
Capusa06
Jean de La Bruyère est un moraliste français, né à Paris le 16 août 1645 et mort à Versailles le 11 mai 1696.
La Bruyère est célèbre pour une œuvre unique, Les Caractères ou les Mœurs de ce siècle (1688). Cet ouvrage, constitué d’un ensemble de brèves pièces littéraires, compose une chronique essentielle de l’esprit du xviie siècle.
La Bruyère fut l’un des premiers écrivains à mettre en avant le style littéraire, en développant un phrasé rythmé dans lequel les effets de rupture sont prépondérants. Ce style incite à la lecture à haute voix, donnant ainsi à cette activité le statut de jugement moral grâce à l’effet rhétorique obtenu par la lecture orale sur les auditeurs. La Bruyère consacre au demeurant toute une section des Caractères aux effets pervers de l’éloquence. Nombre d’écrivains ont suivi le chemin stylistique tracé par La Bruyère : depuis Marivaux jusqu’à Proust et André Gide, en passant par Balzac.
Biographie
On a des raisons de penser que Jean de La Bruyère est né dans un village voisin de Dourdan, où sa famille avait des attaches ; on a retrouvé son acte de baptême, qui établit qu’il a été baptisé le 17 août 1645 en l’église Saint-Christophe-en-la Cité, sur l’île de la Cité. Il est le fils aîné de Louis de La Bruyère, contrôleur général des rentes sur l’Hôtel de Ville, bourgeois de Paris, et d’Élisabeth Hamonyn, fille d'un procureur au Châtelet. De nombreux documents attestent que l’écrivain appartient à une famille roturière du monde des procureurs. Son trisaïeul paternel était Jean de La Bruyère, apothicaire dans la rue Saint-Denis ; mais, contrairement à ce qu’avait cru Sainte-Beuve, son bisaïeul n’était pas le chef ligueur Mathias de La Bruyère, lieutenant civil de la prévôté et vicomté de Paris, qui n’est qu’un homonyme : les origines de la famille de « La Bruyère ou Brière » sont à chercher du côté du Perche où un de ses ancêtres était paysan.
Il est vraisemblablement élevé à l’Oratoire de Paris, et obtient, à 20 ans, le titre de licencié en droit à l’université d’Orléans, après la soutenance de ses thèses sur les tutelles et les dotations le 3 juin 1665. On a la preuve qu’il connaît le grec ancien, et l’allemand — ce qui est inhabituel à cette époque. Il revient vivre à Paris avec sa famille, dont la situation de fortune est modeste, et il est inscrit au barreau, mais plaide peu ou point. Il a longtemps été gêné financièrement ; il doit attendre l’héritage d’un oncle, en 1673, pour pouvoir acheter une charge de trésorier général de France au bureau des finances de la généralité de Caen , charge qui lui apporte un revenu : elle valait une vingtaine de milliers de livres et rapportait environ 12 350 livres par an ; elle conférait en outre l’anoblissement avec le titre d’écuyer .
Il effectue le voyage de Normandie pour son installation, en septembre 1674, puis, les formalités remplies, il retourne à Paris, et ne paraît plus à Caen. Il mène une existence de retraite studieuse, vivant petitement, rue des Augustins à Paris. En 1679, un vol de 2 500 livres dans son secrétaire le laisse sans ressources. Il s’engage alors comme précepteur chez le marquis de Soyecourt. Il vend sa charge en 1686.
La Bruyère connaît ensuite une remarquable ascension sociale qui lui permet d’accéder aux hautes sphères de la société aristocratique française, et d’y obtenir une avantageuse protection. Depuis le 15 août 1684, il est en effet l’un des précepteurs du jeune duc de Bourbon — petit-fils du Grand Condé — ainsi que de Mademoiselle de Nantes, fille naturelle de Louis XIV et de Françoise de Montespan. Cet emploi est confié à La Bruyère, d’après l’abbé d’Olivet, sur la recommandation de Jacques-Bénigne Bossuet, « qui fournissait ordinairement aux princes, a dit Fontenelle, les gens de mérite dans les lettres dont ils avaient besoin ». La Bruyère fréquentait en effet l’évêque de Meaux depuis quelques années. Il s’installe chez son nouveau maître, à l’hôtel de Condé, le 18 février 1685 .
