
lila
Qu'ai-je donc fait ? J'ai aimĂ© l'eau, la lumiĂšre, le soleil, les matins d'Ă©tĂ©, les ports, la douceur du soir dans les collines et une foule de dĂ©tails sans le moindre intĂ©rĂȘt comme cet olivier trĂšs rond dont je me souviens encore dans la baie de Fethiye ou un escalier bleu et blanc flanquĂ© de deux fontaines dans un village des Pouilles dont j'ai oubliĂ© le nom. Je ne regrette ni d'ĂȘtre venu ni de devoir repartir vers quelque chose d'inconnu dont personne, grĂące Ă Dieu, n'a jamais pu rien savoir. J'ai trouvĂ© la vie trĂšs belle et assez longue Ă mon goĂ»t. J'ai eu de la chance. Merci. J'ai commis des fautes et des erreurs. Pardon. Pensez Ă moi de temps en temps. Saluez le monde pour moi quand je ne serai plus lĂ . C'est une drĂŽle de machine Ă faire verser des larmes de sang et Ă rendre fou de bonheur. Je me retourne encore une fois sur ce temps perdu et gagnĂ© et je me dis, je me trompe peut-ĂȘtre, qu'il m'a donnĂ© - comme ça, pour rien, avec beaucoup de grĂące et de bonne volontĂ© - ce qu'il y a eu de meilleur de toute Ă©ternitĂ© : la vie d'un homme parmi les autres.»°
°Jean d'Ormesson
lila
chanson «Nuit et Brouillard» Jean Ferrat
Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers......................................................................................
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants
Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent
Ils se croyaient des hommes, nâĂ©taient plus que des nombres
Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés
DĂšs que la main retombe, il ne reste quâune ombre
Ils ne devaient jamais plus revoir un été
La fuite monotone et sans hĂąte du temps
Survivre encore un jour, une heure, obstinément
Combien de tours de roues, dâarrĂȘts et de dĂ©parts
Qui nâen finissent pas de distiller lâespoir................................................................................................................
Ils sâappelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel
Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vishnou
Dâautres ne priaient pas, mais quâimporte le ciel
Ils voulaient simplement ne plus vivre Ă genoux
...................................................................................................................................................................................
Ils nâarrivaient pas tous Ă la fin du voyage
Ceux qui sont revenus peuvent-ils ĂȘtre heureux
Ils essaient dâoublier, Ă©tonnĂ©s quâĂ leur Ăąge
Les veines de leurs bras soient devenues si bleues
..............................................................................................................................................................................
Les Allemands guettaient du haut des miradors
La lune se taisait comme vous vous taisiez
En regardant au loin, en regardant dehors
Votre chair était tendre à leurs chiens policiers
..............................................................................................................................................
On me dit Ă prĂ©sent que ces mots nâont plus cours
Quâil vaut mieux ne chanter que des chansons dâamour
Que le sang sĂšche vite en entrant dans lâhistoire
Et quâil ne sert Ă rien de prendre une guitare
.............................................................................................................................................
Mais qui donc est de taille Ă pouvoir mâarrĂȘter
Lâombre sâest faite humaine, aujourdâhui câest lâĂ©tĂ©
Je twisterais les mots sâil fallait les twister
Pour quâun jour les enfants sachent qui vous Ă©tiez
....................................................................................................................................................
Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants
Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent
Josephine22
lila a écrit :
Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui nâĂ©coute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grĂące Ă ses yeux.Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.
Il meurt lentement
celui qui devient esclave de lâhabitude
refaisant tous les jours les mĂȘmes chemins,
celui qui ne change jamais de repĂšre,
Ne se risque jamais Ă changer la couleur
de ses vĂȘtements
Ou qui ne parle jamais Ă un inconnuIl meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon dâĂ©motions
celles qui redonnent la lumiĂšre dans les yeux
et réparent les coeurs blessés
Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsquâil est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour rĂ©aliser ses rĂȘves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
nâa fui les conseils sensĂ©s.
Vis maintenant!
Risque-toi aujourdâhui!
Agis tout de suite!
Ne te laisse pas mourir lentement!
Ne te prive pas dâĂȘtre heureux!
Pablo Neruda
Superbe...bien d accord avec lui
Il a été un exemple du courage et de l engagement personnel...
Il rejoint les idées transcadentalistes d Emerson et Thoreau...
Carpe Diem
lila
Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui nâĂ©coute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grĂące Ă ses yeux.Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.
