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lila - 3 mars 2020 17:29

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lila3 mars 2020 17:29

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Avatar Josephine22

Josephine22

6 mars 2021 18:27

Le cƓur fou Robinsonne à travers les romans
..Lorsque dans la clarté d un pùle réverbÚre.
Passe une demoiselle aux petits airs charmants..
Sous l ombre du faux-col effrayant de son pĂšre..

Et..comme elle vous trouve immensément naïf..
Tout en faisant trotter ses petites bottines..
Elle se tourne..alerte et d un mouvement vif..
..sur vos lĂšvres alors meurent les cavatines.

Extrait de ROMAN
Arthur RIMBAUD

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Josephine22

6 mars 2021 17:18
lhuron a écrit :
JE NE SONGEAIS PAS À ROSE ...

Je ne songeais pas Ă  ROSE ;
ROSE au bois vint avec moi ;
Nous parlions de quelque chose,
Mais je ne sais plus de quoi .

J'étais froid comme les marbres ;
Je marchais Ă  pas distraits ;
Je parlais des fleurs , des arbres ;
Son Ɠil semblait dire : Aprùs ? "

La rosée offrait ses perles . Les taillis ses parasols ;
J'allais ; j'écoutais les merles
Et ROSE , les rossignols ;
Moi , seize ans et l'air morose .

Elle vingt ; ses yeux brillaient .
Les rossignols chantaient ROSE
Et les merles me sifflaient .
ROSE droite sur ses hanches

Leva son beau bras tremblant
Pour prendre une mûre aux branches;
Je ne vis pas son bras blanc .
Une eau courait fraĂźche et creuse ,

Sur les mousses de velours ;
Et la nature amoureuse
Dormait dans les grands bois sourds.
ROSE défit sa chaussure ,

Et mit , d'un air ingénu
Son petit pied dans l'eau pure ;
Je ne vis pas son pied nu;
Je ne savais que lui dire.

Je la suivais dans le bois ,
La voyant parfois sourire
Et soupirer quelquefois .
Je ne vis qu'elle était belle
Qu'en sortant des grands bois sourds.
" Soit , n'y pensons plus" ,dit - elle.
Depuis , j'y pense toujours .

Victor HUGO .

Magnifique..je ne connaissais pas ces vers d HUGO
Merci Ami lhuron ...qu elle chance de vous retrouver sur ce site
Vous allez l enrichir!!!
Suis impatiente de vous y lire..vous allez nous rĂ©galer..j en suis certaine...😄

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Josephine22

6 mars 2021 17:14
lhuron a écrit :
En complĂ©ment du "POÈME À MON FRÈRE BLANC" :

Quand on visite les ossuaires de la Guerre de 14/18 , o s'aperçoit que les squelettes des soldats " indigĂšnes " ,venus d'Afrique ou d'Indochine ont absolument la mĂȘme couleur que ceux des " poilus " mĂ©tropolitains .

C est bien vrai...et la couleur de leur sang Ă©tait la mĂȘme!!!
On les plaçait souvent en premiÚre ligne..ces héros de NOS guerres...loin de chez eux!!

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lhuron

6 mars 2021 15:07

JE NE SONGEAIS PAS À ROSE ...

Je ne songeais pas Ă  ROSE ;
ROSE au bois vint avec moi ;
Nous parlions de quelque chose,
Mais je ne sais plus de quoi .

J'étais froid comme les marbres ;
Je marchais Ă  pas distraits ;
Je parlais des fleurs , des arbres ;
Son Ɠil semblait dire : Aprùs ? "

La rosée offrait ses perles . Les taillis ses parasols ;
J'allais ; j'écoutais les merles
Et ROSE , les rossignols ;
Moi , seize ans et l'air morose .

Elle vingt ; ses yeux brillaient .
Les rossignols chantaient ROSE
Et les merles me sifflaient .
ROSE droite sur ses hanches

Leva son beau bras tremblant
Pour prendre une mûre aux branches;
Je ne vis pas son bras blanc .
Une eau courait fraĂźche et creuse ,

Sur les mousses de velours ;
Et la nature amoureuse
Dormait dans les grands bois sourds.
ROSE défit sa chaussure ,

Et mit , d'un air ingénu
Son petit pied dans l'eau pure ;
Je ne vis pas son pied nu;
Je ne savais que lui dire.

