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&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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21 septembre 2025 06:24

21 septembre 1327 :
Exécution d'Édouard II.
Le roi d'Angleterre est mis à mort dans sa prison, dans d'atroces conditions, par deux bourreaux envoyés par sa femme, Isabelle de France, fille de Philippe IV le Bel, et son amant Mortimer.
Ce dernier a eu l'idée de faire empaler le prisonnier avec un fer chauffé à blanc afin que nul ne puisse s'aviser de soupçonner un assassinat.

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20 septembre 2025 09:51

Bonjour à tous ! 😃
Un grand merci les amis !

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20 septembre 2025 09:16

20 septembre 1378 :
Grand Schisme d'Occident.
13 cardinaux, pour la plupart français, se réunissent en secret à Anagni, au sud de Rome.
Mécontents du pape que leur a imposé le peuple romain, ils vont en élire un autre.
C'est le début du Grand Schisme d'Occident.
Installée à Avignon depuis 1305, suite à la querelle entre le roi de France Philippe IV le Bel et le pape Boniface VIII, l’attentat d’Agnani, et la mort brutale du pape, la papauté a élu pas moins de sept français à la tête de l’Eglise.
Le 17 janvier 1377, le septième de ces papes français, Grégoire XI, quitte le Palais d' Avignon pour retourner dans la Ville Eternelle, et il réinstalle le Saint-Siège à Rome.
Affaiblie par la guerre de Cent ans, la monarchie capétienne ne parvient pas à le retenir.
Fatigué des tourments que connait la papauté depuis le début du siècle, le peuple romain impose l’élection du pape Urbain VI le 8 avril 1378.
Mais celui qui est né sous le nom de Bartolemeo Prignano (1318-1389) est un personnage odieux. Déséquilibré, il est autoritaire et violent, allant jusqu’à faire exécuter des cardinaux en place publique.
Mécontents de ce pape dont ils ne veulent pas, les cardinaux désignent alors le prélat savoyard Robert de Genève, qui prend le nom de Clément VII et s'installe à Avignon.
Il se pose aussitôt en concurrent d'Urbain VI, qualifié d'« antipape ».
On est en pleine guerre de Cent Ans, et la France prend le parti de son pape cependant que l'Angleterre opte pour le pape italien.
À Naples, la reine Jeanne 1ère prend le parti de Clément VII tandis que son cousin Charles de Duras, qui revendique sa couronne, prend le parti du pape romain.
Le grand schisme d'Occident fut finalement réglé lors du Concile de Constance qui s'est tenu de 1413 à 1418, conduisant à l'élection de Martin V le 11 novembre 1417.

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19 septembre 2025 09:52

19 septembre 1991 :
Découverte d'Ötzi, l'« homme des glaces ».
Dans les Alpes de l'Ötztal, du côté italien mais à quelques mètres de la frontière autrichienne, deux randonneurs découvrent fortuitement un corps momifié libéré par la fonte du glacier.
On va découvrir qu'il s'agit d'un homme de 45 ans environ, mort il y a environ 5300 ans.
Il est baptisé Ötzi, en référence à la vallée de l'Ötztal où il a été découvert, et repose depuis lors dans une chambre froide du musée de Bozen-Bolzano, non sans avoir au préalable fait l'objet d'une enquête post-mortem approfondie et très instructive sur notre lointain passé.
Ötzi, l'« homme des glaces », a vécu au Chalcolithique (Âge du cuivre), une époque de transition qui a vu l'arrivée en Europe de l'agriculture.
C'était un chasseur, comme l'attestent les armes qu'il portait sur lui.
Pour le reste, son ADN mitochondrial est parfaitement identique à celui des Européens d'aujourd'hui, à une mutation près.
En plus d'une hache en cuivre et d'une hotte, il avait sur lui un carquois plein de flèches empennées et un poignard en silex avec un manche de bois.
Il portait dans sa besace un nécessaire à feu composé de petites braises ardentes conservées dans de l'écorce de bouleau, ainsi que des champignons dotés de propriétés médicinales.
Il est possible qu'il souffrait de diverses affections, car ses articulations étaient frappés d'arthrose.
Il portait un bonnet de fourrure en peau d'ours avec jugulaire en cuir, des jambières en peau ainsi que des chaussures imperméables faites de cuir et de fibres végétales avec une couche isolante en paille.
Autant dire qu'il avait pris soin de se protéger du froid avant de franchir les Alpes.
On a d'abord pensé qu'il était mort des suites d'une chute dans une crevasse.
Mais les analyses radiologiques ont révélé une pointe de flèche fichée dans l'épaule.
Il a donc été tué par des ennemis qui le poursuivaient et sans doute leur avait-il donné du fil à retordre, car il avait des entailles non encore cicatrisées au niveau des mains et des blessures à la tête et au torse.
Les analyses ADN ont aussi révélé des traces de sang de deux individus distincts sur l'une des flèches, ce qui donne à penser qu'il a tué au moins deux hommes avec cette flèche en ayant soin de la récupérer à chaque fois.
Il se serait aussi battu avec son poignard, lequel portait des traces de sang d'un troisième individu. Enfin, sa cape étant elle-même tachée du sang d'un quatrième individu, peut-être s'agit-il là d'un compagnon blessé qu'Ötzi aurait porté sur son dos.
Autant d'éléments qui laissent deviner la rudesse des mœurs en cette lointaine époque.

