
lila
Avanie et framboise
Boby Lapointe
Elle s'appelait Françoise
Mais on l'appelait Framboise
Une idée de l'adjudant
Qui en avait trÚs peu pourtant, des idées
Elle nous servait Ă boire
Dans un bled du Maine-et-Loire
Mais ce n'était pas Madelon
Elle avait un autre nom
Et puis d'abord, pas question
De lui prendre le menton
D'ailleurs, elle était d'Antibes!
Quelle avanie!
Avanie et Framboise
Sont les mamelles du destin!
Pour sûr qu'elle était d'Antibes!
C'est plus prĂšs que les CaraĂŻbes
C'est plus prĂšs que Caracas
Est-ce plus loin que Pézenas? Je n'sais pas
Et tout en étant Française
L'Ă©tait tout de mĂȘme Antibaise
Et, bien qu'elle soit Française,
Et malgré ses yeux de braise
Ăa ne me mettait pas Ă l'aise
De la savoir Antibaise
Moi qui serais plutĂŽt pour!
Quelle avanie!
Avanie et Framboise
Sont les mamelles du destin!
Elle avait peu d'avantages
Pour en avoir davantage
Elle s'en fit rajouter
A l'institut de beauté, ah ah ah!
On peut, dans le Maine-et-Loire,
S'offrir de beaux seins en poire
Y a un institut d'Angers
Qui opĂšre sans danger
Des plus jeunes aux plus ùgés
On peut presque tout changer
Excepté ce qu'on n'peut pas!
Quelle avanie!
Avanie et Framboise
Sont les mamelles du Destin!
Davantage d'avantages
Avantagent davantage
Lui dis-je, quand elle revint
Avec ses seins angevins, deux fois dix!
Permets donc que je lutine
Cette poitrine angevine
Mais elle m'a échappé
A pris du champ dans le pré
Et j'n'ai pas couru aprĂšs
Je n'voulais pas attraper
Une Angevine de poitrine!
Avanie et mamelles
Sont les framboises du destin
Josephine22
lhuron a écrit :
Des quatre grands philosophes du XVIII Úme siÚcle , mes préférés sont
DIDEROT , puis , MONTESQUIEU.
ROUSSEAU et VOLTAIRE ne sont pas mes tasses de thĂ© car je n'aime pas les donneurs de leçons incapables de les suivre eux - mĂȘmes:
ROUSSEAU a fait cinq enfants Ă Marie -ThĂ©rĂšse LEVASSEUR , qu'il n'a pas Ă©tĂ© capable d'Ă©lever car c'Ă©tait contre sa vision de la femme. Celle - ci n'Ă©tait sur terre que pour plaire Ă l'homme ,lui procurer du plaisir , Ă©lever , Ă©duquer les enfants tout en choyant son seigneur et maĂźtre !Son livre , l'ĂMILE est un remarquable traitĂ© de pĂ©daogie , pour les autres , mais non pour ses enfants !
VOLTAIRE a dĂ©nonce , avec juste raison l'esclavage dans CANDIDE , ce qui ne l'empĂȘchait pas de toucher d'importants bĂ©nĂ©fices du " commerce triangulaire " , autrement dit , du commerce du " bois d'Ă©bĂšne " !
Cela n'obĂšre nullement leurs remarquables qualitĂ©s d'Ă©crivain: j'ai eu et j'ai toujours autant de plaisirs Ă lire ou Ă relire CANDIDE , L'HISTOIRE DE LOUIS XIV ou LA NOUVELLE HĂLOĂSE , LES RĂVERIES D'UN PROMENEUR SOLITAIRE , par exemple , mais il y a et il y aura toujours cette arriĂšre pensĂ©e quigĂąche et empĂȘche une adhĂ©sion totale ...
Ah...voilà la réponse à notre pourquoi...
Merci Ami LHURON....bien d accord avec toi pour ce revers de la médaille...
J avoue n avoir lu que CANDIDE..et son " Tout est parfait dans le meilleur des mondes.."
Avec Melle CunĂ©gonde âșâșje l avais relu avec mon petit fils qui l avait en Ă©tude je ne sais plus dans qu'elle classe...avec aussi le journal d Anne Frank...on lisait ensemble aprĂšs nos parties...avec pain au chocolat et coca pour faire passer !đ
Les grands auteurs ont souvent une face cachée, pas toujours connue...
