
Misterprof-
4 août 1923 :
Naissance de Jean-Marc Thibault, réalisateur et scénariste français.
Il est le fils de Gaston Thibault, cuisinier, et de Louise Silventon, et il est le père de Xavier Thibault et Frédéric Thibault, directeurs du Grand Orchestre du Splendid, et d'Alexandre Thibault, comédien et réalisateur, né en 1968.
il fait ses études secondaires au lycée Voltaire à Paris.
Après le cours Simon, Jean-Marc Thibault fait ses classes dans les bals musettes et joue des sketches dans les cabarets.
Sa première apparition au cinéma a lieu en 1944 dans Premier de cordée de Louis Daquin.
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, Jean-Marc Thibault épouse Madeleine.
Ils restent mariés vingt ans et ont trois enfants : Xavier, Frédéric et Anne.
Au lendemain de cette guerre, il forme avec Roger Pierre un duo comique qui dure trois décennies.
Les deux compères font les beaux soirs des cabarets parisiens (Caveau de la République, Le Tabou, L'Amiral, Chez Carrère, Chez tonton) avant de fouler les planches (l’Olympia de 1954 à 1957, l’Alhambra de 1958 à 1962) et de s'emparer des studios de télévision, se produisant notamment dans des émissions de télévision populaires comme 36 chandelles présenté par Jean Nohain, puis dans celles de Maritie et Gilbert Carpentier.
Cette association donne naissance à d'innombrables spectacles et à cinq longs métrages : La vie est belle (1956), Vive les vacances (1958), Les Motards avec Francis Blanche (1959), Un cheval pour deux (1961), et Faites donc plaisir aux amis (1969).
Roger Pierre et Jean-Marc Thibault ont régulièrement présenté l'émission Les Grands Enfants diffusée de 1967 à 1970, émission de divertissement à laquelle ont participé un grand nombre d'humoristes de l'époque : Jacqueline Maillan, Jean Poiret, Michel Serrault, Jacques Martin, Sophie Desmarets, Roger Carel, Francis Blanche, Jean Yanne, Maurice Biraud et Marcel Amont.
Habitué des comédies populaires, Jean-Marc Thibault tourne notamment, en 1955, dans Les Assassins du dimanche d'Alex Joffé, Les Baratineurs, en 1965, de Francis Rigaud.
Au cours d'un tournage, en 1965, il rencontre la comédienne Sophie Agacinski, qu'il épouse le 9 juillet 1983 et dont il a un fils, Alexandre.
Elle est la sœur de Sylviane Agacinski, épouse de Lionel Jospin, ce qui inspira à Cabu un dessin dans Le Canard enchaîné suivant la victoire de Jospin et du PS aux législatives de 1997, intitulé Passation de pouvoir chez les beaufs, où l'on voyait Roger Hanin, célèbre beau-frère de François Mitterrand, serrer la main de Jean-Marc Thibault, les deux entourés de photographes de presse et de micros empressés.
Plus tard, en 1978, Yves Boisset l'engage dans La Femme flic, aux côtés de Miou-Miou, et Jean Marbœuf pour Vaudeville.
De 1985 à 1993, Jean-Marc Thibault se consacre à la télévision, où il joue notamment dans la série télévisée à succès Maguy, qui se déroule au « Vézinet », pour faire allusion à la ville du Vésinet dans les Yvelines mais où la série n'a jamais été tournée, avec, entre autres, Rosy Varte et Marthe Villalonga, mais aussi dans son célèbre rôle de Pierrot avec Claude Jade et Valérie Karsenti dans La Tête en l'air, dont le scénario est écrit par son épouse, Sophie Agacinski.
Le comédien revient au cinéma en 2001 avec deux longs métrages : De l'amour de Jean-François Richet et Vidocq de Pitof.
Puis, en 2002, il tourne dans Féroce de Gilles de Maistre aux côtés de Samy Naceri, film qui traite de la montée de la droite nationale en France, et enchaîne téléfilms sur téléfilms (quatre pour la seule année 2003).
Son comparse de toujours, Roger Pierre, qui était son cadet de six jours, est mort à l'âge de 86 ans le 23 janvier 2010.
Il meurt à son tour le 28 mai 2017 à l'âge de 93 ans, à Marseille.
Ses obsèques ont eu lieu le 12 juin 2017 en l'Église Saint-Roch dans le 1er arrondissement à Paris en présence de Lionel Jospin et de nombreuses personnalités du monde du spectacle.
Misterprof-
23 août 1926 :
Décès de l' acteur Rudolph Valentino.
Rodolfo Pietro Filiberto Raffaello Guglielmi di Valentina d'Antoguolla est un acteur italien naturalisé américain, né le 6 mai 1895 à Castellaneta.
