
lila
LILAS a écrit :
Le bonheur est toujours pour demain .Mais fillette ne prend pas ma main. Les choses ont commandé tant de choses .Que je n'ose encore prendre la pause. Le temps est encore hésitant et on l'on ne peut prendre le temps .Le temps de rire , le temps de vivre , le temps de t'attendre et le beau temps
Pierre Perret
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LILAS
Le bonheur est toujours pour demain .Mais fillette ne prend pas ma main. Les choses ont commandé tant de choses .Que je n'ose encore prendre la pause. Le temps est encore hésitant et on l'on ne peut prendre le temps .Le temps de rire , le temps de vivre , le temps de t'attendre et le beau temps
Pierre Perret
lila
Lettre d'Albert Einstein Ă Marie Curie le 23 novembre 1911 lui disant d'ignorer les ennemis.
"TrÚs estimée Mme Curie,
Ne vous moquez pas de moi pour avoir Ă©crit sans avoir rien de sensĂ© Ă vous dire. Mais je suis tellement enragĂ© de la basse maniĂšre dont le public ose s'occuper de vous en ce moment, que je dois absolument donner libre cours Ă ce sentiment. Cependant, je suis convaincu que vous mĂ©prisez constamment cette populace, qu'elle vous prodigue obsĂ©quieusement le respect ou qu'elle tente d'assouvir sa soif de sensationnalisme ! Je suis obligĂ© de vous dire combien j'en suis venu Ă admirer votre intelligence, votre conduite, et votre honnĂȘtetĂ©, et que je me considĂšre chanceux d'avoir fait votre connaissance personnelle Ă Bruxelles. Quiconque ne compte pas parmi ces reptiles est certainement heureux, aujourd'hui comme avant, que nous ayons parmi nous des personnages tels que vous, et Langevin aussi , de vraies personnes avec qui on se sent privilĂ©giĂ© d'ĂȘtre en contact. Si la populace continue de s'occuper de vous, alors ne lisez simplement pas cette foutaise, mais laissez plutĂŽt le reptile pour qui elle a Ă©tĂ© fabriquĂ©e.
Avec mes salutations amicales Ă vous, Langevin, et Perrin, bien Ă vous,
A. Einstein."
lila
«MĂȘme s'il me faut lĂącher ta main
Sans pouvoir te dire "Ă demain"
Rien ne défera jamais nos liens.
MĂȘme s'il me faut aller plus loin
Couper les ponts, changer de train,
L'amour est plus fort que le chagrin.
L'amour qui fait battre nos cĆurs
Va sublimer cette douleur,
Transformer le plomb en or !
Tu as tant de belles choses Ă vivre encore.
Tu verras au bout du tunnel
Se dessiner un arc-en-ciel
Et refleurir les lilas.
Tu as tant de belles choses devant toi.
MĂȘme si je veille d'une autre rive,
Quoi que tu fasses, quoi qu'il t'arrive,
Je serai avec toi comme autrefois.
MĂȘme si tu pars Ă la dĂ©rive,
L'état de grùce, les forces vives
Reviendront plus vite que tu ne crois.
Dans l'espace qui lie le ciel et la terre
Se cache le plus grand des mystĂšres
Comme la brume voilant l'aurore.
Il y a tant de belles choses que tu ignores :
La foi qui abat les montagnes,
La source blanche dans ton Ăąme,
Penses-y quand tu t'endors :
L'amour est plus fort que la mort.
Dans le temps qui lie ciel et terre
Se cache le plus beau des mystĂšres.
Penses-y quand tu t'endors :
L'amour est plus fort que la mort.»
Françoise Hardy
lila
« JâespĂšre bien quâelle est encore vivante, quâelle le sera longtemps, cette despote au moins deux fois centenaire, florissante, incoercible, la glycine qui hors de mon jardin natal sâĂ©panche au-dessus de la rue des Vignes.
Elle date de trĂšs loin, dâavant le premier mariage de Sido ma mĂšre. Sa folle floraison de mai, sa rĂ©surgence maigre dâaoĂ»t septembre embaument les souvenirs de ma petite enfance.
Elle se chargeait dâabeilles autant que de fleurs, et murmurait comme une cymbale dont le son se propage sans sâĂ©teindre, plus belle chaque annĂ©e, jusquâĂ lâĂ©poque oĂč Sido, penchĂ©e curieusement sur le fardeau de fleurs, fit entendre le petit « Ah ! Ah ! » des grandes dĂ©couvertes attendues : la glycine commençait Ă attacher la grille. Comme il ne pouvait pas ĂȘtre question, dans lâempire de Sido, de tuer une glycine, celle-ci exerça, exerce encore sa force rĂ©flĂ©chie. Je lâai vue, soulever, brandir en lâair, hors des moellons et du mortier, un imposant mĂ©trage de grille, tordre les barreaux Ă lâimitation de ses propres flexions vĂ©gĂ©tales, et marquer une prĂ©fĂ©rence pour lâenlacement ophidien dâun tronc et dâun barreau, quâelle finit par incruster lâun Ă lâautre. Il lui arriva de rencontrer le chĂšvrefeuille voisin, le charmant chĂšvrefeuille mielleux Ă fleurs rouges. Elle eut lâair dâabord de ne pas le remarquer, puis le suffoqua lentement comme un serpent Ă©touffe un oiseau. Jâappris, Ă la voir faire, ce quâest sa puissance meurtriĂšre, qui sert une convaincante beautĂ©. Jâappris comment elle couvre, Ă©trangle, pare, ruine, Ă©taye. LâampĂ©lopsis est un petit garçon, comparĂ© aux spires, ligneuses dĂšs leur premier Ăąge, de la glycine. »
Colette in MĆurs de la glycine, Pour un herbier,1948
lila
Je n'ai jamais imaginĂ© qu'on pĂ»t ĂȘtre Ă ce point hantĂ© par une voix, par un cou, par des Ă©paules, par des mains. Ce que je veux dire, c'est qu'elle avait des yeux oĂč il faisait si bon vivre que je n'ai jamais su oĂč aller depuis.
Romain Gary, La Promesse de l'Aube
lila
GUILLAUME APOLLINAIRE (1880~1918)
Aubade chantée à laetare un an passé
Câest le printemps viens-tâen PĂąquette
Te promener au bois joli
Les poules dans la cour caquĂštent
Lâaube au ciel fait de roses plis
Lâamour chemine Ă ta conquĂȘte.
Mars et Vénus sont revenus
Ils sâembrassent Ă bouches folles
Devant des sites ingénus
OĂč sous les roses qui feuillolent
De beaux dieux roses dansent nus
Viens ma tendresse est la régente
De la floraison qui paraĂźt
La nature est belle et touchante
Pan sifflote dans la forĂȘt
Les grenouilles humides chantent
(« La Chanson du mal-aimé » | « Alcools », 1913))
lila
« Il faut vieillir. Ne pleure pas, ne joins pas des doigts suppliants, ne te rĂ©volte pas : il faut vieillir. RĂ©pĂšte-toi cette parole, non comme un cri de dĂ©sespoir, mais comme le rappel dâun dĂ©part nĂ©cessaire⊠Ăloigne-toi lentement, lentement, sans larmes ; nâoublie rien ! Emporte ta santĂ©, ta gaietĂ©, ta coquetterie, le peu de bontĂ© et de justice qui tâa rendu la vie moins amĂšre ; nâoublie pas ! Va-tâen parĂ©e, va-tâen douce, et ne tâarrĂȘte pas le long de la route irrĂ©sistible, tu lâessaierais en vain â puisquâil faut vieillir ! »
Les Vrilles de la vigne
