
Josephine22
Le cĆur fou Robinsonne Ă travers les romans
..Lorsque dans la clarté d un pùle réverbÚre.
Passe une demoiselle aux petits airs charmants..
Sous l ombre du faux-col effrayant de son pĂšre..
Et..comme elle vous trouve immensément naïf..
Tout en faisant trotter ses petites bottines..
Elle se tourne..alerte et d un mouvement vif..
..sur vos lĂšvres alors meurent les cavatines.
Extrait de ROMAN
Arthur RIMBAUD
Josephine22
lhuron a écrit :
JE NE SONGEAIS PAS Ă ROSE ...
Je ne songeais pas Ă ROSE ;
ROSE au bois vint avec moi ;
Nous parlions de quelque chose,
Mais je ne sais plus de quoi .
J'étais froid comme les marbres ;
Je marchais Ă pas distraits ;
Je parlais des fleurs , des arbres ;
Son Ćil semblait dire : AprĂšs ? "
La rosée offrait ses perles . Les taillis ses parasols ;
J'allais ; j'écoutais les merles
Et ROSE , les rossignols ;
Moi , seize ans et l'air morose .
Elle vingt ; ses yeux brillaient .
Les rossignols chantaient ROSE
Et les merles me sifflaient .
ROSE droite sur ses hanches
Leva son beau bras tremblant
Pour prendre une mûre aux branches;
Je ne vis pas son bras blanc .
Une eau courait fraĂźche et creuse ,
Sur les mousses de velours ;
Et la nature amoureuse
Dormait dans les grands bois sourds.
ROSE défit sa chaussure ,
Et mit , d'un air ingénu
Son petit pied dans l'eau pure ;
Je ne vis pas son pied nu;
Je ne savais que lui dire.
Je la suivais dans le bois ,
La voyant parfois sourire
Et soupirer quelquefois .
Je ne vis qu'elle était belle
Qu'en sortant des grands bois sourds.
" Soit , n'y pensons plus" ,dit - elle.
Depuis , j'y pense toujours .
Victor HUGO .
Magnifique..je ne connaissais pas ces vers d HUGO
Merci Ami lhuron ...qu elle chance de vous retrouver sur ce site
Vous allez l enrichir!!!
Suis impatiente de vous y lire..vous allez nous rĂ©galer..j en suis certaine...đ
Josephine22
lhuron a écrit :
En complĂ©ment du "POĂME Ă MON FRĂRE BLANC" :
Quand on visite les ossuaires de la Guerre de 14/18 , o s'aperçoit que les squelettes des soldats " indigĂšnes " ,venus d'Afrique ou d'Indochine ont absolument la mĂȘme couleur que ceux des " poilus " mĂ©tropolitains .
C est bien vrai...et la couleur de leur sang Ă©tait la mĂȘme!!!
On les plaçait souvent en premiÚre ligne..ces héros de NOS guerres...loin de chez eux!!
lhuron
JE NE SONGEAIS PAS Ă ROSE ...
Je ne songeais pas Ă ROSE ;
ROSE au bois vint avec moi ;
Nous parlions de quelque chose,
Mais je ne sais plus de quoi .
J'étais froid comme les marbres ;
Je marchais Ă pas distraits ;
Je parlais des fleurs , des arbres ;
Son Ćil semblait dire : AprĂšs ? "
La rosée offrait ses perles . Les taillis ses parasols ;
J'allais ; j'écoutais les merles
Et ROSE , les rossignols ;
Moi , seize ans et l'air morose .
Elle vingt ; ses yeux brillaient .
Les rossignols chantaient ROSE
Et les merles me sifflaient .
ROSE droite sur ses hanches
Leva son beau bras tremblant
Pour prendre une mûre aux branches;
Je ne vis pas son bras blanc .
Une eau courait fraĂźche et creuse ,
Sur les mousses de velours ;
Et la nature amoureuse
Dormait dans les grands bois sourds.
ROSE défit sa chaussure ,
Et mit , d'un air ingénu
Son petit pied dans l'eau pure ;
Je ne vis pas son pied nu;
Je ne savais que lui dire.