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18 septembre 2025 08:17

18 septembre 1981 :
La France abolit la peine de mort.
À Paris, après deux jours de débats, l'Assemblée nationale vote la loi d'abolition de la peine de mort présentée par le garde des Sceaux, Robert Badinter, 53 ans.
369 députés votent en sa faveur et 113 s'y opposent.
C'est la principale mesure qui reste des deux septennats du président François Mitterrand et celle que l'on a coutume de citer quand on évoque son bilan.
Cette initiative met la France au diapason des autres pays d'Europe occidentale.
Elle est l'aboutissement d'un débat qui a agité les cercles intellectuels et politiques d'Occident pendant trois siècles.
Il n'empêche qu'en ce début du XXIe siècle, la peine de mort demeure en application dans des États qui rassemblent près des deux tiers de l'humanité.
Jusqu'au XVIIIe siècle, dans tous les pays du monde, les délinquants et criminels étaient sanctionnés soit par une amende, soit par une peine infamante (bannissement, fers, carcan ou pilori), soit par les travaux forcés (galères), soit par une mutilation, soit enfin par la peine de mort. L'incarcération était réservée aux prévenus en attente de jugement.
La Révolution française introduit pour la première fois une modulation des sanctions avec des peines la prison d'une durée variable selon le délit ou le crime.
Il va dès lors devenir possible de réserver la peine capitale aux crimes les plus graves.
Les pays nordiques furent les premiers à délaisser la peine de mort.
La Belgique l'applique avec réticence, le roi usant généralement de son droit de grâce, et l'abolit officiellement en 1996.
La Suisse entame le processus d'abolition en 1874.
Plus surprenant, le Portugal l'abolit en 1867 et l'Italie en 1890 (Mussolini la rétablira brièvement). Parmi les pays européens tard venus à l'abolition figure l'Allemagne (1949).
En France, après une vaine tentative de Guizot, le républicain Jules Simon tente une nouvelle fois en 1870 de faire passer l'abolition.
Au tournant du siècle, les présidents de la République Émile Loubet (1898-1906) et Armand Fallières (1906-1913) usent systématiquement de leur droit de grâce, en résistant avec courage à la pression de l'opinion publique.
En 1939, le gouvernement interdit les exécutions publiques.
Celles-ci auront désormais lieu dans la cour des prisons.
Mais dès lors, pendant l'Occupation, on ne rechignera plus à exécuter des femmes, ce qui n'était plus arrivé depuis 1906.
Et à la Libération, la peine de mort n'est plus limitée à des crimes de sang mais étendue à des vols à main armée.
La guillotine revient en force pendant la guerre d'Algérie.
Cela dit, en 1970, année sans exécution, le sombre rituel paraît voué à tomber en désuétude.
Mais l'exécution de Buffet et de son complice Bontemps, le 28 avril 1972, anéantit les espoirs des abolitionnistes.
Le 10 mars 1976, une nouvelle condamnation envoie à l'échafaud Christian Ranucci, un jeune homme de 20 ans accusé du meurtre d'un enfant.
Christian Ranucci se voit refuser sa grâce par le président Valéry Giscard d'Estaing, dont l'esprit d'ouverture se heurte à la pression croissante de la fraction conservatrice de son camp.
Du coup, son rival socialiste François Mitterrand va faire de ce thème de l'abolition le marqueur de sa campagne de 1981 et même de son double septennat.