Il est né dans une famille aisée.
Son père, Giovanni Antonio Giuseppe Fidele Guglielmi, est un ancien officier devenu vétérinaire.
Sa mère, Marie Berthe Gabrielle Barbin, française, est née le 7 mai 1856 à Lure en Haute-Saône.
Elle est la fille de Philibert Barbin et d'Anne Marie Rose Willien.
Son père tyrannique meurt quand Valentino n'a que onze ans.
À quinze ans, il tente de s'inscrire dans une académie militaire, mais n'est pas accepté en raison d'un volume pulmonaire trop faible.
Par la suite, il étudie et devient diplômé de science agronomique à Nervi, près de Gênes.
Il passe ensuite quelque temps à Paris, où il devient danseur, et revient en Italie.
En 1913 il part pour les États-Unis, suivant le conseil de son ami Domenico Savino et du ténor d'opéra Tito Schipa.
Il débarque à New York le jour de Noël 1913.
Après avoir épuisé son petit pécule, il connaît la pauvreté pendant laquelle il survit grâce à différents petits boulots comme transporteur ou jardinier.
Par la suite il trouve un travail en tant que danseur (d'abord comme cavalier, puis comme instructeur et plus tard comme danseur professionnel) et obtient une certaine ,renommée locale, en particulier pour son interprétation du tango argentin.
Il rejoint une compagnie d'opérette qui s'arrête en Utah et, de là il atteint San Francisco où il rencontre l'acteur Norman Kerry, qui le convainc de tenter une carrière dans le cinéma.
Après de petits rôles dans une douzaine de films, il épouse en 1919 Jean Acker, une actrice lesbienne.
Ils divorcent en 1922.
Valentino rencontre par la suite June Mathis qui avait été impressionnée par son rôle dans le film Les Yeux de la jeunesse.
Elle suggère au directeur Rex Ingram qu'il soit pris comme premier rôle masculin dans son prochain film Les Quatre Cavaliers de l'Apocalypse et, en 1921, impose le nom de Rudolph Valentino au lieu de Rodolfo di Valentina, jugé trop italien.
Du jour au lendemain ce nom est communiqué à la radio, aux agences de presse et aux journaux, et le film est un triomphe.
La même année, il interprète le rôle du cheik Ahmed Ben Hassan dans Le Cheik de George Melford. Toujours en 1921, il partage l’affiche avec Alla Nazimova dans La Dame aux camélias.
Le 13 mai 1922, à Mexicali au Mexique, Valentino se marie avec l'artiste Natacha Rambova, la fille adoptive du millionnaire Richard Hudnut.
Il est alors accusé de bigamie car son divorce avec Acker n'était pas encore terminé,la loi de Californie exigeant une attente d'une année après un divorce avant de se remarier.
Ils se remarient un an après.
Il joue dans Arènes sanglantes, diffusé en 1922, avec l'actrice Nita Naldi.
Il entretient la même image de séducteur dans Eugénie Grandet et Le Droit d'aimer, face à Alice Terry ou Gloria Swanson.
Alors qu'il publie un recueil de poèmes dédié à « G. S. », tout le monde pense qu'il s'agit de Swanson alors qu'en réalité il s'agit de George Sand.
En 1923 un conflit avec la Paramount Pictures a comme conséquence une injonction interdisant à Valentino de faire des films avec d'autres producteurs.
Pour s'assurer que son nom reste en haut de l'affiche Valentino, suivant la suggestion de son directeur George Ullman, se lance dans une tournée nationale de danse, commanditée par une compagnie de produits de beauté appelée Mineralava, avec Rambova en tant qu'associée.
La tournée est un grand succès.
Paramount a pleinement répondu aux demandes de Valentino et de sa femme et Valentino a reçu un salaire énorme et a acquis un contrôle créatif sur ses films.
Parce que Valentino et sa femme étaient très fatigués de la tournée et se sont mariés pendant la tournée, ils sont partis en lune de miel après avoir signé le nouveau contrat avec Paramount. Ils voyagent en bateau vers l’Europe et visitent successivement Londres, Paris, Deauville et Juan-les-Pins avant de partir pour l’Italie.
Natacha a voyagé avec lui à Rome, parce qu’elle trouvait qu’il était trop difficile de voyager en voiture et tombait malade.
Elle retourne à Juan-les-Pins au château de son beau-père.
Valentino a continué son voyage en Italie vers le sud jusqu’à sa région natale, les Pouilles.
Il a rendu visite à son frère Alberto et à sa belle-sœur avec leur fils Jean à Tarente.
Il a également visité son village natal, Castellaneta.
