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&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
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11 juillet 2022 08:05

11 juillet 1920 :
Naissance de l' acteur Yul Brynner.
Juli Borissovitch Bryner est un acteur russo-américain d'origines suisse et mongole (par son père), ainsi que russe (par sa mère).
Il est le fils de Boris Yulievich Bryner,un ingénieur des mines d'origine suisse par son père (Julius Joseph Bryner) ainsi que russe et de l'ethnie mongole des Bouriates par sa mère (Natalya Yosifovna Kurkutova) — et de Marousya (Maria) Dimitrievna née Blagovidova,fille d’un médecin d'origine russe et juive, converti à l’orthodoxie.
Sa mère Marousya a étudié au conservatoire de Saint-Pétersbourg pour devenir actrice et chanteuse mais c'est sa fille Vera qui deviendra chanteuse lyrique et actrice, et son fils Yul acteur.
Au moment de la révolution russe de 1917, sa famille fuit l'Empire russe, et s'installe surtout à Nice où existait déjà une communauté russe.
La famille Bryner fait ensuite de nombreux allers-retours entre la France et la Russie, surtout aux périodes où la situation est plus calme, par exemple, lors de la période de la nouvelle politique économique (NEP) en Russie bolchévique.
Mais après l'avènement de Staline, à la fin des années 1920, sa famille quitte définitivement la Russie.
En 1927, lorsque Boris Bryner quitte le domicile conjugal et abandonne sa famille.
Marousia emmène ses enfants Yul et Vera à Harbin en Chine, où ils fréquentent une école tenue par une Union chrétienne de jeunes gens (YMCA).
Puis, en 1934, tous les trois s'installent à Paris.
Quand il arrive à Paris en 1934, Juli Bryner semble avoir bien plus que 14 ans, sans doute plus de 20 ans, et de plus, il s'exprime déjà très bien en français, et en d'autres langues étrangères, dont l'anglais et l'allemand, preuves d'une éducation raffinée et complète.
La famille déménage souvent puis s'installe rue Catulle-Mendès dans le 17e arrondissement.
Dès 1941 ou 1943, Juli Bryner part pour les États-Unis afin d’étudier le théâtre avec Michel Tchekhov. Lors de son entrée dans le pays, il aurait menti sur son âge, car les services de l'immigration acceptaient rarement des individus célibataires, âgés de plus de 30 ans, d'autant qu'il était difficile de prouver aux usines, ou entreprises, ou plus généralement, au marché du travail américain que l'individu avait une solide expérience professionnelle.
Entre 1949 et 1976, il tourne dans environ une quarantaine de films. Il devient largement connu pour son interprétation du roi Mongkut dans la comédie musicale Le Roi et moi (1951) pour laquelle il remporte deux Tony Awards, et remporte ensuite un Oscar pour l'adaptation cinématographique en 1956.
Yul Brynner a également joué le rôle de Ramsès II dans l'épopée biblique de Cecil B. DeMille, Les Dix Commandements (1956).
Il incarne la même année le général Bounine dans le film Anastasia, puis le tireur Chris Adams dans Les Sept Mercenaires (1960).
Yul Brynner fait ses débuts au cinéma en 1949 dans La Brigade des stupéfiants, l'un des seuls films avec ses cheveux naturels avec Les boucaniers.
À partir de 1951, il se rend célèbre en interprétant son plus grand rôle, le roi de Siam Mongkut dans la comédie musicale de Richard Rodgers et Oscar Hammerstein II, Le Roi et moi. Il interprète le rôle dans la production originale mais aussi dans sa reprise sur scène à Broadway en 1977, dans celle de London Production en 1979 et dans une autre reprise de Broadway en 1985.
Le 15 avril 1958, alors qu'il est invité avec le comédien Fernandel à l'émission 36 chandelles de Jean Nohain, Fernandel raconte qu'il l'avait croisé en 1924 à l'ABC, une salle de spectacles de cabaret de Marseille où il jouait de la musique tzigane.
Brynner déclarera également avoir assisté à plusieurs spectacles de Fernandel à l'Alcazar de Marseille, entre 1924 et 1927, et qu'ils étaient bons amis avec Bréols et Andrex.
Par l'intermédiaire de Fernandel, Yul Bryner fera la connaissance de Jean Cocteau et Marcel Pagnol.
Le 28 février 1974, Jacques Chancel reçoit l'acteur américain dans son émission radiophonique Radioscopie.
Au milieu des années 1980, Yul Brynner apprend qu’il est atteint d’un cancer du poumon certainement lié à sa consommation excessive de tabac (cinq paquets par jour).
Se sachant mourant, en janvier 1985, soit neuf mois avant sa mort, il donne un entretien dans l'émission Good Morning America, exprimant son désir de faire des courts-métrages publicitaires contre le tabagisme.
Un extrait de cet entretien poignant servira d'annonce de prévention pour l'American Cancer Society, diffusée après sa mort le 10 octobre 1985 à New York.

