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13 septembre 1515 :
François 1er bat les Suisses à Marignan.
Le lendemain de ses 21 ans et huit mois seulement après son accès au trône, le roi François Ier écrase les Suisses dans la plaine du Pô, à Marignan, comme ne l'ignore aucun écolier ou ancien écolier de France.
Dès son avènement, François Ier a voulu reprendre la conquête de l'Italie, entamée par ses prédécesseurs Charles VIII et Louis XII, à commencer par le duché de Milan, qu'il revendique comme étant l'héritage de son arrière-grand-mère Valentine Visconti, épouse du malheureux Louis d'Orléans.
À défaut d'un projet politique cohérent, le nouveau roi a le soutien de la noblesse française, jeune et fougueuse, avide de combats et de gloire, avec des chefs aussi prestigieux que le connétable de Bourbon, La Trémoille, La Palice (qui donnera naissance, bien malgré lui, aux lapalissades) et bien sûr le chevalier Bayard.
Vingt mille Suisses, soldés par le duc de Milan Massimiliano Sforza et le pape Léon X, barrent aux Français l'accès de l'Italie.
Ils tiennent les principaux cols alpins, à Suse et Pignerol.
Ces milices paysannes sont la terreur des armées féodales.
Elles ont coutume d'attaquer en masses compactes au son lugubre des trompes de berger.
François Ier et son armée de 60 000 hommes « passent les monts » au mois d'août 1515, par le difficile col de L'Argentière (ou Larche), au sud des Alpes.
Enfin ils déboulent hardiment dans la plaine du Pô où personne ne les attendait si tôt.
À Villafranca, Bayard surprend en plein déjeuner Prosper Colonna, bras droit du duc, et le capture. Là-dessus, les Français établissent leur camp à Marignan, à quelques kilomètres au sud de Milan.
Les Vénitiens, alliés des Français, campent à proximité, à Lodi.
Face à eux se trouvent 35 000 mercenaires suisses à Milan et Monza.
La garnison suisse de Milan entame le combat dans l'après-midi du 13 septembre.
Dans un premier temps, un carré de 7 000 Suisses disperse la cavalerie et tente de s'emparer de l'artillerie française.
Voyant cela, François 1er les charge avec audace à la tête de 200 hommes.
Épuisés, les combattants luttent jusqu'à la nuit tombée et ne cessent le combat que lorsque la pleine lune disparaît derrière les nuages.
Ils s'endorment sur place.
Le lendemain, le combat reprend à l'avantage des Suisses.
Mais l'arrivée inespérée des Vénitiens, appelés d'urgence par le roi de France, les prend à revers et les oblige à se réfugier à Milan.
Elle transforme la bataille en un succès total.
14 000 Suisses restent sur le carreau.
En une vingtaine d'heures, la bataille de Marignan fait un total d'au moins 16 000 morts.
C'est encore plus qu'à Azincourt, un siècle plus tôt.
À la fin de la bataille, selon des chroniques qui apparaissent à partir de 1525, le jeune roi se serait fait adouber chevalier par le glorieux seigneur Pierre Terrail de Bayard, selon un rituel tombé en désuétude mais qui plaît à ces jeunes gens pétris du souvenir romanesque de leurs aïeux des temps féodaux.
Des historiens contemporains voient dans ce récit une œuvre de propagande destinée à faire oublier que le roi avait été sacré à Reims en janvier 1515 sous l'égide du connétable de Bourbon qui allait plus tard le trahir au profit de Charles Quint.
Le retentissement de la bataille de Marignan est immense dans l'opinion, en Italie et dans le reste de la chrétienté.
Il conduit le pape à signer la paix dès le 13 octobre 1515 et à reconnaître en François Ier le légitime duc de Milan, de Parme et de Plaisance.
Par ailleurs, les deux signataires mettent en chantier un projet de concordat qui place le clergé français sous la tutelle du roi.
Il sera conclu à Bologne le 18 août 1516.
Le 29 novembre 1516, à Fribourg, les cantons suisses et la France concluent une « paix perpétuelle ».
Les Suisses se mettent même au service des rois de France jusqu'à la Révolution française.
Dix ans plus tard, la situation va complètement se renverser.
