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Il y a, bien sûr, le décès du King le 16 août 1977 mais il y a aussi le :
1er août 1945 :
Naissance de la chanteuse Sheila.
Annie Chancel est la fille unique d'André Chancel, commerçant en confiserie sur les marchés de la région parisienne, et de Micheline Gaultier.
Elle est issue d'une famille originaire de Salins, près de Mauriac, dans le Cantal.
Elle rêve d'abord de devenir artiste de cirque, comme écuyère, mais elle a cependant un penchant très prononcé pour la musique, le chant, et la danse, débutant l’apprentissage du piano et du solfège à huit ans.
Après des études à l'école communale de la rue de Patay à Paris, elle tente de se présenter pour entrer à l'Opéra national de Paris, en vue de devenir petit rat de l'Opéra, mais elle est trop grande pour son âge.
Elle commence dès l'âge de 14 ans, après l'obtention de son certificat d'études, à parcourir les marchés de banlieue avec ses parents, tout en prenant des cours de comptabilité.
À partir de 1959 , elle chante pour son plaisir, tout en continuant d'aider ses parents sur les marchés Elle passe le concours de la Maîtrise de l'ORTF mais est recalée.
Fin 1960, un orchestre de jeunes à la recherche d'une chanteuse lui propose de faire ses premiers pas. Elle reste avec ce groupe peu de temps, car début 1961 elle rencontre Les Guitares Brothers, groupe rock amateur fondé par deux frères. Pendant plusieurs mois ils vont répéter pour se préparer à leur première scène au Casino de Perros-Guirec en Bretagne, mais l' ambition du jeune groupe est de se produire au Golf-Drouot.
Le 14 septembre 1962, sur les conseils d'Henri Leproux, directeur du Golf-Drouot, ses futurs producteurs Jacques Plait et Claude Carrère, l' auditionnent avec son groupe dans un vieux cinéma désaffecté du 14e arrondissement de Paris.
Annie chante Sur ma plage, Je chante doucement et Chariot, et le lendemain Claude Carrère convoque les parents d'Annie Chancel dans un café pour leur faire signer un contrat d'exclusivité e pour une durée de 10 ans, la jeune chanteuse étant encore mineure.
Sheila, titre-phare de son premier super 45 tours en solo, sort le 13 novembre 1962 et son producteur décide que pour lancer sa carrière Annie Chancel prendra ce pseudonyme.
Ce single est un peu évincé par celui de Lucky Blondo, qui lui fait concurrence avec ce même titre. Maître du marketing, Carrère façonne le look de sa jeune recrue en lui concoctant une tenue sage (chemisier blanc, jupe à carreaux et des couettes avec des petits nœuds) et un répertoire assorti aux adolescents de son âge.
Elle connaît son premier véritable succès avec L'école est finie en février 1963, qui se classe no 1 des ventes en France.
Elle enchaine alors les interviews et passages télévisés, et son producteur lui fait sortir rapidement un troisième disque, Pendant les vacances, qui se classe no 1 en France.
Les faces B de ces deux derniers singles, Papa t'es plus dans le coup et Première surprise party deviennent également des tubes, tout comme le single suivant Le Sifflet des copains.
Elle entame une première tournée française d'octobre 1963 jusqu'au début de l'année 1964, aux côtés de Frank Alamo et Les Surfs, et tourne également dans L'Année du bac.
En 1964, le succès continue avec notamment Hello petite fille et Chaque instant de chaque jour, et surtout le 45 tours Vous les copains, je ne vous oublierai jamais/Écoute ce disque, qui se classe no 1 des ventes et atteint les 400 000 ventes.
À cette époque, alors qu'elle n'est âgée que de 18 ans, elle est victime d'une rumeur prétendant qu'elle est un homme.
En réalité, exténuée par le rythme des tournées et des enregistrements, elle est victime de dérèglements hormonaux au point qu'elle s’évanouit sur scène à Roanne le 10 avril 1964, devant interrompre la scène pendant près d'un an.
L'imprésario et le producteur de l'artiste laissent alors courir cette rumeur pour que leur protégée continue de faire la Une des magazines.
Son producteur lance alors les boutiques de vêtements Sheila (et les produits de beauté Sheila.
Une poupée mannequin à l'effigie de la star sera également commercialisée.
En 1965, d'autres succès discographiques s'enchaînent, avec notamment Toujours des beaux jours, C'est toi que j'aime, Devant le juke box en duo avec le jeune chanteur Akim, et surtout Le folklore américain qui se classe no 1 en France et en Belgique, et s'écoule à plus de 500 000 exemplaires. L'année suivante, c'est au tour de Bang-Bang, Le cinéma et L'heure de la sortie de connaître le succès.
Le cinéma lui offre un premier rôle dans Bang-Bang, de Serge Piollet, qui réalise plus d'un million d'entrées en France et devient un succès commercial, mais pas critique.
Elle présente une projection lors du Festival de Cannes de 1966.
En 1967, les titres La famille, Dans une heure, Adios Amor et Le Kilt lui permettent de remporter le trophée Billboard de la meilleure vendeuse de disques de l'année en France et d'être élue star préférée par les magazines des jeunes Salut les copains, Elle et Mademoiselle Âge Tendre.
En 1968, sortent Quand une fille aime un garçon, Dalila, Long sera l'hiver et Petite fille de français moyen.
Avec ce titre qui sort peu après les évènements de mai 1968, Sheila est alors jugée réactionnaire par certains intellectuels, ce qui n'empêche pas la chanson de se classer no 1 des ventes.
L'année 1969 marque une baisse de popularité de la chanteuse.
En 1970, sortent Julietta, qui devient un succès, Ma vie à t'aimer (signé Éric Charden) et Reviens je t'aime.
L'année suivante, le titre Les Rois mages se classe no 1 en France (plus de 600 000 ventes).
