
Josephine22
patoune68 a écrit :
Pour mon enfant..... Autiste
J'aimerai pouvoir faire un sport
ou pêcher à la ligne
mais je ne suis pas très fort
on dit autour de moi, que je n'ai pas de mine...
J'aimerai être beaucoup plus fort
pouvoir bousculer les lignes
mais je crois bien que l'on m'a jeté un sort
je suis né autre, avec un différend signe...
J'aimerai aller, parler, pouvoir dire
que moi je me me sens assez fort
pour vivre comme vous, et rester digne
et que vous autres, vous avez des torts...
J'aimerai tout simplement, que vous m'acceptez
avec mon monde, avec toutes mes particularités
et que je comprends votre peur, votre curiosité
SVP, je ne demande que l'égalité, une parité...
Je sais et le ressens que je ne suis pas " parfait "
je suis né comme cela, maman à beaucoup de chagrin
beaucoup de portes se ferment, on me conjugue à " l'imparfait "
mais Elle, elle se bat pour moi, c'est la plus belle fleur de mon jardin..
Suzy, Patoune68
BOULEVERSANT votre magnifique texte...
MERCI de l avoir partage avec nous
soyez LE ou LA bienvenu(e)
personne n est PARFAIT..nous avons nos différences...et devons nous accepter et nous AIMER TEL QUE NOUS SOMMES.
.
Josephine22
LILA..je connais bien cette chanson..mon grand père un ancien POILU ..la chantait...
elle était tres connue dans les Ardennes...
a chaque fin de repas de Fetes mon grand pere interpretait ce genre de chanson.(.ainsi que des airs d opérettes)..et LE TEMPS DES CERISES DE J.B. CLEMENT.. (c etait une tradition chez nous )
jje me souviens d un autre refrain:
Adieu la vie adieu l amour
Adieu toutes les femmes..
C est bien fini c est pour toujours
De cette guerre infâme
C est a Verdun au fort de Vaux
Qu on a risqué sa peau...
je me souviens tres bien..petite fille ça me bouleversait !
.
.
patoune68
Pour mon enfant..... Autiste
J'aimerai pouvoir faire un sport
ou pêcher à la ligne
mais je ne suis pas très fort
on dit autour de moi, que je n'ai pas de mine...
J'aimerai être beaucoup plus fort
pouvoir bousculer les lignes
mais je crois bien que l'on m'a jeté un sort
je suis né autre, avec un différend signe...
J'aimerai aller, parler, pouvoir dire
que moi je me me sens assez fort
pour vivre comme vous, et rester digne
et que vous autres, vous avez des torts...
J'aimerai tout simplement, que vous m'acceptez
avec mon monde, avec toutes mes particularités
et que je comprends votre peur, votre curiosité
SVP, je ne demande que l'égalité, une parité...
Je sais et le ressens que je ne suis pas " parfait "
je suis né comme cela, maman à beaucoup de chagrin
beaucoup de portes se ferment, on me conjugue à " l'imparfait "
mais Elle, elle se bat pour moi, c'est la plus belle fleur de mon jardin..
Suzy, Patoune68
lhuron
LE CHAT ( 2 )
Dans ma cervelle se promène
Ainsi qu'en son appartement,
Un beau chat , fort , doux et charmant .
Quand il miaule , on l'entend à peine ,
Tant son timbre est tendre et discret
Mais que sa voix s'apaise ou gronde ,
Elle est toujours riche et profonde .
C'est là son charme et son secret .
Cette voix qui perle et qui filtre
Dans mon fonds le plus ténébreux ,
Me remplit comme un vers nombreux
Et me réjouit comme un philtre .
Elle endort les plus cruels maux
Et contient toutes les extases ;
Pour dire les plus longues phrases ,
Elle n'a pas besoin de mots .
Non ,il n'est pas archet qui morde
Sur mon cœur , parfait instrument ,
Et fasse plus royalement
Chanter sa plus vibrante corde .
Que ta voix , chat mystérieux ,
Chat séraphique , chat étrange ,
En qui tout est , comme un ange ,
Aussi subtil qu'harmonieux !
