
Josephine22
LE POETE DANS LES REVOLUTIONS
Que n' es-tu né sur les rivages
Des Abbas et des Cosroes,
Aux rayons d un ciel sans nuages,
Parmi le myrte et l aloes !
LĂ , sourd aux maux que tu deplores,
Le poĂšte voit ses aurores
Se lever sans trouble et sans pleurs,
Et la colombe, chĂšre aux sages,
Porte aux vierges ses doux messages
OĂč l amour parle avec des fleurs.
Odes et Ballades
Victor HUGO
Josephine22
Il se peut qu' un rĂȘve Ă©trange
Vous ait occupé ce soir,
Vous avez cru voir un ange
Et c était votre miroir.
Dans sa fuite Eléonore
à défait ses longs cheveux
Pour dérober à l Aurore
Le doux objet de mes vĆux.
Ă quelque mari fidĂšle
Il ne faudra plus penser,
Je suis amant, j ai des ailes
Je vous apprend Ă voler.
Que la muse du mensonge
Apporte au bout de vos doigts
Ce dédain qui n est qu un songe
Du berger plus fier qu un roi.
MAX JACOB
Josephine22
lila a écrit :
et aussi un texte proposé par trice
Il y a des mains quâon nâoublie pas..
Des mains tendresse, la main potelĂ©e dâun enfant toute chaude, palpitante comme un oiseau, Ă la peau si douce des angesâŠ
Des mains tachĂ©es dâencre de lâĂ©colier⊠on y voit les travaux de la journĂ©e, le vert des sapins dessinĂ© Ă lâĂ©cole, lâorange du soleil⊠lâencre noire de la dictĂ©e âŠ
Des mains dâadolescents aux ongles pas toujours bien propres⊠elles sont fĂ©briles⊠les ongles sont souvent rongĂ©s mais lĂ au milieu de la main ⊠est dessinĂ© un cĆur
Des mains dâamoureux, tendres, charnelles ⊠mains dâhomme voluptueuses qui englobent les seins comme sâils tenaient le mondeâŠ. Mains de femme lĂ©gĂšres comme des papillons qui dĂ©posent des baisers Ă en faire naitre les frissons
Des mains créatrices⊠la cuisiniÚre qui saupoudre le curry telles des pétales sa ratatouille odorante ou pétrit avec ardeur la pùte boulangÚre
Des mains calleuses, de ceux qui travaillent dur la terre ⊠leurs caresses ont la rugositĂ© des troncs dâarbre
Des mains qui soignent, bienfaitrices des maux, leur chaleur peu Ă peu dissout toutes les tensions et on a envie de dire encore⊠encore ⊠encoreâŠ
Des mains qui se tendent pour tâaider Ă remonter la pente, te soutenir quand tu es au plus bas, te tirer Ă elles
Des mains qui se lÚvent et savent dire la Liberté...
Des mains qui Ă©crivent, plume alerte, plume agile⊠elles ont un petit cal Ă lâindex..
Des mains qui ont vieilli⊠elles sont décorées de fleurs brunes, leurs veines sont apparentes... elles ne sont plus blanches⊠non mais elles racontent la vie...
Et puis il y a des mains que je déteste !
La main qui frappe, sĂšche, rapide, implacable. Car sans doute les mots nâont pas Ă©tĂ© trouvĂ©s. Ils ont la main leste les donneurs de claque !
La main qui accuse⊠index pointĂ© elle accuse la diffĂ©rence, lâautre, elles se moquent, elles mettent au pilori...
La main qui tue⊠celle qui manie lâarme⊠quelquâelle soit.. les liens de ceux qu'on enchaine, le bandeau pour se faire taire, le fusil, le tĂ©lĂ©phone qui annonce les ruptures,⊠les mains lĂąches !
La main qui tâabandonne⊠celle que lâon avait prise devant monsieur le curĂ© en grande liesse et quâon abandonne lĂ au dĂ©tour dâun cheminâŠ
Et il y a des mains qui me font honte Ă moi...