Après une défaite à Pavie, les Français devront définitivement renoncer au Milanais et à l'Italie. Repliés sur leur pays, les jeunes nobles ne tarderont pas à se déchirer dans les guerres de religion.
Marignan n'aura laissé aucun profit au roi de France mais aura établi sa réputation de grand roi conquérant pour cinq bons siècles.
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12 septembre 1940 :
Découverte de Lascaux.
Dans une colline proche du village de Montignac, au coeur du Périgord noir, le jeune apprenti mécanicien Marcel Ravidat (18 ans) élargit avec son couteau un orifice qu'il a découvert quatre jours plus tôt avec son chien Robot.
Il soupçonne à juste titre que l'orifice recèle des surprises.
Accompagné de trois garçons qu'il a rencontrés sur le chemin, Georges Agnel, Simon Coencas et Jacques Marsal, il se glisse dans la cavité et, avec sa lampe de poche, entrevoit de mystérieuses peintures sur les parois.
Il fait part de la découverte à l'ancien instituteur du village, l'érudit Léon Laval, lequel en informe l'abbé Henri Breuil (63 ans), éminent spécialiste de la Préhistoire.
Celui-ci se rend sur le site, appelé Lascaux, cependant que déjà les curieux s'y pressent déjà en foule.
FAE
Bonjour à tous ! 😃
"Jocelyne Béroard, de son nom complet Jocelyne Raphaëlle Béroard, née le 12 septembre 1954 à Fort-de-France, en Martinique, est une chanteuse de zouk créole, membre du groupe Kassav' depuis 1983. Elle est la première femme disque d'or aux Antilles. Jocelyne Béroard est aussi officier de l'ordre des Arts et des Lettres en 2020 et Officier de la Légion d'honneur en 2014.
Née en Martinique, elle grandit dans le quartier Petit Paradis de Schœlcher, auprès de ses deux frères aînés et de ses trois sœurs cadettes. Fille d'un chirurgien dentiste et d'une enseignante d'anglais, elle est élevée plutôt strictement. Elle est scolarisée au couvent de Cluny et à l'école communale de Plateau Fofo à Schoelcher en primaire (rebaptisée « Jocelyne Béroard » en juin 2019), puis au lycée Annexe de Fort-de-France, où elle décroche en 1972 un baccalauréat scientifique.
Venue en métropole à l'âge de 18 ans, elle fait des études de pharmacie à Caen pendant deux ans avant d'intégrer l'école des Beaux-Arts à Paris. C'est à cette époque qu'elle débute comme choriste dans des groupes antillais.
De plus en plus sollicitée pour ses talents de chanteuse, elle abandonne ses études. Début 1980, elle passe quelques semaines en Jamaïque afin de travailler en tant que choriste pour le producteur Lee Perry au studio Black Ark (Kingston), alors en cours de restauration. De ces séances, un seul morceau sera enregistré : Bed Jammin sorti sur les albums The Return of Pipecock Jackson (label hollandais Black Star Liner) et History Mystery Prophesy. Durant son séjour, elle enregistre également le morceau Many Rains Ago avec le groupe Third World.
En 1980, on peut l'entendre en chœur sur la chanson Soley, dans le deuxième album de Kassav'.En 1982, elle est choisie par Marius Cultier pour interpréter le célèbre titre Le Concerto pour la fleur et l'oiseau qui obtient le premier prix de la chanson d'Outre-Mer à Paris, salle Gaveau.
En 1983, elle rentre définitivement dans le groupe Kassav'. En 1986, elle reçoit un double disque d'or pour son album Siwo et pour le tube Kolé séré (single) chanté en duo avec Jean-Claude Naimro. Elle devient la première chanteuse caribéenne de l'histoire à obtenir un disque d'or en France.
En 1987, Philippe Lavil l'invite pour une reprise en duo du tube Kolé séré de Kassav'. Écrite par Jocelyne Béroard sur une musique de Jean-Claude Naimro, Kolé séré est enregistrée pour la première fois en 1986 par le groupe de zouk Kassav', le groupe dont Béroard et Naimro font partie. Philippe Lavil, appréciant la chanson, propose à Jocelyne Béroard de la réenregistrer en duo, ce qu'elle accepte à condition de ne chanter qu'en créole. Kolé séré est alors chantée dans les deux langues parlées en Martinique (créole martiniquais pour Béroard, français pour Lavil), tandis que le refrain est chanté par les deux chanteurs en créole. La structure de la chanson originale est retravaillée pour alterner couplets et refrains.
