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&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
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FAE

24 juin 2025 06:59

Bonjour à tous ! 😃
"Claude Chabrol
Naissance24 juin 1930
10e arrondissement de Paris
Décès
12 septembre 2010
(à 80 ans)
3e arrondissement de Paris
Sépulture
Cimetière du Père-Lachaise
Nom de naissance
Claude Henri Jean Chabrol
Surnom
Chacha
Nationalité
française
Domicile
Paris
Formation
Université de Paris
Activités
Press agent (à partir de 1955), acteur, réalisateur, critique de cinéma, scénariste, producteur
Période d'activité
1956-2010
Conjoints
Stéphane Audran (de 1964 à 1980)
Aurore Chabrol (de 1983 à 2010)
Enfants
Matthieu Chabrol
Thomas Chabrol
A travaillé pour
20th Century Studios
Cahiers du cinéma
Mouvement
Nouvelle Vague
Taille
1,75 m
Distinctions
Liste détaillée
Archives conservées par
Cinémathèque française
Tombe de Claude Chabrol, le long du chemin Denon, au Père-Lachaise (10e division).

Membre de la génération de la Nouvelle Vague, il est d'abord critique de cinéma, puis producteur, avant de passer à la réalisation. Se signalant par son style volontiers sarcastique et son érudition cinéphile, il alterne, en plus de cinquante ans de carrière, comédie de mœurs, drames, films noirs, films de genre, documentaires et adaptations cinématographiques littéraires. Il a réalisé au total plus de 70 films pour le cinéma et la télévision.

Admirateur d'Alfred Hitchcock, Howard Hawks, F. W. Murnau, Jean Renoir, Ernst Lubitsch et Fritz Lang, amateur de romans policiers et d'humour grinçant, Claude Chabrol adore décrire l'hypocrisie et les turpitudes de la bourgeoisie, souvent provinciale, avec ses vices et ses scandales camouflés sous une façade respectable. Son œuvre est une condamnation d'une bourgeoisie avide d'argent et crispée sur les apparences. Avec notamment Hitchcock, il est l'un des rares metteurs en scène dont le style et l'esprit ont donné naissance à un adjectif fondé sur son patronyme (« chabrolien ») passé dans le langage courant et reconnu par certains dictionnaires et encyclopédies.

Ses films et ses interprètes ont obtenu de nombreux prix dans les festivals internationaux. Sa carrière est couronnée par le prix René-Clair de l'Académie française en 2005, la Caméra de la Berlinale en 2009 et le grand prix de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques en 2010.

Durant cinq décennies, il a fait tourner nombre d'acteurs français et étrangers : Jean-Paul Belmondo, Stéphane Audran, Isabelle Huppert, Anthony Perkins, Orson Welles, Jean Seberg, Jean-Claude Brialy, Jodie Foster, Bruce Dern, Sylvia Kristel, Jacqueline Bisset, Jean-Pierre Cassel, Jacques Gamblin, Gérard Depardieu, Patrick Bruel, Michèle Morgan, Danielle Darrieux, François Berléand, Maurice Ronet, Jean-Louis Trintignant, Roger Hanin, Alan Bates, Michel Piccoli, Jean Yanne, Charles Aznavour, Ann-Margret, Donald Sutherland, Charles Vanel, Jean Carmet, Michel Serrault, Jean Poiret, Jacques Dutronc, Sam Neill, Benoît Magimel, Ludivine Sagnier, Clovis Cornillac…

Sa devise, maintes fois proclamée, est : « Oncques ne m’emmerde »

Fils unique de Madeleine Delarbre et d'Yves Chabrol, Claude Henri Jean Chabrol naît malgré les conseils de médecins qui recommandent à sa mère alors enceinte de trois mois d'avorter, les époux Chabrol ayant été trouvés inanimés à la suite d'une asphyxie due à un chauffe-eau défectueux,
Il est élevé dans un milieu catholique « assez strict ». Grandissant dans le petit appartement vétuste de l'avenue d’Orléans à Paris 14e arrondissement, situé au-dessus de la pharmacie paternelle, puis dans un appartement plus spacieux en duplex se trouvant en face de la pharmacie, il fréquente les salles de cinéma parisiennes à partir de l'âge de 4 ans, et est à l'école primaire avec Michel Rocard[. Son père, résistant de la première heure, envoie son fils, durant la Seconde Guerre mondiale, dans la maison de famille de sa grand-mère maternelle, à Sardent, dans la Creuse. Il est passionné de lecture et lit tout ce qui lui tombe sous la main.

À l'âge de onze ans, il aide Georges Mercier, un passionné de cinéma originaire de la région, à la création et l'exploitation d'une salle de cinéma à Sardent. Il réceptionne les bobines, assiste le projectionniste, tient la caisse, participe au choix des films. C'est pour lui une aventure palpitante, qui prend fin à la Libération lorsque la fréquentation du cinéma baisse au profit des bals populaires de nouveau autorisés et qu'il doit retourner à Paris en septembre 1945.
Études et premiers contacts avec le monde du cinéma
Claude Chabrol en 1959.

De retour à Paris, il est inscrit au lycée Louis-le-Grand où il se lie notamment d'amitié avec Gilles Jacob et Jacques Friedman, futur journaliste sous le nom de Frémontier. Il obtient son baccalauréat en juin 1947 avec « l'extrême indulgence du jury ». Il fait ensuite des études de lettres et de droit (au cours desquelles il côtoie Jean-Marie Le Pen. Il fait également un bref passage de huit jours à Sciences Po, où il ne voit qu'un « ramassis de connards » et dont il retire une sorte de haine de la classe politique. Il suit ensuite, sous l'influence parentale et sans conviction, des études de pharmacie, qu'il abandonne après avoir quadruplé sa première année.

