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🐞 CITATIONS,TEXTES,POÉSIES,CHANTS QUE VOUS AIMEZ 🐞

lila - 3 mars 2020 17:29

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lila3 mars 2020 17:29

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lila

6 octobre 2023 07:15

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LILAS

5 octobre 2023 21:47

Donne-moi tes mains pour l'inquiétude
Donne-moi tes mains dont j'ai tant rĂȘvĂ©
Dont j'ai tant rĂȘvĂ© dans ma solitude
Donne-moi tes mains que je sois sauvé

Lorsque je les prends Ă  mon pauvre piĂšge
De paume et de peur de hùte et d'émoi
Lorsque je les prends comme une eau de neige
Qui fond de partout dans mes mains Ă  moi

Sauras-tu jamais ce qui me traverse
Ce qui me bouleverse et qui m'envahit
Sauras-tu jamais ce qui me transperce
Ce que j'ai trahi quand j'ai tresailli

Ce que dit ainsi le profond langage
Ce parler muet de sens animaux
Sans bouche et sans yeux miroir sans image
Ce frémir d'aimer qui n'a pas de mots

Sauras-tu jamais ce que les doigts pensent
D'une proie entre eux un instant tenue
Sauras-tu jamais ce que leur silence
Un éclair aura connu d'inconnu

Donne-moi tes mains que mon coeur s'y forme
S'y taise le monde au moins un moment
Donne-moi tes mains que mon Ăąme y dorme
Que mon ùme y dorme éternellement.


Louis Aragon

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LILAS

26 septembre 2023 08:28

C'est gentil JosĂ©phine 😊

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Josephine22

26 septembre 2023 07:11
LILAS a écrit :
Homme libre, toujours tu chériras la mer !

La mer est ton miroir ; tu contemples ton Ăąme

Dans le déroulement infini de sa lame,

Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer.


Tu te plais Ă  plonger au sein de ton image ;

Tu l'embrasses des yeux et des bras, et ton cƓur

Se distrait quelquefois de sa propre rumeur

Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.


Vous ĂȘtes tous les deux tĂ©nĂ©breux et discrets :

Homme, nul n'a sondé le fond de tes abßmes,

Ô mer, nul ne connaüt tes richesses intimes,

Tant vous ĂȘtes jaloux de garder vos secrets !


Et cependant voilĂ  des siĂšcles innombrables

Que vous vous combattez sans pitié ni remord,

Tellement vous aimez le carnage et la mort,

Ô lutteurs Ă©ternels, ĂŽ frĂšres implacables !

Homme et la mer

Charles Baudelaire

Superbe poùme...merci Lila 72500 😍

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Josephine22

26 septembre 2023 07:09
lhuron a écrit :
CHANSON D'ORPHÉE .

Matin , fais lever le soleil ,
matin , à l'instant du réveil ,
viens tendrement poser
tes perles de rosée
sur la nature en fleurs
chùre à mon cƓur
le ciel a choisi mon pays
pour faire un nouveau paradis
oĂč loin des tourments
danse un éternel printemps
pour les amants

Chante chante mon cƓur
la chanson du matin
dans la joie de la vie qui revient

Matin fais lever le soleil
matin à l'instant du réveil
mets dans le cƓur battant
de celle que j'attends
un doux rayon d'amour
beau comme le jour
afin que son premier soupir
réponde à mon premier désir
oui l'heure est venue
oĂč chaque baiser perdu
ne revient plus

Chante chante mon cƓur
dans la joie de la vie qui revient ...

Une trÚs belle histoire, un trÚs beau film avec de trÚs belles couleurs et une chanson magistralement interprétée par John WILLIAM .

😍 j adore cette chanson..Le film..les acteurs..Marpessa Dawn Ă©tait superbe
Et John William 😍
Merci Ami Lhuron

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lila

25 septembre 2023 15:11

ELLE FAISAit PARTIE DU RÉPERTOIRE DE MA PREMIÈRE CHORALE

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lhuron

25 septembre 2023 13:45

CHANSON D'ORPHÉE .

