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13 août 1998 :
Décès du chanteur Nino Ferrer.
Agostino Arturo Maria Ferrari est un auteur-compositeur-interprète et acteur italien naturalisé français, né le 15 août 1934.
Il est l'unique enfant de Pietro Ferrari, né dans une des familles les plus fortunées de Gênes, élevé de façon stricte par des parents amateurs de musique classique, et de Raymonde Magnin, née à Nouméa dans une famille modeste, vite surnommée Mounette par ses parents, et passionnée de théâtre et de littérature.
Marié en 1933, le couple décide quelques mois plus tard de passer des vacances en Italie, et Agostino naît à Gênes alors que ses parents résident chez ses grands-parents paternels.
De retour en Nouvelle-Calédonie, sa famille lui offre un cadre insouciant au sein duquel son caractère déterminé voire colérique apparaît rapidement.
Ses parents décident de passer de nouvelles vacances en Italie en 1939, et s'y trouvent bloqués par le début de la Seconde Guerre mondiale.
La famille s'installe à Rome, puis manquant d'argent, rejoint les Ferrari qui vivent en communauté, à l'écart de la guerre dans une demeure familiale située à Stazzano.
Agostino, rapidement appelé Nino, y grandit au milieu de ses cousins et cousines, découvre l'opéra italien, et des chanteurs de variétés des années 1930.
Son père ayant souhaité qu'il apprenne prioritairement l'italien, sa maîtrise du français, qu'il ne pratique qu'oralement avec sa mère, se dégrade.
Celle-ci, par peur des bombardements de plus en plus fréquents, le retire de l'école communale pour assurer elle-même son éducation.
En grandissant, il devient un enfant solitaire, s'adonnant à la lecture et parcourant la campagne à la recherche de coléoptères dont il fait la collection.
La guerre terminée, le couple Ferrari s'installe à Paris en 1947.
Pierre Ferrari souhaite en effet s'éloigner de l'Italie, et a gardé un bon souvenir de la France où il a passé quelques mois avant de partir pour la Nouvelle-Calédonie.
Le jeune Nino, qui maîtrise assez mal la langue française qu'il pratique avec un fort accent italien, est alors victime de railleries à l'école, auxquelles il réagit violemment.
Sa scolarité est dès lors marquée par des changements fréquents d'établissement, ses parents s'efforçant de l'inscrire à chaque renvoi dans un établissement huppé (Henri-IV, Janson-de-Sailly, Saint-Louis, Saint-Jean-de-Passy) où il est également l'objet de moqueries en raison des moyens financiers limités de sa famille.
Vers 15 ans, il commence à dessiner, peindre, et écrit ses premiers textes.
Adolescent, il découvre le jazz sur un poste à galène qu'il écoute la nuit dans sa chambre.
Au début des années 1950, il s'essaie à divers instruments qu'il loue dans une boutique du boulevard Saint Germain.
Le banjo et la contrebasse ont rapidement sa préférence.
En 1953, alors qu'il est en première année de propédeutique à La Sorbonne, il rencontre Richard Bennett, un lycéen qui comme lui fait partie de la bourgeoisie de la Rive gauche, et veut se consacrer à la batterie.
Avec un cousin de Bennett qui joue de la clarinette, ils forment un trio baptisé Les Dixie Cats, jouant du jazz Nouvelle-Orleans dans les jardins publics de Paris ou sur les quais de Seine du côté du Pont Neuf.
En 1956, il remporte un concours réservé aux orchestres de jazz amateurs organisé par la revue Jazz Hot.
Les jeunes hommes animent les 3 années suivantes des bals de grandes écoles parisiennes, passent dans des clubs réputés comme le Vieux-Colombier, animent l'été des casinos de province, si bien qu'ils envisagent de faire de leur passion un métier.
Régulièrement, Nino propose ses chansons au public, parmi lesquelles Un an d'amour écrite à la suite de la rupture en 1953 de sa relation amoureuse avec une étudiante prénommée Claire, rupture subie qui l'a beaucoup marqué, mais sa voix cassée ne séduit guère les amateurs de jazz.
Poussé par ses parents pour lesquels une carrière de musicien, hormis la musique classique, n'est pas envisageable, il poursuit en parallèle ses études à la Sorbonne.
Après une licence de lettres obtenue en 1953, il s'oriente vers l'archéologie.
Élève d'André Leroi-Gourhan, il participe plusieurs fois à des fouilles sur le site d'Arcy-sur-Cure, où il anime les soirées autour du feu de camp avec sa guitare.
En 1957, toujours sous la conduite de Leroi-Gourhan, il participe à des fouilles à Santander.
Les Dixie Cats accompagnent régulièrement des jazzmen dans les clubs où ils se produisent. Cherchant à sortir un premier disque, Richard Bennett convainc les Disques Président de publier un 45 tours avec le trompettiste Bill Coleman qui doit se produire lors d'une soirée organisée par HEC.
Ce disque, contenant trois titres publié en février 1959, se vend uniquement dans le monde étudiant.
Peu de temps après, un second disque est publié à l'occasion d'un gala de l'école vétérinaire de Maison-Alfort.
La collaboration de Nino Ferrari avec les Dixie Cats s'interrompt opportunément pour lui à l'été 1959.
Sa grand-mère maternelle, sentant la fin de sa vie proche, et avec le prétexte de la fin des études de son petit-fils, l'invite en Nouvelle-Calédonie.
Le 1er août, il embarque sur un paquebot dont il devient rapidement la vedette, animant des soirées arrosées au champagne en s'accompagnant de sa guitare.
