
Josephine22
Lorsque s en vient le soir qui tourne par la porte
Vivre à la profondeur soudain d un champ de blé
Je te retrouvé Amour avec mes mains tremblees
Qui m es la terre tendre entre les feuilles mortes
Et nous nous defaisons de nos habits volés.
Rien n à calme ces mains que j' ai de te connaître
Gardant du premier soit ce trouble à te toucher
Je te retrouvé Amour si longuement cherchee
Comme si tout à coup s ouvrait une fenêtre
Et si tu renonçais a toujours te cacher.
Je suis à tout jamais ta scène et ton théâtre
Où le rideau d aimer s envole n' importe où
L étoile neige en moi son éternel mois d' août
Rien n à calme ce cœur en te voyant de battre
Il me fait mal à force et rien ne m est plus doux.
Tu m es pourtant toujours la furtive passante
Qu on retient par miracle au détour d un instant
Rien n à calmé ma peur je doute et je t attends
Dieu perd les pas qu il fait lorsque tu m es absente
Un regard te suffit à faire le beau temps.
Lorsque s en vient le soir qui tourne par la porte
Vivre à la profondeur soudain d un champ de blé
Je te retrouve Amour avec mes mains tremblees
Qui m es la terre tendre entre les feuilles mortes
Et nous nous defaisons de nos habits volés.
Du peu de mots d aimer
L.ARAGON
Merveilleusement mit en musique et interprété par Jean FERRAT
Pour LILA...
J ai rencontre Jean FERRAT dans son village d Ardèche il y a très longtemps.
Il était Magnifique!!!
Quand je vais en Provence..je m arrête sur sa tombe..face à SA montagne tant aimée !!!
lila
Victor HUGO
1802 - 188
Ce siècle avait deux ans ! Rome remplaçait Sparte,
Déjà Napoléon perçait sous Bonaparte,
Et du premier consul, déjà, par maint endroit,
Le front de l'empereur brisait le masque étroit.
Alors dans Besançon, vieille ville espagnole,
Jeté comme la graine au gré de l'air qui vole,
Naquit d'un sang breton et lorrain à la fois
Un enfant sans couleur, sans regard et sans voix ;
Si débile qu'il fut, ainsi qu'une chimère,
Abandonné de tous, excepté de sa mère,
Et que son cou ployé comme un frêle roseau
Fit faire en même temps sa bière et son berceau.
Cet enfant que la vie effaçait de son livre,
Et qui n'avait pas même un lendemain à vivre,
C'est moi. -
Je vous dirai peut-être quelque jour
Quel lait pur, que de soins, que de voeux, que d'amour,
Prodigués pour ma vie en naissant condamnée,
M'ont fait deux fois l'enfant de ma mère obstinée,
Ange qui sur trois fils attachés à ses pas
Épandait son amour et ne mesurait pas !
Ô l'amour d'une mère ! amour que nul n'oublie !
Pain merveilleux qu'un dieu partage et multiplie !
Table toujours servie au paternel foyer !
Chacun en a sa part et tous l'ont tout entier !
Je pourrai dire un jour, lorsque la nuit douteuse
Fera parler les soirs ma vieillesse conteuse,
Comment ce haut destin de gloire et de terreur
Qui remuait le monde aux pas de l'empereur,
Dans son souffle orageux m'emportant sans défense,
A tous les vents de l'air fit flotter mon enfance.
Car, lorsque l'aquilon bat ses flots palpitants,
L'océan convulsif tourmente en même temps
Le navire à trois ponts qui tonne avec l'orage,
Et la feuille échappée aux arbres du rivage !
Maintenant, jeune encore et souvent éprouvé,
J'ai plus d'un souvenir profondément gravé,
Et l'on peut distinguer bien des choses passées
Dans ces plis de mon front que creusent mes pensées.
