
FAE
Bonjour et bonne fin de semaine à tous ! 😃
"Jacqueline Enté, dite Line Renaud, est une chanteuse, meneuse de revue et actrice française, née le 2 juillet 1928 à Nieppe (Nord).
Avec une carrière scénique et cinématographique débutée en 1944, marquée par de nombreux engagements politiques et humanitaires, elle est l'une des personnalités les plus présentes dans le paysage médiatique français."
FAE
Mystères d'internet : je lis ce soir qu'elle est née le 4 juillet . . .
"Elle est élevée, avec son frère Jésus et sa sœur Marie-Isabel par leur mère infirmière après la séparation de leurs parents. Elle grandit à Malaga puis Madrid. Sa vocation première est la danse classique qu'elle pratique avec ardeur jusqu'à l'adolescence.
Très sportive, à huit ans elle se rêve gymnaste et suit des cours à l'École nationale de danse de Madrid. En 1974, elle est diplômée du Conservatoire national de danse de Madrid. Sur les conseils de son professeur de danse, elle fait ses débuts d'actrice en 1975 dans le film Obsession (es) de Francisco Lara Polop."
À seize ans, elle joue un tout petit rôle aux côtés d'Audrey Hepburn et Sean Connery dans le film américain La Rose et la Flèche, de Richard Lester, sorti en 1976. C'est à cette époque qu'elle change son nom en « Abril ». Elle enchaîne alors les seconds rôles en Espagne.
Capusa06
Estée Lauder, née Josephine Esther Mentzer le 1er juillet 1908 à New York et morte le 24 avril 2004 à New York, est une personnalité du monde des affaires américaine. Elle est, avec son époux Joseph, la cofondatrice d' Estée Lauder Inc.
Elle est la mère de Leonard Lauder et de Ronald Lauder.
Carrière
Née dans le quartier de Corona, dans la circonscription new-yorkaise de Queens, elle est la fille d'immigrants juifs hongrois, Rose Schotz et Max Mentzer . Sa mère est originaire de Sátoraljaújhely et son père de Gelle (aujourd'hui Holice en Slovaquie). Ses parents avaient immigré dans les années 1890 .
Elle étudie à la Newtown High School d'Elmhurst dans le quartier de Queens et travaille avec ses huit frères et sœurs dans la quincaillerie familiale . Elle avouera plus tard qu'enfant, elle rêvait de devenir une actrice pour « avoir son nom en gros, recevoir des fleurs et rencontrer des beaux hommes ».
Son oncle, le docteur et chimiste John Schotz, fabrique des crèmes et des lotions dans son laboratoire. Un jour, elle décide de nommer l'une d'entre elles Super Rich All-Purpose Cream et commence à la vendre à ses amies. Ensuite, elle commence à les vendre à des magasins de cosmétiques et des salons de beauté .
En 1953, elle sort sa première fragrance, Youth-Dew, une huile de bain doublé d'un parfum. Au lieu d'utiliser leur fragrance comme les parfums français, en les plaçant derrière leurs oreilles, les acheteuses commencent à l'utiliser dans l'eau de leur bain. La première année, elle vend 50 000 bouteilles et en 1984, le produit atteint les 150 millions de bouteilles vendues.
Lauder est le sujet d'un documentaire télévisuel en 1985 appelé Estée Lauder: The Sweet Smell of Success. Pour expliquer son succès, elle dit : « Je n'ai jamais travaillé un jour dans ma vie sans vendre. Si je crois en quelque chose, je le vends, et je le vends bien. ».
Elle a contribué financièrement (5 millions de dollars), après la chute du communisme, à la restauration de la Grande synagogue de Budapest (ou Synagogue Dohány), deuxième plus grande synagogue du monde après le Temple Emanu-El de New York.
Elle meurt le 24 avril 2004 à l'âge de 95 ans, d'un arrêt cardio-circulatoire dans son appartement de Manhattan.
Misterprof-
1er Juillet 1903 :
Première édition du Tour de France.
