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Jules Verne, né le 8 février 1828 à Nantes et mort le 24 mars 1905 à Amiens, est un écrivain français dont l'œuvre est, pour la plus grande partie, constituée de romans d'aventures évoquant les progrès scientifiques du XIXe siècle.
Bien qu'il ait d'abord écrit des pièces de théâtre, Verne ne rencontre le succès qu'en 1863 lorsque paraît, chez l'éditeur Pierre-Jules Hetzel (1814-1886), son premier roman, Cinq Semaines en ballon. Celui-ci connaît un très grand succès, y compris à l'étranger. À partir des Aventures du capitaine Hatteras, ses romans entreront dans le cadre des Voyages extraordinaires, qui comptent 62 romans et 18 nouvelles, parfois publiés en feuilleton dans le Magasin d'éducation et de récréation, revue destinée à la jeunesse, ou dans des périodiques destinés aux adultes comme Le Temps ou le Journal des débats.
Les romans de Jules Verne, toujours très documentés, se déroulent généralement au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Ils prennent en compte les les technologies de l'époque — Les Enfants du capitaine Grant (1868), Le Tour du monde en quatre-vingts jours (1873), Michel Strogoff (1876), L'Étoile du Sud (1884), etc. — mais aussi d'autres non encore maîtrisées ou plus fantaisistes — De la Terre à la Lune (1865), Vingt Mille Lieues sous les mers (1870), Robur-le-Conquérant (1886), etc.
Outre ses romans, on lui doit de nombreuses pièces de théâtre, des nouvelles, des récits autobiographiques, des poésies, des chansons et des études scientifiques, artistiques et littéraires. Son œuvre a connu de multiples adaptations cinématographiques et télévisuelles depuis l'origine du cinéma ainsi qu'en bande dessinée, au théâtre, à l'opéra, en musique ou en jeu vidéo.
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7 février 1992 :
Signature du traité de Maastricht.
À Maastricht (Pays-Bas), les douze ministres des affaires étrangères de l'Union européenne signent un « traité d'union économique, monétaire et politique ».
C'est une conséquence indirecte de l'effondrement de l'URSS, suite à la chute du Mur de Berlin en novembre 1989, entraînant la chute des régimes communistes européens.
Le chancelier allemand Helmut Kohl annonce dans la foulée son intention de réunifier l’Allemagne.
François Mitterrand craint que l’Allemagne ne se détourne alors du projet européen.
Il accepte la réunification mais négocie, en contrepartie, le sacrifice du deutsche Mark sur l'autel de l'union monétaire européenne et met sur la table le projet d'une monnaie européenne unique.
En décembre 1990, l’Union Européenne (UE) remplace la Communauté Économique Européenne.
Le traité de Maastricht, plus important jalon de l’aventure européenne depuis le traité de Rome de 1957, projette la création d’une citoyenneté européenne, partagée par tous les citoyens des État-membres et annonce une politique étrangère et de sécurité commune.
Est aussi prévue une coordination entre les pays-membres sur le contrôle des frontières, la lutte contre le banditisme, le doit d’asile et la gestion des flux migratoires.
La disposition la plus importante concerne l’union monétaire, qui deviendra réalité en janvier 1999 pour tous les membres, sauf le Royaume-Uni.
Certains économistes doutent toutefois des gains économiques qu’elle est censée amener, d’autres craignent pour la souveraineté des États.
Des voix dénoncent aussi le fait que l’UE se concentre sur le domaine économique, alors que la guerre fait rage en Bosnie-Herzégovine.
Ces oppositions se renforcent lorsque le Danemark refuse le traité par référendum .
Sous pression, le président Mitterrand accepte l’organisation d’un référendum en France, qui donne lieu à d’âpres débats.
Le climat politique qui en résulte marque une fracture entre les tenants de la démocratie, et ceux qui préfèrent réserver les décisions à une élite éclairée.
Le traité est finalement accepté de justesse en septembre 1992.
Dès le début de l’année suivante, ses dispositions commencent à être appliquées avec la mise sur pied du Marché unique, sans barrières douanières.
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6 février 1778 :
Louis XVI traite avec les insurgés américains.