Je la suivais dans le bois ,
La voyant parfois sourire
Et soupirer quelquefois .
Je ne vis qu'elle était belle
Qu'en sortant des grands bois sourds.
" Soit , n'y pensons plus" ,dit - elle.
Depuis , j'y pense toujours .
Victor HUGO .
lhuron
En complĂ©ment du "POĂME Ă MON FRĂRE BLANC" :
Quand on visite les ossuaires de la Guerre de 14/18 , o s'aperçoit que les squelettes des soldats " indigĂšnes " ,venus d'Afrique ou d'Indochine ont absolument la mĂȘme couleur que ceux des " poilus " mĂ©tropolitains .
Josephine22
lila a écrit :
Pour Joséphine
Le pauvre songe
Peut-ĂȘtre un Soir mâattend
OĂč je boirai tranquille
En quelque vieille Ville,
Et mourrai plus content :
Puisque je suis patient !
Si mon mal se résigne
Si jâai jamais quelque or,
Choisirai-je le Nord
Ou le Pays des Vignes ? ...
- Ah ! songer est indigne
Puisque câest pure perte !
Et si je redeviens
Le voyageur ancien,
Jamais lâauberge verte
Ne peut bien mâĂȘtre ouverte.
J ADORE....ces vers de notre ARTHUR
Grand Merci Lila...
Bon samedi Ă vous
Ă ce soir!!
lila
Pour Joséphine
Le pauvre songe
Peut-ĂȘtre un Soir mâattend
OĂč je boirai tranquille
En quelque vieille Ville,
Et mourrai plus content :
Puisque je suis patient !
Si mon mal se résigne
Si jâai jamais quelque or,
Choisirai-je le Nord
Ou le Pays des Vignes ? ...
- Ah ! songer est indigne
Puisque câest pure perte !
Et si je redeviens
Le voyageur ancien,
Jamais lâauberge verte
Ne peut bien mâĂȘtre ouverte.
Josephine22
De Leopold.Sedar.SENGHOR
PoĂšme Ă mon frĂšre Blanc
Quand je suis né j étais noir
Quand j' ai grandi j étais noir
Quand je vais au soleil je suis noir
Quand je suis malade je suis noir
Quand j' ai peur je suis noir
Quand je mourrai je serai noir
Tandis que Toi..homme blanc
Quand tu es ne tu étais rose
Quand tu as grandi tu étais blanc
Quand tu es au soleil tu es rouge
Quand tu as froid tu es bleu
Quand tu as peur tu es vert
Quand tu es malade tu es jaune
Quand tu mourras tu seras gris
Alors..dis moi..de nous deux qui est l Homme de Couleur ?
Josephine22
lhuron a écrit :
PRIĂRE AUX MASQUES .
Masques ! ĂŽ masques !
masques noirs , masques rouges , vous masque blanc et noir
masques aux quatre points d'oĂč souffle l'Esprit
je vous salue dans le silence !
et pas toi le dernier ancĂȘtre Ă tĂȘte de lion
vous gardez ce lieu forclos Ă tout rire de femme Ă tout sourire qui se fane
vous distillez cet air d'Ă©ternitĂ© oĂč je respire l'air de mes PĂšres
masques aux visages sans masque dépouillés de toute fossette comme de toute ride
qui avez composé ce visage mien penché sur l'autel de papier blanc
à votre image écoutez - moi !
voici que meurt l'Afrique des empires - c'est l'agonie d'une princesse pitoyable
et aussi l'Europe à qui nous sommes attachés par le nombril
fixez vos yeux immuables sur vos enfants que l'on commande
qui donnent leur vie comme le pauvre son dernier vĂȘtement
que nous répondions présents à la renaissance du Monde !
ainsi le levain qui est nécessaire à la farine blanche
car qui apprendrait au monde défunt le rythme des machines et des canons ?
qui pousserait le cri de joie pour rĂ©veiller morts et orphelins Ă
l'aurore ?
qui rendrait la mémoire de vie à l'homme aux espoirs éventrés ?
ils nous disent les hommes du café du coton de l'huile
ils nous disent les hommes de la mort :
Nous sommes les hommes de la danse dont les pieds
reprennent vigueur en tapant le sol dur .