Je la suivais dans le bois ,
La voyant parfois sourire
Et soupirer quelquefois .
Je ne vis qu'elle était belle
Qu'en sortant des grands bois sourds.
" Soit , n'y pensons plus" ,dit - elle.
Depuis , j'y pense toujours .

Victor HUGO .

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lhuron

6 mars 2021 14:38

En complĂ©ment du "POÈME À MON FRÈRE BLANC" :

Quand on visite les ossuaires de la Guerre de 14/18 , o s'aperçoit que les squelettes des soldats " indigĂšnes " ,venus d'Afrique ou d'Indochine ont absolument la mĂȘme couleur que ceux des " poilus " mĂ©tropolitains .

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Josephine22

6 mars 2021 08:05
lila a écrit :
Pour Joséphine


Le pauvre songe


Peut-ĂȘtre un Soir m’attend
OĂč je boirai tranquille
En quelque vieille Ville,
Et mourrai plus content :
Puisque je suis patient !

Si mon mal se résigne
Si j’ai jamais quelque or,
Choisirai-je le Nord
Ou le Pays des Vignes ? ...
- Ah ! songer est indigne

Puisque c’est pure perte !
Et si je redeviens
Le voyageur ancien,
Jamais l’auberge verte
Ne peut bien m’ĂȘtre ouverte.

J ADORE....ces vers de notre ARTHUR
Grand Merci Lila...
Bon samedi Ă  vous
À ce soir!!

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lila

6 mars 2021 03:13

Pour Joséphine


Le pauvre songe


Peut-ĂȘtre un Soir m’attend
OĂč je boirai tranquille
En quelque vieille Ville,
Et mourrai plus content :
Puisque je suis patient !

Si mon mal se résigne
Si j’ai jamais quelque or,
Choisirai-je le Nord
Ou le Pays des Vignes ? ...
- Ah ! songer est indigne

Puisque c’est pure perte !
Et si je redeviens
Le voyageur ancien,
Jamais l’auberge verte
Ne peut bien m’ĂȘtre ouverte.

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lila

5 mars 2021 17:08

DrĂŽle!

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Josephine22

5 mars 2021 16:32

De Leopold.Sedar.SENGHOR

PoĂšme Ă  mon frĂšre Blanc

Quand je suis né j étais noir
Quand j' ai grandi j étais noir
Quand je vais au soleil je suis noir
Quand je suis malade je suis noir
Quand j' ai peur je suis noir
Quand je mourrai je serai noir

Tandis que Toi..homme blanc
Quand tu es ne tu étais rose
Quand tu as grandi tu étais blanc
Quand tu es au soleil tu es rouge
Quand tu as froid tu es bleu
Quand tu as peur tu es vert
Quand tu es malade tu es jaune
Quand tu mourras tu seras gris

Alors..dis moi..de nous deux qui est l Homme de Couleur ?

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Josephine22

5 mars 2021 16:22
lhuron a écrit :
PRIÈRE AUX MASQUES .

Masques ! ĂŽ masques !
masques noirs , masques rouges , vous masque blanc et noir
masques aux quatre points d'oĂč souffle l'Esprit
je vous salue dans le silence !
et pas toi le dernier ancĂȘtre Ă  tĂȘte de lion
vous gardez ce lieu forclos Ă  tout rire de femme Ă  tout sourire qui se fane
vous distillez cet air d'Ă©ternitĂ© oĂč je respire l'air de mes PĂšres
masques aux visages sans masque dépouillés de toute fossette comme de toute ride
qui avez composé ce visage mien penché sur l'autel de papier blanc
à votre image écoutez - moi !
voici que meurt l'Afrique des empires - c'est l'agonie d'une princesse pitoyable
et aussi l'Europe à qui nous sommes attachés par le nombril
fixez vos yeux immuables sur vos enfants que l'on commande
qui donnent leur vie comme le pauvre son dernier vĂȘtement
que nous répondions présents à la renaissance du Monde !
ainsi le levain qui est nécessaire à la farine blanche
car qui apprendrait au monde défunt le rythme des machines et des canons ?
qui pousserait le cri de joie pour réveiller morts et orphelins à
l'aurore ?
qui rendrait la mémoire de vie à l'homme aux espoirs éventrés ?
ils nous disent les hommes du café du coton de l'huile
ils nous disent les hommes de la mort :
Nous sommes les hommes de la danse dont les pieds
reprennent vigueur en tapant le sol dur .
Léopold Sédar ENGHOR : Chants d'ombre .

