
Capusa
Brémontier (Nicolas-Thomas), ingénieur
Le Tronquay (Eure), 30 juillet 1738 - Paris, 16 août 1809
Élève à l’École des ponts et chaussées de Rouen, professeur de mathématiques à l’école d’Artillerie de la Marine de Toulon. Sous-ingénieur des ponts et chaussées à Périgueux, sous-ingénieur puis ingénieur à Bordeaux de 1770 à 1780. Brémontier demeure plusieurs années en Bretagne et étudie le problème de la jonction par un canal de la Vilaine et de la Rance. Il revient en 1784 à Bordeaux avec le grade d’ingénieur en chef et y reste jusqu’en 1802. Promu inspecteur général, il achève sa carrière à Paris ; il reste chargé jusqu’à sa mort de l’inspection divisionnaire de Bordeaux. Brémontier doit sa célébrité à son œuvre de fixation des dunes du littoral gascon. Il ne fut convaincu, semble-t-il, de la possibilité de fixer les dunes qu’en 1787, lors de son second séjour à Bordeaux, après avoir pris connaissance des travaux de Louis Desbiey et surtout des résultats des premiers essais réalisés par son prédécesseur, l’ingénieur Charlevoix de Villiers. Dans son rapport sur les dunes de 1788, Brémontier reprend, sans le citer, les idées de ce dernier. Il s’agissait de construire des palissades formées de piquets et de clayonnages et de semer à leur abri des graines de pin. Les expériences, menées à bien dans les dunes de La Teste avec le concours d’un bourgeois du lieu, Peyrehan, qui avait déjà procédé à des semis de pins, sont concluantes.
À l’origine, ces opérations ne sont envisagées qu’en vue de défendre contre l’invasion des sables le canal que l’on projetait de creuser de la Gironde à l’Adour. Mais les succès obtenus à La Teste portent Brémontier à proposer dans son Mémoire sur les dunes d’entreprendre méthodiquement la fixation de l’ensemble des massifs dunaires du littoral, où l’avancée des sables menaçait des villages et des cultures. Brémontier parvient à intéresser à ce grand projet les gouvernements successifs et à obtenir le concours d’une Commission des dunes composée de personnalités compétentes, membres de la Société (anciennement Académie) des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux à laquelle il appartenait et qu’il présida en 1799. La réalisation du plan de Brémontier fut entravée par la Révolution et par les difficultés financières. Grâce à sa ténacité, des ateliers de fixation furent néanmoins créés sur la côte de Gascogne et ils se multiplièrent après sa mort. En 1818, une stèle de marbre rouge dédiée à celui qui est considéré comme le créateur de la forêt dunaire de Gascogne fut inaugurée dans la forêt des dunes de La Teste.
Source : archives de France
FAE
"Calogero, de son vrai nom Calogero Joseph Salvatore Maurici, né le 30 juillet 1971 à Échirolles, près de Grenoble (Isère), est un chanteur, compositeur et musicien français. Ses parents sont des immigrés siciliens venant de Sommatino dans la province de Caltanissetta. Depuis sa petite enfance, Calogero s'était déjà intéressé à la musique. Il a rapidement appris à jouer de plusieurs instruments, dont la flûte, le piano, et la basse . Il débute dans la musique en formant à l'âge de 16 ans le groupe Les Charts en 1987 avec son frère Gioacchino et Francis Maggiulli. En 1999, il se lance dans une carrière en solo avec l'album Au milieu des autres, et devient populaire à partir de son deuxième album, Calogero, sorti en 2002. L'année 2020 marque la sortie de son huitième album solo, Centre ville."
Capusa
Marcel Bich, né le 29 juillet 1914 à Turin et mort le 30 mai 1994 à Neuilly-sur-Seine, appelé aussi le baron Bich, est un industriel franco-italien créateur du célèbre stylo Bic .
Marcel Bich est le fils d'Aimé-Mario (Aoste, 19 décembre 1882 - 1955) et de sa seconde épouse Marie Muffat de Saint-Amour de Chanaz (17 janvier 1886 - 1967) [1]. Il est issu d'une famille valdôtaine originaire de Châtillon, et anciennement du Valtournenche. Il a une sœur, Marie-Thérèse (1913-1970), et un frère, Albert (1916-1989). Le titre de baron a été accordé à son arrière-grand-père Emmanuel Bich, syndic d'Aoste, le 13 juillet 1841 par le roi Charles-Albert de Sardaigne, duc de Savoie.