Matin , fais lever le soleil ,
matin , à l'instant du réveil ,
viens tendrement poser
tes perles de rosée
sur la nature en fleurs
chùre à mon cƓur
le ciel a choisi mon pays
pour faire un nouveau paradis
oĂč loin des tourments
danse un éternel printemps
pour les amants

Chante chante mon cƓur
la chanson du matin
dans la joie de la vie qui revient

Matin fais lever le soleil
matin à l'instant du réveil
mets dans le cƓur battant
de celle que j'attends
un doux rayon d'amour
beau comme le jour
afin que son premier soupir
réponde à mon premier désir
oui l'heure est venue
oĂč chaque baiser perdu
ne revient plus

Chante chante mon cƓur
dans la joie de la vie qui revient ...

Une trÚs belle histoire, un trÚs beau film avec de trÚs belles couleurs et une chanson magistralement interprétée par John WILLIAM .

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lila

25 septembre 2023 06:43

pour Joséphine?

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LILAS

24 septembre 2023 17:25

Homme libre, toujours tu chériras la mer !

La mer est ton miroir ; tu contemples ton Ăąme

Dans le déroulement infini de sa lame,

Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer.


Tu te plais Ă  plonger au sein de ton image ;

Tu l'embrasses des yeux et des bras, et ton cƓur

Se distrait quelquefois de sa propre rumeur

Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.


Vous ĂȘtes tous les deux tĂ©nĂ©breux et discrets :

Homme, nul n'a sondé le fond de tes abßmes,

Ô mer, nul ne connaüt tes richesses intimes,

Tant vous ĂȘtes jaloux de garder vos secrets !


Et cependant voilĂ  des siĂšcles innombrables

Que vous vous combattez sans pitié ni remord,

Tellement vous aimez le carnage et la mort,

Ô lutteurs Ă©ternels, ĂŽ frĂšres implacables !

Homme et la mer

Charles Baudelaire

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lila

23 septembre 2023 18:35

Je suis la fille d’une femme qui, dans un petit pays honteux, avare et resserrĂ©, ouvrit sa maison villageoise aux chats errants, aux chemineaux et aux servantes enceintes. Je suis la fille d’une femme qui, vingt fois dĂ©sespĂ©rĂ©e de manquer d’argent pour autrui, courut sous la neige fouettĂ©e de vent crier de porte en porte, chez des riches, qu’un enfant, prĂšs d’un Ăątre indigent, venait de naĂźtre sans langes, nu sur de dĂ©faillantes mains nues
 PuissĂ©-je n’oublier jamais que je suis la fille d’une telle femme qui penchait, tremblante, toutes ses rides Ă©blouies entre les sabres d’un cactus sur une promesse de fleur, une telle femme qui ne cessa elle-mĂȘme d’éclore, infatigablement, pendant trois quarts de siĂšcle
 »
La Naissance du jour