La main du mendiant qui se tend ⊠et que j'ignore âŠ. Jâpeux pas donner Ă tout le monde quand mĂȘme !
La main de celui qui se noieâŠ. Et que je n'ai pas vue
La main de celui qui souffre⊠et que je ne sais pas quoi faire pour aiderâŠ
La main du pardon... celle que j'ai refusée, enchainée dans mes amertumes...
poÚme adressé à un homme du passé !
Beau Texte...c est bien de nous rejoindre TRICE... đ
Josephine22
lila a écrit :
Je viens de lire ce beau texte sur un forum
..."Si tu nâas plus la force de te battre prends ma main.
Prends ma main, ne la lĂąche pas. JâĂ©couterai ce que tu veux me dire. Si tu prĂ©fĂšres te taire, jâentendrai ton silence. Si tu ris, je rirai avec toi, mais jamais de toi.
Si tu es triste, jâessaierai de te consoler. Je ferai pour toi des bouquets de soleil. Jâallumerai des feux de joie lĂ oĂč chacun ne voyait plus que cendres.
Si je nâai quâune rose, je te la donnerai. Si je nâai quâun chardon, je le garderai pour moi. Je te donnerai ce qui te plaĂźt, ce qui te rassure le plus, si je le possĂšde. Si je ne le possĂšde pas, jâessaierai de lâacquĂ©rir.
Donne-moi la main. Nous irons oĂč tu voudras. Je te ferai entendre la musique que jâaime. Si tu ne lâaimes pas, jâĂ©couterai la tienne. Jâessaierai de lâaimer.
Je te dirai le nom de mon fleuve, je le sais. Car lâeau fuit. Coulant vers son destin, toujours pareille et toujours renouvelĂ©e.
Chacun de nous a laissĂ© sur une berge des instants de sa vie qui sont devenus souvenirs, racines, source oĂč lâon revient quand resurgit en nous la soif de puretĂ©.
On dit alors « mon fleuve », pour ne pas dire « ma jeunesse », pour ne pas dire « mes amours », pour ne pas dire « autrefois ». Si tu le veux, je dirai « Il était une fois⊠»
Je tâapprendrai ce que je sais. Câest peu. Tu mâapprendras ce que tu sais. Câest beaucoup. Ne dis pas que tu ne sais rien. Cela nâexiste pas, quelquâun qui ne sait rien. Ou alors, si cela existe, tant mieux.
Câest comme un jardin sauvage, un jardin vierge, un jardin Ă naĂźtre, oĂč lâon peut rĂȘver de mille jardins.
Câest comme lâenfant Ă venir, lâenfant espĂ©rĂ©. Câest la vie devant soi. Ronde et inattaquĂ©e, comme une boule de NoĂ«l.
Prends ma mains. Cinq doigts refermĂ©s autour des nĂŽtres. Câest le plus beau cadeau du monde. Cela nous prĂ©serve de la peur, de lâabandon, du doute. Une main offerte, câest un monde nouveau. Deux bras ouverts, câest le miracle.
Je te prĂȘterai un peu de ma folie. Enseigne-moi un peu de ta sagesse. Un peu, mais pas trop. Quand tu me verras raisonnable, si je le deviens jamais, rends-moi, sâil te plaĂźt, un peu de ma folie.
EmpĂȘche-moi de mâĂ©teindre. Je tâempĂȘcherai de te brĂ»ler pour rien aux feux des pilleurs dâĂ©pave. Efface de ma vie les gestes inutiles, les gestes sans amour. Il nây a plus de gestes inutiles quand ils servent Ă la joie.
« Il Ă©tait une fois » un lieu oĂč jâaimais Ă chanter quand jâĂ©tais petite, parce quâun Ă©cho chantait avec moi. Nous serons pareils Ă des Ă©chos. Je ne me blesserai pas de tes silences. Tu respecteras les miens. Je ne tâassassinerai pas de « Pourquoi? » Tu nâes ni clef ni serrure. Je ne suis ni charade ni question Ă rĂ©soudre.
