
lila
Lâamour ne disparait jamais
La mort nâest rien
Je suis seulement passĂ© dans la piĂšce dâĂ cĂŽtĂ©.
Je suis moi et vous ĂȘtes vous
Ce que nous étions les uns pour les autres
Nous le sommes toujours.
Donnez- moi le nom que vous mâavez toujours donnĂ©
Parlez- moi comme vous lâavez toujours fait
Ne changez rien
Ne prenez pas un air triste ou solennel
Continuez Ă rire de ce qui nous faisait rire
Souriez, pensez Ă moi, priez pour moi
Que mon nom soit prononcé à la maison comme il a toujours été.
La vie signifie tout ce quâelle a toujours signifiĂ©
Elle est ce quâelle a toujours Ă©tĂ©
Le fil nâest pas coupĂ©.
Pourquoi serais-je hors de vos pensées simplement parce que je suis hors de votre vue ?
Je vous attends
Je ne suis pas loin
Juste de lâautre cĂŽtĂ© du chemin.
Vous voyez, tout est bien.
Auteur inconnu,
parfois attribué à Saint Augustin
Josephine22
Ma femme à accouché
Mon cheval s est brise la jambe
Contre une barriĂšre
La nourrice réclame de l argent
....elle m étrangle..elle m écorche vif !
Pour nourrir l enfant
Ou bien il reviendra brailler Ă la maison!!
RUTEBEUF (1230/1280)
La rime se fait en vieux français.
Josephine22
En Mai..quand les jours sont longs
Il m est doux et beau le chant des oiseaux lointains
Et quand je me suis séparé de la
Je me souviens d un Amour de Loin.
Je vais..accablé et courbe de désir
Si bien que le chant ni la fleur du beau pin
Ne me plaisent pas plus que l hiver glace.
Extrait de CANSO
Jaufre RUDEL (1125/1148)seigneur de BLAYE
Lyrique des troubadours..l amor de lonh...( L amour lointain ). Pour la Comtesse de Tripoli.
Josephine22
Dis qu as tu fait des jours enfuis
De ta jeunesse et de toi mĂȘme
De tes mains pleines de poĂšmes
Qui tremblaient au bout de la nuit
Il avait toujours dans la tĂȘte
Le manĂšge d anciens tourments
De la fenĂȘtre par moment
Parvenaient des bouffĂ©es de fĂȘte
Ou sont les lumiĂšres lointaines
Voici fermes les yeux éteints
Ce chant des lilas au matin
De Montmartre Ă Mortefontaine.
Tu meurs sans avoir vu le drame
Carco qui ne suis que chanter
Te souviens tu de cet été
De Nice oĂč nous nous rencontrames
On faisait semblant d ĂȘtre heureux
Le ciel ressemblait Ă la mer
MĂȘme l Aurore Ă©tait amĂšre
C était en l an quarante deux.
Excuse moi que je le dise
Dans ce Paris oĂč tu n es plu
Comme Guillaume l a voulu
Qu un nom qui se mélancolique
Que l avenir du moins n oublie
Ce qui fut le charme de l air
Le bonheur d ĂȘtre et le vin clair
La Seine douce dans son lit
Ce cĆur que l homme avec lui porte
Ne change pas avec le vent
Nous mettrons demain comme avant
Des coquelicots Ă nos portes.
Les mots que nous avons cueillis
Les voici pour celui qui meurt
Passent les gens et tu demeures
O..poĂšte de mon pays.
ADIEU Ă FRANCIS CARCO
Mai 1958
Louis ARAGON
lila
Puisque lâaube grandit, puisque voici lâaurore,
Puisque, aprĂšs mâavoir fui longtemps, lâespoir veut bien
Revoler devers moi qui lâappelle et lâimplore,
Puisque tout ce bonheur veut bien ĂȘtre le mien,
Câen est fait Ă prĂ©sent des funestes pensĂ©es,
Câen est fait des mauvais rĂȘves, ah ! câen est fait
Surtout de lâironie et des lĂšvres pincĂ©es
Et des mots oĂč lâesprit sans lâĂąme triomphait.
ArriÚre aussi les poings crispés et la colÚre
à propos des méchants et des sots rencontrés ;
ArriĂšre la rancune abominable ! arriĂšre
Lâoubli quâon cherche en des breuvages exĂ©crĂ©s !
Car je veux, maintenant quâun Ătre de lumiĂšre
A dans ma nuit profonde émis cette clarté
Dâune amour Ă la fois immortelle et premiĂšre,
De par la grùce, le sourire et la bonté,
Je veux, guidé par vous, beaux yeux aux flammes douces,
Par toi conduit, ĂŽ main oĂč tremblera ma main,
Marcher droit, que ce soit par des sentiers de mousses
Ou que rocs et cailloux encombrent le chemin ;
Oui, je veux marcher droit et calme dans la Vie,
Vers le but oĂč le sort dirigera mes pas,
Sans violence, sans remords et sans envie :
Ce sera le devoir heureux aux gais combats.
Et comme, pour bercer les lenteurs de la route,
Je chanterai des airs ingénus, je me dis
Quâelle mâĂ©coutera sans dĂ©plaisir sans doute ;
Et vraiment je ne veux pas dâautre Paradis.
Josephine22
lila a écrit :
Au pays de mon pĂšre on voit des bois sans nombre
La..des loups font parfois luire leurs yeux dans l ombre
Et la myrtille est noire au pied du chĂȘne vert.
J'adore!!
C est beau ...j aime beaucoup aussi..
On a eu des loups jusqu' au début du 20 Úme siÚcle!!!
