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&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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20 avril 2026 09:13

20 avril 1828 :
René Caillié entre à Tombouctou.
Tombouctou, une cité sur les bords du Niger interdite aux chrétiens, était seulement connue d'après la description d'un voyageur du XVIe siècle, Léon l'Africain.
Fils d'un boulanger misérable des Deux-Sèvres, René Caillié a grandi en rêvant aux noms mystérieux inscrits sur les cartes d'Afrique.
Il se fait enrôler comme moussaillon sur une escadrille qui quitte Bordeaux pour le Sénégal le 27 avril 1816.
Elle compte cinq navires dont la frégate La Méduse, vouée à une tragique célébrité.
René Caillié arrive à Saint-Louis-du-Sénégal, où il apprend qu'une expédition anglaise est partie sur les traces d'un célèbre explorateur écossais, Mungo Park, disparu depuis plus de dix ans dans l'Afrique intérieure.
Démuni de tout, il tente de rejoindre l'expédition en question mais, trop épuisé, doit renoncer et retourne à Bordeaux.
En 1824, il revient au Sénégal pour réaliser son rêve de jeunesse.
Le gouverneur, le baron Roger, tente de le dissuader, lui faisant valoir qu'un grand nombre d'Européens ont déjà perdu la vie en tentant de rejoindre Tombouctou.
L'inconscient jeune homme ne veut rien entendre et s'obstine dans son rêve.
René Caillié rejoint un groupe de Maures et, en un an, apprend leurs coutumes ainsi que quelques rudiments de langue arabe, et il s'applique à déchiffrer le Coran.
Enfin, le 19 avril 1827, il quitte Saint-Louis avec une petite caravane, se faisant passer pour un enfant d'Alexandrie enlevé par les troupes de Bonaparte et désireux de revenir chez lui.
Un an après son départ du Sénégal, il a le bonheur de toucher au but.
Mais ce bonheur est immédiatement terni par la réalité car Caillié découvre une ville africaine assoupie entre le fleuve et le désert, mais aucune trace des richesses espérées ni d'une quelconque effervescence intellectuelle et religieuse.
Après deux semaines durant lesquelles il accumule des notes entre les pages de son Coran, René Caillié prend le chemin du retour avec une caravane d'esclaves qui remonte vers le Maroc, dans des conditions plus dures que jamais.
Le 5 décembre 1828 à Paris, en présence de l'illustre paléontologue Georges Cuvier, la Société de Géographie lui fait fête et lui remet la somme de 10.000 francs promise au premier Européen qui ramènerait une description de Tombouctou.
René Caillié publie son Journal d'un voyage à Tombouctou, et c'est aussitôt un grand succès de librairie.
L'explorateur peut désormais se reposer.
Il revient dans sa région natale où il meurt le 17 mai 1838, à 38 ans, marié et père de quatre enfants.

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19 avril 2026 11:13

C’est le plus grand soulèvement de Juifs contre les nazis et le premier à se dérouler dans une ville d’Europe occupée. Le 19 avril 1943, quelque 750 membres de la résistance juive décident de ralentir autant qu’ils le peuvent la progression, dans le ghetto de Varsovie, de 2 000 hommes en armes agissant pour le compte du IIIe Reich. Des SS, des policiers allemands et des membres ukrainiens et baltes des troupes auxiliaires venus "liquider" les survivants de ce quartier coupé du reste du monde. Soutenus par des chars d’assaut, des véhicules blindés et appuyés par l’aviation, les hommes d’Hitler pensent l’emporter rapidement. Mais les résistants – des femmes et des hommes armés de mitraillettes, de grenades ou de cocktails Molotov – leur tiendront tête pendant vingt-sept jours. Vingt-sept jours de combat au cours desquels ils ne se battent pas pour la victoire, mais pour leur dignité.

Dans le ghetto, en avril 1943, il ne reste plus que 55 000 à 57 000 Juifs : c’est sept fois moins que trois ans auparavant (soit près de 400 000 âmes) au moment de la fermeture de cette zone de Varsovie. La faim, les maladies, les violences et les déportations massives vers les camps de travail et d’extermination expliquent cette saignée démographique. Les derniers occupants du ghetto ne se font pas d”illusion : les nazis veulent leur mort, ils l’auront.

Mais parmi ces derniers occupants, les plus jeunes n’entendent pas se laisser prendre sans résistance. Ils ont entre 14 et 25 ans et l’avenir pour eux n’est même plus une option. Ce sont des enfants qui ont été battus par les SS parce qu’ils tentaient de voler des légumes pour nourrir leur famille. Ce sont des adolescents qui ont parfois assisté à des scènes de cannibalisme[1] """". Ce sont des jeunes gens qui, ayant grandi parmi les cadavres, n’ont pas peur de la mort. L’enfer, ils y vivent déjà.

Alors ce 19 avril 1943, quand les Allemands arrivent pour déporter les derniers habitants, quelques jeunes téméraires répondent à l’appel de Mordechaï Anilewicz, 24 ans, chef de l’Organisation juive de combat : "Nous nous battons, non pour la vie, mais pour le prix de la vie ; non pour éviter la mort, mais pour la manière de mourir."

La plus grande communauté juive d’Europe

Avant la Seconde Guerre mondiale, Varsovie était une ville d’environ 1,3 million d’habitants, dont presque 380 000 Juifs, soit près de 30 % de la population. La communauté juive de Pologne était la plus grande d’Europe et jouissait du statut de minorité nationale, c’est-à-dire que les Juifs se distinguaient des autres citoyens par leur langue, leur culture et leurs traditions. Les quelque 3,3 millions de Juifs du pays vivaient alors principalement dans les moyennes et les grandes villes. Ils parlaient polonais et yiddish, avaient leurs propres théâtres, leur littérature, leurs journaux, leurs écoles et même leurs partis politiques. Socialistes ou conservateurs religieux, ils étaient représentés au Sejm, le Parlement polonais.

