
FAE
Bonjour à tous ! 😃
"Anton Tchekhov (ou Tchékhov) (en russe : Антон Павлович Чехов) est un écrivain et dramaturge russe né le 17 janvier 1860 (29 janvier dans le calendrier grégorien) à Taganrog (Russie) et mort le 15 juillet 1904 à Badenweiler (Allemagne).
Tout en exerçant sa profession de médecin, il publie entre 1880 et 1903 plus de 600 œuvres littéraires ; certaines pièces souvent mises en scène à l'heure actuelle — La Mouette, La Cerisaie, Oncle Vania — font de lui l’un des auteurs les plus connus de la littérature russe, notamment pour sa façon de décrire la vie dans la province russe à la fin du XIXe siècle.
Ami d’Ivan Bounine, de Maxime Gorki, de Fédor Chaliapine, d'Alexeï Souvorine, il est l’oncle de Mikhaïl Tchekhov, et le frère du peintre russe Nikolaï Tchekhov.
Biographie
Enfance et jeunesse
Anton Pavlovitch Tchekhov naît en 1860 à Taganrog, au bord de la mer d'Azov, au sud de la Russie.
Son père, Pavel Iegorovitch Tchekhov (1825-1898), est un homme violent d’une religiosité excessive, et le fils d'un serf du gouvernement de Voronej qui a acheté son affranchissement au comte A. D. Tchertkov en 1841. Il tient une petite épicerie et commerce de produits coloniaux à Taganrog.
Sa mère, née Evguenia Iakolevna Morozova (1835-1919), est fille de commerçants, négociants en draps de la région de Morchansk, issus également d’une ancienne famille de serfs. Elle a dix-neuf ans quand elle se marie.
Les époux élèvent six enfants, dont cinq garçons : Alexandre (1855-1913), Nikolaï (1858-1889), Anton (1860-1904), Ivan (1861-1921) et Mikhaïl (1865-1936) et une fille : Maria (1863-1957) ; une seconde fille Evguenia (1869-1871) est morte en bas âge.
Maison natale de Tchekhov à Taganrog.
Les très faibles revenus tirés du magasin résultent de l'aptitude médiocre du père à gérer l'épicerie et de la situation économique déclinante du port de mer de la ville de Taganrog (en raison de l'ensablement de la baie dans la seconde moitié du XIXe siècle).
Les enfants Tchekhov grandissent donc dans la pauvreté et les restrictions. Les fils, y compris Anton, ont très tôt aidé au magasin, en plus d’être contraints d’aller chaque jour à des cours de chant au chœur de l’église, où le père est chantre. Tchekhov décrit ce père autoritaire à maintes reprises. La famille vit alors dans la maison Gnoutov, petite bâtisse toute en rez-de-chaussée, située Politzeïskaïa oulitsa (rue de la Police) à Taganrog.
Malgré une situation financière difficile, les Tchekhov tiennent à offrir à leurs enfants de bonnes connaissances générales : à huit ans, Anton est admis en classe préparatoire au lycée no 2 de garçons de Taganrog, qu’il fréquente de 1869 à l’obtention de son diplôme en 1879. Anton se montre alors un élève plutôt moyen qui redouble par deux fois (en 3e et 5e classe). Il y rencontre Lev Philippovitch Wolkenstein avec lequel il entretiendra une amitié durable.
Ses résultats scolaires moyens n'ont rien de très surprenant si l'on tient compte de la charge continuelle supportée par les frères qui doivent, en dehors des cours, aller chanter au chœur ou bien travailler dans le magasin de leur père, et si l'on tient compte des méthodes d’instruction et d’éducation particulièrement autoritaires en vigueur à cette époque dans les écoles de l’Empire russe. Tchekhov utilisera ses souvenirs de lycée notamment dans le récit L'Homme à l'étui (1898).
Photo de famille des Tchekhov, 1874. Second rang de gauche à droite : Ivan, Anton, Nikolaï, Alexandre, Mitrofan (son oncle) ; premier rang de gauche à droite : Mikhaïl, Maria, son père Pavel, sa mère Evguenia, Ludmilla (épouse de Mitrofan), Gueorgui (son fils).