Le comte de Vergennes, ministre des affaires étrangères de Louis XVI, signe un traité de commerce avec Benjamin Franklin, qui représente à Paris les Insurgents des Treize Colonies anglaises d'Amérique.
Ce traité consacre la reconnaissance par la France des nouveaux États-Unis d'Amérique et leur ouvre les ports du pays.
Un deuxième traité, signé le même jour, promet aux Américains une aide de la France dans la lutte contre la couronne anglaise.
Tout vient d'une affaire de gros sous : l’Angleterre, lourdement endettée à l'issue de la guerre de Sept Ans (1756-1763), décide de taxer les habitants de ses Treize colonies d'Amérique qui ont été les principaux bénéficiaires de la victoire.
Mais lesdits habitants ne l’entendent pas de cette oreille, et il va s'ensuivre une guerre civile et l'indépendance des États-Unis d'Amérique.
Le 19 avril 1775, un détachement anglais tombe dans une embuscade à Lexington, au Massachusetts, en allant détruire un dépôt d'armes clandestin.
200 soldats trouvent la mort dans l'échauffourée.
Ce fait d'armes est le fait d'une minorité de colons qui se dénomment « Patriots » (Patriotes) ou « Insurgents » (Insurgés).
L'armée des insurgés est placée, le 15 juin 1775, sous le commandement en chef de George Washington.
Forte de 20 000 hommes, elle assiège Boston.
Les soldats anglais devront évacuer la ville le 17 mars 1776.
Le 10 janvier 1776, un pamphlet de Thomas Paine, un ami de Benjamin Franklin, intitulé Common Sense, appelle ses concitoyens des Treize Colonies anglaises d'Amérique du nord à s'unir dans une grande nation libérée des servitudes et de la monarchie au nom du bon sens (common sense en anglais).
L'ouvrage se vend à 100 000 exemplaires et rallie beaucoup d'hésitants à la cause patriote.
Son succès fabuleux annonce celui de la Déclaration d'indépendance publiée par le Congrès continental de Philadelphie le 4 juillet suivant.
Cette déclaration est unilatérale, l'indépendance des Treize colonies n'étant en aucune façon admise par la métropole.
Il faut dire que les deux tiers des 2,5 millions de colons restent fidèles au roi George III ou au moins indifférents aux revendications des insurgés.
La guerre ne fait que commencer entre l'armée des Insurgents et lesarmées loyalistes et anglaises, renforcées par de nombreux mercenaires allemands.
L'insurrection et la déclaration d'indépendance ont un très grand retentissement dans la noblesse libérale d'Europe.
Contre l'avis du jeune roi Louis XVI, le marquis de La Fayette (19 ans) arme une frégate à ses frais et rejoint les Insurgents.
D'autres officiers se joignent au mouvement, comme le commandant Pierre L'Enfant, qui jettera les plans de la future capitale, le général Louis Duportail, mais aussi le Prussien von Steuben, le Polonais Kosciusko ou l'Allemand de Kalb.
Leur expérience militaire sera précieuse aux insurgés.
Beaumarchais, homme de théâtre et aventurier exalté, organise des envois d'armes clandestins à destination des insurgés, via une société-écran (Roderigue Hortalze et cie, à l'hôtel Amelot de Bizeuil), avec l'approbation du ministre des Affaires étrangères, Vergennes, désireux de favoriser tout ce qui pourrait affaiblir l'ennemie héréditaire de la France, l'Angleterre.
Les premiers combats ne sont pas favorables aux insurgés.
George Washington est battu à Long Island le 27 août 1776.
La ville de New York repasse aux mains des Anglais en octobre suivant.
En désespoir de cause, les indépendantistes envoient le populaire Benjamin Franklin à Paris afin de négocier d'urgence l'appui de la France.
Le soutien apporté par les nobles libéraux européens permet aux insurgés de retourner la situation en leur faveur.
Ils remportent un premier succès d'estime à Saratoga le 17 octobre 1777.
Ce succès décide Louis XVI et son ministre des Affaires étrangères, Vergennes, à conclure le 6 février 1778 un double traité de commerce et d'alliance avec Franklin, Deane et Lee, représentants du Congrès des futurs États-Unis.
La contribution des troupes et de la flotte françaises permet aux insurgés de remporter enfin une victoire décisive à Yorktown le 19 octobre 1781.