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FAE

17 septembre 2025 17:34

Bonsoir à tous ! 😃
Merci Mstrprf !

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17 septembre 2025 09:03

17 septembre 1787 :
Une Constitution pour les États-Unis.
La Constitution des États-Unis d'Amérique est publiée plus de dix ans après la proclamation unilatérale d'Indépendance et quatre ans après l'indépendance du pays.
C'est le temps qu'il a fallu aux treize États issus des anciennes colonies anglaises pour sentir le besoin de liens fédéraux solides.
Les délégués des États se réunissent en Congrès (en anglais « Convention ») à Philadelphie le 25 mai 1787.
Leurs débats aboutissent à un compromis assez souple pour avoir donné satisfaction jusqu'à nos jours.
La Constitution américaine est la plus ancienne de toutes celles qui existent aujourd'hui.
Elle s'inspire des thèses du philosophe français Montesquieu sur la séparation des trois pouvoirs (pouvoir judiciaire, pouvoir législatif, pouvoir exécutif).
– La justice est supervisée par une Cour Suprême constituée de juges inamovibles nommés par le Président avec le consentement du Sénat.
– La rédaction des lois est confiée à un Congrès composé de deux Chambres : le Sénat, qui représente les États, et la Chambre des Représentants, qui représente les citoyens.
Les sénateurs sont élus pour six ans et renouvelés par tiers tous les deux ans.
Les représentants (ou députés) sont renouvelés tous les deux ans.
– Enfin, pour la première fois au monde est institué un Président en charge d'exécuter les lois.
Désireux de garder la mainmise sur le choix du futur Président des États-Unis, les Conventionnels imaginent une élection à deux niveaux : les citoyens élisent dans chaque État des Grands Électeurs et c'est à ces derniers que revient l'élection du Président.
Si aucune majorité absolue ne se dessine autour d'un candidat, il est prévu que la Chambre des Représentants choisira le Président parmi les cinq candidats les mieux placés.
Les Conventionnels espèrent protéger ainsi la Présidence des aléas du suffrage universel.
Dans les faits, ce cas de figure ne se produira qu'une fois, en 1824.
Très vite, en effet, l'élection présidentielle va aboutir à l'invention du parti politique.
Les candidats en appelleront directement aux électeurs de base par le biais d'un cercle de partisans dévoués et généreux.

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FAE

16 septembre 2025 21:15

Merci Misterprof.
"Charles Robert Redford, Jr., dit Robert Redford, né le 18 août 1936 à Santa Monica (Californie) et mort le 16 septembre 2025 à Sundance (Utah), est un acteur, réalisateur et producteur américain.

Considéré comme l'une des figures les plus importantes et influentes du cinéma américain, il incarne des rôles marquants dans des classiques rencontrant un grand succès critique et commercial.

Il commence sa carrière dans les années 1950 à la télévision avant de se faire connaître au cinéma dans les années 1960. Il atteint la célébrité en 1969 avec Butch Cassidy et le Kid, un western emblématique aux côtés de Paul Newman, qui marque le début d'une des collaborations les plus mémorables du cinéma. En 1973, il retrouve Newman dans L'Arnaque (qui lui vaut son unique nomination à l'Oscar du meilleur acteur), un film de casse qui remporte sept Oscars, dont celui du meilleur film. Acteur ayant attiré le plus de spectateurs aux États-Unis entre 1974 et 1976, Robert Redford s'affirme comme l'un des acteurs les plus populaires d'Hollywood avec des rôles dans des films à succès tels que Jeremiah Johnson (1972), Les Trois Jours du Condor (1975), et Out of Africa (1985), pour lequel il joue aux côtés de Meryl Streep.

Il connaît un succès retentissant en tant que réalisateur, dès son premier film, Des gens comme les autres (1980), qui remporte quatre Oscars, dont celui du meilleur film et du meilleur réalisateur. Sa carrière de réalisateur se confirme avec Et au milieu coule une rivière (1992), L'Homme qui murmurait à l'oreille des chevaux (1998) et Quiz Show, ce dernier lui valant deux nominations aux Oscars, dans les catégories meilleur film et meilleur réalisateur.

