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&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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2 janvier 2026 09:22

2 janvier 1812 :
Le banquier Benjamin Delessert accueille Napoléon 1er dans sa fabrique de Passy où il produit du sucre de betterave.
Cet homme d'affaires avisé de 39 ans s'est lancé dans la production de sucre de betterave, sur la base d'un procédé révolutionnaire.
Devant les ouvriers et son ministre de l'Intérieur Montalivet, l'empereur, séduit, épingle sur le champ sa propre croix de la Légion d'honneur sur la poitrine de l'entrepreneur.
Benjamin Delessert recevra plus tard le titre de baron d'Empire, pour l'intérêt stratégique que représente son procédé.
L'empereur y voit en effet la perspective de remplacer le sucre de canne, lequel n'arrive plus en France du fait de la guerre maritime avec les Anglais, de l'indépendance d'Haïti, principal producteur mondial, et du Blocus continental interdisant tout commerce avec les Anglais.

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1 janvier 2026 14:04

Bonne santé et heureuse année à tous ! 😃
Misterprof, toujours aussi passionnant et fidèle au poste, MERCI !

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1 janvier 2026 11:31

1er janvier 2002 :
L'euro, une nouvelle monnaie pour l'Europe.
C'est avec un plaisir manifeste que les habitants de douze pays de l'Union européenne accueillent les pièces et les billets en euro.
Cette monnaie avait, dans les faits, remplacé les anciennes monnaies nationales trois ans auparavant, soit le 1er janvier 1999, avec la fixation autoritaire du taux de change entre celles-ci et l'euro (pour la France, le taux a été fixé à 1 € = 6,55957 F).
Mais l'opinion publique n'a pris la mesure du changement qu'avec l'apparition de la monnaie fiduciaire, que l'on peut voir et toucher.
Un quart de siècle plus tard, l'« eurozone » compte vingt pays sur les vingt-sept de l'Union (hors Royaume-Uni), les derniers à avoir adopté l'euro étant la Lettonie en 2014, la Lituanie en 2015 et la Croatie en 2023.
Le 10 décembre 1991, à Maastricht, les douze pays qui composaient alors la Communauté économique européenne avaient signé un traité portant création d'une Union européenne, avec l'engagement de créer une monnaie unique.
Ce traité met toutefois des conditions drastiques à l'entrée d'un pays dans l'union monétaire : limitation du déficit public à 3% et dette publique limitée à 60% du PNB.
Ces « critères de Maastricht », assortis de la menace de sanctions financières pour les contrevenants, feront l'objet d'un Pacte de stabilité et de croissance en 1995, à l'initiative de la France et de l'Allemagne, mais il volera en éclats dès 2003, ces deux pays se dispensant de le respecter.
Une Banque Centrale Européenne (BCE), dont le siège sera plus tard fixé à Francfort, est chargée de la discipline.
Les instituts d'émission nationaux comme la Banque de France seront de simples succursales de la BCE.
Strictement indépendante du pouvoir politique, à la différence des autres banques centrales dont la Réserve Fédérale américaine, la BCE doit seulement veiller à ce que les gouvernements de l'union monétaires respectent les critères relatifs au déficit public et à la dette publique, de façon à prévenir les excès de liquidités et l'inflation.
Ainsi l'ont exigé les Allemands, qui gardent du souvenir de l'année 1923 la phobie de l'inflation et veulent préserver la valeur de leurs actifs financiers en prévision de leurs vieux jours.
La future monnaie est d'abord appelée écu, puis euro en raison d'une traduction de ce mot en allemand, qui occasionne un jeu de mots. (Kuhe = Vache).
Les promoteurs de la monnaie unique affichent leur conviction que celle-ci entraînera ipso facto un rapprochement des économies des États-membres.
Ces derniers seront, selon eux, obligés de coordonner leurs politiques économiques, ne serait-ce que pour respecter les « critères de Maastricht », et très vite aura lieu une homogénéisation des économies, les pays les plus pauvres rattrapant les plus riches.
La nécessaire coordination des politiques économiques entraînera, toujours selon les promoteurs de la monnaie unique, une plus grande intégration politique et un renforcement des institutions communautaires.
Au bout du compte, l'union monétaire permettra de réaliser enfin le rêve des Pères fondateurs : l'avènement des États-Unis d'Europe.