L'Angleterre conserve de solides positions au nord du pays et au Canada.
Mais, à Londres, les partisans de la négociation prennent le pas sur les jusqu'auboutistes.
Le roi se résigne à des négociations de paix.
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5 février 1818 :
Bernadotte devient roi de Suède et de Norvège, sous le nom de Charles XIV.
Huit ans plus tôt, Jean-Baptiste Bernadotte avait été adopté par le roi Charles XIII, avec l'assentiment de Napoléon qui espérait faire de la Suède un allié de la France en Europe du Nord.
Né le 26 janvier 1763 à Pau et mort le 8 mars 1844 à Stockholm,Jean-Baptiste Bernadotte est un militaire français.
Il est l'ancêtre de plusieurs monarques européens actuels : le roi Charles XVI Gustave de Suède, le roi Harald V de Norvège, le roi Frédéric X du Danemark, le roi Philippe de Belgique ainsi que le grand-duc Guillaume V du Luxembourg.
Forcé par les faibles ressources de sa famille, il s'engage dans le régiment Royal-La Marine en 1780.
Après un passage en Corse et une mutation à Grenoble, sa carrière connaît un avancement rapide sous la Révolution française, atteignant le grade de général en 1794.
Il occupe également, pendant une courte période, le poste de ministre de la Guerre.
Ses relations avec Napoléon Bonaparte sont houleuses, mais les deux hommes se réconcilient en 1804, et Bernadotte est élevé à la dignité de maréchal d'Empire, la plus haute distinction militaire du pays.
Il participe aux campagnes napoléoniennes à la tête d'un corps d'armée, mais son inaction le jour de la bataille d'Auerstaedt en 1806 et le mauvais comportement de ses troupes à celle de Wagram en 1809 lui attirent les critiques de l'Empereur.
En 1810, il est choisi par le Parlement suédois comme héritier du roi Charles XIII.
Il prend alors le nom de Charles Jean et le titre de régent du royaume.
Alors que sa nomination laissait entrevoir une amélioration des relations entre la France et la Suède, ainsi que la possibilité pour cette dernière de recouvrer la Finlande, le nouveau prince héritier conduit la politique étrangère suédoise dans une direction totalement opposée en s'alliant avec la Russie et le Royaume-Uni contre l'Empire français.
Il accepte d'entrer dans la Sixième Coalition contre Napoléon en 1813, prenant personnellement la tête de l'armée du Nord, et obtient en contrepartie que la Norvège soit cédée à la Suède. Cette revendication est satisfaite par le traité de Kiel de 1814, ratifié quelques mois après la victoire des Alliés à la bataille de Leipzig.
Les Norvégiens s'étant rebellés contre la domination suédoise, Charles Jean mène une brève campagne militaire qui se solde par la convention de Moss et l'entrée de la Norvège dans une union personnelle avec la Suède.
En tant que nouveau souverain, Charles Jean s'efforce d'améliorer l'économie du pays en équilibrant le budget intérieur avec le paiement de la dette extérieure et en développant les infrastructures, avec par exemple la construction du canal Göta.
Il essaie également de rapprocher la Norvège de la Suède par le biais d'un projet de fusion territoriale, mais se heurte à l'opposition du Parlement norvégien.
La politique étrangère qu'il met en œuvre permet de maintenir les droits de douane à un niveau relativement acceptable, et le royaume connaît sous son règne une période de paix sur le plan intérieur tout en adoptant une attitude neutre dans les affaires internationales.
Ses adversaires libéraux lui reprochent néanmoins son entêtement, particulièrement manifeste au cours des années 1830, ce qui incite le roi à effectuer certaines concessions dans les dernières années de son règne.
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C EST ARRIVE UN 4 FEVRIER............
4-11 février 1945
Conférence de Yalta
Du 4 au 11 février 1945 se tient la conférence de Yalta.
Pendant une semaine, au bord de la mer Noire, Churchill, Staline et Roosevelt se concertent sur le sort futur de l'Allemagne et du Japon dont la défaite ne fait plus de doute.
Quel avenir pour l'Allemagne ?