Le jeune duc de Bourbon était alors âgé de 16 ans, et il venait d’achever sa seconde année de philosophie au collège de Clermont, qui était dirigé par les Jésuites. C’est avec deux répétiteurs jésuites, les pères Alleaume et du Rosel, et avec le mathématicien Sauveur, que La Bruyère partage le soin d’achever l’éducation du jeune duc, auquel il est chargé d’enseigner, pour sa part, l’histoire, la géographie et les institutions de la France. La tâche est ingrate et l’élève, épileptique et inappliqué, traverse parfois des crises redoutables. Condé suit de près les études de son petit-fils, et La Bruyère, comme les autres maîtres, doit lui faire connaître le programme de ses leçons et les progrès de son élève, qui, à vrai dire, était assez médiocre. Le 24 juillet 1685, le duc de Bourbon épouse Mlle de Nantes, qui est âgée de onze ans et dix mois ; La Bruyère est invité à partager ses leçons entre les deux jeunes époux. Le 11 décembre 1686, le Grand Condé meurt à Fontainebleau, et l’éducation du duc de Bourbon, devenu duc d’Enghien, est considérée comme terminée. La Bruyère reste néanmoins dans la maison de Condé en qualité de « gentilhomme ordinaire de Monsieur le Duc », chargé de la bibliothèque. Il loge à l’hôtel du prince à Versailles, au Petit Luxembourg à Paris, et au château de Chantilly. Au sein de la maison des Condé, la morgue et le goût de l’esprit sont poussés parfois jusqu’à la plus extrême cruauté, comme en témoigne Saint-Simon. « Sa férocité était extrême et se montrait en tout. C’était une meule toujours en l’air, qui faisait fuir devant elle, et dont ses amis n’étaient jamais en sûreté, tantôt par des insultes extrêmes, tantôt par des plaisanteries cruelles en face, et des chansons qu’il savait faire sur-le-champ, qui emportaient la pièce et qui ne s’effaçaient jamais… Il se sentait le fléau de son plus intime domestique… »[réf. nécessaire] La Bruyère, qui a naturellement l’humeur sociable et le désir de plaire, a dû souffrir de sa condition obscure et de sa position subalterne de « gentilhomme » domestique, qui lui imposait l’obligation de défendre sa dignité. Il évita néanmoins les persécutions auxquelles était en butte le pauvre Santeul, mais on sent l’amertume de l’amour-propre blessé dans les plus âpres passages de son chapitre Des Grands. Il visite plusieurs fois Boileau dans sa maison d'Auteuil, et lui fait lecture d'extraits du livre qu'il prépare, inspiré des Caractères de Théophraste. Boileau dira de lui : « C'est un fort honnête homme, et à qui il ne manquerait rien, si la nature l'avait fait aussi agréable qu'il a envie de l'être. Du reste, il a de l'esprit, du savoir et du mérite. »
Le succès
La première édition des Caractères paraît à Paris, chez Étienne Michallet, à l’automne de 1687, sous ce titre : les Caractères de Théophraste, traduits du grec, avec les Caractères ou les Mœurs de ce siècle. L’ouvrage comptait cent pages de traduction et deux cents pages originales. Le nom de l’auteur ne figura sur aucune édition publiée de son vivant. Cette première édition qui contenait surtout des remarques, et presque point de portraits, connut un succès très vif tout de suite. Dès lors, la biographie de La Bruyère se confond à partir de 1688 avec la vie de son ouvrage[9]. Deux autres éditions parurent dans la même année 1688, sans que La Bruyère eût le temps de les augmenter notablement. En revanche, la 4e édition (1689) reçut plus de trois cent cinquante caractères inédits ; la cinquième (1690), plus de cent cinquante ; la sixième (1691) et la septième (1692), près de quatre-vingts chacune ; la huitième (1693), plus de quarante, auxquels il faut ajouter le Discours à l’Académie. Seule la 9e édition (1696), qui parut quelques jours après la mort de La Bruyère, mais revue et corrigée par lui, ne contenait rien d’inédit. La vente de son ouvrage n’enrichit point La Bruyère, qui d’avance en avait destiné le produit à doter la fille de son libraire Michallet — cette dot fut ainsi de 100 000 F à 300 000 F .
La Bruyère se présente à l’Académie française en 1691, et c’est Étienne Pavillon qui est élu. Il se représente deux ans plus tard, chaudement recommandé par le contrôleur général Pontchartrain, et cette fois il est élu, le 14 mai 1693, en remplacement de l’abbé de La Chambre, et malgré l’opposition de Fontenelle, de Thomas Corneille et des Modernes. Son discours de réception, qu’il prononce le 15 juin de la même année, soulève des orages. Il y fait l’éloge des champions du parti des Anciens, Bossuet, Boileau, La Fontaine et Racine. Il dénonce aussi les Partisans (P.T.S.), ces parvenus ignorants et outrageusement enrichis, chargés du recouvrement des impôts. Mais en contestant, au sein de l’Académie, la valeur de Corneille comparé à Racine, il inflige un véritable camouflet au frère du dramaturge, Thomas Corneille, et à son neveu, Fontenelle, qui siègent tous deux comme académiciens. Il est alors violemment attaqué dans le Mercure galant, le journal des Modernes, qu’il a placé jadis « immédiatement au-dessous de rien » ; les principaux rédacteurs de cette revue ne lui pardonnent pas d’avoir exalté Racine aux dépens de Corneille, et publient une critique au vitriol du discours de réception à l’Académie, dont « toute l’assemblée a jugé qu’il « était immédiatement au-dessous de rien » », retournant ainsi contre La Bruyère les termes mêmes dont il s’était servi pour qualifier le Mercure Galant. La Bruyère réplique à l’article du Mercure dans la préface de son discours, et il se venge de Fontenelle en publiant, dans la 8e édition de son livre, le caractère de Cydias, dont tout le monde reconnut l’original .
Fin de vie
Les dernières années de la vie de La Bruyère sont consacrées à la préparation d’un nouvel ouvrage, dont il avait pris l’idée dans ses fréquents entretiens avec Bossuet, à savoir les Dialogues sur le Quiétisme, qu’il laissa inachevés. En philosophe chrétien, La Bruyère saisissait ainsi l’occasion d’attaquer la doctrine défendue par Madame Guyon et par Fénelon. Ces Dialogues ont été publiés après sa mort, en 1698, par l’abbé Elies du Pin, docteur en Sorbonne, qui compléta les sept dialogues trouvés dans les papiers de La Bruyère, par deux dialogues de sa façon. Il est probable qu’il ne se gêna point non plus pour remanier les sept premiers ; mais, avec cette réserve, l’authenticité des Dialogues, qui n’était point admise par Walckenaër, paraît certaine au plus récent éditeur de La Bruyère, Gustave Servois. Ajoutons que l’on a vingt lettres de La Bruyère, dont dix-sept sont adressées au prince de Condé, et nous aurons achevé l’énumération de ses œuvres complètes.
