
lila
Revoir Paris
Charles Trenet
Un petit séjour d'un mois
Revoir Paris
Et me retrouver chez moi
Seul sous la pluie
Parmi la foule des grands boulevards
Quelle joie inouĂŻe
D'aller ainsi au hasard
Prendre un taxi
Qui va le long de la Seine
Et me revoici
Au fond du Bois de Vincennes
Roulant joyeux
Vers ma maison de banlieue
OĂč ma mĂšre m'attend
Les larmes aux yeux
Le cĆur content
Mon Dieu que tout le monde est gentil
Mon Dieu quel sourire Ă la vie
Mon Dieu merci
Mon Dieu merci d'ĂȘtre ici
Ce n'est pas un rĂȘve
C'est l'Ăźle d'amour que je vois
Le jour se lĂšve
Et sĂšche les pleurs des bois
Dans la petite gare
Un sémaphore appelle ces gens
Tous ces braves gens
De la Varenne et de Nogent
Bonjour la vie
Bonjour mon vieux soleil
Bonjour ma mie
Bonjour l'automne vermeil
Je suis un enfant
Rien qu'un enfant tu sais
Je suis un petit Français
Rien qu'un enfant
Tout simplement
Paris
Josephine22
lhuron a écrit :
Ă UNE DAME CRĂOLE .
Au pays parfumé que le soleil caresse ,
J'ai connu , sous un dais d'arbres tout empourprés
Et de palmiers d'oĂč pleut sur les yeux la paresse ,
Une dame créole , aux charmes ignorés .
Son teint est pale et chaud ; la brune enchanteresse
A dans le cou des airs noblement maniérés ;
Grande et svelte en marchant comme une chasseresse ,
Son sourire est tranquille et ses yeux assurés .
Si vous alliez , Madame , au vrai pays de gloire ,
Sur les bords de la Seine ou de la verte Loire ,
Belle digne d'orner les antiques manoirs ,
Vous feriez , Ă l'abri des nombreuses retraites
Germer mille sonnets dans le cĆur des poĂštes ,
Que vos grands yeux rendraient plus soumis que vos noirs .
Charles BAUDELAIRE
Charmant poĂšme...j adore...
On voyage aux Antilles avec lui!
Josephine22
lhuron a écrit :
Hier , un coup de " bambou " m'est tombĂ© dessus et , littĂ©ralement assommĂ© , j'ai dormi comme un bĂ©bĂ© . đ Quand nous passions nos
vacances à CARANTEC, baie de MORLAIX , nous avons fait deux découvertes
-celle d'un lointain descendant de René MADEC dont IrÚne FRAIN a fait le portrait dans son roman " Le Nabab";
- et puis Ă ROSCOFF de nombreux souvenirs de Tristan CORBIĂRE, lui - mĂȘme descendant de capitaine flibustier au temps oĂč les pensionnaires de l'Ăźle de la Tortue rĂ©gnaient en maĂźtres incontestĂ©s
sur la mer des CaraĂŻbes . Cette derniĂšre trouvaille , je l'ai faite en furetant sur les sites de " e-books" gratuits , avec les introuvables " NOAH NOAH " de Paul Gauguin , du rĂ©cit du " VOYAGE AUX ĂLES " du rĂ©vĂ©rend pĂšre LABAT , le gĂ©nial inventeur du rhum ! J'ai tout dĂ©vorĂ© ,et surtout apprĂ©ciĂ© les truculents exploits de l'ancĂȘtre de CORBIERE , bien plus vivants et captivants que les MĂ©moires d'ĆXEMELIN, le mĂ©decin- chirurgien de la flibuste ! J'ai Ă©tĂ© long , veuillez m'excuser .
Tu as bien dormi..c est que tu en avais besoin...
Merci pour tous ces détails..
Tristan CORBIERE..est une pointure ici !!!
J avoue que je ne suis pas FAN...
Je l ai découvert au Festival international du livre et du film à ST Malo..il y a q.q. années..
Ătonnants Voyageurs est un Ă©vĂšnement trĂšs prisĂ© .pas seulement sur le plan rĂ©gional
Beaucoup d Ă©crivains Ătrangers sont invitĂ©s.. ça te plairait bien...
Avec la pandémie celui de Mai sera certainement annulé...
