
Josephine22
lhuron a écrit :
JOSÉPHINE :Je n'ai nullement eu l'intention d'infliger une interro écrite , c'était bon pour l'autre vie et , depuis , j'ai tourné la page .Comme Ronsard a aimé ces trois femmes , il était tout à fait normal que je cite une œuvre concernant chacune d'elle ... sinon , la scène de jalousie ... Il était aussi tout à fait normal de conclure avec le sonnet , magnifique , de HÉRÉDIA .
Pour la petite histoire , lorsqu'il écrivit le " SONNET À HÉLÈNE " il avait 57 ans , chauve , "brehaigne "- il lui manquait des dents , perclus de rhumatismes : je comprends le refus d'HÉLÈNE qui était dans tout l'éclat de sa jeunesse. Aurais - tu agi différemment à son âge ? Ça me rappelle le Comte d'ESSEX , amant de la reine ELIZABETH I ère:il rentrait à l'improviste de sa campagne , victorieuse contre les Irlandais et découvrit , une femme , chauve , ridée , une vraie " sorcière ; il éclata de rire en voyant que c'était sa maîtresse , la reine . Elle lui fit payer très cher son hilarité incongrue en le faisant décapiter ! Autres temps ! autres mœurs !
Je sais bien mon Ami Lhuron...c était une plaisanterie de ma part..l interro!!!
Tu nous regales avec tous ces magnifiques textes qu il faut faire perdurer tant que l on pourra !...Ronsard était donc si décrépit à 57 ans !!! Mais toujours aussi amoureux et plein d espoir.
S il n avait pas été comme ça nous n aurions pas ces beaux vers un peu rancuniers !!
À la place d Hélène ..j aurais fait pareil !
Pour Elisabeth première..elle avait les gènes de son père qui avait la décapitation facile !
Ses pauvres femmes en ont perdu la tête ☺
Encore merci à Toi pour nous apporter cette culture...avec humour de surcroît
lhuron
JOSÉPHINE :Je n'ai nullement eu l'intention d'infliger une interro écrite , c'était bon pour l'autre vie et , depuis , j'ai tourné la page .Comme Ronsard a aimé ces trois femmes , il était tout à fait normal que je cite une œuvre concernant chacune d'elle ... sinon , la scène de jalousie ... Il était aussi tout à fait normal de conclure avec le sonnet , magnifique , de HÉRÉDIA .
Pour la petite histoire , lorsqu'il écrivit le " SONNET À HÉLÈNE " il avait 57 ans , chauve , "brehaigne "- il lui manquait des dents , perclus de rhumatismes : je comprends le refus d'HÉLÈNE qui était dans tout l'éclat de sa jeunesse. Aurais - tu agi différemment à son âge ? Ça me rappelle le Comte d'ESSEX , amant de la reine ELIZABETH I ère:il rentrait à l'improviste de sa campagne , victorieuse contre les Irlandais et découvrit , une femme , chauve , ridée , une vraie " sorcière ; il éclata de rire en voyant que c'était sa maîtresse , la reine . Elle lui fit payer très cher son hilarité incongrue en le faisant décapiter ! Autres temps ! autres mœurs !
lhuron
LILA : Tu nous offres une pensée très sage qui me rappelle , ce que le grand chef Sioux , SITTING BULL disait :
"Quand l'homme blance aura mangé le dernier poisson , empoisonné la dernière rivière , abattu le dernier arbre , il s'apercevra que l'argent ne se mange pas ! "
lila
Nous nous sommes endormis dans un monde et nous nous sommes réveillés dans un autre.
Soudain, Disney n'a plus de magie,
Paris n'est plus romantique, New York ne reste plus debout, le mur chinois n'est plus une forteresse, et la Mecque est vidée.
Les câlins et les bisous deviennent soudainement des armes et le fait de ne pas rendre visite aux parents et aux amis devient un acte d'amour.
Soudain, vous avez réalisé que le pouvoir, la beauté, l'argent ne valaient rien et ne pouvaient pas vous procurer l'oxygène pour lequel vous vous battiez.
Le Monde continue sa vie et il est magnifique ; il ne met en cage que les humains. Je pense qu'il nous envoie un message :
"Vous n'êtes pas indispensables. L'air, la terre, l'eau et le ciel sans vous vont bien. Et même mieux.
Quand vous reviendrez, rappelez-vous que vous êtes mes invités... Pas mes maîtres."
À mediter ..
Josephine22
Comme un chevreuil ..quand le printemps détruit
L oiseux cristal de la morne gelée
Pour mieux brouter l herbette emmiellee
Hors de son bois avec l Aube s enfuit
Et seul..et sûr..loin de chiens et de bruit
Or sur un mont..or dans une vallée
Or près d une onde à l écart recelee..
Libre folâtre où son pied le conduit.
De rets ne..d arc sa liberté n a crainte
Sinon alors que sa vie est atteinte
D un trait meurtrier empourpre de son sang :
Ainsi j allais sans espoir de dommage.