Il fréquente la rédaction des Cahiers du cinéma à partir de 1952 et y publie son premier article Que ma joie demeure en novembre 1953. Il est aux côtés de Jean-Luc Godard, François Truffaut, Éric Rohmer et Jacques Rivette, ses collègues aux Cahiers du cinéma. De 1953 à 1957, dans la revue fondée par André Bazin et Jacques Doniol-Valcroze, il participe à la défense de la politique des auteurs. Ses maîtres sont alors Fritz Lang, Jean Renoir, Howard Hawks.

Il entre à l'automne 1955 à la Fox comme attaché de presse. Il publie en 1957, avec Éric Rohmer, un livre sur Hitchcock, le maître du suspense et celui qui a su imposer son style au système hollywoodien. Une autre rencontre est également déterminante : celle du romancier Paul Gégauff, son futur scénariste. Il aura une profonde influence sur Chabrol, lui permettant de s'éloigner de l'éducation bourgeoise qu'il a reçue bien que, de son propre aveu, il en ait gardé des traces profondes et indélébiles. « Il a fait sauter tous les verrous de mon vieux fonds judéo-chrétien » résume le cinéaste. Jusqu'en 1981, depuis Les Cousins jusqu'au Système du docteur Goudron et du professeur Plume, Gégauff sera le scénariste ou le dialoguiste de quinze films de Chabrol.
Vie privée
Claude Chabrol au 28e festival international du film d'Amiens en 2008.

Il épouse à Marseille, le 26 juin 1952, Agnès Goute, fille d'un haut fonctionnaire et petite-fille du banquier et caricaturiste Paul Goute. Ils ont un premier enfant qui meurt dès sa naissance.

Sa femme reçoit en héritage de sa grand-mère 32 millions de francs, ce qui permet au couple de créer sa maison de production qu'il appelle AJYM (1956-1961). Le sigle est formé des initiales du prénom de l’épouse de Chabrol, Agnès et de celles de leurs deux fils, Jean-Yves (né en 1954 et futur architecte) et Matthieu (né en 1956 et futur compositeur).

Il divorce en 1964 et convole en secondes noces le 4 décembre 1964 avec l'actrice Stéphane Audran (née Colette Dacheville), qu'il connaît depuis 1958 et avec qui il entretient une relation depuis septembre de l'année suivante. Elle est la mère de son troisième fils, Thomas (né en 1963, futur acteur). Avec elle, il poursuit une fructueuse coopération, jusque très au-delà de leur séparation définitive en 1976.

À partir de 1971, Chabrol entretient une relation avec Aurore Pajot (aussi dite « Aurore Paquiss » ou « Maistre », qui est sa scripte sur presque tous ses films depuis Les Biches (1968). En 1983, il se marie, en troisièmes noces, avec elle. La fille de celle-ci et de l'acteur François Maistre, Cécile Maistre (née en 1967), sera son assistante sur de nombreux films.

Il donne régulièrement des rôles à son fils cadet Thomas, tandis que son fils Matthieu est compositeur de la musique de ses films à partir des Fantômes du chapelier (1982). Des quatre enfants de la famille recomposée, il n’y a donc que son fils aîné Jean-Yves, architecte, qui ne travaille pas à ses côtés.
Carrière
Agnès et Claude Chabrol coproduisent un court métrage écrit par Chabrol et Jacques Rivette et réalisé par ce dernier, Le Coup du berger (1956), avec Jean-Claude Brialy. Et, dès la fin de 1957, Claude Chabrol tourne son premier film, Le Beau Serge à Sardent, puis Les Cousins, sur un scénario écrit avec Gégauff. Sortis en janvier et mars 1959, les deux films deviennent les premiers longs métrages — « le manifeste inaugural » — de la Nouvelle Vague. Ils se caractérisent par leur petit budget, de jeunes acteurs peu connus (Brialy, Gérard Blain, Bernadette Lafont puis Juliette Mayniel) et des décors naturels. Ils obtiennent un grand succès public. Le Beau Serge obtient le prix Jean-Vigo ainsi que la Voile d'argent au Festival de Locarno. Les Cousins est récompensé par l'Ours d'or au festival de Berlin.

Chabrol adapte ensuite un roman policier de Stanley Ellin, À double tour. Le film sort en décembre 1959 — un an avant À bout de souffle — et met pour la première fois en vedette Jean-Paul Belmondo. Il est présenté au Festival de Venise. L'accueil est mitigé, cependant Madeleine Robinson obtient la Coupe Volpi pour son interprétation d'épouse trompée, odieuse et pitoyable. Chabrol réalise ensuite Les Bonnes Femmes, sur un scénario de Gégauff, qui décrit le quotidien banal de quatre vendeuses. Le film n'obtient pas le succès escompté. Pour ses films suivants, Chabrol se voit contraint d'« accepter des concessions, forçant ici la note humoristique, adoucissant là le propos. » Il réalise Les Godelureaux, d'après un roman d'Éric Ollivier, un film qui parle du « plaisir qu'éprouvent les gens à vivre leur inutilité et vivre d'inutilités ». Après l'échec commercial de L'Œil du malin, Françoise Sagan contacte le producteur Georges de Beauregard et lui fait part de son souhait de travailler avec Chabrol. Au départ, l'idée d'une biographie de George Sand est envisagée, puis Sagan et Chabrol choisissent le personnage de Landru, traité sur le ton de la satire. Charles Denner incarne le personnage, entouré notamment de Michèle Morgan et Danielle Darrieux. Landru sort sur les écrans en janvier 1963 : c'est un succès, suivi le mois suivant par un échec notable, Ophélia, qui est un hommage à Hamlet.