Il meurt à Versailles, dans la nuit du 10 au 11 mai 1696, d’une attaque d’apoplexie. Le récit de sa fin nous a été transmis par une lettre d’Antoine Bossuet, frère de l’évêque de Meaux. « J’avais soupé avec lui le mardi 8, écrit-il ; il était très gai et ne s’était jamais mieux porté. Le mercredi et le jeudi même, jusqu’à neuf heures du soir, se passèrent en visites et en promenades, sans aucun pressentiment ; il soupa avec appétit, et tout d’un coup il perdit la parole et sa bouche se tourna. M. Félix, M. Fagon, toute la médecine de la cour vint à son secours. Il montrait sa tête comme le siège de son mal. Il eut quelque connaissance. Saignée, émétique, lavement de tabac, rien n’y fit… Il m’avait lu deux jours auparavant des Dialogues qu’il avait faits sur le quiétisme, non pas à l’imitation des Lettres Provinciales (car il était toujours original), mais des dialogues de sa façon. C’est une perte pour nous tous ; nous le regrettons sensiblement. » Bossuet lui-même écrivait de son côté le 28 mai : « Toute la cour l’a regretté, et monsieur le Prince plus que tous les autres. » Saint-Simon en a dit : « Le public perdit bientôt après (1696) un homme illustre par son esprit, par son style et par la connaissance des hommes : je veux dire La Bruyère, qui mourut d’apoplexie à Versailles, après avoir surpassé Théophraste en travaillant d’après lui, et avoir peint les hommes de notre temps, dans ses nouveaux caractères, d’une manière inimitable. C’était d’ailleurs un fort honnête homme, de très bonne compagnie, simple, sans rien de pédant, et fort désintéressé. Je l’avais assez connu pour le regretter, et les ouvrages que son âge et sa santé pouvaient faire espérer de lui. »
La Bruyère mourut célibataire et pauvre. Sa mort, « si prompte, si surprenante », suivant les expressions de son successeur à l’Académie, l’abbé Claude Fleury, fit naître le soupçon qu’il aurait été empoisonné.
Sa sépulture, initialement dans l'église basilique Saint-Julien de Versailles, détruite en 1797 n'est pas connue .
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Louis Carrogis de Carmontelle, né le 15 août 1717 à Paris et mort dans la même ville le 26 décembre 1806, est un peintre, dessinateur, graveur, auteur dramatique et architecte-paysagiste français.
Grand ordonnateur des fêtes du duc d'Orléans, célèbre pour ses portraits de profil comme pour ses petites comédies improvisées appelées Proverbes, il est connu également pour avoir peint des transparents, inspirés de la lanterne magique, et pour avoir agencé le parc Monceau de Paris.
Biographie
Né d’un père maître cordonnier d’origine ariégeoise, Louis Carrogis apprend la peinture et le dessin en autodidacte et trouve un emploi de tuteur en mathématiques auprès des enfants de la noblesse. Il participe à la guerre de Sept Ans en qualité de topographe, tout en occupant ses loisirs à croquer les soldats de son régiment. De retour à Paris en 1763, il entre au service du duc d'Orléans en tant que lecteur.
« Cette place de lecteur était subalterne, écrit Madame de Genlis, puisqu'elle ne donnait pas le droit de manger avec les princes, même à la campagne. Ainsi que le docteur Tronchin, M. Carmontelle jouissait de la distinction de venir tous les soirs prendre des glaces avec le Prince et les personnes de la cour. »
Carmontelle se fait cependant apprécier pour son esprit et pour son habileté à portraiturer les personnages, petits et grands, qui fréquentent la cour. Son principal emploi consiste à orchestrer les fêtes et les divertissements dont raffole la noblesse. À l'aide d'un dispositif qu'il a lui-même inventé, il fait défiler des paysages transparents devant les invités du duc. Il improvise des comédies dont les acteurs sont choisis parmi l'assistance, tandis que les spectateurs sont invités à deviner les proverbes qui en forment la trame. Certaines de ses pièces sont mises en musique par Jean-Benjamin de Laborde et représentées dans les théâtres privés des grandes courtisanes.
En 1785, à la mort du duc d'Orléans, il se retrouve au service de son fils, le duc de Chartres et futur Philippe Égalité, pour lequel il dessine les plans du parc Monceau et en conçoit les folies. Lorsque le duc de Chartres est guillotiné en 1793, Carmontelle prend sa retraite dans un petit logement de la rue Vivienne à Paris, où il meurt treize ans plus tard le 26 décembre 1806, à l’âge de 89 ans.
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15 août 1925 :
Naissance de l' acteur Mike Connors.
Krekor Ohanian est un acteur et producteur de cinéma américain, d'origine arménienne, qui a grandi dans le quartier arménien de Fresno (Californie) .
Il est cousin du chanteur et acteur franco-arménien Charles Aznavour.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il sert dans l'United States Air Force.
Après la guerre, il part faire ses études à l'université de Californie à Los Angeles où il entrera dans une fraternité, Phi Delta Theta.
Le 10 septembre 1949, il épouse Mary Lou Willey qui lui donnera deux enfants, et le couple réside à Encino en Californie.
Joueur de basketball émérite, il sera crédité au générique de ses premiers films sous son nom d'artiste d'alors, « Touch Connors ».
Il enchaîne les petits rôles, au cinéma et à la télévision, avant de prendre son nom de Mike Connors en 1958 et de jouer dans plusieurs longs-métrages.
De 1967 à 1975, il interprète le rôle de Joe Mannix dans la sére Mannix, diffusée chaque samedi soir sur CBS pendant huit saisons.
Nommé quatre fois aux Emmy Awards et six fois aux Golden Globes pour son rôle dans cette série, il ne s'est imposé qu'une fois.
Par la suite, l'acteur joue dans une autre série, Today's FBI, qui ne connaît pas le même succès, et enchaine les rôles dans des séries américaines (Walker, Texas Ranger, L'Homme qui tombe à pic, La Croisière s'amuse, Arabesque et Mon oncle Charlie).
Mike Connors meurt le 26 janvier 2017 à l'âge de 91 ans, des suites d'une leucémie.
