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&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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FAE

14 mars 2025 10:46

Merci Mstrprf et bonne fin de semaine à tous ! 😃

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14 mars 2025 09:15

14 mars 1590 :
Henri IV victorieux à Ivry.
Avec l'assassinat du roi Henri III, la couronne de France est revenue à son cousin le protestant Henri de Navarre, sous le nom d'Henri IV.
Mais les extrémistes catholiques, regroupés autour des Guise, rejettent le nouveau roi et relancent les guerres de religion.
Le 21 septembre 1589, à Arques, près de Dieppe, Henri IV repousse les forces catholiques commandées par le duc de Mayenne Charles de Lorraine, frère du duc Henri de Guise, assassiné un an plus tôt.
Avec des renforts anglais, il occupe méthodiquement la Normandie.
Au printemps, tandis qu'il assiège Dreux, le duc de Mayenne revient à la charge avec des forces trois fois plus nombreuses.
L'affrontement a lieu au matin du 14 mars 1590, près du village d'Ivry-sur-l'Eure.
D'après la chronique, le truculent Béarnais aurait harangué ses troupes avant la bataille par ces mots : « Mes compagnons, Dieu est pour nous ! Voici ses ennemis et les nôtres ! Voici votre roi. Si vous perdez vos enseignes, cornettes ou guidons, ne perdez point de vue mon panache, vous le trouverez toujours au chemin de l'honneur et de la victoire... »
Ce casque à panache, orné de grandes plumes, ainsi que d'une améthyste et de perles, allait effectivement conduire le roi à la victoire et le faire entrer dans la légende.
Mais la chronique ne dit pas qu'il fut blanc.
C'est seulement au XIXe siècle que les hagiographes feront le rapprochement entre ce panache et les écharpes blanches dont s'étaient dotés Henri de Navarre et ses compagnons protestants à la bataille de Coutras.
Ils prêteront au premier la couleur des secondes.

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FAE

13 mars 2025 11:35

13 mars 1888 : naissance de Paul Morand, diplomate et écrivain français membre de l'Académie française.
(mort le 23 juillet 1976).

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13 mars 2025 09:28

Bonjour à tous ! 😃
Merci Mstrprf !

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13 mars 2025 09:12

13 mars 2013 :
Élection du pape François.
Jorge Mario Bergoglio (76 ans), archevêque de Buenos Aires, succède sur le trône de Saint Pierre à Benoît XVI, lequel a résigné sa charge le 28 février précédent pour des raisons de santé.
Il devient de la sorte le premier pape issu de la Compagnie de Jésus, le premier né hors d'Europe et aussi le premier depuis plus de mille ans à choisir un nom inédit, François.
Né de parents italiens le 17 décembre 1936 à Buenos Aires, Jorge Bergoglio a été touché par la vocation à 17 ans.
Il obtient un diplôme de technicien en chimie avant d'entrer au séminaire puis au noviciat de la Compagnie de Jésus.
Dès son apparition à la loggia de la place Saint-Pierre, le soir de son élection, Jorge Mario Bergoglio se dit modestement « évêque de Rome », ville « qui préside à la charité des églises », selon une formule du 1er siècle.
Dans sa manière de congédier la foule d'un familier « Bonne nuit », le nouveau pape se présente immédiatement comme un pape « normal ».
Loin des pompes pontificales, il manifeste son souci de revenir à la pauvreté du sermon des Béatitudes.

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FAE

12 mars 2025 10:33

Bonjour à tous ! 😃
Un grand merci. Je vous lis toujours avec intérêt.

