
Josephine22
Souvenir..souvenir..que me v eux tu ? L Automne
Faisait voler la grive Ă travers l air atone
Et le soleil dardait un rayon monotone
Sur le bois jaunissant ou la bise detone.
Nous Ă©tions seul Ă seule et marchions en rĂȘvant..
Elle et moi..les cheveux et la pensée au vent.
Soudain..tournant vers moi son regard émouvant :
" Quel fut ton plus beau jour ?".. fit sa voix d or vivant.
Sa voix douce et sonore..au frais timbre angélique.
Un sourire discret lui donna la réplique..
Et je baisai sa main blanche..dévotement.
Ah! Les premiÚres fleurs..qu elles sont parfumées!
Et qu il bruit avec un murmure charmant
Le premier OUI.qui sort de lÚvres bien- aimées !
NEVERMORE
PoĂšme saturnien
Paul VERLAINE
Josephine22
De circonstance pour la St Valentin
Pour des Noces d Argent
Je voulais un poĂšme
Vif comme tir au but
Ni trop long..ni trop court.
Pour nos Noces d Argent..
Je te redis JE T AIME
Passe le temps si vite
TOI ..mon immense Amour.
Dans la vieille maison
La nuit Ă efface
D un coup d aile tout doux
Nos peines et nos ans.
TU es lĂ ..JE suis lĂ ..
Nous avons oublié
Comme un nuage rose
L effiloche du vent
Torsades claires montent dans la cheminée
Les flammes chantent
L Automne de nos Amours
Tes yeux ont pétille quand ma main s est fermée
Nos CĆur entendent encore
L Ăcho du premier jour..
CYR CHAIX
Reçu de mon mari pour nos 25 ans de bonheur...dans une autre vie.
Bonne fĂȘte aux Amoureux..
Josephine22
Les feuilles..à l automne de l année
Tombent..couleur chùtain..laissant dénudé
L arbre mÚre..dans maint repéré abrité
Ou l hiver froid et austĂšre..attend et guette.
Elles gisent amoncelées..et lorsque les perce neige égaient
Les ombres des grands bois..les feuilles sont encore lĂ ..
MĂȘme quand Ă travers les clairiĂšres le vent du sud embaumĂ©
Et les oiseaux et les rameaux proclament le Printemps arrivé
Les feuilles de l année derniÚre
Mackenzie BELL
PoĂšte anglais
lila
LibertĂ©, ĂgalitĂ©, FraternitĂ©.
Jean Aicard (1848-1921)
Recueil : Les jeunes croyances (1867).
Quand nous saurons bien tous que nous sommes des frĂšres,
Quand l'amour coulera dans le sang de nos cĆurs ;
Debout sur les engins des haines et des guerres,
Quand vainqueurs et vaincus s'embrasseront, vainqueurs ;
Quand, reniant le trÎne, un roi dira : « J'abdique !
J'abdique les hauteurs... je dois régner d'en bas ! »
Quand on aura compris la sainte République,
Quand les peuples n'auront ni prĂȘtres ni soldats !
Quand on ne verra plus sous les splendeurs célestes
Le théùtre forain, l'auberge aux toits branlants ;
Quand les forts et les grands n'auront plus sur leurs vestes
Les tatouages d'or des bouffons ambulants !
Quand l'homme bénira Dieu, créateur des mondes,
Ou dira : « Je ne puis monter jusqu'à la foi !
à Dieu qui t'es voilé de ténÚbres profondes,
Laisse-moi seul ! je vais, sans plus songer à toi ! »
Quand les foules, bien haut par l'Esprit emportées,
Jetteront dans l'oubli l'inutile douleur,
Quand douteurs et croyants, et sublimes athées
Ăclairciront les nuits de l'esprit par le cĆur !
Quand la science et l'art par leurs portes divines
Montreront l'inconnu : la Vie ou le Néant !
Quand tous les cĆurs auront dans toutes les poitrines
La régularité des flux de l'Océan !
Quand nous marcherons tous dans la mĂȘme pensĂ©e,
Cherchant un seul but, mĂȘme en des chemins divers ;
Quand vers ce but sera sans relùche fixée
Toute la volonté ferme de l'Univers !