En septembre 1939, quand Hitler envahit la Pologne, il fait voler ce monde en éclats. À la fin de 1939, la Pologne est partagée entre l’URSS et l’Allemagne nazie, en vertu du pacte germano-soviétique Molotov-Robentrop. Varsovie se retrouve dans la partie nazie.

L’insurrection du 19 avril 1943

La veille de la Pâque juive, le 19 avril 1943, le SS Jürgen Stroop, lance ce qu’il appelle dans ses rapports une "action de nettoyage massive". Un assassinat de masse. Ce jour-là, dans le camp adverse, la résistance est féroce. "Toujours de nouveaux groupes de combat, composés de 20, 30 ou plus, garçons juifs de 18 à 25 ans, accompagnés d’autant de femmes, alimentaient la résistance. Ces groupes de combat avaient la consigne de résister par les armes jusqu’au dernier homme et, le cas échéant, d’échapper à la capture en se suicidant", écrit-il. Ces combattants juifs sont soutenus par des "bandits polonais" (nommés ainsi par Stroop), qui sont des résistants anti-nazis non Juifs. Les Allemands sont harcelés par les combattants juifs, armés chacun d’un revolver et de 4 à 5 grenades à main et qui connaissent mieux le terrain. Pendant vingt-sept jours, l’une des plus puissantes armées du monde est mise en difficulté par des soldats irréguliers mal équipés.

Mais l’issue est sans espoir. Himmler, le maître d’œuvre de la Shoah, est déterminé à détruire le ghetto. Dans un de ses impeccables rapports envoyés à Berlin, le SS Stroop écrit : "La résistance fournie par les Juifs et les bandits ne put être brisée que grâce à l’action infatigable, de jour et de nuit, des troupes de choc."

Le 8 mai, le chef charismatique de l’Organisation juive de combat, Mordechaï Anilewicz, est tué. Et le 16 mai 1943, la révolte est réduite à néant. La zone du ghetto est en ruine.

Quel impact cette première résistance juive d’ampleur aura-t-elle sur les Alliés ? Très limité hélas. À Londres, le Conseil national du gouvernement polonais en exil tentera bien d’éveiller les consciences des décideurs occidentaux : il ne récoltera que de l’indifférence. Le 12 mai 1943, un membre de ce gouvernement en exil, Samuel Zygelbojm, se suicide pour marquer son indignation. Il avait rédigé quelques jours auparavant le message suivant : "La responsabilité du crime d’extermination totale des populations juives de Pologne incombe en premier lieu aux fauteurs du massacre, mais elle pèse indirectement sur l’humanité entière, sur les peuples et les gouvernements des nations alliées qui n’ont, jusqu’ici, entrepris aucune action concrète pour arrêter ce crime... Par ma mort, je voudrais, pour la dernière fois, protester contre la passivité d’un monde qui assiste à l’extermination du peuple juif et l’admet."
(LUMNI)

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19 avril 2026 09:04

19 avril 1956 :
Mariage du Prince Rainier de Monaco avec Grace Kelly.
La survie de la Principauté de Monaco dépend de ce mariage, car une convention franco-monégasque datant de 1918 précise que la Principauté deviendrait un État sous protectorat français si le souverain disparaissait sans descendance directe ou adoptive.
Depuis le début de la décennie, Rainier a une obsession : remplir les caisses de la Principauté, les comptes étant dans le rouge au sortir de la guerre.
Aussi, avec l'aide de l'armateur grec Aristote Onassis, le prince a-t-il eu la riche idée de créer et développer la Société des bains de mer, temple du jeu et de l'hôtellerie de luxe, principale ressource économique du pays.
Maintenant, l'heure est venue pour lui de se marier et d'assurer la pérennité de son œuvre.
Son confesseur, le révérend américain J. Francis Tucker, le convainc de recevoir une vedette hollywoodienne déjà élevée au rang de star et oscarisée pour son rôle dans Une fille de province qui, précisément, se trouve à Cannes, pour le Festival.
Elle doit en profiter pour tourner quelques scènes du nouveau film d'Alfred Hitchcock, La Main au collet.
Pour assurer la promotion de la belle Américaine, née dans une riche famille de Philadelphie, on a imaginé une séance photos avec Rainier, en son palais.
Mais le prince est en retard, et Grace s'impatiente dans la salle du trône.
Le Prince finit par apparaître et, confus, propose à son invitée de faire le tour du propriétaire et de saluer les pensionnaires de son zoo privé.
Le prince annonce officiellement les fiançailles le 5 janvier 1956, et le mariage est fixé au 19 avril. Elle a 26 ans et lui 33.
Ce mariage semble sortir le Rocher de sa léthargie comme d'un coup de baguette magique.
Une quarantaine de diplomates sont présents et la France a dépêché l'un de ses jeunes espoirs de la politique, François Mitterrand.
Les magazines du monde entier ont envoyé des meutes de reporters.
Onassis, le roi Farouk, le prince Aga Khan et Ava Gardner, éblouissante et solitaire, figurent parmi les 750 invités qui se pressent d'abord dans la salle du trône, pour le mariage civil, puis sous les voûtes de la cathédrale de Monaco avant d'envahir les jardins du palais. .
Grace Kelly, bientôt Altesse Sérénissime, plus belle que jamais dans sa robe de tulle de soie garnie de dentelle et de milliers de petites perles, avance vers le chœur au bras de son père.
La cérémonie fait l'objet d'une retransmission en direct grâce à l'Eurovision.
Trente millions de spectateurs peuvent ainsi assister à l'événement.
Grace donnera naissance à trois enfants avant de disparaître tragiquement d'un accident de voiture en 1982, laissant derrière elle une légende où le glamour accompagne la tragédie.
Rainier s'éteindra en 2005, à 82 ans, laissant le trône à son fils Albert.