Alors qu’il est tenu jusque-là pour un enfant discret et réservé, il fait montre, comme lycéen, d’un humour prononcé et porte beaucoup d'intérêt au théâtre et à la littérature. Il s’y fait une réputation de farceur par ses commentaires satiriques et ses mauvais tours tels que sa facilité à affubler les professeurs de surnoms humoristiques. Pendant le peu de temps libre dont ils disposent, les frères Tchekhov ont pour habitude d’aller voir des représentations au théâtre municipal de Taganrog et ils mettent en scène régulièrement des pièces comiques dans leur propre théâtre qu’ils ont construit à la maison. En 1869, la famille Tchekhov déménage dans une nouvelle maison située Monastyrskaïa oulitsa (rue du Monastère). Du fait d’une mauvaise opération immobilière et de la baisse continue des revenus de son magasin, les difficultés financières de son père s’aggravent tant dans les années suivantes qu’il doit déclarer son commerce en banqueroute au printemps 1876, ce qui, à l'époque, signifie être sous la menace d’une incarcération. Il ne lui reste plus qu’à céder le magasin et à fuir secrètement à Moscou, où séjournent déjà, pour leurs études, depuis l’été 1875, les deux aînés : Alexandre et Nikolaï[9]. Quelques mois plus tard, il est rejoint par la mère et les deux plus jeunes enfants, tandis qu’Anton et Ivan poursuivent leurs études au lycée de Taganrog.
Lycée de garçons de Taganrog.
Dès cette époque, Anton est de fait livré à lui-même, car sa famille ne dispose alors d’aucun revenu régulier à Moscou, et vit dans une profonde misère. La maison de Taganrog revient à un des créanciers (acquise déloyalement par un de leurs anciens pensionnaires[10]) ; Anton y loue seul un coin alors qu'Ivan trouve refuge dans un premier temps chez une tante, avant de partir lui aussi pour Moscou à l’automne 1876. Anton, qui se prépare assidûment au baccalauréat, se retrouve tout seul et subvient à ses besoins en donnant des leçons particulières et en liquidant le reste des biens de ses parents, envoyant aussi une part de ces maigres revenus à sa famille à Moscou. À partir de 1877, Anton fréquente en outre, régulièrement, la toute récente bibliothèque publique de Taganrog.
Des années plus tard, il s’exprime de manière lucide sur le sujet de son enfance, de sa jeunesse ainsi que sur son passage précoce à l’âge adulte, au travers d’une lettre adressée à son éditeur habituel, Souvorine :
« Ce que les écrivains nobles prenaient gratuitement à la nature, les écrivains roturiers l’achètent au prix de leur jeunesse. Ecrivez donc un récit, où un jeune homme, fils de serf, ancien commis épicier, choriste à l’église, lycéen puis étudiant, entraîné à respecter les grades, à embrasser les mains des popes, à vénérer les pensées d’autrui, reconnaissant pour chaque bouchée de pain, maintes fois fouetté, qui a été donner des leçons sans caoutchoucs aux pieds, qui s’est battu, qui a tourmenté des animaux, qui aimait déjeuner chez des parents riches, qui fait l’hypocrite avec Dieu et les gens sans aucune nécessité, par simple conscience de son néant, montrez comment ce jeune homme extrait de lui goutte à goutte l’esclave, comment un beau matin, en se réveillant, il sent que dans ses veines coule non plus du sang d’esclave, mais un vrai sang d’homme. »
À l’été 1879, il réussit l’ensemble de ses examens et obtient son diplôme. Puis, il postule pour une bourse offerte par la municipalité de Taganrog dotée de 25 roubles par mois, qu'il obtient en août 1879. Le 8 août 1879 il débarque à Moscou, accompagné de deux camarades Saveliev et Zemboulatov, pour y entreprendre les études de médecine dont il avait fait le projet depuis longtemps."
FAE
Bonjour à tous et merci pour vos intéressantes participations ! 😃
"Richard Anconina, né le 28 janvier 1953 à Paris 18ᵉ, est un acteur français.
Date/Lieu de naissance : 28 janvier 1953 (Âge: 73 ans), 18e Arrondissement, Paris
Films notables : Tchao Pantin; Police; Itinéraire d'un enfant gâté; Le Petit Criminel; La Vérité si je mens !
Nominations : César du meilleur acteur dans un second rôle ·
Taille : 1,74 m."
Misterprof-
28 janvier 1924 :
Alexandra David-Néel pénètre à Lhassa.
Chanteuse lyrique, orientaliste, exploratrice, aventurière, anarchiste, féministe, écrivain, Alexandra David-Néel est la première Occidentale à pénétrer à Lhassa, au cœur du Tibet interdit.