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FAE

11 juillet 2022 07:42

(09:27) Merci tricce.

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10 juillet 2022 12:50

"Carmina Burana (latin : « Poèmes » ou « Chants de Beuern ») est le titre que le linguiste allemand Johann Andreas Schmeller a donné à un manuscrit découvert en 1803 dans l’abbaye de Benediktbeuern (Allemagne) et dont la première édition date de 1847. Il s’agit de la compilation, partiellement notée en neumes et rédigée entre 1225 et 1250, de 315 chants profanes et religieux composés en latin médiéval — avec certaines parties en moyen haut-allemand, arpitan, ainsi qu'en français— majoritairement par les goliards, des ecclésiastiques défroqués ou des étudiants vagabonds. Le manuscrit comporte des chansons d’amour, des chansons à boire et à danser ainsi que des pièces religieuses.
La popularité du recueil connut un regain au xxe siècle grâce au vif succès de l'œuvre musicale homonyme de Carl Orff, Carmina Burana, composée en 1935-1936, dans laquelle Orff reprend vingt-quatre des chants du manuscrit."

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10 juillet 2022 09:53

Merci Mstrprf !

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10 juillet 2022 09:06

10 juillet 1895 :
Naissance de Carl Orff, compositeur allemand dont l' œuvre la plus connue est Carmina Burana.
Né d'une famille de militaires (un de ses grands-pères est le général Karl Maximilian von Orff), Carl Orff, fils de parents musiciens, fait vite preuve dans sa jeunesse d'intelligence et de curiosité.
Plus tard, il ne rencontre pas de difficultés dans ses études musicales bien qu'il ne supporte pas l'académie de musique de Munich.
Ces années d'études n'en seront pas moins fécondes.
Il compose un opéra, Gisei, tiré d'une pièce japonaise et légèrement influencé par Claude Debussy.
En 1914, il prend des leçons d'interprétation avec Hermann Zilcher.
La même année, il est nommé chef d'orchestre et directeur musical des Münchner Kammerspiele. Il prend part à la guerre en 1917, mais est démobilisé en raison d'une blessure.
De retour du front, il est nommé directeur musical et chef d'orchestre des opéras de Mannheim et Darmstadt.
Après la guerre, désireux d'associer le texte, la musique et le mouvement, il se consacre à l'étude et à la composition et il abandonne ses fonctions à l'opéra de Darmstadt.
En 1920, il épouse Alice Solscher dont il aura une fille, Godela (1921-2013).
Il se mariera quatre fois, sa dernière épouse étant Liselotte Schmitz (1930-2012).
Intéressé par la musique de son temps et notamment par celle d'Arnold Schoenberg, il n'éprouve cependant rien pour la musique atonale.
Il se passionne surtout pour la Renaissance italienne : il adapte en allemand le Lamento d'Ariana, adapte et édite L'Orfeo et le Ballo delle Ingrate de Claudio Monteverdi pour instruments modernes.
En 1924, avec la danseuse Dorothee Günther, il fonde une école de danse : la Güntherschule.
C'est dans cette école que naîtra le concept de l'Orff-Schulwerk que Carl Orff a toujours considéré
comme faisant partie intégrante de son œuvre musicale.
Entre 1935 et 1936, il crée au vieil opéra de Francfort son plus grand succès : Carmina Burana, œuvre inspirée de poèmes du Moyen Âge retrouvés dans l'Abbaye de Benediktbeuern, près de Munich.
Carmina Burana est l'une des œuvres classiques les plus jouées au monde.
Elle a inspiré de nombreux artistes : des groupes musicaux comme Magma ou Era et des artistes de variété comme Nana Mouskouri (Ave verum).
En 1939, Carl Orff écrit Der Mond (La Lune) et en 1942 Die Kluge (La Femme avisée) tous deux inspirés par les Contes de Grimm.
La question de la position de Carl Orff durant les années 1930-40 est très discutée.
Sa musique fut d'abord rejetée, puis récupérée par le IIIe Reich.
Sa composition Carmina Burana en est un exemple : mal perçue lors de la première à Francfort en 1937, elle a ensuite connu un grand succès auprès du public mais aussi du pouvoir national-socialiste.
En 1943, il compose les Catulli Carmina et, en 1953, pour compléter ce triptyque païen Trionfi, le Trionfo di Afrodite.
On lui doit aussi la composition des Veni Creator Spiritus (1954), cantate d'après le livret de Franz Werfel pour chœur mixte, pianos et instruments à percussion, mouvements de chœur d’après le livret de Bertolt Brecht pour chœur, trois claviers et percussions.
Par la suite, il n'écrit plus que pour le théâtre musical des pièces telles que Antigone ou De temporum fine comœdia, sa dernière œuvre, qui reviennent aux formes du théâtre sacré avec des danses rituelles.