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FAE

18 avril 2026 19:45

Bonsoir à tous ! 😃
Un grand merci à Misterprof, si fidèle à ce sujet et toujours intéressant dans ses choix !
BRAVO !

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18 avril 2026 12:04

18 avril 1906 : San Francisco en ruines
Le 18 avril 1906, la ville de San Francisco, en Californie centrale, est détruite par un tremblement de terre. Plusieurs secousses de magnitude 8,5 sur l'échelle de Richter soulèvent le sol à plusieurs reprises. Le séisme entraîne près de 700 morts et la destruction totale de la ville...
La fin de la cité de l'or
Des immeubles s'effondrent. Mais le pire reste à venir. La rupture des canalisations de gaz provoque un gigantesque incendie dans le centre. 25 000 immeubles prennent feu.

Incendies et pillages réduisent en quelques heures à néant le quartier commercial de la prestigieuse cité née de la ruée vers l'or. On compte officiellement 452 morts mais la réalité est sans doute plus proche de 700, ainsi que 250 000 sans-abri.

Le séisme se traduit par un élargissement considérable de la faille de San Andreas, un phénomène géologique qui tend à détacher la Californie du continent américain.

Aujourd'hui, la Californie, qui s'inscrit en effet dans la « ceinture de feu » du Pacifique, attend avec résignation un nouveau séisme de grande ampleur.

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18 avril 2026 12:00

C'est arrivé un 18 avril .........8 avril 1904 : Jean Jaurès fonde L'Humanité
Le 18 avril 1904, le leader socialiste Jean Jaurès fonde son propre journal, L'Humanité, et s'attire rapidement un grand succès grâce à ses talents journalistiques.

Tiré à 140.000 exemplaires, le nouveau quotidien ne tarde pas à réunir d'illustres signatures comme Léon Blum, Anatole France, Aristide Briand, Jules Renard, Octave Mirbeau, Tristan Bernard, Henri de Jouvenel...

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FAE

18 avril 2026 09:08

Bonjour à tous ! 😃
Merci Misterprof !
Tristes souvenirs . . .

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18 avril 2026 08:40

18 avril 1943 :
Mort de l'amiral Yamamoto.
Un bombardier japonais en route vers les îles Salomon est abattu par la chasse américaine avec à son bord l'amiral Isoroku Yamamoto, le maître d’œuvre de l'attaque sur Pearl Harbor à qui les Américains vouaient une haine inexpiable.
C'est pourquoi l'amiral Nimitz, commandant en chef de la flotte du Pacifique, n'eut pas de scrupule à ordonner son élimination quand il eut vent de sa présence à bord de l'avion, sans prendre la peine d'en référer au gouvernement.
De façon significative, il baptisa l'attaque Operation Vengeance, mais celle-ci n'en restait pas moins conforme aux codes de la guerre car elle visait un ennemi en uniforme voyageant dans un avion de guerre.
C'est en déchiffrant des messages radio que les Américains ont été informés de ce que l'amiral japonais se rendait en inspection sur les bases navales de l'île de Bougainville.
Ils envoyèrent pas moins de 18 avions Loockheed à ses trousses à partir de la base américaine de Guadalcanal, à 400 miles de là.
En volant à haute altitude pour ne pas être détectés, ils croisent enfin la route de l'escadrille japonaise, constituée de deux bombardiers et de quelques avions d'escorte.
L'un des bombardiers, touché par les Américains, s'écrase dans la jungle.
Il s'avère que c'est celui qui transportait Yamamoto, lequel recevra plus tard des funérailles nationales.
L'autre bombardier, également touché, s'écrase dans la mer.
Il transportait l'amiral Ugaki, adjoint de Yamamoto, qui va survivre à l'épreuve (il se suicidera après la capitulation de son pays).
Cette affaire illustre parmi bien d'autres l'importance des services secrets pendant la Seconde Guerre mondiale.

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FAE

17 avril 2026 06:22

Bonjour et bonne fin de semaine à tous ! 😃
Merci Misterprof !

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17 avril 2026 05:52

17 avril 1961 :
Débarquement dans la Baie des Cochons.
Une poignée d'opposants à Fidel Castro débarque dans la Baie des Cochons, à l'ouest de l'île de Cuba.
Armés par la CIA, ils se donnent pour objectif de renverser le régime castriste, quelques mois après que celui-ci se soit rangé dans le camp soviétique.
Mais les partisans de Castro, qui ont été informés du débarquement, accueillent celui-ci avec des armes lourdes.
La tentative échoue piteusement et les assaillants se font tuer sur la plage, sous la clarté de la pleine lune.
C'est un immense succès pour Fidel Castro, qui se présente devant le tiers monde comme le meilleur opposant à l'impérialisme américain.
Le président Kennedy, entré en fonction quatre mois plus tôt, s'en veut d'avoir été mal conseillé par les militaires et la CIA.
Mais, contre toute attente, il fait publiquement amende honorable et assume à la radio la pleine responsabilité de l'échec.
Les Américains lui en manifestent de la reconnaissance et le portent à la Présidence aux élections de 1960.
Pourtant certains américains, farouchement anti - communistes, lui reprochent cette prise de position et c'est un des motifs supposés de son assassinat à Dallas (Texas) le 22 novembre 1963.