II
De sa fourrure blonde et brune
Sort un parfum si doux , qu'un soir ,
J'en fus embaumé , pour l'avoir
Caressé une fois , rien qu'une .
C'est l'esprit familier du lieu ;
Il juge ,il préside ,il inspire
Toutes choses dans son empire :
Peut - être est - il fée , est - il dieu ?
Quand mes yeux , vers ce chat que j'aime ,
Tirés comme par un aimant ,
Se tournent docilement
Et que je regarde en moi - même
Je vois avec étonnement
Le feu de ses prunelles pâles,
Clairs fanaux , vivantes opales ,
Qui me contemplent fixement .
Charles BAUDELAIRE : les Fleurs du Mal .
lhuron
LE CHAT .
Viens , mon beau chat , sur mon cœur amoureux ;
Retiens les griffes de ta patte ,
Et laisse - moi plonger dans tes beaux yeux ,
Mêlés de métal et d'agate .
Lorsque mes doigts caressent à loisir
Ta tête et ton dos élastique ,
Et que ma main s'enivre du plaisir
De palper ton corps électrique ,
Je vois ma femme en esprit . Son regard ,
Comme le tien , aimable bête ,
Profond et froid , coupe comme un dard ,
Et , des pieds jusques à la tête ,
Un air subtil , un dangereux parfum
Nagent autour de son corps brun.
Charles BAUDELAIRE : les Fleurs du Mal .
lhuron
Terrible chanson que tu nous proposes , LILA ! Longtemps , l'histoire officielle a menti sur les "grèves " des Poilus de 1917 : on a fait croire à des mutineries , puis à des condamnations à la peine de mort pour des crimes de droit commun et enfin , des condamnations par tirage au sort . Par contre , 100 ans après les faits , les hauts gradés de nos armées ne veulent toujours pas les innocenter .
LAMENTABLE !!!!
lila
La chanson de Craonne - YouTube
Quand au bout du jour le repos terminé
On va reprendre les tranchées
Notre place est si utile
Que sans nous on prend la pile
C'est bien fini, on en a assez
Personne ne veut plus marcher
Et le cœur bien gros comme dans un sanglot
On dit adieu aux civelots
Même sans tambours, même sans trompettes
On s'en va là-haut en baissant la tête
Adieu la vie, adieu l'amour
Adieu toutes les femmes
C'est bien fini et pour toujours
De cette guerre infâme
C'est à Craonne sur le plateau
Qu'on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés
Nous sommes les sacrifiés
Huit jours de tranchées, huit jours de souffrance
Pourtant on a l'espérance
Que ce soir viendra la relève
Que nous attendons sans trêve
Soudain dans la nuit et dans le silence
On voit quelqu'un qui s'avance
C'est un officier de chasse à pieds
Venu pour nous remplacer
Doucement dans l'ombre sous la pluie qui tombe
Les petits soldats vont chercher leur tombe
Adieu la vie, adieu l'amour
Adieu toutes les femmes
C'est bien fini et pour toujours
De cette guerre infâme
C'est à Craonne sur le plateau
Qu'on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés
Nous sommes les sacrifiés
C'est malheureux de voir sur les grands boulevards
Tous ces gros qui font la foire
Si pour eux la vie est rose
Pour nous c'est pas la même chose
Au lieu de se cacher tous ces embusquées
Feraient mieux de monter aux tranchées
Pour défendre leurs biens car nous n'avons rien
Nous autres pauvres purotins
Tous les camarades sont enterrés là
Pour remplir les poches de ces messieurs là
Ceux qu'ont le pognon, ceux-là reviendrons
Car c'est pour eux qu'on crève
Mais c'est fini car les trouffions
Vont tous se mettre en grève
Ce sera votre tour, messieurs les gros
De monter sur le plateau
Car si vous voulez la guerre
Payez-la de votre peau
Car si vous voulez la guerre
Payez-la de votre peau
Josephine22
Bons vins ont souvent embrochés
Sauces..brouets..et gros poissons
Tartes..flans. Oeufs frits et pochés
Perdus et en toutes façons.
Pas ne ressemblent les maçons
Que servir faut a si grand peine..