FAE
"L’Assomption est une fête née dans la nuit des temps en Orient, qui s’est rapidement propagée. Sa célébration universelle a une influence décisive sur la définition de l’Assomption comme dogme de la foi par Pie XII (Munificentissimus Deus – 1er novembre 1950).
D'où vient la fête de l'Assomption ?
En Orient
La fête de l’Assomption est née à Jérusalem, mais il est difficile de savoir à quelle époque. L’origine précise de la fête du 15 août tient peut-être à la consécration à cette date, par l’évêque Juvénal (422 – 458) d’une église dédiée à Marie à Kathisma (étape supposée de la Vierge entre Nazareth et Bethléem). Elle a plus probablement pour origine la consécration d’une autre église à Gethsémani, à côté de Jérusalem, au VIème siècle, là où certaines traditions affirmaient que la Vierge avait fini sa vie terrestre.
Quoi qu’il en soit, la fête fut étendue à tout l’empire part l’empereur Maurice (582 – 602), sous le nom de Dormition (Koimelis) de la Vierge Marie. Elle a toujours été célébrée le 15 août.
Cette fête, en Orient, a toujours depuis revêtu une importance particulière : l’année liturgique « s’ouvre » quasiment avec le 8 septembre –fête de la naissance de Marie- et « s’achève » le 15 août, fête de son retour à Dieu : toute l’année liturgique est ainsi placée sous le patronage de Marie.
En Occident
Comme souvent à cette époque, l’Eglise de Rome est en retard sur l’Eglise de Constantinople : on est sûr que la fête de l’Assomption n’y était pas célébrée sous Grégoire le Grand († 604) mais qu’elle l’était en 690. On pense donc qu’elle fut instaurée par la Pape Serge 1er (687 – 701), lui-même d’origine syriaque.
Elle fut longtemps accompagnée d’une procession nocturne qui a été supprimée par le Pape Pie V (en 1566), à cause des nombreux abus qui l’entouraient. Elle a longtemps été précédée d’un jeûne et, en différents diocèses de l’Europe du Sud, elle pouvait être le temps de la bénédiction du fourrage et de l’offrande des premières récoltes."
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Bonjour,
1945: naissance de Alain Juppé, à Mont de Marsan (Landes), homme politique français. Parti politique RPR (1976-2002) UMP (2002-2015) LR (2015-2019).
- 1944 : naissance de Sylvie Vartan, à Iskretz (Bulgarie), chanteuse et actrice française.
- 1935 : naissance de Régine Deforges à Montmorillon (Vienne), écrivain et éditrice française, elle avait connu un énorme succès public de l'édition française avec sa fresque "La Bicyclette bleue" (1981) qui s'est achevé, en 2007.
(morte le 3 avril 2014) à Paris.
- 1934 : naissance de Nino Ferrer à Gènes (Italie) auteur et chanteur français.
(mort le 13 août 1934).
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14 août 1973 :
Naissance de l' actrice Romane Bohringer.
Elle est la fille de l' acteur Richard Bohringer et de Marguerite Bourry, dite Maggy Bohringer, née à Saïgon d'un père corse et d'une mère vietnamienne.
Sa mère abandonne le foyer lorsqu’elle a neuf mois et Romane grandit à Deuil-la-Barre avec son père, qu'elle accompagne sur les plateaux de tournage.
Elle s'imagine alors devenir scripte ou cadreuse.
À 13 ans, elle fait ses débuts de comédienne aux côtés de son père dans le film Kamikaze.
Mais c'est au théâtre qu'elle se révèle en interprétant le personnage de Miranda dans La Tempête de Shakespeare, avec pour partenaire Kên Higelin, dans une mise en scène de Peter Brook.
En 1992, Romane Bohringer est consacrée par le film Les Nuits fauves de et avec Cyril Collard, qui lui vaut le César du meilleur espoir féminin et le prix Georges de Beauregard.
Depuis, elle apparaît au grand écran dans L'Accompagnatrice de Claude Miller, Mina Tannenbaum de Martine Dugowson (1994) et Rimbaud Verlaine d'Agnieszka Holland (1995).
En 2003, elle est dans Nos enfants chéris de Benoît Cohen.
En 2004, Romane Bohringer rencontre l'acteur et scénariste Philippe Rebbot sur le tournage du téléfilm Le Triporteur de Belleville où il est assistant régisseur adjoint.
En 2006, elle apparaît dans C'est beau une ville la nuit de son père Richard Bohringer, d'après son propre livre éponyme (1988).
Le 26 décembre 2008, elle donne naissance à son premier enfant, une petite fille prénommée Rose, et le 2 août 2011, à un garçon Raoul.
En 2009, elle interprète son propre rôle dans le faux documentaire Le Bal des actrices de Maïwenn.
En 2012, lors de l'appel à projet organisé par La Collection de Canal +, Romane Bohringer et son père Richard Bohringer choisissent, parmi toutes les candidatures qui leur ont été adressées, le projet de Lou Bohringer, elle aussi fille de l'acteur, et n'ayant jamais tourné de films.
Ce choix provoque un tollé auprès des participants et des articles acerbes dans plusieurs médias.
En 2017, pour France 3, elle incarne le rôle de la femme politique Arlette Laguiller dans Le Viol d'Alain Tasma, adapté du livre Et le viol devint un crime de Jean-Yves Le Naour et Catherine Valenti, sur l’affaire Tonglet-Castellano ayant lieu en 1974.
En 2018, elle présente son premier long métrage L'Amour flou, co-réalisé avec Philippe Rebbot, dont l'histoire est tirée de leur expérience personnelle, qui ont rompu amoureusement mais continuent de vivre avec leurs enfants sous le même toit, dans deux espaces séparés.