Il reçoit les distinctions civiles et cinématographiques les plus prestigieuses aux États-Unis et à l’international dont l'Oscar d'honneur, un BAFTA Award, deux Golden Globe Awards, ainsi que le Cecil B. DeMille, le Kennedy Center Honors en 2005, la Presidential Medal of Freedom en 2016 et le César d'honneur en 2019. Il est nommé par Time comme l’une des 100 personnes les plus influentes au monde en 2014.

En 1981, il fonde le Sundance Institute qui parraine le festival du film de Sundance. Grâce à son influence, Sundance est devenu un événement clé du paysage cinématographique mondial, contribuant à la découverte de talents tels que Quentin Tarantino, Steven Soderbergh et Darren Aronofsky.

Robert Redford joue pour la dernière fois dans le film Avengers: Endgame en 2019, film qui obtient le second plus gros résultat au box-office de tous les temps."

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16 septembre 2025 07:54

16 septembre 1936 :
Le Pourquoi pas ? sombre en Islande.
Après douze heures de tempête, le Pourquoi pas ? se brise sur des récifs de la côte islandaise peu après avoir quitté le port de Reikjavik.
L'explorateur Jean-Baptiste Charcot (69 ans) disparaît dans le naufrage ainsi que trente-neuf hommes d'équipage.
23 corps seront retrouvés.
On compte un seul survivant, le maître timonier Gonidec.
Fils d'un célèbre neurologue de l'hôpital de la Salpêtrière et lui-même médecin, Jean-Baptiste Charcot utilise la fortune paternelle pour assouvir sa passion de l'exploration.
En 1905, il cartographie la péninsule antarctique, au sud du Chili, à bord d'un trois-mâts goélette de 245 tonneaux à vide, Le Français.
Au terme de l'expédition, l'explorateur doit abandonner son navire, hors d'état de naviguer.
Il le revend à Buenos Aires et rentre en France à bord d'un paquebot.
Là, il apprend que sa femme, la petite-fille de Victor Hugo, a demandé et obtenu le divorce pour abandon du domicile conjugal.
Mais, fort d'une gloire nouvelle, l'explorateur se remarie et obtient assez de subventions pour armer un nouveau navire de 445 tonneaux, le Pourquoi pas ?
Sa nouvelle femme en est la marraine et le président Paul Doumer le parrain.
Il repart vers l'Antarctique pour une nouvelle campagne d'exploration de la péninsule de Graham pendant l'année 1909.
Il baptise une baie du prénom de sa nouvelle épouse, Marguerite.
Pendant la Première Guerre mondiale, Jean-Baptiste Charcot sert comme lieutenant de vaisseau dans la Marine.
Sitôt la guerre finie, l'insatiable explorateur reprend avec le Pourquoi pas ? ses campagnes polaires.
En 1934, il installe au Groenland la mission ethnographique du jeune Paul-Émile Victor, qui veut étudier les Inuits.
Celui que l'on surnomme le «gentleman des pôles» continue de sillonner l'Atlantique nord jusqu'à sa fin tragique, un matin de septembre.
Des obsèques nationales ont lieu à Notre-Dame de Paris.

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FAE

15 septembre 2025 09:39

Bonjour et bonne semaine à tous ! 😃
Merci Misterprof !