La biographie de Jeanne de Belleville..premiĂšre femme pirate .me plaĂźt bien!!!
lhuron
Ă UNE DAME CRĂOLE .
Au pays parfumé que le soleil caresse ,
J'ai connu , sous un dais d'arbres tout empourprés
Et de palmiers d'oĂč pleut sur les yeux la paresse ,
Une dame créole , aux charmes ignorés .
Son teint est pale et chaud ; la brune enchanteresse
A dans le cou des airs noblement maniérés ;
Grande et svelte en marchant comme une chasseresse ,
Son sourire est tranquille et ses yeux assurés .
Si vous alliez , Madame , au vrai pays de gloire ,
Sur les bords de la Seine ou de la verte Loire ,
Belle digne d'orner les antiques manoirs ,
Vous feriez , Ă l'abri des nombreuses retraites
Germer mille sonnets dans le cĆur des poĂštes ,
Que vos grands yeux rendraient plus soumis que vos noirs .
Charles BAUDELAIRE
lhuron
Hier , un coup de " bambou " m'est tombĂ© dessus et , littĂ©ralement assommĂ© , j'ai dormi comme un bĂ©bĂ© . đ Quand nous passions nos
vacances à CARANTEC, baie de MORLAIX , nous avons fait deux découvertes
-celle d'un lointain descendant de René MADEC dont IrÚne FRAIN a fait le portrait dans son roman " Le Nabab";
- et puis Ă ROSCOFF de nombreux souvenirs de Tristan CORBIĂRE, lui - mĂȘme descendant de capitaine flibustier au temps oĂč les pensionnaires de l'Ăźle de la Tortue rĂ©gnaient en maĂźtres incontestĂ©s
sur la mer des CaraĂŻbes . Cette derniĂšre trouvaille , je l'ai faite en furetant sur les sites de " e-books" gratuits , avec les introuvables " NOAH NOAH " de Paul Gauguin , du rĂ©cit du " VOYAGE AUX ĂLES " du rĂ©vĂ©rend pĂšre LABAT , le gĂ©nial inventeur du rhum ! J'ai tout dĂ©vorĂ© ,et surtout apprĂ©ciĂ© les truculents exploits de l'ancĂȘtre de CORBIERE , bien plus vivants et captivants que les MĂ©moires d'ĆXEMELIN, le mĂ©decin- chirurgien de la flibuste ! J'ai Ă©tĂ© long , veuillez m'excuser .
jumimi
lila a écrit :
Allez Allez, Mon Troupeau par Hugues Aufray
Ce soir, la lune est belle
Et, au creux des chemins,
Je sens l'herbe nouvelle.
Le printemps n'est pas loin.
Sous la derniĂšre neige,
Bondissent les ruisseaux.
Allez, allez,
Allez, allez mon troupeau.
Allez, allez,
Nous arriverons bientĂŽt.
L'année a été dure.
L'hiver a été long.
Le vent et la froidure
Nous gardaient aux maisons.
MĂȘme les loups rĂŽdĂšrent
Ă l'entour du hameau.
Allez, allez,
Allez, allez mon troupeau.
Allez, allez,
Nous arriverons bientĂŽt.
Encore quelques semaines
Et je vais retrouver,
La fillette que j'aime.
On va se marier.
Danseront dans ses jupes
Tous mes jolis agneaux.
Allez, allez,
Allez, allez mon troupeau.
Allez, allez,
Nous arriverons bientĂŽt.
Ce soir, la lune est belle.
Le printemps n'est pas loin.
Fleuriront sur les guerres
Les roses de la paix
Puisque nous serons frĂšres
Dans ce monde nouveau.