En 1961, il fonde son école, l'Institut Orff, au Mozarteum [archive] de Salzbourg, puis donne des conférences pour présenter son concept pédagogique, le Orff-Schulwerk.
Carl Orff meurt le 29 mars 1982. Selon son souhait, il a été inhumé dans une chapelle du monastère d'Andechs, en Bavière où un festival1 Orff in Andechs2 lui est consacré tous les ans.
La question de la position de Carl Orff durant les années 1930-40 est très discutée.
Sa musique fut d'abord rejetée, puis récupérée par le IIIe Reich.
Sa composition Carmina Burana en est un exemple : mal perçue lors de la première à Francfort en 1937, elle a ensuite connu un grand succès auprès du public mais aussi du pouvoir national-socialiste.
Par ailleurs, il a été reproché à Orff d'avoir répondu à l'appel officiel de composer une nouvelle musique de scène pour Le Songe d'une nuit d'été, la partition de Felix Mendelssohn ayant été interdite du fait des origines juives du compositeur.
Les défenseurs d'Orff firent valoir par la suite qu'il avait déjà composé la musique de cette pièce entre 1917 et 1927, soit bien avant la commande des autorités nazies.
Après la guerre, Carl Orff a prétendu avoir appartenu au mouvement de résistance Die Weisse Rose (La Rose blanche), qui fut notamment animé par un de ses amis, Kurt Huber, condamné à mort par le Volksgerichtshof (Tribunal du peuple) et exécuté en 1943.
Pourtant, le jour de l'arrestation de Huber, son épouse pria Orff d'user de son influence auprès des autorités pour aider son mari, mais Orff refusa.
Par la suite, la femme de Huber refusa de le revoir.
Culpabilisé, Orff écrira une lettre dédiée à son ami défunt pour lui demander pardon.
En effet, Orff avait pour habitude de modifier en permanence ses œuvres musicales.
Carl Orff a travaillé en collaboration avec de nombreux artistes (musiciens, danseurs, peintres, chorégraphes, poètes, dont Bertolt Brecht, Mary Wigman, Maurice Carême, Johnny Friedlaender, et même Jacques Prévert.
Luise Rinser, femme de lettres allemande et journaliste engagée, a été son épouse de 1954 à 1959.
Par ailleurs, Prévert a écrit le poème Carmina Burana, reprenant ainsi le titre de la cantate scénique de C. Orff auquel il voulait ainsi rendre hommage.
Ce poème a été repris dans l'ouvrage commun Carmina Burana (Manus press 1965) dans lequel sont reprises des contributions de Carl Orff, Prévert et du peintre HAP Grieshaber.
Carl Orff meurt le 29 mars 1982 à Munich.

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FAE

10 juillet 2022 08:36

Merci Capusa !

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10 juillet 2022 08:15

Nikola Tesla (en serbe cyrillique : Никола Тесла), né le 10 juillet 1856 à Smiljan dans l'Empire d'Autriche (actuelle Croatie) et mort le 7 janvier 1943 à New York, est un inventeur et ingénieur américain d'origine serbe. Il est connu pour son rôle prépondérant dans le développement et l'adoption du courant alternatif pour le transport et la distribution de l'électricité.

Tesla a d'abord travaillé dans la téléphonie et l'ingénierie électrique avant d'émigrer aux États-Unis en 1884 pour travailler avec Thomas Edison puis avec George Westinghouse, qui enregistra un grand nombre de ses brevets. Considéré comme l’un des plus grands scientifiques dans l’histoire de la technologie, pour avoir déposé quelque 300 brevets couvrant au total 125 inventions (qui seront pour beaucoup attribuées à tort à Edison) et avoir décrit de nouvelles méthodes pour réaliser la « conversion de l’énergie », Tesla est reconnu comme l’un des ingénieurs les plus créatifs de la fin du xixe et du début du xxe siècle. Quant à lui, il préférait plutôt se définir comme un découvreur.

Ses travaux les plus connus et les plus largement diffusés portent sur l’énergie électrique. Il a mis au point les premiers alternateurs permettant la naissance des réseaux électriques de distribution en courant alternatif, dont il est l’un des pionniers. Tesla s’est beaucoup intéressé aux technologies modernes se focalisant sur l’électricité qui était le noyau de ses inventions. Il est connu pour avoir su mettre en pratique la découverte du caractère ondulatoire de l’électromagnétisme (théorisé par James Clerk Maxwell en 1864), en utilisant les fréquences propres des composants des circuits électriques afin de maximiser leur rendement.