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31 décembre 2025 10:40

31 décembre 1952 :
Naissance du rugbyman Jean-Pierre Rives.
Bien que Toulousain, Rives n'est pas issu d'une famille du monde du rugby : son père pratiquait plutôt le tennis.
Il grandit entre le Stadium municipal de Toulouse et le Quartier Saint-Cyprien, fréquente le lycée Déodat-de-Séverac et commence le rugby au Toulouse Olympique Employés Club (TOEC), puis il joue deux ans au Stade beaumontois Lomagne rugby, dans le Tarn-et-Garonne.
En 1974, il signe enfin au Stade toulousain.
Il dispute une seule finale du championnat de France sous les couleurs toulousaines, perdue 10 à 6 face à Béziers en 1980.
Le 11 août 1979, Rives et l'équipe de France, vainqueurs du Tournoi des Cinq Nations 1977 avec un Grand Chelem, jouent une rencontre d'exhibition contre une équipe régionale au stade Madrazès de Sarlat-la-Canéda.
Cette rencontre, ainsi que les festivités organisées au château de Sirey, sont à l'origine de la création de la formation des Barbarians français.
Le 1er mai 1980, il participe ainsi au premier match des Barbarians français contre l'équipe nationale d'Écosse à Agen ; les Baa-Baas l'emportent 26 à 22.
Surnommé Casque d'Or par le célèbre commentateur de rugby Roger Couderc (auquel il donnera son maillot porté lors du match France-Galles 1983, dernier match commenté par le journaliste d'Antenne 2), son abnégation et son courage sur tous les terrains du monde le font entrer dans la légende du rugby mondial.
Ses qualités en font un capitaine incontournable du XV de France, avec lequel il gagne deux Grand chelems, en 1977 (en compagnie des Toulousains Dominique Harize et Jean-Claude Skrela) et 1981 (en compagnie du Toulousain Serge Gabernet).
Lors de ses 59 sélections, dont 34 en tant que capitaine, il gagne contre toutes les grandes nations du rugby mondial, à l'exception de l'Afrique du Sud.
Il est le capitaine de la première équipe de France victorieuse de l'équipe de Nouvelle-Zélande à Auckland, resté dans les mémoires comme un fameux 14 juillet 1979.
En 1981, il quitte le Stade toulousain pour le Racing club de France, événement inhabituel pour l’époque, car les transferts se faisaient alors sous licence rouge, c’est-à-dire avec interdiction de jouer en championnat de France pendant un an.
Malgré cela, il conserve sa place en équipe de France.
Le 23 novembre 1983, il joue de nouveau avec les Barbarians français contre l'Australie à Toulon. Les Baa-Baas s'inclinent 21 à 23.
L'année suivante, le 1er septembre 1984, il est capitaine des Barbarians français qui l'emportent 42 à 20 contre les Harlequins au Stade de Twickenham.
Le 22 octobre 1985, il joue son dernier match avec les Barbarians français, toujours comme capitaine, contre le Japon à Cognac.
Les Baa-Baas l'emportent 45 à 4.
Depuis sa retraite sportive en 1986, Jean-Pierre Rives reste influent dans le monde du rugby par l'intermédiaire des Barbarians français, dont il fut le sélectionneur et est l'actuel président.
Il a été aussi l'un des plus influents défenseurs de la candidature française à l’organisation de la Coupe du monde de rugby 2007, en assumant un rôle officiel de coprésidence et en représentant la France lors de la cérémonie d'ouverture.
Il se consacre par ailleurs à la sculpture dans le Var.