C était bien de nous l expliquer...
Et aussi l expression de " commerce triangulaire " !!!
Les mots " bois d ébÚne"..représentent un crime contre l Humanité...un péché originel
Impardonnable !!
lhuron
Des quatre grands philosophes du XVIII Úme siÚcle , mes préférés sont
DIDEROT , puis , MONTESQUIEU.
ROUSSEAU et VOLTAIRE ne sont pas mes tasses de thĂ© car je n'aime pas les donneurs de leçons incapables de les suivre eux - mĂȘmes:
ROUSSEAU a fait cinq enfants Ă Marie -ThĂ©rĂšse LEVASSEUR , qu'il n'a pas Ă©tĂ© capable d'Ă©lever car c'Ă©tait contre sa vision de la femme. Celle - ci n'Ă©tait sur terre que pour plaire Ă l'homme ,lui procurer du plaisir , Ă©lever , Ă©duquer les enfants tout en choyant son seigneur et maĂźtre !Son livre , l'ĂMILE est un remarquable traitĂ© de pĂ©daogie , pour les autres , mais non pour ses enfants !
VOLTAIRE a dĂ©nonce , avec juste raison l'esclavage dans CANDIDE , ce qui ne l'empĂȘchait pas de toucher d'importants bĂ©nĂ©fices du " commerce triangulaire " , autrement dit , du commerce du " bois d'Ă©bĂšne " !
Cela n'obĂšre nullement leurs remarquables qualitĂ©s d'Ă©crivain: j'ai eu et j'ai toujours autant de plaisirs Ă lire ou Ă relire CANDIDE , L'HISTOIRE DE LOUIS XIV ou LA NOUVELLE HĂLOĂSE , LES RĂVERIES D'UN PROMENEUR SOLITAIRE , par exemple , mais il y a et il y aura toujours cette arriĂšre pensĂ©e quigĂąche et empĂȘche une adhĂ©sion totale ...
Josephine22
lila a écrit :
« Gras marchait vite, je peinais derriĂšre lui. Mais chaque jour pourvoyait Ă une amĂ©lioration de mes fonctions physiques. Parfois câĂ©tait la souplesse que je sentais revenir, un autre jour le souffle Ă©tait moins court et aujourdâhui je nâavais pas souffert de la moindre douleur dans le dos. Pour lâinstant la guĂ©rison me garantissait un sentiment contre-nature : lâimpression dâune reconquĂȘte quotidienne, comme si le processus de dĂ©molition biologique de la vie sâĂ©tait inversĂ© et que jâallais rajeunir jusquâau jour oĂč, la guĂ©rison achevĂ©e, la mĂ©canique se renverserait Ă nouveau et oĂč je recommencerais Ă me sentir vieillir, signe que je serais parfaitement rĂ©tabli. »
(Le 18 septembre, dans les Cévennes vivaraises)
Sylvain Tesson, Sur les chemins noirs
Et son beau livre La Marche dans le Ciel...
5000 kms Ă pied Ă travers l Himalaya...Bouthan et Tibet
Et son tour du monde à vélo !!!
Une sacrée pointure !!!
lila
« Gras marchait vite, je peinais derriĂšre lui. Mais chaque jour pourvoyait Ă une amĂ©lioration de mes fonctions physiques. Parfois câĂ©tait la souplesse que je sentais revenir, un autre jour le souffle Ă©tait moins court et aujourdâhui je nâavais pas souffert de la moindre douleur dans le dos. Pour lâinstant la guĂ©rison me garantissait un sentiment contre-nature : lâimpression dâune reconquĂȘte quotidienne, comme si le processus de dĂ©molition biologique de la vie sâĂ©tait inversĂ© et que jâallais rajeunir jusquâau jour oĂč, la guĂ©rison achevĂ©e, la mĂ©canique se renverserait Ă nouveau et oĂč je recommencerais Ă me sentir vieillir, signe que je serais parfaitement rĂ©tabli. »
(Le 18 septembre, dans les Cévennes vivaraises)
Sylvain Tesson, Sur les chemins noirs
Josephine22
.
Traversant un pré communal vide, marchant dans des flaques de neige fondue, au crépuscule,
sous un ciel nuageux, ne pensant à aucun événement heureux en particulier,
j ai éprouvé une joie parfaite.
