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23 juin 2016 :
Les Britanniques votent à près de 52% en faveur duBrexit.
Le Premier ministre David Cameron, qui a imprudemment organisé le référendum, annonce sa prochaine démission.
Les dirigeants du Continent, consternés, s'apprêtent à une crise majeure, avec la crainte qu'elle ne brise le rêve européen.
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22 juin 1986 :
La "main de Dieu" de Maradona.
Encore aujourd'hui, de nombreux Anglais tremblent d'indignation lorsqu'on leur rappelle ce but marqué de la main lors du quart de finale de la Coupe du Monde mexicaine.
À la 51e minute le numéro 10 argentin, trop court pour atteindre une balle haute, frappe la balle du poing et lobe le gardien anglais Peter Shilton.
L'arbitre, n'ayant rien vu, valide le but à la grande fureur des Anglais.
Cinq minutes plus tard, le même Maradona marque un des plus extraordinaires buts de l'histoire de cette compétition, en passant en revue toute l'aile gauche anglaise avant d'aller tromper le gardien et assurer la qualification de son équipe (2-1).
Le capitaine anglais, Gary Lineker, dira par la suite : « Quand Diego nous a mis le deuxième but, j'ai eu envie d'applaudir ».
Le même Maradona mènera ensuite son équipe jusqu'à la victoire finale, mais c'est ce match qui reste dans toutes les mémoires, tant ses implications politiques dépassaient le cadre sportif.
En effet, après le match, le buteur déclare avoir marqué « un peu par la main de Dieu », transformant ainsi cette partie en une affaire politique : la revanche, insuffisante certes, mais ô combien symbolique, sur les Anglais qui avaient remporté la guerre des Malouines.
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21 juin 1982 :
Première Fête de la Musique.
La première édition, lancée par Jack Lang, alors ministre de la Culture dans le gouvernement socialiste de Pierre Mauroy, célèbre tous les styles de musique dans plus de 120 pays à travers les cinq continents.
Elle se tient traditionnellement au moment du solstice d'été, jour le plus long de l’année dans l’hémisphère nord.
Déjà, dès l'Antiquité, la date du solstice d'été donnait lieu à des festivités destinées à célébrer la fin des moissons.
À quelques jours près, la Fête de la Musique aurait même concurrencé la fête de la Saint-Jean, célébrée le 24 juin, en remplacement d'une fête païenne, très populaire dans la chrétienté occidentale et même devenue fête nationale au Québec.
En 1982, des milliers d’initiatives fleurissent dans tout le pays.
Les musiciens s’installent dans les rues, les squares, les jardins, les gares, les places et n’importe quel endroit urbain qui peut les accueillir.
Cette grande fête incarne une utopie sociale : elle est gratuite, ouverte à toutes les musiques « sans hiérarchie de genres et de pratiques » et à tous les Français, sans distinction de classe.
Le soir de la première Fête de la Musique, le philosophe Edgar Morin dit ressentir une « émotion planétaire et cosmique ».
Festives et colorées, à l’image de la soirée dont elles font la promotion, les affiches sont illustrées chaque année par des dessinateurs de renom, de Tomi Ungerer à Sempé en passant par Wolinski et Claire Brétécher.
Même si certains aspects sont sujets à controverses : l’alcoolémie chez les jeunes, les dégradations dans les villes, les nuisances sonores, l’amateurisme musical (cacophonie, kermesse), la Fête de la Musique reste le rendez-vous des petits et grands qui aiment se rassembler pour un moment de partage en musique dans une atmosphère bon enfant.
delphinium29
20 juin 1940 : Premier sabotage
Le 20 juin 1940, deux jours avant l'armistice qui consacrera la défaite des armées françaises face à la Wehrmarcht, un inconnu, Étienne Achavanne, prend l'initiative de saboter des lignes téléphoniques allemandes. Fusillé le 4 juillet 1940 près de Rouen, il peut être considéré comme le premier résistant français à l'occupation allemande.
20 juin 1990 : Discours de La Baule
u 19 au 21 juin 1990, à La Baule, station balnéaire de la côte bretonne, le président François Mitterrand réunit les chefs d'État des pays africain dits « du champ » (la francophonie, y compris les anciennes colonies belges du Rwanda, du Burundi et du Congo).