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30 décembre 2025 07:58

30 décembre 1916 (dans le calendrier Grégorien) :
Assassinat de Raspoutine.
Raspoutine est un guérisseur illettré et mystique originaire de Tioumen (Sibérie).
Ayant déjà voyagé au Moyen-Orient, il fait son entrée à la cour impériale de Saint-Pétersbourg en 1904.
Quelques mois plus tard naît le tsarévitch Alexis, seul fils du tsar Nicolas II.
L'héritier du trône se révèle atteint d'hémophilie.
Désespérant de le sauver avec la médecine traditionnelle, l'impératrice Alexandra Fedorovna fait appel aux services du jeune guérisseur venu de Sibérie.
Celui-ci s'acquiert alors une réputation de thaumaturge (la thaumaturgie étant, dans le domaine religieux, le fait de faire un miracle en matière de guérison ou de résurrection), grâce aux soins qu'il prodigue au tsarévitch.
En fait, le seul bienfait qu'il lui procure est d'interdire la prise de médicaments et, en particulier, de l'aspirine qui a pour effet de liquéfier le sang et aggraver le mal, ce que chacun ignore au début du XXe siècle.
Le guérisseur, devenu le confident de la tsarine et le conseiller du tsar, suscite la méfiance du Premier ministre Piotr Stolypine qui le fait surveiller et met en garde Nicolas II, mais en vain.
Malgré sa rusticité, Raspoutine est assez lucide pour tenter de dissuader le tsar Nicolas II d'entrer en guerre contre l'Autriche et l'Allemagne en 1914.
Son pacifisme lui vaut la haine des jeunes officiers qui entourent le tsar, dont certains le soupçonnent d'être à la solde de l'Allemagne ennemie.
Son assassinat réjouit la cour et les officiers mais il n'arrête pas la course à l'abîme de la Russie impériale.
Deux mois plus tard, la Révolution de Février a raison des Romanov et du tsarisme.

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FAE

29 décembre 2025 11:00

Bonjour et bonne semaine à tous ! 😃

(10:45) Merci Misterprof.
Le personnage a inspiré plusieurs auteurs dont
Jean Anouilh Becket ou l'honneur de Dieu
Thomas Eliot, Meurtre dans la Cathédrale
Superbes pièces !

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29 décembre 2025 09:45

29 décembre 1170 :
Assassinat de l'archevêque Thomas Becket (52 ans) dans la cathédrale de Cantorbéry.
Fils d'un marchand de Rouen, Thomas Becket conjugue toutes les qualités : beauté, intelligence, adresse.
Après des études à Paris, il entre au service de Théobald, archevêque de Cantorbéry et primat d'Angleterre.
Celui-ci lui confie la charge d'archidiacre.
Thomas Becket devient le chancelier et l'ami du roi Henri II Plantagenê, où il se montre administrateur efficace et bon courtisan.
Lorsque Théobald meurt en 1162, Henri II croit habile de confier l'archevêché de Cantorbéry à son ami, espèrant ainsi avoir un interlocuteur complaisant à la tête du clergé anglais.
Mais il ne tarde pas à se rendre compte de son erreur, car Thomas Becket change très vite de manière et prend sa nouvelle tâche à cœur.
Il abandonne sa charge de chancelier et renvoie les sceaux au roi, à la grande colère de celui-ci.
Sommé de comparaître devant une assemblée de barons, l'archevêque fuit à Sens dans l'abbaye de Saint-Colombe.
Son séjour sur le Continent se prolonge pendant six ans.
Enfin, sur la foi d'une promesse de réconciliation d'Henri II, venu en France pour le rencontrer, Thomas Becket consent à revenir en Angleterre.
Mais les querelles reprennent de plus belle et un jour, comme l'archevêque a excommunié tous les évêques qui ont pris le parti du roi, celui-ci s'écrie : « Eh ! quoi, parmi tous ces lâches que je nourris, aucun n'est donc capable de me venger de ce misérable clerc ! »
Quatre chevaliers ne se le font pas dire deux fois et courent à la cathédrale faire ce qu'ils croient être leur devoir.

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FAE

28 décembre 2025 19:37

Bonsoir à tous ! 😃
Merci à tous les deux !