Course cycliste organisée par le journal L'Auto, il se déroule en six étapes.
Le parcours relie les principales villes françaises, Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux et Nantes.
L’un des favoris de l'épreuve, Maurice Garin, remporte trois étapes et le classement général avec près de trois heures d'avance sur le deuxième, Lucien Pothier, ce qui constitue le plus grand écart entre le vainqueur du Tour et son dauphin dans l'histoire de cette compétition.
La longueur des étapes, disputées pour partie de nuit, varie de 268 à 471 km, pour un total de 2 428 km.
Cinquante-neuf coureurs prennent le départ, face au café « le Réveil-Matin » de Montgeron, mais seulement vingt-et-un d'entre eux figurent au classement général au terme des six étapes.
En cas d'abandon, les coureurs peuvent néanmoins concourir lors des étapes suivantes, sans figurer toutefois au classement général.
C'est notamment ce qui permet au Français Hippolyte Aucouturier et au Suisse Charles Laeser de remporter une victoire d'étape sur ce Tour, sans être classés à l'arrivée à Paris.
Suggérée à Henri Desgrange, le directeur du journal, par son collaborateur Géo Lefèvre, la création du Tour de France vise à encourager les ventes du quotidien face à son principal concurrent, Le Vélo, tout en promouvant l'industrie du cycle qui soutient financièrement L'Auto.
Véritable succès populaire, salué par les différents organes de presse, le Tour de France est organisé à nouveau l'année suivante, en 1904 et le sera chaque année jusqu'à nos jours, hors périodes de guerre.
Misterprof-
30 juin 1884 :
Naissance du médecin, écrivain et poète Georges Duhamel.
Il est le troisième des quatre enfants de Pierre-Émile Duhamel et de Marie Emma Pionnier, tous deux herboristes.
Après une enfance perturbée par les nombreux déménagements de sa famille, il fait ses études au lycée Buffon à Paris, puis au lycée de Nevers, et enfin à l'Institution Roger-Momenheim.
Il obtient son baccalauréat en 1902 et décide alors de poursuivre des études scientifiques.
Après une licence de sciences, il entame des études de médecine, qu’il achève en 1909.
Entre 1906 et 1908, il crée avec son ami le poète Charles Vildrac, qui deviendra son beau-frère, et René Arcos « l’abbaye de Créteil » ou groupe de l'Abbaye, phalanstère d’artistes regroupant poètes, écrivains, musiciens et peintres.
Georges Duhamel a marqué son entrée dans la littérature par des poèmes, puis la publication de Des légendes, Des batailles, en 1907, L'Homme en tête et Sur la technique poétique (avec Charles Vildrac), en 1909, Selon ma loi, en 1911.
Tandis que son théâtre est représenté à L'Odéon, il se voit confier en 1912 une rubrique critique au Mercure de France.
Il devient un des auteurs de la maison, qu’il dirige ensuite pendant quelques années, à la mort d’Alfred Valette en 1935.
À l'occasion de représentations théâtrales à l'abbaye de Créteil, il fait la rencontre et s'éprend de l'actrice Blanche Albane avec laquelle il entretient une importante correspondance.
Il l'épouse le 2 décembre 1909 à Paris et aura avec elle trois fils : Bernard, Jean et Antoine.
De 1910 à 1914, frais diplômé en médecine et en ,biologique, il travaille sur les propriétés des métaux à l'état colloïdal pour les laboratoires pharmaceutiques Clin à Paris, dirigés par le bibliophile Léon Comar, tout en laissant libre cours à ses aspirations littéraires.
Durant la Première Guerre mondiale, Georges Duhamel décide de s'engager dans le service actif, alors qu'il avait auparavant bénéficié d'une réforme médicale en raison de sa vue.