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15 septembre 2025 09:02

15 septembre 1635 :
La Martinique devient française.
Au nom du roi Louis XIII, Pierre Belain d'Esnambuc prend possession de la Martinique, petite île volcanique des petites Antilles au climat tropical, jusque-là délaissée par les Européens.
Demeurée française presque sans interruption jusqu'à nos jours, l'île va se peupler de colons européens et d'esclaves africains qui vont, par des mélanges multiples, constituer une communauté originale au sein de la nation française.
D'Esnambuc amène avec lui une centaine d'habitants de l'île voisine de Saint-Christophe, dont il est le gouverneur (cette île deviendra plus tard anglaise).
Il construit sans attendre le fort Saint-Pierre, à l'origine de la ville du même nom.
Ce faisant, d'Esnambuc se conforme à la volonté du cardinal Richelieu d'occuper et de coloniser les îles des Antilles.
L'un de ses lieutenants, la même année, occupe l'île voisine de la Guadeloupe.
Les deux îles font l'objet d'une mise en exploitation par la Compagnie des îles d'Amérique.
Il s'agit d'une « compagnie à charte » ou compagnie privée qui a reçu du roi, en février 1635, différents privilèges fiscaux à charge de coloniser les îles en question (et de christianiser ses habitants).
L'objectif du roi et de son principal ministre, le cardinal Richelieu, est avant tout d'approvisionner la métropole en sucre, une denrée de luxe traditionnellement achetée dans les pays musulmans et qui occasionne d'importantes sorties de métaux précieux.
Selon la doctrine mercantiliste de l'époque, ces sorties de numéraire sont le principal facteur d'appauvrissement de l'État.
La Compagnie organise la venue d'esclaves noirs du Sénégal, de Guinée et d'Angola, en vue de cultiver la canne à sucre.
Les plantations, aussi appelées « habitations », généralement d'une centaine d'hectares, sont confiées à des officiers et aristocrates avides d'aventures.
En 1636 les Indiens Caraïbes, premiers habitants de l'île, se soulèvent une dernière fois et obtiennent le droit de se replier dans la partie orientale de l'île, la Cabesterre.
Les derniers Caraïbes finiront par se fondre avec les esclaves et les colons.
En 1664, le roi Louis XIV remplace la Compagnie des îles d'Amérique, dont la gestion est chaotique et suscite de nombreux conflits avec les planteurs, par une nouvelle compagnie : la Compagnie des Indes orientales.
Pour tenter de codifier les rapports entre maîtres et esclaves, le marquis de Seignelay, fils du grand Colbert, édicte en 1685 un texte qui sera plus tard connu sous le nom de Code Noir.
Les disputes entre colons, les révoltes d'esclaves et les guerres avec les autres puissances coloniales, Hollande et Angleterre, font longtemps le quotidien de l'île.
À plusieurs reprises, au XVIIIe siècle, les Anglais s'en emparent.
Le 23 juin 1763, aux Trois-Ilets, l'île voit naître Rose Marie-Josèphe Tascher de la Pagerie, plus connue sous le nom de Joséphine de Beauharnais, épouse de Napoléon et impératrice des Français.
À cette époque-là, la Martinique compte déjà près de 100 000 habitants dont environ 80% d'esclaves noirs ou métis, 8% de libres de couleur et 12% de blancs (elle en a 400 000 en 2018, sur 1100 km2).
Quand éclate la Révolution et que la France entre en guerre contre l'Angleterre, celle-ci met très vite la main sur l'île : en janvier 1794, une escadre sous les ordres de l'amiral Jervis débarque six mille hommes près de Fort-de-France.
Quand les planteurs prennent connaissance de l'abolition de l'esclavage par la Convention, le 4 février 1794, ils se détournent de la République et prennent le parti de l'envahisseur.
Faute de soutien, les neuf cents hommes de la garnison française, commandée par le général Donatien de Rochambeau (fils d'un général qui participa à la guerre d'indépendance des États-Unis) sont rapidement contraints de capituler.
L'île reviendra à la France en 1802 à la suite de la paix d'Amiens, période de paix faisant suite au traité de paix signé le 25 mars 1802, à Amiens, entre l'Angleterre, la Hollande, l'Espagne et la France afin de mettre un point final à la deuxième coalition européenne contre la France.
L'amiral Villaret-Joyeuse, envoyé par le Premier Consul pour en prendre la direction en qualité de capitaine général, se gardera d'appliquer le décret de Pluviose et les esclaves de Martinique devront attendre l'abolition définitive de 1848 pour être enfin affranchis.
Le 8 mai 1902, l'île est victime de l'éruption dramatique de la Montagne Pelée.
La ville de Saint-Pierre et ses 28 000 habitants sont anéantis.
Depuis le 19 mars 1946, la Martinique est un département d'outre-mer de la République française.

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FAE

14 septembre 2025 16:12

L'article précédent n'étant pas daté, je précise que Michel Butor est mort le 24 août 2016 à Contamine-sur-Arve.