Dans le creux de la vague, Chabrol fait la connaissance de la productrice Christine Gouze-Rénal et de son mari Roger Hanin, qui croient en lui. Il qualifie cette rencontre de « providence ». Le couple lui propose de monter Macbeth au théâtre de Versailles, avec Hanin et Stéphane Audran. Après quoi, il tourne deux films d'espionnage parodiques avec Roger Hanin (qui a écrit les scénarios), produits par Christine Gouze-Rénal : Le Tigre aime la chair fraîche et Le Tigre se parfume à la dynamite. Avec Georges de Beauregard, Chabrol réalise une autre variation dans le même genre : Marie-Chantal contre Dr Kha, avec Marie Laforêt. Ces trois films lui permettent de renouer avec le succès et sa carrière est relancée. Chabrol tourne ensuite dans le Jura un film sur la résistance d'après le colonel Rémy (La Ligne de démarcation). C'est une commande des producteurs Raymond Eger et Georges de Beauregard. Chabrol considère que, parmi tous ses films issus d'une adaptation, c'est le seul qui ne représente pas son univers[31]. Ce sera cependant l'un de ses plus grands succès.

Sur un scénario de Paul Gégauff, il tourne Le Scandale, avec Anthony Perkins et Maurice Ronet, un film placé sous le signe de l'alcool et qui montre « la déliquescence des mœurs d'une époque, où les rapports sociaux tuaient les rapports humains ».
Les années Génovès

En 1967, Chabrol cherche un partenaire qui puisse le dégager des soucis administratifs et financiers qui se posent à tout réalisateur. Daniel Boulanger lui présente André Génovès, un jeune producteur. Leur coopération débute par La Route de Corinthe, d'après un roman d'espionnage de Claude Rank dont Boulanger détient les droits. C'est le début d'une « belle histoire » de treize films qui va durer jusqu'en 1975. Génovès « salarie » Chabrol douze mois sur douze, avec un salaire moyen englobant l'écriture, la préparation, le tournage et la postproduction. Le réalisateur adopte le rythme d'un film tous les neuf mois.

Selon Jean Tulard, cette époque est « la meilleure peut-être dans l'œuvre de Chabrol ». Certains critiques qualifient de « pompidoliens » les films Les Biches, La Femme infidèle, Que la bête meure, Le Boucher, La Rupture, Juste avant la nuit, Les Noces rouges, auxquels on attache parfois Le Scandale et Nada. Les films sont marqués par l'observation de la bourgeoisie, souvent provinciale, sous la présidence de Georges Pompidou. Chabrol se fait spécialiste de l'analyse féroce de ce milieu social, dont l'apparent conformisme sert de couvercle à un bouillonnement de vices et de haines. Ses acteurs fétiches (Michel Bouquet, Jean Yanne, Michel Duchaussoy et Stéphane Audran, dont les personnages portent souvent les mêmes prénoms d'un film à l'autre) sont indissociables de ce cycle.

Sur la période, deux films échappent à cette classification, La Décade prodigieuse et Docteur Popaul, d'après des romans policiers d'Ellery Queen et Hubert Monteilhet. Chabrol reconnaît avoir raté La Décade prodigieuse, coûteuse production avec un quatuor de vedettes (Orson Welles, Marlène Jobert, Anthony Perkins et Michel Piccoli). C'est lors du tournage de ce film, en été 1971, qu'il engage une relation avec sa scripte Aurore Paquiss, qui deviendra sa femme quelques années plus tard. Il définit Docteur Popaul — interprété par Jean-Paul Belmondo — comme vivant en 1972, « c'est-à-dire que le cynisme, la bêtise et la lâcheté font partie de sa vie. (…) Au début, c'est de la gaudriole ; après aussi, mais on ne le sait pas ». Avec plus de deux millions de spectateurs en France, ce film est son plus grand succès.

Chabrol connaît en 1973 avec Les Noces rouges des difficultés avec la censure. La commission de contrôle cinématographique émet l'avis que la décision d'accorder le visa de censure au film de Claude Chabrol soit différée, en raison du fait que le procès des « diaboliques de Bourganeuf » ne s'est pas encore tenu. Le film s'inspire ouvertement de ce fait divers. Incarnés à l'écran par Stéphane Audran et Michel Piccoli, ces deux amants adultérins seront reconnus coupables de l'assassinat de leurs conjoints respectifs. Le cinéaste s'insurge contre cet avis, considérant « qu'une des raisons profondes de cette attitude est la présence dans le film d'un personnage de député, désigné comme faisant partie de la majorité. » Le film sort en avril 1973, après le procès et les élections législatives. Il obtient le prix FIPRESCI de la critique internationale au festival de Berlin.
Réalisateur reconnu

La série des films pompidoliens prend fin avec Nada, un film violent d'après un roman de Jean-Patrick Manchette qui décrit un groupe terroriste réalisant l'enlèvement de l'ambassadeur des États-Unis. Ce n'est pas un film à thèse : les policiers sont « idiots » et les terroristes « lamentables ». L'un des membres du groupe écrit : « le terrorisme gauchiste et le terrorisme étatique sont les deux mâchoires d'un même piège à cons », phrase qui est réputée résumer la pensée chabrolienne.