Quand commence la conférence, l'Armée rouge de Staline a déjà atteint l'Allemagne orientale. Les Anglo-Saxons, quant à eux, n'ont pas encore franchi le Rhin. D'où l'assurance dont fait preuve Staline face à ses alliés occidentaux. Assurance d'autant plus grande que Roosevelt est malade (il meurt trois mois plus tard) et Churchill physiquement usé.
Les trois chefs alliés projettent de démilitariser l'Allemagne et de la découper en trois zones d'occupation (Churchill obtient après coup qu'une zone soit accordée à la France). Ils se proposent aussi de réunir une conférence internationale en vue de remplacer la défunte Société des Nations (SDN). Ce sera l'ONU.
Churchill plaide pour qu'en plus des Trois Grands (États-Unis, Royaume-Uni, URSS), la France et la Chine disposent aussi d'un siège permanent à la tête de la future institution.
Bien entendu, il n'est pas question de contester à l'URSS les territoires qu'elle a déjà annexés ou s'apprête à le faire. C'est ainsi qu'elle conserve les États baltes, la Moldavie, la Carélie, la Pologne orientale et même la Prusse orientale. En ce qui concerne les pays européens libérés de la tutelle nazie, les « Trois Grands » s'engagent à les laisser libres de choisir leur destin.
ontrairement à une légende postérieure, il n'a pas été question d'un « partage » de l'Europe au cours de la conférence de Yalta. Mais Roosevelt se laisse abuser par la bonhomie de Staline. Il ne lui faut que quelques semaines pour constater en Pologne et ailleurs le peu de crédit de ses promesses.
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4 février 1948 :
Indépendance de Ceylan.
Ceylan devient indépendante après 450 ans d'occupations diverses.
Rebaptisée Sri Lanka, l'île n'en finit pas de souffrir du contentieux ethnique légué par le colonisateur britannique, entre les Cinghalais et les descendants des Tamouls venus du sud de la péninsule indienne.
Les premiers Européens à prendre pied à Ceylan, en 1505, furent les Portugais, intéressés par la culture de la cannelle.
Incapables de s’implanter durablement à l’intérieur des terres, ils abandonnèrent l’île à leurs rivaux hollandais.
Le destin de l’île bascula à nouveau en 1796, lorsque les gouvernants des Provinces-Unies, réfugiés en Angleterre, la confièrent à leurs hôtes.
En 1815, les Britanniques s’assurèrent le contrôle complet de Ceylan, avec la défaite du royaume indigène qui dominait l’arrière-pays.
Les nouveaux maîtres du pays délaissent alors la culture de la cannelle pour celle du café puis du thé.
Pour pallier le manque de main-d’œuvre, ils firent venir d’Inde du Sud des travailleurs tamouls, de sorte qu'au moment de l’indépendance, 12 % de la population de l’île est tamoule et hindouiste alors que la plupart des autres habitants sont cinghalais et bouddhistes.
L’indépendance est accordée sans violence, mais la démocratie mise en place échoue à intégrer la minorité tamoule.
On assiste en parallèle à une montée du nationalisme cinghalais dès les années 1950, opposé aux élites anglophones et aux Tamouls.
La situation ne cesse de se détériorer jusqu’en 1972, quand éclate la guerre civile.
Elle oppose le « Mouvement des Tigres de libération de la patrie tamoule » (LTTE) soutenus par l’Inde, aux forces gouvernementales.
C’est aussi l’Inde qui sera à l’origine d’un accord de paix en 1987, rendu caduc par le refus tamoul de déposer les armes.
Après 2001, le LTTE, replié dans la forêt tropicale du nord-est, est désigné comme un groupe terroriste.
À ses actions meurtrières répondent les mesures brutales de l’armée sri-lankaise.
Coincées entre les deux protagonistes, les civils tamouls en sont les victimes.
Dans un déchaînement de violence, l’armée mène l’assaut final en 2009, mettant un terme à une guerre de 35 ans qui aura causé la mort de 70 000 personnes.
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3 février 1488 :
Bartolomeu Dias contourne l'Afrique.
Ayant fait escale avec ses deux caravelles à 370 km à l'est de la pointe de l'Afrique, le navigateur portugais ramène la preuve, en rentrant à Lisbonne auprès du roi Jean II, qu'il est possible de contourner le continent africain par le sud pour gagner l'océan Indien et l'Asie des épices.
. Pour le petit royaume du Portugal, c'est la promesse d'une gloire immense et de richesses infinies.