À partir de 1914, il occupe pendant quatre ans les fonctions de médecin aide-major
Alors qu'il exerce près du front de Champagne en 1915, puis participe à la bataille de Verdun et à la bataille de la Somme, il décide de raconter les épreuves que les blessés subissent dans deux romans : Vie des martyrs, paru en 1917, et Civilisation, qui sort en avril 1918 sous le pseudonyme de Denis Thévenin car Duhamel ne veut pas être accusé de profiter de la guerre pour faire de la littérature.
Ce livre obtient le prix Goncourt le 11 décembre 1918.
Après la guerre, Georges Duhamel donne, le 13 janvier 1920 à la maison des Amis du livre sur invitation d'Adrienne Monnier, une importante conférence sur le thème Guerre et Littérature dans laquelle il invente la notion de littérature de témoignage et s'inquiète du désintérêt littéraire rapide concernant la Grande Guerre, pouvant conduire à une amnésie historique et à un risque de dénaturation du sens de l'Histoire au profit d'une littérature de convention, analyse qui sera reprise deux ans plus tard par Maurice Genevoix dans l'avant-propos des Éparges.
Rendu à la vie civile, Georges Duhamel se consacre désormais entièrement aux lettres et à la défense d’une civilisation à visage humain.
En 1919, il découvre en Seine-et-Oise la vallée du Sausseron et Valmondois, où il passera tous ses étés faisant l'acquisition en 1925 de la « maison neuve » ou « maison blanche » au lieu-dit de La Naze.
Il écrit alors en 1920, Confession de minuit, qui deviendra le premier tome de son premier cycle romanesque Vie et aventures de Salavin (1920-1932), considéré par de nombreux critiques littéraires comme précurseur des questions existentialistes que développeront plus de quinze ans plus tard Camus dans La Chute (1956) et Sartre dans La Nausée (1938).
C’est au début des années 1930 qu’il entame sa Chronique des Pasquier qui le rendra célèbre, œuvre qui est parfois comparée aux Rougon-Macquart d'Émile Zola ou aux contemporains Thibault de Roger Martin du Gard.
La publication de ce cycle littéraire au Mercure de France s'étend de 1933 à 1945.
Elle peut être vue comme la transposition littéraire autobiographique de la vie de Georges Duhamel dans son héros principal Laurent Pasquier.
En 1935, Georges Duhamel devient directeur du Mercure de France et la même année est élu le 21 novembre, à sa seconde tentative, à l’Académie française au fauteuil no 30 à la suite du décès de G. Lenotre ; sa réception officielle au sein de l'Illustre Compagnie a lieu le 25 juin 1936 avec un discours d'accueil prononcé par Henry Bordeaux.
En 1937, il est également élu à l'Académie de médecine.
Avec François Mauriac, qui en est le fer de lance, il s'oppose nettement mais en vain à l'élection en juin 1938 de Charles Maurras à l'Académie française.
Entre 1930 et 1940, il accomplit de nombreux voyages en France et à l’étranger, défendant par de brillantes conférences la langue et la culture françaises ainsi que l’idée d’une civilisation construite sur le cœur de l’homme et non uniquement sur les progrès techniques de la mécanisation envers lesquels il est le plus souvent critique, le classant comme un écrivain de gauche.
Articles et conférences sont rassemblés sous divers titres, et la période de l'entre-deux-guerres constitue celle de son plus grand succès auprès du public.
Il devient alors membre du jury du prix Jeunesse, dont il prendra plus tard la présidence, en 1945.
Il fonde avec Pierre Raoul Dubois, alias Pierre Dane, l'Office de l'information en 1953.
Au début des hostilités de la Seconde Guerre mondiale, Georges Duhamel redevient chirurgien-militaire à l'arrière, opérant durant l'exode de 1940 les blessés civils à l'hôpital de Pontchaillou à Rennes.
Après la défaite, il voit dès l'été 1940 une partie de son œuvre interdite par les Allemands, qui mettent sur la liste des ouvrages interdits par la Gestapo trois de ses livres.
Quelques mois plus tard, c'est l'ensemble de son œuvre qui est interdite, ainsi que toute publication en 1942.