Elle a alors 55 ans.
Née le 24 octobre 1868 près de Paris, dans un milieu bourgeois, et dotée d'un goût très précoce pour les fugues, elle étudie les philosophies orientales et fréquente des sociétés secrètes, notamment franc-maçonnes.
Elle côtoie aussi, dans la maison familiale, le grand géographe et penseur anarchiste Élisée Reclus et épouse Philippe Néel, ingénieur en chef des Chemins de fer tunisiens.
En 1911, elle obtient de trois ministères une aide financière pour un voyage d'études aux Indes. Partie en disant à son mari qu'elle reviendrait au bout de huit mois, elle ne remettra les pieds en Europe que 14 ans plus tard.
Pendant toutes ces années, elle va arpenter l'Inde, la Chine, le Japon et le Tibet et s'immerger sans relâche dans les philosophies bouddhistes et hindouistes.
Alexandra arrive en 1912 au Sikkim, petit royaume au coeur de l'Himalaya, et se lie d'amitié avec le roi Sidkéong Tulku Namgyal.
Deux ans plus tard elle rencontre, dans un monastère bouddhiste, Aphur Yongden (15 ans) dont elle fera son fils adoptif.
Mais son objectif ultime demeure le Tibet et mieux encore la ville sainte de Lhassa.
Partie de Chine avec son fils adoptif et un lama tibétain, Alexandra David-Néel gagne le désert de Gobi puis la Mongolie et enfin le « Toit du monde ».
En 1923, elle séjourne avec Yongden dans le monastère de Kumbum, puis se prépare au voyage vers Lhassa.
Pour cela, elle se déguise en mendiante tibétaine.
Elle mêle des crins de yack à ses cheveux, se poudre avec un mélange de cendres et de cacao pour noircir sa peau et se cantonne à un humble mutisme, alors qu'elle parle couramment tibétain.
Les deux voyageurs mendient leur nourriture, l'obtenant souvent en échange de prophéties que Yongden, en lama savant, révèle aux paysans et pèlerins croisés en route.
L'accoutrement de l'exploratrice lui permet d'observer de tout près les mœurs des Tibétains. Dans les zones où elle craint d'être reconnue par les autorités tibétaines, elle voyage de nuit et dort le jour, cachée dans des fourrés.
Plus d'une fois, les voyageurs manquent de se faire tuer au détour d'un chemin.
Bloqués par la neige dans des solitudes glacées, ils sont contraints de manger le cuir de leurs bottes dans une soupe pour ne pas mourir de faim.
Après avoir traversé plusieurs rivières accrochés à un câble et passés des cols à plus de 5000 mètres d'altitude, les prétendus chemineaux tibétains arrivent enfin à Lhassa.
Ils ont alors quitté le Yunnan depuis quatre mois.
Alexandra David-Néel écrit à son mari qu'elle arrive à Lhassa « réduite à l'état de squelette ».
Elle peut néanmoins crier « Lha gyalo ! » (les dieux ont triomphé !) en contemplant le Potala, palais-forteresse du dalaï-lama.
Sur le retour, débarrassée de son déguisement, Alexandra David-Néel se rend à Bombay, où elle accorde de nombreuses interviews.
Enfin, elle embarque pour l'Europe et, en mai 1924, elle est accueillie au Havre comme une vraie héroïne nationale et fait la une des journaux.
Misterprof-
27 janvier 1973 :
Accords de Paris sur le Viêt-nam.
Américains et Vietnamiens annoncent la signature d'un accord de cessez-le-feu.
C'en est fini de l'intervention militaire de Washington dans le conflit entre le Nord et le Sud-Vietnam.
Les Américains s'engagent à retirer leurs troupes dans les 60 jours cependant que les Nord-Vietnamiens s'engagent à libérer leurs prisonniers américains.
Sont présents à la table des négociations les représentants des deux Viêt-nam ainsi que du Front National de Libération et des États-Unis.
Les principaux artisans des accords de Paris, Lê Duc Tho (Nord-Vietnam) et Henry Kissinger (États-Unis) seront récompensés par le Prix Nobel de la paix en octobre 1973.
La guerre ne s'en poursuit pas moins entre communistes et pro-Occidentaux, jusqu'à la chute de Saigon et la réunification du pays sous l'égide du Nord.
Misterprof-
26 janvier 1926 :
Naissance de la télévision.