Elle reçoit le prix pour la chanson anti-raciste de 1971 avec le titre Blancs, jaunes, rouges, noirs, et enregistre un duo avec Aldo Maccione pour le titre J'adore.
En 1972, année de sortie des titres Samson et Dalila, Le mari de mama et Poupée de porcelaine, elle rencontre le chanteur Ringo au cours d'une séance de photos réalisée pour un roman-photos. Ils enregistrent ensemble le duo Les Gondoles à Venise, qui devient un des grands succès de l'année 1973, avec plus de 600 000 ventes.
Elle épouse Ringo le 13 février 1973 à Paris, dans le 13e arrondissement, à 13 h 13 à l'église Notre-Dame-de-la-Gare.
Son témoin de mariage est Claude François, avec qui elle entretient une relation profondément amicale.
En 1974, Sheila continue de connaître le succès avec les titres Adam et Eve, Mélancolie, Le couple, Tu es le soleil et Ne fais pas tanguer le bateau.
En 1975, la chanteuse reprend le très disco C'est le cœur (Les ordres du docteur), qui devient un succès avec plus de 400 000 exemplaires vendus.
Elle donne naissance à son fils Ludovic le 7 avril 1975, et lui dédie le titre Aimer avant de mourir.
En 1976, Sheila sort les titres Un prince en exil et Patrick mon chéri, puis reprend la chanson Les Femmes de Christine Charbonneau, d'abord en single puis sur l'album L'amour qui brûle en moi.
La chanteuse quitte alors la France pour les États-Unis, notamment face à la virulence des critiques quant à ses prestations jugées trop souvent en playback.
Fin 1976, Sheila sort L'amour qui brûle en moi, puis publie en mars 1977 un 45 tours comprenant une chanson pour enfants, L'arche de Noé.
En juin 1977, en pleine vague disco, elle sort son premier titre anglais, Love me baby, et arbore un nouveau look, vêtue d'un short moulant à paillettes, accompagnée de trois danseurs noirs, les B. Devotion.
Ce titre la fait connaître dans toute l'Europe et encouragée par ce succès, elle décide d'adapter le standard américain Singin' in the rain.
Elle se classe alors dans plusieurs pays (Roumanie, Portugal, Danemark, Suède).
Alors que Sheila poursuit la promotion de ce 1er album en anglais, elle enregistre I don't need a doctor et Hôtel de la plage, chanson-titre du film homonyme sorti en janvier 1978.
Le single You light my fire se classe dans plusieurs pays.
Elle obtient la Coupe Volpi lors du Festival de Sanremo, et la marque de jouets Delavennat commercialise une poupée à son effigie.
La chanteuse n'oublie pas le public français, pour qui elle publie le 45 tours Kennedy Airport, qui atteint les 400 000 copies vendues.
En 1979, Sheila sort les chansons Seven lonely days et No no no no avec des arrangements disco.
La même année, elle divorce de Ringo.
Au début de 1980, le groupe Chic lui compose un album, King of the world, qu'elle présente dans le cadre de son groupe Sheila Black Devotion.
Spacer, premier extrait de ce disque, devient un succès international, se classant dans plusieurs pays (Grèce, Italie, Argentine, Irlande, Allemagne, Royaume-Uni, Afrique du Sud et Danemark).
À la fin de l'année, Sheila sort un nouvel album en français, Pilote sur les ondes, dont sont extraits le titre éponyme, L'Amour au téléphone et Les Sommets blancs de Wolfgang.
En 1981, elle fait un retour à la chanson populaire avec Et ne la ramène pas, qui s'écoule à plus de 300 000 exemplaires.
En fin d'année, la chanteuse sort un album plus rock, Little Darlin', qui se classera à la 49e place aux États-Unis.
En 1982, Sheila revient à la chanson française avec La tendresse d'un homme, suivie du tube Glori Gloria, adaptation en français du titre d'Umberto Tozzi.
À la suite de l'enregistrement de L'École des fans, dans laquelle la chanteuse interprète Condition féminine, elle décide de se séparer de son imprésario Claude Carrère, jugeant que son répertoire n'évolue pas avec elle.
En 1983, l'album On dit, incluant les titres Tangue au et Vis va, marque un tournant dans sa carrière avec l'arrivée d'un nouveau producteur, Yves Martin (qui deviendra par la suite son mari).
L'objectif de l'artiste est de monter sur scène et d'avoir un nouveau répertoire composé de chansons en français, écrites spécialement pour elle.
En 1984, l'album Je suis comme toi est enregistré aux Bahamas, porté par le titre Film à l'envers.
Elle monte sur scène au Zénith de Paris en 1985, avec un spectacle à l'américaine, mais ne rencontre pas le succès public escompté.
Dans la foulée, le photographe Jean-Claude Lagrèze relooke la chanteuse pour la pochette du 45 tours Je suis comme toi.
La même année, elle tourne dans un film d'auteur, L'Île au trésor de Raoul Ruiz avec Martin Landau et Jean-Pierre Léaud, puis enregistre le titre Chanteur de funky.
Elle participe ensuite au concert caritatif pour l'Éthiopie, le 13 octobre 1985, ainsi qu'à l'enregistrement de La chanson de la vie d'Alice Dona avec 24 autres chanteuses, pour l'association Care France Femmes du Monde créée par Marie-Claire Noah, dans le but de venir en aide aux femmes du Sahel.
En 1986, Sheila s'offre une année sabbatique, ne faisant que tourner des spots publicitaires.
En 1987, elle publie deux singles, Comme aujourd'hui et C'est ma vie.
L'année suivante, elle sort un nouvel album, Tendances, qui contient les titres Pour te retrouver, Partir et Le tam tam du vent.
Elle se produit alors à l'Olympia en octobre 1989.
À la fin du spectacle, en larmes, elle annonce sa volonté de mettre un terme à sa carrière de chanteuse, en reprenant la chanson de Serge Gainsbourg Je suis venu te dire que je m'en vais et entame dès lors une période de trois années sans disques.