Ce voyage, lors duquel il multiplie les rencontres, est ponctué par plusieurs escales qui lui permettent de s'adonner à la peinture.
Apprenant le décès de sa grand-mère alors qu'il se trouve à Tahiti, Nino se rend tout de même en Nouvelle-Calédonie où il retrouve une partie de sa famille et les paysages de sa petite enfance.
Il y participe à une campagne de fouilles archéologiques néo-zélandaise sur l'Île des Pins.
Revenu en France durant l'été 1960, il est en plein désarroi au moment de devoir choisir une voie. Selon la volonté de ses parents pour lesquels on ne devient pas chanteur, il a achevé ses études tout en écrivant des chansons sans vraiment penser pouvoir en faire un métier.
Il renonce finalement à une carrière d'archéologue et envisage un temps de se faire représentant de commerce.
Il s'accorde finalement une période de deux ou trois ans pour connaître le succès dans le domaine musical et retrouve sa place dans les Dixie Cats qui accompagnent toujours Bill Coleman.
Mais face au déferlement du rock en France, il constate rapidement que le jazz joué par les Dixies Cats est passé de mode.
Le groupe, rebaptisé RB RB (« Richard Bennet Rythm'n and Blues »), se réoriente vers le blues et le rhythm and blues et Nino troque sa contrebasse pour une basse électrique.
Durant l'été 1961, RB RB accompagne la tournée des Chaussettes Noires, puis joue tous les soirs en première partie, alternativement, de Ray Charles et Count Basie au Festival de Jazz d'Antibes.
Mais le groupe se sépare à la fin de l'été.
Ne se considérant pas à sa place dans la génération des yéyés, Nino Ferrari enchaîne sans succès les auditions à Paris, espérant se faire connaître comme chanteur « rive gauche ».
Il se fait engager en 1962 comme bassiste dans un orchestre de twist, où il peut interpréter des reprises, ce qui lui permet de se familiariser davantage avec le chant.
Ce second groupe, baptisé TNT, disparaît à l'automne 1962, une fois la mode du twist retombée. Nino Ferrari est alors recontacté par Richard Bennett qui lui propose de remonter les Dixie Cats, une jeune artiste américaine, Nancy Holloway, cherchant un groupe pour l'accompagner.
Elle connaît le succès au printemps 1963, et lui laisse souvent la place pour une ou deux chansons au milieu de ses concerts en plus des nombreux duos qu'ils interprètent.
Durant cette période, il se cherche un nom de scène, et apparaît sous le nom de Nino Ferrari, ou de Laurent Tosca.
En plus d'accompagner Nancy Holloway, il multiplie les prestations avec Bennett dans des cabarets de jazz et finit par être repéré.
En novembre 1963, un magazine annonce le lancement de Nino Ferrair, et l'artiste a finalement trouvé son nom de scène.
Son premier disque, Pour oublier qu'on s'est aimé sort fin novembre 1963 mais les difficultés de gestion de ce label contrarient sa promotion.
Le chanteur participe à sa première émission de télévision en février 1964, et découvre le cinéma en jouant un petit rôle dans les films Laissez tirer les tireurs de Guy Lefranc sorti en 1964 et Ces dames s'en mêlent de Raoul André, sorti en 1965.
Un second super 45 tours est publié en mars 1964, alors que le label Bel Air est en pleine déroute.
À la fin de l'été, il est transféré chez Riviera, un autre label Barclay.
Un troisième enregistrement sort en janvier 1965, et ne rencontre pas plus de succès que les deux premiers.
Alors qu'il est sur le point d'être renvoyé, il obtient un sursis grâce à son ami Richard Bennett qui vient d'intégrer Riviera comme producteur musical.
Comme chaque été depuis quelques années, Nino Ferrer s'engage pour animer les soirées de divers clubs du sud de la France.
Alors qu'il se produit en trio au Playa, un club-restaurant de Saint-Raphaël, le propriétaire du lieu, inquiet, cherche son chien. il .
Nino s'empare du micro et se livre à une improvisation bon enfant lors d'un entracte.
C' est de là qu' est née la chanson Z'avez pas vu Mirza.
En quelques jours, la chanson est entièrement composée, et le chanteur a l'occasion de mesurer son bon accueil par le public devant lequel il se produit.
Grâce à ce disque,qui sort fin 1965 et devient un phénomène en 1966, en partie grâce au soutien de l'émission Salut les copains, Nino Ferrer connaît enfin le succès.
La même année, il apparaît comme bassiste sur deux disques confidentiels des Gottamou (Bernard Estardy, Nino Ferrer, Richard Hertel), ce trio étant en fait celui qui s'était produit au Playa l'année précédente : il s'agit pour lui de s'offrir un moment de détente avant d’enchaîner avec un nouveau disque en son nom propre.
En 1967, il embauche Jacqueline Monestier dite « Kinou », une jeune femme âgée de 20 ans, comme assistante personnelle.
Elle installe son bureau dans l'appartement des parents du chanteur, et une relation intime naît entre eux quelques semaines plus tard, alors que le couple du chanteur rencontre de nombreuses difficultés.
Dès 1967, Nino multiplie les allers-retours entre la France et l'Italie.
En 1969, il emménage à Rome avec Kinou, qui devient sa compagne officielle.
Il rencontre rapidement les musiciens Giogio Giombolini et Santino Rocchetti, qui lui font découvrir le rock progressif, genre musical encore ignoré en France.
Frustré par son séjour en Italie pour des raisons tant professionnelles que personnelles, Nino Ferrer rentre en France et menace de porter plainte contre sa maison de disques.