De son vivant, Tesla était renommé pour ses inventions ainsi que pour son sens de la mise en scène, faisant de lui un archétype du « savant fou ». Grand humaniste qui se fixait comme objectif d'apporter gratuitement l'électricité dans les foyers et de la véhiculer sans fil , il resta malgré tout dans un relatif anonymat jusqu'à plusieurs décennies après sa mort. Son œuvre trouve un regain d'intérêt dans la culture populaire depuis les années 1990. En 1960, le nom tesla (T) est donné à l’unité internationale d’induction magnétique. En 2003, le constructeur automobile novateur de voitures électriques Tesla Inc. est créé, le nom choisi de la marque faisant référence à Nikola Tesla.

Son lieu de sépulture est à Belgrade, en Serbie, dans le musée Nikola-Tesla.

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FAE

10 juillet 2022 07:19

"Alain Krivine, né le 10 juillet 1941 à Paris et mort le 12 mars 2022 dans la même ville, est un homme politique français d'extrême gauche."

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FAE

10 juillet 2022 07:16

Bonjour et bon dimanche à tous ! 😃

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FAE

9 juillet 2022 10:22

Vous êtes passionnants. Merci ! 😃

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Capusa06

9 juillet 2022 08:40

William Sheller, né William Desbœuf le 9 juillet 1946 à Paris (nom modifié plus tard en William Hand est un auteur-compositeur-interprète français.

Considéré comme l'un des plus grands auteurs, compositeurs et interprètes français depuis les années 1970, William Sheller bénéficie d'une formation approfondie en musique classique. Tout en composant de nombreuses œuvres classiques, c'est dans le domaine de la variété qu'il percera. L'influence de sa formation classique se manifeste par un style musical sophistiqué, alliant parfois des éléments de la musique classique avec de la musique pop .

William Sheller se fait connaître du grand public en 1975 avec le titre Rock 'n' Dollars. La même année sort son premier album de chansons, William Sheller, presque entièrement écrit et composé par lui . L'artiste dénombre un total de vingt-huit albums studios, albums live et autres formats, vendus à près de deux millions d'exemplaires rien qu'en France. Parmi ses plus grands succès figurent entre-autres Dans un vieux rock 'n' roll, Le Carnet à spirale, J'me gênerais pas pour dire que j't'aime encore, Oh ! J'cours tout seul, Les Filles de l'aurore, Un homme heureux et Les Machines absurdes.

Biographie

William Desbœuf naît le 9 juillet 1946 dans le 17e arrondissement de Paris, de Collin Thomas McLeod, soldat américain et de Paulette Desbœuf. Sa mère le kidnappe, si bien qu'il ne connaîtra jamais son vrai père. Lorsqu’il a trois ans, sa mère décide d’aller tenter sa chance aux États-Unis et emmène son fils ; ils s’installent dans une petite ville de l'Ohio avec le nouvel amant américain de sa mère . Tout petit, William côtoie de grands musiciens de jazz américains, amis de la famille. On l’oblige à écouter assis sans bouger ni parler pour ne pas les déranger, ce qui lui a laissé par la suite une répulsion profonde et définitive pour le jazz.

À l'âge de sept ans, William rentre définitivement en France. Il est pris en charge par sa famille maternelle qui travaille dans le milieu du théâtre. Sa grand-mère, ouvreuse au théâtre des Champs-Élysées et son grand-père, chef décorateur à l'Opéra Garnier, lui permettent d’assister à des centaines de spectacles, aussi bien côté salle que côté coulisses, à « l’envers du décor » au sens strict du terme. Si bien qu’à dix ans, William a déjà décidé de son destin : il veut devenir « un petit Beethoven, sinon rien ». Ses parents approuvent le projet sans restriction, estimant que « cela devait se terminer comme ça. » L'apprenti compositeur s’initie d'abord au piano pour servir de support à ses compositions. Afin de les perfectionner, il achète un traité d'harmonie d’Yves Margat auquel, de son propre aveu, il ne comprend que peu de choses. Il s'arrange pour rencontrer ce monsieur Margat en allant directement sonner à son appartement parisien, après quelques recherches. Margat est un ancien disciple de Gabriel Fauré. La rencontre arrive, William Sheller lui présente alors ses compositions. Yves Margat indique à la mère de l'adolescent que celui-ci a beaucoup de retard pour suivre un parcours normal et que s'il désire faire une carrière de musicien classique, il doit arrêter son cursus scolaire au profit du conservatoire. Paulette accepte l'arrêt en classe de seconde, sachant que son fils n'a plus d'intérêt que pour la musique. Yves Margat lui apprend non seulement le piano et la composition, mais aussi le latin, la philosophie, l’histoire, la littérature, etc. Lancé dans la composition de musique sérielle, qui l’ennuie profondément, il se prépare très sérieusement au prix de Rome.