Durant toute cette période sombre, durant laquelle il reste volontairement à Paris et ne fait que quelques séjours dans sa maison de campagne de Seine-et-Oise, il tient tête ouvertement à la pression de l'occupant et à la fraction pétainiste de l’Académie française notamment en décembre 1940 lorsque, allié à Paul Valéry, il empêche le vote d'une lettre de soutien au maréchal après l'entrevue de Montoire.
À cette fin et à la suite de la mort d'André Bellesort, Georges Duhamel se fait élire le 5 février 1942 comme secrétaire perpétuel de l'Académie à titre provisoire pour tenir en respect les forces maléfiques.
Avec Mauriac, Gillet et Valéry, ils vont être pratiquement maîtres de l'Académie et s'attachent en 1942 à ne remettre les prix de l'institution qu'à des écrivains engagés secrètement dans la résistance.
En conséquence, il est l'objet de virulentes attaques dans Je suis partout durant cette période. Otto Abetz rédige une note datée du 14 décembre 1943 dans laquelle il donne son accord de principe pour la déportation de Georges Duhamel, qui n'aura heureusement jamais lieu.
Son positionnement et ses engagements durant la période du gouvernement de Vichy sont reconnus à la Libération de Paris par le général de Gaulle, qui le rencontre lors d'un déjeuner le 7 septembre 1944 à Paris et reconnaitra publiquement son action dans ses Mémoires de guerre (Le Salut, 1959).
En octobre 1944, Georges Duhamel est élu définitivement secrétaire perpétuel de l'Académie, mais il démissionne de son poste dès 1946 en raison de ce qu'il considère comme un basculement du centre de gravité politique de la compagnie vers la droite dont il ne se sent pas le représentant.
Georges Duhamel est également nommé au Comité national des écrivains en 1944 mais en démissionne en 1946 pour protester contre les excès de l'épuration.
Après la guerre, Georges Duhamel est nommé, en 1947, à la présidence de l’Alliance française et reprend ses voyages en faveur de la culture française.
Il rétablit partout de nombreuses écoles de l’Alliance.
En 1950, son roman Confession de minuit (1920) fait partie de la liste du grand prix des Meilleurs romans du demi-siècle regroupant une sélection de douze romans publiés entre 1900 et 1950.
Il est membre du Comité de patronage de la Fédération française contre l'armement atomique.
Il fut membre du comité d'honneur de l'Association du foyer de l’abbaye de Royaumont et du Centre culturel international de Royaumont.
À partir de 1960, sa santé décline, l'obligeant à réduire beaucoup ses activités.
Il meurt à Valmondois le 13 avril 1966.
Capusa06
Gaston Camille Charles Maspero (né le 24 juin 1846 à Paris et mort le 30 juin 1916) est un égyptologue français, professeur au Collège de France (1874), membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres (1883), commandeur de la Légion d'honneur (1896).
Biographie
Gaston Maspero est né à Paris le 24 juin à 4 heures du matin de Adela Evelina Maspero, née en 1822 à Milan, fille d'un imprimeur milanais, et de père non dénommé, mais identifié par la tradition familiale à Camillo Marsuzi de Aguirre, révolutionnaire italien en fuite.
Il fait ses études secondaires au lycée Louis-le-Grand puis à l'École normale supérieure (1865).
Il s'intéresse très tôt aux langues orientales et traduit le texte de la « stèle de Napata », rapportée par Auguste Mariette. Il passe une année en Amérique latine, notamment en Uruguay (1867-1868), pour mener des études sur le quechua, puis il obtient un poste de répétiteur de langue et d'archéologie égyptiennes, à l'École pratique des hautes études, qui venait d’être créée, et où enseigne Emmanuel de Rougé.
Durant la guerre franco-prussienne de 1870, il s’engage comme garde mobile et prend la nationalité française. Le 11 novembre 1871, il épouse la journaliste Harriett Yapp, dite Ettie, proche de Mallarmé . De cette union naîtront deux enfants : Georges, futur sinologue, et Isabelle.