Eddie Barclay lui propose, pour mettre fin à la polémique, de publier une version française de Rats and Rolls.
En 1971, La Maison près de la fontaine connaît un succès important.
Nino Ferrer participe ensuite à l'enregistrement de la première adaptation française de l'opéra-rock Jesus Christ Superstar.
Le premier enfant de Nino et Kinou, Pierre, naît en septembre 1973.
Vivant à La Martinière, une propriété de style colonial acquise en 1968 à Rueil-Malmaison, Nino Ferrer y fait aménager un studio d'enregistrement pour disposer de la plus grande liberté artistique possible.
Cette propriété, qui lui rappelle l'Italie et la Nouvelle-Calédonie de son enfance, lui inspire les paroles de South, qu'il enregistre en novembre 1973.
South devient le premier titre de l'album aux rythmes funky Nino and Radiah, entièrement chanté en anglais et publié en 1974 sur un nouveau label, CBS, après le non-renouvellement de son contrat par Barclay qui se défie des changements de style incessants de l'artiste.
Mais c'est avec sa version française, Le Sud, que le chanteur connaît son plus grand succès.
Devant contractuellement un troisième album à CBS, Nino s'installe au Château de Blanat où il fait transférer le studio d'enregistrement de La Martinière.
Lors du séjour à Blanat, Nino Ferrer fait, grâce aux revenus générés par les ventes du Sud, l'acquisition de « La Taillade », une bastide située au cœur du Quercy Blanc dans la région des Vaux près de Montcuq.
Un temps tenté par un exil américain, il décide finalement de s'installer définitivement à La Taillade, et y aménage un studio d'enregistrement qui perdure sous le nom de Studio Barberine, dirigé par son fils Pierre.
Kinou et Nino Ferrer se marient dans la plus stricte intimité le 30 décembre 1978, et leur deuxième fils, Arthur, naît le 14 février 1979.
À la Taillade Nino Ferrer, qui vit des revenus générés par ses grands succès, s'adonne à l'élevage de chevaux, ce qui lui inspire la chanson Sémiramis, mais ne supportant pas de devoir les vendre, il abandonne assez rapidement cette activité.
Entre 1980 et 1983, sortent chez WEA les albums La Carmencita, Ex-Libris et Rock'n'roll cowboy, avec toujours aussi peu de promotion et de succès.
Fin 1983, un unique concert donné à l'Olympia, dont ses proches ont dû assurer la promotion, est toutefois pour lui l'occasion de mesurer que sa popularité reste intacte malgré toutes ces années d'insuccès.
En 1982, il renoue avec le cinéma en jouant l'un des rôles principaux du film Litan : La Cité des spectres verts de Jean-Pierre Mocky, mais le film, violemment mis à bas par la critique, est un échec et Nino Ferrer ne se verra plus proposer aucun rôle.
En 1986 un 13e album, publié sur un label confidentiel, ne se vend pas.
Retiré à La Taillade, il s'y adonne à la peinture.
En 1989, Nino Ferrer demande et obtient la nationalité française.
Au début des années 1990, il est redécouvert en France par une nouvelle génération grâce à la sortie d'une compilation.
L'album La Désabusion, enregistré à domicile et illustré par des peintures de Nino Ferrer, est publié en 1993 par le label Fnac Music.
Durant cette période, Nino Ferrer expose ses peintures à Paris, puis part en tournée pour promouvoir La Désabusion.
C'est à l'occasion de la promotion de La Désabusion qu'a lieu sa dernière apparition télévisée en 1994 dans un Taratata que Nagui lui consacre.
Lors de cette tournée, Nino Ferrer mesure que ses facultés auditives déclinent, ce qui l'affecte profondément et ,dès lors, il envisage de réaliser un ultime album.
En juin 1998, sa mère Mounette, qui vivait à ses côtés dans sa propriété de La Taillade depuis le décès de son père en 1981, meurt à l'âge de 86 ans, qui serait due, selon Kinou Ferrari, aux conséquences d'une violente chute qu'elle avait faite alors que Nino Ferrer lui faisait visiter de nouveaux aménagements sur sa propriété.
Après le décès de sa mère dont il s'estime responsable, Nino Ferrer s'enfonce dans une profonde dépression et début août, de nombreux signes laissent deviner qu'il est en train d'organiser son suicide.
Inquiète, sa femme fait venir un médecin, auquel Nino déclare qu'il va se tuer dans deux jours. Celui-ci ne le prend pas au sérieux, et lui prescrit des anxiolytiques qui le font plonger dans un état d'intense exaltation.
Quelques jours plus tard, il s'arrange pour éloigner Kinou en lui demandant d'aller disperser les cendres de Mounette dans le jardin de La Taillade
Il endosse une vieille veste qu'il portait en concert dans les années 1960, revêt un chapeau rappelant ceux qu'il arborait à l'époque du Sud et dépose à divers endroits de sa propriété des lettres pour ses proches.
Puis il prend sa voiture, se rend dans un champ d'où il appréciait la vue sur la région du Quercy, et se donne la mort d'un coup de fusil.
Le corps de Nino Ferrer a été incinéré, et ses cendres dispersées en plusieurs endroits, dont une partie au cimetière communal de Montcuq.
Sa veuve, Kinou Ferrari, meurt le 17 mars 2022 à Lendou-en-Quercy à l'âge de 74 ans.
Capusa06
Johann Christoph Denner (13 août 1655–20 avril 1707), né à Leipzig, mort à Nuremberg, est un célèbre facteur d'instrument à vent allemand considéré notamment comme l'inventeur de la clarinette .