Mais les Beatles viennent involontairement infléchir cette trajectoire toute tracée : un jour où son piano est parti en réparation, William s'entraîne chez une amie qui lui fait écouter de la musique « moderne ». Il repart avec des disques sous le bras, et, quelques heures plus tard, il abandonne tout pour aller faire du rock. Au désespoir de son maître, qui lui dit : « Mais avec le bagage que vous avez, vous n'allez tout de même pas faire le saltimbanque ! » William se joint alors aux Worst (« Les Pires »), un groupe de rock niçois spécialisé dans les concerts-galères assortis de cachets misérables.

Arrangeur et orchestrateur

Très jeune, William Desbœuf se choisit comme nom de scène Sheller, en mélangeant les noms des deux écrivains Percy Bysshe Shelley et Friedrich von Schiller. À partir de la fin des années 1960, il travaille comme compositeur et arrangeur pour les orchestrations d'artistes de variétés. En 1968, il connaît le succès grâce à My Year Is a Day, interprété par Les Irrésistibles, dont il a composé la musique. Cette chanson, également interprétée par Dalida en français et en italien, fera le tour du monde. L’argent gagné sera immédiatement investi dans la composition d’une messe de mariage psychédélique offerte en 1969 en cadeau à un couple d’amis. Éditée en 1972, Lux aeterna « s'est vendue comme des cages à lions »[(sic) à seulement deux mille exemplaires, mais l'album est aujourd'hui devenu culte. En 1969 toujours, il participe au projet Popera Cosmic avec Guy Skornik et François Wertheimer en signant les arrangements du disque Les Esclaves.

Après My Year Is a Day, William essaie de chanter sur trois 45 tours. Devant l’insuccès, il renonce à l’interprétation et continue ses travaux d’arrangeur, orchestrateur ou compositeur pour toutes sortes de chanteurs (Jacques Blanchard, Albatros, Costa Cordalis, etc.) ou musiques de films (Erotissimo, Trop petit mon ami…).

Comme Lux aeterna a touché l’oreille de Barbara, celle-ci lui propose en 1973 de venir vivre chez elle pour réaliser les arrangements de son album La Louve. C’est elle qui lui suggère de se remettre à chanter et l’aide à trouver une maison de disques.

Dans les années 1970 et 1980, en parallèle de sa carrière de chanteur, Sheller continue son travail d'arrangeur et de compositeur, entre autres pour Nicoletta, Françoise Hardy, Joe Dassin ou Marie-Paule Belle .

Des albums « pop » aux concerts symphoniques .

En 1975, William Sheller sort son premier album, William Sheller, avec le concours des musiciens du groupe de rock Alice. La chanson Rock'n'dollars, moquerie faussement anglophone écrite en cinq minutes, devient un tube et propulse son auteur dans la roue infernale du show-biz, des émissions de télé en play-back complet et des magazines pour adolescents. Le premier album connaît un énorme succès, se vendant à 500 000 exemplaires durant les mois qui suivent. Sheller est partout, en télé, en radio, et la maison de disques organise de longues tournées promotionnelles. Trois albums sortiront en trois ans.

En 1979, usé et rendu malheureux par sa vie médiatique si éloignée de ses aspirations initiales, l'artiste s'isole et part enregistrer l'album Nicolas à Los Angeles avec plusieurs musiciens de renom tels que le batteur du groupe Yes, Alan White (également batteur de John Lennon), Jim Keltner (batteur de chacun des Beatles durant leur carrière solo) ou encore James Newton Howard. Bien que ceux-ci l'encouragent à rester à Los Angeles, William préfère rester en France pour s'occuper de ses enfants.

Quelques mois plus tard, à l’automne 1980, il découvre l’immense plaisir de faire de la scène, ce qui le sauve moralement et donne une nouvelle direction à sa carrière. Il perfectionne son art pianistique avec le pianiste-compositeur pédagogue Michel Sogny, rencontré la même année. Après quelques concerts en province, William Sheller fait ses débuts sur une scène parisienne le 4 mai 1981 à Bobino. Un an plus tard, il foule pour la première fois les planches de l'Olympia et y enregistre son premier album live.

En 1982, à la suite d'un problème douanier, William Sheller est contraint de se produire seul au piano sans ses musiciens. Un peu plus tard, il expérimente également le quintette avec piano et quatuor à cordes, en compagnie de l’ensemble belge Halvenalf. Mais c’est à partir de 1987, avec Univers, qu'il est totalement libre du contenu d'un album et peut donner libre cours à son inspiration mêlant musique savante et chanson populaire. Sheller refusera même la présence de membres d'Universal dans les studios durant l'enregistrement . Le titre Les Miroirs dans la boue restera un classique de la carrière de Sheller, avec à la basse Jannick Top du groupe Magma. Cet album sera un disque d'or .