Son père, après des expériences industrielles décevantes en Italie, émigre en France. Marcel Bich est naturalisé Français avec ses parents, ses frères et sa sœur le 2 août 1930. Il fait ses études à l'Université de Paris et obtient une Licence de droit.
En octobre 1945, Marcel Bich, alors directeur de production des « Encres Stephens », rachète avec un collègue technicien, Édouard Buffard (1908-1996), pour 500 000 francs un petit atelier à Clichy dans l'actuel département des Hauts-de-Seine où ils fondent l’entreprise « P.P.A » (Porte-plumes, Porte-mines & Accessoires) qui connaît des débuts difficiles comme sous-traitant. En reprenant le brevet du Hongrois László Biró, qui datait de 1938, l'entreprise crée en 1950 sous la marque Bic, une « plume » révolutionnaire le Bic Cristal à un prix dérisoire.
L'entreprise doit faire face à un procès pour plagiat de la société Biro qui se règle par une transaction financière. En 1953, la société Bic remplace P.P.A et, en 1958, elle rachète Biro. Bic, devient alors le leader mondial des stylos à bille. C’est le concept du jetable qu’il avait inventé. Il s’en est vendu plus de 100 milliards sur les cinq continents depuis 1950.
En 1973, c’est un briquet qu’il lance sur le même principe et, à nouveau, sans l’avoir inventé. En effet, le briquet jetable a été inventé en 1948, quoiqu'au départ il était rechargeable. Son créateur, Jean Inglessi, est l’inventeur de la bouteille à gaz à usage domestique en 1934, et l’entrepreneur de la marque Primagaz. Les premiers briquets non rechargeables, donc jetables, sont créés en France. Cricket les lance en 1962, suivi en 1964 par Feudor.
En 1971, Marcel Bich, fondateur de la Société Bic, croit au développement futur du briquet jetable et décide de se lancer sur ce marché. En 1974, 290 000 briquets Bic sont vendus chaque jour dans le monde, dès 1975, presque le double, faisant de Bic le premier producteur mondial de ces briquets. Gillette aussi s’est essayé au briquet jetable, ce fut sa seule diversification qui tourna court. Cricket, briquet jetable lancé par ST Dupont en 1964 est cédé à Swedish Match en 1984 et ST Dupont, acquis en 1971, est cédé à Dickson Concept en 1987.
En 1974-1975, BIC commercialise en France le rasoir jetable. Il doit faire face à un nouveau contentieux pour plagiat avec The Gillette Company qui se termine cette fois encore par une transaction financière.
Passionné de voile (voir mécène sportif ci-dessous), Marcel Bich fonde en 1979, BiC sport qui fabrique et commercialise des planches-à-voile à l'époque où celles-ci apparaissent et se démocratisent en France. En moins de deux ans, BiC sport devient le premier fabricant mondial avec 90 000 unités vendues par an ; c'est aujourd'hui encore le leader mondial. Par la suite, BiC sport se diversifie dans les secteurs du surf, du kayak, du dériveur pour enfants et plus récemment dans le Stand Up Paddle.
Marcel Bich veut étendre sa formule du jetable au parfum. C'est un échec commercial qui, en 1988-1990, coûte à Bic 250 millions de francs français. Dans sa biographie, son épouse Laurence Bich relativise cette déconvenue et affirme que si le parfum fut un échec commercial en déficit de 140 millions de francs français en 1989 et 1990, la cession des actifs a dégagé une plus-value nette de 339 millions de francs français.
Marcel Bich avait la réputation d'être un entrepreneur traditionaliste, toutefois en 1972, 20 % du capital de BIC est introduit en bourse et, en 1979, il cède son poste de PDG à son fils Bruno Bich. Sa disparition en 1994 ouvre une succession complexe à ses onze enfants, nés de trois unions, mais le contrôle du capital de BIC demeure familial, avec l'appoint des héritiers Buffard.
Il épouse en 1937, Louise Chamussy, et après la mort de celle-ci en 1950, il se remarie avec Jacqueline de Dufourcq (1911-2007), dont il divorce, puis avec Laurence Courier de Méré (1932- ) en 1956. De ces trois unions sont nés onze enfants, dont quatre ont exercé des charges de haut niveau dans la société BIC : Bruno Bich, Claude Bich, François Bich et Marie-Aimée Bich-Dufour.