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16 avril 2026 06:12

Bonjour à tous ! 😃
Merci les amis.

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16 avril 2026 05:45

16 avril 1917 :
Offensive du Chemin des Dames.
L'armée française lance une grande offensive en Picardie, sur le Chemin des Dames.
Mal préparée, mal engagée, elle va entraîner un profond ressentiment chez les soldats avec une reprise en main des questions militaires par le gouvernement.
L'échec de l'offensive est consommé en 24 heures malgré l'engagement des premiers chars d'assaut française.
On n'avance que de 500 mètres au lieu des 10 kilomètres prévus, et ce au prix de pertes énormes : 30 000 morts en dix jours.
Le général Robert Nivelle, qui a remplacé le général Joseph Joffre à la tête des armées françaises le 12 décembre 1916, en est tenu pour responsable.
Lors de la conférence interalliée de Chantilly, le 16 novembre 1916, il assurait à tout un chacun que cette offensive serait l'occasion de la « rupture » décisive tant attendue grâce à une préparation massive de l'artillerie qui dévasterait les tranchées ennemies en profondeur.
Mais le lieu choisi, non loin de l'endroit où s'était déroulée la bataille de la Somme de l'année précédente, n'est pas le moins du monde propice à la progression des troupes, avec ses trous d'obus et ses chemins défoncés.
Qui plus est, avant l'attaque, les Allemands ont abandonné leurs premières tranchées et construit un nouveau réseau enterré à l'arrière, plus court, de façon à faire l'économie d'un maximum de troupes : la ligne Hindenburg.
Une offensive parallèle est menée par les Anglo-Canadiens au nord de la Somme, près d'Arras et de la crête de Vimy.
Plus chanceux que leurs alliés, ils avancent dès le premier jour d'un à cinq kilomètres, les Allemands ayant allégé leur dispositif pour concentrer leurs efforts sur le Chemin des Dames.
Après l'attaque du Chemin des Dames, au cours de laquelle sont morts pour rien 29 000 soldats français, la désillusion est immense chez les poilus qui ne supportent plus les sacrifices inutiles et les mensonges de l'état-major.
Des mutineries éclatent çà et là, ou plutôt des explosions de colère sans conséquence pratique (aucun soldat n'a braqué son arme sur un gradé ; aucune compagnie n'a déserté).
Elles surviennent à l'arrière, dans les troupes au repos qui, après s'être battues avec courage mais inutilement, apprennent que leurs supérieurs veulent les renvoyer au front sans plus d'utilité.
Le général Nivelle, qui n'a pas tenu sa promesse d'arrêter les frais au bout de 48 heures, est limogé le 15 mai 1917 et remplacé par le général Pétain, auréolé par ses succès de l'année précédente à Verdun.
Il s'en faut de beaucoup que ce changement ramène la discipline dans les rangs et les mutineries se reproduisent en assez grand nombre jusqu'à la fin du printemps.
Le nouveau commandant en chef s'applique en premier lieu à redresser le moral des troupes.
Il sanctionne avec modération les faits d'indiscipline collective, limitant à quelques dizaines le nombre d'exécutions.
Les autres condamnés voient leur peine commuée en travaux forcés, échappant du même coup à la guerre.
Les mutineries du printemps 1917 sont passées pratiquement inaperçues des contemporains et n'ont suscité l'intérêt des historiens qu'à partir des années 1930.

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15 avril 2026 11:01

Le naufrage du Titanic a mis fin à la traversée inaugurale du RMS Titanic, paquebot qui devait relier Southampton à New York. Il se déroule dans la nuit du 14 au 15 avril 1912 dans l'océan Atlantique Nord au large de Terre-Neuve. Le navire heurte un iceberg sur tribord le dimanche 14 avril 1912 à 23 h 40 et coule en moins de trois heures, à 2 h 20. Entre 1 490 et 1 520 personnes périssent, ce qui fait de ce naufrage l'une des plus grandes catastrophes maritimes en temps de paix et la plus meurtrière pour l'époque. De nombreuses personnalités périssent durant le naufrage, parmi lesquelles les milliardaires Benjamin Guggenheim et John Jacob Astor. Il est difficile de savoir précisément combien de personnes périrent, notamment du fait que le contrôle des billets n'était pas aussi fiable qu'aujourd'hui, et qu'il est possible que certains passagers ne soient pas montés au dernier moment sur le paquebot. Le nombre le plus probable de victimes serait 1 496 morts[1].

Le Titanic est un paquebot transatlantique britannique de la compagnie britannique White Star Line, construit à l'initiative de Bruce Ismay, et conçu par l'architecte Thomas Andrews au sein des chantiers navals de Harland & Wolff d'Irlande du Nord. Sa construction débute en 1909 à Belfast et se termine en 1912. C'est le plus luxueux et le plus grand paquebot jamais construit au moment de son lancement. Sa construction fait suite à celle d'un navire quasiment identique, l'Olympic. En effet, le Titanic fait partie d'un trio de Sister-ships : l'Olympic, lancé en 1910 et premier navire de la classe éponyme, le Titanic, et enfin le Britannic, qui n'aura jamais l'occasion de naviguer sous pavillon commercial puisqu'il est réquisitionné en navire-hôpital pendant la Première Guerre mondiale, puis coulé au large des côtes grecques. Le Titanic est pourvu de seize compartiments étanches servant à protéger le navire d'avaries importantes. Les médias lui donnent ainsi une image de navire fiable, même si, contrairement à la légende diffusée après le naufrage, il n'a jamais été considéré comme insubmersible par ses constructeurs[Note 1],[2],[3].