Le 19 décembre de cette même année, plus de 70 célébrités se mobilisent à l'appel de l'association Urgence Homophobie, et Romane Bohringer apparaît dans le clip de la chanson De l'amour.
En 2020, elle tient le rôle de Victoria Deshotel dans Ils étaient dix, mini-série adaptée du roman Dix Petits Nègres de Agatha Christie (1939).
En avril 2022, elle fait état de son engagement politique en signant une tribune appelant à voter pour Jean-Luc Mélenchon en vue de l'élection présidentielle française de 2022.
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Antoine Charles Horace Vernet, dit Carle Vernet, né à Bordeaux le 14 août 1758 et mort à Paris le 27 novembre 1836, est un artiste peintre de genre et de cheval, dessinateur et caricaturiste, goguettier et lithographe français.
Biographie
Carle est l’élève de son père, le peintre Joseph Vernet, et de Nicolas-Bernard Lépicié. Ce dernier le représente dessinant, âgé de 14 ans (Le Petit Dessinateur, 1772, musée du Louvre).
En 1779, tout en devenant un brillant écuyer, il décroche le deuxième prix de peinture, puis en 1782, le premier prix sur le thème de la Parabole de l'Enfant prodigue ; il part à Rome dans la foulée.
Il se décide à peindre des cavaliers sur leurs montures en dessinant directement sur le motif, visitant les chevaux des haras romains. Son père lui rend visite en compagnie du graveur Jean-Michel Moreau.
En 1787, Carle épouse la fille de ce dernier. Leur fils, Horace Vernet, deviendra son élève et collaborateur. Carle Vernet est reçu membre de l'Académie en 1788 et s'installe avec sa famille dans un atelier au Louvre ; son père décède l'année suivante .
Durant la Révolution, il adopte un profil plutôt conservateur. Capitaine dans la Garde nationale, il est blessé lors de la journée du 10 août 1792, mais il semble que ce soit en quittant son atelier du Louvre avec son épouse et ses deux enfants plutôt qu'en attaquant le Palais des Tuileries. Il a une sœur, Marguerite Émilie Vernet, épouse de Jean-François-Thérèse Chalgrin, un émigré ; elle est compromise en 1794, et condamnée à mort. Carle Vernet demanda en vain au peintre Jacques-Louis David d'intercéder pour sa libération, ce qu'il ne fera pas (ou ne pourra pas faire). Marguerite Émilie Vernet est guillotinée cette année-là. Carle Vernet en tiendra David responsable.
Vernet inaugura, avec Gros, une nouvelle forme de peinture militaire, et il excella dans les scènes de chasses, les petits métiers de Paris et les scènes populaires. Il reste pour une grande part le peintre passionné du cheval dont il avait une profonde connaissance.
Lorsque, visitant le Salon de 1808, Napoléon Ier eut admiré Le Matin d’Austerlitz, réputée être sa meilleure toile, il lui remit la Légion d'honneur. Les deux hommes se connaissaient déjà bien, puisque Carle Vernet avait accompagné l’Empereur, alors Premier Consul, pendant la campagne de Marengo. L’impératrice Joséphine lui dit : « Il est des hommes qui trainent un nom ; vous, Monsieur Vernet, vous portez le vôtre ».
Sur le tard, son succès semble moindre. Lors du Salon de 1831, le critique Auguste Jal déplore « les travaux d'Horace, les succès de sa petite fille dans les salons de Rome sont tout ce qui occupe [Carle Vernet]. La peinture ne lui plus guère permise… au salon… deux réminiscences… on retrouve là… une pauvreté d’effet qu’il ne faut pas trop reprocher à… un octogénaire ».
Carle Vernet fut un assidu goguettier et participa, aux côtés d'autres personnalités comme Talma, Firmin Didot, Désaugiers, Ciceri, Ravrio aux activités de la Société de la Goguette .
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13 août 1998 :
Décès du chanteur Nino Ferrer.
Agostino Arturo Maria Ferrari est un auteur-compositeur-interprète et acteur italien naturalisé français, né le 15 août 1934.
Il est l'unique enfant de Pietro Ferrari, né dans une des familles les plus fortunées de Gênes, élevé de façon stricte par des parents amateurs de musique classique, et de Raymonde Magnin, née à Nouméa dans une famille modeste, vite surnommée Mounette par ses parents, et passionnée de théâtre et de littérature.
Marié en 1933, le couple décide quelques mois plus tard de passer des vacances en Italie, et Agostino naît à Gênes alors que ses parents résident chez ses grands-parents paternels.
De retour en Nouvelle-Calédonie, sa famille lui offre un cadre insouciant au sein duquel son caractère déterminé voire colérique apparaît rapidement.
Ses parents décident de passer de nouvelles vacances en Italie en 1939, et s'y trouvent bloqués par le début de la Seconde Guerre mondiale.
La famille s'installe à Rome, puis manquant d'argent, rejoint les Ferrari qui vivent en communauté, à l'écart de la guerre dans une demeure familiale située à Stazzano.
Agostino, rapidement appelé Nino, y grandit au milieu de ses cousins et cousines, découvre l'opéra italien, et des chanteurs de variétés des années 1930.
Son père ayant souhaité qu'il apprenne prioritairement l'italien, sa maîtrise du français, qu'il ne pratique qu'oralement avec sa mère, se dégrade.
Celle-ci, par peur des bombardements de plus en plus fréquents, le retire de l'école communale pour assurer elle-même son éducation.
En grandissant, il devient un enfant solitaire, s'adonnant à la lecture et parcourant la campagne à la recherche de coléoptères dont il fait la collection.
La guerre terminée, le couple Ferrari s'installe à Paris en 1947.
Pierre Ferrari souhaite en effet s'éloigner de l'Italie, et a gardé un bon souvenir de la France où il a passé quelques mois avant de partir pour la Nouvelle-Calédonie.