Il meurt lentement
celui qui devient esclave de lâhabitude
refaisant tous les jours les mĂȘmes chemins,
celui qui ne change jamais de repĂšre,
Ne se risque jamais Ă changer la couleur
de ses vĂȘtements
Ou qui ne parle jamais Ă un inconnuIl meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon dâĂ©motions
celles qui redonnent la lumiĂšre dans les yeux
et réparent les coeurs blessés
Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsquâil est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour rĂ©aliser ses rĂȘves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
nâa fui les conseils sensĂ©s.
Vis maintenant!
Risque-toi aujourdâhui!
Agis tout de suite!
Ne te laisse pas mourir lentement!
Ne te prive pas dâĂȘtre heureux!
Pablo Neruda
lila
Josephine22 a écrit :
Les Roses de SAADI
J ai voulu ce matin te rapporter des roses.
Mais..j en avais tant pris dans mes ceintures closes
Que les noeuds trop serrés n ont pu les contenir.
Les noeuds ont éclaté.Les roses envolées
Dans le vent..à la mer s en sont toutes allées.
Elles ont suivi l eau pour ne plus revenir.
La vague en a paru rouge et comme enflammée.
Ce soir..ma robe encore en est toute embaumée...
Respires -en sur moi l odorant souvenir.
Marceline DESBORDES -VALMORE
c'était une grande amoureuse
Josephine22
Les Roses de SAADI
J ai voulu ce matin te rapporter des roses.
Mais..j en avais tant pris dans mes ceintures closes
Que les noeuds trop serrés n ont pu les contenir.
Les noeuds ont éclaté.Les roses envolées
Dans le vent..à la mer s en sont toutes allées.
Elles ont suivi l eau pour ne plus revenir.
La vague en a paru rouge et comme enflammée.
Ce soir..ma robe encore en est toute embaumée...
Respires -en sur moi l odorant souvenir.
Marceline DESBORDES -VALMORE
Josephine22
lila a écrit :
A Mme du ChĂątelet
« Si vous voulez que jâaime encore,
Rendez-moi lâĂąge des amours ;
Au crépuscule de mes jours
Rejoignez, sâil se peut, lâaurore.
Des beaux lieux oĂč le dieu du vin
Avec lâAmour tient son empire,
Le Temps, qui me prend par la main,
Mâavertit que je me retire.
De son inflexible rigueur
Tirons au moins quelque avantage.
Qui nâa pas lâesprit de son Ăąge,
De son Ăąge a tout le malheur.
Laissons Ă la belle jeunesse
Ses folĂątres emportements.
Nous ne vivons que deux moments :
Quâil en soit un pour la sagesse.
Quoi ! pour toujours vous me fuyez,
Tendresse, illusion, folie,
Dons du ciel, qui me consoliez
Des amertumes de la vie !
On meurt deux fois, je le vois bien :
Cesser dâaimer et dâĂȘtre aimable,
Câest une mort insupportable ;
Cesser de vivre, ce nâest rien. »
Ainsi je déplorais la perte
Des erreurs de mes premiers ans ;
Et mon ùme, aux désirs ouverte,
Regrettait ses égarements.
Du ciel alors daignant descendre,
LâAmitiĂ© vint Ă mon secours ;
Elle Ă©tait peut-ĂȘtre aussi tendre,
Mais moins vive que les Amours.
Touché de sa beauté nouvelle,
Et de sa lumiÚre éclairé,
Je la suivis; mais je pleurai
De ne pouvoir plus suivre quâelle.
Voltaire (François Marie Arouet)
TrĂšs beau đ
lila
A Mme du ChĂątelet
« Si vous voulez que jâaime encore,
Rendez-moi lâĂąge des amours ;
Au crépuscule de mes jours
Rejoignez, sâil se peut, lâaurore.
Des beaux lieux oĂč le dieu du vin
Avec lâAmour tient son empire,
Le Temps, qui me prend par la main,
Mâavertit que je me retire.
De son inflexible rigueur
Tirons au moins quelque avantage.
Qui nâa pas lâesprit de son Ăąge,
De son Ăąge a tout le malheur.
Laissons Ă la belle jeunesse
Ses folĂątres emportements.
Nous ne vivons que deux moments :
Quâil en soit un pour la sagesse.
Quoi ! pour toujours vous me fuyez,
Tendresse, illusion, folie,
Dons du ciel, qui me consoliez
Des amertumes de la vie !