Grand érudit, il soutient fin 1872 à Sorbonne ses thèses de doctorat, la principale, de lettres, intitulée Le genre épistolaire chez les anciens Égyptiens, première thèse d'égyptologie universitaire réalisée en France, et la secondaire intitulée De Carchemis oppidi situ et historia antiquissima.
Quelques jours après la naissance d'Isabelle, le 20 septembre 1873 Harriett meurt d'une péritonite à 27 ans.
Il épouse en 1880 Louise Balluet d'Estournelles de Constant de Rebecque (1856-1953), petite-nièce de Benjamin Constant et sœur de Paul d'Estournelles de Constant, sénateur et Prix Nobel de la paix en 1909. De cette union naîtront deux enfants : Henri Maspero, sinologue, et Jean Maspero, helléniste et égyptologue.
Parcours professionnel
En 1872, après la mort d’Emmanuel de Rougé, Gaston Maspero est proposé à la chaire de philologie et antiquités égyptiennes du Collège de France, mais le ministère l'estime trop jeune (il a 26 ans) et le nomme chargé de cours, il ne sera titularisé qu'en mars 1874.
En 1880, l'état de santé d'Auguste Mariette s'est altéré, et le cabinet du ministre de l’Instruction publique Jules Ferry nomme Gaston Maspero à la tête d'une mission archéologique permanente, sous le nom d’École française du Caire. Le décret est signé par Jules Ferry le 28 décembre 1880. La mission de Maspero consiste à « dresser le plan d’une école scientifique orientale dont le siège serait au Caire, d’en réunir les éléments et de partir sans retard pour l’Égypte, afin d’appuyer Mariette car si celui-ci venait à mourir et était remplacé par un étranger, la direction du Service officiel des fouilles échapperait à la France » .
Après la disparition de Mariette en janvier 1881, Maspero prend à 34 ans sa succession à la direction du Service des antiquités égyptiennes et du musée d’Archéologie égyptienne de Boulaq, au Caire.
Il découvre en 1881 à Saqqarah les Textes des pyramides, textes religieux et rituels, qui avaient pour fonction d'aider le mort à accomplir le passage funéraire. Ces textes concernent plusieurs pharaons, notamment Ounas, Pépi Ier et Pépi II. D'autres textes funéraires sont trouvés dans la pyramide de Mérenrê Ier. L’année suivante, Maspero, qui a demandé qu'une enquête officielle soit menée à propos de la cachette royale de Deir el-Bahari, dont des antiquités étaient proposées sur le marché depuis quelques années peut y accéder.
Son collaborateur, Emil Brugsch, archéologue allemand, se rend sur le site, revendiquant les momies pour le Service de conservation des antiquités de l'Égypte, et obtient le dégagement et la fouille de la cachette des momies royales pour la mission française.
Il est élu membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres le 30 novembre 1883.
Au début de 1886, Maspero conduit les travaux de désensablement du Sphinx de Gizeh, tandis que quatre habitants de Gournah, fouillant à Deir el-Médineh, trouvent un puits d’accès à une tombe ; Maspero pénètre dans le tombeau de Sennedjem, un fonctionnaire ramesside. Les découvertes sont acheminées vers le musée de Boulaq, devenu trop exigu et que Maspero projette de transférer au Caire.
En 1886, Maspero rentre en France, et reprend ses cours au Collège de France et à l'École des hautes études.
Il est rappelé en Égypte en 1899, et y reste alors jusqu'en sa retraite en 1914. Il dirige le déménagement du musée d'égyptologie - entre-temps transféré au palais de Giza de 1889 à 1902 — c'est la création du musée égyptien du Caire. L’inauguration officielle a lieu en novembre 1903.