Le jeune Nino, qui maîtrise assez mal la langue française qu'il pratique avec un fort accent italien, est alors victime de railleries à l'école, auxquelles il réagit violemment.
Sa scolarité est dès lors marquée par des changements fréquents d'établissement, ses parents s'efforçant de l'inscrire à chaque renvoi dans un établissement huppé (Henri-IV, Janson-de-Sailly, Saint-Louis, Saint-Jean-de-Passy) où il est également l'objet de moqueries en raison des moyens financiers limités de sa famille.
Vers 15 ans, il commence à dessiner, peindre, et écrit ses premiers textes.
Adolescent, il découvre le jazz sur un poste à galène qu'il écoute la nuit dans sa chambre.
Au début des années 1950, il s'essaie à divers instruments qu'il loue dans une boutique du boulevard Saint Germain.
Le banjo et la contrebasse ont rapidement sa préférence.
En 1953, alors qu'il est en première année de propédeutique à La Sorbonne, il rencontre Richard Bennett, un lycéen qui comme lui fait partie de la bourgeoisie de la Rive gauche, et veut se consacrer à la batterie.
Avec un cousin de Bennett qui joue de la clarinette, ils forment un trio baptisé Les Dixie Cats, jouant du jazz Nouvelle-Orleans dans les jardins publics de Paris ou sur les quais de Seine du côté du Pont Neuf.
En 1956, il remporte un concours réservé aux orchestres de jazz amateurs organisé par la revue Jazz Hot.
Les jeunes hommes animent les 3 années suivantes des bals de grandes écoles parisiennes, passent dans des clubs réputés comme le Vieux-Colombier, animent l'été des casinos de province, si bien qu'ils envisagent de faire de leur passion un métier.
Régulièrement, Nino propose ses chansons au public, parmi lesquelles Un an d'amour écrite à la suite de la rupture en 1953 de sa relation amoureuse avec une étudiante prénommée Claire, rupture subie qui l'a beaucoup marqué, mais sa voix cassée ne séduit guère les amateurs de jazz.
Poussé par ses parents pour lesquels une carrière de musicien, hormis la musique classique, n'est pas envisageable, il poursuit en parallèle ses études à la Sorbonne.
Après une licence de lettres obtenue en 1953, il s'oriente vers l'archéologie.
Élève d'André Leroi-Gourhan, il participe plusieurs fois à des fouilles sur le site d'Arcy-sur-Cure, où il anime les soirées autour du feu de camp avec sa guitare.
En 1957, toujours sous la conduite de Leroi-Gourhan, il participe à des fouilles à Santander.
Les Dixie Cats accompagnent régulièrement des jazzmen dans les clubs où ils se produisent. Cherchant à sortir un premier disque, Richard Bennett convainc les Disques Président de publier un 45 tours avec le trompettiste Bill Coleman qui doit se produire lors d'une soirée organisée par HEC.
Ce disque, contenant trois titres publié en février 1959, se vend uniquement dans le monde étudiant.
Peu de temps après, un second disque est publié à l'occasion d'un gala de l'école vétérinaire de Maison-Alfort.
La collaboration de Nino Ferrari avec les Dixie Cats s'interrompt opportunément pour lui à l'été 1959.
Sa grand-mère maternelle, sentant la fin de sa vie proche, et avec le prétexte de la fin des études de son petit-fils, l'invite en Nouvelle-Calédonie.
Le 1er août, il embarque sur un paquebot dont il devient rapidement la vedette, animant des soirées arrosées au champagne en s'accompagnant de sa guitare.
Ce voyage, lors duquel il multiplie les rencontres, est ponctué par plusieurs escales qui lui permettent de s'adonner à la peinture.
Apprenant le décès de sa grand-mère alors qu'il se trouve à Tahiti, Nino se rend tout de même en Nouvelle-Calédonie où il retrouve une partie de sa famille et les paysages de sa petite enfance.
Il y participe à une campagne de fouilles archéologiques néo-zélandaise sur l'Île des Pins.
Revenu en France durant l'été 1960, il est en plein désarroi au moment de devoir choisir une voie. Selon la volonté de ses parents pour lesquels on ne devient pas chanteur, il a achevé ses études tout en écrivant des chansons sans vraiment penser pouvoir en faire un métier.
Il renonce finalement à une carrière d'archéologue et envisage un temps de se faire représentant de commerce.
Il s'accorde finalement une période de deux ou trois ans pour connaître le succès dans le domaine musical et retrouve sa place dans les Dixie Cats qui accompagnent toujours Bill Coleman.
Mais face au déferlement du rock en France, il constate rapidement que le jazz joué par les Dixies Cats est passé de mode.
Le groupe, rebaptisé RB RB (« Richard Bennet Rythm'n and Blues »), se réoriente vers le blues et le rhythm and blues et Nino troque sa contrebasse pour une basse électrique.
Durant l'été 1961, RB RB accompagne la tournée des Chaussettes Noires, puis joue tous les soirs en première partie, alternativement, de Ray Charles et Count Basie au Festival de Jazz d'Antibes.
Mais le groupe se sépare à la fin de l'été.
Ne se considérant pas à sa place dans la génération des yéyés, Nino Ferrari enchaîne sans succès les auditions à Paris, espérant se faire connaître comme chanteur « rive gauche ».
Il se fait engager en 1962 comme bassiste dans un orchestre de twist, où il peut interpréter des reprises, ce qui lui permet de se familiariser davantage avec le chant.
Ce second groupe, baptisé TNT, disparaît à l'automne 1962, une fois la mode du twist retombée. Nino Ferrari est alors recontacté par Richard Bennett qui lui propose de remonter les Dixie Cats, une jeune artiste américaine, Nancy Holloway, cherchant un groupe pour l'accompagner.
