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26 août 1789 :
Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen.
Tandis que débute la Révolution française, les députés veulent offrir au monde un texte qui condense leurs aspirations.
Ils y réussissent d'une remarquable manière en s'inspirant des textes anglo-saxons.
Un siècle plus tôt, au cours de la «Glorieuse Révolution», les Anglais ont en effet jeté les bases de la démocratie parlementaire moderne en imposant à leurs souverains le Bill of Rights et l'Habeas Corpus.
Et le 4 juillet 1776, les habitants des colonies anglaises d'Amérique ont proclamé leur indépendance dans une très belle Déclaration qui a énoncé pour la première fois le «droit au bonheur».
La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen réalise la synthèse de ces textes et des idéaux politiques du «Siècle des Lumières».
Elle s'applique à l'ensemble des êtres humains, hommes et femmes réunis.
Cela découle du genre neutre du mot Homme, qui désigne aussi bien les femmes que les hommes dans la langue française.
Le genre neutre a d'ailleurs été repris en 1948 par les rédacteurs français de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (en anglais : Universal Declaration of Human Rights).
Le texte ne fait référence à aucune religion ni aucun régime politique particulier.
Il ne cite ni le christianisme ni le roi.
Rédigé sous le règne de Louis XVI, trois ans avant sa chute, par des députés tous royalistes, il peut être considéré comme le testament de la monarchie, ou comme son acte de décès.
Le roi, qui s'oppose de toutes les façons possibles à l'Assemblée nationale, se résout à ratifier la Déclaration le 5 octobre, sous la pression de la foule accourue de Paris à Versailles et sur les instances de La Fayette.
Par sa clarté et sa précision, la Déclaration est un admirable chef-d’œuvre de la langue française et un texte de droit exemplaire.
Le caractère universel et intemporel de la Déclaration est tout aussi remarquable que sa prestance littéraire.
Le texte réussit le tour de force d'énoncer les droits de l'individu en faisant fi du régime politique (monarchie constitutionnelle ou république), de la religion (il se contente d'invoquer l'Être suprême et garantit la liberté religieuse de chacun) ainsi que des différences sexuelles.
Il convient aussi à toutes les époques et à toutes les sociétés.
L'Article premier, le plus important, énonce que les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits.
Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.
En deux phrases tranchantes, il récuse les privilèges et porte en germe la condamnation de l'esclavage comme des ségrégations sexuelle, religieuse ou raciale.
Différents autres articles condamnent l'arbitraire, le totalitarisme et la tyrannie.
Sans surprise, ce «catéchisme national» en dix-sept articles a été inscrit au préambule de la Constitution de la Ve République comme des précédentes.
FAE
"Sean Connery [ˈʃɔːn ˈkɒnəɹi], né le 25 août 1930 à Édimbourg (Écosse) et mort le 31 octobre 2020 à Nassau (Bahamas), est un acteur et producteur britannique.
Révélé en devenant le premier acteur incarnant le personnage de James Bond au cinéma, il tient ce rôle, qui lui confère une célébrité mondiale, dans six films d'EON Productions — James Bond 007 contre Dr No (1962), Bons baisers de Russie (1963), Goldfinger (1964), Opération Tonnerre (1965), On ne vit que deux fois (1967) et Les diamants sont éternels (1971) — et revient dans le non officiel Jamais plus jamais (1983). En parallèle, il a tourné dans beaucoup d'autres films notables de l'époque, dont Pas de printemps pour Marnie (1964), Le Crime de l'Orient-Express (1974), L'Homme qui voulut être roi (1975) et Un pont trop loin (1977).
Après plusieurs années incertaines, il se renouvelle avec des rôles de mentors à partir des années 1980 dans de grands succès commerciaux comme Highlander (1986), Le Nom de la rose (1986), Les Incorruptibles (1987) et Indiana Jones et la Dernière Croisade (1989). Sa notoriété consolidée, il remporte de nombreux prix, dont l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle et le Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle pour Les Incorruptibles, le BAFTA du meilleur acteur pour son interprétation du moine Guillaume de Baskerville dans Le Nom de la rose et un Cecil B. DeMille Award en 1996 pour l'ensemble de sa carrière. Il prend sa retraite après son rôle d’Allan Quatermain dans La Ligue des gentlemen extraordinaires (2003).
Icône du cinéma britannique, Sean Connery est anobli par la reine Élisabeth II en 2000, pour services rendus au cinéma britannique devenant ainsi Sir Sean Connery. Il est également membre de l'ordre de l'Empire britannique. Fier de ses origines écossaises, il affiche publiquement son soutien à l'indépendantisme écossais.