Il tourne ensuite Une partie de plaisir, « auto-fiction conjugale » de Paul Gégauff, interprété par Gégauff et sa femme Danièle. Jusqu'à la fin de la décennie, il choisit des sujets éclectiques dans lesquels son inspiration s'émousse parfois : films policiers (Les Innocents aux mains sales, Les Magiciens - dont Chabrol n'est pas fier - Les liens du sang), séries télévisées (Madame le juge, Histoires insolites, Fantômas) documentaires musicaux (Il était un musicien), fantastique (Alice ou la dernière fugue), film sur la Bretagne (Le Cheval d'orgueil, d'après les souvenirs d'enfance de Per-Jakez Hélias), drame (Folies bourgeoises d'après Lucie Faure, qu'il considère comme un mauvais film, tiré d'un roman « illisible » et d'une adaptation « quasi-nulle »[42]). Au cinéma, ce sont, pour l'essentiel, des échecs publics et critiques, à l'exception de Violette Nozière qui marque sa rencontre en 1978 avec Isabelle Huppert. Après Landru, Violette Nozière, l'empoisonneuse parricide qui fit scandale dans les années 1930, ajoute une dimension supplémentaire à la galerie de monstres jusqu'ici filmés par Chabrol. Il entame avec l'actrice un duo efficace, qui prend la relève de celui qu'il formait avec Stéphane Audran. Violette Nozière permet à Isabelle Huppert d'obtenir le prix d'interprétation féminine à Cannes et à Stéphane Audran de remporter le César de la meilleure actrice dans un second rôle.

Au début des années 1980, Chabrol travaille pour la télévision. Avec Paul Gégauff, il adapte notamment une nouvelle d'Edgar Poe : Le Système du docteur Goudron et du professeur Plume. Ce sera sa dernière collaboration avec l'écrivain. En 1982, Chabrol met en scène le film Les Fantômes du chapelier d'après le roman éponyme de Georges Simenon. Le film est salué par une partie de la critique mais jugé indigne de figurer dans la sélection française du Festival de Cannes. « C'était en 1982 : à gauche toute ! En cette période politique, mon film n'avait pas été jugé assez provocant… » explique Chabrol. Il est primé au MystFest, festival italien de littérature et de cinéma en 1982. Deux ans plus tard, il adapte Simone de Beauvoir dans Le Sang des autres, une importante production internationale sur la Résistance, que Chabrol qualifie d'« euro-pudding » et de « vrai navet » et qui sera un échec.
Les années Karmitz

En 1985, Marin Karmitz accepte le scénario de Poulet au vinaigre, qui a été refusé par d'autres producteurs. Le film est présenté au festival de Cannes. C'est le début d'une « complicité » qui va s'étendre sur onze films supplémentaires jusqu'en 2003 (Inspecteur Lavardin, Masques, Une affaire de femmes, Madame Bovary, Betty, Rien ne va plus, La Cérémonie, L'Enfer, Merci pour le chocolat, Au cœur du mensonge, La Fleur du mal). Ce seront pour la plupart des réussites commerciales qui permettront à Karmitz de produire des films plus difficiles. Il touche tant les rives du films policier (Masques, critique de l'univers de la télévision, Le Cri du hibou, adaptation de Patricia Highsmith), de la comédie policière (Poulet au vinaigre, Inspecteur Lavardin, Rien ne va plus) que celles de l'adaptation littéraire (Madame Bovary, Betty d'après Simenon), ou du fait divers sanglant (La Cérémonie), adaptée du roman L'Analphabète de Ruth Rendell. En 1988, Une affaire de femmes retrace la vie de Marie-Louise Giraud, qui effectua des avortements à Cherbourg sous l'occupation et qui fut condamnée à mort. Il revient sur cette période en 1993 dans un film documentaire composé des actualités cinématographiques officielles du régime du arméchal Pétain : L'Œil de Vichy.

Avec L'Enfer, il reprend un scénario d'Henri-Georges Clouzot, que celui-ci avait tenté de tourner lui-même en 1964, avec Romy Schneider et Serge Reggiani. En raison d'un budget trop limité et de problèmes de santé, Clouzot n'avait pu l'achever. Sa veuve confie le scénario, qui évoque une jalousie masculine morbide, à Karmitz et Chabrol le met en scène avec Emmanuelle Béart et François Cluzet. Il revient régulièrement au « polar provincial » par des films tels que Au cœur du mensonge, La Demoiselle d'honneur et La Fleur du mal. En 2000, Merci pour le chocolat, adaptation d'un roman policier de Charlotte Armstrong, lui vaut le prix Louis-Delluc et permet à Isabelle Huppert d'obtenir plusieurs prix d'interprétation dans des festivals internationaux.

Sur cette période, il connaît deux échecs notables en 1989 et 1990 sur des co-productions : Jours tranquilles à Clichy est une fresque érotique d'après l'œuvre éponyme d'Henry Miller. Docteur M se veut un hommage à Fritz Lang pour le centième anniversaire de sa naissance et met en scène un personnage démoniaque proche du Docteur Mabuse ; Chabrol reconnaît que c'est un film raté. Il qualifie ces deux films de « consciemment cons » et décide « de ne plus perdre [son] temps sur un truc dont [il sait] pertinemment que c'est une connerie ».
Dernières années

Le producteur Patrick Godeau (Alicéléo) prend la relève de Marin Karmitz à partir de La Demoiselle d'honneur en 2004. Il produit les quatre derniers films de Chabrol, dont L'Ivresse du pouvoir en 2006. Inspiré par l'affaire Elf et le personnage de la juge Eva Joly, ce film remporte un grand succès et obtient le prix spécial du jury au festival du film européen de Séville. L'année suivante, La Fille coupée en deux est primé au festival du film de Pula et obtient le prix Bastone Bianco de la critique à la Mostra de Venise.

