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🐞 CITATIONS,TEXTES,POÉSIES,CHANTS QUE VOUS AIMEZ 🐞

lila - 3 mars 2020 17:29

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lila3 mars 2020 17:29

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lila

12 mars 2021 02:37

Qu'ai-je donc fait ? J'ai aimĂ© l'eau, la lumiĂšre, le soleil, les matins d'Ă©tĂ©, les ports, la douceur du soir dans les collines et une foule de dĂ©tails sans le moindre intĂ©rĂȘt comme cet olivier trĂšs rond dont je me souviens encore dans la baie de Fethiye ou un escalier bleu et blanc flanquĂ© de deux fontaines dans un village des Pouilles dont j'ai oubliĂ© le nom. Je ne regrette ni d'ĂȘtre venu ni de devoir repartir vers quelque chose d'inconnu dont personne, grĂące Ă  Dieu, n'a jamais pu rien savoir. J'ai trouvĂ© la vie trĂšs belle et assez longue Ă  mon goĂ»t. J'ai eu de la chance. Merci. J'ai commis des fautes et des erreurs. Pardon. Pensez Ă  moi de temps en temps. Saluez le monde pour moi quand je ne serai plus lĂ . C'est une drĂŽle de machine Ă  faire verser des larmes de sang et Ă  rendre fou de bonheur. Je me retourne encore une fois sur ce temps perdu et gagnĂ© et je me dis, je me trompe peut-ĂȘtre, qu'il m'a donnĂ© - comme ça, pour rien, avec beaucoup de grĂące et de bonne volontĂ© - ce qu'il y a eu de meilleur de toute Ă©ternitĂ© : la vie d'un homme parmi les autres.»°
°Jean d'Ormesson

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lila

12 mars 2021 02:33

chanson «Nuit et Brouillard» Jean Ferrat

Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers......................................................................................
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants
Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent
Ils se croyaient des hommes, n’étaient plus que des nombres
Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés
Dùs que la main retombe, il ne reste qu’une ombre
Ils ne devaient jamais plus revoir un été
La fuite monotone et sans hĂąte du temps
Survivre encore un jour, une heure, obstinément
Combien de tours de roues, d’arrĂȘts et de dĂ©parts
Qui n’en finissent pas de distiller l’espoir................................................................................................................

Ils s’appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel
Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vishnou
D’autres ne priaient pas, mais qu’importe le ciel
Ils voulaient simplement ne plus vivre Ă  genoux
...................................................................................................................................................................................
Ils n’arrivaient pas tous à la fin du voyage
Ceux qui sont revenus peuvent-ils ĂȘtre heureux
Ils essaient d’oublier, Ă©tonnĂ©s qu’à leur Ăąge
Les veines de leurs bras soient devenues si bleues
..............................................................................................................................................................................
Les Allemands guettaient du haut des miradors
La lune se taisait comme vous vous taisiez
En regardant au loin, en regardant dehors
Votre chair était tendre à leurs chiens policiers
..............................................................................................................................................
On me dit Ă  prĂ©sent que ces mots n’ont plus cours
Qu’il vaut mieux ne chanter que des chansons d’amour
Que le sang sùche vite en entrant dans l’histoire
Et qu’il ne sert à rien de prendre une guitare
.............................................................................................................................................

Mais qui donc est de taille Ă  pouvoir m’arrĂȘter
L’ombre s’est faite humaine, aujourd’hui c’est l’étĂ©
Je twisterais les mots s’il fallait les twister
Pour qu’un jour les enfants sachent qui vous Ă©tiez
....................................................................................................................................................
Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants
Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent

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lila

12 mars 2021 01:38

-

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Josephine22

11 mars 2021 19:22

Transcendantalistes

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Josephine22

11 mars 2021 19:09
lila a écrit :
Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grĂące Ă  ses yeux.Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l’habitude
refaisant tous les jours les mĂȘmes chemins,
celui qui ne change jamais de repĂšre,
Ne se risque jamais Ă  changer la couleur
de ses vĂȘtements
Ou qui ne parle jamais Ă  un inconnuIl meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d’émotions
celles qui redonnent la lumiĂšre dans les yeux
et réparent les coeurs blessés

Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu’il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour rĂ©aliser ses rĂȘves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n’a fui les conseils sensĂ©s.

Vis maintenant!
Risque-toi aujourd’hui!
Agis tout de suite!
Ne te laisse pas mourir lentement!
Ne te prive pas d’ĂȘtre heureux!