En 1991, paraît un deuxième album intitulé Milan et qui connait beaucoup de succès comme Jilo Mayé ou Milan.
En 1997, elle enregistre la chanson Lonbraj An Pyé Mango avec Chris Combette. Cette chanson est consacrée tube des vacances dans la Caraïbe.
En mars 2001, elle est l'une des nombreuses interprètes du titre Que serai-je demain ? en tant que membre du collectif féminin Les Voix de l'espoir créé par Princess Erika.
En 2003, elle enregistre l'album Madousinay avec ses amis de Kassav' où elle rend hommage à Edith Lefel décédée la même année. En 2004, elle rend hommage à un autre chanteur décédé cinq ans plus tôt, Gilles Floro, avec l'album hommage à gilles floro.
Depuis 2005, elle commence à se produire en solo à l'Atrium en Martinique. Mais sa priorité reste quand même Kassav'. Parallèlement à la chanson, on la voit dans le film Nèg Maron auprès d'Admiral T."
FAE
"Alec John Jeffreys (né le 9 janvier 1950 à Luton, Bedfordshire) est un généticien britannique qui a développé des techniques d'empreinte génétique.
Biographie
Après ses études au Merton College de l'université d'Oxford, il se déplace à Leicester où il développe une technique d'empreinte génétique exploitant un échantillonnage des variations du génome pour identifier un individu. Cette technique est utilisée en médecine légale comme moyen d'investigation judiciaire, pour résoudre des recherches de paternité, identifier des criminels, etc. Elle peut être utilisée sur d'autres espèces que l'Homme."
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11 septembre 1917 :
La dernière mission de Georges Guynemer.
Georges Guynemer est né à Paris le 24 décembre 1894.
Il a 9 ans quand les frères Wright, de l'autre côté de l'Atlantique, effectuent un premier vol. Ignorant de cet événement, il ne se doute pas des conséquences qu'il aura sur sa courte existence.
Quand éclate la guerre en 1914, il est refusé dans l'infanterie puis dans la cavalerie en raison de sa constitution fragile mais réussit à s'engager dans l'aviation comme mécanicien et obtient un brevet de pilote en mars 1915.
Affecté à Vauciennes, près de Compiègne, dans l'escadrille des Cigognes, il abat un premier appareil ennemi le 19 juillet 1915 avec un avion simplement équipé d'une mitrailleuse montée sur affût rigide.
Il est promu sergent et reçoit la médaille militaire.
En décembre de la même année, après plusieurs victoires, il survit de peu à la chute de son appareil.
Le jour de Noël, pour son 21e anniversaire, il est fait chevalier de la Légion d'Honneur.
Pendant la bataille de Verdun, en 1916, il est gravement blessé mais reprend l'air avec le grade de sous-lieutenant et le surnom honorifique d'As de l'aviation.
Le 27 juillet, il affronte avec succès une meute de 10 avions ennemis.
Un an plus tard, devenu célèbre jusqu'en Russie, décoré par le président Poincaré de la croix de Saint-Georges, au nom du tsar, il est muté avec son escadrille dans les Flandres.
Il a déjà 53 victoires à son actif quand il décolle pour sa dernière mission à bord de son avion « Le Vieux Charles », de Saint-Pol-sur-Mer vers Poelkapelle.
Les Allemands identifieront son avion et sa dépouille dans un champ mais ne pourront récupérer ses restes, détruits par un bombardement.
Le destin foudroyant de ce jeune aristocrate inaugure l'épopée de l'aviation de chasse.
On peut y voir une survivance de la chevalerie, avec ses codes et son honneur, dans un monde où la guerre est devenue massacre de masse.
Georges Guynemer a légué à l'École de l'Air sa devise : « Faire face » et une colonne a été érigée après la guerre près du lieu où il est tombé, à Poelkapelle, près d'Ypres.
À son sommet une cigogne en vol.
Sur le socle figurent le portrait de l'aviateur en médaillon et des épitaphes .
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10 septembre 1898 :
Assassinat de « Sissi ».