On meurt deux fois, je le vois bien :
Cesser dâaimer et dâĂȘtre aimable,
Câest une mort insupportable ;
Cesser de vivre, ce nâest rien. »
Ainsi je déplorais la perte
Des erreurs de mes premiers ans ;
Et mon ùme, aux désirs ouverte,
Regrettait ses égarements.
Du ciel alors daignant descendre,
LâAmitiĂ© vint Ă mon secours ;
Elle Ă©tait peut-ĂȘtre aussi tendre,
Mais moins vive que les Amours.
Touché de sa beauté nouvelle,
Et de sa lumiÚre éclairé,
Je la suivis; mais je pleurai
De ne pouvoir plus suivre quâelle.
Voltaire (François Marie Arouet)
Josephine22
lhuron a écrit :
Admirable mais terrible prosopopĂ©e qui rĂ©veille bien des souvenirs enfouis : alertes diurnes et nocturnes ,bombardements , actions de sabotages , la peur et la faim , la LibĂ©ration avec tous ses dĂ©bordements , les AmĂ©ricains ,- demi - dieux libĂ©rateurs - ,les maquisards , vainqueurs Ă Estivareille d'une colonne allemande qui se repliait depuis LE PUY EN VELAY sur Saint Ătienne , les drapeaux tricolores qui fleurissaient aux fenĂȘtres , les cloches qui sonnaient , le retour de mon oncle , prisonnier , celui d'un voisin , dĂ©portĂ© Ă DACHAU ,dĂ©cĂ©dĂ© le lendemain de son retour ... Tout cela , c'est loin , trĂšs loin ... Restent posĂ©es les questions suivantes : qui a donnĂ© l'ordre aux Maquis de se grouper et de se faire massacrer , aux GliĂšres , au Vercors , au Mont Mouchet sans les Ă©quiper d'un armement lourd ? Et surtout , qui a livrĂ© Jean MOULIN Ă la Gestapo ?
En ce qui concerne Jean Moulin on a parlé d une trahison engendrée par une rivalité
Amoureuse ??? Peut ĂȘtre l arbre qui cache la forĂȘt...
Josephine22
Dans les Ardennes ...occupées par la Panzer Division et la Gestapo...
En juin 1944..
105 maquisards du maquis Prisme..des Manises...prÚs de Revin..furent encerclés..isolés..sans secours..
Ils seront arrĂȘtĂ©s..tortures..Et fusillĂ©s sur les lieux par groupes de cinq..mitraillĂ©e de balles dans le dos pendant plus de 2 heures.
Leurs corps furent dĂ©posĂ©s dans des charniers creuses par eux mĂȘmes !..19 fosses communes..
Ils furent trahis eux aussi...
Un monument trÚs émouvant a été érigé à l endroit du massacre! PrÚs du hameau Les Vieux Moulins de Thilay.
Une femme Margueritte Fontaine ..Ă la tĂȘte (avec sa famille) d un important rĂ©seau de rĂ©sistance
Fut élevée au rang de Chevalier de la Légion d Honneur..en 1969.
Un livre écrit par la romanciÚre ardennaise Eva Thomas rassemble tout son journal.
La fille de Margueritte ..Georgette vit toujours...je passe prendre un café avec elle à chaque fois que je vais marcher dans ses grands bois..
Elle est intarissable sur le passé..une mémoire vive...
La trahison à sévit partout..en ces temps de guerre..
Aucun coupable n à été désigné!!
Les actes héroïques eux..sont présents dans les memoires
.
lila
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaĂźne
Ohé, partisans, ouvriers et paysans c'est l'alarme
Ce soir l'ennemi connaĂźtra le prix du sang et des larmes.
Montez de la mine, descendez des collines, camarades,
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades,
Ohé, les tueurs, à vos armes et vos couteaux, tirez vite,
Ohé, saboteurs, attention à ton fardeau, dynamite.
C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frĂšres
La haine Ă nos trousses et la faim qui nous pousse, la misĂšre
II y a des pays oĂč les gens au creux des lits font des rĂȘves
Ici, nous, vois-tu, nous on marche, nous on tue ou on crĂšve.
Ici, chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe
Ami, si tu tombes, un ami sort de l'ombre Ă ta place,
Demain du sang noir séchera au grand soleil sur nos routes
Chantez, compagnons, dans la nuit la liberté nous écoute.
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaĂźne
Ami, entends-tu le vol noir du corbeau sur la plaine