sourire de ses astres -tous- ! et de son soleil, ce ciel où tous les vents, tous eux aussi ! savent tristes ou gais, chanter !
Marie Mauron..juillet 1977
lila
'' Il n'y a pas de temps pour autre chose... C 'est la vie et personne n'échappe à ce monde vivant.
Il est encore temps, alors vivez pour le plaisir, demain n'est peut-être plus. Mange ce que tu veux, marche au soleil, baigne toi dans la mer... Dis la vérité quand tu le sens. Sois fou, sois bête. Sois bizarre.
Soyez vous-même, il n'y a pas de temps pour autre chose.
Richard Gere
Prenez soin de vous.
lila
UNE NOUVELLE JOuEUSE VIENT DE PROPOSER CETTE CHANSON CoNTRE LA GUERRE;la voici
Dans les ruines fumantes
Les femmes se lamentent
Sur le cadavre des garçons
Le seigneur de nos terres
Vainqueur revient de guerre
Il a redoré son blason
Mais pour nous, pauvres laboureurs
Le blé nous était prometteur
Avant qu'il ne sème famine
Sut tous les champs qu'il nous piétine
Et si quelques fois on murmure
La fourche ne casse pas l'armure
C'est pas encore qu'on mangera
Tant qu'il y aura des soldats
Le sang couvre la route
Les armées en déroutes
Nous reviennent de Russie
Viens ma femme cherchons
Cette chaire-à-canon
Cache peut-être notre enfant
C'était un bien joli garçon
Avant qu'ils l'aient pris, engagé
Et qu'il nous revienne amputé
Dis merci à Napoléon
C'était un bien joli tambour
L'unique objet de notre amour
C'est pas au bal qu'on les verra
Les enfants aux jambes de bois
Tant qu'il y aura des soldats
Et le bleu horizon
Comme au soleil couchant
Rappelle un peu le rouge sang
Encore une tranchée
Qui vient de dégueuler
Ces tant de corps déchiquetés
Eclat d'obus dans la poitrine
Les gaz ont rongé tes poumons
Plus de trois millions d'orphelines
Merci au marchand de canon
Y'aura toujours un monument
Pour te rappeler le bilan
C'est pas encore qu'on oubliera
Tant qu'il y aura des soldats
Tant qu'il y aura des soldats
Puis vint le Grand Guignol
Au plateau Cévenol
Avec ses comédiens guerriers
On les verra garder
Les tanks et les fusées
Nouvelle race de bergers
C'était un bien joli pays
Celui qui a donné la vie
A tous ces milliers de brebis
Qu'il remplace par des moutons
Tant qu'on verra sur des plateaux
Qu'ils soient des Andes ou des Cévennes
Des soldats attendant l'aubaine
Attisant avec soin la haine
On n'oubliera pas que la guerre
Ne sera jamais la dernière
Tant qu'on verra ici ou là
Défiler l'ombre d'un soldat
lila
Printemps en Haute Provence
"De jour en jour, d'heure en heure, le bruit des feuillages se fait plus épais. Enfin un beau matin, je m'aperçois que la forêt de chênes taillis est recouverte uniformément d'une écume couleur d'absinthe. J'ai encore raté l'arrivée des feuilles nouvelles. Elles sont là, déjà dentelées. Alors, en une semaine, les dés sont jetés : les orages s'éloignent, les vents se calment, le ciel se découvre, le soleil s'installe, les joies cherchent lentement ceux qui sont destinés à jouir d'elles, et les trouvent. Le printemps est arrivé".
Jean Giono, Provence
lila
"Jeunesse, jeunesse ! souviens-toi des souffrances que tes pères ont endurées, des terribles batailles où ils ont dû vaincre, pour conquérir la liberté dont tu jouis à cette heure. Si tu te sens indépendante, si tu peux aller et venir à ton gré, dire dans la presse ce que tu penses, avoir une opinion et l'exprimer publiquement, c'est que tes pères ont donné de leur intelligence et de leur sang. Tu n'es pas née sous la tyrannie, tu ignores ce que c'est que de se réveiller chaque matin avec la botte d'un maître sur la poitrine, tu ne t’es pas battue pour échapper au sabre du dictateur, aux poids faux du mauvais juge. Remercie tes pères et ne commets pas le crime d’acclamer le mensonge, de faire campagne avec la force brutale, l’intolérance des fanatiques et la voracité des ambitieux. La dictature est au bout."
Emile ZOLA, Lettre à la jeunesse.