Dans l'album Ailleurs, sorti en 1989, William Sheller mélange avec bonheur de la musique symphonique avec une pièce inspirée de la musique impériale japonaise.

William Sheller a composé de nombreuses pièces pour orchestre créées sur scène lors de concerts classiques ou de festivals, comme la Suite française, créée au festival de Montpellier en 1985. En mai 1990, il donne une série de concerts au Palais des congrès de Paris, avec un orchestre symphonique de soixante-dix musiciens placé sous la direction de Louis Langrée .

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9 juillet 2022 07:53

9 juillet 2004 :
Décès de l' acteur Jean Lefebvre, né le 3 octobre 1919 à Valenciennes.
Jean Marcel Lefebvre est un acteur français.
Il est connu pour ses rôles comiques dans des films comme Les Tontons flingueurs) de Georges Lautner ou la séries du Gendarme ou celle de La Septième Compagnie.
Il fut également, sur les scènes parisiennes, la vedette de nombreuses pièces de boulevard.
Jean Marcel Lefebvre naît dans la famille d'un petit industriel.
Il est le fils de Georges Marcel Lefebvre et de Zélia Louise Mathilde Masquelier.
À l'âge de 18 mois, il est atteint de poliomyélite et reste appareillé jusqu'à l'âge de dix ans.
Il a vécu cette maladie comme un drame dans son enfance mais c'est ce qui a déterminé d'une certaine façon son destin de comique car il a réagi en faisant le clown pour s'attirer la sympathie de ses camarades d'école.
Ses études erratiques sont interrompues par la Seconde Guerre mondiale.
Fait prisonnier, puis réquisitionné comme ouvrier agricole, il s'échappe pour rejoindre sa famille évacuée près de Châteauroux.
Il est quelque temps conducteur de tramway à Limoges.
Il fait aussi du marché noir en vendant des harengs fumés.
Il devient ensuite vendeur de sous-vêtements.
À la fin de la guerre, il rentre chez lui dans sa maison de Valenciennes, où il travaille quelque temps pour son père, puis entre au Conservatoire de Paris en 1948.
Avec un deuxième prix d'opéra comique au Conservatoire de Paris, il doit, pour complaire à sa famille, faire carrière en tant que chanteur d'opéra, mais, repéré par René Simon, célèbre professeur d'art dramatique, il commence à jouer au cabaret au début des années 1950, puis intègre la célèbre troupe des Branquignols avec laquelle il part jouer aux États-Unis pendant deux ans.
Après de petites apparitions au cinéma dans les années 1950, Jean Lefebvre devient l'un des acteurs les plus célèbres de sa génération dans les années 1960 et 70, tant à l'écran qu'au théâtre, en incarnant souvent le personnage du « franchouillard » gentil et un peu hébété, au « regard triste de cocker » (qualifié ainsi par Lino Ventura).
Toujours dans un registre burlesque, il enchaîne ainsi les seconds rôles dans des comédies, faisant de lui un acteur populaire reconnu et apprécié.
C'est le film Ne nous fâchons pas (1966) qui lui donne le statut d'acteur de premier plan.

Parmi ses apparitions notables, citons son rôle de Paul Volfoni dans Les Tontons flingueurs, de Charly, garçon d'écurie donnant des tuyaux à Jean Gabin dans Le Gentleman d'Epsom, de Goubi dans Un idiot à Paris, d'Arsène, dans Quand passent les faisans, de Fougasse dans la série du Gendarme de Saint-Tropez et de Pitivier dans La Septième compagnie.
À la suite de leur collaboration dans Les Tontons flingueurs, Jean Lefebvre et Bernard Blier se retrouvent souvent dans des comédies sans prétention
Il tourne avec certains des plus grands comédiens, comme Jean Gabin, Louis de Funès, Orson Welles, Richard Burton, Lino Ventura, Bourvil, Paul Meurisse, Jean-Paul Belmondo ou encore Bernard Blier et Michel Serrault, avec lesquels il collabore souvent, ainsi qu'avec de grands cinéastes : Georges Lautner, Philippe de Broca, Roger Vadim, Gilles Grangier, Jean Girault, Costa-Gavras, Yves Robert, Édouard Molinaro, Yves Allégret, Robert Lamoureux ou encore Julien Duvivier.
Son appétit pour les jeux d'argent oriente sa carrière vers une suite moins glorieuse, car le succès le fuit à partir des années 1980 et il accepte de jouer dans des films pour rembourser ses nombreuses dettes de jeu et non pas pour la qualité de leur scénario.
Il se distingue au théâtre en jouant le double rôle principal de la pièce Les Jumeaux.
Il est aussi l'un des fondateurs de l'émission Les Grosses Têtes, sur RTL, émission à laquelle il participe régulièrement dans les années 1980.
En plus de sa carrière d'acteur, Jean Lefebvre s'était essayé à l'écriture avec le livre Qu'est-ce qu'elles me trouvent ? ou encore à la chanson avec le 45 tours Le démon de midi.
Jean Lefebvre meurt le 9 juillet 2004 à l'âge de 84 ans, des suites d'une crise cardiaque dans sa résidence du restaurant La Bohème à Marrakech, au Maroc.
Il est incinéré, ses cendres sont répandues sur le Mont-Blanc.