Après le très onéreux voyage en Europe, le film de son retour, Monsieur Beaucaire de l'esthète Sidney Olcott, pêche sans doute par son luxe suranné alors que John Gilbert triomphe en soldat de la Première Guerre mondiale, dans une vision de l'Europe plus contemporaine et dont les Américains sont des acteurs à part entière.
Valentino forme pourtant un couple bien séduisant avec la jeune Bebe Daniels, rivalisant avec Lowell Sherman et Paulette Duval en Louis XV et Madame de Pompadour.
Natacha fonctionnait comme producteur de ses films et avait donc beaucoup d’influence sur le contenu et les coûts.
Ensemble, ils ont fait A Sainted Devil et Cobra, films qui ont été rentables mais pas aussi réussis que Les quatre cavaliers de l’Apocalypse, Le Cheikh et Sang et sable.
Natacha avait voulu réaliser un projet, The Hooded Falcon, dont elle avait écrit elle-même le scénario.
Ce projet a été annulé à la dernière minute en raison des coûts beaucoup trop élevés.
En 1925, Valentino négocie un nouveau contrat avec United Artists qui inclut une clause empêchant son épouse d'entrer sur les plateaux, clause sans laquelle Valentino n’aurait pas pu conclure le contrat.
Valentino a fait tout ce qu’il a pu pour sauver son mariage et a pensé que ce serait une solution si Natacha pouvait faire son propre film à ses frais.
Natacha a accepté cette offre et a réalisé le film What Price Beauty avec une très jeune Myrna Loy. Nita Naldi a également joué un rôle à cet égard.
Cependant, les coûts étaient exorbitants et le film n’a rien donné.
De plus, Natacha avait commencé une relation sexuelle avec un caméraman marié de ce film. Valentino l’a découvert par l’intermédiaire d’un détective privé et a alors décidé de se séparer de Natacha.
Valentino, le cœur brisé,a commencé à fumer de plus en plus et à boire de l’alcool.
Après avoir échappé de justesse à la mort après un accident de voiture,il a commencé à exprimer de plus en plus qu’il s’attendait à ne pas vivre longtemps et a même tenté de se suicider, ce qui a pu être évité juste à temps par son ami, le peintre Federico Beltran Masses.
Le 23 août 1926, à l'âge de 31 ans, Rudolph Valentino meurt d'une septicémie survenue après une opération chirurgicale pour un ulcère gastrique aigu.
Environ 100 000 personnes se rassemblèrent dans les rues de New York pour accompagner sa dépouille lors de ses obsèques, organisées par la Frank Campbell Funeral Home.
Des fenêtres sont cassées par des fans tentant d'assister à la cérémonie.
Campbell loue quatre acteurs pour former une garde d'honneur.
Plusieurs femmes se sont suicidées par désespoir amoureux.
Ses funérailles à New York sont célébrées à l'église catholique Saint-Malachie, surnommée « The Actor's Chapel », car elle est située sur West 49th Street dans le quartier des théâtres de Broadway et est souvent fréquentée alors par des célébrités du monde du spectacle américain.
L'actrice Pola Negri s'effondre hystérique à côté du cercueil.
Après que le corps eut été convoyé par chemin de fer à travers les États-Unis, une deuxième cérémonie a lieu sur la Côte Ouest, à l'église du Bon-Pasteur, à Beverly Hills.
Pendant plusieurs années, à chaque date anniversaire de la mort de Rudolph Valentino, une femme mystérieuse habillée tout de noir est venue fleurir sa tombe.
Son identité n'a jamais été formellement établie.
Capusa06
Michel Rocard, né le 23 août 1930 à Courbevoie et mort le 2 juillet 2016 à Paris, est un haut fonctionnaire et homme d'État français.
Militant socialiste à partir de 1949, il est le candidat du Parti socialiste unifié (PSU) à l'élection présidentielle de 1969 où il recueille 3,6 % des voix, puis est élu député des Yvelines. Il rejoint le Parti socialiste (PS) en 1974 et fait figure de rival de François Mitterrand en se voulant le dirigeant d'une « deuxième gauche », réformiste et anticommuniste.
Il exerce la fonction de Premier ministre de 1988 à 1991, à la tête d'un gouvernement d'ouverture sous la présidence de François Mitterrand. Par la suite, il est premier secrétaire du Parti socialiste (1993-1994), député européen (1994-2009) et sénateur des Yvelines (1995-1997). Il est ambassadeur chargé de la négociation internationale pour les pôles arctique et antarctique de 2009 à sa mort.