Dans son discours d’ouverture, le président entend promouvoir des réformes politiques dans ces pays en contrepartie d'une relance de l'aide française. Par une forme de chantage bien intentionné, il les pousse à développer la démocratie dans leur pays à l'image des Européens de l'Est qui viennent de s'affranchir de la tutelle communiste.
Le président français dicte leur conduite à ses homologues africains
Sans se cacher de faire ingérence dans la politique intérieure des États africains, François Mitterrand déclare à ses hôtes : « La France liera tout son effort de contribution aux efforts qui seront accomplis pour aller vers plus de liberté », ajoutant : « Il ne faut pas voir la liberté comme un ennemi caché. Elle sera votre meilleure amie ».
Il assure que désormais la France ne ferait plus de prêts aux Pays les moins avancés (les PMA) mais bien des dons. Il promet par la même occasion d’alléger la dette de quatre pays d’Afrique sub-saharienne, le Cameroun, le Congo, la Côte d’Ivoire et le Gabon. Il se montre également hostile à une dévaluation du franc CFA qui renchérirait les produits étrangers importés (quatre ans plus tard, Édouard Balladur, Premier ministre de cohabitation, reviendra sur cet engagement en dévaluant le franc CFA de 50%).
En subordonnant l'aide française à l'introduction du multipartisme, François Mitterrand se montre de la sorte convaincu de pouvoir exporter la démocratie parlementaire à l'européenne eAfrique.
Effets contre-productifs du multipartisme
Politicien chevronné et bon connaisseur du continent africain, sans doute le président français feint-il d'ignorer que les règles de droit sont encore balbutiantes au sud du Sahara. Les enjeux politiques s'y résument au partage de la manne occidentale : aide publique, dons privés et redevances des compagnies forestières, minières et pétrolières.
C'est ainsi qu'en Côte d'Ivoire, depuis l'indépendance, le vieux président Félix Houphouet-Boigny avait veillé à redistribuer cette manne à toutes les ethnies de son pays, au prorata de leur importance (et sans s'embarrasser de multipartisme). Cela avait assuré trente ans de stabilité à son pays.
Mais qu'à cela ne tienne, promettent à La Baule les dirigeants africains attachés à l'aide de la France, puisqu'il le faut, on introduira le multipartisme.
Des élections sont ici et là organisées, avec des partis qui se font concurrence, des urnes et des observateurs internationaux. Comme on pouvait le craindre, les électeurs fixent leur choix non sur le candidat qui leur paraîtrait avoir le plus de compétences mais sur celui qui est le plus proche de leur clan et sera le mieux à même de leur redistribuer la manne occidentale.
Chaque parti tend à recruter ses militants dans une communauté qui lui est propre. Et la victoire et le pouvoir vont mécaniquement aux partis qui se rattachent aux ethnies les plus nombreuses. Tant pis pour les autres, par exemple les Peuls ou les Touaregs dans le Sahel, les Tutsis au Rwanda, privés d'accès au pouvoir et donc à la manne occidentale...
C'est ainsi que, du Sénégal et du Mali à la Côte d'Ivoire et au Rwanda vont se réveiller les antagonismes ethniques.
André Larané
La Suisse confédérale ou la France une et indivisible ?
Au lieu de plagier les institutions des grands États européens et en particulier de la France, sans doute les États africains eussent-ils mieux fait de s'inspirer de la confédération helvétique, avec des gouvernements centraux réduits au minimum et des cantons autonomes à l'échelle de la tribu, codirigés par un chef traditionnel et un sénat. Ces institutions auraient été mieux appropriées à de jeunes États encore dépourvus d'administrations centralisées
Publié ou mis à jour le : 2021-08-21 20:39:00
Misterprof-
20 juin 1837 :
La reine Victoria accède au trône du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande.
Quand cette jeune reine de 18 ans entame son règne, la dynastie des Hanovre (plus tard Windsor) semble discréditée par la longue folie du roi George III et les frasques de ses deux fils et successeurs, George IV et Guillaume IV, ce dernier affichant pas moins de dix enfants illégitimes.