Le naufrage a été un choc dans le monde entier, notamment à New York et en Angleterre. Il s'agit d'une des premières nouvelles ayant une portée internationale, et à cause du flou autour de la catastrophe avant l'arrivée du RMS Carpathia à New York, d'un des premiers cas de fake news à grande échelle. Après le naufrage, deux commissions d'enquête (une commission américaine et une anglaise, le navire battant pavillon britannique mais embarquant bon nombre d'Américains) ont été menées, et leurs conclusions ont servi à améliorer la sécurité maritime, notamment grâce à de nouvelles réglementations et à la création de la patrouille internationale des glaces. Plusieurs facteurs se conjuguent pour expliquer à la fois le naufrage et le nombre élevé des passagers à ne pas y avoir survécu. Le navire ne disposait pas de canots de sauvetage en nombre suffisant, les passagers ont cru un long moment durant le naufrage que le Titanic ne coulerait pas, et l'équipage n'avait jamais été entraîné à gérer ce type d'événement. De ce fait, l'évacuation des passagers a été organisée de manière peu optimale et les canots ont été sous-chargés. Les agissements du capitaine Edward Smith ont également été dénoncés, notamment pour avoir maintenu le paquebot à une vitesse trop élevée malgré des avertissements sur la présence d'icebergs[Note 2],[4], ainsi que pour son manque d'entraînement dans les jours précédant la traversée[5]. Les circonstances météorologiques et climatiques ont également joué un rôle déterminant.

Signalement d'icebergs
L'un des icebergs soupçonnés d'être celui qui a été heurté par le Titanic[F 1].

Les premiers jours sont sous le signe de l'euphorie. Rarement un bateau a proposé autant de divertissements, et les routines se mettent en place. L'insouciance se répand parmi les passagers, et la vigilance baisse[12]. Néanmoins, ce n'est pas le cas pour tous : ainsi, pour les deux opérateurs, la nuit du 12 avril est passée à réparer la radio, celle-ci étant tombée en panne ; et un incendie se déclare avant même le départ dans une des soutes à charbon, qui est éteint dans les premiers jours de traversée[5].

Le 14 avril, alors que le Titanic a déjà parcouru 1 451 milles (2 687 kilomètres), le Caronia signale, vers 9 h 0, des glaces à 42° N, 49° O jusqu'à 51° O[13]. En début d'après-midi, trois navires, le Baltic, l'Amerika et le Noordam, signalent des glaces à peu près au même endroit[14]. En soirée, un cinquième navire, le Californian, envoie le même message[15], dont le commandant ne tient pas compte. À 19 h 30, le paquebot reçoit trois nouveaux messages du Californian lui signalant de grands icebergs[15]. À 21 h 40, alors que la température n'est plus que de quelques degrés centigrades, le Mesaba envoie lui aussi un signalement de glaces, lequel n'est pas remis aux veilleurs du nid-de-pie[14]. À 22 h, les deux veilleurs de quart sont remplacés par Frederick Fleet et Reginald Lee. Ils ne sont pas équipés de jumelles, la clef de la boite contenant celles-ci n'ayant pas été transmise. Bien que selon Fleet, des jumelles auraient permis de mieux distinguer l'iceberg, les experts en sont moins certains. En effet, les conditions météorologiques la nuit du 14 avril 1912 étaient exceptionnelles, ne permettant pas de distinguer le moindre objet au loin du fait de l'absence de vagues (et donc de remous autour des icebergs) et la présence de potentiels mirages[16]. La température extérieure devient nulle ainsi que celle de l'eau une demi-heure plus tard. À 22 h 55, Cyril Evans, l'opérateur radio du Californian, alors pris dans la glace à 20 milles au nord du Titanic, envoie un message à tous les navires alentour. Sur le Titanic, il est intercepté par l'opérateur radio Jack Phillips qui répond « Dégagez ! Taisez-vous ! Taisez-vous ! Je suis en communication avec Cap Race ! »[17]. « Shut up » était une formule courante parmi les opérateurs radio pour demander poliment aux autres de « garder la ligne libre »[18]. Evans entend le Titanic pour la dernière fois à 23 h 25 qui communiquait avec Cap Race (Terre-Neuve). Il éteint la radio à 23 h 35. Bien qu'étant le seul télégraphiste à bord, il n'avait pas obligation de rester en veille en permanence[19]

23 h 40 : collision
Illustration montrant l'hypothèse selon laquelle l'iceberg découpa une balafre dans la coque, hypothèse contredite avec la découverte de l'épave en 1985.

La nuit du 14 avril 1912 est particulièrement calme sur l'Atlantique Nord. C'est une nuit sans lune, l'obscurité est totale et la mer est d'huile. Il n'est pas aisé d'avoir la moindre visibilité à plus de quelques dizaines de mètres devant le navire. Les remous sur les icebergs, qui permettent habituellement de les distinguer, n'ont pas lieu ce soir-là[16].