Pablo Neruda

Superbe...bien d accord avec lui

Il a été un exemple du courage et de l engagement personnel...
Il rejoint les idées transcadentalistes d Emerson et Thoreau...
Carpe Diem

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lila

11 mars 2021 18:09

Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grĂące Ă  ses yeux.Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l’habitude
refaisant tous les jours les mĂȘmes chemins,
celui qui ne change jamais de repĂšre,
Ne se risque jamais Ă  changer la couleur
de ses vĂȘtements
Ou qui ne parle jamais Ă  un inconnuIl meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d’émotions
celles qui redonnent la lumiĂšre dans les yeux
et réparent les coeurs blessés

Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu’il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour rĂ©aliser ses rĂȘves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n’a fui les conseils sensĂ©s.

Vis maintenant!
Risque-toi aujourd’hui!
Agis tout de suite!
Ne te laisse pas mourir lentement!
Ne te prive pas d’ĂȘtre heureux!

Pablo Neruda

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Josephine22

11 mars 2021 18:06
lila a écrit :
c'était une grande amoureuse

Je crois bien..😂

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lila

11 mars 2021 18:03
Josephine22 a écrit :
Les Roses de SAADI

J ai voulu ce matin te rapporter des roses.
Mais..j en avais tant pris dans mes ceintures closes
Que les noeuds trop serrés n ont pu les contenir.

Les noeuds ont éclaté.Les roses envolées
Dans le vent..à la mer s en sont toutes allées.
Elles ont suivi l eau pour ne plus revenir.

La vague en a paru rouge et comme enflammée.
Ce soir..ma robe encore en est toute embaumée...
Respires -en sur moi l odorant souvenir.

Marceline DESBORDES -VALMORE

c'était une grande amoureuse

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Josephine22

11 mars 2021 17:59

Les Roses de SAADI

J ai voulu ce matin te rapporter des roses.
Mais..j en avais tant pris dans mes ceintures closes
Que les noeuds trop serrés n ont pu les contenir.

Les noeuds ont éclaté.Les roses envolées
Dans le vent..à la mer s en sont toutes allées.
Elles ont suivi l eau pour ne plus revenir.

La vague en a paru rouge et comme enflammée.
Ce soir..ma robe encore en est toute embaumée...
Respires -en sur moi l odorant souvenir.

Marceline DESBORDES -VALMORE

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Josephine22

11 mars 2021 17:50
lila a écrit :
A Mme du ChĂątelet

« Si vous voulez que j’aime encore,
Rendez-moi l’ñge des amours ;
Au crépuscule de mes jours
Rejoignez, s’il se peut, l’aurore.

Des beaux lieux oĂč le dieu du vin
Avec l’Amour tient son empire,
Le Temps, qui me prend par la main,
M’avertit que je me retire.

De son inflexible rigueur
Tirons au moins quelque avantage.
Qui n’a pas l’esprit de son ñge,
De son Ăąge a tout le malheur.

Laissons Ă  la belle jeunesse
Ses folĂątres emportements.
Nous ne vivons que deux moments :
Qu’il en soit un pour la sagesse.

Quoi ! pour toujours vous me fuyez,
Tendresse, illusion, folie,
Dons du ciel, qui me consoliez
Des amertumes de la vie !

On meurt deux fois, je le vois bien :
Cesser d’aimer et d’ĂȘtre aimable,
C’est une mort insupportable ;
Cesser de vivre, ce n’est rien. »

Ainsi je déplorais la perte
Des erreurs de mes premiers ans ;
Et mon ùme, aux désirs ouverte,
Regrettait ses égarements.

Du ciel alors daignant descendre,
L’AmitiĂ© vint Ă  mon secours ;
Elle Ă©tait peut-ĂȘtre aussi tendre,
Mais moins vive que les Amours.

Touché de sa beauté nouvelle,
Et de sa lumiÚre éclairé,
Je la suivis; mais je pleurai
De ne pouvoir plus suivre qu’elle.

Voltaire (François Marie Arouet)

Trùs beau 😘

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lila

11 mars 2021 17:27

A Mme du ChĂątelet

« Si vous voulez que j’aime encore,
Rendez-moi l’ñge des amours ;
Au crépuscule de mes jours
Rejoignez, s’il se peut, l’aurore.

Des beaux lieux oĂč le dieu du vin
Avec l’Amour tient son empire,
Le Temps, qui me prend par la main,
M’avertit que je me retire.

De son inflexible rigueur
Tirons au moins quelque avantage.
Qui n’a pas l’esprit de son ñge,
De son Ăąge a tout le malheur.

Laissons Ă  la belle jeunesse
Ses folĂątres emportements.
Nous ne vivons que deux moments :
Qu’il en soit un pour la sagesse.

Quoi ! pour toujours vous me fuyez,
Tendresse, illusion, folie,
Dons du ciel, qui me consoliez
Des amertumes de la vie !