À Genève, sur le quai du Mont-Blanc, une vieille dame de 61 ans est assassinée par un anarchiste italien.
Il s'agit d'Élisabeth de Wittelsbach, épouse de François-Joseph Ier de Habsbourg, impératrice d'Autriche et reine de Hongrie, affectueusement surnommée « Sissi ».
Le meurtrier, Luigi Lucheni (26 ans), voulait à tout prix tuer un prince européen.
Il avait jeté son dévolu sur le comte de Paris mais celui-ci avait reporté son déplacement à Genève. Un journal de la ville commet alors l'imprudence de briser l'incognito de l'impératrice, qui promenait de ville en ville sa neurasthénie.
L'anarchiste se met en faction près de l'hôtel Beau-Rivage où réside l'impératrice.
Vers 15 heures, celle-ci sort au bras de sa dame de compagnie, la comtesse Irma Sztaray, en vue de prendre le bateau pour sa résidence de Territet, sur l'autre rive du lac.
Passant près du jeune homme, l'impératrice reçoit ce qu'elle croit être un coup de poing et trébuche.
Tandis que le meurtrier s'enfuit, elle atteint avec peine son bateau et perd connaissance.
C'est ainsi que « Sissi » paie de sa vie la folie anarchiste et meurtrière de son époque, prémonitoire de la Grande Guerre.
FAE
Bonjour à tous ! 😃
"Georges Albert Maurice Victor Bataille, né le 10 septembre 1897 à Billom (Puy-de-Dôme) et mort le 9 juillet 1962 à Paris, est un écrivain, philosophe, romancier, poète, essayiste et bibliothécaire français.
Son œuvre se compose d'ouvrages de littérature, mais aussi d'anthropologie, de philosophie, d'économie, de sociologie et d'histoire de l'art. Il ne considère jamais l'écriture comme une fin en soi, mais comme un moyen lui permettant, à travers ses récits, romans, essais philosophiques et revues, de témoigner de ses différentes expériences et fascinations : « Il faut vouloir vivre les grands problèmes, par le corps et par l’esprit. » Ainsi, sa vie et son œuvre se confondent, mêlant mysticisme et érotisme.
À la croisée des savoirs et des grands débats idéologiques, philosophiques et anthropologiques de son temps, son œuvre est à la fois littéraire et philosophique, multiple, hétérogène, marginale et échappe aux étiquetages : « les catégories traditionnelles, les délimitations qu'elles établissent, se révèlent inappropriées ou encombrantes dès lors qu'on veut rendre compte de l'ensemble de ses écrits». D'autant plus qu'il s'est évertué à brouiller les pistes, ainsi qu'il le déclare lui-même dans son dernier entretien, accordé à Madeleine Chapsal en mars 1961 : « Je dirais volontiers que ce dont je suis le plus fier, c'est d'avoir brouillé les cartes […] c'est-à-dire d'avoir associé la façon de rire la plus turbulente et la plus choquante, la plus scandaleuse, avec l'esprit religieux le plus profond. » Ce « brouillage » est d'autant plus manifeste en raison des multiples versions, manuscrits et dactylogrammes de ses textes, et aussi parce qu'il a souvent usé de pseudonymes pour signer certains écrits (notamment érotiques) : Troppmann, Lord Auch, Pierre Angélique, Louis Trente et Dianus."
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9 septembre 1901 :
Décès du peintre Toulouse-Lautrec.
Né le 24 novembre 1864 à Albi, Henri de Toulouse-Lautrec et mort le , au château Malromé, à Saint-André-du-Bois, est un peintre, dessinateur, lithographe, affichiste et illustrateur français, dans une ancienne famille noble du sud-ouest de la France.
Fils d'Alphonse Charles de Toulouse-Lautrec-Monfa et d' Adèle Zoë Tapié de Céleyran, cousins au premier degré, Henri grandit entre Albi, le château du Bosc (Aveyron), demeure de ses grands-parents et aussi de son enfance, et le château de Celeyran ('Aude).
L'incompatibilité d'humeur entre les deux parents entraîne leur séparation à l'amiable en 1865 et Henri reste sous la garde de sa mère.
Henri de Toulouse-Lautrec a une enfance heureuse jusqu'au moment où se révèle, en 1874, une maladie qui affecte le développement des os, la pycnodysostose, maladie génétique, qui pourrait être due à la consanguinité de ses parents.