Le jour qu un œil sur l avril de mon âge
Tira d un coup mille traits dans mon flanc
Sonnet LIX.des Amours
Josephine22
lhuron a écrit :
À CASSANDRE .
Mignonne , allons voir si la rose ,
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au soleil ,
A point perdu cette vesprée
Les plis de sa robe pourprée ,
Et son teint au vostre pareil .
Las! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne , elle a dessus la place ,
Las , las, ses beautez laissé choir !
Ô vrayment marastre nature ,
Puis qu'une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !
Donc , si vous me croyez , mignonne ,
Tandis que vostre aage fleuronne
En sa plus verte nouveauté ,
Cueillez , cueillez vostre jeunesse :
Comme à ceste fleur , la vieillesse
Fera ternir vostre beauté .
Pierre de RONSARD
SONNET À HÉLÈNE .
Quand vous serez bien vieille , au soir , à la chandelle ,
Assise auprès du feu , dévidant en filant ,
Direz , lisant mes vers , en vous esmerveillant :
" Ronsard me celebroit du temps que j'estois belle. "
Lors , vous n'aurez servante , oyant telle nouvelle ,
Déjà sous le labeur à demi sommeillant ,
Qui , au bruit de Ronsard , ne s'aille réveillant ,
Bénissant vostre nom de louange immortelle .
Je serai sous la terre et , fantosme sans os ,
Par les ombres myrteux , je prendrai mon repos .
Vous serez au foyer une vieille accroupie ,
Regrettant mon amour et vostre fier desdain.
Vivez , si m'en croyez , n'attendez à demain :
Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie .
Pierre de RONSARD
À UNE BELLEPARESSEUSE .
Marie , levez - vous , vous estes paresseuse .
Ja la gaye alouette au ciel a fredonné,
Et le rossignol doucement jargonné ,
Dessus l'espine assis , sa complainte amoureuse .
Sus debout , allons voir l'herbelette perleuse ,
Et vostre beau rosier de boutons couronné ,
Et vos œillets mignons auxquels vous aviez donné
Hier au soir de l'eau d'une main si soigneuse .
Harsoir en vous couchant vous jurastes vos yeux
D'estre plustost que moy ce matin esveillée ;
Mais le dormir de l'aube , aux filles gracieux,
Vous tient d'un doux sommeil encor les yeux sillée .
Çà çà ,que je les baise et vostre beau tétin,
Cent fois pour vous apprendre à vous lever matin.
Pierre de RONSARD - 1524 -1585 : Les Amours .
SUR LE LIVRE DES AMOURS DE PIERRE DE RONSARD .
Jadis plus d'un amant , aux jardins de Bourgueil,
A gravé plus d'un nom dans l'écorce qu'il ouvre,
Et plus d'un cœur sous l'or des hauts plafonds du Louvre
À l'éclair d'un sourire a tressailli d'orgueil .
Qu'importe? rien n'a dit leur ivresse ou leur deuil ;
Ils gisent tout entiers entre quatre ais de rouvre
Et nul l'a disputé sous l'herbe qui les couvre ,
Leur inerte poussière à l'oubli du cercueil .
Tout meurt . Marie , Hélène et toi , fière Cassandre ,
Vos beaux corps ne seraient plus qu'une insensible cendre
- Les roses et les lys n'ont pas de lendemain -
Si Ronsard sur la Seine ou sur la blonde Loire ,
N'eût tressé pour vos fronts , d'une immortelle main ,
Aux myrtes de l'Amour le laurier de la Gloire .
José Maria de HÉRÉDIA - 1842 - 1905 : Les Trophées
Très beau poème de J.M. HEREDIA 😃
Josephine22
Josephine22 a écrit :
Bonsoir Ami Lhuron...c est une interro écrite ???
Cassandre fait partie du premier livre des Amours
Marie du second
Hélène viendrait donc en 3eme position. !😃
J aime beaucoup Ronsard..
Il n était ni beau ni riche..mais pas besoin..quel charmeur de ces Dames !!!
Je mets un poème plus haut ..issu des Amours..
Sur la Liberté illusoire du chevreuil foudroyé de flèches!!
C est cette liberté que Ronsard à tenté de garder face aux contraintes liées au service des Grands et de la Cour..
J espère avoir la moyenne...mes études dates de 2000 !!!!et ma mémoire descend !!!😣
Pour le charcutier..c est mon cholestérol qui monte !!!😣
Josephine22
lhuron a écrit :
J'ignore si j(ai respecté l'ordre chronologique ,mais ce sont les 3 femmes que RONSARD a aimées et qui l'ont snobé car il n'était ni très beau , ni très riche ni de grande noblesse . Environ 3 siècles plus tard , HÉRÉDIA l 'a , en partie , vengé.Bonne lecture. Je me rappelle avoir appris le SONNET À HÉLÈNE en CE2 : cela serait - il possible aujourd'hui ?