Ils ne veulent nuls échansons
De soi verser chacun se peine.
Pauvre je suis de ma jeunesse
De pauvre et de petite extrace.
Mon père n' ot onc grand richesse
Ne son aïeul nommé Orace
Pauvreté tous nous suit et trace..
Sur les tombeaux de mes ancêtres
Les ames desquels Dieu embrasse !
On n y voit couronnes ne sceptres.
François VILLON
Extrait du Testament
Embrochés..mis en perce.
Josephine22
Tout homme normalement constitué est parfois tenté de remonter ses manches: de hisser le drapeau noir et de se mettre à trancher des gorges !!!☺☺☺
H.L. MENCKEN. XX e siècle...
Regarde-toi...tu as en toi le ciel et la terre
Hildegarde de BINGEN. XII e siècle. 😃😃
Cités dans biographie. De la Première femme Pirate !!!
Josephine22
La Voie du Silence
Il ne faut pas siffler entre ses dents la nuit
On risque d attirer à soi une sirène
Voilà un fait divers qui en ferait du bruit
Il vaut bien mieux se taire et tenir son haleine.
En longeant le rivage en bas de la falaise
Il ne faut pas non plus proférer quelque cri
On risque d attirer à soi la terre glaise
S ecroulant du sommet entraînant les débris
De quelque château fort en sa période ultime
Il ne faut pas non plus en ce lieu maritime
Imiter de la bouée un triste beuglement.
On risque d attirer à soi l infirmerie
Et de se voir jeter dans un puits de folie
Il vaut mieux mugir silencieusement !
Extrait de Fendre les Flots
Raymond QUENEAU
Josephine22
Chaque fois que je vous vois c est la plus belle journée de ma vie.
J ai l impression..moi si fatigué d avoir près de moi un grand jardin de fleurs qui parle et repose mon cœur.
Mais j' ai eu peur de vous fatiguer car je suis moi un volcan en éruption.
Pourtant je voudrais tellement moi aussi me reposer et donner le repos à votre âme.
Je vous embrasse du fond du cœur.
Antonin ARTAUD
Extrait d une lettre à ANIE BESNARD
Josephine22
lila a écrit :
Y a comme un goût amer en nous
Comme un goût de poussière dans tout
Et la colère qui nous suit partout
Y a des silences qui disent beaucoup
Plus que tous les mots qu'on avoue
Et toutes ces questions
Qui ne tiennent pas debout
Évidemment
Évidemment
On danse encore
Sur les accords
Qu'on aimait tant
Évidemment
Évidemment
On rit encore
Pour des bêtises
Comme des enfants
Mais pas comme avant
Et ces batailles dont on se fout
C'est comme une fatigue, un dégoût
À quoi ça sert de courir partout
On garde cette blessure en nous
Comme une éclaboussure de boue
Qui ne change rien
Qui change tout
Évidemment
Évidemment
On danse encore
Sur les accords
Qu'on aimait tant
Évidemment
Évidemment
On rit encore
Pour des bêtises
Comme des enfants
Mais pas comme avant
Pas comme avant
SUPERBE chanson de FRANCE GALL...J ADORE...beau texte et excellente interprète...
merci LILA
lila
Y a comme un goût amer en nous
Comme un goût de poussière dans tout
Et la colère qui nous suit partout
Y a des silences qui disent beaucoup
Plus que tous les mots qu'on avoue
Et toutes ces questions
Qui ne tiennent pas debout
Évidemment
Évidemment
On danse encore
Sur les accords
Qu'on aimait tant
Évidemment
Évidemment
On rit encore
Pour des bêtises
Comme des enfants
Mais pas comme avant
Et ces batailles dont on se fout
C'est comme une fatigue, un dégoût
À quoi ça sert de courir partout
On garde cette blessure en nous
Comme une éclaboussure de boue
Qui ne change rien
Qui change tout
Évidemment
Évidemment
On danse encore
Sur les accords
Qu'on aimait tant
Évidemment
Évidemment
On rit encore
Pour des bêtises
Comme des enfants
Mais pas comme avant
Pas comme avant