Tout va changer pendant les 64 années du règne de Victoria et, à la veille de sa mort, la monarchie sera à son zénith et la reine, devenue immensément populaire, à la tête de la première puissance mondiale et d'un empire étendu sur le quart de la planète.
Peu après son accession au trône, la jeune reine décide sur un coup de foudre d'épouser son cousin, le prince allemand Albert de Saxe-Coburg-Gotha.
Le mariage a lieu à Westminster le 10 février 1840.
Albert, qui a l'âge de Victoria, n'éprouve pas la même passion amoureuse, du moins au début de leur union, mais il va jouer à la perfection son rôle de mari et de prince consort.
Albert, Victoria et leurs neuf enfants vont offrir au peuple britannique l'image idéalisée du bonheur conjugal.
Luthérien pieux, Albert importe à la cour des mœurs austères qui donneront à l'ère victorienne une réputation exagérée de pruderie.
La famille royale et la monarchie atteignent le summum de leur popularité lors de l'inauguration de l' Exposition universelle de 1851, sous le Crystal Palace, une magnifique construction aujourd'hui disparue.
Le bonheur de Victoria prend fin en 1861 avec la mort prématurée d'Albert, victime de la fièvre typhoïde.
Prenant définitivement le deuil, la reine s'isole alors du monde.
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1862
Le Congrès américain interdit l'esclavage dans les territoires des États-Unis, annulant Dred Scott contre Sandford.
19 juin 1907
La révolte viticole vire au drame
Le 19 juin 1907, la crise de la viticulture languedocienne débouche sur un affrontement tragique entre les forces de l'ordre et les manifestants. C'est la révolte d'une France rurale qui s'accroche désespérément à ses traditions et à son horizon villageois.
Les viticulteurs en colère, à Béziers, le 12 mai 1907Traditions mises à mal
Au milieu du XIXe siècle, les quatre départements français qui bordent le golfe du Lion se sont spécialisés dans la viticulture. Gard, Hérault, Aude et Pyrénées-Orientales ont su transformer leurs plaines arides en superbes vignobles.
Mais de 1900 à 1906, la production de vin du Languedoc grimpe de 16 à 21 millions d'hectolitres. La surproduction se solde par une mévente et une chute brutale des prix. Ceux-ci sont divisés par deux ou par trois en quelques années. C'est la ruine pour de nombreux Languedociens : petits viticulteurs qui n'arrivent pas à rembourser leurs dettes mais aussi négociants dont le sort est suspendu à celui de la viticulture.
Marcelin Albert à ArgeliersLes Languedociens réclament pour le moins l'abrogation de la loi de 1903 sur la « chaptalisation » et une surtaxe sur le sucre pour décourager les importations. Mais le Président du Conseil, l'inflexible Georges Clemenceau, ne veut rien entendre.
Marcelin Albert, cafetier et vigneron d'Argeliers, dans l'Aude, prend la tête de la révolte. Le 12 mai 1907, il avertit le gouvernement que si rien n'est fait avant le 10 juin, il décrétera la grève de l'impôt et appellera les municipalités à démissionner.
La veille de la date fatidique, Montpellier accueille pas moins de 600.000 manifestants. Du jamais vu !
Clemenceau en appelle au sentiment républicain des maires et, dans le même temps, envoie dans le Midi 27 régiments.
Du drame à la farce
Le drame survient à Narbonne, le 19 juin, où les soldats tirent sur la foule, faisant deux morts dont un adolescent. Le lendemain, nouveau drame face à une foule qui hurle sa haine : cinq morts.
À Agde, petite ville à l'embouchure de l'Hérault, 600 soldats du 17e régiment d'infanterie prennent connaissance de la tuerie de Narbonne. Ils se mutinent et gagnent Béziers où ils sont accueillis par une population en liesse.
Le dimanche 23 juin 1907, Marcelin Albert se présente de son propre chef au ministère de l'Intérieur, place Beauvau, et demande à rencontrer le Président du Conseil.
Georges Clemenceau le reçoit dans son bureau en tête à tête. Il lui fait la morale avant de lui remettre un billet de 100 francs pour le train du retour. Le rebelle accepte mais promet de le rembourser.