Entre deux tournages, Chabrol vient se reposer au Croisic en Loire-Atlantique, ville qu'il avait découverte après la guerre et où il avait acheté en 2004 une maison dans le centre du bourg (auparavant, son lieu de repli se trouvait à Gennes en Maine-et-Loire). Il y recevait souvent ses amis acteurs et cinéastes. Il a ralenti son rythme de travail en ne réalisant plus qu'un film tous les dix-huit mois, en intercalant un ou deux téléfilms « pour ne pas m'ennuyer ».

Claude Chabrol est, en 2006, le réalisateur d'honneur du festival Un réalisateur dans la ville, à Nîmes. Deux ans plus tard, il reviendra dans la cité romaine tourner son dernier film, Bellamy, avec Gérard Depardieu. Ce sera leur unique collaboration.

Chabrol reçoit, pour l'ensemble de son œuvre cinématographique, le Lifetime Achievement Award de l'Académie européenne du cinéma en 2003, le prix René-Clair de l'Académie française en 2005, la Licorne d’Or au Festival international du film d'Amiens en 2008, la Caméra d'or de la Berlinale 2009 et le grand prix 2010 de la SACD.
Puis arrive, à « l'hyperactif et plein d’allant, fourmillant de projets », le « clap de fin » : Claude Chabrol meurt à son domicile le 12 septembre 2010 à l'âge de 80 ans, notamment de problèmes respiratoires qui avaient justifié son hospitalisation les deux dernières semaines, hospitalisation qui révélera un lymphome non soigné. Il est inhumé le 17 septembre, dans l'intimité, au Père-Lachaise, après un rassemblement des proches et des amis sur le parvis de la Cinémathèque française."

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FAE

23 juin 2025 22:28

Merci, Misterprof !

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Misterprof-

23 juin 2025 08:41

23 juin 2016 :
Les Britanniques votent à près de 52% en faveur duBrexit.
Le Premier ministre David Cameron, qui a imprudemment organisé le référendum, annonce sa prochaine démission.
Les dirigeants du Continent, consternés, s'apprêtent à une crise majeure, avec la crainte qu'elle ne brise le rêve européen.

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22 juin 2025 09:14

22 juin 1986 :
La "main de Dieu" de Maradona.
Encore aujourd'hui, de nombreux Anglais tremblent d'indignation lorsqu'on leur rappelle ce but marqué de la main lors du quart de finale de la Coupe du Monde mexicaine.
À la 51e minute le numéro 10 argentin, trop court pour atteindre une balle haute, frappe la balle du poing et lobe le gardien anglais Peter Shilton.
L'arbitre, n'ayant rien vu, valide le but à la grande fureur des Anglais.
Cinq minutes plus tard, le même Maradona marque un des plus extraordinaires buts de l'histoire de cette compétition, en passant en revue toute l'aile gauche anglaise avant d'aller tromper le gardien et assurer la qualification de son équipe (2-1).
Le capitaine anglais, Gary Lineker, dira par la suite : « Quand Diego nous a mis le deuxième but, j'ai eu envie d'applaudir ».
Le même Maradona mènera ensuite son équipe jusqu'à la victoire finale, mais c'est ce match qui reste dans toutes les mémoires, tant ses implications politiques dépassaient le cadre sportif.
En effet, après le match, le buteur déclare avoir marqué « un peu par la main de Dieu », transformant ainsi cette partie en une affaire politique : la revanche, insuffisante certes, mais ô combien symbolique, sur les Anglais qui avaient remporté la guerre des Malouines.

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FAE

21 juin 2025 11:58

Bonjour à tous ! 😃
Merci, je vous lis toujours avec intérêt.

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Misterprof-

21 juin 2025 08:41

21 juin 1982 :
Première Fête de la Musique.
La première édition, lancée par Jack Lang, alors ministre de la Culture dans le gouvernement socialiste de Pierre Mauroy, célèbre tous les styles de musique dans plus de 120 pays à travers les cinq continents.
Elle se tient traditionnellement au moment du solstice d'été, jour le plus long de l’année dans l’hémisphère nord.
Déjà, dès l'Antiquité, la date du solstice d'été donnait lieu à des festivités destinées à célébrer la fin des moissons.
À quelques jours près, la Fête de la Musique aurait même concurrencé la fête de la Saint-Jean, célébrée le 24 juin, en remplacement d'une fête païenne, très populaire dans la chrétienté occidentale et même devenue fête nationale au Québec.
En 1982, des milliers d’initiatives fleurissent dans tout le pays.
Les musiciens s’installent dans les rues, les squares, les jardins, les gares, les places et n’importe quel endroit urbain qui peut les accueillir.
Cette grande fête incarne une utopie sociale : elle est gratuite, ouverte à toutes les musiques « sans hiérarchie de genres et de pratiques » et à tous les Français, sans distinction de classe.
Le soir de la première Fête de la Musique, le philosophe Edgar Morin dit ressentir une « émotion planétaire et cosmique ».
Festives et colorées, à l’image de la soirée dont elles font la promotion, les affiches sont illustrées chaque année par des dessinateurs de renom, de Tomi Ungerer à Sempé en passant par Wolinski et Claire Brétécher.
Même si certains aspects sont sujets à controverses : l’alcoolémie chez les jeunes, les dégradations dans les villes, les nuisances sonores, l’amateurisme musical (cacophonie, kermesse), la Fête de la Musique reste le rendez-vous des petits et grands qui aiment se rassembler pour un moment de partage en musique dans une atmosphère bon enfant.

