
Josephine22
lhuron a écrit :
AIR DE BINIOU .
Non , non , ma pauvre cornemuse ,
Ta complainte n'est pas si oiseuse ;
Et Tout est bien une méprise ,
Et l'on peut la trouver mauvaise ,
Et la Nature est une épouse
Qui nous carambole d'extases ,
Et puis , nous occit , peu courtoise ,
Dès qu'on se permet une pause .
Eh bien ! qu'elle en prenne à son aise ,
Et que tout fonctionne à sa guise !
Nous nous entretiendrons les Muses ,
Les neuf immortelles Glaneuses !
Oh ! pourrions - nous ,par nos phrases ,
Si bien lui retourner les choses ,
Que cette marâtre jalouse
N'ait plus sur nos rentes , de prise ?
Jules LAFORGUE .
TRES BEAU POEME...j aime beaucoup ce poete DECADENT !!!MERCI LHURON...
lila
Carte postale
Francis Cabrel
Allumés les postes de télévision
Verrouillées les portes des conversations
Oubliés les dames et les jeux de cartes
Endormies les fermes quand les jeunes partent
Brisées les lumières des ruelles en fête
Refroidi le vin brûlant, les assiettes
Emportés les mots des serveuses aimables
Disparus les chiens jouant sous les tables
Déchirées les nappes des soirées de noce
Oubliées les fables du sommeil des gosses
Arrêtées les valses des derniers jupons
Et les fausses notes des accordéons
C'est un hameau perdu sous les étoiles
Avec de vieux rideaux pendus à des fenêtres sales
Et sur le vieux buffet sous la poussière grise
Il reste une carte postale
Goudronnées les pierres des chemins tranquilles
Relevées les herbes des endroits fragiles
Désertées les places des belles foraines
Asséchées les traces de l'eau des fontaines
Oubliées les phrases sacrées des grands-pères
Aux âtres des grandes cheminées de pierre
Envolés les rires des nuits de moissons
Et allumés les postes de télévision
C'est un hameau perdu sous les étoiles
Avec de vieux rideaux pendus à des fenêtres sales
Et sur le vieux buffet sous la poussière grise
Il reste une carte postale
Envolées les robes des belles promises
Les ailes des grillons, les paniers de cerises
Oubliés les rires des nuits de moissons
Et allumés les postes de télévision
Allumés les postes de télévision
lhuron
AIR DE BINIOU .
Non , non , ma pauvre cornemuse ,
Ta complainte n'est pas si oiseuse ;
Et Tout est bien une méprise ,
Et l'on peut la trouver mauvaise ,
Et la Nature est une épouse
Qui nous carambole d'extases ,
Et puis , nous occit , peu courtoise ,
Dès qu'on se permet une pause .
Eh bien ! qu'elle en prenne à son aise ,
Et que tout fonctionne à sa guise !
Nous nous entretiendrons les Muses ,
Les neuf immortelles Glaneuses !
Oh ! pourrions - nous ,par nos phrases ,
Si bien lui retourner les choses ,
Que cette marâtre jalouse
N'ait plus sur nos rentes , de prise ?
Jules LAFORGUE .