Thomas Sean Connery naît le 25 août 1930 dans le quartier de Fountainbridge, situé à Édimbourg, en Écosse. Issu d'un milieu très modeste, il est le premier fils de Joseph Connery (1902-1972), ouvrier dans une usine de caoutchouc et chauffeur d'engins de chantiers et d'Euphemia McBain « Effie » McLean (1908-1985), femme de ménage. Son père était un catholique d'ascendance irlandaise, alors que sa mère était une protestante écossaise.
À la naissance de son frère Neil, en 1938, il a huit ans et il doit travailler pour gagner sa vie. Il est distributeur de lait (milkman) le matin et apprenti boucher l'après-midi, après l'école.
Sean Connery abandonne l'école à l'âge de 13 ans. En 1946, il s'engage à seize ans dans la Royal Navy pour trois ans. Son entraînement se déroule à Portsmouth, au sein de l’école d’artillerie navale ainsi qu’avec les membres d’une équipe de contrôle anti-aérien. Quelques mois après son incorporation, il est assigné comme matelot à bord du porte-avion HMS Formidable, l’un des fleurons de la marine britannique ayant servi dans la mer du Japon durant la Seconde Guerre mondiale. Pendant sa période d'engagement, il se fait faire ses deux tatouages : sur un avant bras, l'inscription « Dad and Mum » (« Papa et Maman ») et sur l'autre « Scotland forever » (« Écosse pour toujours »).
Deux ans plus tard, à l’âge de dix-neuf ans, Sean Connery est réformé à cause d'un ulcère gastro-duodénal (UGB), un mal dont souffre la plupart des jeunes hommes de sa famille. Il vit alors de divers petits métiers : maçon, livreur, terrassier, maître-nageur à la piscine de Portobello (quartier à Edimbourg), homme à tout faire dans les coulisses du King’s Theatre et, pour quinze shillings de l’heure, modèle pour les étudiants de l’Edinburgh College of Art, qui admirent sa carrure et sa beauté.
Grâce à Archie Brennan, un ami bodybuilder ayant décroché le titre de Mr. Scotland, il travaille même comme polisseur de cercueils et commence à s'adonner au culturisme. Il indique dans sa biographie qu'il décroche la 3e place du concours de Mister Univers en 1950. Cependant, il ne figure pas dans le palmarès officiel. Probablement Sean Connery faisait-il allusion à la troisième place du concours junior à Londres. C'est cependant par le canal du culturisme qu'un autre compétiteur lui suggère de passer une audition pour un rôle de figurant dans la comédie musicale South Pacific, qui sera jouée en 1951.
C'est ainsi qu'au début des années 1950, il rencontre son premier véritable amour, la jeune actrice Carol Sopel, dont les parents, juifs orthodoxes, refusent le mariage. Un moment brisé de chagrin, il se reprend et s'interdit toute sensiblerie, se fabriquant un personnage de macho ténébreux.
Il compte alors ses premiers engagements. Durant cette décennie, il apparaît tour à tour à la télévision, au théâtre dans Point of Departure, A Witch in Time, Témoin à charge d'Agatha Christie et au cinéma, en 1955, dans Geordie de Frank Launder et Au bord du volcan (Action of the Tiger) de Terence Young, qui constituent son apprentissage.
En 1958, il participe à une audition au Royaume-Uni et en Irlande, organisée par le studio Walt Disney Pictures pour Darby O'Gill et les Farfadets (Darby O'Gill and the Little People, 1959).
Il est particulièrement remarqué pour son rôle dans le téléfilm Anna Karénine produit par Rudolph Cartier pour la BBC en 1961, où il partage l'affiche avec Claire Bloom.
Son premier rôle à la télévision américaine est celui d'un porteur dans un épisode de The Jack Benny Show.
En 1962, il participe à l'épopée de Le Jour le plus long (The Longest Day) dans le rôle de Flanaghan (dans la scène du débarquement sur la plage de Sword, il tombe à l'eau en sortant de la barge).
James Bond : 1962-1971 et 1983
Sean Connery dans Pas de printemps pour Marnie (1964).