Je vous remercie toutes les deux pour les renseignement avec un petit bémol: à la lecture de toutes ces merveilles proposées par le charcutier , mon diabète est monté en flèche ! 😃
Bonsoir Ami Lhuron...c est une interro écrite ???
Cassandre fait partie du premier livre des Amours
Marie du second
Hélène viendrait donc en 3eme position. !😃
J aime beaucoup Ronsard..
Il n était ni beau ni riche..mais pas besoin..quel charmeur de ces Dames !!!
Je mets un poème plus haut ..issu des Amours..
Sur la Liberté illusoire du chevreuil foudroyé de flèches!!
C est cette liberté que Ronsard à tenté de garder face aux contraintes liées au service des Grands et de la Cour..
J espère avoir la moyenne...mes études dates de 2000 !!!!et ma mémoire descend !!!😣
lhuron
J'ignore si j(ai respecté l'ordre chronologique ,mais ce sont les 3 femmes que RONSARD a aimées et qui l'ont snobé car il n'était ni très beau , ni très riche ni de grande noblesse . Environ 3 siècles plus tard , HÉRÉDIA l 'a , en partie , vengé.Bonne lecture. Je me rappelle avoir appris le SONNET À HÉLÈNE en CE2 : cela serait - il possible aujourd'hui ?
Je vous remercie toutes les deux pour les renseignement avec un petit bémol: à la lecture de toutes ces merveilles proposées par le charcutier , mon diabète est monté en flèche ! 😃
lhuron
À CASSANDRE .
Mignonne , allons voir si la rose ,
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au soleil ,
A point perdu cette vesprée
Les plis de sa robe pourprée ,
Et son teint au vostre pareil .
Las! voyez comme en peu d'espace,
Mignonne , elle a dessus la place ,
Las , las, ses beautez laissé choir !
Ô vrayment marastre nature ,
Puis qu'une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !
Donc , si vous me croyez , mignonne ,
Tandis que vostre aage fleuronne
En sa plus verte nouveauté ,
Cueillez , cueillez vostre jeunesse :
Comme à ceste fleur , la vieillesse
Fera ternir vostre beauté .
Pierre de RONSARD
SONNET À HÉLÈNE .
Quand vous serez bien vieille , au soir , à la chandelle ,
Assise auprès du feu , dévidant en filant ,
Direz , lisant mes vers , en vous esmerveillant :
" Ronsard me celebroit du temps que j'estois belle. "
Lors , vous n'aurez servante , oyant telle nouvelle ,
Déjà sous le labeur à demi sommeillant ,
Qui , au bruit de Ronsard , ne s'aille réveillant ,
Bénissant vostre nom de louange immortelle .
Je serai sous la terre et , fantosme sans os ,
Par les ombres myrteux , je prendrai mon repos .
Vous serez au foyer une vieille accroupie ,
Regrettant mon amour et vostre fier desdain.
Vivez , si m'en croyez , n'attendez à demain :
Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie .
Pierre de RONSARD
À UNE BELLEPARESSEUSE .
Marie , levez - vous , vous estes paresseuse .
Ja la gaye alouette au ciel a fredonné,
Et le rossignol doucement jargonné ,
Dessus l'espine assis , sa complainte amoureuse .
Sus debout , allons voir l'herbelette perleuse ,
Et vostre beau rosier de boutons couronné ,
Et vos œillets mignons auxquels vous aviez donné
Hier au soir de l'eau d'une main si soigneuse .
Harsoir en vous couchant vous jurastes vos yeux
D'estre plustost que moy ce matin esveillée ;
Mais le dormir de l'aube , aux filles gracieux,
Vous tient d'un doux sommeil encor les yeux sillée .
Çà çà ,que je les baise et vostre beau tétin,
Cent fois pour vous apprendre à vous lever matin.
Pierre de RONSARD - 1524 -1585 : Les Amours .
SUR LE LIVRE DES AMOURS DE PIERRE DE RONSARD .
Jadis plus d'un amant , aux jardins de Bourgueil,
A gravé plus d'un nom dans l'écorce qu'il ouvre,
Et plus d'un cœur sous l'or des hauts plafonds du Louvre
À l'éclair d'un sourire a tressailli d'orgueil .
Qu'importe? rien n'a dit leur ivresse ou leur deuil ;
Ils gisent tout entiers entre quatre ais de rouvre
Et nul l'a disputé sous l'herbe qui les couvre ,
Leur inerte poussière à l'oubli du cercueil .
Tout meurt . Marie , Hélène et toi , fière Cassandre ,
Vos beaux corps ne seraient plus qu'une insensible cendre
- Les roses et les lys n'ont pas de lendemain -
Si Ronsard sur la Seine ou sur la blonde Loire ,
N'eût tressé pour vos fronts , d'une immortelle main ,
Aux myrtes de l'Amour le laurier de la Gloire .
José Maria de HÉRÉDIA - 1842 - 1905 : Les Trophées