En 1990, Sheila présente une série de quatre émissions télévisées, Coup de cœur, sur France 2.
Après s'être consacrée à des activités de peinture et de sculpture, elle sort un nouveau single en 1992, On s'dit plus rien, pour la sortie d'un coffret 1962-1992 à l'occasion de ses 30 ans de carrière. L'année suivante, elle enregistre un duo virtuel avec Claude François sur un des succès de ce dernier, 17 ans.
En 1994, elle tourne dans un épisode de Van Lock.
C'est à cette époque qu'elle s'engage dans la lutte contre le SIDA à partir de 1995 dans l'association ELCS Élus locaux contre le sida aux côtés de Jean-Luc Romero.
En 1995, une nouvelle version de Your love is good et l'inédit He's a nice guy figurent sur la compilation Sheila : Les années disco.
Elle co-anime avec Dave sur TF1 l'émission S.L.C. Salut les copains.
Durant ces années, elle sort trois livres : Les chemins de lumières en 1993, Et si c'était vrai en 1995 et La captive en 1997.
Fin 1997, Sheila retourne en studio afin d'enregistrer Le Meilleur de Sheila, qui sort en janvier 1998 et qui reçoit un disque d'or.
Sur ce disque, figurent entre autres de nouvelles interprétations de Spacer, Gloria, Les Rois mages, ainsi que trois nouveaux titres : Close to you, Juste comme ça, Vague à l'âme.
Elle fait l'Olympia à guichets fermés du 28 septembre au 4 octobre 1998.
Face à ce succès, elle joue les prolongations du 26 au 28 février 1999 et commence une tournée dans toute la France.
Suit l'album Dense fin 1999.
Fin 2001, elle enregistre pour la télévision un concert acoustique diffusé quelques semaines plus tard sur la chaîne Jimmy, tandis qu'elle réalise une série d'entretiens pour Didier Varrod.
Un nouvel album, Seulement pour toi, sort en septembre 2002.
Un show spécial en prime time sur France 2 lui est à nouveau consacré pour la sortie de cet opus, présenté par Michel Drucker.
Elle fête le quarantième anniversaire de sa carrière à l’Olympia du 1er au 9 novembre, à guichets fermés.
La vidéo de ce spectacle sort en DVD en 2003 et se retrouve DVD d'or42.
Le livre Ne vous fiez pas aux apparences sort en mai 2003, avec une photo de couverture signée Jean-Marie Périer, dans lequel elle règle ses comptes avec le métier.
En 2005, son fils Ludovic Chancel sort un livre intitulé Fils de, à travers lequel il raconte combien il lui est difficile de vivre dans l'ombre de sa mère.
Elle continue les prolongations de son spectacle anniversaire dans de nombreuses villes de France, de 2003 à 2005, en passant par les territoires d'Outremer.
L'année 2006 voit la sortie de son intégrale studio comprenant 18 CD, dont une nouvelle chanson, L'Amour pour seule prière.
Elle monte de nouveau sur une scène à Paris, au Cabaret Sauvage, pour 9 représentations du 19 au 28 décembre.
Elle épouse Yves Martin le 15 février 2006.
En 2007, elle donne des concerts en France et en Belgique et est de nouveau à l'Olympia le 21 septembre 2007.
Début 2008, elle joue le rôle principal dans le court-métrage La Dinde réalisé pour Canal+, qui fait partie de la collection Écrire pour… un chanteur, et qui a été diffusé lors du Festival international du court métrage de Clermont-Ferrand et au Festival de Cannes à la Semaine de la critique, en mai 2008.
Elle est de retour sur scène à l'Olympia le 4 mars 2008.
À partir du 13 mars 2009, et pendant toute une année, Sheila fait partie de la tournée Âge tendre et Têtes de bois saison 4.
En 2010, elle est à l'affiche de la saison 5 de la tournée Âge tendre et Têtes de bois, tout en continuant ses propres concerts à travers la France.
En 2011, elle participe à l'émission Danse avec les stars.
Pour fêter ses 50 ans de carrière, Sheila est de retour sur la scène de l'Olympia à Paris les 21, 22 et 23 septembre 2012 pour un nouveau spectacle intitulé Ce soir, c'est notre anniversaire.
Elle sort le 7 décembre 2012 un nouvel album, Solide, incluant la chanson Pour sauver l'amour ainsi que le titre Une arrière-saison écrit par Nina Bouraoui et Jacques Veneruso.
Pendant la période des fêtes du début de l'année 2013, France 3, la RTBF et la RTS diffusent le documentaire Sheila l'histoire d'une vie retraçant l'ensemble de sa carrière.
Quelques semaines après, Sheila reçoit une Victoire d'honneur pour ses 50 ans de carrière aux Victoires de la musique 2013, tandis qu'elle interprète Bang Bang aux côtés de Emmanuel Moire. Elle se produit au théâtre Mazenod de Marseille les 22 et 23 novembre 2013 et sort le 16 octobre 2013 le livre Danse avec ta vie, édité aux Éditions de l'Archipel46, qui se vend à plus de 13 000 exemplaires.
Après avoir participé en mars 2014 au Sidaction, elle est sur scène en avril 2014 à Valréas, puis en tournée tout au long de l'année 2014.
En 2015, elle poursuit sa tournée Sheila le Show dans plusieurs villes de province.
En décembre 2015, Stéphane Letellier-Rampon devient son manager, et en février 2017 prend en plus le rôle de producteur.
Sheila et lui s'associent pour créer ASLC Production, société qui produira tous les concerts de Sheila.
Le 28 mai 2016, elle reçoit au Liban un Murex d'or pour l'ensemble de sa carrière aux côtés de Quincy Jones.
Elle publie cette année-là un double DVD Best of composé de passages télévisés, ainsi qu'un triple CD Rétrospective - Best Of qui entre à la 26ème place du Top Albums.