En 1961, le London Express organise un concours afin de trouver un acteur original pour le rôle de James Bond, l'agent 007, sorti de l'imagination de l'écrivain et ancien espion britannique Ian Fleming[15]. Sean Connery remporte le concours devant pas moins de six cents candidats (dont David Niven, qui jouera James Bond dans la parodie Casino Royale, en 1967, James Mason ou encore Cary Grant)[16], et va incarner le héros dans sept épisodes, six produits par EON Productions, la société d'Albert R. Broccoli et d'Harry Saltzman, et le septième non officiel produit par Warner Bros. :
1962 : James Bond 007 contre Dr No (Dr No), réalisé par Terence Young
1963 : Bons Baisers de Russie (From Russia with Love), réalisé par Terence Young
1964 : Goldfinger, réalisé par Guy Hamilton
1965 : Opération Tonnerre (Thunderball), réalisé par Terence Young
1967 : On ne vit que deux fois (You Only Live Twice), réalisé par Lewis Gilbert
1971 : Les diamants sont éternels (Diamonds Are Forever), réalisé par Guy Hamilton
1983 : Jamais plus jamais (Never Say Never Again), réalisé par Irvin Kershner (non officiel)
L'acteur est choisi par Harry Saltzman et Albert R. Broccoli après que les autres aspirants au rôle de James Bond ont été écartés, le budget restreint contraignant les producteurs à engager un acteur inconnu. Albert R. Broccoli explique que c'est en visionnant Darby O'Gill et les Farfadets (Darby O'Gill and the Little People) qu'il décida d'engager Sean Connery pour interpréter le personnage de James Bond."
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25 août 1918 :
Naissance de Leonard Bernstein, chef d'orchestre et compositeur américain.
Leonard Bernstein naît dans une famille de juifs ukrainiens immigrés aux Etats-Unis.
Son père Samuel dirige un salon de coiffure à Boston qui deviendra, à la fin des années 1920, une entreprise prospère permettant à la famille de vivre aisément.
À partir de l’âge de 8 ans, le jeune Leonard suit, après la classe, un enseignement hébraïque intensif.
Il commence le piano en cours privé à 9 ans avant d’entrer, deux ans plus tard, au New England Conservatory.
En 1932, il perfectionne sa technique avec Helen Coates qui, plus tard, deviendra sa secrétaire. Après des études à la Boston Public Latin School (1929-1935), il intègre l’Université d’Harvard (1935-1939) où il suit l’enseignement de Walter Piston, d’Edward Burlingame Hill et d’Arthur Tillman Merritt.
En 1939, il entre au Curtis Institute of Music de Philadelphie où il étudie le piano avec Isabella Vengerova, la direction d’orchestre avec Fritz Reiner et l’orchestration avec Randall Thomson.
Il envisage une carrière de pianiste concertiste, mais s’intéresse aussi à la direction d’orchestre et à la composition.
Il écrit la musique de scène pour une production des Oiseaux d’Aristophane et dirige du piano une représentation de The Cradle Will Rock de Marc Blitzstein.
En 1940, il participe à l’académie d’été de l’Orchestre Symphonique de Boston à Tanglewood où il suit les cours de direction d’orchestre de Serge Koussevitski, avant de devenir son assistant les années suivantes.
Pour gagner sa vie à Manhattan, où il s’est installé, il accompagne au piano des danseurs et des chanteurs, transcrit des improvisations de jazz et compose des songs.
En 1943, il achève la composition de sa Symphonie n°1, Jeremiah, qui obtient le New York Music Critics’ Circle Award de la meilleure œuvre américaine.
Il est engagé comme chef assistant d'Arthur Rodzinski à l’Orchestre philharmonique de New York avec lequel il donne son premier concert le 14 novembre 1943 en remplacement de Bruno Walter. En 1944, il connaît ses premiers gros succès avec son ballet Fancy Free, créé au Metropolitan Opera de New York et sa comédie musicale On the Town, représentée à Broadway.
De 1945 à 1947, Bernstein est directeur musical du New York City Symphony Orchestra.
Sa carrière de chef d’orchestre s’intensifie et prend une dimension internationale avec, en 1946, une première tournée européenne au cours de laquelle il dirige au Festival international de Musique de Prague.
En 1947, il fait une série de concerts à Tel Aviv qui marquent le début d’une indéfectible collaboration musicale avec Israël.
En 1949, Il termine sa Symphonie n°2, The Age of Anxiety, pour piano et orchestre.
À la mort de Serge Koussevitski, en 1951, Bernstein lui succède à la tête du département d’orchestre et de direction d’orchestre à Tanglewood, où il enseignera pendant de nombreuses années.