Certes, plus d'un vieillard sans flamme et sans cheveux,
Tombé de lassitude au bout de tous ses voeux,
Pâlirait s'il voyait, comme un gouffre dans l'onde,
Mon âme où ma pensée habite, comme un monde,
Tout ce que j'ai souffert, tout ce que j'ai tenté,
Tout ce qui m'a menti comme un fruit avorté,
Mon plus beau temps passé sans espoir qu'il renaisse,
Les amours, les travaux, les deuils de ma jeunesse,
Et quoiqu'encore à l'âge où l'avenir sourit,
Le livre de mon coeur à toute page écrit !
Si parfois de mon sein s'envolent mes pensées,
Mes chansons par le monde en lambeaux dispersées ;
S'il me plaît de cacher l'amour et la douleur
Dans le coin d'un roman ironique et railleur ;
Si j'ébranle la scène avec ma fantaisie,
Si j'entre-choque aux yeux d'une foule choisie
D'autres hommes comme eux, vivant tous à la fois
De mon souffle et parlant au peuple avec ma voix ;
Si ma tête, fournaise où mon esprit s'allume,
Jette le vers d'airain qui bouillonne et qui fume
Dans le rythme profond, moule mystérieux
D'où sort la strophe ouvrant ses ailes dans les cieux ;
C'est que l'amour, la tombe, et la gloire, et la vie,
L'onde qui fuit, par l'onde incessamment suivie,
Tout souffle, tout rayon, ou propice ou fatal,
Fait reluire et vibrer mon âme de cristal,
Mon âme aux mille voix, que le Dieu que j'adore
Mit au centre de tout comme un écho sonore !
D'ailleurs j'ai purement passé les jours mauvais,
Et je sais d'où je viens, si j'ignore où je vais.
L'orage des partis avec son vent de flamme
Sans en altérer l'onde a remué mon âme.
Rien d'immonde en mon coeur, pas de limon impur
Qui n'attendît qu'un vent pour en troubler l'azur !
Après avoir chanté, j'écoute et je contemple,
A l'empereur tombé dressant dans l'ombre un temple,
Aimant la liberté pour ses fruits, pour ses fleurs,
Le trône pour son droit, le roi pour ses malheurs ;
Fidèle enfin au sang qu'ont versé dans ma veine
Mon père vieux soldat, ma mère vendéenne !
Josephine22
lila a écrit :
Que ce soit dimanche ou lundi
Soir ou matin, minuit, midi
Dans l'enfer ou le paradis
Les amours aux amours ressemblent
C'était hier que je t'ai dit
......................................................................................................................................................................................
Nous dormirons ensemble
......................................................................................................................................................................................
C'était hier et c'est demain
Je n'ai plus que toi de chemin
J'ai mis mon cœur entre tes mains
Avec le tien comme il va l'amble
Tout ce qu'il a de temps humain
Nous dormirons ensemble
......................................................................................................................................................................................
Mon amour ce qui fut sera
Le ciel est sur nous comme un drap
J'ai refermé sur toi mes bras
Et tant je t'aime que j'en tremble
Aussi longtemps que tu voudras
Nous dormirons ensemble
Magnifique...Lila..j écoute FERRAT très souvent...c est mon chanteur préféré (français)
Bon dimanche à toi 😘
Josephine22
lhuron a écrit :
@LILA : Pourrais - tu indiquer le nom de l'auteur de ce beau texte ?Merci.
@JOSÉPHINE : Vite , l'adresse de ce charcutier ! j'y cours... 😃
Charcutier à Allé sur Semois..en Wallonie ..Belgique
J y fais le plein pour mon fils avant de rentrer!!! Je remplis la glacière!!!
Leurs noix de jambon..saucissons de marcassins...pâtes de gibier...des merveilles
Lhuron.tu serais content...😘
lila
Que ce soit dimanche ou lundi
Soir ou matin, minuit, midi
Dans l'enfer ou le paradis
Les amours aux amours ressemblent
C'était hier que je t'ai dit
......................................................................................................................................................................................