Marcelin Albert face à Georges Clemenceau (gravure d'époque)Le Président du Conseil convoque aussitôt la presse et raconte à sa manière l'entrevue, prétendant que le cafetier a éclaté en sanglots et laissant entendre qu'il n'aurait pas toute sa tête.
Finalement, le gouvernement établit une surtaxe sur le sucre et réglemente sévèrement le négoce du vin, donnant ainsi raison aux manifestants.
Le Languedoc conserve le souvenir aigu de cette révolte anachronique et ne manque pas d'invoquer les mânes de Marcelin Albert chaque fois que la concurrence ou les règlements menacent son vin.
delphinium29
19 juin 1986. Coluche meurt dans un accident de moto. Alors qu’il quitte Cannes pour rejoindre sa villa à Opio, l’humoriste est percuté par un camion qui lui coupe la route. Le choc est fatal pour Michel Colucci, qui avait créé Les Restos du Cœur l’année précédente.[CC / Abode of Chaos]
Le 19 juin 1990, au Luxembourg signature des accords de Schengen (du nom de la ville) permettant la libre circulation entre les trois pays du Benelux, l’Allemagne et la France.
Le 19 juin 1997, le premier Ministre Lionel Jospin prend la décision de fermer le prototype de surgénérateur, Superphénix. Le projet avait débuté 20 ans plus tôt, impliquant EDF (51% – France), Enel (33% – Italie) et SBK (16% – Allemagne). Les travaux de démantèlement devraient être terminés en 2027.
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19 juin 1953 :
Les Rosenberg sont exécutés.
Julius et Ethel Rosenberg, âgés respectivement de 37 ans et 35 ans, meurent sur la chaise électrique laissant deux orphelins de 10 et 6 ans.
Ces membres du parti communiste américain ont été condamnés à mort deux ans plus tôt par un jury populaire pour avoir livré des secrets sur la bombe atomique au vice-consul soviétique à New York.
Leur culpabilité, longtemps mise en doute, est aujourd'hui avérée.
Les faits remontent à la Seconde Guerre mondiale.
David Greenglass, le frère d'Ethel, lui-même communiste, sert dans l'armée du côté de Los Alamos (Nouveau-Mexique), où se déroulent les essais sur la bombe atomique, sous le nom de code « Manhattan Project ».
Avec sa femme Ruth, David recueille des informations sur le projet et les transmet à son beau-frère en vue d'aider le régime de Staline à se doter à son tour de la bombe atomique.
Arrêté pour espionnage, David Greenglass nie d'abord les faits puis, après huit mois d'hésitations, charge les Rosenberg en échange de la liberté pour sa femme et de la vie sauve pour lui-même.
Il accuse Ethel de l'avoir aidé à retranscrire des documents sur la bombe atomique.
Son témoignage, obtenu par le redoutable avocat Roy Cohn, emporte la conviction du jury.
Dans la prison de Sing-Sing, près de New York, les époux Rosenberg nient jusqu'au bout leur culpabilité, alors que des aveux peuvent les sauver de la chaise électrique.
Leur condamnation à mort le 29 mars 1951 laisse l'opinion publique indifférente, mais elle fait les choux gras du sénateur Joseph McCarthy et relance sa « chasse aux sorcières ».
L'affaire Rosenberg rebondit au milieu de l'année 1952 quand les communistes proclament l'innocence des condamnés et lancent une campagne mondiale pour les sauver.
Ils dénoncent par la même occasion l'antisémitisme présumé de leurs juges.
Au même moment, l'URSS de Staline est secouée par une vague d'antisémitisme bien réel.
Des deux côtés de l'Atlantique, les communistes mais aussi les libéraux de droite comme de gauche réclament leur grâce.
Des gens aussi mesurés que l'écrivain catholique François Mauriac se laissent convaincre de l'innocence des accusés.
Le pape Pie XII lui-même implore la clémence.
Le philosophe Jean-Paul Sartre, avec le sens de la mesure qui le caractérise, maudit le peuple américain et compare l'exécution aux hécatombes hitlériennes.
Depuis l'ouverture des archives américaines et soviétiques dans les années 1990, la culpabilité des époux Rosenberg ne fait plus de doute.