Au début des année 1950, Bernstein est également professeur de musique invité et directeur des Creative Arts Festivals à l’Université de Brandeis.
En 1951, il épouse l’actrice chilienne Felicia Montealegre avec laquelle il aura 3 enfants.
Il ne renoncera pas pour autant à son homosexualité qu’il cherchera de moins en moins à dissimuler à partir des années 1970.
Cette même année 1951, il compose son premier opéra Trouble in Tahiti (diffusé sur la chaîne de télévision NBC en 1952), auquel il ajoutera une suite avec A Quiet Place, en 1983.
En 1953, il est le premier chef d’orchestre américain à diriger à la Scala de Milan (Médée de Cherubini avec Maria Callas).
L’année suivante, Bernstein anime ses premières émissions musicales à la télévision (Omnibus) et, de 1958 à 1973, il présente, avec l’Orchestre philharmonique de New York, les Young People’s Concerts, séries de concerts-lecture destinés à un jeune public, qui seront diffusés à la télévision à partir de 1962.
Il compose, en 1956, la première version de son opérette Candide d’après Voltaire.
En 1957, sa comédie musicale West Side Story, d’après Romeo et Juliette de Shakespeare, connaît un énorme succès à Broadway qui sera amplifié avec l’adaptation cinématographie réalisée en 1961 par Jerome Robbins et Robert Wise.
En 1958, il est le premier américain à être nommé directeur musical de l’Orchestre Philharmonique de New York où il restera jusqu’en 1969.
À son départ, l'orchestre lui décernera le titre honorifique de « Laureate Conductor » jamais donné auparavant.
Après son départ du Philharmonique de New York, Bernstein mène une intense carrière internationale de chef d’orchestre invité, marquée par une collaboration étroite avec plusieurs phalanges prestigieuses : l’Orchestre Philharmonique de Vienne, l’Orchestre Philharmonique d'Israël, l’Orchestre Symphonique de Londres et l’Orchestre National de France.
Il se produit aussi souvent en soliste dans des concertos pour piano.
Bernstein parvient cependant à consacrer du temps à l’écriture et à la présentation de ses réflexions sur la musique.
En 1959, Bernstein publie The Joy of Music qui sera suivi notamment de The Infinite Variety of Music en 1966 et de Findings en 1982.
En 1972-1973, il donne une série de conférences (Norton Conferences) à l’Université d’Harvard, qui seront publiées et télévisées sous le titre « The Unanswered Question » (la question sans réponse).
Bernstein continue à mener une activité prolifique de compositeur.
En 1963, il compose sa Symphonie n°3, Kaddish à la mémoire du Président John F. Kennedy et, en 1965, Chichester Psalms.
Pour l’inauguration du John F. Kennedy Center for the Performing Arts à Washington, Bernstein compose Mass (Messe), un pièce de théâtre pour chanteurs, acteurs et danseurs, qui sera produite pour la première fois en 1971.
Considérée comme blasphématoire à sa création, l’œuvre sera représentée au Vatican en 2000 à la demande du pape Jean-Paul II.
Les années suivantes voient, entre autres, la naissance de Songfest, cycle de mélodies pour six chanteurs et orchestre (1977), du Divertimento, pour orchestre (1980), de Halil, pour flûte solo et petit orchestre (1981) de la Missa Brevis, pour chanteurs et percussions (1988) des Thirteen Anniversaries, pour piano solo (1988) et du Concerto pour orchestre « Jubilee Games » (1986-1989).
En décembre 1989, pendant la destruction du mur de Berlin, Bernstein participe au « Berlin Celebration Concert » au cours duquel il dirige la Neuvième symphonie « Ode à la joie » de Beethoven avec un orchestre formé de musiciens des quatre zones d’occupation.
Pour l’occasion, il modifie le poème de Schiller en remplaçant le mot « Freude » (joie) par « Freiheit » (liberté).
La santé de Bernstein se dégrade rapidement, l’obligeant à ralentir considérablement ses nombreuses activités.
À l’été 1990, il fonde avec Michael Tilson Thomas le Pacific Music Festival à Sapporo (Japon) et dirige son dernier concert à Tanglewood le 19 août.
Il meurt d'une crise cardiaque provoquée par une insuffisance pulmonaire le 14 octobre 1990, à l'âge de 72 ans.
Au cours de sa carrière, Leonard Bernstein a reçu de nombreux titres et distinctions honorifiques qui font de lui le musicien américain le plus célébré et le plus populaire au monde avec George Gershwin et Aaron Copland.