lila
Le Plat Pays
Jacques Brel
Avec la mer du Nord pour dernier terrain vague
Et des vagues de dunes pour arrêter les vagues
Et de vagues rochers que les marées dépassent
Et qui ont à jamais le cœur à marée basse
Avec infiniment de brumes à venir
Avec le vent de l'est, écoutez-le tenir
Le plat pays qui est le mien
Avec des cathédrales pour uniques montagnes
Et de noirs clochers comme mâts de cocagne
Où des diables en pierre décrochent les nuages
Avec le fil des jours pour unique voyage
Et des chemins de pluie pour unique bonsoir
Avec le vent d'ouest, écoutez-le vouloir
Le plat pays qui est le mien
Avec un ciel si bas qu'un canal s'est perdu
Avec un ciel si bas qu'il fait l'humilité
Avec un ciel si gris qu'un canal s'est pendu
Avec un ciel si gris qu'il faut lui pardonner
Avec le vent du nord qui vient s'écarteler
Avec le vent du nord, écoutez-le craquer
Le plat pays qui est le mien
Avec de l'Italie qui descendrait l'Escaut
Avec Frida la Blonde quand elle devient Margot
Quand les fils de novembre nous reviennent en mai
Quand la plaine est fumante et tremble sous juillet
Quand le vent est au rire, quand le vent est au blé
Quand le vent est au sud, écoutez-le chanter
Le plat pays qui est le mien
Josephine22
LA BRISE
Dans sa retraite de coton
Dort le zephyr a douce haleine
Dans son nid de soie et de laine
Dort le zephyr au gai menton !
Quand le zephyr leve son aile
Dans sa retraite de coton
Quand il court où la fleur l appelle
Sa douce haleine sent bien bon !
O ..brise quintessenciee !
O..qintessence de l amour !
Quand la rosee est essuyée
Comme ça sent bon dans le jour !
Jesus ! Joseph !Jesus ! Marie !
C est comme une aile de condor
Assoupissant celui qui prie!
Ca nous pènètre et nous endort !
ARTHUR RIMBAUD
(notes de l Auteur !!)
Merci a l Esprit Saint qui m a inspire ces vers charmants..je vais les enchasser dans mon coeur..et quand le Ciel me donnera de revoir Thimothina je les lui donnerai en echange de ses chaussettes !!!
emu par les charmes de Thimothina qui lui avait apporte une omelette au lard !!!
j ai le coeur si plein voyez vous que cela me ruine l estomac !!!
Josephine22
lhuron a écrit :
AUTRE GUITARE .
Comment , disaient - ils ,
Avec nos nacelles ,
Fuir les alguazils ?
-Ramez ! disaient - elles .
Comment,disaient -ils,
Oublier querelles ,
Misères et périls ?
- Dormez ! disaient - elles.
Comment , disaient - ils ,
Enchanter les belles
Sans philtres subtils ?
-Aimez ! disaient - elles.
Victor HUGO .
tres joli poeme ..primesautier!! de Victor Huho
j aime beaucoup...
MERCI LHURON...
lhuron
AUTRE GUITARE .
Comment , disaient - ils ,
Avec nos nacelles ,
Fuir les alguazils ?
-Ramez ! disaient - elles .
Comment,disaient -ils,
Oublier querelles ,
Misères et périls ?
- Dormez ! disaient - elles.
Comment , disaient - ils ,
Enchanter les belles
Sans philtres subtils ?
-Aimez ! disaient - elles.
Victor HUGO .
lhuron
Hélas ! Brassens n'était riche que de ses poèmes , mais c'était insuffisant pour être enterré au Cimetière marin .Il y a un certain nombre d'années , je suis allé voir sa tombe au Mont Saint Clair ...
Merci aussi pour le texte de Colette : il faut avoir un esprit libre pour aimer ces félins , et je suis un peu anar ...
Josephine22
un extrait de COLETTE sur SA CHATTE GRISE
Assise sur la nappe, elle sourit sans dissimulation,les coins de sa bouche retroussés et ses yeux pailletes d un sable scintillant,reposent larges ouverts et confiants sur les miens.
Elle a attendu toute la soiree , cette heure precieuse, elle la savoure avec une joie victorieuse et egoiste qui la rapproche de moi.
O chatte en robe de cendre ! Pour les profanes tu ressembles à toutes les chattes grises de la terre,
paresseuse, absente, morose,un peu molle, neutre ennuyee...
Mais je te sais sauvagement tendre, et fantasque,jalouse a en perdre l appetit,bavarde,paradoxalement maladroite et brutale a l occasion , autant qu un jeune dogue....
COLETTE
( en pensant que ce texte plaira a LILA et LHURON..AMI DES CHATS !!)