Biographie
Michel Rocard est issu d'une famille de la moyenne bourgeoisie, protestant du côté de sa mère, ancienne élève de l'École normale supérieure de jeunes filles Renée Favre, catholique de par celui de son père Yves Rocard, résistant, professeur et chercheur en physique, considéré comme l'un des pères de la bombe atomique française qui se disait cependant agnostique.
Marié à Vebron en 1954 avec la sociologue Geneviève Poujol, le couple a deux enfants, Sylvie (éducatrice) et Francis (né en 1957, astrophysicien). Le couple se sépare en 1968, Michel Rocard se remarie en secondes noces en 1972 avec Michèle Legendre (1941-2010), docteur en psychologie, le couple a deux enfants, Loïc (né en 1973, polytechnicien, conseiller énergie des Premiers ministres Manuel Valls et Bernard Cazeneuve, puis depuis mai 2017 PDG de TechnicAtome), et Olivier ; puis en troisièmes noces le 20 avril 2002 avec Sylvie Pélissier, conseillère en communication. Il est également apparenté à l'actrice Pascale Rocard, sa petite-cousine.
Formation
Michel Rocard passe par le scoutisme unioniste où il entre comme « louveteau », avant d'être « éclaireur ». Il exerce des responsabilités trois ans comme chef de troupe adjoint et trois ans comme chef de troupe (ayant d'ailleurs Lionel Jospin comme éclaireur). Il porte alors le totem (surnom scout) d'« hamster érudit ».
Après avoir été à l'école primaire avec Claude Chabrol, il obtient son baccalauréat scientifique mention assez bien en 1946, grâce à ses bonnes notes dans les matières littéraires. Inscrit en hypotaupe (Math Sup), il comprend qu'il n'a pas en sciences les mêmes dons que son père qui le destine pourtant à une carrière scientifique comme la sienne. Il décide de se détourner de cette voie, ce qui provoque un conflit familial : son père, souhaitant qu'il entre à Polytechnique, lui coupe les vivres dans un premier temps. Il entre, en 1947, à l'Institut d'études politiques de Paris où il rencontre notamment Jacques Andréani, Jacques Chirac, Robert Pandraud. Son père l'envoie les deux étés de 1946 et 1947 en Angleterre, ce qui lui permet de devenir bilingue . Pour subvenir à ses frais d'études, son père le fait engager pendant deux ans comme tourneur-fraiseur dans son laboratoire de physique de l'École normale supérieure, où il a pour contremaître un militant politique et syndical qui l'initie à l'histoire de la gauche. C'est avant tout pour militer en faveur de l'Europe qu'il adhère en 1949 aux Étudiants socialistes SFIO, où il essaie en vain d'attirer le jeune Jacques Chirac. Il rencontre Victor Fay en 1953 et tire un grand enseignement de cet intellectuel militant. Michel Rocard dit : « Victor Fay était un personnage extraordinaire. Il tenait la chronique du monde soviétique à la RTF et venait nous faire des séminaires d'éducation marxiste. Nous nous réunissions depuis octobre 1955 une fois par semaine entre une quinzaine de participants. Nous nous rendions à son domicile… La pédagogie de Fay était rude mais d'une efficacité terrible… Ma rencontre avec Victor Fay est une des clés de mon orientation ». Il entre à l’ENA en 1956 (promotion 18-Juin), et en sort en 1958.
Michel Rocard est aussi pilote de planeur.
Entrée au PSU et guerre d'Algérie .
Alors que se déclare la guerre d'Algérie, il rejoint les socialistes en rupture avec Guy Mollet à propos de la politique algérienne. C'est par refus des guerres coloniales qu'il décide d'entrer en politique. Il qualifie d’« assassin » le ministre de la Justice d’alors, François Mitterrand, qui refuse 80 % des demandes de grâce de condamnés à mort algériens.
Il adhère au Parti socialiste autonome (PSA) dès sa création par Édouard Depreux et Alain Savar . Il écrit : « Pendant plus d'un siècle, la France a prétendu mener en Algérie la politique dite de l'assimilation, qui seule justifiait l'intégration de l'Algérie dans le territoire de la République. En fait, cette politique fut proclamée et jamais appliquée […] L'égalité des devoirs existait, et notamment l'impôt du sang, mais point d'égalité des droits ». Il relève « une mentalité proche de la ségrégation raciale qui interdisait aux musulmans, sauf exception, l'accès aux fonctions de responsabilités, même mineures, dans leur propre pays ».
Il rédige pour la SFIO un rapport dénonçant les camps de regroupement dans lesquels seraient « parqués » deux millions de paysans, soit la moitié de la population algérienne rurale. Envoyé sur place en 1958 comme inspecteur des finances, il aurait découvert que des milliers de personnes étaient menacées de famine dans l'ignorance de la population et l'indifférence apparente des autorités civiles et militaires . Accueilli à Alger par son ami le sous-lieutenant Jacques Bugnicourt, il le met au courant que l'armée française procéderait, dans le plus grand secret, à des déplacements massifs de population, afin d'empêcher le FLN de s'enraciner sur place, de le priver de son ravitaillement et permettre à l'aviation le bombardement au napalm.