Pour l'Europe tout entière, c'est le début d'une expansion qui va la conduire en quatre siècles à dominer le monde.
L'exploit de Bartolomeu Dias de Novaes est le fruit d'un gigantesque effort collectif du Portugal, sous la conduite de l'infant Henri le Navigateur, qui rêvait de découvrir le royaume mythique du « prêtre Jean » (l'Éthiopie) et de conclure avec lui une alliance pour prendre en tenaille les Turcs ottomans.
Quand l'infant meurt en 1460, les navigateurs portugais n'ont pas encore dépassé le golfe de Guinée, en Afrique.
Ils reprennent leur progression sous le règne du roi Jean II.
En août 1487, Bartolomeu Dias quitte Lisbonne avec mission de poursuivre l'exploration de la côte africaine.
Ce capitaine émérite de 37 ans, inspecteur aux entrepôts royaux de Guinée à Lisbonne, part avec deux caravelles de 50 tonneaux et un navire ravitailleur, emmenant avec lui six Africains. Lors des escales ces Africains, vêtus à l'européenne, négocieront avec les indigènes des échanges commerciaux.
La flottille longe sagement le golfe de Guinée vers le sud et dépasse les derniers comptoirs portugais.
Le 25 décembre 1487, elle atteint le la baie d'Angra das Voltas, où est bâtie aujourd'hui la ville de Luderitz (Namibie), puis, laissant sur place le navire ravitailleur, trop lent, elle longe le littoral.
Survient une tempête d'une extrême violence.
Pendant treize jours, les deux caravelles dérivent vers le sud.
Une fois la tempête apaisée, Bartolomeu Dias tente pendant plusieurs jours de retrouver la côte en navigant vers l'est.
Il ne voit plus l'Afrique devant lui et comprend qu'il a dépassé la pointe du continent noir et qu'il a quitté l'océan Atlantique pour entrer à son insu dans l'océan Indien.
Il remonte vers le nord et retrouve la terre conformément à ses prévisions.
C'est ainsi qu'il fait escale le 3 février 1488 en un lieu qu'il appelle Baie de Saint Blaise, d'après le saint du jour, aussi appelée Angra dos Vaqueiros (baie des Vaches) en raison du grand nombre de bovins qui paissent dans les environs.
Ce lieu se dénomme aujourd'hui Mossel Bay.
Quelques contacts ont lieu avec les habitants, des pasteurs aborigènes du groupe khoisan.
Ils dégénèrent en affrontements.
Dias poursuit la remontée vers le nord en suivant la côte de l'océan Indien.
Mais arrivé à l'embouchure de l'actuelle Fish River l'équipage, épuisé, ne veut pas aller plus loin et Bartolomeu Dias se résigne à faire demi-tour.
Avant cela, il fait ériger une colonne de pierre pour témoigner de son passage et prendre possession du territoire.
Le monument a été retrouvé en 1938 et est conservé à l'Université du Witwatersrand (Afrique du Sud).
Sur le retour, il a l'amertume de constater que six des neuf hommes d'équipage du navire ravitailleur ont été massacrés par des Khoisan et il doit renoncer à ramener ce navire.
À Lisbonne, Bartolomeu Dias est néanmoins accueilli en triomphe.
Sur les quais du Tage, parmi les badauds qui l'acclament, figure un marin encore inconnu, un certain Christophe Colomb.
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2 février 1625 :
Naissance de la future New York.
Les Hollandais établissent un fortin sur l'île de Manhattan, à l'embouchure du fleuve Hudson, autour duquel s'installent trente familles de protestants flamands, français et surtout wallons, envoyées par la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales.
La petite colonie est baptisée La Nouvelle Amsterdam.
Le gouverneur, Peter Minuit, légalise l'occupation en remettant aux Indiens Algonkins des parages quelques perles de pacotille d'une valeur de 60 florins (l'équivalent de quelques poignées de dollars).
Les débuts sont difficiles, marqués par des guerres avec les Algonkins ,et épidémies de choléra.
En 1664, quatre navires anglais bloquent le port et le gouverneur Peter Stuyvesant se résout à céder la colonie au roi d'Angleterre.
