
delphinium29
21 mars 1933 : Hitler inaugure le nouveau Reichstag
Sur les conseils de son ministre de la propagande Josef Goebbels, le chancelier Hitler ouvre en grande pompe le nouveau Reichstag (Parlement allemand) dans l'église de Potsdam où repose le grand Frédéric II. La cérémonie a lieu le 21 mars 1933, soit moins d'un mois après l'incendie du Reichstag (Berlin). Ce jour est aussi l'anniversaire de l'ouverture par Bismarck du premier Reichstag du précédent Reich en 1871. Le vieux maréchal-président von Hindenburg, héros de Tannenberg, en a les larmes aux yeux et serre chaleureusement la main du chancelier nazi, qu'il avait précédemment en horreur.
Deux jours plus tard, le 23 mars, l'Assemblée se réunit à Berlin, à l'Opéra Kroll. Elle se voit soumettre par Hitler un « décret d'habilitation » qui projette rien moins que de donner au chancelier un pouvoir législatif exclusif pendant quatre ans, autrement dit le droit de gouverner et légiférer à sa guise sans l'accord des députés !
Misterprof-
20 mars 1811 :
Naissance de l'Aiglon.
Moins d'un an après leur mariage, Napoléon Ier et Marie-Louise s'apprêtent à accueillir leur premier et unique enfant, que Victor Hugo surnommera bien plus tard l'« Aiglon ».
On imagine l'ambiance tendue qui règne aux Tuileries, d'autant que le bébé se présente par les pieds, et non la tête.
La consternation est totale, au point que le docteur Dubois demande à Napoléon Ier qui faut-il sauver en cas de danger, la mère ou l'enfant ?
«Allons donc, répond l'Empereur pâle comme la mort, ne perdez pas la tête : sauvez la mère, ne pensez qu'à la mère».
Après 26 minutes de travail, «avec les ferrements», l'enfant vient au monde à 9h15 du matin.
Mais on le croit mort : il reste près de 7 minutes «sans donner aucun signe de vie».
Dubois, assisté de Corvisart, s'active de son mieux : friction, serviettes chaude, quelques gouttes d'eau de vie dans la bouche, et ces méthodes se révèlent efficaces.
Après l'émotion, la politique reprend ses droits : il faut que l'héritier naisse dans la pourpre, qu'il soit d'emblée honoré comme le fils de l'Empereur.
Et la propagande napoléonienne va fonctionner à plein régime.
Le prince archichancelier Cambacérès dicte l'acte de naissance que signent les deux témoins, le vice-roi d'Italie Eugène de Beauharnais et le grand-duc de Wurzbourg, oncle de Marie-Louise.
Les prénoms donnés au nouveau-né sont lourds de sens : Napoléon, bien sûr, François (comme son grand-père maternel, Empereur d'Autriche), Charles (son grand-père paternel), et Joseph, prénom de son parrain, roi des Espagne et des Indes.
Dès sa naissance, l'enfant est titré : il est roi de Rome, façon de rappeler au pape Pie VII que la ville sainte n'est que le chef-lieu de l'un des 130 départements de l'Empire.
C'est aussi une façon de s'inscrire dans l'Histoire, dans la succession des Césars, des souverains de l'Occident, mais aussi du Saint Empire germanique, puisque la tradition voulait que son successeur désigné porte le titre de «Roi des Romains».
Mais François 1er, beau-père de l'Empereur des Français, ne peut qu'être blessé par ce titre, lui qui a dû renoncer au titre d'Empereur germanique pour celui d'Empereur d'Autriche.
Misterprof-
19 mars 1882 :
Première pierre de la Sagrada Família à Barcelone.
La construction de cette basilique catholique dédiée à la Sainte Famille débute à l’initiative d’une association des dévots de Saint-Joseph.
Elle est financée uniquement par les aumônes et la générosité des fidèles.
Le projet va prendre une ampleur inattendue dès l'année suivante avec sa prise en main par un nouvel architecte visionnaire, Antoni Gaudí (31 ans).
Cet architecte catalan apparaît comme le principal représentant de l’Art Nouveau, un courant artistique qui s’est épanoui dans toute l’Europe au tournant du XXe siècle.
En rupture avec l’académisme, il promeut les références à la nature, en particulier au milieu marin, avec des motifs décoratifs et des structures tout en courbes et en couleurs.
Comme l’ensemble de l’Art Nouveau, l’art de Gaudí est imprégné par l’appétit de vie, le mystère de la Nature et la gaieté.
On peut l'apprécier à travers ses nombreuses réalisations architecturales qui font la beauté de Barcelone .
Toutes en rondeur, elles excluent la ligne droite et angulaire, ce qui leur donne une infinie douceur et une grande humanité, à l’opposé des constructions glaciales et sans âme de la fin du XXe siècle.
D’emblée, le jeune architecte, fervent catholique, fait le choix d’un édifice de très grandes dimensions, avec une nef de 90 mètres de long, surmontée de 18 tours, pour les douze apôtres, les quatre évangélistes, Marie et le Christ.
La tour la plus haute, qui représente le Christ, culmine à 170 mètres.