Biographie
Johann Christoph Denner est né à Leipzig dans une famille d'accordeurs de cor. Avec son père, Heinrich Denner, fabricant de sifflets et de cors de chasse, il s'installe à Nuremberg en 1666.
J. C. Denner s'est lancé dans la fabrication d'instruments en 1678 et a obtenu des droits pour la "fabrication d'instruments de musique français consistant principalement en hautbois et flûtes à bec [flandadois]" en 1697 .
Deux de ses fils, Jacob et Johann David, sont également devenus des facteurs d'instruments. Au moins soixante-huit instruments attribués à J. C. Denner ont survécu jusqu'à nos jours ,bien que les instruments survivants portant son nom proviendraient des ateliers de ses fils .
Denner est mort en 1707 et a été enterré à Nuremberg.
En 1730, Johann Gabriel Doppelmayr (en) écrit cette affirmation à propos de Denner dans son ouvrage Historische Nachricht von den Nürnbergischen Mathematicis und Künstlern :
« Au début de notre siècle, il a inventé un nouveau genre d'instrument à conduit dénommée clarinette... et a longuement présenté un chalumeau amélioré »
Sur la base de ce passage, de nombreux chercheurs ont attribué à Denner l'amélioration du chalumeau et l'invention de la clarinette. Malgré la phrase « Au début de notre siècle », il est souvent avancé qu'il a inventé l'instrument en 1690, mais il n'y en a aucune preuve. En réalité, il est possible que J. C. Denner n'ait jamais construit aucune clarinette. La paternité d'une seule clarinette existante, détenue par l'université de Californie à Berkeley lui a été attribuée, mais cette attribution est contestée. Un autre instrument pouvant avoir été fabriqué par Denner a été détruit pendant la Seconde Guerre mondiale. La plus ancienne mention de la clarinette figure sur une facture de Jacob Denner qui date de 1710, trois ans après la mort de J. C. Denner.
Il subsiste également dans les collections des exemplaires de cervelas baroque à perce pseudo-conique fabriqués par Denner.
FAE
( 11:04) Les berlinois qui ont fui d'Est en ouest ont tout abandonné, maisons, terrains, jardins . . .
Ces biens ont ensuite été entetenus pendant près de trente ans par ceux qui sont restés. J'ai connu un couple qui a pris soin d'un jardin arboré, ayant ainsi fruits et légumes qui leur ont permis de survivre. A la chute du mur, les biens ont été restitués à leurs propriétaires, et les personnes qui s'en étaient occupées se sont senties frustrées et lésées.
Ceci n'est qu'un modeste exemple vécu.
FAE
( 11:04) Dans le cadre de notre jumelage avec l'Allemangne, j'ai connu et cotoyé des personnes qui m'ont raconté leur vécu : des membres d'une même famille choisissant, les uns de rester à l'est, les autres, d'en partir . . . Ca a été une expérience à la fois émotionnelle et enrichissante pour moi. J'ai revu les membres de cette même famille après la réunification et pourrais en dire long sur le sujet . . .
Capusa06
12 août 1961
Construction du Mur de la honte à Berlin .
Dans la nuit du 12 au 13 août 1961, les autorités de la République démocratique allemande (RDA) érigent une enceinte fortifiée sur la ligne qui sépare à Berlin leur zone, sous occupation soviétique, des zones sous occupation américaine, anglaise et française.
Des policiers et des ouvriers dépavent à la hâte les accès routiers entre la zone d'occupation soviétique, aussi appelée Berlin-Est, et les autres zones, ou Berlin-Ouest.
Ils tendent des barbelés, creusent des fossés et entament la construction d'un mur en béton. Dans le même temps, les liaisons ferrées sont aussi coupées.
Dans les jours et les semaines qui suivent, à la stupéfaction du monde occidental, les autorités est-allemandes parachèvent le travail en murant les fenêtres et les portes des constructions situées sur la ligne de démarcation.
Les médias de l'Ouest baptisent spontanément cette initiative de « Mur de la honte ». Le « mur » court sur 43 km à Berlin même et sur 112 km dans les autres parties de la RDA. Il met une touche finale au « rideau de fer » dont Churchill dénonçait la mise en place dès la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Le gouvernement communiste de l'Allemagne de l'Est veut, grâce à lui, empêcher ses ressortissants de fuir vers Berlin-Ouest et, au-delà, vers la République fédérale allemande, où démocratie rime avec prospérité.
Il faut dire que, depuis la scission entre les deux Allemagnes, en 1949, pas moins de 3 millions de personnes, soit 20% de la population de la RDA, ont fui vers l'ouest. Le mur va démontrer son efficacité de ce point de vue car, de sa construction à sa chute, le 9 novembre 1989, on évalue à 5 000 seulement le nombre de personnes qui parviendront encore à passer à l'Ouest au risque de leur vie... 239 échoueront et seront abattues par les « vopos », ou garde-frontières, postés dans les miradors.
Un soulagement paradoxal .
Le président américain John Kennedy est informé de la construction du mur sur son yacht. Il ne manque pas de s'en indigner devant les caméras et les micros mais s'en réjouit en son for intérieur. En construisant le mur, les dirigeants communistes de Berlin et Moscou signifient qu'ils aspirent au statu quo. La perspective d'une guerre pour Berlin tend à s'éloigner et avec elle la guerre froide.
Malgré un discours retentissant du maire de Berlin-Ouest, Willy Brandt, le 16 août devant une foule surexcitée, chacun sait bien que la division de Berlin est scellée pour longtemps...
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12 août 2014 :
Décès de l' actrice Lauren Bacall.