Elle sort également un nouveau livre Les Bonheurs de la vie, et participe au 10e anniversaire de la tournée Âge tendre, la tournée des idoles.
En 2017, Sheila est de retour sur scène à Paris, à l'Alhambra, les 16 et 17 août, pour un nouveau spectacle qui annonce une nouvelle tournée pendant l'automne 2017, dont un retour à Paris sur la scène du Casino de Paris les 8 et 9 décembre 2017, joué à guichets fermés.
De janvier à avril 2018, elle revient pour la seconde année consécutive sur la tournée Âge Tendre, la tournée des idoles, et participe auparavant à la croisière de cette tournée, en novembre 2017.
Le 16 juin 2018, elle est marraine d'une des soirées organisées à l'Alhambra de Paris par le collectif Les Funambules au profit de l'association SOS homophobie.
Lors du premier confinement en France, de mars à mai 2020, Sheila anime un rendez-vous hebdomadaire, Sheila Tea Time, sur son compte Instagram chaque dimanche.
Elle participe également à la grande tombola solidaire au profit des soignants, lancée par Anne Roumanoff.
A cette même période, la chanteuse ressort son album King of the World, à l'occasion du 40ème anniversaire de sa sortie.
Sa chanson Don't Go, remixée par Fred Falke, est intégrée à la playlist officielle de la Pride 2020.
Le jeudi 22 avril 2021, le premier ministre Jean Castex évoque son souhait que Sheila soit l'un des nouveaux visages de la campagne de communication du gouvernement pour la vaccination contre le coronavirus chez les plus de 55 ans.
La chanteuse a nié avoir été contactée et a dénoncé un grand manque d'élégance.
En novembre 2021, la chanteuse ressort son album Little Darlin' en édition collector, à l'occasion du 40ème anniversaire de sa sortie.
Pour célébrer ses soixante ans de carrière, Sheila fera une tournée fin 2022, avec entre autres une représentation au Cirque Royal de Bruxelles le 5 novembre 2022, puis pour deux concerts à la Salle Pleyel à Paris les 11 et 12 novembre 2022.
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Saint Armel :
- "La pluie du matin réjouit le pèlerin".
- 1968 : naissance de Karine Mfayokurera dite Karine Le Marchand à Nancy (Meurthe-et-Moselle), animatrice de télévision française.
- 1958 : naissance de Madonna Louise Véronica Ciccone, dite Madonna, chanteuse américaine d'origine britannique.
- 1945 : naissance de Annie Chancel, dite Sheila à Créteil, chanteuse française.
Capusa06
Jean de La Bruyère est un moraliste français, né à Paris le 16 août 1645 et mort à Versailles le 11 mai 1696.
La Bruyère est célèbre pour une œuvre unique, Les Caractères ou les Mœurs de ce siècle (1688). Cet ouvrage, constitué d’un ensemble de brèves pièces littéraires, compose une chronique essentielle de l’esprit du xviie siècle.
La Bruyère fut l’un des premiers écrivains à mettre en avant le style littéraire, en développant un phrasé rythmé dans lequel les effets de rupture sont prépondérants. Ce style incite à la lecture à haute voix, donnant ainsi à cette activité le statut de jugement moral grâce à l’effet rhétorique obtenu par la lecture orale sur les auditeurs. La Bruyère consacre au demeurant toute une section des Caractères aux effets pervers de l’éloquence. Nombre d’écrivains ont suivi le chemin stylistique tracé par La Bruyère : depuis Marivaux jusqu’à Proust et André Gide, en passant par Balzac.
Biographie
On a des raisons de penser que Jean de La Bruyère est né dans un village voisin de Dourdan, où sa famille avait des attaches ; on a retrouvé son acte de baptême, qui établit qu’il a été baptisé le 17 août 1645 en l’église Saint-Christophe-en-la Cité, sur l’île de la Cité. Il est le fils aîné de Louis de La Bruyère, contrôleur général des rentes sur l’Hôtel de Ville, bourgeois de Paris, et d’Élisabeth Hamonyn, fille d'un procureur au Châtelet. De nombreux documents attestent que l’écrivain appartient à une famille roturière du monde des procureurs. Son trisaïeul paternel était Jean de La Bruyère, apothicaire dans la rue Saint-Denis ; mais, contrairement à ce qu’avait cru Sainte-Beuve, son bisaïeul n’était pas le chef ligueur Mathias de La Bruyère, lieutenant civil de la prévôté et vicomté de Paris, qui n’est qu’un homonyme : les origines de la famille de « La Bruyère ou Brière » sont à chercher du côté du Perche où un de ses ancêtres était paysan.
Il est vraisemblablement élevé à l’Oratoire de Paris, et obtient, à 20 ans, le titre de licencié en droit à l’université d’Orléans, après la soutenance de ses thèses sur les tutelles et les dotations le 3 juin 1665. On a la preuve qu’il connaît le grec ancien, et l’allemand — ce qui est inhabituel à cette époque. Il revient vivre à Paris avec sa famille, dont la situation de fortune est modeste, et il est inscrit au barreau, mais plaide peu ou point. Il a longtemps été gêné financièrement ; il doit attendre l’héritage d’un oncle, en 1673, pour pouvoir acheter une charge de trésorier général de France au bureau des finances de la généralité de Caen , charge qui lui apporte un revenu : elle valait une vingtaine de milliers de livres et rapportait environ 12 350 livres par an ; elle conférait en outre l’anoblissement avec le titre d’écuyer .
Il effectue le voyage de Normandie pour son installation, en septembre 1674, puis, les formalités remplies, il retourne à Paris, et ne paraît plus à Caen. Il mène une existence de retraite studieuse, vivant petitement, rue des Augustins à Paris. En 1679, un vol de 2 500 livres dans son secrétaire le laisse sans ressources. Il s’engage alors comme précepteur chez le marquis de Soyecourt. Il vend sa charge en 1686.