Toute la basilique est ainsi chargée de symboles religieux, dans sa structure et ses éléments décoratifs tant extérieurs qu'intérieurs.
Elle compte par exemple trois façades qui représentent la Nativité, la Passion et la Gloire ou la Résurrection du Christ.
L’architecte a rapidement mesuré l’ampleur du chantier et compris qu’il ne serait achevé que bien après sa mort.
Il a donc élevé en premier lieu les tours afin que celles-ci ne soient jamais remises en cause, et gardé pour la fin la couverture de la nef.
Renversé par un tramway le 10 juin 1926, Antoni Gaudí a été inhumé dans la crypte de la basilique à laquelle il a offert la plus grande part de son génie.
Les travaux se sont poursuivis sous la direction de ses disciples.
En 1997 toutefois, les admirateurs de Gaudí se sont émus de ce que la façade de la Passion a été décorée de sculptures toutes en angles vifs et acérés, l'exact opposé de la douceur du maître.
La nef, aujourd’hui couverte, a été consacrée par le pape Benoît XVI le 7 novembre 2010 et l’ensemble des travaux pourraient être achevés en 2026, pour le centenaire de la mort de Gaudí, lequel pourrait être béatifié à cette occasion.
FAE
Merci Mstrprf !
"Gouvernement provisoire de la République algérienne
Le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), (en arabe: الحكومة المؤقتة للجمهورية الجزائرية), est le bras politique et gouvernemental durant la guerre d’indépendance de l’Algérie. Le GPRA a négocié les accords de paix (accords d'Évian) avec la France en 1962."
Misterprof-
18 mars 1962 :
Accords d'Évian, destinés à mettre fin à la guerre d'Algérie.
Le gouvernement français cède au GPRA (gouvernement provisoire de la république algérienne) ses pouvoirs sur l'Algérie et le Sahara.
Les accords sont signés par le ministre Louis Joxe d'un côté, le vice-président du GPRA Krim Belkacem de l'autre.
Misterprof-
17 mars 1560 :
La conjuration d'Amboise.
À Amboise, quelques centaines de gentilshommes tentent d'enlever le roi François II (16 ans) afin de le soustraire à l'influence des Guise.
C'est le début d'une rivalité meurtrière entre nobles protestants et catholiques, qui va déboucher sur trois décennies de guerres religieuses entrecoupées de trêves.
Le roi François II était monté sur le trône le 10 juillet 1559 à seulement 15 ans, suite à la mort tragique de son père, Henri II.
C'est un garçon chétif qui a été marié quelques mois plus tôt à la reine d'Écosse Marie Stuart, du même âge que lui.
La mère de la reine, Marie de Guise, n'est autre que la sœur de François II de Guise, le héros qui a rendu Calais à la France.
Les Guise, farouchement catholiques, profitent de leur alliance avec la dynastie pour asseoir leur influence à la cour et diriger le gouvernement.
Cela n'a pas l'heur de plaire à Antoine de Bourbon, roi de Navarre (et père du futur Henri IV), et à son frère Louis Ier de Condé, des princes du sang très proches du trône mais tenus à l'écart du fait qu'ils sont réformés et disciples de Jean Calvin, comme d'ailleurs un tiers de la noblesse française.
Condé, qui aspire à s'emparer du pouvoir, organise la conjuration.
Ses complices, sous le commandement de Georges Barré de La Renaudie, se concentrent dans les bois de Château-Renault, prêts à marcher sur la ville d'Amboise où réside la cour, de l'autre côté de la Loire.
Mais un ami de La Renaudie, Pierre des Avenelles, avocat à Paris, vend la mèche.
Les conjurés sont surpris par les hommes du roi et beaucoup son massacrés.
La Renaudie lui-même est tué pendant les combats et son cadavre est pendu sous le pont d'Amboise avant d'être décapité.
Une centaine de conjurés se réfugient dans un château et se rendent contre la promesse de la vie sauve.
Ils sont à leur tour décapités le lendemain.
Dans les semaines qui suivent, la répression fait environ 1200 victimes.
Condé est quant à lui simplement gardé à vue, eu égard à son rang.
Il est contraint de désavouer ses comparses et même de tremper son épée dans leur sang.
Désireuse d'apaiser les tensions, la reine mère Catherine de Médicis confie, le 20 mai 1560, la charge de chancelier de France (à la fois garde des sceaux et Premier ministre) au sage Michel de l'Hospital.
Ce magistrat auvergnat de 55 ans, cultivé, proche des humanistes et des poètes de la Pléiade, se présente comme le chef des Politiques.
Ce « parti » regroupe des catholiques et protestants modérés qui plaident pour la conciliation au nom de l'intérêt supérieur de l'État.
Michel de l'Hospital s'oppose par l'édit de Romorantin à l'introduction de l'Inquisition en France.
Il tente, aux états généraux d'Orléans, d'apaiser les querelles.
Le 5 décembre 1560, le chétif roi François II meurt sans postérité.
Il a tout juste 17 ans.
Son frère lui succède sous le nom de Charles IX.
Lui-même n'a que 10 ans.