Elle connaît le succès au printemps 1963, et lui laisse souvent la place pour une ou deux chansons au milieu de ses concerts en plus des nombreux duos qu'ils interprètent.
Durant cette période, il se cherche un nom de scène, et apparaît sous le nom de Nino Ferrari, ou de Laurent Tosca.
En plus d'accompagner Nancy Holloway, il multiplie les prestations avec Bennett dans des cabarets de jazz et finit par être repéré.
En novembre 1963, un magazine annonce le lancement de Nino Ferrair, et l'artiste a finalement trouvé son nom de scène.
Son premier disque, Pour oublier qu'on s'est aimé sort fin novembre 1963 mais les difficultés de gestion de ce label contrarient sa promotion.
Le chanteur participe à sa première émission de télévision en février 1964, et découvre le cinéma en jouant un petit rôle dans les films Laissez tirer les tireurs de Guy Lefranc sorti en 1964 et Ces dames s'en mêlent de Raoul André, sorti en 1965.
Un second super 45 tours est publié en mars 1964, alors que le label Bel Air est en pleine déroute.
À la fin de l'été, il est transféré chez Riviera, un autre label Barclay.
Un troisième enregistrement sort en janvier 1965, et ne rencontre pas plus de succès que les deux premiers.
Alors qu'il est sur le point d'être renvoyé, il obtient un sursis grâce à son ami Richard Bennett qui vient d'intégrer Riviera comme producteur musical.
Comme chaque été depuis quelques années, Nino Ferrer s'engage pour animer les soirées de divers clubs du sud de la France.
Alors qu'il se produit en trio au Playa, un club-restaurant de Saint-Raphaël, le propriétaire du lieu, inquiet, cherche son chien. il .
Nino s'empare du micro et se livre à une improvisation bon enfant lors d'un entracte.
C' est de là qu' est née la chanson Z'avez pas vu Mirza.
En quelques jours, la chanson est entièrement composée, et le chanteur a l'occasion de mesurer son bon accueil par le public devant lequel il se produit.
Grâce à ce disque,qui sort fin 1965 et devient un phénomène en 1966, en partie grâce au soutien de l'émission Salut les copains, Nino Ferrer connaît enfin le succès.
La même année, il apparaît comme bassiste sur deux disques confidentiels des Gottamou (Bernard Estardy, Nino Ferrer, Richard Hertel), ce trio étant en fait celui qui s'était produit au Playa l'année précédente : il s'agit pour lui de s'offrir un moment de détente avant d’enchaîner avec un nouveau disque en son nom propre.
En 1967, il embauche Jacqueline Monestier dite « Kinou », une jeune femme âgée de 20 ans, comme assistante personnelle.
Elle installe son bureau dans l'appartement des parents du chanteur, et une relation intime naît entre eux quelques semaines plus tard, alors que le couple du chanteur rencontre de nombreuses difficultés.
Dès 1967, Nino multiplie les allers-retours entre la France et l'Italie.
En 1969, il emménage à Rome avec Kinou, qui devient sa compagne officielle.
Il rencontre rapidement les musiciens Giogio Giombolini et Santino Rocchetti, qui lui font découvrir le rock progressif, genre musical encore ignoré en France.
Frustré par son séjour en Italie pour des raisons tant professionnelles que personnelles, Nino Ferrer rentre en France et menace de porter plainte contre sa maison de disques.
Eddie Barclay lui propose, pour mettre fin à la polémique, de publier une version française de Rats and Rolls.
En 1971, La Maison près de la fontaine connaît un succès important.
Nino Ferrer participe ensuite à l'enregistrement de la première adaptation française de l'opéra-rock Jesus Christ Superstar.
Le premier enfant de Nino et Kinou, Pierre, naît en septembre 1973.
Vivant à La Martinière, une propriété de style colonial acquise en 1968 à Rueil-Malmaison, Nino Ferrer y fait aménager un studio d'enregistrement pour disposer de la plus grande liberté artistique possible.
Cette propriété, qui lui rappelle l'Italie et la Nouvelle-Calédonie de son enfance, lui inspire les paroles de South, qu'il enregistre en novembre 1973.
South devient le premier titre de l'album aux rythmes funky Nino and Radiah, entièrement chanté en anglais et publié en 1974 sur un nouveau label, CBS, après le non-renouvellement de son contrat par Barclay qui se défie des changements de style incessants de l'artiste.
Mais c'est avec sa version française, Le Sud, que le chanteur connaît son plus grand succès.
Devant contractuellement un troisième album à CBS, Nino s'installe au Château de Blanat où il fait transférer le studio d'enregistrement de La Martinière.
Lors du séjour à Blanat, Nino Ferrer fait, grâce aux revenus générés par les ventes du Sud, l'acquisition de « La Taillade », une bastide située au cœur du Quercy Blanc dans la région des Vaux près de Montcuq.
Un temps tenté par un exil américain, il décide finalement de s'installer définitivement à La Taillade, et y aménage un studio d'enregistrement qui perdure sous le nom de Studio Barberine, dirigé par son fils Pierre.
Kinou et Nino Ferrer se marient dans la plus stricte intimité le 30 décembre 1978, et leur deuxième fils, Arthur, naît le 14 février 1979.
À la Taillade Nino Ferrer, qui vit des revenus générés par ses grands succès, s'adonne à l'élevage de chevaux, ce qui lui inspire la chanson Sémiramis, mais ne supportant pas de devoir les vendre, il abandonne assez rapidement cette activité.
Entre 1980 et 1983, sortent chez WEA les albums La Carmencita, Ex-Libris et Rock'n'roll cowboy, avec toujours aussi peu de promotion et de succès.