La Bruyère connaît ensuite une remarquable ascension sociale qui lui permet d’accéder aux hautes sphères de la société aristocratique française, et d’y obtenir une avantageuse protection. Depuis le 15 août 1684, il est en effet l’un des précepteurs du jeune duc de Bourbon — petit-fils du Grand Condé — ainsi que de Mademoiselle de Nantes, fille naturelle de Louis XIV et de Françoise de Montespan. Cet emploi est confié à La Bruyère, d’après l’abbé d’Olivet, sur la recommandation de Jacques-Bénigne Bossuet, « qui fournissait ordinairement aux princes, a dit Fontenelle, les gens de mérite dans les lettres dont ils avaient besoin ». La Bruyère fréquentait en effet l’évêque de Meaux depuis quelques années. Il s’installe chez son nouveau maître, à l’hôtel de Condé, le 18 février 1685 .
Le jeune duc de Bourbon était alors âgé de 16 ans, et il venait d’achever sa seconde année de philosophie au collège de Clermont, qui était dirigé par les Jésuites. C’est avec deux répétiteurs jésuites, les pères Alleaume et du Rosel, et avec le mathématicien Sauveur, que La Bruyère partage le soin d’achever l’éducation du jeune duc, auquel il est chargé d’enseigner, pour sa part, l’histoire, la géographie et les institutions de la France. La tâche est ingrate et l’élève, épileptique et inappliqué, traverse parfois des crises redoutables. Condé suit de près les études de son petit-fils, et La Bruyère, comme les autres maîtres, doit lui faire connaître le programme de ses leçons et les progrès de son élève, qui, à vrai dire, était assez médiocre. Le 24 juillet 1685, le duc de Bourbon épouse Mlle de Nantes, qui est âgée de onze ans et dix mois ; La Bruyère est invité à partager ses leçons entre les deux jeunes époux. Le 11 décembre 1686, le Grand Condé meurt à Fontainebleau, et l’éducation du duc de Bourbon, devenu duc d’Enghien, est considérée comme terminée. La Bruyère reste néanmoins dans la maison de Condé en qualité de « gentilhomme ordinaire de Monsieur le Duc », chargé de la bibliothèque. Il loge à l’hôtel du prince à Versailles, au Petit Luxembourg à Paris, et au château de Chantilly. Au sein de la maison des Condé, la morgue et le goût de l’esprit sont poussés parfois jusqu’à la plus extrême cruauté, comme en témoigne Saint-Simon. « Sa férocité était extrême et se montrait en tout. C’était une meule toujours en l’air, qui faisait fuir devant elle, et dont ses amis n’étaient jamais en sûreté, tantôt par des insultes extrêmes, tantôt par des plaisanteries cruelles en face, et des chansons qu’il savait faire sur-le-champ, qui emportaient la pièce et qui ne s’effaçaient jamais… Il se sentait le fléau de son plus intime domestique… »[réf. nécessaire] La Bruyère, qui a naturellement l’humeur sociable et le désir de plaire, a dû souffrir de sa condition obscure et de sa position subalterne de « gentilhomme » domestique, qui lui imposait l’obligation de défendre sa dignité. Il évita néanmoins les persécutions auxquelles était en butte le pauvre Santeul, mais on sent l’amertume de l’amour-propre blessé dans les plus âpres passages de son chapitre Des Grands. Il visite plusieurs fois Boileau dans sa maison d'Auteuil, et lui fait lecture d'extraits du livre qu'il prépare, inspiré des Caractères de Théophraste. Boileau dira de lui : « C'est un fort honnête homme, et à qui il ne manquerait rien, si la nature l'avait fait aussi agréable qu'il a envie de l'être. Du reste, il a de l'esprit, du savoir et du mérite. »
Le succès
La première édition des Caractères paraît à Paris, chez Étienne Michallet, à l’automne de 1687, sous ce titre : les Caractères de Théophraste, traduits du grec, avec les Caractères ou les Mœurs de ce siècle. L’ouvrage comptait cent pages de traduction et deux cents pages originales. Le nom de l’auteur ne figura sur aucune édition publiée de son vivant. Cette première édition qui contenait surtout des remarques, et presque point de portraits, connut un succès très vif tout de suite. Dès lors, la biographie de La Bruyère se confond à partir de 1688 avec la vie de son ouvrage[9]. Deux autres éditions parurent dans la même année 1688, sans que La Bruyère eût le temps de les augmenter notablement. En revanche, la 4e édition (1689) reçut plus de trois cent cinquante caractères inédits ; la cinquième (1690), plus de cent cinquante ; la sixième (1691) et la septième (1692), près de quatre-vingts chacune ; la huitième (1693), plus de quarante, auxquels il faut ajouter le Discours à l’Académie. Seule la 9e édition (1696), qui parut quelques jours après la mort de La Bruyère, mais revue et corrigée par lui, ne contenait rien d’inédit. La vente de son ouvrage n’enrichit point La Bruyère, qui d’avance en avait destiné le produit à doter la fille de son libraire Michallet — cette dot fut ainsi de 100 000 F à 300 000 F .