Betty Joan Perske, née le 16 septembre 1924 dans le quartier défavorisé du Bronx à New York, est une actrice américaine.
Elle est la fille unique de Natalie Weinstein, devenue légalement Bacal, une secrétaire, et de William Perske, un vendeur.
Ses deux parents sont issus de l'immigration juive ashkénaze de l'Europe centrale.
Avec ses parents, elle habite le quartier de Brooklyn.
Betty n’a que cinq ans quand ses parents divorcent.
Elle est alors élevée par sa mère qui quitte Brooklyn pour Manhattan et sa mère la pousse à apprendre la danse et la comédie.
La jeune Betty se rend ainsi le samedi matin aux cours de la New York school of Theatre pour suivre l’enseignement du professeur de danse russe Mikhail Mordkin qui lui annonce bientôt que sa morphologie ne lui permet pas d’envisager une carrière sérieuse de danseuse.
Il lui reste néanmoins un avenir dans le théâtre et la comédie.
À cette époque, Betty ne voit plus son père et est très proche de sa mère, qui se remaria avec Lee Goldberg et ira vivre en Californie quand sa fille sera devenue une star.
À l’adolescence, pendant ses études secondaires à la Julia Richman High School à New York, elle entame une carrière de mannequin au Garment Center.
Parallèlement, elle fait de petites apparitions sur scène à Broadway.
En 1940, elle quitte l'école et commence des études à l'American Academy of Dramatic Arts où elle côtoie le jeune Kirk Douglas, alors qu'elle cumule un emploi d’ouvreuse de cinéma et de mannequin, notamment pour présenter les robes de soirée du couturier Sam Friedlander.
Après une première année d'études et bien qu’elle ait réussi à l’examen, elle doit quitter l'école de comédie car sa mère n’a pas les moyens de lui offrir une seconde année, et parce qu'il n'existe pas de bourse pour les filles.
Engagée par le magazine Harper's Bazaar en 1942 comme mannequin, Betty Perske en fait la couverture en mars 1943 dans un tailleur noir et portant un sac rouge, pour la promotion du don de sang, photo qui lui vaut à Betty Perske une proposition du studio Columbia pour un rôle muet dans le film La Reine de Broadway de Charles Vidor, mais elle refuse le rôle car celui-ci est assorti d’un contrat d’exclusivité d’un an.
Elle fait ses débuts sur les planches à Broadway en 1942, à l'âge de 17 ans dans la pièce Johnny 2 X 4, puis obtient un rôle parlant dans une autre pièce intitulée Franklin Street.
Des années plus tard, l'actrice Bette Davis rend visite à Bacall dans les coulisses pour la féliciter de sa prestation dans la comédie musicale Applause, basée sur le film Eve.
Durant la période où Betty Perske continue à être mannequin, la femme d'Howard Hawks, Nancy dite « Slim », tombe sur la couverture du Harper's Bazaar Magazine et presse son mari de faire passer à Betty une audition pour Le Port de l'angoisse.
Hawks demande à sa secrétaire de se renseigner sur elle mais, à la suite d'une incompréhension de cette dernière, on lui envoie un billet d'avion pour venir passer une audition à Hollywood, en avril 1943, en lui donnant cinquante dollars par semaine jusqu'au tournage du bout d'essai.
À cette occasion, Hawks lui propose d'interpréter le personnage principal de son prochain film, Le Port de l'angoisse, adaptation du roman d'Ernest Hemingway, En avoir ou pas.
Il lui fait signer un contrat de sept ans avec un salaire hebdomadaire de cent dollars et commence à s'occuper de sa carrière.
Impressionné par la personnalité de cette jeune fille de 18 ans mais un peu déçu par sa voix, Howard Hawks lui fait changer son prénom pour « Lauren » et Perske adopte définitivement le deuxième nom de sa mère, « Bacal », en y ajoutant un « L » pour une prononciation différente. Lauren Bacall » devient ainsi son nom de scène définitif, mais elle continue néanmoins à se faire appeler Betty en privé.
Nancy Hawks la prend sous son aile ; elle apprend au mannequin à s'habiller de manière sophistiquée, la guide en matière d'élégance, dans ses goûts et manières.
Howard Hawks demande à Bacall de s'entraîner à avoir une voix plus basse, profonde et sexy. Lorsqu'il l’emmène à Hollywood, il lui fait prendre des cours auprès d'un moniteur vocal pour abaisser la tonalité de sa voix et en faire l'archétype de la femme fatale.
La veille de ses 19 ans, Lauren Bacall rencontre brièvement Humphrey Bogart sur le plateau de tournage de Passage pour Marseille de Michael Curtiz, et ils ne s'échangent qu'une poignées de mains.
Lorsqu'Howard Hawks lui annonce qu'elle aura pour partenaire Humphrey Bogart dans Le Port de l'angoisse (1944), l'actrice ne se montre guère enthousiaste, indiquant qu'elle aurait préféré jouer avec Cary Grant.
Pendant le tournage, elle est terrifiée par la caméra et garde la tête baissée contre sa poitrine pour contenir le tremblement de son menton, levant seulement ses yeux clairs et langoureux pour regarder son partenaire, avec des sourcils en accent circonflexe.
C'est de là que lui vient son surnom « The Look » (« Le regard ») qui reste sa marque de fabrique.
Sa relation avec Bogart quitte le registre professionnel et après l'avoir craint, l'actrice l'envisage différemment et les deux acteurs entament une relation amoureuse, au grand dam de Hawks.
Le film est un succès et, à seulement dix-neuf ans, avec sa voix rauque si particulière, sa carrière est lancée.