Alors viendra la Paix, la grande NourriciĂšre !
Alors plus de patrie ! un seul peuple de dieux !
L'ĂgalitĂ© luira vivante sur la terre !
La Liberté vivra splendide sous les cieux !
lila
Hirondelle qui vient de la nue orageuse
Hirondelle fidĂšle, oĂč vas-tu ? dis-le-moi.
Quelle brise tâemporte, errante voyageuse ?
Ăcoute, je voudrais mâen aller avec toi,
Bien loin, bien loin dâici, vers dâimmenses rivages,
Vers de grands rochers nus, des grÚves, des déserts,
Dans lâinconnu muet, ou bien vers dâautres Ăąges,
Vers les astres errants qui roulent dans les airs.
Ah ! laisse-moi pleurer, pleurer, quand de tes ailes
Tu rases lâherbe verte et quâaux profonds concerts
Des forĂȘts et des vents tu rĂ©ponds des tourelles,
Avec ta rauque voix, mon doux oiseau des mers.
Hirondelle aux yeux noirs, hirondelle, je tâaime !
Je ne sais quel Ă©cho par toi mâest apportĂ©
Des rivages lointains ; pour vivre, loi suprĂȘme,
Il me faut, comme Ă toi, lâair et la libertĂ©.
Louise Michel
Josephine22
Pour retrouver Arthur Rimbaud enfant...
Leur pĂšre vient d abandonner femme et enfant ( hiver 1859/1860)
Elle la nouvelle année..à la suite brumeuse
Laissant trainer les plis de sa robe neigeuse
Sourit avec des pleurs..et chante en grelottant.
En 1861 Arthur à 7 ans..il habite la rue Bourbon.ou grelottent Les Effarés..
On le trouve tout entier dans les 64 vers du poĂšme Les PoĂštes de Sept ans
ĂcrasĂ© entre le livre du devoir et la Bible Ă la tranche Vert Chou de l implacable maman- flĂ©au
Tout le jour il suait l obéissance..trÚs
Intelligent..pourtant des tics noirs..quelques traits
Semblaient prouver en lui d acres hypocrisies!!
Il filait jouer avec la fille des ouvriers d à cÎté
La fille des ouvriers d à cÎté
La petite brutale et qu elle avait saute
Dans un coin sur son dos en secouant ses tresses..
Et qu il était sous elle..il lui mordait les fesses
Car elle ne portait jamais de pantalons.
Et par elle meurtri des points et des talons
Remportait les saveurs de sa peau dans sa chambre.
Saperlipopettouille...quel brillant collégien...
Il excelle en latin et en grec des la classe de troisiĂšme.
L élÚve Rimbaud ..espérance de toute une ville
Ă sept ans il faisait des romans sur la vie
Du grand désert ou luit la Liberté ravie..
ForĂȘts..soleils..rives..savanes ! Il s aidait
De journaux illustrés ou ; rouge il regardait
Des Espagnoles rire...
Lila j espĂšre que ces passages sur la prime jeunesse de Rimbaud vous plairont..
Ils sont moins connus que les magnifiques poĂšmes que l on admire tant..
Moi je leur trouve beaucoup d intĂ©rĂȘt et de fraĂźcheur..
lila
« Adieu, Meuse endormeuse et douce à mon enfance,
Qui demeures aux prĂ©s, oĂč tu coules tout bas.
Meuse, adieu : jâai dĂ©jĂ commencĂ© ma partance
En des pays nouveaux oĂč tu ne coules pas.
Voici que je mâen vais en des pays nouveaux :
Je ferai la bataille et passerai les fleuves ;
Je mâen vais mâessayer Ă de nouveaux travaux,
Je mâen vais commencer lĂ -bas des tĂąches neuves.
Et pendant ce temps-lĂ , Meuse ignorante et douce,
Tu couleras toujours, passante accoutumée,
Dans la vallĂ©e heureuse oĂč lâherbe vive pousse,
O Meuse inĂ©puisable et que jâavais aimĂ©e.
Un silence.
Tu couleras toujours dans lâheureuse vallĂ©e ;
OĂč tu coulais hier, tu couleras demain.