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lila

22 septembre 2023 16:40

Les citations mĂ©morables de l’écrivaine sĂ©nĂ©galaise🇾🇳Fatou Diome✍
1. « L’Afrique ne peut pas tout attendre de l’Europe, c’est comme si j’étais dans la maison de mon pĂšre et je disais que le voisin doit me nourrir. »
2. « Oui, l’Afrique peut reprocher des choses Ă  l’Europe, mais les dĂ©faillances de nos dirigeants d’aujourd’hui, nous ne pourrons pas les justifier lĂ©gitimement uniquement en accusant l’Europe. Ce serait nous mentir Ă  nous-mĂȘme. »
3. « L’Europe voit souvent ce qu’elle donne et nous parle moins de ce qu’elle reçoit de l’Afrique. Et L’Afrique, elle –se soumet pour ce qu’elle reçoit par fatalisme ou par ignorance de la valeur de ce qu’elle a Ă  offrir. »
4. « En Europe, mes frĂšres, vous ĂȘtes d’abord noirs, accessoirement citoyens, dĂ©finitivement Ă©trangers, et ça, ce n’est pas Ă©crit dans la Constitution, mais certains le lisent sur votre peau. »
5. « Quand on a les dents longues, il faut avoir les gencives solides. »
6.« Les amitiĂ©s d’enfance rĂ©sistent parfois au temps, jamais Ă  la distance. »
7.« L'amour est une oeuvre d'art, comme toute oeuvre d'art, il demande à l'esprit des moments de disponibilités propices à la conception d'une harmonie. »
8. « Malheureux celui qui lit sa gloire dans le regard versatile du public.»
9.« Chaque miette de vie doit servir à conquérir la dignité.»
10.« Aider quelqu’un, c’est l’aider Ă  ne plus avoir besoin de vous, sinon le contraire est de l’assujettissement. L’aide apaise la conscience du donateur et soulage momentanĂ©ment le bĂ©nĂ©ficiaire. Mais elle ne garantit l’autonomie Ă  personne. »
11.« Le chasseur solitaire est le seul à connaßtre le prix que lui a coûté son gibier. »
12.« La femme qui attend un homme pour donner un sens Ă  sa vie, ne cherche pas quelqu’un Ă  aimer, mais cherche plutĂŽt une personne qui l’aime et qui la porte. C’est-Ă -dire, elle est dans l’égoĂŻsme total. »
13.« On ne se jette pas dans des bras croisĂ©s. MĂȘme assoiffĂ© d’affection, on n’embrasse pas les oursins. »

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lila

21 septembre 2023 18:02

"QUE CES SOUVENIRS -LÀ resurgiraient aux pires moments pour lui rappeler qu'il n'y a pas de temps Ă  perdre,qu'on fait des projets d'avenir,mais que l'avenir n'existe pas;il n'y a que le prĂ©sent