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24 août 79 :
Disparition de Pompéi.
Pompéi est une ville et cité antique située dans la région italienne de Campanie.
Les origines de la cité sont mal connues.
On suppose qu'elle fut fondée par une communauté locale issue des groupes osques (ou Opiciens, un peuple italique de l'Italie ancienne qui ont occupé la partie méridionale de la péninsule, et dont le nom d'Opsci venait du nom de la déesse de la fertilité Ops) qui occupèrent la région aux côtés des Grecs et des Étrusques.
Le site archéologique de Pompéi est situé sur la côte ouest de l'Italie, au sud de Naples, sur la baie du même nom.
À l'automne 79 Pompéi, lieu de villégiature au pied du Vésuve (Campanie), est recouvert sous une pluie de cendres volcaniques.
Pline le Jeune nous a laissé le récit de l'éruption, mais une erreur de transcription de ses lettres a longtemps laissé croire que l'éruption s'était produite le 24 août.
De façon plus vraisemblable, les archéologues lui attribuent la date du 24 octobre 79.
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23 août 1791 :
Les esclaves de Saint-Domingue s'insurgent.
Dans la nuit, une violente insurrection éclate à Saint-Domingue, colonie française des Antilles. Esclaves noirs et affranchis revendiquent la liberté et l'égalité des droits avec les citoyens blancs.
C'est le début d'une longue et meurtrière guerre qui mènera à l'indépendance de l'île.
De son nom officiel « côtes et îles de Saint Domingue en l'Amérique sous le vent », la colonie est, avant la Révolution, la plus prospère des possessions françaises d'outre-mer grâce à ses plantations de café et de canne à sucre et à ses nombreux esclaves.
La colonie compte près de 600 000 habitants, dont 40000 affranchis, essentiellement des mulâtres, et 500 000 esclaves noirs régis par le Code noir.
Les affranchis ou libres de couleur n'ont pas les mêmes droits que les colons.
Le port de l'épée et le titre de Monsieur leur sont interdits, de même que certaines professions. Mais ils bénéficient d'une certaine aisance, sont très dynamiques et possèdent même un quart à un tiers des esclaves.
Le 15 mai 1791, à Paris, l'Assemblée nationale accorde timidement le droit de vote à certains libres de couleur.
Cette demi-mesure inquiète les planteurs blancs de Saint-Domingue qui songent à proclamer leur indépendance pour préserver leur île des idées séditieuses venues de Paris.
Affranchis mulâtres, négociants et planteurs blancs commencent à s'affronter, n'hésitant pas à associer leurs esclaves noirs à leurs querelles et à leur confier des armes.
Toutes les conditions de la révolte étant réunies, le culte vaudou et le marronnage vont provoquer l'explosion.
Des nègres marrons (ainsi appelle-t-on les esclaves qui ont fui les plantations et se sont réfugiés dans les forêts) revendiquent l'abolition de l'esclavage au cours d'une cérémonie vaudou au Bois-Caïman, près de Morne-Rouge, sous la direction d'un prêtre vaudou, Boukman, le 14 août 1791. Cette revendication débouche sur une insurrection dans la nuit du 22 au 23 août 1791, avec le fameux Boukman entouré de ses lieutenants Romaine le prophète, Hyacinthe, Georges Biassou, Jean-François.
Des centaines de sucreries et de caférières (plantations de café) sont détruites.
Les insurgés noirs ne tardent pas à recevoir le soutien des affranchis, irrités que les représentants de l'Assemblée nationale aient fait exécuter plusieurs d'entre eux, dont le célèbre Vincent Ogé.
Les premiers combats révèlent les talents militaires d'un cocher de 48 ans nommé François Toussaint.
Fils d'un Africain du Bénin, il a reçu une éducation sommaire.
Affranchi quinze ans plus tôt, en 1776, il a pu acquérir une propriété de 13 hectares et vingt esclaves.
Lorsqu'éclate l'insurrection, François Toussaint entre au service de Georges Biassou, et il ne tarde pas à faire la preuve de son courage et de ses talents de stratège.
Le surnom de L'ouverture ou Louverture s'ajoute à son nom en raison de la bravoure avec laquelle il enfonce les brèches.
Le 28 mars 1792, la nouvelle Assemblée législative établit une égalité de droit entre tous les hommes libres (à l'exception donc des esclaves) mais cette nouvelle demi-mesure intervient trop tard pour arrêter l'insurrection.