Jack Warner la choisit alors pour un autre film noir, Agent secret (1945) avec Charles Boyer, pour lequel elle doit prendre l'accent anglais.
Des années plus tard, elle admet l'avoir mal fait et déteste le film qui a été, par ailleurs, un échec, ce qui a affecté provisoirement sa carrière.
En 1945, elle épouse Humphrey Bogart après que ce dernier eut divorcé de Mayo Methot sa précédente épouse.
Ils restent ensemble jusqu'à la mort de l'acteur en 1957.
Ils tournent également ensemble trois films après Le Port de l'angoisse : Le Grand Sommeil (The Big Sleep), Les Passagers de la nuit (Dark Passage) et Key Largo de John Huston.
Dans les années 1950, l'actrice se tourne également vers la comédie, notamment dans Comment épouser un millionnaire et Les femmes mènent le monde.
À la mort de Bogart, Lauren Bacall quitte la Californie et Hollywood où on lui propose de jouer surtout dans des navets, pour The Dakota, un appartement de New York où elle se produit essentiellement au théâtre à Broadway.
Elle joue dans plusieurs pièces jusqu'en 1995, dont Goodbye, Charley en 1959, Cactus Flower en 1965, Applause en 1970 et Woman of the Year en 1981.
Si sa carrière cinématographique ralentit, elle n'abandonne pas pour autant et tourne régulièrement depuis 1959 avec des réalisateurs aussi différents que Sidney Lumet (Le Crime de l'Orient-Express) en 1974, Robert Altman (Health en 1979, Prêt-à-porter en 1994), ou Lars von Trier (Dogville en 2002).
Pour faire face au Comité de la Chambre des représentants sur les activités anti-américaines du sénateur Joseph McCarthy, elle est membre du Comité pour le premier amendement, en faveur de la liberté d'expression, co-fondé par Philip Dunne, Myrna Loy, John Huston et William Wyler.
Légende d'Hollywood, elle continue à tourner malgré son âge, même si depuis de nombreuses années, elle n'assure plus que des doublages dans des séries ou films d'animation.
À la télévision, elle joue son propre rôle dans la série Les Soprano, le temps d'un épisode avec Ben Kingsley.
En 1996, elle reçoit un César d'honneur et, en 2009, un Oscar d'honneur pour l'ensemble de sa carrière.
Dans les années 2000, elle se fait néanmoins critique du cinéma contemporain, s'en prenant à Nicole Kidman, mais la défendant contre son ex-mari Tom Cruise.
Lauren Bacall meurt à New York le 12 août 2014 à l'âge de 89 ans, des suites d'un accident vasculaire cérébral massif, dans son appartement qu'elle occupait de longue date situé dans l'Upper West Side dans l'immeuble appelé The Dakota, avec vue sur Central Park.
Le 19 août 2014, une cérémonie est organisée à sa mémoire au funérarium Frank E. Campbell de New York.
Y assistent, entre autres, les acteurs Anjelica Huston et Michael Douglas
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11 août 2014 :
Décès de l' acteur Robin Williams.
Robin McLaurin Williams, né le 21 juillet 1951 à Chicago, est un acteur, humoriste et producteur américain.
Son père, Robert Fitzgerald Williams, d'ascendance anglaise, galloise et irlandaise, est le responsable de la région du Midwest pour le constructeur automobile Ford.
Sa mère, Laurie McLaurin, d'ascendance française, est native de La Nouvelle-Orléans.
Son demi-frère, nommé Robert Todd Williams est mort le 4 août 2007 à cause de complications à la suite d'une opération de chirurgie cardiaque effectuée un mois plus tôt.
Après de courtes études de sciences politiques, il part à Juilliard School pour y étudier le théâtre ; il y rencontre à cette occasion Christopher Reeve.
En 1976, Robin Williams est remarqué par le réalisateur Garry Marshall lors d'une audition pour la série télévisée Happy Days.
Son apparition dans la série est si appréciée, qu'on décide d'en faire une série dérivée.
Il reprend à partir de 1978 dans la série télévisée Mork and Mindy, jusqu'en 1982.
L'écriture du scénario s’accommode de ses improvisations et ce rôle lui vaudra en 1978 un Golden Globe du meilleur acteur dans une série télévisée musicale ou comique.
Toujours en 1978, il sort un album de musique, Reality… What a Concept, puis en 1988 et 1993, deux contes musicaux pour le label Rabbit Ears, Pecos Bill, et The Fool and the Flying Ship, sur des musiques de Ry Cooder et de The Klezmer Conservatory Band.
En 1980, Robin Williams fait ses débuts au cinéma dans Popeye de Robert Altman suivi par Le Monde selon Garp (1982) de George Roy Hill adapté du roman du même nom de John Irving.
Par la suite, son interprétation dans Good Morning, Vietnam lui vaut sa première nomination à l'Oscar du meilleur acteur en 1988.
Elle sera suivie de deux autres nominations en 1990 pour Le Cercle des poètes disparus et, en 1992, pour Le Roi pêcheur.
Il remporte la statuette lors de la cérémonie de 1998, pour le Meilleur acteur dans un second rôle dans Will Hunting.
Ce film révélera l'acteur Matt Damon dans le rôle de Will ainsi que Ben Affleck.
En 1988, il joue à Broadway en compagnie de Steve Martin dans En attendant Godot de Samuel Beckett.
La même année, il participe au clip vidéo de la chanson Don't Worry, Be Happy de Bobby McFerrin.