Nous dormirons ensemble
......................................................................................................................................................................................
C'était hier et c'est demain
Je n'ai plus que toi de chemin
J'ai mis mon cœur entre tes mains
Avec le tien comme il va l'amble
Tout ce qu'il a de temps humain
Nous dormirons ensemble
......................................................................................................................................................................................
Mon amour ce qui fut sera
Le ciel est sur nous comme un drap
J'ai refermé sur toi mes bras
Et tant je t'aime que j'en tremble
Aussi longtemps que tu voudras
Nous dormirons ensemble
lila
Toi le frère que je n'ai jamais eu
Sais-tu si tu avais vécu
Ce que nous aurions fait ensemble
Un an après moi, tu serais né
Alors on se serait plus quitté
Comme deux amis qui se ressemblent
On aurait appris l'argot par cœur
J'aurais été ton professeur
À mon école buissonnière
Sûr qu'un jour on se serait battu
Pour peu qu'alors on ait connu
Ensemble la même première
Mais tu n'es pas là
À qui la faute ?
Pas à mon père
Pas à ma mère
Tu aurais pu chanter cela
Toi le frère que je n'ai jamais eu
Si tu savais ce que j'ai bu
De mes chagrins en solitaire
Si tu ne m'avais pas fait faux bond
Tu aurais fini mes chansons
Je t'aurais appris à en faire
Si la vie s'était comportée mieux
Elle aurait divisé en deux
Les paires de gants, les paires de claques
Elle aurait surement partagé
Les mots d'amour et les pavés
Les filles et les coups de matraque
Toi le frère que je n'aurais jamais
Je suis moins seul de t'avoir fait
Pour un instant, pour une fille
Je t'ai dérangé, tu me pardonnes
Ici quand tout vous abandonne
On se fabrique une famille
Mais tu n'es pas là
À qui la faute ?
Pas à mon père
Pas à ma mère
Tu aurais pu chanter cela
Toi le frère que je n'aurais jamais
Je suis moins seul de t'avoir fait
Pour un instant, pour une fille
Je t'ai dérangé, tu me pardonnes
Ici quand tout vous abandonne
Josephine22
L Étalage du charcutier Ardennais
(Pour en faire saliver Quelques uns !!)
Sur les étalages ensoleillés par les feuilles d or..les lièvres et les perdrix gisent dans leurs robes rousses.
Les faisans font la sieste dans leur parure dorée et sur une souche tordue rongée par le lichen gris
La grive semble dormir doucement.
De l autre côté des chaînes de boudins serpentent sur des claies de bambou.
Dans la cheminée de carton rouge des jambons dodus dansent dans leur pantalon de toile blanche.
Couche sur un plateau verdi par le temps..parmi les feuilles de menthe..un gros salami pourpre montre ses boules de graisse blanche.
Un jeune chevreau empaillé regarde d un air doux et plein de vie.
Dans la boutique..qu'elle odeur ! Celle de la menthe se mêle au fumet des jambons...
Odeur de Ardennes!!!
Benoît BELGES
Mais...c est UNE des odeurs !!!la Forêt en est pleine !!!
Josephine22
lhuron a écrit :
JOSÉPHINE: Tu ne me choques pas du tout , car j'ai toujours été contre la peine capitale ; à choisir , LOUIS XIV ou son successeur , le " Bien Aimé " auraient plus mérité la peine capitale que LOUIS XVI et MARIE ANTOINETTE ! Mais on ne réécrit pas l' Histoire et ils ont trop chèrement payé les frasques , les erreurs , et les dépenses somptuaires de leurs prédécesseurs ... Quant à la Révolution , comme toutes les guerres civiles , elle a été jalonnée d'horreurs . Dans notre région , le " commissaire " JAVOGUE a laissé une sinistre réputation : dans le patois de la Haute Loire , on dit :
" JAVOUGNE " pour désigner un teigneux !