On meurt deux fois, je le vois bien :
Cesser d’aimer et d’ĂȘtre aimable,
C’est une mort insupportable ;
Cesser de vivre, ce n’est rien. »

Ainsi je déplorais la perte
Des erreurs de mes premiers ans ;
Et mon ùme, aux désirs ouverte,
Regrettait ses égarements.

Du ciel alors daignant descendre,
L’AmitiĂ© vint Ă  mon secours ;
Elle Ă©tait peut-ĂȘtre aussi tendre,
Mais moins vive que les Amours.

Touché de sa beauté nouvelle,
Et de sa lumiÚre éclairé,
Je la suivis; mais je pleurai
De ne pouvoir plus suivre qu’elle.

Voltaire (François Marie Arouet)

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Josephine22

11 mars 2021 09:07
lhuron a écrit :
Admirable mais terrible prosopopĂ©e qui rĂ©veille bien des souvenirs enfouis : alertes diurnes et nocturnes ,bombardements , actions de sabotages , la peur et la faim , la LibĂ©ration avec tous ses dĂ©bordements , les AmĂ©ricains ,- demi - dieux libĂ©rateurs - ,les maquisards , vainqueurs Ă  Estivareille d'une colonne allemande qui se repliait depuis LE PUY EN VELAY sur Saint Étienne , les drapeaux tricolores qui fleurissaient aux fenĂȘtres , les cloches qui sonnaient , le retour de mon oncle , prisonnier , celui d'un voisin , dĂ©portĂ© Ă  DACHAU ,dĂ©cĂ©dĂ© le lendemain de son retour ... Tout cela , c'est loin , trĂšs loin ... Restent posĂ©es les questions suivantes : qui a donnĂ© l'ordre aux Maquis de se grouper et de se faire massacrer , aux GliĂšres , au Vercors , au Mont Mouchet sans les Ă©quiper d'un armement lourd ? Et surtout , qui a livrĂ© Jean MOULIN Ă  la Gestapo ?

En ce qui concerne Jean Moulin on a parlé d une trahison engendrée par une rivalité
Amoureuse ??? Peut ĂȘtre l arbre qui cache la forĂȘt...

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Josephine22

11 mars 2021 08:56
lila a écrit :
IL Y A LA POÉSIE ET IL Y A LA RÉALITÉ

Oui Lila...

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Josephine22

11 mars 2021 08:55

Dans les Ardennes ...occupées par la Panzer Division et la Gestapo...
En juin 1944..
105 maquisards du maquis Prisme..des Manises...prÚs de Revin..furent encerclés..isolés..sans secours..
Ils seront arrĂȘtĂ©s..tortures..Et fusillĂ©s sur les lieux par groupes de cinq..mitraillĂ©e de balles dans le dos pendant plus de 2 heures.
Leurs corps furent dĂ©posĂ©s dans des charniers creuses par eux mĂȘmes !..19 fosses communes..
Ils furent trahis eux aussi...
Un monument trÚs émouvant a été érigé à l endroit du massacre! PrÚs du hameau Les Vieux Moulins de Thilay.
Une femme Margueritte Fontaine ..Ă  la tĂȘte (avec sa famille) d un important rĂ©seau de rĂ©sistance
Fut élevée au rang de Chevalier de la Légion d Honneur..en 1969.
Un livre écrit par la romanciÚre ardennaise Eva Thomas rassemble tout son journal.
La fille de Margueritte ..Georgette vit toujours...je passe prendre un café avec elle à chaque fois que je vais marcher dans ses grands bois..
Elle est intarissable sur le passé..une mémoire vive...

La trahison à sévit partout..en ces temps de guerre..
Aucun coupable n à été désigné!!
Les actes héroïques eux..sont présents dans les memoires

.

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lila

11 mars 2021 08:23

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaĂźne
Ohé, partisans, ouvriers et paysans c'est l'alarme
Ce soir l'ennemi connaĂźtra le prix du sang et des larmes.

Montez de la mine, descendez des collines, camarades,
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades,
Ohé, les tueurs, à vos armes et vos couteaux, tirez vite,
Ohé, saboteurs, attention à ton fardeau, dynamite.

C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frĂšres
La haine Ă  nos trousses et la faim qui nous pousse, la misĂšre
II y a des pays oĂč les gens au creux des lits font des rĂȘves
Ici, nous, vois-tu, nous on marche, nous on tue ou on crĂšve.

Ici, chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe
Ami, si tu tombes, un ami sort de l'ombre Ă  ta place,
Demain du sang noir séchera au grand soleil sur nos routes
Chantez, compagnons, dans la nuit la liberté nous écoute.

Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaĂźne
Ami, entends-tu le vol noir du corbeau sur la plaine

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