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FAE

14 septembre 2025 16:09

"Michel Butor est né le 14 septembre 1926, dans la banlieue de Lille. Son père, Emile Butor, travaillait dans l’administration des Chemins de fer du Nord, mais était passionné de dessin, aquarelle et gravure sur bois. En 1929, la famille vient s’installer à Paris où le jeune Michel fera toutes ses études, à l’exception de l’année 1939-1940, celle de la “drôle de guerre”, passée à Evreux. Troisième d’une famille de sept enfants, aîné des garçons, il bénéficiait d’une quasi-gratuité pour les voyages en chemin de fer et trouvait que l’on n’en profitait pas assez. Après des études de lettres et de philosophie, ayant échoué à plusieurs reprises à l’agrégation, tout en servant de secrétaire à Jean Wahl pour le Collège de philosophie, ce qui lui permet de se frotter à maint intellectuel d’alors, il enseigne quelques mois au lycée Mallarmé à Sens, puis profite d’un essai de réforme de l’enseignement égyptien pour traverser la Méditerranée avec un certain nombre de licenciés ès lettres, et se retrouve professeur dans la vallée du Nil entre les pharaons et les ermites. Puis il saisit une opportunité de devenir lecteur à l’université de Manchester en Angleterre. Difficile changement de climat. Possédé depuis longtemps par le démon de l’écriture, il publie ses premiers romans aux éditions de Minuit, par l’intermédiaire de Georges Lambrichs. Les voyages continuent, à la fois professionnels et exploratoires : Grèce, Suisse où il rencontre Marie-Jo qu’il épouse en 1958. Viennent rapidement trois filles, suivies un peu plus tard d’une quatrième. Prix littéraires, travail chez des éditeurs, un peu de vie parisienne, conférences ici et là. Nombreux voyages aux Etats-Unis. Après Mai 68, il tente une rentrée dans l’enseignement universitaire français, ce qui l’amène à s’installer à Nice au retour d’une année au Far West. Puis il est nommé professeur à la faculté des lettres de Genève. Les livres s’accumulent apportant chaque fois la surprise ; essais, récits du jour ou de la nuit, poèmes, nouvelles combinaisons de tout cela, ils font le désespoir des esprits routiniers ; les collaborations se multiplient avec peintres, musiciens, photographes. Séjours au Japon et en Australie ; voyages en Chine. Retraité depuis 1991, il vit désormais dans un village de Haute-Savoie. Tout en continuant à courir le monde, il s’efforce de mettre un peu d’ordre dans ses papiers et dans sa tête."


on n'a pas trouvé en ligne, malheureusement, de bibliographie Butor... ça devrait... on recommande quand même, pour découvrir Michel Butor, des chemins pas forcément aussi balisés que La Modification ou L'Emploi du temps

Histoire extraordinaire, essai sur un rêve de Baudelaire –

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FAE

14 septembre 2025 15:58

Merci, les amis.

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14 septembre 2025 09:38

14 septembre 1927 :
Mort tragique d'Isadora Duncan.
Angela Isadora Duncan, simplement dite Isadora Duncan, est une danseuse d'origine américaine naturalisée soviétique, née le 26 ou 27 mai 1877 dans le quartier irlandais de San Francisco.
Au cours de son existence, Isadora Duncan révolutionne la pratique de la danse par un retour au modèle des figures antiques grecques.
Par sa grande liberté d'expression, privilégiant la spontanéité et le naturel, elle apporte les premières bases de la danse moderne européenne à l'origine de la danse contemporaine. Influencée par son frère Raymond Duncan sur un retour à l'hellénisme et au culte du corps, elle veut redonner sa place à la beauté et à l'harmonie du corps, osant s'exhiber presque nue, à peine dissimulée par quelques voiles.
Par ailleurs, son travail chorégraphique accorde une place particulière à la spiritualité.
Elle est la fondatrice de plusieurs écoles de danse, aux États-Unis, en Europe et en Russie.
Le soir du 14 septembre 1927, à Nice, alors qu'elle part pour un tour en voiture, Isadora Duncan se retrouve projetée sur la chaussée, piégée par son écharpe qui s'est prise dans la carrosserie.
Sa mort tragique a contribué à façonner la légende de cette héroïne fascinante, pionnière de la danse moderne.

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