À 23 h 40, par 41°46' N et 50°14' O[20], alors que le Titanic avance à 22,5 nœuds (41,7 km/h)[21], le veilleur Frederick Fleet aperçoit un iceberg droit devant à moins de cinq cents mètres et s'élevant à environ trente mètres[22] au-dessus du niveau de l'eau. Il sonne la cloche trois fois[Note 3] et téléphone immédiatement à la passerelle[F 2]. Le 6e officier James Paul Moody reçoit l'appel et transmet immédiatement le message au 1er officier William Murdoch, alors de quart. Celui-ci essaie de faire virer le navire vers bâbord (à gauche) et donne donc l'ordre de mettre la barre à droite : « Hard a'starboard »[F 2],[Note 4]. Cependant, il existe un débat quant aux ordres exacts qui ont été donnés aux mécaniciens. Selon l'officier Joseph Boxhall, Murdoch a ordonné de mettre immédiatement les machines en « arrière toute » (« Full astern »)[F 2], mais selon d'autres témoignages, Murdoch a fait stopper les machines. Le chef de chauffe Frederick Barrett déclare quant à lui que le transmetteur d'ordres indiquait « Stop »[23]. Le personnel de la salle des machines témoigne également unanimement dans ce sens[24].

37 secondes plus tard, le navire vire, mais heurte l'iceberg par tribord[21]. Le choc fait alors sauter les rivets et ouvre ainsi une voie d'eau dans la coque sous la ligne de flottaison[21]. Un important bloc de glace tombe également sur le pont[25]. Les portes étanches sont alors immédiatement fermées par Murdoch afin d'éviter un envahissement plus important. Mais l'eau commence à remplir les cinq premiers compartiments du bateau[F 3]. Or, le Titanic ne peut flotter qu'avec au maximum quatre de ses compartiments avant remplis d'eau[F 4]. De plus, les cloisons ne couvrent pas toute la hauteur du navire. Ainsi, une fois pleins, les premiers compartiments vont se déverser dans les suivants, notamment par Scotland Road, coursive parcourant le navire sur presque toute sa longueur du pont E, juste au-dessus des cloisons étanches. L'étrave commence dès lors à s'enfoncer (le navire prend une assiette négative). À 23 h 50, l'avant du bâtiment s'est déjà enfoncé de 4 mètres sous la mer. Les cinq premiers compartiments étanches commencent à être inondés, ainsi que la chaufferie no 5[

00h00 : organisation
Illustration, du National Maritime Museum.

À 0 h 5, le commandant fait rassembler l'équipage et enlever les tauds (toiles de protection) des embarcations[F 10]. Pendant ce temps, en première classe, seuls quelques passagers se sont rendu compte que le navire avait stoppé ses machines. Les stewards passent alors dans les cabines pour inviter les passagers à mettre des vêtements chauds et un gilet de sauvetage, puis leur demandent de se rendre sur le pont des embarcations. Beaucoup sont réticents à enfiler les gilets[26]. Afin de rassurer les passagers, l'équipage leur assure qu'il s'agit d'un « exercice ». Seuls quelques passagers se dirigent vers le pont des embarcations pour monter dans un canot ; la majorité ne s'inquiète pas, et reste un long moment à l'intérieur du navire[F 11].

L'évacuation des passagers dans les canots de sauvetage est organisée de la façon suivante : le 1er officier William Murdoch est chargé de tous les canots situés à tribord (c'est-à-dire tous les canots portant un numéro impair en plus des canots A et C) et le 2e officier Charles Lightoller est chargé de tous les canots situés à bâbord (tous les canots portant un numéro pair en plus des canots B et D)[F 12].

Pour assurer la bonne organisation de l'évacuation, il est crucial de maintenir l'énergie électrique du navire le plus longtemps possible. Cependant, l'eau froide s'introduisant dans le navire risque de faire exploser les chaudières à cause du choc de température. Les chauffeurs sont donc mobilisés pour évacuer les vapeurs d'eau contenues dans les chaudières[F 13]. La vapeur purgée par les cheminées du Titanic crée un bruit assourdissant sur le pont des embarcations, empêchant Murdoch et Lightoller de facilement communiquer avec les passagers, et gênant les opérateurs radio pour émettre les messages de détresse. Les officiers occupés à préparer les canots sont alors obligés de hurler ou de communiquer par signes[F 14]. Les bruits diminuent ensuite progressivement, jusqu'à cesser vers 0 h 40.

0 h 25 : lent début d'évacuation

À 0 h 25, l'ordre est donné de faire monter les femmes et les enfants en premier dans les canots de sauvetage[F 15]. Au même moment, l'orchestre se met à jouer du ragtime[26] à l'avant du pont des embarcations sur ordre du commandant Smith qui veut ainsi éviter tout début de panique[F 16]. Malgré cela, l'évacuation est très lente, la majorité des passagers refusant d'embarquer, car ne croyant pas à l'imminence du naufrage[F 17]. Il y a vingt canots de sauvetage à bord du Titanic, pour une capacité totale de 1 178 personnes (rappelons que 2 200 personnes sont à bord, et que la capacité maximale du navire était de 3 300 personnes). Les canots numérotés 1 et 2 peuvent contenir 40 personnes, et ceux numérotés de 3 à 16 ont une capacité de 65 personnes. Le navire possède également quatre canots repliables (collapsible) identifiés par des lettres (A, B, C, D) et pouvant contenir 47 personnes[F 18]. Les collapsible A et B se trouvent au dessus du quartier des officiers, sur le pont B, et devront donc être descendus, non sans mal[34].

Pendant le naufrage, le capitaine Smith attribue la gestion de l'évacuation à Portside (bâbord) à Charles Lightoller, et à Starboard (tribord) à William Murdoch. Concernant les premiers canots, les officiers à bâbord y font monter uniquement femmes et enfants, Lightoller insistant pour respecter cette règle à la lettre. Le naufrage de La Bourgogne n'a alors que 14 ans et demeure dans encore toutes les mémoires.