Les deux espions communiquaient dès 1942 avec les Soviétiques sous les noms de code « Liberal » et « Antenne ».
Ils ont été démasqués grâce au déchiffrement de messages codés avec l'URSS, ce dont la CIA n'a pas voulu faire état au procès pour protéger ses sources.
Les Mémoires de l'agent secret soviétique Alexandre Feklissov, publiés en 1999, confirment les accusations du FBI et Feklissov reconnaît avoir maintes fois rencontré Julius Rosenberg lorsqu'il était en poste à New York.
Cela dit, il apparaît que les documents volés par David Greenglass et transmis par les Rosenberg étaient de peu d'intérêt scientifique et n'ont guère aidé les Soviétiques à se doter de l'arme atomique.
D'après l'historien Florin Aftalion, Rosenberg fut surtout utile aux Soviétiques en leur fournissant des renseignements sur des radars du modèle le plus avancé.
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La Libération et ses Acteurs Clés
La libération de la France s'est étendue de juin 1944 jusqu'à mai 1945, une période marquée par de nombreuses batailles et des sacrifices. Les forces alliées, assistées par les Forces françaises libres, ont joué un rôle déterminant dans cette opération. Des généraux tels que Jean de Lattre de Tassigny et Philippe Leclerc de Hauteclocque ont conduit leurs troupes vers la victoire contre l'occupant nazi. Cette collaboration entre les Alliés et les forces de résistance françaises a permis de mettre fin au régime de Vichy et à l'occupation.
Les Leçons de l'Histoire
Le 18 juin demeure un moment de réflexion sur le courage et la détermination des Français face à l'oppression. La mémoire de cette période est un rappel constant des valeurs de liberté et de résilience. En célébrant cette journée, la France honore son histoire et rend hommage à ceux qui ont lutté pour préserver ses principes fondamentaux. Les jeunes générations sont encouragées à se souvenir de ces événements pour comprendre l'importance de la liberté et la nécessité de la défendre.
En conclusion, le 18 juin 1944, tout comme le 18 juin 1945, est un symbole puissant de la lutte pour la liberté et la souveraineté, et une date inscrite à jamais dans le cœur des Français.
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Le Défilé du 18 juin 1945
Le 18 juin 1945, un grand défilé est organisé par le gouvernement provisoire français pour célébrer la victoire finale des Alliés et, surtout, de la France Libre. Cette date a été symboliquement choisie pour rappeler l'appel initial du général de Gaulle, soulignant le retour à la souveraineté et à la fierté nationale. Ce défilé n'était pas seulement une célébration de la victoire, mais aussi un hommage à tous ceux qui avaient sacrifié leur vie pour la liberté de la France.
Misterprof-
18 juin 1940 :
Sur les ondes de la BBC, le général de Gaulle lance aux Français qui se trouvent en Angleterre ou viendraient à s'y trouver un appel à le rejoindre pour poursuivre la lutte contre les Allemands qui envahissent la France.
Il fait part de sa conviction en la défaite finale de l'Allemagne et invite les officiers et les soldats, les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement à se mettre en rapport avec lui. Pour la première fois, avant même que le gouvernement français ait signé l'armistice avec l'envahisseur allemand, il évoque la « flamme de la résistance française ».
Quatre jours plus tard, le 22 juin 1940, jour de la signature de l'armistice par le gouvernement Pétain, il renouvelle son appel et précise sa volonté de poursuivre le combat.
L'enregistrement de cet appel a été conservé, à la différence du premier dont ne reste qu'un brouillon manuscrit et quelques extraits dans les journaux.
Le 16 juin 1940, à Bordeaux où s'était réfugié le gouvernement, Charles de Gaulle avait pris conscience que la majorité des ministres étaient déterminés à conclure un armistice.
Son mentor Paul Reynaud allait devoir remettre sa démission de la présidence du Conseil.
Le soir même, de Gaulle se rendit à l'hôtel où résidait l'ambassadeur d'Angleterre et lui fit part de son intention de partir pour Londres.
Averti par ses soins, Paul Reynaud lui fit remettre sur les fonds secrets une somme de 100 000 francs.