À Louxor, dans les temples de Karnak, il fait dégager le site, qui est fouillé méthodiquement :
« Voici vingt mois que nous pêchons la statue dans le temple de Karnak. [...] Sept cents monuments en pierre sont déjà sortis de l’eau, mais [...] c’est un peuple complet qui remonte à la lumière et qui vient réclamer un abri aux galeries de notre musée. »
En 1904, alors que les Britanniques décident de rehausser de sept mètres le barrage d'Assouan, il parvient à lever les fonds nécessaires pour isoler, consolider, mais aussi étudier un grand nombre d'édifices religieux de Basse-Nubie, menacés d'engloutissement .
Gaston Maspero quitte définitivement l’Égypte en 1914, laissant la direction générale des Antiquités à Pierre Lacau.
Il est élu secrétaire perpétuel de l’Académie des inscriptions et belles-lettres le 24 juillet 1914. Le 30 juin 1916, alors qu'il assiste à une séance de l'académie, il est victime d’un malaise et meurt sur son banc. Sur sa première tombe est gravé Ma spero (Mais j’espère). Son corps est ensuite transféré au cimetière du Montparnasse.
Maspero fut aussi membre de la Société théosophique.
Capusa06
Yvonne Lefébure, née le 29 juin 1898 à Ermont et morte le 23 janvier 1986 à Paris, est une pianiste française. Elle mène au cours de sa longue vie une double carrière de virtuose et de pédagogue.
Née à Ermont, elle entre à l'âge de neuf ans au Conservatoire national de musique et de déclamation à Paris, où elle est élève d'Alfred Cortot (piano), Maurice Emmanuel et Charles-Marie Widor (fugue). Elle prend également des leçons particulières avec Cortot. Enfant prodige, elle remporte dès l'âge de quatorze ans, un premier prix de piano dans la classe de Cortot, ainsi que dans six autres matières.
Très jeune, elle joue avec l'Orchestre des Concerts Lamoureux avec Camille Chevillard et l'Orchestre des Concerts Colonne avec Gabriel Pierné ainsi qu'en récital.
Liée aux grands musiciens de son temps, Gabriel Fauré, Maurice Ravel, Paul Dukas, elle se fait leur interprète favorite quand elle ne se produit pas sous la baguette de chefs tels que Wilhelm Furtwängler, Adrian Boult, Igor Markevitch, ou en compagnie de Pablo Casals, au festival de Prades en 1950, puis souvent ensuite. Elle épouse le chef d'orchestre et musicologue Fred Goldbeck en 1947 .
Elle enseigne à l'École normale de musique de Paris (1924–1939 puis à nouveau en 1972–1973), au Conservatoire national supérieur de musique à Paris (1952–1967) et au Conservatoire européen (1967–1972) et elle donne des classes de maître à son propre festival de Saint-Germain-en-Laye, où elle crée en 1968, le prix Debussy. Parmi ses élèves, on peut citer : Hélène Boschi, Catherine Collard, Imogen Cooper, Évelyne Crochet, Anne-Marie Fossat, Samson François, Christine Girard, Gérard Jouannest, Michaël Levinas, Dinu Lipatti, Claude Mojonnier, Gabriella Torma, Boris Nedeltchev, Françoise Thinat, Pierre Réach, Jean-Marc Savelli, Setrak, Avi Schönfeld (en), Chantal Stigliani, Annie Bélis et Andrée Sommer (1933-2015).
Dotée d'un esprit curieux de tout, elle est proche du peintre Raoul Dufy et du philosophe Alain, qui lui consacre deux « propos ».
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29 juin 1921 :
Naissance de l' écrivain Frédéric Dard.
Frédéric Charles Antoine Dard est un écrivain français principalement connu (dans une production extrêmement abondante) pour les aventures du commissaire San-Antonio, souvent aidé de son adjoint Bérurier, dont il a écrit 175 aventures depuis 1949.
Parallèlement aux San-Antonio il a produit sous son nom ou sous de nombreux pseudonymes des romans noirs, des ouvrages de suspense psychologique, des « grands romans », des nouvelles, ainsi qu'une multitude d'articles.