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Avatar delphinium29

delphinium29

20 juin 2025 09:04

20 juin 1940 : Premier sabotage
Le 20 juin 1940, deux jours avant l'armistice qui consacrera la défaite des armées françaises face à la Wehrmarcht, un inconnu, Étienne Achavanne, prend l'initiative de saboter des lignes téléphoniques allemandes. Fusillé le 4 juillet 1940 près de Rouen, il peut être considéré comme le premier résistant français à l'occupation allemande.

20 juin 1990 : Discours de La Baule
u 19 au 21 juin 1990, à La Baule, station balnéaire de la côte bretonne, le président François Mitterrand réunit les chefs d'État des pays africain dits « du champ » (la francophonie, y compris les anciennes colonies belges du Rwanda, du Burundi et du Congo).

Dans son discours d’ouverture, le président entend promouvoir des réformes politiques dans ces pays en contrepartie d'une relance de l'aide française. Par une forme de chantage bien intentionné, il les pousse à développer la démocratie dans leur pays à l'image des Européens de l'Est qui viennent de s'affranchir de la tutelle communiste.

Le président français dicte leur conduite à ses homologues africains
Sans se cacher de faire ingérence dans la politique intérieure des États africains, François Mitterrand déclare à ses hôtes : « La France liera tout son effort de contribution aux efforts qui seront accomplis pour aller vers plus de liberté », ajoutant : « Il ne faut pas voir la liberté comme un ennemi caché. Elle sera votre meilleure amie ».

Il assure que désormais la France ne ferait plus de prêts aux Pays les moins avancés (les PMA) mais bien des dons. Il promet par la même occasion d’alléger la dette de quatre pays d’Afrique sub-saharienne, le Cameroun, le Congo, la Côte d’Ivoire et le Gabon. Il se montre également hostile à une dévaluation du franc CFA qui renchérirait les produits étrangers importés (quatre ans plus tard, Édouard Balladur, Premier ministre de cohabitation, reviendra sur cet engagement en dévaluant le franc CFA de 50%).

En subordonnant l'aide française à l'introduction du multipartisme, François Mitterrand se montre de la sorte convaincu de pouvoir exporter la démocratie parlementaire à l'européenne eAfrique.

Effets contre-productifs du multipartisme
Politicien chevronné et bon connaisseur du continent africain, sans doute le président français feint-il d'ignorer que les règles de droit sont encore balbutiantes au sud du Sahara. Les enjeux politiques s'y résument au partage de la manne occidentale : aide publique, dons privés et redevances des compagnies forestières, minières et pétrolières.

C'est ainsi qu'en Côte d'Ivoire, depuis l'indépendance, le vieux président Félix Houphouet-Boigny avait veillé à redistribuer cette manne à toutes les ethnies de son pays, au prorata de leur importance (et sans s'embarrasser de multipartisme). Cela avait assuré trente ans de stabilité à son pays.

Mais qu'à cela ne tienne, promettent à La Baule les dirigeants africains attachés à l'aide de la France, puisqu'il le faut, on introduira le multipartisme.

Des élections sont ici et là organisées, avec des partis qui se font concurrence, des urnes et des observateurs internationaux. Comme on pouvait le craindre, les électeurs fixent leur choix non sur le candidat qui leur paraîtrait avoir le plus de compétences mais sur celui qui est le plus proche de leur clan et sera le mieux à même de leur redistribuer la manne occidentale.

Chaque parti tend à recruter ses militants dans une communauté qui lui est propre. Et la victoire et le pouvoir vont mécaniquement aux partis qui se rattachent aux ethnies les plus nombreuses. Tant pis pour les autres, par exemple les Peuls ou les Touaregs dans le Sahel, les Tutsis au Rwanda, privés d'accès au pouvoir et donc à la manne occidentale...

C'est ainsi que, du Sénégal et du Mali à la Côte d'Ivoire et au Rwanda vont se réveiller les antagonismes ethniques.

André Larané
La Suisse confédérale ou la France une et indivisible ?
Au lieu de plagier les institutions des grands États européens et en particulier de la France, sans doute les États africains eussent-ils mieux fait de s'inspirer de la confédération helvétique, avec des gouvernements centraux réduits au minimum et des cantons autonomes à l'échelle de la tribu, codirigés par un chef traditionnel et un sénat. Ces institutions auraient été mieux appropriées à de jeunes États encore dépourvus d'administrations centralisées
Publié ou mis à jour le : 2021-08-21 20:39:00