Élève au lycée Fontanes (devenu lycée Condorcet), il échoue en 1881 au baccalauréat à Paris, mais il est reçu à Toulouse à la session d'octobre.
C'est alors qu'il décide de devenir artiste.
Soutenu par son oncle Charles et par René Princeteau, un ami de son père peintre animalier, soutenu aussi par les deux frères dessinateurs et sculpteurs Arthur du Passage et Charles du Passage, il finit par convaincre sa mère.
De retour à Paris, il étudie la peinture auprès de René Princeteau, dans son atelier de la rue du Faubourg-Saint-Honoré, puis en avril 1882 dans l'atelier de Léon Bonnat, et en novembre 1882 dans celui de Fernand Cormon où il reste jusqu'en 1886 et y fréquente Vincent van Gogh, Émile Bernard, Louis Anquetin et Adolphe Albert, un militaire voulant devenir peintre, avec qui il sera très lié.
Peintre du postimpressionnisme, illustrateur de l’Art nouveau et remarquable lithographe, il a croqué le mode de vie de la Bohème parisienne à la fin du XIXe siècle.
Au milieu des années 1890, il a contribué par des illustrations à l'hebdomadaire humoristique Le Rire.
Alcoolique pendant la plus grande partie de sa vie d’adulte, il a l'habitude de mélanger à son absinthe quotidienne du cognac, au mépris des convenances de l'époque.
Il utilise notamment le subterfuge d'une canne creuse qui cache une longue fiole contenant une réserve d'alcool, dévissant le pommeau dans lequel est rangé un verre à pied.
En mars 1899, il est interné sur intervention de sa mère, dans une maison de santé de Neuilly, la folie Saint-James, pour le sevrer de son alcoolisme et pallier les complications de sa syphilis, la paralysie générale.
En mars 1901, un accident vasculaire cérébral le laisse paralysé des jambes et le condamne à la chaise roulante.
Le 15 août 1901, il est victime d'une attaque d'apoplexie qui le rend hémiplégique.
Sa mère l'emmène au château de Malromé où il meurt le 9 septembre 1901.
Il est inhumé dans le cimetière de Verdelais (Gironde) à quelques kilomètres de Malromé.
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8 septembre 70 :
Destruction du Temple de Jérusalem.
Jérusalem, capitale de l'ancien royaume de Judée, est mise à sac par l'armée romaine après un siège atroce de deux ans.
Le Temple, haut lieu de la religion juive, construit mille ans plus tôt par Salomon, détruit par Nabuchodonor et reconstruit par Hérode, est une seconde fois détruit.
Profitant des divisions entre les juifs, le général romain Pompée a conquis la Samarie et la Judée en 63 av. J.-C.
Un protégé des Romains, Hérode, en profite pour liquider la dynastie des Asmonéens (dynastie qui était parvenue au pouvoir en Judée au cours de la révolte des Maccabées qui s'est déroulée en Judée de 167 à 140 av. J.-C), et devenir roi de Judée en 37 av. J.-C.
C'est à la fin du règne d'Hérode le Grand que naît Jésus-Christ à Bethléem, au sud de Jérusalem.
À la veille de sa mort, en l'an 4 av. J.-C., le roi de Judée partage son royaume entre trois de ses fils. Mais sa dynastie s'arrête dix ans plus tard, lorsqu'en l'an 6 de notre ère, l'empereur Auguste transforme la Judée en une province romaine gouvernée par un simple procurateur.
Même s'ils sont décontenancés par les croyances monothéistes des habitants, les Romains laissent ceux-ci libres de s'organiser comme ils l'entendent sous l'autorité de leur Tribunal religieux, le Sanhédrin.
Mais les Juifs ne manquent pas de se quereller et de se diviser sur la conduite à tenir vis-à-vis de l'occupant.
Les grands prêtres et le parti des Pharisiens s'accommodent de l'occupation étrangère tandis que dans les milieux populaires, la secte des Zélotes appelle à la résistance et veut hâter la réalisation des promesses divines.
Les Zélotes déclenchent une violente révolte en août 66.
Ils massacrent les grands prêtres et s'emparent de Jérusalem.