Marcel Bich est également l’un des personnages marquants de la Coupe de l’America. Il devient ainsi le premier non-anglophone à participer à celle-ci en 1970, à bord du France 1 qu'il a spécialement fait construire. Il participera de nouveau aux éditions 1974, 1977 et 1980.
Source : Wikipédia
FAE
"D'origine arménienne, Alice Sapritch passe son enfance à Istanbul. La famille Sapriç connaît de gros problèmes financiers dus aux dettes de jeu de son père, professeur de français à Istanbul. Elle qualifie son enfance de malheureuse et dira : « Je n'aime pas l'enfant que j'ai été. Mon enfance n'a rien à voir avec la femme que je suis devenue. Je n'accepte pas de m'en souvenir. » À 6 ans, elle quitte la Turquie pour aller vivre chez sa grand-mère à Bruxelles avant de gagner seule, à l'âge de 16 ans, Paris où elle est modèle pour peintres, notamment pour Charles Despiau. Elle entre au Cours Simon, puis, en 1939, au Conservatoire, où, étant dans la classe de Madame Dussane, elle reçoit en 1941 un second accessit de tragédie au concours. Son premier rôle sera celui de la reine Gertrude dans Hamlet de Shakespeare. Elle montre une certaine aisance dans des pièces en costumes.
Pendant la guerre, elle fréquente l'écrivain d'extrême droite Robert Brasillach, qui sera fusillé en 1945 pour intelligence avec l'ennemi. À la fin de l'Occupation, elle rencontre Guillaume Hanoteau, l'un des protagonistes de l’assassinat de Robert Denoël et l’épouse en 1950. Les époux divorcent en 1972.
1950 marque ses débuts au cinéma."
Capusa
Savinien de Cyrano, dit de Bergerac est un écrivain français, né à Paris, rue des Deux-Portes (actuelle rue Dussoubs dans le 2e arrondissement), baptisé le 6 mars 1619 en l'église Saint-Sauveur et mort à Sannois le 28 juillet 1655.
Auteur d'une œuvre audacieuse et novatrice, qui l'inscrit dans le courant libertin de la première moitié du xviie siècle, il est surtout connu aujourd'hui du grand public pour avoir inspiré à Edmond Rostand sa « comédie héroïque » de Cyrano de Bergerac, qui, tout en reprenant des éléments de la biographie du poète, s’en écarte par de nombreux aspects.
Par-delà la renommée de la pièce de Rostand, on assiste depuis la fin des années 1970 à un renouveau des études autour de Cyrano et de son œuvre, auxquels ont été consacrés, en France et à l'étranger, une foison de thèses, articles, biographies et essais.
Son diptyque romanesque — Les États et empires de la lune et du soleil — est un des premiers romans de science-fiction.
La brève existence de Cyrano est peu documentée. Certains chapitres, et non des moindres, n’en sont connus que par la préface de l’Histoire comique par Monsieur de Cyrano Bergerac, contenant les Estats et empires de la Lune, publiée vingt mois après sa mort. Sans Henry Le Bret, ami de l'auteur, qui en rédigea les quelques pages de nature biographique alors qu’il venait d’entrer dans les ordres, nous ne saurions rien de l’enfance campagnarde du libertin, de son engagement militaire, des blessures qu’il lui occasionna, de ses prouesses de bretteur, des circonstances de sa mort, ni de sa prétendue conversion finale.
Depuis qu’en 1872, Auguste Jal a fait connaître que le « sieur de Bergerac » était parisien et non gascon, les recherches menées dans les registres paroissiaux et les actes notariés par un petit nombre de chercheurs, et au premier chef par Madeleine Alcover (1938-2014), professeur émérite à la Rice University de Houston, ont permis d’en savoir plus sur sa généalogie, son milieu familial, ses domiciles parisiens et certains de ses amis, mais aucun document nouveau n’est venu corroborer ou infirmer les points essentiels du récit de Le Bret, ni en combler les principales lacunes. Aussi ne saurait-on trop se méfier des amplifications paraphrastiques et romanesques auxquelles il a donné lieu.