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28 décembre 2025 11:39

28 décembre 1967 :
La France se convertit à la pilule.
Inventée par le docteur Pincus, la pilule avait déjà été mise en vente libre aux États-Unis le 3 mai 1960.
Elle est légalisée en France par la loi Neuwirth, du nom de son rapporteur Lucien Neuwirth.
Né à Saint-Étienne le 18 mai 1924, celui-ci s'est engagé très tôt dans la Résistance aux côtés du général de Gaulle.
Ayant survécu miraculeusement à un peloton d'exécution, il s'est engagé en politique à la Libération, devenant député de la Loire.
En contact avec le Mouvement français pour le planning familial, il prend conscience de la détresse des femmes victimes de grossesses non désirées et entreprend de faire abroger la loi de 1920 qui interdit toute propagande anticonceptionnelle.
Convié à l'Élysée pour expliquer son projet de loi, il déclare au général de Gaulle : « À la Libération, on a donné le droit de vote aux femmes, elles l'avaient bien mérité dans la Résistance. Maintenant, les temps sont venus de leur donner le droit de maîtriser leur fécondité, parce que c'est leur fécondité ».
- Vous avez raison, transmettre la vie, c'est important, il faut que ce soit un acte lucide. Continuez », aurait alors répondu le Général.

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FAE

27 décembre 2025 10:55

Exact, Misterprof.
C'était la bibliothèque qui se trouve dans les combles qui n'est pas ouverte au public mais j'avais choisi une visite guidée. Notre guide n'avait pas de rendez-vous après nous et, comme elle nous trouvait sympathiques, elle nous a ouvert ce lieu privilégié.
C'est un souvenir inoubliable.

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27 décembre 2025 10:13

27 décembre 537 :
Inauguration de Sainte-Sophie.
À Constantinople, l'empereur Justinien et son épouse Théodora inaugurent la basilique de la Sainte Sagesse (Sophia en grec, d'où le nom de Sainte-Sophie qui lui a été donné en Occident).
La construction en a été décidée cinq ans plus tôt, après la sédition Nika (soulèvement populaire qui fit vaciller le trône de l'empereur Justinien, ainsi nommé en raison du cri de ralliement des insurgés (Nika : victoire), qui s'était soldée par la destruction d'une basilique plus ancienne.
Justinien donne carte blanche aux architectes pour cette nouvelle basilique dont il veut qu'elle témoigne de sa gloire autant que du prestige de sa capitale Constantinople, la « nouvelle Rome ».
Les architectes embauchent 10 000 ouvriers et récupèrent sans vergogne les marbres, les colonnes et les sculptures des temples antiques de Grèce et même d'Égypte.
Sainte-Sophie est construite suivant le plan rectangulaire des anciennes basiliques romaines.
Elle est en briques avec un revêtement intérieur en plaques de marbre.
La nef à plan carré de 90 mètres de côté où joue la lumière naturelle donne aux fidèles l'impression d'être dans le vestibule du paradis.
La principale innovation réside dans la coupole centrale qui culmine à 55 mètres de haut.
Ses briques, sélectionnées avec soin, sont d'une extrême légèreté et portent l'inscription en grec : « C'est Dieu qui l'a fondée, Dieu lui portera secours ».
L'achèvement des travaux donne lieu à de grandioses festivités et permet à Justinien de proclamer avec orgueil, faisant allusion au roi des Hébreux qui construisit le Temple de Jérusalem : « Je t'ai surpassé, ô Salomon ! ».

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27 décembre 2025 09:57
FAE a écrit :
(Le Moulin de la Villeneuve)
Misterprof, merci, vous me l'apprenez et j'en suis fort triste. C'est un lieu magnifique et magique. Je vais essayer d'en savoir plus.

Merci aussi pour le reste de votre participation, toujours aussi intéressante.

En fait, je n'ai fait que reprendre votre indication :
vous disiez que vous aviez eu la chance d'accéder à ce lieu privilégié (fermé au public) avec votre fils.
Mais en vous relisant, je pense que vous parliez de la bibliothèque 😄

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27 décembre 2025 08:34

Bonjour à tous !😃
Michel Piccoli, né le 27 décembre 1925 à Paris 13e (Seine) et mort le 12 mai 2020 à Saint-Philbert-sur-Risle (Eure), est un acteur français.
Biographie
Enfance et formation

Michel Jacques Daniel Piccoli est le fils d'Henri Piccoli, violoniste de lointaine origine tessinoise et de Marcelle Expert-Bezançon (1892-1990) pianiste et fille de l'industriel et homme politique français Charles Expert-Bezançon.