On sait bien qu il fallait un grand bouleversement...révolution..renverser la monarchie..
Le peuple avait besoin de ça....
Mais les grandes figures !!!
lhuron
JOSÉPHINE: Tu ne me choques pas du tout , car j'ai toujours été contre la peine capitale ; à choisir , LOUIS XIV ou son successeur , le " Bien Aimé " auraient plus mérité la peine capitale que LOUIS XVI et MARIE ANTOINETTE ! Mais on ne réécrit pas l' Histoire et ils ont trop chèrement payé les frasques , les erreurs , et les dépenses somptuaires de leurs prédécesseurs ... Quant à la Révolution , comme toutes les guerres civiles , elle a été jalonnée d'horreurs . Dans notre région , le " commissaire " JAVOGUE a laissé une sinistre réputation : dans le patois de la Haute Loire , on dit :
" JAVOUGNE " pour désigner un teigneux !
Josephine22
lhuron a écrit :
COMPLAINTE AMOUREUSE .
Oui , dès l'instant que je vous vis ,
Beauté féroce , vous me plûtes ;
De l'amour qu'en vos yeux je pris ,
Sur le champ vous vous aperçûtes ;
Mais de quel air froid vous reçûtes
Tous les soins que pour vous , je pris !
Combien de soupirs je rendis !
De quelle cruauté vous fûtes !
Et quel profond dédain vous eûtes
Pour les vœux que je vous offris !
En vais je priais , je gémis :
Dans votre dureté vous sûtes
Mépriser tout ce que je fis .
Même un jour je vous écrivis
Un billet tendre que vous lûtes ,
Et je ne sais comment vous pûtes
Lire de sang froid ce que j'y mis .
Ah ! fallait - il que je vous visse ,
Fallait - il que vous me plussiez ,
Qu'ingénument je vous le disse ,
Qu'avec orgueil , vous vous tussiez !
Fallait - il que je vous aimasse ,
Que vous me désespérassiez ,
Et qu'en vain , je m'opiniâtrasse ,
Et que je vous idolâtrasse
Pour que vous m'assassinassiez .
Alphonse ALLAIS , 1854 - 1905 .
Opiniatrasse...
Assassinassiez...
La dérision d À. Allais..!!!
Ça nous change d Ophélie ....
Qu elle originalité ce soir...
La culture n a pas de frontière..tout dépend de l Auteur...😮
Même si nous n avons pas la chance de nous rencontrer...que de bons moments
Dans l Amitié et la Culture...
Josephine22
lhuron a écrit :
Aujourd'hui , je change de registre : comme dit le proverbe : " Changement d'herbage réjouit les veaux " .Ça me fait penser que chaque 21 janvier , à la Sainte Chapelle , on célèbre une messe pour commémorer l'exécution du roi LOUIS XVI , pendant que dans un immeuble voisin , le club des amateurs de la tête de veau se réunit pour déguster leur plat préféré . Pardon pour cette digression: je suis un incorrigible bavard . Il est probable que nous ne nous rencontrerons jamais, mais nous conserverons le souvenir de bons moments passés ensemble et merci à toutes les deux d'avoir accepté le tutoiement : comme je ne vous vois pas , il était tout à fait normal que je vous tutoie . 😃
Qu elle horreur !!! Fêter l exécution du roi en mangeant de la tête de veau !!😣😣😣
Quel bain de sang à la révolution !!!!
L exécution de la Reine..la honte !!!
J ai eu l occasion de visiter son cachot à la conciergerie..et la salle du tribunal..
En mettant la main sur les poignées de porte ou Elle était passée..j ai pleure !!!
Les barbares qui ont fait ça. ..
J aime beaucoup l Histoire de France...mais j évite cette période là...
Je te choque Ci -devant Lhuron.....chacun sa sensibilité !!!
Bonne soirée...à demain