À Londres, des membres de la Royal Institution assistent à la première véritable séance de télévision.
Il ne s'agit que d'une petite image animée en noir et blanc de 30 lignes verticales, mais elle permet de distinguer clairement la silhouette d'un personnage transmise à partir d'un émetteur situé dans la pièce voisine.
La séance a lieu dans le laboratoire de l'inventeur, un ingénieur et entrepreneur écossais du nom de John Logie Baird (38 ans).
Après de longues recherches, il avait présenté une première fois son procédé en octobre 1924 dans le magasin Selfridges, sur Oxford Street, mais le résultat avait alors été trop médiocre pour être pris en considération.
La télévision de John Baird est l'aboutissement d'une longue chaîne d'innovations.
Tout commence en 1875, quand l'Américain G. R. Carey suggère l'emploi du sélénium, un matériau dont la résistivité varie en fonction de l'éclairement, pour la transmission d'images à distance.
Quelques années plus tard, en 1883, l'Allemand Paul Nipkow invente et fait breveter un disque tournant analyseur d'images, le « télescope électronique ».
John Baird en tirera parti pour son dispositif.
Le mot télévision lui-même apparaît avant la chose, en 1900, lors de l'Exposition universelle de Paris. !
En 1923, le chercheur américain d'origine russe Vladimir Zworykin invente une caméra électronique, l'« iconoscope », à l'origine de la télévision électronique et le 18 novembre 1929, alors qu'il travaille pour Westinghouse, il présente le premier récepteur de télévision entièrement électronique.
Enfin, en concurrence avec John Baird, l'inventeur américain Charles Francis Jenkins fait, en juin 1925, une démonstration publique de transmissions d'images animées selon un principe similaire à base de disque tournant analyseur d'images.
En juillet 1928, l'infatigable John Baird procède à de premiers essais de télévision en couleur.
Un peu plus tard enfin, le 30 septembre 1929 il effectue, en association avec la BBC, les premières émissions régulières télévisées à partir de l'émetteur de Daventry.
Misterprof-
25 janvier 1785 :
L'Affaire du collier de la Reine.
Le prince-cardinal de Rohan reçoit une somptueuse rivière de diamants qu'il destine à la reine Marie-Antoinette.
Mais le fringant cardinal se laisse gruger par des escrocs de haut vol.
C'est le début d'un incroyable fait divers qui va éclabousser la famille royale en faisant retomber ce scandale sur la reine de France ruinant, bien malgré elle, sa réputation de femme honnête.
Les joailliers avaient déjà tenté de vendre la parure au jeune roi Louis XVI, mais celui-ci avait reculé devant l'énormité du prix : 1.600.000 livres.
Des escrocs de haut vol persuadent alors le prince-cardinal Louis de Rohan, un viveur assez peu catholique, qu'il obtiendrait les faveurs de la reine en l'aidant à acheter le collier en secret.
S'étant fait livrer le collier par les joailliers, le naïf prélat le confie aux escrocs en pensant qu'ils le remettraient de sa part à la reine.
Mais les escrocs revendent aussitôt les diamants à l'étranger.
Le scandale éclate le jour de l'Assomption, le 15 août 1785, avant la messe que doit célébrer à Versailles le cardinal.
La reine, ayant eu vent de l'escroquerie, en parle au roi qui fait arrêter le cardinal. Maladroitement, il confie l'instruction de l'affaire au Parlement alors qu' on est en pleine crise financière et les parlementaires, comme l'ensemble des privilégiés, reprochent au roi et à son ministre Calonne de vouloir instituer un impôt payable par tous, y compris les plus riches.
Ils prennent prétexte de l'affaire du collier pour salir la reine et indirectement affaiblir le gouvernement.
C'est ainsi que la reine est grossièrement calomniée et le cardinal relaxé.
La Révolution éclate en 1789, et il nous reste de cette incroyable escroquerie un superbe roman d'Alexandre Dumas.
delphinium29
Le 25 janvier 1515, après la mort du roi Louis XII le 1er janvier, François 1er est sacré roi de France à Reims. Il a 20 ans, il régnera durant 32 ans et il est le cousin de Louis XII.
Le 25 janvier 1919, l’usine André Citroën, situé à Paris et qui fabriqué des obus et des munitions utiles durant la Première Guerre mondiale est reconverti pour la fabrication d’automobile. Cette transformation prendra plus de 6 mois et les premières voitures sortiront des chaînes de fabrication au mois de septembre.