Son père Francisque, d'abord chaudronnier dans la société Diederichs, lance une entreprise de chauffage central à Bourgoin-Jallieu.
Sa mère, Joséphine-Anna Cadet, est fille d'agriculteurs.
Frédéric Dard naît avec le bras gauche atrophié.
Ses parents, très occupés par l'affaire familiale, le font élever par sa grand-mère Claudia Berlet qui l'incite à dévorer Les Pieds Nickelés autant que Les Misérables.
Il en gardera un souvenir ému et le goût pour la lecture.
Le jeune Frédéric surmonte son handicap en puisant dans ses lectures et son imagination.
Ne pouvant jouer avec les autres enfants, il se rattrape en leur racontant pendant les récréations les derniers films à l'affiche, et quand il ne les a pas vus, rivalise d'imagination pour les inventer.
Le krach de 1929 précipite le déclin de l'entreprise familiale, qui est mise en faillite.
Tous leurs biens sont saisis, sous les yeux du jeune Frédéric.
La famille émigre alors à Lyon.
Son père devient contremaître en usine et sa mère travaille dans une boulangerie.
Frédéric suit sans grand intérêt des études de comptable à l'école La Martinière.
Il est présenté en 1938 à Marcel E. Grancher, le fondateur des Éditions Lugdunum et du journal Le Mois à Lyon, par son oncle, ouvrier-mécanicien dans un garage automobile que Grancher fréquente.
Engagé comme stagiaire, il assume peu après un rôle de secrétaire de rédaction à la fin de l'été 1940, puis de courtier en publicité.
Ses premiers articles, certainement encouragés par ses aînés comme le docteur Edmond Locard ou le romancier Max-André Dazergues sont publiés anonymement dans le journal dès 1939.
Enfin journaliste, le métier qui l'attire depuis longtemps, il passe à l'écriture à proprement parler et publie fin octobre 1940 son premier livre La Peuchère, et son premier vrai roman, Monsieur Joos, récompensé par le premier Prix Lugdunum décerné sur manuscrit lui apportant enfin en mars 1941 la notoriété.
Frédéric Dard se marie en novembre 1942 avec Odette Damaisin (1923–2018), dont il aura deux enfants, Patrice et Élizabeth.
Il s'installe avec sa femme à Lyon, dans le quartier de la Croix-Rousse, où il réside entre juillet 1944 et mars 1949.
Frédéric Dard écrit des livres pour enfants et des romans populaires pour nourrir sa petite famille, rencontre des écrivains repliés à Lyon.
Sa notoriété commence à dépasser les limites de la capitale rhodanienne.
Très influencé par le roman américain (Faulkner, Steinbeck) et surtout par le Britannique Peter Cheyney, il se lie avec Georges Simenon, qui lui rédige une préface pour son livre Au Massacre mondain.
Sous la houlette de Clément Jacquier, il écrit des romans avec ses premiers pseudonymes pittoresques : Maxell Beeting, Verne Goody, Wel Norton, Cornel Milk, etc.
Sur un coup de tête (il a pris ombrage d'un livre de Marcel E. Grancher, qui le cite dans ses souvenirs), il part en 1949 s'installer aux Mureaux avec sa famille.
Après quelques années de vaches maigres, il connaît ses premiers succès d'écriture au théâtre. C'est en 1949 que paraît Réglez-lui son compte !, roman policier signé San-Antonio, qui est un échec commercial.
Il rejoint alors les éditions du Fleuve noir, où il va côtoyer Jean Bruce et Michel Audiard, et y publie deux romans : Dernière Mission, et le second San-Antonio, Laissez tomber la fille.
En 1954, Frédéric Dard et Robert Hossein montent au Grand-Guignol Les Salauds vont en enfer, première pièce d'une longue collaboration théâtrale.
La notoriété naissante du commissaire San-Antonio engendre le succès, qui, dès lors, ne le quittera plus.