En 1992, les studios d'animation Disney s'inspirent de Robin Williams pour créer le personnage du Génie dans le film Aladdin et l'acteur développe le personnage, lui donnant sa voix dans la version originale mais aussi en créant de nombreux gags animés par la suite.
En 1994, l'acteur est récompensé par un Golden Globe du meilleur acteur dans un film musical ou une comédie, un American Comedy Award et un MTV Movie Award pour son rôle dans Madame Doubtfire.
Entre-temps, il enchaîne des films grand public comme Hook de Steven Spielberg.
L'important succès commercial de Madame Doubtfire en 1993 fait de lui un des acteurs les plus populaires d'Hollywood.
Il accepte ensuite de tenir le rôle de l'homme politique homosexuel Harvey Milk dans la biographie que prépare le réalisateur Gus Van Sant, mais des désaccords avec la production font que Van Sant abandonne le projet pour plusieurs années.
C'est finalement Sean Penn qui interprétera le rôle en 2008.
Après cette décennie fructueuse, il interprète en 2002 le tueur psychopathe Walter Finch dans Insomnia, un film policier du jeune réalisateur Christopher Nolan où il partage l'affiche avec Al Pacino et Hilary Swank. Le film est un succès critique et public. La même année, dans Photo Obsession de Mark Romanek, il joue le rôle de Sy Parrish, un employé maniaque d'un laboratoire de développement de photographies d'un centre commercial, obsédé par une famille faisant partie de sa clientèle. L'acteur, jusque-là habitué à jouer le rôle de personnages sympathiques, parvient à travers ces deux rôles à montrer l'étendue de son talent. 13,14,15,16.
Robin Williams en 2011.
Le 30 janvier 2011, il annonce être en lice pour le rôle d'Hugo Strange dans The Dark Knight Rises de Christopher Nolan.
Néanmoins, le personnage n'apparaît pas dans le film.
En juin 2011, il apparaît avec sa fille Zelda dans une publicité pour la sortie du remake de The Legend of Zelda: Ocarina of Time.
En 2013, il obtient le rôle principal dans la série télévisée The Crazy Ones aux côtés de Sarah Michelle Gellar, mais celle-ci est annulée après sa première saison de diffusion.
Robin Williams avait participé à de nombreuses tournées organisées par l'United Service Organizations (USO) et le Département de la Défense pour soutenir le moral des troupes américaines, dont il était particulièrement apprécié.
Son ancien agent Brian Lord a dévoilé son engagement auprès des personnes sans-abris.
Dans chacun de ses avenants complétant ses contrats de tournages ou d’événements, Robin Williams y ajoutait la condition non-négociable d'engager des personnes SDF.
Le 11 août 2014, à l'âge de 63 ans, Robin Williams se suicide dans sa maison de Paradise Cay.
Sa veuve, Susan Schneider Williams attribue ce geste à son désespoir face aux effets de la maladie à corps de Lewy, découverte lors de son autopsie.
D’après la police, il aurait été retrouvé pendu à une ceinture, avec un couteau à côté de lui.
Son poignet gauche était entaillé d'une dizaine de petites coupures.
Le lendemain de sa mort, son corps est incinéré et ses cendres sont dispersées dans la baie de San Francisco.
De nombreux hommages ont été rendus à l'acteur par ses confrères du cinéma et d'autres personnalités.
En juillet 2019, soit cinq ans après la mort de l'acteur, son fils aîné Zachary Williams lui rend hommage en racontant les derniers jours de la vie de son père.
La même année, Cody, le fils cadet de l’acteur, a quant à lui décidé de se marier le 21 juillet, jour de l’anniversaire de son père.
Capusa06
Anne-Marie-Louise de Médicis, née à Florence le 11 août 1667 et décédée dans la même ville le 18 février 1743 est la fille de Cosme III de Médicis et de Marguerite-Louise d'Orléans, femme de Jean-Guillaume de Neubourg-Wittelsbach. Elle est la dernière des Médicis.
Biographie
Ses parents ne s'entendaient pas. La grande-duchesse Marguerite-Louise, fille de Gaston d'Orléans, frère du roi Louis XIII de France avait été considérée comme une épouse possible pour son cousin le roi Louis XIV de France mais l'intérêt de l'État avait amené le jeune souverain à contracter une union avec l'infante d'Espagne Marie-Thérèse d'Autriche. La princesse n'était pas insensible au charme du jeune prince héritier Charles de Lorraine mais la politique en avait décidé autrement et la princesse avait dû embarquer pour Florence. Jeune femme brillante mais capricieuse, elle se morfondait auprès d'un mari bigot dans une cour qui lui paraissait bien provinciale. Le couple grand-ducal donna le jour à l'héritier du trône puis, après quelques réconciliations éphémères dont sont issus Anne-Marie-Louise et son frère cadet Jean-Gaston, se sépara en 1675. La grande-duchesse rentra en France, son pays d'origine, où son royal cousin Louis XIV la confina dans l'abbaye de Montmartre un couvent parisien dont l'abbesse était toujours une dame de haute naissance et qui accueillait des dames nobles veuves. La grande-duchesse de Toscane n'était reçue à Versailles que pour les événements familiaux.
Préoccupé par la fin probable de sa lignée, Cosme III tint à marier ses enfants le plus brillamment possible. Il maria son fils aîné Ferdinand à Violante-Béatrice de Bavière, sœur de l'Électeur Maximilien II et de la Dauphine de France. Ce mariage resta stérile.
Mariage
Pour Anne-Marie-Louise, il fut d'abord question de Louis XIV de France, veuf en 1683 puis de son fils le Grand Dauphin à son tour veuf en 1690. Ces brillants mariages ne se firent pas, les deux princes préférant convoler secrètement avec leur maîtresse respective.