Fin 1983, un unique concert donné à l'Olympia, dont ses proches ont dû assurer la promotion, est toutefois pour lui l'occasion de mesurer que sa popularité reste intacte malgré toutes ces années d'insuccès.
En 1982, il renoue avec le cinéma en jouant l'un des rôles principaux du film Litan : La Cité des spectres verts de Jean-Pierre Mocky, mais le film, violemment mis à bas par la critique, est un échec et Nino Ferrer ne se verra plus proposer aucun rôle.
En 1986 un 13e album, publié sur un label confidentiel, ne se vend pas.
Retiré à La Taillade, il s'y adonne à la peinture.
En 1989, Nino Ferrer demande et obtient la nationalité française.
Au début des années 1990, il est redécouvert en France par une nouvelle génération grâce à la sortie d'une compilation.
L'album La Désabusion, enregistré à domicile et illustré par des peintures de Nino Ferrer, est publié en 1993 par le label Fnac Music.
Durant cette période, Nino Ferrer expose ses peintures à Paris, puis part en tournée pour promouvoir La Désabusion.
C'est à l'occasion de la promotion de La Désabusion qu'a lieu sa dernière apparition télévisée en 1994 dans un Taratata que Nagui lui consacre.
Lors de cette tournée, Nino Ferrer mesure que ses facultés auditives déclinent, ce qui l'affecte profondément et ,dès lors, il envisage de réaliser un ultime album.
En juin 1998, sa mère Mounette, qui vivait à ses côtés dans sa propriété de La Taillade depuis le décès de son père en 1981, meurt à l'âge de 86 ans, qui serait due, selon Kinou Ferrari, aux conséquences d'une violente chute qu'elle avait faite alors que Nino Ferrer lui faisait visiter de nouveaux aménagements sur sa propriété.
Après le décès de sa mère dont il s'estime responsable, Nino Ferrer s'enfonce dans une profonde dépression et début août, de nombreux signes laissent deviner qu'il est en train d'organiser son suicide.
Inquiète, sa femme fait venir un médecin, auquel Nino déclare qu'il va se tuer dans deux jours. Celui-ci ne le prend pas au sérieux, et lui prescrit des anxiolytiques qui le font plonger dans un état d'intense exaltation.
Quelques jours plus tard, il s'arrange pour éloigner Kinou en lui demandant d'aller disperser les cendres de Mounette dans le jardin de La Taillade
Il endosse une vieille veste qu'il portait en concert dans les années 1960, revêt un chapeau rappelant ceux qu'il arborait à l'époque du Sud et dépose à divers endroits de sa propriété des lettres pour ses proches.
Puis il prend sa voiture, se rend dans un champ d'où il appréciait la vue sur la région du Quercy, et se donne la mort d'un coup de fusil.
Le corps de Nino Ferrer a été incinéré, et ses cendres dispersées en plusieurs endroits, dont une partie au cimetière communal de Montcuq.
Sa veuve, Kinou Ferrari, meurt le 17 mars 2022 à Lendou-en-Quercy à l'âge de 74 ans.
Capusa06
Johann Christoph Denner (13 août 1655–20 avril 1707), né à Leipzig, mort à Nuremberg, est un célèbre facteur d'instrument à vent allemand considéré notamment comme l'inventeur de la clarinette .
Biographie
Johann Christoph Denner est né à Leipzig dans une famille d'accordeurs de cor. Avec son père, Heinrich Denner, fabricant de sifflets et de cors de chasse, il s'installe à Nuremberg en 1666.
J. C. Denner s'est lancé dans la fabrication d'instruments en 1678 et a obtenu des droits pour la "fabrication d'instruments de musique français consistant principalement en hautbois et flûtes à bec [flandadois]" en 1697 .
Deux de ses fils, Jacob et Johann David, sont également devenus des facteurs d'instruments. Au moins soixante-huit instruments attribués à J. C. Denner ont survécu jusqu'à nos jours ,bien que les instruments survivants portant son nom proviendraient des ateliers de ses fils .
Denner est mort en 1707 et a été enterré à Nuremberg.
En 1730, Johann Gabriel Doppelmayr (en) écrit cette affirmation à propos de Denner dans son ouvrage Historische Nachricht von den Nürnbergischen Mathematicis und Künstlern :
« Au début de notre siècle, il a inventé un nouveau genre d'instrument à conduit dénommée clarinette... et a longuement présenté un chalumeau amélioré »
Sur la base de ce passage, de nombreux chercheurs ont attribué à Denner l'amélioration du chalumeau et l'invention de la clarinette. Malgré la phrase « Au début de notre siècle », il est souvent avancé qu'il a inventé l'instrument en 1690, mais il n'y en a aucune preuve. En réalité, il est possible que J. C. Denner n'ait jamais construit aucune clarinette. La paternité d'une seule clarinette existante, détenue par l'université de Californie à Berkeley lui a été attribuée, mais cette attribution est contestée. Un autre instrument pouvant avoir été fabriqué par Denner a été détruit pendant la Seconde Guerre mondiale. La plus ancienne mention de la clarinette figure sur une facture de Jacob Denner qui date de 1710, trois ans après la mort de J. C. Denner.
Il subsiste également dans les collections des exemplaires de cervelas baroque à perce pseudo-conique fabriqués par Denner.
FAE
( 11:04) Les berlinois qui ont fui d'Est en ouest ont tout abandonné, maisons, terrains, jardins . . .
Ces biens ont ensuite été entetenus pendant près de trente ans par ceux qui sont restés. J'ai connu un couple qui a pris soin d'un jardin arboré, ayant ainsi fruits et légumes qui leur ont permis de survivre. A la chute du mur, les biens ont été restitués à leurs propriétaires, et les personnes qui s'en étaient occupées se sont senties frustrées et lésées.
Ceci n'est qu'un modeste exemple vécu.