Michel Rocard se voit confier officieusement une enquête sur les camps de regroupement jusque-là passés sous silence. Cette enquête a lieu de septembre à novembre 1958. Il sillonne l'Algérie dans un rayon de 500 km autour d'Alger et visite notamment des douars et mechtas. Il estime à 200 000 les morts de faim. Le 17 février 1959, Michel Rocard rend son rapport à Paul Delouvrier, qui le fait taper en neuf exemplaires. Il lui en confie deux en lui demandant de le transmettre par ses propres moyens au plus proche entourage du général de Gaulle au cas où il ne parviendrait pas lui-même à entrer en contact avec le chef de l'État. Le rapport est publié le 17 avril 1959 dans France Observateur, puis le lendemain dans Le Monde. Le Premier ministre, Michel Debré, aurait alors en vain tenté de le révoquer.
En 1960, Michel Rocard participe à la fondation du Parti socialiste unifié (PSU) — fusion du PSA et de l'Union de la gauche socialiste (UGS, chrétiens de gauche) auxquels s'ajoutent d'anciens communistes dissidents —, rejoint en 1961 par Pierre Mendès France [ ... ]
Capusa06
Elizabeth « Betty » Robinson, également connue comme Elizabeth R. Schwartz (22 août 1911, Riverdale - 18 mai 1999, Denver), est une athlète américaine. En 1928, elle devient la première championne olympique sur 100 m, et marque ainsi l'histoire de l'athlétisme féminin .
Biographie
Originaire de l'Illinois, Elizabeth Robinson est élève à la Thornton Township High School lorsque son professeur de biologie remarque ses talents de sprinteuse. Il lui propose de la chronométrer dans les couloirs de l'établissement, avant de lui permettre de s'entraîner aux côtés de l'équipe de sprint masculine. À l'Université Northwestern, elle est membre de la sororité Kappa Kappa Gamma (KKG).
Le 30 mars 1928, Elizabeth Robinson participe à sa première compétition officielle sous la bannière de l'Illinois Athletic Club. Âgée de 16 ans, elle termine son premier 100 m en seconde position, derrière Helen Kilkey, détentrice du record des États-Unis. Lors de sa deuxième compétition, elle égale le record du monde sur cette même distance (12'02"), même si son temps n'a pas été reconnu, en raison d'un vent trop favorable.
Betty Robinson cesse la compétition après les jeux d'olympique d'été de 1936. Elle reste impliquée dans l'athlétisme comme officielle .
Betty Robinson décède à l'âge de 87 ans souffrant de la maladie d'Alzheimer et d'un cancer.
Misterprof-
22 août 1922 :
Naissance de l' actrice Micheline Presle, nom de scène de Micheline Chassagne, qui est donc centenaire aujourd’hui.
Elle obtient son premier rôle dans La Fessée de Pierre Caron en 1937.
Son nom de scène vient de son premier succès dans Jeunes filles en détresse de Georg Wilhelm Pabst (1939) où elle incarne Jacqueline Presle.
À la fin des années 1940 Micheline Presle s'installe aux États-Unis où elle rencontre William Marshall (1917-1994), récemment divorcé de Michèle Morgan (1920-2016) dont il a un fils, Mike Marshall (1944-2005).
Ils se marient en 1950 et ont une fille, Tonie Marshall (1951-2020), qui devient réalisatrice.
Le couple divorce en 1954.
À la fin des années 1960, elle acquiert une grande notoriété en incarnant Eve, la pétulante femme de Daniel Gélin, dans Les Saintes Chéries, une série télévisée à succès.
En 2007, elle a publié un livre d'entretiens avec l'écrivain Stéphane Lambert aux éditions Stock, dans lequel elle revient sur sa longue et riche carrière.
Micheline Presle a été la compagne de l'artiste François Arnal (1924-2012).
À titre personnel, elle est membre du comité d'honneur de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité1 et cosigne en 2009 un texte réclamant la dépénalisation de l'euthanasie.
andree
Saint Fabrice :
Martyr du VIIe siècle
- "Pluie de la Saint-Fabrice ne rend pas le paysan riche".
1950 : naissance de la princesse Anne d'Angleterre.
1862 : naissance de Achille Claude Debussy, dit Claude Debussy à Saint Germain en Laye, compositeur français. C'est grâce à sa tante qu'il découvre la musique et entre ainsi au conservatoire à l'âge de dix ans.