Le 25 janvier 1924, 28 ans après l’organisation des premiers jeux olympiques modernes, à l’initiative du baron Pierre de Coubertin, en Grèce à Athènes, sont organisés – en France – à Chamonix les premiers jeux Olympique d’hiver.
Le 25 janvier 1948, le Franc français ne cesse de perdre la valeur depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Sous la présidence de Vincent Auriol, le gouvernement Robert Schuman, regroupant la SFIO (socialistes), le MRP (démocrates-chrétiens) et les radicaux, prend la décision de dévaluer le Franc de 80 %. Un dollar qui valait 119 francs coûte 214 francs (Ce sont ces dévaluations successives qui ont conduit le Général de Gaulle, 10 ans plus tard, a créé le nouveau Franc qui est égal à 100 anciens francs).
Le 25 janvier 1949, en Israël, le Premier ministre travailliste, David Ben Gourion, organise les élections de la Knesset (il s’agit d’un parlement constitué d’une seule chambre). Les membres de la Knesset sont élus le 25 janvier et ils se réunissent, pour la première fois, le 14 février. Le rôle de cette chambre est classique : voter les lois, le budget, contrôler le fonctionnement du gouvernement et élire le président du pays.
Le 25 janvier 1998, le pape Jean-Paul II, en visite officielle à Cuba, termine celle en condamnant l’embargo américain.
Le 25 janvier 2006, en Palestine le Hamas remporte les élections face au Fatah, en détenant la majorité des sièges au parlement. Il s’agit des premières élections législatives depuis 10 ans. Le Hamas, considéré comme un mouvement terroriste par l’Occident, ne reconnaît pas la légitimité d’Israël et met fin aux accords assurant une trêve entre Israël et la Palestine.
delphinium29
24 janvier 1965 : Mort de Churchill
Le 24 janvier 1965, à 8h, Sir Winston Spencer Churchill rend son dernier soupir (le même jour et à la même heure que son père, 70 ans plus tôt !). Il a droit à des funérailles nationales, un privilège réservé aux souverains et auquel ont eu droit en tout et pour tout cinq roturiers anglais seulement : Pitt, Nelson, Wellington, Gladstone et lui-même...
Le pèlerin du monde libre
Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, respectueux comme à son habitude de la démocratie, Churchill laisse à son successeur sa place à la conférence de Potsdam, où se décide le sort de l'Allemagne.
Winston Churchill en 1951Il reprend son bâton de pèlerin à 71 ans et redécouvre la menace que représente l'Union soviétique pour la paix. Le 5 mars 1946, à Fulton, il prononce un discours célèbre où il annonce la guerre froide entre les anciens alliés et appelle à la constitution d'un front des démocraties. Ce sera l'OTAN.
Le 19 septembre 1946, à l'Université de Zurich, il appelle de ses voeux les États-Unis d'Europe, sur la base d'une réconciliation franco-allemande mais se garde d'y associer son propre pays ! Deux ans plus tard, néanmoins, il accepte la présidence d'honneur du Congrès de La Haye qui va conduire à la création du Conseil de l'Europe, dont fait partie le Royaume-Uni.
En octobre 1951, enfin, il gagne à la tête des conservateurs ses premières élections législatives. Cette fois, il devient Premier ministre en tant que chef de la majorité parlementaire et non plus en recours de la dernière chance. Mais ce retour tardif aux affaires s'avère très décevant.
Il s'oppose au plan Schuman qui jette les bases de la Communauté économique européenne. Confronté au désir d'émancipation des Égyptiens et des Iraniens, le Vieux Lion, obstiné, répond par la manière forte. Il s'ensuit la chute du roi Farouk et l'éviction des Britanniques d'Égypte d'un côté, une crise majeure en Iran avec le renversement de son Premier ministre Mossadegh. Ces crises vont nourrir au Moyen-Orient une haine de l'Occident dont nous ne sommes pas sortis.
Sir Winston
Bien qu'il descendit en ligne directe du prestigieux duc de Marlborough et fit partie d'une des plus nobles familles du Royaume-Uni, Winston Churchill n'était pas lui-même noble de naissance !
Son grand-père, John Winston Spencer-Churchill, septième duc de Marlborough, avait transmis son titre à son fils aîné George Charles Spencer-Churchill. Son deuxième fils, Lord Randolph, père de Winston, n'avait donc aucun titre de noblesse.