La Nouvelle Amsterdam devient New York, en hommage au duc d'York, futur roi d'Angleterre sous le nom de Jacques II.
La ville connaît un rapide développement grâce au commerce des fourrures avec la région des Grands Lacs.
Quand éclate la guerre d'Indépendance, c'est déjà la principale ville d'Amérique du Nord avec 30 000 habitants.
La métropole compte 500 000 habitants en 1850 et trois millions à la fin du XIXe siècle. L'invention de l'ascenseur électrique suscite la construction des premiers gratte-ciel, posés sans façon sur le granit de Manhattan.
Les immigrants affluent d'Europe.
Au total, 16 millions transitent par Ellis Island, aujourd'hui transformée en musée.
En 1909, un guide qualifie New York de « Big Apple », surnom qui sera popularisé par les musiciens de jazz.
Aujourd'hui, New York est la plus grande métropole de la planète, grande sinon par le chiffre de sa population (7 millions d'habitants), du moins par son effervescence intellectuelle et par sa diversité, qui en fait un « melting-pot » de l'humanité entière.
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1er février 1944 :
Création des FFI.
Le Comité français de libération nationale, agissant sur ordre du général de Gaulle, regroupe sous le nom de Forces Françaises de l'Intérieur tous les mouvements de résistance qui combattent l'occupant allemand sur le sol national.
L'objectif est de coordonner leurs actions en vue du débarquement allié sur les côtes françaises, que chacun sait imminent.
Les principaux mouvements concernés sont l'Armée Secrète (AS), l’Organisation de Résistance de l’Armée (ORA) et les Francs-Tireurs et Partisans (FTP), à quoi s'ajoutent des groupes francs et maquis locaux.
L'Armée secrète, d'obédience gaulliste, rassemble depuis l'automne 1942 les mouvements de la zone Sud Combat, Libération-Sud et Franc-Tireur, sous l'autorité du général Charles Delestraint ; l’Organisation de Résistance de l’Armée, réputée proche du général Henri Giraud, rival malheureux du général de Gaulle, a été créée par le général Aubert Frère le 31 janvier 1943, après la dissolution de l'armée d'armistice, consécutive de l'invasion de la zone Sud et du débarquement allié en Afrique du Nord ; les Francs-Tireurs et Partisans, quant à eux, sont une émanation du Parti communiste français.
Les clivages politiques entre ces mouvements ne sont heureusement pas aussi tranchés qu'on pourrait le craindre et les passages de l'un à l'autre sont fréquents .
Les FFI, ainsi que les services secrets alliés agissant sur le sol français, sont placés en mars 1944 sous l'autorité du général Marie-Pierre Kœnig, héros de Bir-Hakeim.
Ils vont de fait apporter une contribution notable aux Anglo-Saxons après le Débarquement de Normandie, malgré un armement insuffisant.
Par la suite, 140 000 d'entre eux seront intégrés dans la 1ère Armée française du général de Lattre de Tassigny.
FAE
"Compositeur autrichien né le 31 janvier 1797 à Vienne, Franz Schubert demeure le maître incontesté du lied et une figure centrale du romantisme, ayant laissé une œuvre monumentale malgré sa disparition prématurée à l'âge de trente et un ans, qui continue de fasciner par son lyrisme mélancolique.
Franz Schubert manifeste un génie musical précoce au sein d'une famille de musiciens amateurs dirigée par son père, un instituteur rigoureux. À l'âge de onze ans, il intègre le chœur de la chapelle impériale de Vienne et devient l'élève d'Antonio Salieri, qui décèle immédiatement son talent exceptionnel pour la composition. Malgré la pression paternelle pour embrasser une carrière stable d'enseignant, il démissionne de son poste d'adjoint en 1818 pour se consacrer entièrement à la création. Il vit alors une existence de bohème, soutenu par un cercle d'amis fidèles — poètes, peintres et chanteurs — qui organisent en son honneur les célèbres "Schubertiades". Bien qu'il excelle dans la musique de chambre avec des chefs-d'œuvre comme le quintette La Truite, il peine à s'imposer sur la scène lyrique, ses opéras rencontrant peu de succès auprès du public viennois de l'époque.