Mon arriÚre grand mÚre m en parlait quand j' étais petite
Josephine22
lila a écrit :
PARDONNEZ-MOI JOSĂPHINE JE PARLAIS DE NOS AMANTS
Cela n'enlÚve rien à votre mérite ......
Votre amour pour les Ardennes est trĂšs profond
Pourquoi la Bretagne?Avez-vous Ă©pousĂ© un Breton?ou vous ĂȘtes-vous rapprochĂ©e de vos enfants?
Rires...mon Amour pour mes Ardennes m est cheville au corps!!!
J y retourne aussi souvent que je peux
J ai des amis De Toujours lĂ bas...j y ai vĂ©cu 60 annĂ©es heureuses..ils ont un gĂźte ou je sĂ©journe rĂ©guliĂšrement...on marchĂ© beaucoup en forĂȘt...on voyage en Belgique ..nous sommes Ă 2 km de la frontiĂšre...
Mon mari était Ardennais lui aussi...
Je suis en Bretagne pour ĂȘtre prĂšs de mon fils et d sa famille!!!
Je n' ai pas épouse de Breton en secondes noces..rires!!!
Dommage ..il y a de trÚs jolies chapelles dans la région...j aurais porte la coiffe des bigoudenes!!!
Bonne soirée Lila!!!
Josephine22
Lila...peut ĂȘtre serait il bien de rĂ©unir Rimbaud et Verlaine en suivant leurs traces
Sur les lieux qui les ont inspirés...ensemble.
Rimbaud est Ardennais comme vous le savez
Verlaine l est aussi cÎté France par sa mÚre
Et cote Belge par son pĂšre
Il passait ses vacances chez ses tantes .région Bouillon en Wallonie
Il a écrit..les villages de Pierre ardoisiÚre aux toits bleus...
Seront toujours mon coin de paradis
Au pays de mon pĂšre on voit des bois sans nombre
La..des loups font parfois luire leurs yeux dans l ombre
Et la myrtille est noire au pied du chĂȘne vert.
Et aussi :
Dans nos savoureuses Ardennes
Ou je fis le mal et le bien
Ici mortifié chrétien
La perpetrant qu'elles fredaines
J ai par le cours aventureux
De mes merites...et du reste
Coule d un flot léger et leste
Quelques jours tout de mĂȘmes heureux.
( Ses fredaines avec Rimbaud!!)
Le 8 juillet 1872.. les deux amoureux prennent le train Ă Paris pour les Ardennes.
Paul Ă la police Ă ses trousses..elle continue Ă traquer les communards
Et Verlaine fut de ces Canailles la!!!
Filons en Belgique
Les deux amoureux sont seuls au monde.
La Belgique sera leur paradis..ils vont vivre d amour et de biĂšre fraĂźche.
Ma BohĂšme Ă deux!!!
Ils partent pour Charleroi avec un arrĂȘt Ă Walcourt et sa riviĂšre au joli nom l Eau d Heure.
Verlaine y écrit
Briques et tuiles
O..les charmants
Petits asiles
Pour les Amants
à Charleroi la noire..Verlaine écrit :
PlutĂŽt des bouges
Que des maisons
Quels horizons
De forges rouges
Ensuite ils partent pour Bruxelles
Dans la capitale Belge..folles nuits au Grand HĂŽtel...
Bonne soirée Lila
Josephine22
lila a écrit :
BanniĂšres de mai
Aux branches claires des tilleuls
Meurt un maladif hallali.
Mais des chansons spirituelles
Voltigent parmi les groseilles.
Que notre sang rie en nos veines,
Voici sâenchevĂȘtrer les vignes.
Le ciel est joli comme un ange,
Lâazur et lâonde communient.
Je sors. Si un rayon me blesse
Je succomberai sur la mousse.
Quâon patiente et quâon sâennuie
Câest trop simple. Fi de mes peines.
Je veux que lâĂ©tĂ© dramatique
Me lie Ă son char de fortune.
Que par toi beaucoup, ĂŽ Nature,
- Ah ! moins seul et moins nul ! - je meure.
Au lieu que les Bergers, câest drĂŽle,
Meurent Ă peu prĂšs par le monde.
Je veux bien que les saisons mâusent.
Ă toi, Nature, je me rends ;
Et ma faim et toute ma soif.
Et, sâil te plaĂźt, nourris, abreuve.
Rien de rien ne mâillusionne ;
Câest rire aux parents, quâau soleil,
Mais moi je ne veux rire Ă rien ;
Et libre soit cette infortune.
Arthur Rimbaud
Vers nouveaux
đđđđ
lila
BanniĂšres de mai
Aux branches claires des tilleuls
Meurt un maladif hallali.
Mais des chansons spirituelles
Voltigent parmi les groseilles.
Que notre sang rie en nos veines,
Voici sâenchevĂȘtrer les vignes.
Le ciel est joli comme un ange,
Lâazur et lâonde communient.
Je sors. Si un rayon me blesse
Je succomberai sur la mousse.
Quâon patiente et quâon sâennuie
Câest trop simple. Fi de mes peines.
Je veux que lâĂ©tĂ© dramatique
Me lie Ă son char de fortune.
Que par toi beaucoup, ĂŽ Nature,
- Ah ! moins seul et moins nul ! - je meure.
Au lieu que les Bergers, câest drĂŽle,
Meurent Ă peu prĂšs par le monde.
Je veux bien que les saisons mâusent.
Ă toi, Nature, je me rends ;
Et ma faim et toute ma soif.
Et, sâil te plaĂźt, nourris, abreuve.
Rien de rien ne mâillusionne ;
Câest rire aux parents, quâau soleil,
Mais moi je ne veux rire Ă rien ;
Et libre soit cette infortune.
Arthur Rimbaud
Vers nouveaux