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12 mars 2025 08:51

12 mars 2008 :
Mort du dernier poilu français.
Né en 1897 dans une famille très pauvre d'Italie, Lazare Ponticelli, dernier « poilu » français de la Grande Guerre (1914-1918) s'éteint à l'âge de 110 ans.
Il était arrivé à Paris à la gare de Lyon, seul et sans ressources à l'âge de 9 ans.
Il a vécu de petits boulots et dès qu'a éclaté la guerre, s'est porté volontaire par reconnaissance pour la France qui l'avait accueilli.
Alors âgé de 17 ans, Il n'a pas hésité pour cela à tricher sur son âge.
Il s'engage dans le 4e régiment de marche du 1er régiment étranger, le régiment « Garibaldien » constitué majoritairement d'Italiens et dont l'encadrement français provient du 1er régiment étranger de Sidi bel Abbès.
Il retrouve d'ailleurs l'un de ses frères, Célestin, et est envoyé sur le front à Soissons.
Il participe aux combats dans l'Argonne.
En mai 1915, il se trouve près de Verdun, lorsqu'il est démobilisé.
En effet, avec l'entrée en guerre de l'Italie, il doit rejoindre l'armée italienne.
Refusant de quitter l'uniforme français, c'est accompagné de deux gendarmes qu'il est amené à Turin.
Il est enrôlé dans le 3e régiment de chasseurs alpins, les Alpini, et combat les Autrichiens dans les Dolomites.
Il connaît alors les fraternisations entre troupes autrichiennes et italiennes (beaucoup d'Alpini des Dolomites parlent l'allemand).
Sa compagnie est sanctionnée par l'État-major, traduite en conseil de guerre et envoyée dans une zone de combats plus rude, à Caporetto au Monte Colovrat (Slovénie).
Chargé d'une mitrailleuse, il est blessé sérieusement à la joue par un éclat d'obus lors d'une sanglante offensive italienne contre les positions ennemies.
Il est opéré sur place à vif et envoyé en convalescence à Naples.
Il retourne au front en 1918 à Monte Grappa, lors de la bataille décisive de Vittorio Veneto où il est confronté aux attaques au gaz qui tuent des centaines de ses camarades.
C'est là qu'il apprend la signature de l'armistice.
Démobilisé et de retour en France en 1920, il fonde avec ses deux frères, Céleste et Bonfils, Ponticelli Frères, une société de fumisterie.
Cette entreprise devient une petite multinationale assez connue dans le domaine de la construction et de la maintenance industrielle, principalement dans le pétrole et le nucléaire.
En 1939, au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, Lazare demande et obtient la nationalité française.
Il s'engage au 3e bureau du département de la Seine mais, jugé trop vieux pour le service actif, il est renvoyé à son entreprise où l'on estime que ses services seront plus profitables à l'effort de guerre.

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11 mars 2025 08:55

11 mars 1932 :
Premières allocations familiales en France.
Confrontée à une grave crise de dénatalité la France, après la Première Guerre mondiale, ébauche une politique de soutien aux familles avec enfants.
À partir de 1919, l'État et quelques entreprises proposent des suppléments salariaux à leurs salariés chargés de famille.
Mais cette politique a un effet pervers, en dissuadant l'embauche de pères de famille.
Quelques entreprises pionnières surmontent cet inconvénient en créant des caisses de compensation financées par l'ensemble des salariés.
La loi du 11 mars 1932, entrée en application le 14 juin suivant, généralise ce système en rendant obligatoire l'adhésion des entreprises à une caisse de compensation.
C'est l'amorce d'une politique familiale qui permettra à la France de retrouver une nouvelle jeunesse dans la décennie suivante.