(mort le 25 mars 1918) à Paris.
1864 : La première convention de Genève établit la Croix-Rouge internationale de manière permanente et marque la naissance officielle du droit international humanitaire.
Misterprof-
21 août 1950 :
Naissance de Patrick Juvet, chanteur-auteur-compositeur suisse.
Le lieu d'origine de la famille Juvet est Fleurier au Val-de-Travers.
Son père Robert Juvet possédait un commerce de radio et télévision, ce qui permettra à Patrick d'obtenir tous les disques américains.
Sa mère, Janine Juvet, née Féty, est d'origine française et naturalisée suisse, qui meurt le 17 décembre 2017, à l'âge de 89 ans.
Adolescente, sa mère a connu Paris sous l'occupation allemande et a perdu un frère au champ de bataille pendant la seconde guerre mondiale.
En Suisse, elle a fait de la politique, comme députée du Grand Conseil du canton de Vaud de 1982 jusqu'en 1989 où elle démissionne, mais aussi conseillère communale de La Tour-de-Peilz de 1966 à 1985 et présidente en 1981, avec les radicaux avant d’entrer à la Croix-Rouge suisse.
Patrick Juvet a un frère et une sœur.
Il entre au conservatoire de Lausanne dès l'âge de 6 ans, dans la classe de piano où il obtient un premier prix.
Il poursuit ses études à l'école des arts décoratifs jusqu'à 17 ans lorsqu'on lui propose de remplacer un mannequin pour une agence en Allemagne à Düsseldorf.
À 18 ans, il est remarqué par une agence allemande de mannequin pour qui il travaille pendant deux ans.
Auparavant il était musicien de jazz et avait joué dans un groupe.
En décembre 1968, il participe à un concours local en Suisse,La Grande Chance, où il a présenté une chanson de sa composition en s'accompagnant au piano.
En 1971, Patrick Juvet quitte son emploi et part pour Paris rejoindre Pascal Maignant, son compagnon et futur agent, où il persuade l'attachée de presse Florence Aboulker de faire reconnaître son talent de compositeur.
Elle le présente à Eddie Barclay qui produit cette même année Romantiques pas morts, son premier 45 tours, puis La musica qui sort en mai 1972 et se vend à plus de 300 000 exemplaires.
Patrick Juvet compose alors Le Lundi au soleil interprété par Claude François, qui est un immense succès.
Le 16 février 1973, lors d'une sélection nationale télévisée à Berne, Patrick Juvet est choisi, parmi dix candidats, pour représenter la Suisse au Concours Eurovision de la chanson avec le titre Je vais me marier, Marie qu'il a lui même composé sur un texte de Pierre Delanoë.
Le 7 avril, au terme du Concours qui se déroule à Luxembourg, il termine à la 12e place sur les 17 pays participants.
L'album Love, sorti la même année, est suivi de Rappelle-toi minette, l'un des titres emblématiques de Juvet.
En décembre il présente, lors d'un Musicorama à l'Olympia, un show d'avant-garde inspiré par les stars et la mode glam rock anglo-saxonne.
Impressionné par la forte personnalité de son choriste Daniel Balavoine, il lui permet en 1974 de co-signer son nouvel album Chrysalide.
Il contribue à lancer la carrière du chanteur, alors inconnu, en lui laissant interpréter la chanson Couleurs d'automne.
En 1975, il traduit le Only Women Bleed d'Alice Cooper en J'ai peur de la nuit.
La même année, il rencontre un jeune parolier, Jean-Michel Jarre, dont il a déjà enregistré quelques titres.
De cette collaboration fructueuse, naissent 21 titres, dont Magic, Faut pas rêver et surtout Où sont les femmes ? (classé no 6 en France).
En 1978, il s'installe à Los Angeles.
À New York, il rencontre les producteurs Henri Belolo et Jacques Morali.
D'une conversation au Studio 54 naît une collaboration entre ces trois hommes pour trois albums sur le label Casablanca Records : c'est la naissance de I Love America, qui se classe dans plusieurs pays, notamment en France, au Royaume-Uni, en Espagne et en Italie.
En 1979, il publie l'album Lady Night, un autre album disco, et se produit à l'Olympia.
Cependant, le début des années 1980, est marqué par une baisse de popularité.
Avec la baisse de ses ventes et de sa notoriété, Patrick Juvet sombre dans la drogue et l'alcool.
En 1981, il sélectionne la musique pour le film L'Amour des femmes de Michel Soutter.
En 1991, paraît l'album Solitudes, avec la contribution et le soutien de Luc Plamondon, Marc Lavoine et Françoise Hardy.