La dernière décennie de sa vie est marquée par une productivité fiévreuse et l'ombre grandissante de la maladie. À partir de 1823, les premiers symptômes de la syphilis l'affaiblissent physiquement, mais sa créativité atteint des sommets de profondeur métaphysique avec des cycles comme Le Voyage d'hiver ou sa Symphonie n° 8, dite "Inachevée". En 1826, il achève son quatuor La Jeune Fille et la Mort, pièce emblématique de sa lutte intérieure. Son actualité posthume en 2025 et 2026 reste vive grâce au projet international "Schubert 200", qui commémore le bicentenaire de ses dernières années créatives par des enregistrements intégraux de ses lieder. Ce 31 janvier 2026, de nombreux hommages sont rendus à travers l'Europe, notamment à la Salle Cortot à Paris et au Theâtre Royal de Sydney, prouvant que sa musique, restée longtemps dans l'ombre de Beethoven, est aujourd'hui universellement reconnue comme un sommet de l'expression humaine."
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31 janvier 1977 :
Inauguration du Centre Pompidou par le président Giscard d'Estaing, en présence de Claude Pompidou, veuve du président Pompidou, à l'origine de ce projet.
Par sa conception architecturale novatrice, qui ont surpris une grande partie du public qui l'avait surnommé "la rafinerie de pétrole", et la réunion en un même lieu de différentes activités culturelles (bibliothèques, expositions temporaires, musée d'art moderne), il bouleverse l'image traditionnelle de la Culture.
En 1969 Georges Pompidou, élu président de la République, décida de construire un nouveau musée d'Art moderne et choisit le plateau Beaubourg comme le seul emplacement disponible, après la démolition de l'îlot insalubre no 1 (un des îlots urbains de Paris dont les conditions d'hygiène étaient jugées déplorables par l'administration, longtemps resté à l'état de parc de stationnement).
La décision de construire cet ensemble monumental consacré à l'art contemporain fut prise officiellement par le président de la République Georges Pompidou lors d'un conseil restreint tenu le 11 décembre 1969, sur la base d'un document rédigé par Sébastien Loste, alors chargé de mission à la Présidence de la République.
Le Conseil de Paris donna son accord le 23 décembre.
Le 26 août 1970 Robert Bordaz, conseiller d'État, fut nommé en conseil des ministres « délégué pour la réalisation du centre du plateau Beaubourg ».
Le 15 juillet 1971, le jury du concours international d'architecture, présidé par Jean Prouvé, décida de retenir, parmi les 681 projets présentés, celui des architectes Renzo Piano, Richard Rogers et Gianfranco Franchini.
Le statut définitif de la nouvelle institution fut fixé par la loi du 3 janvier 1975 portant création du centre national d'art et de culture Georges-Pompidou.
Entre-temps, le Premier ministre Jacques Chirac avait dû batailler ferme contre le nouveau président de la République, Valéry Giscard d'Estaing, qui envisageait d'arrêter le projet.
À sa demande, un conseil restreint tenu en août 1974 avait décidé la poursuite des travaux.
Des artistes de rue animent la place Georges-Pompidou qui fait face au musée.
Un bassin proche expose des fontaines constituées par des statues en mouvement de Tinguely (structures métalliques) et Niki de Saint Phalle (formes colorées).
En 2018 et 2019, des travaux importants seront menés sur l'édifice, principalement pour améliorer les isolations thermiques et agrandir les espaces d'accueil du public.
Durant les travaux, l'activité se poursuit, et le public sera réorienté vers des ascenseurs.
Le 26 janvier 2021, la ministre de la Culture Roselyne Bachelot a annoncé de grands travaux de restauration qui se tiendront de 2023 à 2027.
Le 10 mai 2023, la ministre de la Culture Rima Abdul Malak annonce une rénovation du centre Pompidou et sa fermeture de 2025 à 2030 pour travaux.
Le budget de cette opération est chiffré 262 millions d'euros.
En 2024, Nicolas Moreau et Hiroko Kusunoki, de l’agence Moreau Kusunoki, associés avec la Mexicaine Frida Escobedo sont sélectionnés pour réaliser le réaménagement de la majeure partie de l'établissement, lors d'un concours où Renzo Piano, coconcepteur du bâtiment, était membre du jury, pour un budget de 186 millions d’euros financés par le centre, notamment par l'intermédiaire d'une campagne de mécénat.