À tribord, Murdoch fait charger chaque canot d'abord par des femmes et enfants, puis les fait compléter par des hommes lorsqu'il n'y a plus personne aux alentours[35]. Les 1res classes sont avantagées pour obtenir une place dans ces premiers canots, étant donné la proximité de leur cabine avec les ponts A et B, et la meilleure assistance dont ils bénéficient pour rejoindre les canots, ainsi que les deuxièmes classes dans une moindre mesure. En effet, en première classe, un steward était attribué pour quelques cabines, parfois même un par cabine pour les plus fastueuses. Les passagers eurent donc de l'aide pour s'habiller et s'orienter dans le navire[5].

Les troisièmes classes demeurent dans les ponts les plus proches de l'eau, et ont donc beaucoup plus de couloirs et escaliers à emprunter avant d'accéder aux ponts extérieurs. Ils restent malheureusement piégés dans les nombreuses coursives du navire, et parviennent difficilement à s'extirper[5]. Plusieurs convois de matelots sont envoyés et descendent chercher des groupes de passagers, mais certains ne remonteront jamais.

Chiffres

Le naufrage du Titanic, ayant eu lieu du 14 au 15 avril 1912, a fait environ 1 500 morts, les chiffres variant entre 1 491[51][réf. incomplète] et 1 513[27],[52],[22] tués. On compte donc environ sept cents rescapés[22]. Les membres d'équipage sont les plus touchés puisque 76 % d'entre eux sont morts. Également 75 % des passagers de troisième classe ont trouvé la mort[B 9], ceci étant dû à plusieurs facteurs : d'abord, les cabines de troisième classe sont situées très loin du pont des embarcations, et ce dernier est plus difficile d'accès car, contrairement aux passagers des autres classes, il n'existe pas d'accès direct au pont pour ceux de la dernière classe[Note 6]. Ensuite, les passagers de troisième classe sont en grande majorité des immigrants, dont beaucoup ne parlent pas l'anglais : il est difficile pour eux de s'orienter correctement dans le navire. Enfin, certains témoignages font état de membres d'équipage empêchant les passagers de troisième classe d'accéder aux ponts supérieurs[53],[54]. Les passagers de deuxième classe ont été victimes du naufrage pour 59 % d'entre eux : la grande majorité des femmes en deuxième classe est rescapée, alors que les hommes sont encore plus touchés que ceux en troisième classe. Quant aux passagers de première classe, 60 % figurent au nombre des rescapés : la quasi-totalité des femmes en première classe a survécu, et un tiers des hommes, ce qui est largement supérieur aux autres classes[B 9]. Ce dernier fait est dû au choix du 1er officier William Murdoch qui accepte que de nombreux hommes montent dans les premiers canots[F 20] ; or, à ce moment-là, les seuls passagers présents sur le pont des embarcations sont ceux de première classe.

D'une façon plus générale, la principale différence se situe entre les hommes et les femmes. Seules 25,65 % des femmes sont mortes durant le naufrage contre 79,72 % des passagers masculins. Cependant, près de la moitié des rescapés sont des hommes (47,6 %). Les enfants sont davantage victimes que les femmes, 53 des 109 enfants à bord étant morts[B 9]. Les enfants de deuxième classe sont tous rescapés. Le seul enfant mort en première classe est Loraine Allison, une fillette canadienne âgée de 3 ans[A 14]. Au contraire, la grande majorité des enfants (de moins de 12 ans[55]) de troisième classe a été victime du naufrage (65,82 %)[B 9]. Certaines familles sont totalement anéanties, notamment la plus nombreuse à bord, composée de onze membres, un couple et leurs neuf enfants âgés de 4 à 20 ans.

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FAE

15 avril 2026 09:04

Bonjour à tous ! 😃
Un grand merci pour ces pages d'histoires si détaillées !