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FAE

9 juillet 2022 07:38

Bonjour et bonne fin de semaine à tous ! 😃
Merci les amis !

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8 juillet 2022 08:53

Jean Moulin, né le 20 juin 1899 à Béziers et mort le 8 juillet 1943 près de Metz, en Moselle annexée, dans un convoi en partance pour l'Allemagne, est un haut fonctionnaire et résistant français.

Préfet de l'Aveyron puis d'Eure-et-Loir, refusant l'occupation de la France par l'Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale, il rejoint en septembre 1941 la France libre à Londres en passant par l’Espagne et le Portugal. Il est reçu par Charles de Gaulle, à qui il fait un compte-rendu de l’état de la résistance en France et de ses besoins, notamment financiers et en armement.

Envoyé à Lyon par Charles de Gaulle pour unifier les mouvements résistants, il crée et dirige le Conseil national de la Résistance. Il est arrêté à Caluire-et-Cuire, dans la banlieue de Lyon, le 21 juin 1943 et conduit au siège de la Gestapo à Lyon, où il est torturé ; il est ensuite transféré à la Gestapo de Paris. Il meurt dans le train qui le transporte en Allemagne peu avant le passage de la frontière, le 8 juillet 1943. Son décès est enregistré en gare de Metz .

Considéré comme l'un des principaux héros de la Résistance, il est fait compagnon de la Libération en 1942, nommé général de brigade à titre posthume lors de la Libération, puis général de division en 1946. Un cénotaphe lui est dédié au Panthéon ; son corps n'ayant jamais été identifié avec certitude, l'urne qui s'y trouve ne contient que les « cendres présumées » de Jean Moulin.