J ai été heureux à en avoir presque peur.
Dans les bois aussi, l homme se débarrasse des années, comme un serpent qui mue, et quel que soit son ùge, il redevient un enfant.
Dans les bois se trouve la jeunesse perpétuelle.
Quand je marche sur le sol nu,...la tĂȘte baignant dans l air allĂšgre,et se soulevant vers l espace infini,..tout Ă©gotisme mesquin s Ă©vanouit.
je deviens un oeil transparent; je ne suis rien,je vois tout.
je suis l amant de la beauté infinie et immortelle.
extrait de ESSAIS ( 1836).
RALPH WALDO EMERSON
lhuron
LES VOYAGES Ă PIED .
Je ne conçois qu'une maniÚre plus agréable que d'aller à cheval, c'est d'aller à pied .
On part Ă son moment , on s'arrĂȘte quand on veut , on fait tant et su peu d'exercice qu'on veut . On observe tout le pays , on observe Ă droite , Ă gauche : on examine tout ce qui nous flatte ,on s'arrĂȘte Ă tous les points de vue . Aperçois - je une riviĂšre , je la cĂŽtoie ; un bois touffu , je vais sous son ombre ; une grotte , je la visite ; une carriĂšre , j'examine les minĂ©raux . Partout oĂč je me plais , j'y reste . Ă l'instant oĂč je m'ennuie , je m'en vais . Je ne dĂ©pends ni des chevaux , ni du postillon . Je n'ai pas besoin de choisir des chemins tout faits , des routes commodes ; je passe partout oĂč un homme peut passer ; je vois tout ce qu'un homme peut voir et , ne dĂ©pendant que de moi - mĂȘme , je jouis de toute la libertĂ© dont un homme peut jouir .
Combien de plaisirs diffĂ©rents on rassemble par cette agrĂ©able maniĂšre de voyager ! sans compter la santĂ© qui s'affermit , l'humeur qui s'Ă©gaie ! J'ai toujours vu ceux qui voyageaient dans de bonnes voitures bien douces , tristes , rĂȘveurs , grondants ou souffrants , et les piĂ©tons , toujours gais , lĂ©gers et contents de tout . Combien le cĆur rit quand on approche du gĂźte ! combien un repas grossier paraĂźt savoureux ! avec quel plaisir on se repose Ă table ! quel bon sommeil , on fait dans un mauvais lit !
Quand on ne veut qu'arriver , on peut courir en chaise de poste ; mais quand on veut voyager , il faut aller Ă pied .
Jean Jacques ROUSSEAU : ĂMILE .
Pour changer de la poésie , - j'y reviendrai - , un peu de prose qui reste d'actualité, bien que ROUSSEAU ne soit pas ma tasse de thé .
Bonne lecture .
Josephine22
Avant de prĂȘter Wurthering Heights Ă une trĂšs jeune fille qui vient tout Ă l heure me rapporter
Jane Eyre ( qu elle a adoré)..je lui ai coché q.q. passages importants du livre
En voici un que vous connaissez certainement ,mais que je trouve trĂšs beau
à quoi servirait que j existe,si j' étais contenue toute entiÚre dans ce que vous voyez de moi ?
Mes grandes souffrances, en ce monde ont été les souffrances de Heathcliff, et dÚs que elles ont commencé, je n' ai pas cessé de m en rendre compte et de les ressentir..ma grand pensée dans la vie, c est lui.
Si le monde entier périssait , et qu il restà t seul vivant je continuerais d exister..
E si tout le reste demeurait et qu il disparĂčt, l univers me reviendrait totalement Ă©tranger,
Je ne croirais plus en faire partie.
Mon amour pour Linton est comme le feuillage des forĂȘts,..le temps, je le sais, le transformera,
Comme l hiver transforme les arbres.
Mon amour pour Heathcliff ressemble au Roc immuable ..source de peu de joie visible, mais nécessité fondamentale.
Nelly, je SUIS Heathcliff.
Il est toujours prĂ©sent Ă ma pensĂ©e, non comme un plaisir, pas plus que je ne suis un plaisir pour moi-mĂȘme , mais comme ma propre rĂ©alitĂ©.
Emily BRONTĂ roman de 1848...
Les sĆurs BRONTĂ... indĂ©modables !!!