Il a « une enfance assez compliquée. C'est un enfant de remplacement, qui est venu remplacer son frère aîné décédé ». Il est placé dans un établissement pour enfants à problèmes où il se retrouve « dans une situation de liberté totale ».

Les engagements du jeune Piccoli, notamment politiques et « contre le monde de l'argent », se comprennent par l'opposition à la personnalité de son grand-père maternel, sénateur de la IIIe République, financier du Parti radical, et important industriel de la peinture, accusé par la gauche syndicale et par Georges Clemenceau, d'avoir intoxiqué ses ouvriers à travers le blanc de plomb qui cause le saturnisme.

Michel Piccoli suit une formation de comédien d'abord auprès d'Andrée Bauer-Théraud puis au cours Simon.

Après une apparition en tant que figurant dans Sortilèges de Christian-Jaque en 1945.
Michel Piccoli débute au cinéma dans Le Point du jour de Louis Daquin.

Cependant, c'est surtout au théâtre qu'il s'illustre au début de sa carrière, avec les compagnies Renaud-Barrault et Grenier-Hussenot ainsi qu'au Théâtre de Babylone (géré par une coopérative ouvrière et qui met en scène les pièces d'avant-garde d'Eugène Ionesco ou Samuel Beckett). Bien que remarqué dans le film French Cancan en 1954, il poursuit sur les planches et travaille avec les metteurs en scène Jacques Audiberti, Jean Vilar, Jean-Marie Serreau, Peter Brook, Luc Bondy, Patrice Chéreau ou encore André Engel.

Durant la même période, il se fait connaître dans des téléfilms populaires tels que Sylvie et le fantôme, Tu ne m’échapperas jamais ou encore L’Affaire Lacenaire de Jean Prat.

Devenu athée après un deuil familial, il rencontre en 1956 Luis Buñuel, réalisateur connu pour son anticléricalisme, et prend ironiquement le rôle d'un prêtre dans La Mort en ce jardin.

En 1959, il tourne Le Rendez-vous de Noël, court métrage d’André Michel d’après la nouvelle de Malek Ouary, Le Noël du petit cireur, qui se passe à Alger.

Les années 1960 marquent le début de sa consécration, remarqué dans Le Doulos de Jean-Pierre Melville, il est révélé au grand public avec Le Mépris de Jean-Luc Godard aux côtés de Brigitte Bardot.

Dès lors, il tourne avec beaucoup des plus grands cinéastes français (Jean Renoir, René Clair, René Clément, Alain Resnais, Agnès Varda, Jacques Demy, Alain Cavalier, Michel Deville, Claude Sautet, Claude Chabrol, Louis Malle, Jacques Doillon, Jacques Rivette, Leos Carax, Bertrand Blier), européens (Luis Buñuel, Costa-Gavras, Marco Ferreri, Alfred Hitchcock, Jerzy Skolimowski, Marco Bellocchio, Ettore Scola, Manoel de Oliveira, Otar Iosseliani, Theo Angelopoulos, Nanni Moretti) et venus d'autres horizons (Youssef Chahine, Raoul Ruiz, Hiner Saleem).
Dans Le Coup de grâce (1965).

Il devient l'un des acteurs fétiches de Marco Ferreri, avec sept films, de Dillinger est mort à Y'a bon les blancs en passant par Touche pas à la femme blanche ! — avec pour point d'orgue La Grande Bouffe —, de Luis Buñuel avec six films : Le Journal d’une femme de chambre (1964), Belle de jour (1967), La Voie lactée (1969), Le Charme discret de la bourgeoisie (1972), Le Fantôme de la liberté (1974) et Cet obscur objet du désir (1977) ainsi que de Claude Sautet, avec Les Choses de la vie, Max et les Ferrailleurs, Mado et Vincent, François, Paul… et les autres[8]. Il joue également dans le singulier Themroc.