Gérard Louvin finance un clip et invite Patrick Juvet dans ses émissions télé, mais l'album ne parvient pas à se classer au Top Albums.
En 1993, il s'essaye à la techno avec Deep Dark Night et reprend une tournée en discothèque.
En 1995, alors qu'il prépare des remixes de ses succès, Universal met sur le marché une compilation plus étoffée que la précédente.
Il participe à de nombreux galas et se produit dans au Zénith lors de la soirée Disco multi artistes.
En 2002, il écrit Je rêve pour Hélène Ségara.
En 2005, il publie ses mémoires Les Bleus au cœur, où il raconte son succès, son déclin et sa lutte contre ses addictions.
En 2008, il fait partie d'Âge tendre, la tournée des idoles saison 3 pour 200 dates.
En mai, une triple compilation, Les 50 plus belles chansons, sort chez Universal.
La même année, il est invité à la soirée inauguration du nouveau Palace.
Il participe à nouveau en 2009, 2011, 2014 et 2018 à la tournée Âge tendre et Têtes de bois.
Le 1er avril 2021, son agent Yann Ydoux annonce son décès à l'AFP, mais sans en préciser la date, indiquant qu'il a été retrouvé mort dans un appartement de Barcelone et que les causes de sa mort ne sont pas directement connues.
Il y aura une autopsie, dont les premiers résultats auraient conclu à un arrêt cardiaque.
Selon sa volonté, il sera incinéré à la suite de ses obsèques.
Capusa06
William Basie, dit Count Basie, né le 21 août 1904 et mort le 26 avril 1984, est un pianiste, organiste et chef d'orchestre de jazz. Son orchestre s'inscrit dans la tradition de Kansas City, ville-berceau du middle jazz orchestral. Il était surnommé la machine à swing.
Son big band représente, avec celui de Duke Ellington, la quintessence du jazz classique dont il a porté la bonne parole pendant 50 ans dans le monde entier. Il a abordé tous les registres, du blues aux succès de Broadway en passant par les grands standards, toujours avec la même ferveur sincère.
Le Count Basie Orchestra aura été un tremplin pour nombre de musiciens majeurs de l'époque comme Lester Young, Herschel Evans, Buck Clayton, Harry 'Sweets' Edison, Dicky Wells, Buddy Tate.
Biographie
Le père de Count Basie est cocher et c'est sa mère qui donne au tout jeune William ses premières leçons de piano. Les études seront brèves, et en échange de menus services au Palace theatre de Red Bank, il assiste aux spectacles gratuitement. Il lui arrive de remplacer le pianiste titulaire et de faire bonne figure après avoir mémorisé d'oreille tous les airs du show.
Adolescent, il accompagne au piano des films muets dans les cinémas de sa ville natale. À l'aise au piano, il préfère cependant la batterie, mais un certain Sonny Greer, autre musicien du coin et futur drummer (batteur) de Duke Ellington ne l'encourage pas dans cette voie. Sonny et lui jouent brièvement ensemble, puis William assure quelques petits jobs pour des spectacles de danse, des villages de vacances ou d'autres festivités privées avant de partir en 1924 pour New York.
Il s'installe à deux pas du théâtre The Harlem Alhambra dans le quartier de Harlem. Là, il rencontre les grands pianistes stride de l'époque : James P. Johnson, Willie "The Lion" Smith et surtout Fats Waller qui marquera le jeune Basie de sa forte personnalité.
Entre 1925 et 1927, il participe aux tournées du circuit T.O.B.A (Theatre Owners Booking Association) avec les chanteuses de blues Kattie Crippen et Gonzelle White qui l'emmènent à Chicago, Saint-Louis et à La Nouvelle-Orléans. Il montre ses talents de pianiste dans des vaudevilles américains comme Kattie Crippen and her Kids et Gonzelle White and the Big Jazz Jamboree.
Après avoir travaillé à Harlem dans le club Leroy's fréquenté par les musiciens rompus à toutes les batailles (battles) et concours de piano existants, Basie retrouve Fats Waller joueur d'orgue au Lincoln theater et apprend de lui les rudiments de l'instrument. En 1928 à Tulsa, il découvre les Blue Devils' un orchestre de renom, créé et dirigé par le contrebassiste Walter Page (en) avec Jimmy Rushing comme chanteur. À Kansas City quelques mois plus tard, il rejoint le groupe et c’est à cette époque qu'il prend le surnom de Count.
À Kansas City, l'orchestre phare était celui de Bennie Moten, au départ une petite formation, qui devient un big band en 1927. En 1928 il connait un gros succès avec South, mais il n'a pas de musiciens de grand renom. Bennie Moten recrute alors (chez son rival les Blue Devils) Eddie Durham, puis Count Basie, Hot Lips Page et le chanteur Jimmy Rushing. Count Basie écrit des arrangements, mais se retrouve assez vite à remplacer le chef au piano.