MERCI LILA D'AVOIR MIS LES PAROLES
lila
Au bout du téléphone, il y a votre voix
Et il y a les mots que je ne dirai pas
Tous ces mots qui font peur quand ils ne font pas rire
Qui sont dans trop de films, de chansons et de livres
Je voudrais vous les dire
Et je voudrais les vivre
Je ne le ferai pas
Je veux, je ne peux pas
Je suis seule Ă crever et je sais oĂč vous ĂȘtes
J'arrive, attendez-moi, nous allons nous connaĂźtre
Préparez votre temps, pour vous j'ai tout le mien
Je voudrais arriver, je reste, je me déteste
Je n'arriverai pas
Je veux, je ne peux pas
Je devrais vous parler
Je devrais arriver
Ou je devrais dormir
J'ai peur que tu sois sourd
J'ai peur que tu sois lĂąche
J'ai peur d'ĂȘtre indiscrĂšte
Je ne peux pas vous dire que je t'aime peut-ĂȘtre
Mais si tu crois un jour que tu m'aimes
Ne crois pas que tes souvenirs me gĂȘnent
Et cours, cours jusqu'Ă perdre haleine
Viens me retrouver
Si tu crois un jour que tu m'aimes
Et si ce jour-lĂ tu as de la peine
Ă trouver oĂč tous ces chemins te mĂšnent
Viens me retrouver
Si le dégoût de la vie vient en toi
Si la paresse de la vie s'installe en toi
Pense Ă moi
Pense Ă moi
Mais si tu crois un jour que tu m'aimes
Ne le considĂšre pas comme un problĂšme
Et cours et cours jusqu'Ă perdre haleine
Viens me retrouver
Si tu crois un jour que tu m'aimes
N'attends pas un jour, pas une semaine
Car tu ne sais pas oĂč la vie t'amĂšne
Viens me retrouver
Si le dégoût de la vie vient en toi
Si la paresse de la vie s'installe en toi
Pense Ă moi
Pense Ă moi
Françoise Hardy "Message personnel"
Josephine22
Celui qui; sourd au monde
S enivre de connaissances
En voyant dans les pages
Passer vraiment le rire et les rives
De ses premiers amis ruisseaux
Si frais qu il y rafraĂźchit ses doigts
Il retrouve lorsqu il met sa tĂȘte dans les fougeres
La source des livres;
Et les lettres grisonnantes des eaux de fontaine
Et les gouttes qui font la pluie calme dans les livres
Lui sont le mĂȘme repos
Mouillé d enfance du monde
Et sa tĂȘte mĂȘme fatiguĂ©e; ne logera pas fatigue.
ARMAND ROBIN
Les livres et les Sources.
lila
Je Me Suis Fait Tout Petit par Georges Brassens
Je n'avais jamais Îté mon chapeau
Devant person...
Maintenant je rampe et je fais le beau
Quand ellâ me sonne.
J'Ă©tais chien mĂ©chant...ellâ me fait manger
Dans sa menotte.
J'avais des dents dâ loup⊠je les ai changĂ©es
Pour des quenottes !
Je me suis fait tout petit devant unâ poupĂ©e
Qui fermâ les yeux quand on la couche,
Je mâ suis fait tout pâtit devant unâ poupĂ©e
Qui fait « maman » quand on la touche.
J'étais dur à cuire elle m'a converti,
La fine mouche,
Et je suis tombé, tout chaud, tout rÎti,
Contre sa bouche
Qui a des dents de lait quand elle sourit,
Quand elle chante,
Et des dents de loup quand elle est furiâ,
Qu'elle est méchante.
Je me suis fait tout petit devant unâ poupĂ©e
Qui fermâ les yeux quand on la couche,
Je mâ suis fait tout pâtit devant unâ poupĂ©e
Qui fait « maman » quand on la touche.
Je subis sa loi, je file tout doux
Sous son empire,
Bien qu'ellâ soit jalouse au-delĂ de tout,
Et mĂȘme pire...
Une jolie pervenche qui m'avait paru
Plus joliâ qu'elle,
Unâ joliâ pervenche un jour en mourut
A coup d'ombrelle.
Je me suis fait tout petit devant unâ poupĂ©e
Qui fermâ les yeux quand on la couche,
Je mâ suis fait tout pâtit devant unâ poupĂ©e
Qui fait « maman » quand on la touche.
Tous les somnambules, tous les mages m'ont
Dit, sans malice,
Qu'en ses bras en croix je subirais mon
Dernier suppliceâŠ
Il en est de pirâs, il en est d' meilleurs,
Mais, Ă tout prendre,
Qu'on se pende ici, qu'on se pende ailleursâŠ
S'il faut se pendre.
Je me suis fait tout petit devant unâ poupĂ©e
Qui fermâ les yeux quand on la couche,
Je mâ suis fait tout pâtit devant unâ poupĂ©e
Qui fait « maman » quand on la touche.