Madrid, qui occupe la partie orientale de l'île, Santo Domingo, offre à Georges Biassou et François Toussaint Louverture de combattre les Français à ses côtés en échange d'une promesse de liberté générale.
Les insurgés acceptent et Toussaint Louverture reçoit le grade de lieutenant général dans les armées espagnoles.
Il commande 4 000 hommes et bientôt vole de succès en succès.
À Paris, l'insurrection est perçue comme une révolte royaliste de type vendéen qui bénéficie, fait aggravant, de l'appui des Anglais et des Espagnols.
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22 août 1812 :
Pétra sort de l'oubli.
À l’issue d’une longue marche dans le Sîq, un étroit défilé dans les montagnes du sud de la Jordanie, un jeune Suisse de 28 ans vient d’apercevoir une immense façade sculptée dans le grès rose.
Le jeune voyageur évite toutefois de laisser paraître son émerveillement pour ne pas éveiller les soupçons de son guide.
Officiellement, Johann Ludwig Burckhardt, alias Sheikh Ibrahim, ne parcourt le Sîq que pour se rendre au Djebel Haroun, le « mont Aaron» en arabe, et y sacrifier une chèvre au prophète, frère de Moïse.
Après des siècles d’oubli, le jeune homme est le premier Européen à découvrir le spectacle grandiose de la Khazneh, ce monument qui deviendra bientôt l’emblème de Pétra, l’antique capitale des Nabatéens.
Comment celle-ci a-t-elle pu sortir des mémoires occidentales ?
Le premier facteur est géographique : la cité est nichée dans une région semi-désertique, à l’écart des grandes voies de communication, au cœur d’un massif gréseux très difficile d’accès.
Depuis des siècles, elle est redevenue un lieu de pâturage et d’habitat saisonnier pour les populations nomades de la région.
L’autre facteur, c’est la relative discrétion des sources antiques sur Pétra, dont aucune ne permet de situer exactement la cité.
Les textes grecs les plus développés sont ceux de Diodore de Sicile et de Strabon.
Si l’un et l’autre désignent Pétra comme la capitale des Nabatéens, un peuple arabe caravanier qui s’est enrichi par le commerce des épices et de l’encens, ils en donnent deux images assez contradictoires.
Diodore rapporte le témoignage oculaire de l’historien Hiéronyme de Cardia, contemporain d’Alexandre le Grand, selon lequel les Nabatéens vivent en plein air et ont pour coutume de ne pas semer de grains, de ne pas planter d’arbres fruitiers, de ne pas boire de vin et de ne pas construire de maisons.
Bref, ce sont des nomades.
Diodore relate aussi deux expéditions ordonnées contre eux par le roi Antigone le Borgne, successeur d’Alexandre : la « Roche » qu’attaque l’armée hellénistique et qui est vraisemblablement Pétra n’apparaît pas comme une ville mais plutôt comme un refuge, protégé par la nature et permettant aux tribus nomades de mettre à l’abri leurs richesses.
Strabon au contraire, s’appuyant sur le témoignage du philosophe Athénodore qui a visité Pétra au tournant de l’ère chrétienne, décrit la capitale des Nabatéens comme une véritable ville, avec de l’eau en abondance, des jardins et de coûteuses maisons en pierre : en trois siècles, les nomades se sont sédentarisés et sont devenus des citadins installés dans une ville luxueuse.
Voilà ce que les érudits occidentaux savent de Pétra lorsque Burckhardt vient la tirer de l’oubli.
Issu d’une grande famille bâloise, Johann Ludwig Burckhardt est né à Lausanne en 1784.
Après de solides études dans les universités de Leipzig et de Göttingen, il se destinait à une carrière diplomatique mais des difficultés familiales, son père étant résolument antinapoléonien, l’ont contraint à s’exiler à Londres en 1806.
Deux ans plus tard, ayant perdu tout espoir de décrocher un poste, il offre ses services à l’Association for Promoting the Discovery of the Interior Parts of Africa ou African Association.
On l’envoie à Cambridge apprendre l’arabe puis, en 1809, il s’embarque pour Malte et, de là, pour la Syrie où il s’installe à Alep.
Désormais, il a adopté le costume local, s’est laissé pousser la barbe et se fait appeler Sheikh Ibrahim : son objectif est de s’accoutumer à l’accent et aux coutumes du pays pour se faire ensuite passer pour un commerçant syrien et voyager incognito.