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10 mars 2025 09:43

10 mars 1890 :
Naissance de l' auteur-compositeur-interprète comique Gaston Ouvrard.
Fils de l'artiste Éloi Ouvrard, il a notamment composé la chanson Je n'suis pas bien portant qui, aujourd'hui encore, fait partie des classiques de l'humour français.
Il grave ses premiers disques chez Odeon en 1909 ; on retient la chanson C'est mon frère comme un de ses premiers phonogrammes.
Il connaîtra un succès croissant en perpétuant le style comique troupier, pourtant tombé en désuétude, que son père Éloi avait lancé en 1877 avec la chanson L'invalide à la tête de bois.
Gaston Ouvrard fut très marqué par la Première Guerre mondiale à laquelle il participa comme simple soldat dès août 1914, et où il servit dans un régiment de dragons.
Il fut démobilisé en décembre 1918.
Blessé deux fois, il reçoit la croix de guerre avec citation à la fin du conflit.
De la Grande Guerre il garde, par la suite, l'idée de porter l'uniforme de comique troupier.
Gaston Ouvrard connaît son apogée entre 1925 et 1935, où il grave ses plus grands succès : Elle met des chaussinnettes (1925), Je n'suis pas bien portant (1934), Les Femmes au régiment (1932). Auteur-compositeur-interprète doué d'une diction tout à fait exceptionnelle, on l'entend moins au détour de la guerre.
Cependant, il n'est pas inactif car on le voit au cinéma dans Le Tracassin (1962) et il chante encore Je n'suis pas bien portant sur la scène de Bobino en 1971.
Il grave son dernier disque en 1966, où il ne fait que reprendre ses succès.
Dans les années 1950, il passe de mode.
Ses disques se vendant moins, il doit faire face à des problèmes financiers et il est soutenu par l'association La roue tourne de Paul Azaïs et Janalla Jarnach, qui aide les artistes en difficultés, et dont le parrain d'honneur est Fernandel.
Durant les années 1960, il participe à quelques émissions télévisées.
On l'a même vu dans une émission de 1968, aux côtés de Claude François et de Roger Whittaker.
Le 29 janvier 1969, il chante Le Soldat sportif dans l'émission Quatre temps.
On le revoit ensuite dans l'émission Les dix ans du Palmarès des chansons (1975), présentée par Guy Lux, où il interprète une nouvelle fois Je n'suis pas bien portant.
À Guy Lux qui lui demande, sur le ton de la plaisanterie, sans doute préméditée, s'ils se reverront pour les vingt ans du Palmarès, Ouvrard, alors âgé de 85 ans, répond : « Mais pourquoi pas, jeune homme, vous m'avez l'air en excellente santé ! »
L'émission, rebaptisée Palmarès 81, est supprimée quelques mois avant la mort d'Ouvrard, le 26 novembre 1981 à Caussade (Tarn-et-Garonne).

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9 mars 2025 19:13

Bonsoir à tous ! 😃
Merci les amis, vous êtes passionnants.

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9 mars 2025 18:10

Le 9 mars 1945, les Japonais attaquent les garnisons françaises d'Indochine. Ils portent ainsi un coup fatal à la présence coloniale de la France dans le Sud-Est asiatique.

La France évincée
Les Japonais en guerre contre la Chine ont profité de la défaite de la France face à Hitler pour occuper l'Indochine française. Le 25 septembre 1940, ils soumettent les troupes françaises d'Indochine mais laissent en place l'administration coloniale et le gouverneur général nommé par le gouvernement de Vichy, l'amiral Jean Decoux.

Celui-ci maintient vaille que vaille la présence française dans cette colonie du bout du monde et préserve la sécurité de ses habitants, cependant que l'occupant met l'Indochine en coupe réglée et exploite le caoutchouc naturel (15% des exportations mondiales en 1939).
Vers le chaos
Cinq ans plus tard, repoussés de partout par la contre-offensive américaine, les Japonais craignent que des Français venus de la métropole ne tentent de les chasser aussi du réduit indochinois.

C'est ainsi que le 9 mars 1945, ils attaquent avec brutalité les garnisons françaises encore présentes sur place. On compte pas moins de 2.650 morts parmi les Français, dont le général Émile Lemonnier commandant de la 13e brigade de Langson. Le général a refusé à deux reprises de signer une capitulation sans conditions. Il est décapité au sabre le 10 mars (à Paris, l'avenue située entre le Louvre et les Tuileries honore sa mémoire).

3.000 prisonniers rejoignent les camps de la mort, dont celui de Hoa-Binh. Parmi les 19.000 civils français, 3.000 sont aussi internés et parfois torturés. Les autres sont astreints à résidence forcée sous la férule de la Kempeitai (la police politique de l'armée impériale nippone).

Cependant, le leader communiste-nationaliste Hô Chi Minh dénonce la tutelle japonaise le 10 août 1945 et proclame l'indépendance de la République démocratique du Viêt-nam (on écrit aussi Vietnam).

Dans le même temps, comme pour ajouter à la confusion qui règne sur le terrain, les Alliés réunis à Potsdam projettent de couper en deux la péninsule indochinoise suivant le 16e parallèle (future frontière entre Nord- et Sud-Vietnam). Le maintien de l'ordre reviendrait au nord de cette ligne aux Chinois nationalistes de Tchang Kai-chek, au sud aux Britanniques !