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20 juin 2025 08:04

20 juin 1837 :
La reine Victoria accède au trône du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande.
Quand cette jeune reine de 18 ans entame son règne, la dynastie des Hanovre (plus tard Windsor) semble discréditée par la longue folie du roi George III et les frasques de ses deux fils et successeurs, George IV et Guillaume IV, ce dernier affichant pas moins de dix enfants illégitimes.
Tout va changer pendant les 64 années du règne de Victoria et, à la veille de sa mort, la monarchie sera à son zénith et la reine, devenue immensément populaire, à la tête de la première puissance mondiale et d'un empire étendu sur le quart de la planète.
Peu après son accession au trône, la jeune reine décide sur un coup de foudre d'épouser son cousin, le prince allemand Albert de Saxe-Coburg-Gotha.
Le mariage a lieu à Westminster le 10 février 1840.
Albert, qui a l'âge de Victoria, n'éprouve pas la même passion amoureuse, du moins au début de leur union, mais il va jouer à la perfection son rôle de mari et de prince consort.
Albert, Victoria et leurs neuf enfants vont offrir au peuple britannique l'image idéalisée du bonheur conjugal.
Luthérien pieux, Albert importe à la cour des mœurs austères qui donneront à l'ère victorienne une réputation exagérée de pruderie.
La famille royale et la monarchie atteignent le summum de leur popularité lors de l'inauguration de l' Exposition universelle de 1851, sous le Crystal Palace, une magnifique construction aujourd'hui disparue.
Le bonheur de Victoria prend fin en 1861 avec la mort prématurée d'Albert, victime de la fièvre typhoïde.
Prenant définitivement le deuil, la reine s'isole alors du monde.

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19 juin 2025 08:11

1862
Le Congrès américain interdit l'esclavage dans les territoires des États-Unis, annulant Dred Scott contre Sandford.
19 juin 1907
La révolte viticole vire au drame
Le 19 juin 1907, la crise de la viticulture languedocienne débouche sur un affrontement tragique entre les forces de l'ordre et les manifestants. C'est la révolte d'une France rurale qui s'accroche désespérément à ses traditions et à son horizon villageois.

Les viticulteurs en colère, à Béziers, le 12 mai 1907Traditions mises à mal
Au milieu du XIXe siècle, les quatre départements français qui bordent le golfe du Lion se sont spécialisés dans la viticulture. Gard, Hérault, Aude et Pyrénées-Orientales ont su transformer leurs plaines arides en superbes vignobles.

Mais de 1900 à 1906, la production de vin du Languedoc grimpe de 16 à 21 millions d'hectolitres. La surproduction se solde par une mévente et une chute brutale des prix. Ceux-ci sont divisés par deux ou par trois en quelques années. C'est la ruine pour de nombreux Languedociens : petits viticulteurs qui n'arrivent pas à rembourser leurs dettes mais aussi négociants dont le sort est suspendu à celui de la viticulture.

Marcelin Albert à ArgeliersLes Languedociens réclament pour le moins l'abrogation de la loi de 1903 sur la « chaptalisation » et une surtaxe sur le sucre pour décourager les importations. Mais le Président du Conseil, l'inflexible Georges Clemenceau, ne veut rien entendre.

Marcelin Albert, cafetier et vigneron d'Argeliers, dans l'Aude, prend la tête de la révolte. Le 12 mai 1907, il avertit le gouvernement que si rien n'est fait avant le 10 juin, il décrétera la grève de l'impôt et appellera les municipalités à démissionner.

La veille de la date fatidique, Montpellier accueille pas moins de 600.000 manifestants. Du jamais vu !

Clemenceau en appelle au sentiment républicain des maires et, dans le même temps, envoie dans le Midi 27 régiments.

Du drame à la farce
Le drame survient à Narbonne, le 19 juin, où les soldats tirent sur la foule, faisant deux morts dont un adolescent. Le lendemain, nouveau drame face à une foule qui hurle sa haine : cinq morts.

À Agde, petite ville à l'embouchure de l'Hérault, 600 soldats du 17e régiment d'infanterie prennent connaissance de la tuerie de Narbonne. Ils se mutinent et gagnent Béziers où ils sont accueillis par une population en liesse.

Le dimanche 23 juin 1907, Marcelin Albert se présente de son propre chef au ministère de l'Intérieur, place Beauvau, et demande à rencontrer le Président du Conseil.

Georges Clemenceau le reçoit dans son bureau en tête à tête. Il lui fait la morale avant de lui remettre un billet de 100 francs pour le train du retour. Le rebelle accepte mais promet de le rembourser.

Marcelin Albert face à Georges Clemenceau (gravure d'époque)Le Président du Conseil convoque aussitôt la presse et raconte à sa manière l'entrevue, prétendant que le cafetier a éclaté en sanglots et laissant entendre qu'il n'aurait pas toute sa tête.

Finalement, le gouvernement établit une surtaxe sur le sucre et réglemente sévèrement le négoce du vin, donnant ainsi raison aux manifestants.

Le Languedoc conserve le souvenir aigu de cette révolte anachronique et ne manque pas d'invoquer les mânes de Marcelin Albert chaque fois que la concurrence ou les règlements menacent son vin.

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19 juin 2025 08:01

19 juin 1986. Coluche meurt dans un accident de moto. Alors qu’il quitte Cannes pour rejoindre sa villa à Opio, l’humoriste est percuté par un camion qui lui coupe la route. Le choc est fatal pour Michel Colucci, qui avait créé Les Restos du Cœur l’année précédente.[CC / Abode of Chaos]

Le 19 juin 1990, au Luxembourg signature des accords de Schengen (du nom de la ville) permettant la libre circulation entre les trois pays du Benelux, l’Allemagne et la France.

Le 19 juin 1997, le premier Ministre Lionel Jospin prend la décision de fermer le prototype de surgénérateur, Superphénix. Le projet avait débuté 20 ans plus tôt, impliquant EDF (51% – France), Enel (33% – Italie) et SBK (16% – Allemagne). Les travaux de démantèlement devraient être terminés en 2027.