En juin 1812, s’estimant suffisamment préparé, il se met en route pour Le Caire, avec pour destination finale le Fezzan.
En chemin, probablement non loin de la forteresse croisée de Shawbak, il entend parler de ruines fabuleuses qui se situeraient dans un lieu appelé Wadi Moussa, « la vallée de Moïse » ; d’après une tradition islamique, il s’agit d’une des douze sources que Moïse aurait fait jaillir au cours de l’Exode en frappant la roche de son bâton.
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21 août 1968 :
Invasion de la Tchécoslovaquie.
Dans la nuit du 20 au 21 août 1968, des troupes blindées d'un total de 300.000 hommes ont envahi la Tchécoslovaquie sur décision de Leonid Brejnev.
Des dizaines de milliers de parachutistes ont aussi atterri sur l'aéroport de Prague.
Les agresseurs appartiennent à cinq pays du pacte de Varsovie, dont fait partie la Tchécoslovaquie elle-même (URSS, Pologne, Bulgarie, Allemagne de l'Est, Hongrie).
Ils prétendent intervenir à l'appel de responsables locaux en vue de sauver le socialisme dans ce pays d'Europe centrale où il a été imposé vingt ans plus tôt par l'Union soviétique.
L'accession, le 5 janvier, d'Alexandre Dubcek (47 ans) au secrétariat général du Parti communiste tchécoslovaque et l'élection ultérieure du général Lutvik Svoboda (73 ans) à la présidence de la République avaient ouvert la voie à des réformes hardies.
En avril, tandis que la jeunesse d'Occident s'agite et se donne des frissons de Révolution, Alexandre Dubcek supprime la censure, autorise les voyages à l'étranger et fait même arrêter le chef de la police.
Beaucoup de Tchécoslovaques se ruent à la découverte de l'Occident sans prendre garde aux manœuvres prémonitoires du pacte de Varsovie, en Tchécoslovaquie même.
Le 3 août 1968, Dubcek est fermement invité à rejoindre les représentants de l'Union soviétique, y compris le secrétaire général Brejnev, à Bratislava (Slovaquie).
Au terme de discussions orageuses, il s'ensuit la signature d'un vague compromis.
Dubcek sait qu'il ne s' agit que d'un sursis.
Quand les chars du pacte de Varsovie investissent les villes du pays, la population s'abstient de toute résistance armée, et tente de dialoguer avec les tankistes soviétiques.
Dans un dérisoire effort de résistance passive, elle enlève les plaques des rues pour désorienter l'occupant.
En certains endroits, des tankistes perdent leur sang-froid face à l'audace des manifestants et ouvrent le feu.
Au soir du 21 août, on compte quelques poignées de morts.
Le lendemain, de nombreux Praguois manifestent en silence, oriflammes au vent, sans résultat.
Le PC tchécoslovaque tient un congrès extraordinaire clandestin dans les usines CKD, près de Prague, et reconduit Alexandre Dubcek dans ses fonctions.
Pendant ce temps, celui-ci a été jeté manu militari dans un avion et transféré en Union soviétique. Le 23 août, il est fermement convié par ses hôtes soviétiques à signer un texte de capitulation. Après trois jours de pressions et de brutalités, il se résigne enfin.
Le 27 août, de retour à Prague, abattu et défait, il présente ce texte à ses concitoyens.
Il y est question pour la première fois de «normalisation».
C'en est brutalement fini du «Printemps de Prague» et de l'illusion d'un «socialisme à visage humain».
Devenus inutiles à l'occupant, Alexandre Dubcek et les autres responsables du pays sont rapidement isolés et remplacés.
Les Tchèques et les Slovaques se résignent à la «normalisation», la plupart du moins.
L'étudiant Jan Palach fait exception. Il s'immole par le feu sur la place Wenceslas, le 16 janvier 1969, par défi et par désespoir.
Ses compatriotes saluent son geste dans le recueillement.
Ils patienteront vingt ans avant le retour de la démocratie.
delphinium29
Un vol très médiatique
Quelle ne fut donc pas la surprise de Louis Béroud quand il découvre que ce petit tableau a disparu. Un gardien interrogé suppose qu'il est peut-être au service de reprographie ! Mais il faut très vite se faire une raison, il a bel et bien été volé. Le scandale est immense. L'opinion publique incrimine la gestion laxiste du musée du Louvre, le relâchement des gardiens, l'indifférence des pouvoirs publics etc. Le Président du Conseil Joseph Caillaux s'en mêle...