En 1931 viendront enrichir le big-band le saxophoniste alto Eddie Barefield, le tromboniste Dan Minor ainsi que Ben Webster, et enfin en 1933 trois recrues majeures complètent l'effectif, le clarinettiste Buster Smith et surtout les saxophonistes ténor Lester Young et Herschel Evans.
Capusa06
Raymond Poincaré, du nom complet Raymond Nicolas Landry Poincaré, est né le 20 août 1860 à Bar-le-Duc (Meuse) et mort le 15 octobre 1934 à Paris, est un avocat et homme d'État français. Il est le président de la République française du 18 février 1913 au 18 février 1920.
Ministre à plusieurs reprises, président du Conseil puis président de la République de 1913 à 1920, Raymond Poincaré fut l'une des plus grandes figures politiques de la IIIe République. Il fut également, en tant que président de la République, l'un des personnages centraux de la Première Guerre mondiale, conflit durant lequel il appela Georges Clemenceau à la présidence du Conseil, en 1917. Après son mandat présidentiel, il est à nouveau président du Conseil de 1922 à 1924 et de 1926 à 1929.
Enfance, études, vie privée et familiale .
Raymond Nicolas Landry Poincaré naît dans une famille aisée de Bar-le-Duc, le 20 août 1860. Il est le fils de Nicolas Anthony Poincaré (1825-1911), polytechnicien (1845), ingénieur, puis inspecteur général des Ponts et Chaussées. En remontant sa généalogie paternelle aussi loin que le permettent les archives, on trouve au xviie siècle un Jean Poincaré natif de Landaville, près de Neufchâteau (Vosges). Sa mère, Nanine Marie Ficatier (1838-1913), apparentée au général baron Florentin Ficatier, est profondément croyante. Raymond Poincaré passe son enfance dans la maison bourgeoise des grands-parents Ficatier, rue du docteur Nève, à Bar-le-Duc ; ces derniers avaient fait fortune à Neuilly-sur-Seine dans le commerce du bois.
Par ailleurs, par sa mère, il est l'arrière-petit-fils de Jean Landry Gillon, député sous le règne de Louis-Philippe.
Il est aussi le neveu d'Émile Poincaré, doyen de la faculté de médecine de Nancy, le frère aîné de Lucien Poincaré, physicien et vice-recteur de l'Académie de Paris, et le cousin germain du savant et mathématicien Henri Poincaré, ce dernier étant l'arrière-grand-père du journaliste Nicolas Poincaré .
Comme beaucoup de Français de sa génération, il est marqué par la défaite de 1870. La maison parentale est réquisitionnée par l'occupant prussien. À la suite de cet épisode, en 1871, il donne à son chien le nom de Bismarck, en référence au chancelier impérial d'Allemagne. Après des études à Nancy, il termine sa scolarité au lycée Louis-le-Grand à Paris avant de poursuivre des études de droit à la faculté de droit de Paris. Licencié en droit et en lettres, il devient avocat stagiaire et finit major de la conférence du barreau.
Il devient secrétaire de Me Henry du Buit, célèbre avocat d'affaires. En 1883, il prononce un discours à l'ouverture de la Conférence des Avocats dans lequel il fait l'éloge du républicain Jules Dufaure, ancien bâtonnier et ex-président du Conseil décédé deux ans auparavant :
« S'il est à souhaiter que l'éloge d'un mort illustre éveille chez nous le désir de l'imiter, le simple récit de la vie de Dufaure contiendra, je crois, pour notre génération, un précieux exemple de travail, d'indépendance et de dignité. »
— Éloge de Dufaure à l'ouverture de la Conférence des Avocats 1883, Barreau de Paris
Formé à la politique par Jules Develle, dont il est pendant dix-huit mois directeur de cabinet au ministère de l'Agriculture en 1886, élu ensuite conseiller général du canton de Pierrefitte dans la Meuse, Poincaré se forge une réputation de républicain modéré et conciliant dès son premier mandat de député pour la Meuse en 1887. Cela n'empêche pas ce fils de polytechnicien, entré avec réticence sur la scène politique, de s'y imposer rapidement.
En 1895, il ouvre son cabinet, qui obtient rapidement un grand succès et détient une clientèle très prestigieuse pour les affaires de presse — il est avocat du Syndicat de la presse parisienne —, les affaires littéraires — il est notamment l'avocat de l'écrivain Jules Verne — et le droit des sociétés — il compte parmi ses clients les plus grandes entreprises industrielles et financières du moment [ ... ]