Il entame la décennie 1980 par le prix d'interprétation au festival de Cannes en 1980, avec Le Saut dans le vide de Marco Bellocchio, et celui du festival de Berlin en 1982, avec Une étrange affaire de Pierre Granier-Deferre[8]. Il travaille avec le jeune cinéma français, comme Jacques Doillon (La Fille prodigue en 1985), Leos Carax (Mauvais sang en 1986), n'hésitant pas à casser son image bienveillante avec des rôles provocateurs ou antipathiques, avant de s'essayer lui-même à la réalisation.

Il tourne également plusieurs films avec Manoel de Oliveira, de Party (1996) à Belle toujours (2006) en passant par Je rentre à la maison (2001).

En 2001, il a reçu le IX Prix Europe pour le théâtre[11]. Il propose à cette occasion, au Teatro Massimo "Bellini" de Catane, le spectacle Piccoli-Pirandello, à partir des Géants de la montagne, interprété avec Emmanuelle Lafon.

Habitué du festival de Cannes, il fait partie du jury de la compétition officielle du 60e festival en 2007 sous la présidence de Stephen Frears.

Amateur de littérature, il a également enregistré la lecture des Fleurs du mal de Charles Baudelaire et de Gargantua de François Rabelais.

En 2011, il joue dans Habemus papam de Nanni Moretti, présenté en compétition à Cannes. Le dernier film où apparait Michel Piccoli est le film Le Goût des myrtilles, de Thomas de Thiers en 2013.
[ ... ]

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FAE

26 décembre 2025 21:52

(Le Moulin de la Villeneuve)
Misterprof, merci, vous me l'apprenez et j'en suis fort triste. C'est un lieu magnifique et magique. Je vais essayer d'en savoir plus.

Merci aussi pour le reste de votre participation, toujours aussi intéressante.

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26 décembre 2025 09:42
FAE a écrit :
Bonsoir à tous et merci pour ces riches participations !

(13:48) Dans les Yvelines on peut visiter le Moulin de la Villeneuve, que Louis Aragon a acheté pour Elsa Triolet. Il y est inhumé.
C'est un lieu magnifique avec une bibliothèque fabuleuse dans les combles. Là se trouvent des ouvrages rares, répertoriés. Il y a entre autres l'Encyclopédie de Diderot
[Ouvrage majeur du XVIIIe siècle, l’"Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers" fut éditée de 1751 à 1772 sous la direction de Denis Diderot et Jean Le Rond d’Alembert. Cette première encyclopédie française est conçue comme un vaste système de classement, de hiérarchisation et d'appréhension des connaissances humaines. Elle est composée de 17 volumes de texte, dont les articles sont classés par ordre alphabétique, et de volumes de 11 gravures, établis par thématique.]
J'ai eu la chance d'accéder à ce lieu privilégié (fermé au public) avec mon fils qui a pu en feuilleter quelques pages, il y a quelques années, souvenir inoubliable.

Je suis déçu d'apprendre que la maison de Louis Aragon et Elsa Triolet est aujourd'hui fermé au public.
J'ai eu l'occasion d'y aller en 2009, et j'en avais gardé un excellent souvenir.
26 décembre 1898 :
Découverte de la radioactivité naturelle.
Pierre Curie et sa femme Marie Sklodowska annoncent, devant l'Académie de Médecine, qu'ils ont pu isoler un élément fortement radioactif jusque-là inconnu.
Ils ont pour cela traité au prix d'un travail épuisant d'importantes quantités d'un minerai extrait des mines d'argent de Bohême et appelé pechblende (« minerai de malheur » en allemand ; on en comprend aujourd'hui la raison).
La découverte de cet élément qu'ils ont baptisé radium vient après celle d'un autre élément moins radioactif et lui aussi présent dans la pechblende, que le couple a baptisé polonium en l'honneur du pays natal de Marie.
Pierre et Marie Curie attestent ainsi de l'existence d'un rayonnement propre à certains éléments naturels et qu'ils baptisent radioactivité.

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