Superbe...j aime beaucoup SENGHOR...
On vous retrouve avec ce texte AMI LHURON...MERCI😃

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lhuron

5 mars 2021 14:43

PRIÈRE AUX MASQUES .

Masques ! ĂŽ masques !
masques noirs , masques rouges , vous masque blanc et noir
masques aux quatre points d'oĂč souffle l'Esprit
je vous salue dans le silence !
et pas toi le dernier ancĂȘtre Ă  tĂȘte de lion
vous gardez ce lieu forclos Ă  tout rire de femme Ă  tout sourire qui se fane
vous distillez cet air d'Ă©ternitĂ© oĂč je respire l'air de mes PĂšres
masques aux visages sans masque dépouillés de toute fossette comme de toute ride
qui avez composé ce visage mien penché sur l'autel de papier blanc
à votre image écoutez - moi !
voici que meurt l'Afrique des empires - c'est l'agonie d'une princesse pitoyable
et aussi l'Europe à qui nous sommes attachés par le nombril
fixez vos yeux immuables sur vos enfants que l'on commande
qui donnent leur vie comme le pauvre son dernier vĂȘtement
que nous répondions présents à la renaissance du Monde !
ainsi le levain qui est nécessaire à la farine blanche
car qui apprendrait au monde défunt le rythme des machines et des canons ?
qui pousserait le cri de joie pour réveiller morts et orphelins à
l'aurore ?
qui rendrait la mémoire de vie à l'homme aux espoirs éventrés ?
ils nous disent les hommes du café du coton de l'huile
ils nous disent les hommes de la mort :
Nous sommes les hommes de la danse dont les pieds
reprennent vigueur en tapant le sol dur .
Léopold Sédar ENGHOR : Chants d'ombre .

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lila

5 mars 2021 13:04

Comme une pierre que l'on jette
Dans l'eau vive d'un ruisseau
Et qui laisse derriĂšre elle
Des milliers de ronds dans l'eau

Comme un manĂšge de lune
Avec ses chevaux d'étoiles
Comme un anneau de Saturne
Un ballon de carnaval

Comme le chemin de ronde
Que font sans cesse les heures
Le voyage autour du monde
D'un tournesol dans sa fleur

Tu fais tourner de ton nom
Tous les moulins de mon cƓur

Comme un écheveau de laine
Entre les mains d'un enfant
Ou les mots d'une rengaine
Pris dans les harpes du vent

Comme un tourbillon de neige
Comme un vol de goélands
Sur des forĂȘts de NorvĂšge
Sur des moutons d'océan

Comme le chemin de ronde
Que font sans cesse les heures
Le voyage autour du monde
D'un tournesol dans sa fleur

Tu fais tourner de ton nom
Tous les moulins de mon cƓur

Ce jour-lĂ  prĂšs de la source
Dieu sait ce que tu m'as dit
Mais l'été finit sa course
L'oiseau tomba de son nid

Et voila que sur le sable
Nos pas s'effacent déjà
Et je suis seul Ă  la table
Qui résonne sous mes doigts

Comme un tambourin qui pleure
Sous les gouttes de la pluie
Comme les chansons qui meurent
AussitĂŽt qu'on les oublie

Et les feuilles de l'automne
Rencontre des ciels moins bleus
Et ton absence leur donne
La couleur de tes cheveux

Une pierre que l'on jette
Dans l'eau vive d'un ruisseau
Et qui laisse derriĂšre elle
Des milliers de ronds dans l'eau

Au vent des quatre saisons
Tu fais tourner de ton nom
Tous les moulins de mon cƓur

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lila

4 mars 2021 19:41

😍

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Josephine22

4 mars 2021 17:12

Par les soirs bleus d été...j irai dans les sentiers..
Picoté par les blés..fouler l herbe menue..
RĂȘveur..j en sentirai la fraĂźcheur Ă  mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tĂȘte nue.

Je ne parlerai pas..je ne penserai Ă  rien..
Mais l amour infini me montera dans l Ăąme.
Et j irai loin..bien loin..comme un bohémien
Par la Nature..heureux comme avec une femme.

SENSATION
Arthur RIMBAUD

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lila

4 mars 2021 08:26

😋

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