Léopold Sédar ENGHOR : Chants d'ombre .
Superbe...j aime beaucoup SENGHOR...
On vous retrouve avec ce texte AMI LHURON...MERCIđ
lhuron
PRIĂRE AUX MASQUES .
Masques ! ĂŽ masques !
masques noirs , masques rouges , vous masque blanc et noir
masques aux quatre points d'oĂč souffle l'Esprit
je vous salue dans le silence !
et pas toi le dernier ancĂȘtre Ă tĂȘte de lion
vous gardez ce lieu forclos Ă tout rire de femme Ă tout sourire qui se fane
vous distillez cet air d'Ă©ternitĂ© oĂč je respire l'air de mes PĂšres
masques aux visages sans masque dépouillés de toute fossette comme de toute ride
qui avez composé ce visage mien penché sur l'autel de papier blanc
à votre image écoutez - moi !
voici que meurt l'Afrique des empires - c'est l'agonie d'une princesse pitoyable
et aussi l'Europe à qui nous sommes attachés par le nombril
fixez vos yeux immuables sur vos enfants que l'on commande
qui donnent leur vie comme le pauvre son dernier vĂȘtement
que nous répondions présents à la renaissance du Monde !
ainsi le levain qui est nécessaire à la farine blanche
car qui apprendrait au monde défunt le rythme des machines et des canons ?
qui pousserait le cri de joie pour rĂ©veiller morts et orphelins Ă
l'aurore ?
qui rendrait la mémoire de vie à l'homme aux espoirs éventrés ?
ils nous disent les hommes du café du coton de l'huile
ils nous disent les hommes de la mort :
Nous sommes les hommes de la danse dont les pieds
reprennent vigueur en tapant le sol dur .
Léopold Sédar ENGHOR : Chants d'ombre .
lila
Comme une pierre que l'on jette
Dans l'eau vive d'un ruisseau
Et qui laisse derriĂšre elle
Des milliers de ronds dans l'eau
Comme un manĂšge de lune
Avec ses chevaux d'étoiles
Comme un anneau de Saturne
Un ballon de carnaval
Comme le chemin de ronde
Que font sans cesse les heures
Le voyage autour du monde
D'un tournesol dans sa fleur
Tu fais tourner de ton nom
Tous les moulins de mon cĆur
Comme un écheveau de laine
Entre les mains d'un enfant
Ou les mots d'une rengaine
Pris dans les harpes du vent
Comme un tourbillon de neige
Comme un vol de goélands
Sur des forĂȘts de NorvĂšge
Sur des moutons d'océan
Comme le chemin de ronde
Que font sans cesse les heures
Le voyage autour du monde
D'un tournesol dans sa fleur
Tu fais tourner de ton nom
Tous les moulins de mon cĆur
Ce jour-lĂ prĂšs de la source
Dieu sait ce que tu m'as dit
Mais l'été finit sa course
L'oiseau tomba de son nid
Et voila que sur le sable
Nos pas s'effacent dĂ©jĂ
Et je suis seul Ă la table
Qui résonne sous mes doigts
Comme un tambourin qui pleure
Sous les gouttes de la pluie
Comme les chansons qui meurent
AussitĂŽt qu'on les oublie
Et les feuilles de l'automne
Rencontre des ciels moins bleus
Et ton absence leur donne
La couleur de tes cheveux
Une pierre que l'on jette
Dans l'eau vive d'un ruisseau
Et qui laisse derriĂšre elle
Des milliers de ronds dans l'eau
Au vent des quatre saisons
Tu fais tourner de ton nom
Tous les moulins de mon cĆur
Josephine22
Par les soirs bleus d été...j irai dans les sentiers..
Picoté par les blés..fouler l herbe menue..
RĂȘveur..j en sentirai la fraĂźcheur Ă mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tĂȘte nue.
Je ne parlerai pas..je ne penserai Ă rien..
Mais l amour infini me montera dans l Ăąme.
Et j irai loin..bien loin..comme un bohémien
Par la Nature..heureux comme avec une femme.
SENSATION
Arthur RIMBAUD