Anne-Marie-Louise était sur le point de « coiffer sainte Catherine » quand son père lui fit épouser en 1691 un autre veuf, Jean-Guillaume, électeur palatin, beau-frère de l'empereur Léopold Ier. Le peintre italien Giovanni Antonio Pellegrini immortalise ce mariage dans une Allégorie du Mariage de l'Électeur Palatin qui fait partie d'une série de quatorze tableaux célébrant la vie et le règne de Johann Wilhelm réalisée entre 1713 et 1714. Cette série destinée au palais de Bensberg, près de Düsseldorf, est aujourd'hui au château de Schleissheim, près de Munich. Une esquisse de ce tableau est conservée à la National Gallery à Londres.
Le couple n'eut pas d'enfant, tout comme Jean-Gaston qui épousa la même année Anne-Marie-Françoise de Saxe-Lauenbourg, pourtant veuve du frère de l'électeur et mère d'une petite fille.
Veuvage
Anne-Marie-Louise perdit son mari en 1716 et se consacra aux œuvres de bienfaisance, tandis que son beau-frère montait sur le trône de Palatinat (Charles III Philippe du Palatinat).
Cosme III mourut en 1723. Marguerite-Louise l'avait précédé de deux ans dans la tombe qu'ils ne partagèrent pas. Le frère aîné d'Anne-Marie-Louise, Ferdinand, étant décédé en 1713, c'est Jean-Gaston qui monta sur le trône toscan. Les puissances européennes ayant refusé de reconnaître certains droits au trône à Anne-Marie-Louise, en 1731, il désigna comme héritier son parent le plus proche, son lointain et très jeune cousin l'infant Charles d'Espagne âgé de 15 ans.
Nonobstant, à la faveur du traité de Vienne qui mit un terme à la guerre de Succession de Pologne, les puissances européennes ne tinrent pas compte des volontés du « dernier des Médicis » et, à la mort de Jean-Gaston (1737), la Toscane échut à François III, duc de Lorraine et de Bar, gendre de l'empereur Charles VI.
On avait totalement négligé les droits éventuels de l'électrice douairière de Palatinat.
Anne-Marie-Louise mourut six ans plus tard, en 1743, âgée de 75 ans. Elle fit don en indivision de tout ce qu'elle possédait (legs prévu dans le « Pacte de famille », convention signée le 31 octobre 1737 entre l'Empereur romain germanique François III, duc de Lorraine et de Bar et Anne-Marie-Louise), donc du fabuleux héritage des Médicis, à l'État toscan à condition que rien ne quitte la ville de Florence et que les collections soient ouvertes au public .
Capusa06
Guillaume Louis Pécour (ou Pécourt, né à Paris le 10 août 1653 et mort à Paris le 12 avril 1729 pendant une représentation de Tancrède) est un danseur et chorégraphe français.
Biographie
Formé par Pierre Beauchamp, Pécour débute en 1671 dans le ballet Psyché de Molière et Lully. Succédant à son maître, il est nommé compositeur des ballets de l'Académie royale de musique en 1687 et règle de nombreux ballets pour l'Opéra, la cour et le collège jésuite Louis-le-Grand.
Raoul-Auger Feuillet, qui le considère comme « le modèle des plus parfaits danseurs », publie quelque cent vingt de ses chorégraphies dès 1700. Il a autorisé Michel Gaudrau, danseur de l'Académie de musique, puis maître à danser à Madrid, à publier en 1711, un recueil de ses entrées. Ces publications ont été poursuivies par Jacques Dezais, autre maître à danser, jusqu'en 1728.
Misterprof-
10 août 1539 :
Ordonnance de Villers - Cotterêts imposant l' usage du Français dans les actes administratifs.
Cette ordonnance, forte de 192 articles, est un texte législatif édicté par le roi de France François Ier, entre le 10 et le 25 août 1539 à Villers-Cotterêts (dans le département actuel de l'Aisne), enregistré au Parlement de Paris le 6 septembre 1539.
Le français devient ainsi la langue officielle du droit et de l'administration, en lieu et place du latin.
En outre, cette ordonnance réforme la juridiction ecclésiastique, réduit certaines prérogatives des villes et rend obligatoire la tenue des registres des baptêmes et des sépultures par les curés.
Cela concerne alors la quasi-totalité des personnes, à l'exception de la communauté juive, minoritaire, et de quelques individus, excommuniés notamment.
Cette ordonnance indique aussi, contrairement aux idées reçues, que soient rédigés les textes également dans les autres langues de France afin d'être accessibles au plus grand nombre, l'hégémonie linguistique du français n'ayant pris corps qu'après la révolution de 1789.
Elle a été rédigée par le chancelier Guillaume Poyet, avocat et membre du Conseil privé du roi.
Hors des Archives nationales, il n'existe que deux exemplaires originaux sur parchemin : l'un aux archives départementales des Bouches-du-Rhône à Aix-en-Provence, l'autre aux archives départementales de l'Isère.
Cette ordonnance ne s'est pas appliquée à l'Alsace après son annexion par la France.
Les traités de Westphalie et de Nimègue protègent les spécificités de l'Alsace.
Les actes paroissiaux catholiques continueront à être rédigés en latin et les protestants en allemand sauf exception.
En revanche, dès le 22 septembre 1561, par l'édit de Rivoli, le duc Emmanuel-Philibert de Savoie rend obligatoire l'usage du français dans tous les actes publics enregistrés dans le Duché de Savoie et dans la Vallée d'Aoste.