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lila

20 septembre 2023 08:05

Barbara et Brel – deux solitudes
Le 1er janvier 1971. Barbara est invitée par Jacques Brel à déjeuner. Simple repas amical ? Pas tout à fait.
« Une fois au restaurant il a commencĂ© Ă  commander mon menu, car c’est lĂ , une de ses manies, il veut que je mange, comme si seule je me laissais mourir de faim ; et puis il m’a dĂ©clarĂ© : “On va faire du cinĂ©ma.” Alors moi, bien entendu, j’ai ri et protestĂ© en disant que j’étais trop laide, qu’avec mon nez je percerais l’écran. Mais malgrĂ© tous ces dĂ©fauts dont je suis consciente, j’ai acceptĂ© sans hĂ©siter. AprĂšs le dĂ©jeuner nous sommes allĂ©s nous promener en voiture dans les environs de Paris. Il n’y avait personne dans les routes, la campagne Ă©tait couverte de neige. Et c’est en roulant que Jacques m’a lu son histoire. J’ai Ă©tĂ© tellement enthousiasmĂ©e que j’aurais voulu tourner tout de suite. »
Le tournage du film, intitulĂ© Franz (du nom d’un ami de Brel), a lieu quelques mois plus tard Ă  Blankenberge, sur les bords de la mer du Nord. Pour un journaliste venu voir sur place comment se dĂ©brouille Brel en rĂ©alisateur (c’est son premier film), le chanteur dĂ©finit d’une phrase son film : « Franz, c’est une histoire d’amour mĂ©diocre entre un gars et une fille au physique mĂ©diocre, Ă  l’intelligence limitĂ©e, et qui ne sont pas Ă  la hauteur de leurs rĂȘves. » Brel touche lĂ  une de ses obsessions : la laideur. Toute sa vie il s’est cru, il s’est dit laid. La laideur est pour lui un moteur. Au point de dĂ©clarer que s’il avait Ă©tĂ© beau, il n’aurait pas eu de carriĂšre (« Quand on est beau on se suffit, enfin on devient vite suffisant en vieillissant. »). Dans Franz, Brel veut mettre en scĂšne un couple au physique « ingrat », jouĂ© par Barbara et lui-mĂȘme. Être choisie pour sa laideur, voilĂ  qui n’est certainement pas facile Ă  admettre pour une actrice, mĂȘme dĂ©butante. Et que Barbara ait acceptĂ© de courir le risque d’incarner ce rĂŽle en nĂ©gatif en dit long sur la confiance qu’elle avait en Brel.« Je n’ai pas l’impression d’avoir tournĂ© un film, dira la chanteuse aprĂšs la sortie de Franz. J’ai seulement fait ce que Jacques me demandait de faire, parce que j’ai en lui une totale confiance, parce que j’éprouve pour lui Ă  la fois de l’affection et de l’admiration. MalgrĂ© certaines diffĂ©rences, un lien invisible nous unit qui fait que nous n’avons mĂȘme pas besoin de nous voir souvent pour nous comprendre. Quand nous nous tĂ©lĂ©phonons, par exemple, nous ne parlons pas beaucoup. Il suffit de quelques mots pour que chacun sache si l’autre est heureux ou pas, triste ou gai. Il faut dire que nous nous connaissons depuis vingt ans. »
Il est vrai que depuis le Bruxelles des annĂ©es cinquante, les chemins de Brel et de Barbara n’ont cessĂ© de se croiser, professionnellement et mĂȘme gĂ©ographiquement. Ainsi, en fĂ©vrier et mars 1967, lorsque Brel est en tournĂ©e en France. Le hasard fait qu’au mĂȘme moment Barbara chante dans les mĂȘmes villes, les mĂȘmes théùtres, Ă  deux jours d’intervalle. Le dernier jour, Ă  Romans, Brel offre un banquet rĂ©unissant les Ă©quipes des deux tournĂ©es. « On se rendait compte, Ă  les voir parler cĂŽte Ă  cĂŽte, dira la comĂ©dienne Micha Mayard, prĂ©sente au repas, qu’il y avait une profonde amitiĂ© entre eux. [
] C’était son frĂšre maudit. Ils avaient des relations impossibles et pourtant ils s’adoraient. »
Peu loquace sur le sujet, Brel dira simplement Ă  propos de son amie : « Barbara, c’est une fille bien. Elle a un grain, mais un beau grain. On est un peu amoureux, comme ça, depuis longtemps. »
Brel aborde le tournage de Franz avec des yeux d’enfant dĂ©couvrant un nouveau jouet. Il est partout, s’intĂ©resse Ă  tous les aspects du film, tant artistiques que techniques. On le voit, l’Ɠil dans le viseur de la camĂ©ra, en train de vĂ©rifier le cadrage. L’instant d’aprĂšs, il rĂšgle un combat de coqs, avant d’expliquer Ă  un pilote d’avion comment il veut le plan aĂ©rien de la plage de Blankenberge. Au milieu de cette suractivitĂ©, Barbara, qui connaĂźt mal le monde du cinĂ©ma, est un peu perdue. « J’avais l’impression d’ĂȘtre une enfant qu’on traĂźne Ă  l’école. J’étais complĂštement dĂ©sorientĂ©e. DĂšs mon arrivĂ©e, Jacques m’a dit : “Tiens, viens faire du vĂ©lo”, en me prĂ©sentant une bicyclette avec laquelle, le lendemain, je devais tourner une journĂ©e avant de dire une simple phrase. Sans Jacques je n’aurais pas pu tourner. Mais comme metteur en scĂšne, il est extraordinaire de gentillesse, de patience et de comprĂ©hension. Il dirige ses comĂ©diens comme il chante, avec autant de volontĂ© et de tendresse
 Il y a Ă©galement chez lui un cĂŽtĂ© enfantin, et je dirais mĂȘme naĂŻf. Par exemple, je porte dans le film une longue robe blanche. Il y tenait beaucoup. À tel point, qu’il a expliquĂ© au costumier exactement ce qu’il voulait, au moindre dĂ©tail prĂšs, comme s’il connaissait la couture depuis toujours. »
Infiniment « brellien » par ses thĂšmes, Franz donne une vision peu valorisante de la femme. Ainsi, LĂ©onie, le personnage incarnĂ© par Barbara, est-elle montrĂ©e dans la scĂšne finale en famille, oublieuse de son histoire d’amour avec Brel, qui lui s’y est engagĂ© jusqu’à la mort. Une maniĂšre de dĂ©noncer une fois de plus la prudence des femmes, incapables, selon Brel, d’ĂȘtre « Ă  la hauteur de l’amour ». Barbara, avec son talent de mĂ©dium pour capter la vĂ©ritĂ© profonde des ĂȘtres, ne sera jamais dupe de la rĂ©putation de ce faux misogyne. « Jacques a beaucoup de tendresse et de respect pour les femmes. On a toujours peur des gens que l’on aime parce qu’ils peuvent vous blesser profondĂ©ment. »
PrĂ©sentĂ© le 2 fĂ©vrier 1972, Franz reçoit de la critique un accueil mitigĂ©. MalgrĂ© toute sa gĂ©nĂ©rositĂ© et tout son talent, Brel n’est pas aussi grand cinĂ©aste que chanteur et auteur de chansons, et on le lui fait comprendre poliment. IndiffĂ©rent Ă  la critique, Brel aura le projet d’écrire une comĂ©die musicale pour Barbara et lui, mais la maladie et la mort l’en empĂȘcheront. Lorsque Ă  l’étĂ© 1978, Brel, atteint d’un cancer du poumon, rentrera des Marquises pour se faire hospitaliser, par pudeur il n’informera qu’un tout petit nombre d’amis, dont Charley Marouani, Juliette GrĂ©co et Barbara. FidĂšle jusqu’à la fin, la chanteuse suivra jour aprĂšs jour l’évolution du mal. DĂ©jouant la curiositĂ© des journalistes et des fans, elle se rendra plusieurs fois au chevet de son ami Ă  l’HĂŽpital franco-musulman de Bobigny oĂč Brel mourra le 9 octobre Ă  l’ñge de 49 ans.
Barbara portera en elle la mort de Brel comme une blessure qui ne se refermera jamais. Longtemps elle refusera d’en parler, Ă©ludant le sujet d’une phrase : « On ne peut parler de lui, de mĂȘme qu’on ne peut exprimer l’amour ». PrĂšs de vingt ans aprĂšs la mort de Brel et un an et demi avant sa propre mort, elle avouera Ă  la radio : « Je n’écoute pas Brel, parce qu’il est en moi. J’ai eu pendant longtemps beaucoup de mal Ă  l’écouter, je recommence seulement maintenant. » N’abordant que trĂšs rarement les sujets intimes dans les interviews, Barbara ne pouvait rendre hommage Ă  Brel que dans une chanson, quelle mettra plus de dix ans Ă  Ă©crire. En 1990, sur la scĂšne du théùtre Mogador, dans une lettre chantĂ©e Ă  Brel (gĂ©nialement intitulĂ©e Gauguin) elle livrera pour la premiĂšre fois publiquement son chagrin et sa tendresse intacte pour le chanteur disparu.