La Bruyère se présente à l’Académie française en 1691, et c’est Étienne Pavillon qui est élu. Il se représente deux ans plus tard, chaudement recommandé par le contrôleur général Pontchartrain, et cette fois il est élu, le 14 mai 1693, en remplacement de l’abbé de La Chambre, et malgré l’opposition de Fontenelle, de Thomas Corneille et des Modernes. Son discours de réception, qu’il prononce le 15 juin de la même année, soulève des orages. Il y fait l’éloge des champions du parti des Anciens, Bossuet, Boileau, La Fontaine et Racine. Il dénonce aussi les Partisans (P.T.S.), ces parvenus ignorants et outrageusement enrichis, chargés du recouvrement des impôts. Mais en contestant, au sein de l’Académie, la valeur de Corneille comparé à Racine, il inflige un véritable camouflet au frère du dramaturge, Thomas Corneille, et à son neveu, Fontenelle, qui siègent tous deux comme académiciens. Il est alors violemment attaqué dans le Mercure galant, le journal des Modernes, qu’il a placé jadis « immédiatement au-dessous de rien » ; les principaux rédacteurs de cette revue ne lui pardonnent pas d’avoir exalté Racine aux dépens de Corneille, et publient une critique au vitriol du discours de réception à l’Académie, dont « toute l’assemblée a jugé qu’il « était immédiatement au-dessous de rien » », retournant ainsi contre La Bruyère les termes mêmes dont il s’était servi pour qualifier le Mercure Galant. La Bruyère réplique à l’article du Mercure dans la préface de son discours, et il se venge de Fontenelle en publiant, dans la 8e édition de son livre, le caractère de Cydias, dont tout le monde reconnut l’original .
Fin de vie
Les dernières années de la vie de La Bruyère sont consacrées à la préparation d’un nouvel ouvrage, dont il avait pris l’idée dans ses fréquents entretiens avec Bossuet, à savoir les Dialogues sur le Quiétisme, qu’il laissa inachevés. En philosophe chrétien, La Bruyère saisissait ainsi l’occasion d’attaquer la doctrine défendue par Madame Guyon et par Fénelon. Ces Dialogues ont été publiés après sa mort, en 1698, par l’abbé Elies du Pin, docteur en Sorbonne, qui compléta les sept dialogues trouvés dans les papiers de La Bruyère, par deux dialogues de sa façon. Il est probable qu’il ne se gêna point non plus pour remanier les sept premiers ; mais, avec cette réserve, l’authenticité des Dialogues, qui n’était point admise par Walckenaër, paraît certaine au plus récent éditeur de La Bruyère, Gustave Servois. Ajoutons que l’on a vingt lettres de La Bruyère, dont dix-sept sont adressées au prince de Condé, et nous aurons achevé l’énumération de ses œuvres complètes.
Il meurt à Versailles, dans la nuit du 10 au 11 mai 1696, d’une attaque d’apoplexie. Le récit de sa fin nous a été transmis par une lettre d’Antoine Bossuet, frère de l’évêque de Meaux. « J’avais soupé avec lui le mardi 8, écrit-il ; il était très gai et ne s’était jamais mieux porté. Le mercredi et le jeudi même, jusqu’à neuf heures du soir, se passèrent en visites et en promenades, sans aucun pressentiment ; il soupa avec appétit, et tout d’un coup il perdit la parole et sa bouche se tourna. M. Félix, M. Fagon, toute la médecine de la cour vint à son secours. Il montrait sa tête comme le siège de son mal. Il eut quelque connaissance. Saignée, émétique, lavement de tabac, rien n’y fit… Il m’avait lu deux jours auparavant des Dialogues qu’il avait faits sur le quiétisme, non pas à l’imitation des Lettres Provinciales (car il était toujours original), mais des dialogues de sa façon. C’est une perte pour nous tous ; nous le regrettons sensiblement. » Bossuet lui-même écrivait de son côté le 28 mai : « Toute la cour l’a regretté, et monsieur le Prince plus que tous les autres. » Saint-Simon en a dit : « Le public perdit bientôt après (1696) un homme illustre par son esprit, par son style et par la connaissance des hommes : je veux dire La Bruyère, qui mourut d’apoplexie à Versailles, après avoir surpassé Théophraste en travaillant d’après lui, et avoir peint les hommes de notre temps, dans ses nouveaux caractères, d’une manière inimitable. C’était d’ailleurs un fort honnête homme, de très bonne compagnie, simple, sans rien de pédant, et fort désintéressé. Je l’avais assez connu pour le regretter, et les ouvrages que son âge et sa santé pouvaient faire espérer de lui. »
La Bruyère mourut célibataire et pauvre. Sa mort, « si prompte, si surprenante », suivant les expressions de son successeur à l’Académie, l’abbé Claude Fleury, fit naître le soupçon qu’il aurait été empoisonné.
Sa sépulture, initialement dans l'église basilique Saint-Julien de Versailles, détruite en 1797 n'est pas connue .
Capusa06
Louis Carrogis de Carmontelle, né le 15 août 1717 à Paris et mort dans la même ville le 26 décembre 1806, est un peintre, dessinateur, graveur, auteur dramatique et architecte-paysagiste français.
Grand ordonnateur des fêtes du duc d'Orléans, célèbre pour ses portraits de profil comme pour ses petites comédies improvisées appelées Proverbes, il est connu également pour avoir peint des transparents, inspirés de la lanterne magique, et pour avoir agencé le parc Monceau de Paris.
Biographie
Né d’un père maître cordonnier d’origine ariégeoise, Louis Carrogis apprend la peinture et le dessin en autodidacte et trouve un emploi de tuteur en mathématiques auprès des enfants de la noblesse. Il participe à la guerre de Sept Ans en qualité de topographe, tout en occupant ses loisirs à croquer les soldats de son régiment. De retour à Paris en 1763, il entre au service du duc d'Orléans en tant que lecteur.
« Cette place de lecteur était subalterne, écrit Madame de Genlis, puisqu'elle ne donnait pas le droit de manger avec les princes, même à la campagne. Ainsi que le docteur Tronchin, M. Carmontelle jouissait de la distinction de venir tous les soirs prendre des glaces avec le Prince et les personnes de la cour. »
Carmontelle se fait cependant apprécier pour son esprit et pour son habileté à portraiturer les personnages, petits et grands, qui fréquentent la cour. Son principal emploi consiste à orchestrer les fêtes et les divertissements dont raffole la noblesse. À l'aide d'un dispositif qu'il a lui-même inventé, il fait défiler des paysages transparents devant les invités du duc. Il improvise des comédies dont les acteurs sont choisis parmi l'assistance, tandis que les spectateurs sont invités à deviner les proverbes qui en forment la trame. Certaines de ses pièces sont mises en musique par Jean-Benjamin de Laborde et représentées dans les théâtres privés des grandes courtisanes.