Tu es toi. Je suis ce que je suis. Je ne troublerai pas ta musique intĂ©rieure. Ne dis pas que je fais des fausses notes si je ne pense pas comme toi. Nous sommes vivants en quĂȘte de vivants.
Donne-moi ta main. Si tu veux me quitter au coin de la rue, je te quitterai au coin de la rue. Câest promis. Si tu veux aller plus loin, je tâaccompagnerai jusquâĂ ce « plus loin ». Mais pas au-delĂ . Tu nâest pas remorqueur. Je ne suis pas bouĂ©e.
Nous allons avec la vie comme le sable, le temps et lâeau entre source et delta..."
â
â Simone ConduchĂ©
TRES BEAU TEXTE que je connaissais déja ...
LES CHEMINS DE TENDRESSE
de Simone Conduche..disparue l annee derniĂšre a 92 ans...
lila
et aussi un texte proposé par trice
Il y a des mains quâon nâoublie pas..
Des mains tendresse, la main potelĂ©e dâun enfant toute chaude, palpitante comme un oiseau, Ă la peau si douce des angesâŠ
Des mains tachĂ©es dâencre de lâĂ©colier⊠on y voit les travaux de la journĂ©e, le vert des sapins dessinĂ© Ă lâĂ©cole, lâorange du soleil⊠lâencre noire de la dictĂ©e âŠ
Des mains dâadolescents aux ongles pas toujours bien propres⊠elles sont fĂ©briles⊠les ongles sont souvent rongĂ©s mais lĂ au milieu de la main ⊠est dessinĂ© un cĆur
Des mains dâamoureux, tendres, charnelles ⊠mains dâhomme voluptueuses qui englobent les seins comme sâils tenaient le mondeâŠ. Mains de femme lĂ©gĂšres comme des papillons qui dĂ©posent des baisers Ă en faire naitre les frissons
Des mains créatrices⊠la cuisiniÚre qui saupoudre le curry telles des pétales sa ratatouille odorante ou pétrit avec ardeur la pùte boulangÚre
Des mains calleuses, de ceux qui travaillent dur la terre ⊠leurs caresses ont la rugositĂ© des troncs dâarbre
Des mains qui soignent, bienfaitrices des maux, leur chaleur peu Ă peu dissout toutes les tensions et on a envie de dire encore⊠encore ⊠encoreâŠ
Des mains qui se tendent pour tâaider Ă remonter la pente, te soutenir quand tu es au plus bas, te tirer Ă elles
Des mains qui se lÚvent et savent dire la Liberté...
Des mains qui Ă©crivent, plume alerte, plume agile⊠elles ont un petit cal Ă lâindex..
Des mains qui ont vieilli⊠elles sont décorées de fleurs brunes, leurs veines sont apparentes... elles ne sont plus blanches⊠non mais elles racontent la vie...
Et puis il y a des mains que je déteste !
La main qui frappe, sĂšche, rapide, implacable. Car sans doute les mots nâont pas Ă©tĂ© trouvĂ©s. Ils ont la main leste les donneurs de claque !
La main qui accuse⊠index pointĂ© elle accuse la diffĂ©rence, lâautre, elles se moquent, elles mettent au pilori...
La main qui tue⊠celle qui manie lâarme⊠quelquâelle soit.. les liens de ceux qu'on enchaine, le bandeau pour se faire taire, le fusil, le tĂ©lĂ©phone qui annonce les ruptures,⊠les mains lĂąches !
La main qui tâabandonne⊠celle que lâon avait prise devant monsieur le curĂ© en grande liesse et quâon abandonne lĂ au dĂ©tour dâun cheminâŠ
Et il y a des mains qui me font honte Ă moi...