Une tentative de reconquête

Le général Charles de Gaulle, qui dirige le gouvernement provisoire de la République française, met tout en oeuvre pour restaurer la souveraineté de la France sur ses colonies d'outre-mer. Il veut effacer le souvenir de la défaite de 1940 et restaurer en tous lieux la grandeur de son pays. Il veut aussi couper court à d'autres tentatives indépendantistes au sein de l'Empire colonial.

Le général Charles de Gaulle, qui dirige le gouvernement provisoire de la République française, met tout en oeuvre pour restaurer la souveraineté de la France sur ses colonies d'outre-mer. Il veut effacer le souvenir de la défaite de 1940 et restaurer en tous lieux la grandeur de son pays. Il veut aussi couper court à d'autres tentatives indépendantistes au sein de l'Empire colonial.

Dès le 24 mars 1945, il déclare son intention de constituer en Indochine une fédération de colonies et de protectorats qui comprendrait les trois provinces du Viêt-nam (les trois Ky : Tonkin, Annam et Cochinchine) ainsi que le Cambodge et le Laos.

Des soldats français sous les ordres du lieutenant-colonel Jacques Massu s'emparent le 23 septembre de Saigon, capitale de la Cochinchine (le Viêt-nam du sud). Leur entreprise est facilitée par la capitulation officielle du Japon trois semaines plus tôt.

Quelques jours plus tard arrive un corps expéditionnaire sous les ordres du général Leclerc de Hauteclocque, héros de la Libération nommé par de Gaulle commandant en chef des troupes d'Extrême-Orient, sous les ordres de l'amiral Georges Thierry d'Argenlieu, gouverneur général d'Indochine.

À sa manière audacieuse, Leclerc chasse Japonais et Chinois du Vietnam et du Cambodge. Il fait une entrée triomphale à Hanoï le 18 mars 1946...

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delphinium29

9 mars 2025 17:54

9 mars 1831 : Création de la Légion étrangère
Suite à la dissolution du régiment de Hohenlohe le 5 janvier 1831, le roi Louis-Philippe Ier reprend la tradition des régiments étrangers attachés à la monarchie (Suisses, Irlandais, Hongrois, Polonais...). Il fonde la Légion étrangère par la loi du 9 mars 1831 en vue d'encadrer les recrues étrangères, à commencer par les mercenaires suisses. Il renoue ce faisant avec la tradition des régiments étrangers attachés aux rois de France...

En savoir plus

9 mars 1911 : La France adopte le méridien de Greenwich
Par une loi du 9 mars 1911, la France renonce à imposer le méridien de Paris comme référence temporelle et point de départ des fuseaux horaires. Elle se rallie comme le reste du monde au méridien de Greenwich, ville proche de Londres, où se situe l'observatoire royal anglais. Ce méridien passe à proximité du Havre, de Caen et du Mans. Dans la nuit du 18 au 19 mars 1911, toutes les horloges de France s'arrêtent à minuit pour repartir 9 minutes et 21 secondes plus tard afin de se mettre en concordance avec le temps universel (Greenwich Mean Time, en abrégé « GMT » ou « temps moyen à Greenwich »)...

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9 mars 2025 11:04

Des erreurs judiciaires également à cette époque de 1765 ....
Merci à tous pour toutes ces infos .