En 1785, à la mort du duc d'Orléans, il se retrouve au service de son fils, le duc de Chartres et futur Philippe Égalité, pour lequel il dessine les plans du parc Monceau et en conçoit les folies. Lorsque le duc de Chartres est guillotiné en 1793, Carmontelle prend sa retraite dans un petit logement de la rue Vivienne à Paris, où il meurt treize ans plus tard le 26 décembre 1806, à l’âge de 89 ans.
Misterprof-
15 août 1925 :
Naissance de l' acteur Mike Connors.
Krekor Ohanian est un acteur et producteur de cinéma américain, d'origine arménienne, qui a grandi dans le quartier arménien de Fresno (Californie) .
Il est cousin du chanteur et acteur franco-arménien Charles Aznavour.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il sert dans l'United States Air Force.
Après la guerre, il part faire ses études à l'université de Californie à Los Angeles où il entrera dans une fraternité, Phi Delta Theta.
Le 10 septembre 1949, il épouse Mary Lou Willey qui lui donnera deux enfants, et le couple réside à Encino en Californie.
Joueur de basketball émérite, il sera crédité au générique de ses premiers films sous son nom d'artiste d'alors, « Touch Connors ».
Il enchaîne les petits rôles, au cinéma et à la télévision, avant de prendre son nom de Mike Connors en 1958 et de jouer dans plusieurs longs-métrages.
De 1967 à 1975, il interprète le rôle de Joe Mannix dans la sére Mannix, diffusée chaque samedi soir sur CBS pendant huit saisons.
Nommé quatre fois aux Emmy Awards et six fois aux Golden Globes pour son rôle dans cette série, il ne s'est imposé qu'une fois.
Par la suite, l'acteur joue dans une autre série, Today's FBI, qui ne connaît pas le même succès, et enchaine les rôles dans des séries américaines (Walker, Texas Ranger, L'Homme qui tombe à pic, La Croisière s'amuse, Arabesque et Mon oncle Charlie).
Mike Connors meurt le 26 janvier 2017 à l'âge de 91 ans, des suites d'une leucémie.
FAE
"L’Assomption est une fête née dans la nuit des temps en Orient, qui s’est rapidement propagée. Sa célébration universelle a une influence décisive sur la définition de l’Assomption comme dogme de la foi par Pie XII (Munificentissimus Deus – 1er novembre 1950).
D'où vient la fête de l'Assomption ?
En Orient
La fête de l’Assomption est née à Jérusalem, mais il est difficile de savoir à quelle époque. L’origine précise de la fête du 15 août tient peut-être à la consécration à cette date, par l’évêque Juvénal (422 – 458) d’une église dédiée à Marie à Kathisma (étape supposée de la Vierge entre Nazareth et Bethléem). Elle a plus probablement pour origine la consécration d’une autre église à Gethsémani, à côté de Jérusalem, au VIème siècle, là où certaines traditions affirmaient que la Vierge avait fini sa vie terrestre.
Quoi qu’il en soit, la fête fut étendue à tout l’empire part l’empereur Maurice (582 – 602), sous le nom de Dormition (Koimelis) de la Vierge Marie. Elle a toujours été célébrée le 15 août.
Cette fête, en Orient, a toujours depuis revêtu une importance particulière : l’année liturgique « s’ouvre » quasiment avec le 8 septembre –fête de la naissance de Marie- et « s’achève » le 15 août, fête de son retour à Dieu : toute l’année liturgique est ainsi placée sous le patronage de Marie.
En Occident
Comme souvent à cette époque, l’Eglise de Rome est en retard sur l’Eglise de Constantinople : on est sûr que la fête de l’Assomption n’y était pas célébrée sous Grégoire le Grand († 604) mais qu’elle l’était en 690. On pense donc qu’elle fut instaurée par la Pape Serge 1er (687 – 701), lui-même d’origine syriaque.
Elle fut longtemps accompagnée d’une procession nocturne qui a été supprimée par le Pape Pie V (en 1566), à cause des nombreux abus qui l’entouraient. Elle a longtemps été précédée d’un jeûne et, en différents diocèses de l’Europe du Sud, elle pouvait être le temps de la bénédiction du fourrage et de l’offrande des premières récoltes."
andree
Bonjour,
1945: naissance de Alain Juppé, à Mont de Marsan (Landes), homme politique français. Parti politique RPR (1976-2002) UMP (2002-2015) LR (2015-2019).
- 1944 : naissance de Sylvie Vartan, à Iskretz (Bulgarie), chanteuse et actrice française.
- 1935 : naissance de Régine Deforges à Montmorillon (Vienne), écrivain et éditrice française, elle avait connu un énorme succès public de l'édition française avec sa fresque "La Bicyclette bleue" (1981) qui s'est achevé, en 2007.
(morte le 3 avril 2014) à Paris.
- 1934 : naissance de Nino Ferrer à Gènes (Italie) auteur et chanteur français.
(mort le 13 août 1934).
Misterprof-
14 août 1973 :
Naissance de l' actrice Romane Bohringer.
Elle est la fille de l' acteur Richard Bohringer et de Marguerite Bourry, dite Maggy Bohringer, née à Saïgon d'un père corse et d'une mère vietnamienne.
Sa mère abandonne le foyer lorsqu’elle a neuf mois et Romane grandit à Deuil-la-Barre avec son père, qu'elle accompagne sur les plateaux de tournage.
Elle s'imagine alors devenir scripte ou cadreuse.
À 13 ans, elle fait ses débuts de comédienne aux côtés de son père dans le film Kamikaze.
Mais c'est au théâtre qu'elle se révèle en interprétant le personnage de Miranda dans La Tempête de Shakespeare, avec pour partenaire Kên Higelin, dans une mise en scène de Peter Brook.