La reine mère Catherine de Médicis, veuve du roi Henri II, devient officiellement « gouvernante » du royaume, autrement dit régente.
Soucieuse avant tout de préserver les droits de sa famille et de la dynastie, elle se rapproche des catholiques et écarte Michel de l'Hospital du Conseil privé du roi tout en le maintenant dans ses fonctions de chancelier.
Misterprof-
16 mars 1914 :
Mme Caillaux tire sur Gaston Calmette.
La femme élégante qui s'est présentée au Figaro et a demandé à voir le directeur est l'épouse de l'homme politique le plus en vue du moment, Joseph Caillaux.
Promoteur d'un projet de loi qui vise à instaurer un impôt général et progressif sur le revenu et farouche opposant à la loi Barthou du 19 juillet 1913, qui porte de deux à trois ans le service militaire obligatoire, il a été porté à la tête du parti radical à l'automne 1913 et a pris la direction du Bloc des gauches en s'alliant avec Jean Jaurès et les socialistes.
Il est redevenu ministre des Finances le 9 décembre 1913 et tout indique qu'il accèdera à la tête du gouvernement à l'issue des élections législatives de mai 1914.
Mais Henriette Caillaux est déprimée par une campagne qui vise son mari dans la volonté évidente de détruire sa carrière.
Depuis trois mois en effet, le Figaro a pris la tête de l'opposition à l'impôt sur le revenu et le quotidien a déjà publié plus de cent dix articles qui l'accablent de tous les maux.
Le 10 mars, Gaston Calmette franchit un pas décisif en annonçant qu'il s'apprête à publier la correspondance privée de Joseph Caillaux photographiée par sa première femme.
Joseph Caillaux commence à perdre de son assurance, et Henriette souffre pour son mari.
Par ailleurs, élevée dans les principes les plus stricts, elle s'est entendue dire par sa mère qu'il n'y avait pas de plus grand déshonneur que d'être la maîtresse d'un homme marié, ce qui était son cas puisqu' elle-même a entamé sa relation intime avec Joseph Caillaux du temps où ils étaient l'un et l'autre mariés avec d'autres.
Désespérée, Henriette Caillaux accomplit son crime.
Son mari annonce aussitôt son retrait provisoire de la politique, afin d'assurer sa défense jusqu'au terme de son procès.
Il ne manque pas toutefois de se faire réélire député aux élections de mai.
Le procès s'ouvre le 20 juillet 1914 dans une atmosphère passionnée.
Il fait la Une de tous les journaux, loin devant les affaires balkaniques.
Finalement comme l'opinion publique se montre, avant 1914, extrêmement bienveillante à l'égard des femmes qui tuent par passion amoureuse, la criminelle est sans trop de surprise acquittée par le jury d'assises le 28 juillet 1914.
Joseph Caillaux peut envisager de reprendre la tête du gouvernement avant la fin de l'été, avec Jean Jaurès pour ministre des Affaire étrangères.
Hélas, trois jours après, la France décrète la mobilisation générale contre l'Allemagne.
Le geste fatal d'Henriette Caillaux a empêché son mari de revenir à la présidence du Conseil à un moment crucial.
Ce faisant, il a annihilé l'espoir d'une alternative diplomatique à la tragédie majeure dans laquelle va sombrer l'Europe.
delphinium29
15 mars 2011
En Syrie, c’est le début de la guerre civile, au départ par des manifestations pacifiques contre le régime de Bachar el-Assad.
15 mars 1944 : Le CNR publie son programme
Le Conseil National de la Résistance (CNR), qui réunit des représentants de la Résistance, des partis de la France libre et des syndicats (CGT et CFTC), publie le 15 mars 1944 un programme d'action qui va devenir la référence commune à tous les partis et syndicats français jusqu'à l'avènement de la monnaie unique, au début du XXIe siècle. Intitulé « Les Jours heureux », ce texte court préconise un rôle accru de l'État et des syndicats dans la vie économique. Ce n'est pas pour autant un texte révolutionnaire. Il reprend les anciennes revendications de la gauche sociale, comme « une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ». Sur les colonies, il reprend les propositions du général de Gaulle dans son discours de Brazzaville du 30 janvier 1944. Et curieusement, il n'évoque pas le droit de vote des femmes qui sera pourtant adopté par l'assemblée d'Alger dix jours plus tard, le 25 mars 1944.
En avril 2020, pour faire face à l'arrivée du Covid-19, Emmanuel Macron a dû annoncer le confinement général de la population et, en guise de consolation, a promis le retour des « jours heureux » en référence au programme du CNR. Mais tandis que les résistants de 1944 se projetaient dans le futur sans aucune envie de retrouver la IIIe République, le président de la République regardait en arrière, vers un hypothétique Âge d'Or dont on peut penser que, né en 1977,jeunesse...
Le programme du CNR (15 mars 1944)
Misterprof-
15 mars 1917 :
Abdication de Nicolas II.
Le soir du 15 mars 1917, le tsar Nicolas II abdique au profit de son frère, le grand-duc Michel.
Mais celui-ci décline l'honneur.
C'en est fini de la dynastie des Romanov.
La Russie devient pour quelques mois une République démocratique.