En 1964, il obtient le record du nombre de ventes de l'année en France avec L'Histoire de France vue par San-Antonio (350 000 exemplaires vendus).
Cependant, sa vie de couple avec Odette Damaisin n'est pas heureuse.
De 1966 à 1968, trois de ses romans illustrent cette période rendue encore plus douloureuse par son trouble bipolaire.
Le mercredi 29 septembre 1965 , il tente de se pendre dans sa propriété de Meulan.
Transféré dans une clinique parisienne, il sera sauvé in-extremis et pourra reprendre ses activités les semaines suivantes.
Il se remarie le 14 juin 1968 avec Françoise de Caro, la fille du fondateur des éditions Fleuve noir.
En 1968, il prend la route de la Suisse avec sa nouvelle femme.
Le couple se fait construire un chalet à Gstaad.
Ils ont une fille, Joséphine, née en 1970 qui épousera Guy Carlier en 2006.
Quelques semaines après sa naissance, le couple Dard adopte un jeune Tunisien, prénommé Abdel.
Avec le temps, il commence à prendre du recul,et accorde de longues interviews à la presse.
En 1975, il fait paraître Je le jure, signé San-Antonio, un livre d'entretiens où il évoque son enfance, ses débuts, sa famille, ses idées.
En 1978, il acquiert à Bonnefontaine une ferme du XVIIIe siècle qu'il restaure et où il poursuit son œuvre en composant une centaine de romans et de nombreuses peintures, sa vocation contrariée.
La même année, il écrit Y a-t-il un Français dans la salle ?
Son éditeur et beau-père lui fait réaliser que s'il signe Frédéric Dard, il en vendra 50 000 exemplaires et s'il signe San-Antonio, il en vendra dix fois plus.
Il choisit la seconde option : l'auteur Frédéric Dard disparaît pour toujours derrière l'écrivain San-Antonio.
Le 23 mars 1983, Joséphine est enlevée la nuit pendant son sommeil par un homme qui monte au premier étage de leur villa de Vandœuvres, se faufile dans sa chambre, la drogue et s'enfuit avec elle dans un appartement à Annemasse.
Le ravisseur, Édouard Bois-de-Chesne, est le cadreur d'une équipe de télévision suisse qui était venu faire un reportage sur le romancier.
Elle sera libérée cinquante heures plus tard contre le versement d'une rançon de 2 millions de francs suisses grâce au chalet de Gstaad qui venait d'être vendu.
Le ravisseur sera arrêté (repéré lorsqu'il parlementait avec Dard au téléphone sous un masque de Mitterrand, pour fausser sa voix), condamné à 18 ans de prison en septembre 1984 et la rançon récupérée, mais l'épisode a longtemps traumatisé Frédéric Dard et sa fille.
Frédéric Dard meurt le 6 juin 2000, à son domicile de Bonnefontaine, en Suisse. Il est inhumé suivant ses volontés au nouveau cimetière de Saint-Chef en Dauphiné (Isère), village où il a vécu, enfant, en 1930, dans une maison appartenant à la famille de sa mère et où il aimait se ressourcer. Un musée y est en partie consacré à son œuvre. L'ancienne école de Saint-Chef qu'il a fréquentée, porte une plaque commémorative rappelant ce fait.
À la mort de son père, son fils Patrice a poursuivi jusqu'en 2016 l'écriture des San-Antonio.
FAE
Bonjour à tous ! 😃
"Aujourd’hui c’est la journée mondiale du Petit Prince. La date du 29 juin a été choisie par la Fondation d’Antoine de Saint-Exupéry pour commémorer la naissance de l'écrivain et aviateur, né un 29 juin 1900 et auteur de l’ouvrage du Petit Prince. Le Petit Prince Day célèbre les valeurs humanistes du livre publié pour la première fois en 1943 et dont le succès ne se dément pas. Traduit dans plus de 400 langues et vendu à plus de 200 millions exemplaires, le Petit Prince est considéré comme l’ouvrage de littérature française le plus connu et le plus lu au monde."