En 1992, Romane Bohringer est consacrée par le film Les Nuits fauves de et avec Cyril Collard, qui lui vaut le César du meilleur espoir féminin et le prix Georges de Beauregard.
Depuis, elle apparaît au grand écran dans L'Accompagnatrice de Claude Miller, Mina Tannenbaum de Martine Dugowson (1994) et Rimbaud Verlaine d'Agnieszka Holland (1995).
En 2003, elle est dans Nos enfants chéris de Benoît Cohen.
En 2004, Romane Bohringer rencontre l'acteur et scénariste Philippe Rebbot sur le tournage du téléfilm Le Triporteur de Belleville où il est assistant régisseur adjoint.
En 2006, elle apparaît dans C'est beau une ville la nuit de son père Richard Bohringer, d'après son propre livre éponyme (1988).
Le 26 décembre 2008, elle donne naissance à son premier enfant, une petite fille prénommée Rose, et le 2 août 2011, à un garçon Raoul.
En 2009, elle interprète son propre rôle dans le faux documentaire Le Bal des actrices de Maïwenn.
En 2012, lors de l'appel à projet organisé par La Collection de Canal +, Romane Bohringer et son père Richard Bohringer choisissent, parmi toutes les candidatures qui leur ont été adressées, le projet de Lou Bohringer, elle aussi fille de l'acteur, et n'ayant jamais tourné de films.
Ce choix provoque un tollé auprès des participants et des articles acerbes dans plusieurs médias.
En 2017, pour France 3, elle incarne le rôle de la femme politique Arlette Laguiller dans Le Viol d'Alain Tasma, adapté du livre Et le viol devint un crime de Jean-Yves Le Naour et Catherine Valenti, sur l’affaire Tonglet-Castellano ayant lieu en 1974.
En 2018, elle présente son premier long métrage L'Amour flou, co-réalisé avec Philippe Rebbot, dont l'histoire est tirée de leur expérience personnelle, qui ont rompu amoureusement mais continuent de vivre avec leurs enfants sous le même toit, dans deux espaces séparés.
Le 19 décembre de cette même année, plus de 70 célébrités se mobilisent à l'appel de l'association Urgence Homophobie, et Romane Bohringer apparaît dans le clip de la chanson De l'amour.
En 2020, elle tient le rôle de Victoria Deshotel dans Ils étaient dix, mini-série adaptée du roman Dix Petits Nègres de Agatha Christie (1939).
En avril 2022, elle fait état de son engagement politique en signant une tribune appelant à voter pour Jean-Luc Mélenchon en vue de l'élection présidentielle française de 2022.
Capusa06
Antoine Charles Horace Vernet, dit Carle Vernet, né à Bordeaux le 14 août 1758 et mort à Paris le 27 novembre 1836, est un artiste peintre de genre et de cheval, dessinateur et caricaturiste, goguettier et lithographe français.
Biographie
Carle est l’élève de son père, le peintre Joseph Vernet, et de Nicolas-Bernard Lépicié. Ce dernier le représente dessinant, âgé de 14 ans (Le Petit Dessinateur, 1772, musée du Louvre).
En 1779, tout en devenant un brillant écuyer, il décroche le deuxième prix de peinture, puis en 1782, le premier prix sur le thème de la Parabole de l'Enfant prodigue ; il part à Rome dans la foulée.
Il se décide à peindre des cavaliers sur leurs montures en dessinant directement sur le motif, visitant les chevaux des haras romains. Son père lui rend visite en compagnie du graveur Jean-Michel Moreau.
En 1787, Carle épouse la fille de ce dernier. Leur fils, Horace Vernet, deviendra son élève et collaborateur. Carle Vernet est reçu membre de l'Académie en 1788 et s'installe avec sa famille dans un atelier au Louvre ; son père décède l'année suivante .
Durant la Révolution, il adopte un profil plutôt conservateur. Capitaine dans la Garde nationale, il est blessé lors de la journée du 10 août 1792, mais il semble que ce soit en quittant son atelier du Louvre avec son épouse et ses deux enfants plutôt qu'en attaquant le Palais des Tuileries. Il a une sœur, Marguerite Émilie Vernet, épouse de Jean-François-Thérèse Chalgrin, un émigré ; elle est compromise en 1794, et condamnée à mort. Carle Vernet demanda en vain au peintre Jacques-Louis David d'intercéder pour sa libération, ce qu'il ne fera pas (ou ne pourra pas faire). Marguerite Émilie Vernet est guillotinée cette année-là. Carle Vernet en tiendra David responsable.
Vernet inaugura, avec Gros, une nouvelle forme de peinture militaire, et il excella dans les scènes de chasses, les petits métiers de Paris et les scènes populaires. Il reste pour une grande part le peintre passionné du cheval dont il avait une profonde connaissance.
Lorsque, visitant le Salon de 1808, Napoléon Ier eut admiré Le Matin d’Austerlitz, réputée être sa meilleure toile, il lui remit la Légion d'honneur. Les deux hommes se connaissaient déjà bien, puisque Carle Vernet avait accompagné l’Empereur, alors Premier Consul, pendant la campagne de Marengo. L’impératrice Joséphine lui dit : « Il est des hommes qui trainent un nom ; vous, Monsieur Vernet, vous portez le vôtre ».
Sur le tard, son succès semble moindre. Lors du Salon de 1831, le critique Auguste Jal déplore « les travaux d'Horace, les succès de sa petite fille dans les salons de Rome sont tout ce qui occupe [Carle Vernet]. La peinture ne lui plus guère permise… au salon… deux réminiscences… on retrouve là… une pauvreté d’effet qu’il ne faut pas trop reprocher à… un octogénaire ».
Carle Vernet fut un assidu goguettier et participa, aux côtés d'autres personnalités comme Talma, Firmin Didot, Désaugiers, Ciceri, Ravrio aux activités de la Société de la Goguette .