Mais les Romains, sous la direction du général Vespasien, mènent la reconquête avec détermination.
Vespasien étant devenu empereur, c'est à son fils Titus qu'il revient d'achever le siège de Jérusalem.
Il ne s'agit pas d'une mince affaire car la population de la ville s'élève déjà à cette époque à environ 80 000 habitants.
Titus n'a pas d'animosité particulière à l'égard des habitants de la ville, d'autant que sa maîtresse, Bérénice, n'est autre que la petite-fille d'Hérode.
Le général en chef de ses armées, Tiberius Julius Alexander, neveu du philosophe Philon d'Alexandrie, est également juif.
Les habitants sont déportés comme esclaves cependant que le Temple est complètement détruit (à l'exception d'une partie de l'esplanade et d'un pan du mur d'enceinte, le Mur Ouest, futur « Mur des Lamentations »).
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7 septembre 1812 :
La bataille de Borodino ou de la Moskova.
Sur les bords de la Moskova, près du village de Borodino, à 124 kilomètres de Moscou, la Grande Armée de Napoléon Ier trouve en face d'elle l'armée russe au grand complet.
Sous la pression de l'opinion russe comme de son état-major, le maréchal Mikhaïl Koutouzov (67 ans) décide de défendre autant que faire se peut la vieille capitale russe.
Ainsi offre-t-il à l'Empereur des Français l'affrontement frontal que celui-ci attendait depuis son invasion de la Russie, neuf semaines plus tôt.
Il va en résulter une indécise bataille, dont chaque belligérant revendiquera la victoire.
C'est le moment fort de la campagne de Russie que les Russes préfèrent qualifier de «Grande guerre patriotique», avec davantage de morts et de blessés qu'aucune autre bataille avant cette date.
Baptisée Borodino par les Russes, elle est plus connue sous le nom de Moskova par les Français, ce nom rappelant la proximité de Moscou, l'ancienne capitale russe.
Du fait de ses pertes antérieures et de l'effilochement de la Grande Armée sur plusieurs centaines de kilomètres, Napoléon ne dispose au moment crucial que de moins du tiers des 440.000 soldats qui ont traversé le Niemen (non compris les hommes des équipages).
Face à lui les Russes, qui comptent également une centaine de milliers d'hommes, se sont positionnés sur cinq ou six kilomètres, entre deux routes qui mènent l'une et l'autre vers Moscou. Au nord se situe le village de Borodino.
Plus au sud, sur une hauteur, les Russes aménagent à la hâte une «Grande redoute» avec des canons en batterie et des fortifcations en terre et, à l'extrême sud, trois petites redoutes également bourrées d'artillerie.
Le 7 septembre, vers 6h30, l'artillerie française ouvre le feu et permet au prince Eugène de Beauharnais, beau-fils de Napoléon, d'occuper le village de Borodino.
Il s'agit d'une manœuvre de diversion destinée à masquer la principale offensive vers les trois petites redoutes.
Louis-Nicolas Davout lance l'attaque avec succès et les conquiert.
Au passage, son cheval est fauché par un boulet et lui-même perd connaissance.
Mais il se replace quelques minutes plus tard à la tête de ses hommes.
Succès éphémère, car les Russes reviennent à la charge et les reprennent.
Entre alors en scène, avec succès, le maréchal Michel Ney.
Son comportement à la tête du 3e Corps de la Grande Armée lui vaudra plus tard le titre de prince de la Moskova.
Côté russe, le prince Bagration est grièvement blessé à la cuisse.
Il mourra quelques jours plus tard de gangrène.
C'est un coup dur pour le moral de ses troupes.
À dix heures, la victoire semble à portée de main pour les Français, mais il reste à prendre la grande redoute.
L'assaut devient bientôt général.
Face à un ennemi nombreux et bien armé, qui a pris le temps de préparer la bataille, Napoléon est saisi par le doute.
Sous le coup de la fatigue ou de l'âge, il commet l'erreur fatale de ne pas engager la Garde impériale malgré les demandes réitérées de ses maréchaux.
Il veut la garder intacte pour la suite.
En conséquence de quoi, la nuit venue, après l'interruption des combats, l'armée russe se retire discrètement mais non sans précipitation, abandonnant beaucoup de blessés à leur triste sort. L'armée française reste maîtresse du terrain et peut revendiquer la victoire.