La Joconde, qui était tombée dans un demi-oubli depuis quatre siècles, ne bénéficiant que de l'estime des esthètes et des connaisseurs, va du fait de ce vol bénéficier d'une notoriété sans égale dans le grand public. Elle est depuis lors la peinture la plus célèbre et la plus courue de France !
Des enquêteurs et des juges « marris »
Le Quai des Orfèvres (la Sûreté parisienne) mandate sur place soixante policiers. Le criminologue Alphonse Bertillon multiplie sans résultat les analyses d'empreintes digitales. Le juge d'instruction chargé de l'affaire, Joseph-Marie Drioux (le « marri de la Joconde » dixit la presse), n'hésite pas à emprisonner quelques jours à la prison de la Santé le poète Guillaume Apollinaire qui gardera de l'affaire des séquelles psychiques ! Picasso lui-même est interrogé.
On a retrouvé la Joconde (4 janvier 1914)Le public se passionne pour l'enquête policière. On suspecte un mauvais coup du Kaiser ou pourquoi pas ? un complot juif... Les journaux offrent de belles récompenses mais rien n'y fait.
Enfin, deux ans plus tard, le voleur se fait prendre en tentant de vendre le tableau à un receleur. Il le rencontre à Florence le 10 décembre 1913. Le marchand est accompagné du directeur du musée des Offices qui identifie l'oeuvre.
La police est aussitôt alertée et le voleur arrêté dans son hôtel. Il s'agit d'un ouvrier vitrier italien, Vincenzo Peruggia.
Il confesse qu'ayant eu à travailler au Louvre, il a volé le tableau pour le restituer à sa patrie, l'Italie ! Il n'a eu rien d'autre à faire qu'à attendre la fermeture du musée, décrocher le tableau, enlever la vitre et le cacher sous sa blouse. Le tableau est depuis lors resté caché dans son logement, dans un quartier populaire du Xe arrondissement de Paris.
Le voleur écopera en définitive de douze mois de prison et n'en effectuera que sept.
Le 4 janvier 1914, 28 mois après le vol, la Joconde a retrouvé sa place au Louvre où pas moins de 20 000 visiteurs admirent chaque jour son sourire indéfinissable... derrière une vitre blindée à l'épreuve de toutes les agressions et sous le regard vigilant des gardiens.
delphinium29
21 août 1911
On a volé la Joconde !
Au matin du mardi 22 août 1911, à la première heure, le peintre Louis Béroud se rend au Salon Carré du Louvre pour faire une copie de la Joconde, l'une des rares œuvres connues (vingt) de Léonard de Vinci...
Cette peinture de chevalet aux dimensions modestes (77cm x 53cm), peinte à l'huile sur une écorce de peuplier, célèbre portrait par d'une dame de Florence, Mona Lisa, deuxième épouse d'un marchand de tissus, Giacomo del Giaocondo. Elle a vingt-quatre ans et déjà cinq enfants, mais un sourire infiniment doux qui renferme toute le mystère du monde.
À son départ d'Italie pour la France, en 1516, l'artiste avait amené le portrait avec lui et son jeune mentor François Ier l'avait acquis pour 4 000 écus, une très jolie somme.
La Joconde (Léonard de Vinci, Louvre)
Misterprof-
20 août 1866 :
Circulaire créant le certificat d'études primaires.
Victor Duruy, ministre de l'Instruction publique de Napoléon III, institue un certificat d'études primaires destiné aux « élèves qui auraient subi avec succès un examen portant au moins sur l'enseignement obligatoire », c'est-à-dire la lecture, l'écriture, l'orthographe, le calcul et le système métrique.
L'organisation de l'examen est laissé à la libre discrétion des conseils généraux qui administrent les départements et il faudra attendre un arrêté de Jules Ferry, ministre de l'Instruction publique sous la IIIe République, le 28 mars 1882, pour qu'enfin l'examen soit organisé sur une base nationale.
Le « certif » va très vite devenir le sésame des jeunes paysans méritants vers les emplois de la fonction publique et un moteur puissant d'ascension sociale.
Il va aussi contribuer à la sanctification de l'école et de la culture classique, marqué par le souci de l'orthographe et de la calligraphie, ou la passion pour l'Histoire, entre autres.
Pourtant, même après la Seconde Guerre mondiale, il ne sera octroyé qu'à la moitié de chaque classe d'âge, les instituteurs ne présentant à l'examen que leurs meilleurs éléments.