La main du mendiant qui se tend ⊠et que j'ignore âŠ. Jâpeux pas donner Ă tout le monde quand mĂȘme !
La main de celui qui se noieâŠ. Et que je n'ai pas vue
La main de celui qui souffre⊠et que je ne sais pas quoi faire pour aiderâŠ
La main du pardon... celle que j'ai refusée, enchainée dans mes amertumes...
poÚme adressé à un homme du passé !
lila
Je viens de lire ce beau texte sur un forum
..."Si tu nâas plus la force de te battre prends ma main.
Prends ma main, ne la lĂąche pas. JâĂ©couterai ce que tu veux me dire. Si tu prĂ©fĂšres te taire, jâentendrai ton silence. Si tu ris, je rirai avec toi, mais jamais de toi.
Si tu es triste, jâessaierai de te consoler. Je ferai pour toi des bouquets de soleil. Jâallumerai des feux de joie lĂ oĂč chacun ne voyait plus que cendres.
Si je nâai quâune rose, je te la donnerai. Si je nâai quâun chardon, je le garderai pour moi. Je te donnerai ce qui te plaĂźt, ce qui te rassure le plus, si je le possĂšde. Si je ne le possĂšde pas, jâessaierai de lâacquĂ©rir.
Donne-moi la main. Nous irons oĂč tu voudras. Je te ferai entendre la musique que jâaime. Si tu ne lâaimes pas, jâĂ©couterai la tienne. Jâessaierai de lâaimer.
Je te dirai le nom de mon fleuve, je le sais. Car lâeau fuit. Coulant vers son destin, toujours pareille et toujours renouvelĂ©e.
Chacun de nous a laissĂ© sur une berge des instants de sa vie qui sont devenus souvenirs, racines, source oĂč lâon revient quand resurgit en nous la soif de puretĂ©.
On dit alors « mon fleuve », pour ne pas dire « ma jeunesse », pour ne pas dire « mes amours », pour ne pas dire « autrefois ». Si tu le veux, je dirai « Il était une fois⊠»
Je tâapprendrai ce que je sais. Câest peu. Tu mâapprendras ce que tu sais. Câest beaucoup. Ne dis pas que tu ne sais rien. Cela nâexiste pas, quelquâun qui ne sait rien. Ou alors, si cela existe, tant mieux.
Câest comme un jardin sauvage, un jardin vierge, un jardin Ă naĂźtre, oĂč lâon peut rĂȘver de mille jardins.
Câest comme lâenfant Ă venir, lâenfant espĂ©rĂ©. Câest la vie devant soi. Ronde et inattaquĂ©e, comme une boule de NoĂ«l.
Prends ma mains. Cinq doigts refermĂ©s autour des nĂŽtres. Câest le plus beau cadeau du monde. Cela nous prĂ©serve de la peur, de lâabandon, du doute. Une main offerte, câest un monde nouveau. Deux bras ouverts, câest le miracle.
Je te prĂȘterai un peu de ma folie. Enseigne-moi un peu de ta sagesse. Un peu, mais pas trop. Quand tu me verras raisonnable, si je le deviens jamais, rends-moi, sâil te plaĂźt, un peu de ma folie.
EmpĂȘche-moi de mâĂ©teindre. Je tâempĂȘcherai de te brĂ»ler pour rien aux feux des pilleurs dâĂ©pave. Efface de ma vie les gestes inutiles, les gestes sans amour. Il nây a plus de gestes inutiles quand ils servent Ă la joie.
« Il Ă©tait une fois » un lieu oĂč jâaimais Ă chanter quand jâĂ©tais petite, parce quâun Ă©cho chantait avec moi. Nous serons pareils Ă des Ă©chos. Je ne me blesserai pas de tes silences. Tu respecteras les miens. Je ne tâassassinerai pas de « Pourquoi? » Tu nâes ni clef ni serrure. Je ne suis ni charade ni question Ă rĂ©soudre.