Tu ne sauras jamais la bergÚre en allée,
Qui sâamusait, enfant, Ă creuser de sa main
Des canaux dans la terre, - à jamais écroulés.
La bergĂšre sâen va, dĂ©laissant les moutons,
Et la fileuse va, délaissant les fuseaux.
Voici que je mâen vais loin de tes bonnes eaux,
Voici que je mâen vais bien loin de nos maisons.
Meuse qui ne sais rien de la souffrance humaine,
O Meuse inaltérable et douce à toute enfance,
O toi qui ne sais pas lâĂ©moi de la partance,
Toi qui passes toujours et qui ne pars jamais
O toi qui ne sais rien de nos mensonges faux,
O Meuse inaltĂ©rable, ĂŽ Meuse que jâaimais,
Un silence.
Quand reviendrai-je ici filer encor la laine ?
Quand verrai-je tes flots qui passent par chez nous ?
Quand nous reverrons-nous ? et nous reverrons-nous ?
Meuse que jâaime encore, ĂŽ ma Meuse que jâaime.
Un assez long silence.
Elle va voir si son oncle revient.
O maison de mon pĂšre oĂč jâai filĂ© la laine,
OĂč, les longs soirs dâhiver, assise au coin du feu,
JâĂ©coutais les chansons de la vieille Lorraine,
Le temps est arrivé que je vous dise adieu.
Tous les soirs passagĂšre en des maisons nouvelles,
Jâentendrai des chansons que je ne saurai pas ;
Tous les soirs, au sortir des batailles nouvelles,
Jâirai dans des maisons que je ne saurai pas.
Un silence.
Maison de pierre forte oĂč bientĂŽt ceux que jâaime,
Ayant su ma partance, - et mon mensonge aussi, -
Vont dĂ©sespĂ©rĂ©ment, Ă©plorĂ©s de moi-mĂȘme,
Autour du foyer mort prier Ă deux genoux,
Autour du foyer mort et trop vite élargi,
Quand pourrai-je le soir filer encor la laine ?
Assise au coin du feu pour les vieilles chansons ;
Quand pourrai-je dormir aprÚs avoir prié ?
Dans la maison fidĂšle et calme Ă la priĂšre ;
Quand nous reverrons-nous ? et nous reverrons-nous ?
O maison de mon pĂšre, ĂŽ ma maison que jâaime. »
PĂGUY
Josephine22
Donc toutes les saisons te seront douces
Que l Ă©tĂ© revĂȘte l ensemble de la terre
De verdure..ou que le rouge gorge chante..assis
Entre les touffes de neige .sur la branche dénudée
Du pommier moussu..tandis que le chaume tout proche
Fume...degelant au soleil..que les gouttes du soir
Tombent..étendues seulement dans les intervalles de l aquilon
Ou que le ministĂšre secret du givre
Les suspende en cristaux de glace silencieux..
Resplendissant..calmes..sous la lune calmée.
Le Givre Ă Minuit
S.T. COLERIDGE
( La rime est en anglais...mais c Ă n enlĂšve rien au charme du texte)
Josephine22
lila a écrit :
Lâamour ne disparait jamais
La mort nâest rien
Je suis seulement passĂ© dans la piĂšce dâĂ cĂŽtĂ©.
Je suis moi et vous ĂȘtes vous
Ce que nous étions les uns pour les autres
Nous le sommes toujours.
Donnez- moi le nom que vous mâavez toujours donnĂ©
Parlez- moi comme vous lâavez toujours fait
Ne changez rien
Ne prenez pas un air triste ou solennel
Continuez Ă rire de ce qui nous faisait rire
Souriez, pensez Ă moi, priez pour moi
Que mon nom soit prononcé à la maison comme il a toujours été.
La vie signifie tout ce quâelle a toujours signifiĂ©
Elle est ce quâelle a toujours Ă©tĂ©
Le fil nâest pas coupĂ©.
Pourquoi serais-je hors de vos pensées simplement parce que je suis hors de votre vue ?
Je vous attends
Je ne suis pas loin
Juste de lâautre cĂŽtĂ© du chemin.
Vous voyez, tout est bien.
Auteur inconnu,
parfois attribué à Saint Augustin
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