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9 mars 2025 10:56

9 mars 1762 :
Condamnation de Jean Calas.
Cinq mois plus tôt, le 13 octobre 1761, ce riche négociant toulousain, de religion protestante, avait découvert à son domicile son fils Marc-Antoine, 29 ans, mort étranglé.
Pensant que le malheureux s'était tué, il avait maladroitement tenté de dissimuler le suicide afin de préserver l'honneur familial.
Mais la rumeur publique l'accuse d'avoir assassiné Marc-Antoine parce qu'il voulait se convertir au catholicisme.
Jean Calas et son épouse, ainsi que son fils Pierre, sa servante et un ami sont jetés en prison.
À leur procès, l'écrivain Laurent Angliviel de La Beaumelle prend courageusement leur défense en dépit de tous les faux témoignages qui s'accumulent.
Le Parlement de Toulouse condamne Jean Calas, par huit voix contre cinq, à subir la question ordinaire et extraordinaire, à être rompu vif et jeté dans un bûcher.
Le malheureux est exécuté le lendemain, le 10 mars 1762.
Ses co-accusés sont acquittés ou bannis.
La Beaumelle lui-même est banni de Toulouse pour «mauvaise conduite».
Cela ne l'empêche pas de rédiger plusieurs mémoires pour la cassation du jugement et la libération des filles de la veuve Calas.
Dans sa retraite de Ferney, près de Genève, Voltaire est informé de l'affaire par un marchand marseillais.
Dans un premier temps, il prend fait et cause pour les juges et écrit au conseiller Le Bault : «Nous ne valons pas grand chose, mais les huguenots sont pires que nous et de plus ils déclament contre la comédie» (22 mars 1762).
Toutefois, ce persiflage ne dure pas car, dès la fin de ce même mois de mars, l'un des jeunes fils du supplicié rencontre Voltaire et le convainc de l'erreur judiciaire.
L'écrivain à succès recueille la veuve et deux de ses filles.
Surtout, il organise un groupe de pression avec ses amis, y compris les souverains Frédéric II de Prusse et Catherine II de Russie.
Dénonçant les travers de l'organisation judiciaire, il publie son célèbre Traité sur la tolérance à l'occasion de la mort de Jean Calas (décembre 1763).
Le 4 juin 1764, le Conseil du Roi casse enfin les jugements prononcés contre les Calas.
Le 9 mars 1765, le Parlement de Paris réhabilite Jean Calas et restitue ses biens à sa famille.
Le roi Louis XV lui-même ajoute un don personnel de 30.000 livres.

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8 mars 2025 09:28

8 MARS
Depuis quand le 8 mars est-il le 8 mars ? Reconnu comme journée mondiale des droits de la femme par l'ONU en 1977, sa genèse remonte au tournant du XXe siècle. Son histoire a traversé les territoires, le calendrier et les révolutions avant de s'imposer comme date de référencement.
"Nous décidons"
28 février 1909, États-Unis. La première journée nationale des femmes est célébrée sur l'ensemble du territoire, à l'initiative du Parti socialiste américain. Pour la première fois, des femmes battent le pavé pour revendiquer leurs droits et dénoncer les mauvaises conditions de travail des ouvrières. Elles renouvelleront l'évènement tous les derniers dimanches de février jusqu'en 1913. Si cet évènement est perçu comme la genèse du 8 mars, plusieurs documents attestent d'une origine antérieure.

"L'histoire de l'humanité est une histoire de préjudices et d’usurpations infligés de manière répétée par l’homme à la femme [...]". Ces mots visant à dénoncer le patriarcat et l'inégalité entre les sexes sont prononcés les 19 et 20 juillet 1848 par l'activiste Elizabeth Cady Stanton, lors de la Convention sur les droits des femmes à Seneca Falls, dans l'état de New-York.
Lors de ces deux journées, les activistes présentent leur "Déclaration de sentiments et de résolutions", qui recense les griefs qu'elles portent à l'encontre de la gent masculine. Dans une seconde partie, elles font état de leurs décisions. "Nous décidons, que la femme est l’égale de l’homme – que telle fut l’intention du Créateur, et que l’intérêt supérieur de la race humaine exige qu’on la reconnaisse comme telle". Au total, pas moins de douze résolutions sont inscrites pour promouvoir l'égalité entre les sexes, l'éducation des jeunes filles à leurs droits et l'émancipation des femmes. Les jalons de la journée des droits des femmes sont posés.

Le premier 8 mars
Retour dans le futur, et plus exactement en 1910 à Copenhague. Clara Zetkin, journaliste et militante allemande appelle "les femmes socialistes de tous les pays" à se réunir annuellement. Lors de cette deuxième édition de la Conférence internationale des femmes socialistes, l'Autriche, l'Allemagne, le Danemark et la Suisse optent pour la mise en place d'une journée pour les femmes dès le 19 mars 1911.

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