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19 juin 2025 07:41

19 juin 1953 :
Les Rosenberg sont exécutés.
Julius et Ethel Rosenberg, âgés respectivement de 37 ans et 35 ans, meurent sur la chaise électrique laissant deux orphelins de 10 et 6 ans.
Ces membres du parti communiste américain ont été condamnés à mort deux ans plus tôt par un jury populaire pour avoir livré des secrets sur la bombe atomique au vice-consul soviétique à New York.
Leur culpabilité, longtemps mise en doute, est aujourd'hui avérée.
Les faits remontent à la Seconde Guerre mondiale.
David Greenglass, le frère d'Ethel, lui-même communiste, sert dans l'armée du côté de Los Alamos (Nouveau-Mexique), où se déroulent les essais sur la bombe atomique, sous le nom de code « Manhattan Project ».
Avec sa femme Ruth, David recueille des informations sur le projet et les transmet à son beau-frère en vue d'aider le régime de Staline à se doter à son tour de la bombe atomique.
Arrêté pour espionnage, David Greenglass nie d'abord les faits puis, après huit mois d'hésitations, charge les Rosenberg en échange de la liberté pour sa femme et de la vie sauve pour lui-même.
Il accuse Ethel de l'avoir aidé à retranscrire des documents sur la bombe atomique.
Son témoignage, obtenu par le redoutable avocat Roy Cohn, emporte la conviction du jury.
Dans la prison de Sing-Sing, près de New York, les époux Rosenberg nient jusqu'au bout leur culpabilité, alors que des aveux peuvent les sauver de la chaise électrique.
Leur condamnation à mort le 29 mars 1951 laisse l'opinion publique indifférente, mais elle fait les choux gras du sénateur Joseph McCarthy et relance sa « chasse aux sorcières ».
L'affaire Rosenberg rebondit au milieu de l'année 1952 quand les communistes proclament l'innocence des condamnés et lancent une campagne mondiale pour les sauver.
Ils dénoncent par la même occasion l'antisémitisme présumé de leurs juges.
Au même moment, l'URSS de Staline est secouée par une vague d'antisémitisme bien réel.
Des deux côtés de l'Atlantique, les communistes mais aussi les libéraux de droite comme de gauche réclament leur grâce.
Des gens aussi mesurés que l'écrivain catholique François Mauriac se laissent convaincre de l'innocence des accusés.
Le pape Pie XII lui-même implore la clémence.
Le philosophe Jean-Paul Sartre, avec le sens de la mesure qui le caractérise, maudit le peuple américain et compare l'exécution aux hécatombes hitlériennes.
Depuis l'ouverture des archives américaines et soviétiques dans les années 1990, la culpabilité des époux Rosenberg ne fait plus de doute.
Les deux espions communiquaient dès 1942 avec les Soviétiques sous les noms de code « Liberal » et « Antenne ».
Ils ont été démasqués grâce au déchiffrement de messages codés avec l'URSS, ce dont la CIA n'a pas voulu faire état au procès pour protéger ses sources.
Les Mémoires de l'agent secret soviétique Alexandre Feklissov, publiés en 1999, confirment les accusations du FBI et Feklissov reconnaît avoir maintes fois rencontré Julius Rosenberg lorsqu'il était en poste à New York.
Cela dit, il apparaît que les documents volés par David Greenglass et transmis par les Rosenberg étaient de peu d'intérêt scientifique et n'ont guère aidé les Soviétiques à se doter de l'arme atomique.
D'après l'historien Florin Aftalion, Rosenberg fut surtout utile aux Soviétiques en leur fournissant des renseignements sur des radars du modèle le plus avancé.

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18 juin 2025 09:07

La Libération et ses Acteurs Clés

La libération de la France s'est étendue de juin 1944 jusqu'à mai 1945, une période marquée par de nombreuses batailles et des sacrifices. Les forces alliées, assistées par les Forces françaises libres, ont joué un rôle déterminant dans cette opération. Des généraux tels que Jean de Lattre de Tassigny et Philippe Leclerc de Hauteclocque ont conduit leurs troupes vers la victoire contre l'occupant nazi. Cette collaboration entre les Alliés et les forces de résistance françaises a permis de mettre fin au régime de Vichy et à l'occupation.

Les Leçons de l'Histoire

Le 18 juin demeure un moment de réflexion sur le courage et la détermination des Français face à l'oppression. La mémoire de cette période est un rappel constant des valeurs de liberté et de résilience. En célébrant cette journée, la France honore son histoire et rend hommage à ceux qui ont lutté pour préserver ses principes fondamentaux. Les jeunes générations sont encouragées à se souvenir de ces événements pour comprendre l'importance de la liberté et la nécessité de la défendre.

En conclusion, le 18 juin 1944, tout comme le 18 juin 1945, est un symbole puissant de la lutte pour la liberté et la souveraineté, et une date inscrite à jamais dans le cœur des Français.

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18 juin 2025 09:05

18 juin 1948
Lancement du disque longue durée, appelé Long Play par la CBS. Plus connu chez nous sous le nom de 33 tours, il tourne en réalité à 33 tours 1/3 par minute.

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18 juin 2025 09:04

Le Défilé du 18 juin 1945

Le 18 juin 1945, un grand défilé est organisé par le gouvernement provisoire français pour célébrer la victoire finale des Alliés et, surtout, de la France Libre. Cette date a été symboliquement choisie pour rappeler l'appel initial du général de Gaulle, soulignant le retour à la souveraineté et à la fierté nationale. Ce défilé n'était pas seulement une célébration de la victoire, mais aussi un hommage à tous ceux qui avaient sacrifié leur vie pour la liberté de la France.

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FAE

18 juin 2025 08:15

Bonjour à tous 😃
Merci Misterprof de nous rappeler cet événement capital de notre histoire.

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