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lila

19 septembre 2023 11:43

😍

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LILAS

19 septembre 2023 09:29

Le Rire


Suis apothicaire, finie la tristesse
J'ai dans mon officine, un baume précieux
Et me fais force, d'vous apporter l'allégresse
Sur mon ordonnance, des moments délicieux

Je vous prescris matin et soir des fous rires
Sans modération, ni retenue aucune
Prenez et usez , mais n'allez pas en mourir
Ni vous en étouffer, comble d'infortune

Le rire contagieux n'étant pas dangereux
Contrairement Ă  celui jaune de couleur
Ou le rire amer, du sadique véreux
Il vous faut choisir, pour éviter la douleur

Glousser, pouffer, de grĂące point de ricanements
Riez à gorge déployée, en transe vos zygomatiques
Oublier vos soucis, jetez en les vils tourments
Pleurer de rire, vos larmes sont mystiques

Rire embarrassé, idiot, discret, nerveux
Pincé, convulsif, timide, un sourire
Chasse la morosité, vous rendra heureux
Laisser se répandre vos éclats de rire

Alors quoi de mieux qu'une franche rigolade
Se tordre, s'esclaffer, rire Ă  s'en pĂąmer
C'est tout de mĂȘme mieux qu'une bonne engueulade
Indispensable, le rire est proclamé

Remy dit Pilatom

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