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Misterprof-

15 avril 2026 08:41

15 avril 1842 :
Un drapeau pour la jeune Irlande.
Une poignée d'Irlandais romantiques, tant catholiques que protestants, s'unissent en vue de s'émanciper de la tutelle anglaise, au besoin par la violence.
Ils revivifient et exaltent la culture gaélique et le souvenir des Saints et des Héros.
Ces « Jeunes Irlandais » se dotent alors d'un drapeau tricolore : vert pour représenter les catholiques, orange pour représenter les protestants et blanc pour signifier l'espoir d'une trêve permanente entre les deux communautés.
Déjà, dans la seconde moitié du XVIe siècle, plusieurs révoltes ont éclaté, en partie contre la constitution de l'Église anglicane en religion officielle en 1560, soutenues par les « Vieux Anglais » et les « Vieux Écossais », descendants de colons du XIIe et XIIIe siècles, fidèles au catholicisme. Malgré le soutien de Rome, les différentes rébellions échouent.
Les terres de leurs chefs sont confisquées, relançant ainsi la politique de Plantation (colonies de peuplement, constituées par les terres qui ont été confisquées).
Les nouveaux colons (les « Nouveaux Anglais », anglicans, et les « Nouveaux Écossais », presbytériens) s'installent en particulier dans la province du Nord-Est, l'Ulster.
La conquête cromwellienne de l'Irlande puis la victoire du prétendant protestant au trône d'Angleterre Guillaume d'Orange sur son concurrent catholique Jacques II confirment cette implantation britannique.
Entre 1695 et 1727 sont promulguées les « Lois pénales », un ensemble de discriminations économiques, sociales et politiques vis-à-vis des catholiques.
Une persécution religieuse, certes modérée, touche catholiques et English Dissenters (protestants anglais qui firent sécession de l'Église d'Angleterre du XVIe au XVIIIe siècle).
Le clergé catholique organise toutefois un culte clandestin.
Le gouvernement britannique limite à la fin du XVIIe siècle les possibilités de développement économique et commercial de l'île.
Au sein de l'élite coloniale protestante, peu à peu éloignée du pouvoir politique et religieux, naît un premier nationalisme irlandais.
En 1759, Henry Flood crée le Parti patriotique irlandais.
À la fin du XVIIIe siècle, la situation économique des Irlandais, en particulier celle des catholiques, s'améliore, et, en 1783, le Parlement d'Irlande obtient une plus grande autonomie. La Révolution française inspire certains nationalistes, tel Wolfe Tone qui crée en 1791 la Society of the United Irishmen.
Créé en 1795, l'Ordre d'Orange regroupe les protestants loyaux à la couronne britannique.
Tandis qu'en Ulster, paysans catholiques et protestants s'affrontent au sein de sociétés secrètes, une rébellion éclate en mai 1798, menée par la Société des Irlandais unis.
Elle échoue par faute d'alliance réelle entre nationalistes catholiques et protestants.
Rejeté un an avant, les Acts of Union, mettant fin à la relative autonomie de l'Irlande, sont adoptés le 7 juin 1800.
Lorsque l'Irlande est intégrée au Royaume-Uni, plus de 90 % des terres sont possédées par les colons britanniques protestants.
L'avocat catholique Daniel O'Connell obtient, en avril 1829, la fin de nombreuses discriminations contre les catholiques.
Pacifiste, il durcit pourtant ses positions en fondant onze ans plus tard la Loyal National Repeal Association.
Le soutien des masses catholiques à son action transforme le paysage du nationalisme irlandais auparavant majoritairement protestant.
Les anglicans et les presbytériens, au contraire, se rapprochent de la Couronne.
Des organisations républicaines comme Young Ireland tentent néanmoins de rapprocher les deux communautés autour d'idées indépendantistes.
Certaines se laissent tenter, sans succès, par la lutte armée.
Le problème agraire qui suit la Grande famine de 1845-1849 et la diffusion des idées séparatistes et républicaines agitent l'Irlande dans la seconde partie du XIXe siècle, tandis que des organisations secrètes, comme l'Irish Republican Brotherhood, fondée en 1858, se lancent dans des campagnes d'attentats et d'assassinats.
À partir de 1870, les partisans d'une solution politique, tel le protestant Charles Parnell, militent pour l'application d'un Home Rule, autrement dit, permettre une autonomie complète à l'Irlande.
Les élections pour le Parlement du Royaume-Uni de 1885 en Irlande donnent la victoire à l'Irish Parliamentary Party (aussi connu comme le Home Rule Party), tandis que les unionistes s'organisent contre toute forme d'autonomie.
Les différents projets de Home Rule sont rejetés en juin 1886, puis en septembre 1893, et forment un des principaux thèmes de campagne au Royaume-Uni.
Les réformes agraires de la fin du XIXe siècle redonnent la propriété des terres aux Irlandais (ils en possèdent les deux tiers en 1914), mais le mouvement nationaliste change de forme.
Des organisations comme la Ligue gaélique, fondée en 1893, diffusent désormais un nationalisme plus culturel qu'économique, tandis que James Connolly crée en 1896 le Parti socialiste républicain irlandais, alliant socialisme et nationalisme.
Moins révolutionnaire, Arthur Griffith forme le Sinn Féin en 1905.
Au début du XXe siècle, l'Irlande est agitée par les mouvements nationalistes, républicains et rapidement par leurs répliques unionistes, le parlement britannique ayant finalement accepté de mettre en place un Home Rule, ou Government of Ireland Act en 1914, qui confère une relative autonomie de l'Irlande dans le Royaume-Uni.
Les deux camps se préparent à une montée de la violence et s'organisent en milices, multipliant entraînements militaires et stocks d'armes : les Ulster Volunteers de l'unioniste Edward Carson en 1912, les Irish Volunteers de l'Irish Republican Brotherhood et l'Irish Citizen Army du syndicat Irish Transport and General Workers' Union l'année suivante.
Alors que le mouvement républicain se divise sur l'attitude à adopter pendant la Première Guerre mondiale, une partie y voit l'occasion d'un soulèvement.
Le 24 avril 1916, environ 750 membres des Irish Volunteers et de l'Irish Citizen Army proclament la République irlandaise à Dublin en s'emparant de plusieurs bâtiments stratégiques.
C'est l'«Easter Rising» (Insurrection de Pâques).
Si la population n'a d'abord pas soutenu les insurgés, elle sympathise avec leurs idées après une répression sanglante lors de laquelle la plupart des chefs de la rébellion sont passés par les armes.
Le Sinn Féin, petit parti opposé à l'usage de la force, est accusé par les Britanniques d'être à l'origine de l'insurrection.
Il devient un important parti politique nationaliste à sa suite, avec la montée en puissance en son sein des républicains.
Le Sinn Féin remporte une large victoire électorale lors des votes de décembre 1918.
Refusant de siéger au Palais de Westminster, 26 de ses 105 députés se réunissent au Dáil Éireann à Dublin, proclament l'indépendance de la république d'Irlande le 21 janvier 1919, et adoptent le drapeau tricolore de 1842.

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