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8 juillet 2022 08:40

8 juillet 1967 :
Décès de l' actrice Vivien Leigh.
Vivian Mary Hartley est une actrice britannique.
Elle nait le 5 novembre 1913 à Darjeeling (Inde) de Ernest Hartley, un officier britannique de la cavalerie indienne, et de Gertrude Robinson Yackje.
Vivian Leigh fait sa première apparition sur scène à l'âge de trois ans, en récitant Little Bo Peep pour le groupe de théâtre amateur de sa mère.
Celle-ci lui inculque le goût de la littérature et lui fait découvrir les œuvres de Hans Christian Andersen, Lewis Carroll et Rudyard Kipling, mais aussi les récits de la mythologie grecque et de la culture indienne.
En 1917, Ernest Hartley est muté à Bangalore dans le cadre de son travail comme officier de cavalerie de l’armée indienne britannique, tandis que Gertrude et Vivian habitent Ooty.
Fille unique, Vivian envoyée au couvent du Sacré-Cœur à Roehampton en 1920, à l'âge de six ans et demi.
Sa plus proche amie y est la future actrice Maureen O'Sullivan, deux ans plus âgée qu’elle, à qui elle exprime déjà son désir de devenir actrice.
Son père finit par la récupérer et elle voyage auprès de ses parents pendant quatre ans en Europe, étudiant notamment à Dinard, Biarritz, Sanremo et Paris, où elle acquiert la maîtrise du français et de l’italien.
La famille retourne au Royaume-Uni en 1931.
Elle va voir Le Fils de l'oncle Sam chez nos aïeux au cinéma à West End et annonce à ses parents qu’elle veut devenir actrice.
Son père l’inscrit rapidement à la Royal Academy of Dramatic Art.
La même année, elle rencontre Herbert Leigh Holman, un avocat de 13 ans son aîné.
Ils se marient le 20 décembre 1932 et Vivian abandonne ses études de théâtre.
Le 12 octobre 1933, Leigh donne naissance à une fille, Suzanne.
Après le divorce, c’est Holman qui aura la garde de leur fille.
Les camarades de Leigh l'encouragent à auditionner pour un rôle secondaire d'écolière dans le film Things are Looking Up : il s'agit de son premier rôle, et elle n'y est pas créditée.
Elle embauche un agent, John Gliddon, qui estime que Vivian Holman n'est pas un bon nom pour une actrice : il lui fait de nombreuses propositions, qu'elle refuse toutes avant de décider de prendre le nom de Vivian Leigh.
Gliddon la recommande à Alexander Korda, qui la refuse, estimant qu'elle manque de potentiel.
Elle est alors sélectionnée pour jouer dans The Mask of Virtue, une pièce de théâtre mise en scène par Sidney Carroll en 1935.
Pour ce rôle, elle reçoit des critiques excellentes et est interviewée dans plusieurs journaux.
Elle continue à jouer dans la pièce de théâtre, mais quand la troupe s'installe dans un théâtre plus grand, sa voix est trop fluette pour se faire entendre, ce qui marque la fin des représentations. Dans le programme, Carroll a mal écrit son prénom, l'orthographiant Vivien.
Laurence Olivier découvre Vivien Leigh dans The Mask of Virtue.
Alors qu'ils jouent des amants dans le film L'Invincible Armada en 1937, une attirance mutuelle se développe et ils commencent une liaison amoureuse dès la fin du tournage alors que Laurence Olivier est marié à l'actrice Jill Esmond. .
À cette période, Vivien Leigh lit Autant en emporte le vent, le roman de Margaret Mitchell et demande à son agent américain de souffler son nom à David O. Selznick, qui en prépare l'adaptation.
Leigh joue ensuite le rôle d'Ophélie dans l'adaptation d'Hamlet par Olivier dans une production au théâtre Old Vic, malgré son manque d'expérience.
C'est durant cette session que l'acteur découvre ses brusques changements d'humeur alors qu'elle se prépare à entrer sur scène.
Sans raison apparente, elle commence à lui crier dessus avant de plonger dans le silence, le regard vide.
Elle joue ensuite parfaitement son rôle et a complètement oublié l'incident le jour suivant.
C'est la première fois qu'Olivier la voit dans cet état.
Ils commencent à vivre ensemble, sans obtenir ni l'un ni l'autre le divorce de leur conjoint respectif. Comme l'exigent les clauses de moralité des films de l'époque, leur relation est gardée secrète.
En 1938, elle joue avec Robert Taylor, Lionel Barrymore et Maureen O'Sullivan dans Vive les étudiants de l'Américain Jack Conway, le premier de ses films à attirer l'attention aux États-Unis, mais aussi le premier sur lequel elle est perçue comme une actrice difficile et incontrôlable pour deux raisons : d'abord, elle n'aime pas son rôle secondaire, ensuite, elle se rend compte que ses caprices lui valent un meilleur traitement.
Alexander Korda informe son agent de la prévenir que son option ne sera pas renouvelée si elle n'améliore pas son comportement.
Son rôle suivant est dans St. Martin's Lane (1938) avec Charles Laughton.
De son côté, Olivier tente de diversifier ses rôles.
Malgré son succès au Royaume-Uni, il reste largement inconnu aux États-Unis.
Lorsqu'on lui offre le rôle de Heathcliff dans la production de Samuel Goldwyn des Hauts de Hurlevent (1939), il part pour Hollywood en laissant Leigh à Londres.
Goldwyn et le réalisateur du film, William Wyler, lui proposent le second rôle d'Isabella, mais elle refuse, ne voulant jouer que Cathy, un rôle déjà attribué à Merle Oberon.
Alors que David Selznick prépare Autant en emporte le vent, le rôle de Scarlett O'Hara est très convoité.
En février 1938, elle lui demande de la laisser passer les auditions pour le rôle.
Selznick l'a déjà repérée dans ses films précédents et la trouve excellente, mais pas adaptée au rôle de Scarlett, étant « trop britannique ».
Leigh se rend à Los Angeles pour rejoindre Olivier et pour convaincre Selznick qu'elle correspond au personnage.
Leigh joue une scène pour Selznick, qui organise un bout d'essai avec le réalisateur George Cukor.
Le tournage s'avère très difficile pour Leigh.
Cukor est remplacé par Victor Fleming, avec qui elle se dispute très souvent.
Le soir et le week-end, Olivia de Havilland et elle rencontrent Cukor en secret pour recevoir des conseils sur la façon dont elles doivent jouer leurs personnages.
Leigh devient amie avec Clark Gable, son épouse Carole Lombard et Olivia de Havilland, mais s'entend très mal avec Leslie Howard, avec qui elle doit jouer des scènes sentimentales.
Leigh doit parfois travailler sept jours par semaine, souvent jusque tard dans la nuit, tandis que son compagnon travaille à New York.
Affectée de trouble bipolaire durant la majorité de sa vie adulte, elle acquiert une réputation d'actrice difficile, dont la carrière connaît des hauts et des bas.
Elle est ensuite affaiblie par une tuberculose chronique, qui lui est diagnostiquée pour la première fois au milieu des années 1940.
Après son divorce de Laurence Olivier en 1960, elle travaille sporadiquement sur scène et au cinéma jusqu'à sa mort, due à la tuberculose, en 1967.

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