En avril 1953, Winston Churchill est récompensé de l'Ordre de la Jarretière et c'est seulement à ce moment-là, à 78 ans, qu'il acquiert un titre de noblesse, celui de baronet, le seul qu'il pouvait accepter s'il voulait continuer de siéger aux Communes. Il devient ainsi Sir Winston, même si sa femme Clementine eût préféré qu'ils fussent demeurés Mr. and Mrs. Winston Churchill...La pièce est finie
Le 5 avril 1955, Churchill cède la place à son fidèle adjoint, Anthony Eden. Le « Vieux Lion » se retire pour raisons de santé dans sa chère résidence de Chartwell, dans le Kent. C'est une grande maison de dix pièces pour laquelle il a eu le coup de foudre en 1922 et qu'il a achetée à l'insu de son épouse. La seule infidélité qu'il lui ait faite. Les travaux de rénovation vont durer deux ans et c'est seulement en 1924 qu'ils pourront s'y installer.
C'est néanmoins dans cette maison que la famille va connaître ses plus grands moments de bonheur. Churchill lui-même y manie la truelle et y découvre le plaisir de peindre. Après la Seconde Guerre mondiale, Churchill craindra de devoir la vendre faute de pouvoir maintenir son train de vie mais de généreux donateurs la rachèteront et la lui loueront contre un loyer symbolique. La maison appartient aujourd'hui au National Trust. Tout y resté en état et l'on y voit 162 œuvres de Winston.
Le 24 janvier 1965, à 8h, Sir Winston Spencer Churchill rend son dernier soupir (le même jour et à la même heure que son père, 70 ans plus tôt !). Il a droit à des funérailles nationales, un privilège réservé aux souverains et auquel ont eu droit en tout et pour tout cinq roturiers anglais seulement : Pitt, Nelson, Wellington, Gladstone et lui-même. Son épouse Clémentine (« Clemmie » pour son mari) est créée « paire du royaume à vie » par la reine Elizabeth II et devient la baronne Spencer Churchill de Chartwell.
Churchill et les juifs
Churchill est de tous les leaders alliés celui qui a montré le plus de compassion pour les juifs persécutés par les nazis. Il déclare ainsi dans le discours à la Nation du 24 août 1941 (soit au tout début des massacres d'innocents) : « Depuis les invasions mongoles au XIIe siècle, on n'a jamais assisté en Europe à des pratiques d'assassinat méthodique et sans pitié à une pareille échelle. Nous sommes en présence d'un crime sans nom (...). Quand sonnera l'heure de la libération de l'Europe, l'heure sonnera aussi du châtiment ».
Bibliographie
Écrivain prolifique, Churchill a écrit pas moins de 15 000 pages dont une bonne partie sur ses propres actions. Le premier tome de ses Mémoires, consacré aux événements déterminants de l'entre-deux-guerres (1919-1939) reste du plus grand intérêt pour la compréhension de cette période.
On peut regretter toutefois que le « Vieux Lion », par souci de ne pas compromettre son avenir politique, ait modéré ses jugements sur ses contemporains encore vivants, comme lord Halifax. Ces Mémoires en 12 volumes, fruit d'un travail d'équipe, n'en sont par moins d'une lecture très agréable. Elles ont valu à Churchill, rappelons-le, le prix Nobel de littérature en 1953.
Churchill est lui-même au centre de très nombreux ouvrages bibliographiques, dont trois excellents, récemment parus en France. Le premier a pour auteur l'historien François Kersaudy : Winston Churchill, le pouvoir de l'imagination (Tallandier, octobre 2000, 600 pages). Il tisse de l'Anglais un portrait haut en couleur, très agréable à la lecture. François Bédarida est l'auteur d'une biographie tout aussi intéressante mais davantage orientée sur l'action politique du héros : Churchill (Fayard, 1999, 570 pages).
Last but not least, la biographie de l'historien-journaliste Sébastian Haffner, écrite en 1967, a été pour la première fois traduite en français en 2001 par les éditions Altvik sous le titre : Churchill, un guerrier en politique. Cet ouvrage de 240 pages est le plus percutant du point de vue de l'analyse politique. Avec objectivité et lucidité, il fait ressortir les forces mais aussi les faiblesses de Churchill. Il fait revivre tous les personnages qu'il a côtoyés dans sa longue carrière et met en lumière les débats auxquels il a été mêlé.
HERODOTE