La route de Moscou lui est ouverte, mais elle n'a encore pu détruire l'armée russe.
Les pertes humaines sont très lourdes : 28.000 morts, blessés et disparus du côté français dont 47 généraux, contre 45.000 côté russe, soit le tiers des effectifs.
Koutouzov, remis de son erreur stratégique et heureux de s'en tirer à bon compte, reprend à son compte la tactique de la terre brûlée de son prédécesseur à la tête de l'armée russe, Barclay de Tolly, en refusant tout nouvel affrontement.
Quant à la Grande Armée de Napoléon, une semaine après la bataille de Borodino, elle s'offre une satisfaction en trompe-l'oeil en entrant à Moscou, mais c'est pour s'apercevoir que la ville a été désertée par tous ses habitants.
FAE
"Dorine Bourneton passa son enfance dans le village de Noiretable dans la Loire, fille d'un pilote amateur, est initiée à l'aviation dès son plus jeune âge et fait son premier vol en solo à l'âge de 15 ans. Le 12 mai 1991, âgée de 16 ans, l'avion de tourisme à bord duquel elle a pris place comme passagère, confronté à de très mauvaises conditions météorologiques, s'écrase sur le flanc du Mont d'Alambre. Seule rescapée, secourue après douze heures de recherches, ses graves blessures la privent définitivement de l’usage de ses jambes.
Malgré ce handicap, elle décide de reprendre les commandes d'un avion puis s'engage en faveur de la professionnalisation des pilotes handicapés dans l’aviation civile. Elle devient la première paraplégique pilote de voltige en 2015.
Engagements
Dorine Bourneton en voltige dans le ciel du Bourget (2015).
Porte-parole des pilotes handicapés de 1997 à 2003 au sein de l'Aéro-club de France, elle est à l'origine de l'arrêté ministériel signé en novembre 2003 par Dominique Bussereau, secrétaire d'État aux Transports et à la Mer, texte ouvrant aux personnes handicapées l'accès à la licence de pilote professionnel. Un combat qu'elle mène aux côtés de Brigitte Revellin-Falcoz, l'une des premières femmes pilote de ligne en France et de Guillaume Féral, un pilote paraplégique expérimenté.
Cette réussite est également favorisée par les missions aériennes de lutte contre les feux de forêt, menées avec l'association Castel-Mauboussin et le Service départemental d'incendie et de secours (SDIS) du Lot-et-Garonne en 2002 et des pompiers du lot ; des vols qui démontrent qu'un avion équipé de commandes manuelles peut être un poste de travail comme un autre. Cette ouverture vers la professionnalisation des pilotes handicapés a inspiré d'autres projets, notamment dans l'industrie aéronautique et spatiale avec l'association « Hanvol » qui accompagne la reconversion professionnelle des adultes handicapés.
Avec l'aide de son ami Guillaume Féral, Dorine Bourneton fait équiper de commandes manuelles un CAP10 des années 1970. Elle fait sa première démonstration de voltige au Salon international de l'aéronautique et de l'espace de Paris-Le Bourget en 2015.
De 2002 à 2004, Dorine Bourneton a été le leader d'une patrouille aérienne, la patrouille Bleu Ciel.
La rue « Dorine Bourneton » est inaugurée sur la commune d'Andrézieux-Bouthéon (Loire) en mai 2016.
Au cours de l'été 2018, sur France 5, elle présente une série documentaire de 4 épisodes (50 min) intitulée Dorine, d'un ciel à l'autre dans laquelle se mêlent ses passions pour l'aviation et le voyage.
En 2019, Dorine Bourneton devient marraine de l'Institut pour la recherche sur la moelle épinière et l'encéphale (IRME).
Le 9 novembre 2020, TF1 diffuse un téléfilm intitulé Au-dessus des nuages, fiction adaptée du livre éponyme écrit par l'aviatrice en 2015. Elle y raconte sa volonté de devenir aviatrice, plus simplement son combat pour la vie, après un accident d'avion qui, à 16 ans, l'a rendue paraplégique.
En 2020, elle devient conseillère municipale de Boulogne-Billancourt, élue sur la liste du maire (LR) Pierre-Christophe Baguet."