Tu es toi. Je suis ce que je suis. Je ne troublerai pas ta musique intĂ©rieure. Ne dis pas que je fais des fausses notes si je ne pense pas comme toi. Nous sommes vivants en quĂȘte de vivants.
Donne-moi ta main. Si tu veux me quitter au coin de la rue, je te quitterai au coin de la rue. Câest promis. Si tu veux aller plus loin, je tâaccompagnerai jusquâĂ ce « plus loin ». Mais pas au-delĂ . Tu nâest pas remorqueur. Je ne suis pas bouĂ©e.
Nous allons avec la vie comme le sable, le temps et lâeau entre source et delta..."
â
â Simone ConduchĂ©
Josephine22
SOUVENIR
Les voilĂ , ces coteaux, ces bruyĂšres fleuries,
Et ces pas argentins sur le sable muet.
Ces sentiers amoureux, remplis de causeries,
OĂč son bras m ' enlacait.
Les voilĂ , ces sapins Ă la sombre verdure,
Cette gorge profonde aux nonchalants détours,
Ces sauvages amis, dont l antique murmure
A bercé mes beaux jours.
Les voilĂ , ces buissons oĂč toute ma jeunesse,
Comme un essaim d oiseaux, chante au bruit de mes pas,
Lieux charmants, beau dĂ©sert oĂč passa ma maitresse,
Ne m attendiez-vous pas ?
Alfred DE MUSSET
Josephine22
Et toujours elle dormait, d un sommeil aux cils azurés.
Dans la toile blanche et fine ,fleurant la lavande,
Quand de sa cachette, il rapporta un monceau de pommes candies, de coings, de prunes, de courges
Puis des gelées plus savoureuses que le lait caillé
Et des sirops rutilants, colorés avec de la cannelle
De la manne et des dattes, transportées par la mer,
Cueillies à FEZ ..et des friandises aromatisées préparées par chacune
De la soyeuse SAMARCANDE , au LIBAN couvert de CĂšdres..
JOHN KEATS
Recueil de poÚmes et poésies.
Josephine22
lila a écrit :
La Chanson des vieux amants
Jacques Brel
Bien sûr, nous eûmes des orages
Vingt ans d'amour, c'est l'amour fol
Mille fois tu pris ton bagage
Mille fois je pris mon envol
Et chaque meuble se souvient
Dans cette chambre sans berceau
Des Ă©clats des vieilles tempĂȘtes
Plus rien ne ressemblait Ă rien
Tu avais perdu le goût de l'eau
Et moi celui de la conquĂȘte
Mais mon amour
Mon doux, mon tendre, mon merveilleux amour
De l'aube claire jusqu'Ă la fin du jour
Je t'aime encore tu sais
Je t'aime
Moi, je sais tous tes sortilĂšges
Tu sais tous mes envoûtements
Tu m'as gardé de piÚges en piÚges
Je t'ai perdue de temps en temps
Bien sûr tu pris quelques amants
Il fallait bien passer le temps
Il faut bien que le corps exulte
Finalement, finalement
Il nous fallut bien du talent
Pour ĂȘtre vieux sans ĂȘtre adultes
Oh, mon amour
Mon doux, mon tendre, mon merveilleux amour
De l'aube claire jusqu'Ă la fin du jour
Je t'aime encore, tu sais
Je t'aime
Et plus le temps nous fait cortĂšge
Et plus le temps nous fait tourment
Mais n'est-ce pas le pire piĂšge
Que vivre en paix pour des amants
Bien sûr tu pleures un peu moins tÎt
Je me déchire un peu plus tard
Nous protégeons moins nos mystÚres
On laisse moins faire le hasard
On se méfie du fil de l'eau
Mais c'est toujours la tendre guerre
Oh, mon amour
Mon doux, mon tendre, mon merveilleux amour
De l'aube claire jusqu'Ă la fin du jour
Je t'aime encore tu sais
Je t'aime
MAGNIFIQUE...touchĂ©eđđ
