
Capusa06
Ellen Johnson Sirleaf, née le 29 octobre 1938 à Monrovia (Liberia), est une femme d'État libérienne, présidente de la République du 16 janvier 2006 au 22 janvier 2018.
Économiste formée aux États-Unis, elle est la première femme élue au suffrage universel à la tête d'un État africain.
Elle est corécipiendaire du prix Nobel de la paix en 2011.
Origines et études
Deux de ses grands-parents sont nés au Liberia. Son père, Jahmale Carney Johnson, adopté par une famille américano-libérienne, est diplômé du College of West Africa (Monrovia), une université méthodiste ; il exerçait la profession d'avocat. Elle a également pour ascendant Hilary R. W. Johnson, le premier président libérien né sur le sol de son pays . Elle doit son teint clair à un grand-père allemand du côté de sa mère. Elle grandit dans une famille aisée . À 17 ans, elle se marie avec James Sirleaf, alors plus âgé qu'elle, qui est fonctionnaire au ministère de l'Agriculture et qui lui permet de poursuivre ses études aux États-Unis. James Sirleaf est alcoolique et la menace, ainsi que ses enfants. Il va même jusqu'à venir la gifler au ministère des Finances, où elle travaille, parce qu'elle rentre selon lui trop tard. Après six ans de mariage, elle divorce en 1961, après que son mari a pointé un pistolet sur elle en présence de son fils.
Elle effectue ses études en Amérique et reçoit un baccalauréat ès sciences en comptabilité au Madison Business College, à Madison (Wisconsin) en 1964, un diplôme d'économie de l'université du Colorado en 1970, et un master en administration publique de l'université Harvard en 1971. Elle est membre de la sororité afro-américaine Alpha Kappa Alpha, la première sororité créée en 1908.
Elle est membre de l'Église méthodiste unie .
Débuts en politique : l'opposition
Elle est secrétaire d'État aux Finances entre 1972 et 1978, puis ministre des Finances entre 1979 et 1980. Cette même année, Samuel Doe effectue un coup d'État et fait assassiner le président en exercice William Richard Tolbert à son domicile puis treize de ses ministres sur une plage, lors d'une exécution publique et filmée. Ellen Johnson Sirleaf y survit car elle est une femme et parce que le nouveau président ne peut pas totalement décapiter l'appareil bureaucratique. Elle parvient néanmoins à s'exiler puis revient plus tard, déclarant vouloir faire campagne contre le président, ce qui l'amène à être à nouveau menacée de mort. À partir de 1985, elle est condamnée à une peine de dix ans de prison pour s'être opposée au régime militaire de Samuel Doe, mais est autorisée à quitter le pays peu de temps après. Son opposition politique lui vaut le surnom de « Dame de fer ».
Durant son premier mandat, la moitié des routes autour de Monrovia sont refaites, ville où l'eau courante et l'électricité sont redevenues monnaie courante, mais le chômage (80 %) et la pauvreté sont toujours aussi forts. Le Liberia fait toujours partie des quinze pays les moins développés du monde selon les Nations unies. Elle place la lutte contre la corruption comme l'une de ses priorités et bénéficie de ses contacts dans la finance internationale pour débloquer des prêts pour son pays.
Le 5 novembre 2007, le président des États-Unis George W. Bush lui remet la médaille présidentielle de la Liberté. Le 7 octobre 2011, elle est récompensée du prix Nobel de la paix qu'elle partage avec sa compatriote Leymah Gbowee et la Yéménite Tawakkul Karman. Cette distinction provoque un relent de désaccord au sein de l'opposition politique du pays et certains[Qui ?] y voient un coup de pouce de la part d'Hillary Clinton en vue de l'approche des élections présidentielles de 2011.
Élection présidentielle de 2011 et second mandat .
Elle remporte l’élection présidentielle de 2011, alors que son opposant, Winston Tubman, a appelé au boycott (dénonçant notamment des fraudes), ce qui induit un faible taux de participation aux votes de 37,4 % .
Ellen Johnson Sirleaf est investie le lundi 16 janvier 2012 pour un second mandat à la tête de son pays. La secrétaire d’État américaine Hillary Clinton et plusieurs présidents de la région sont présents à la cérémonie.
Le 19 mars 2012, elle défend les lois criminalisant l'homosexualité au Liberia.
En 2014, elle est interpellée sur le fait que les femmes n'ont toujours pas accès à la propriété foncière dans son pays, malgré des promesses exprimées via Reuters un an plus tôt .
En octobre 2014, elle lance un appel à l'aide internationale pour lutter contre la propagation du virus Ebola[. Deux mois plus tôt, elle avait limogé les ministres de son gouvernement qui n'étaient pas revenus dans le pays pour aider à combattre le virus.
En 2017, elle est citée dans le scandale des Paradise Papers.
Son mandat prend fin le 22 janvier 2018, lorsque George Weah, élu le 26 décembre 2017 face au vice-président sortant Joseph Boakai, prend ses fonctions.
CANDIDE
28 octobre 1886 : inauguration
de la Statue de la Liberté
Lors des émeutes de 1848, Bartholdi fut le témoin d’un incident qui fut le point de départ de son inspiration. Devant une barricade, des émeutiers s’étaient arrêtés, trop découragés pour donner l’assaut. C’est alors qu’une jeune fille apparut une torche à la main.
La Statue de la Liberté, à New York:
Elle sauta sur la barricade au milieu des balles qui sifflaient, entraînant derrière elle tous les émeutiers. Bartholdi avait devant lui la statue à laquelle il rêvait, mais ne commença à la réaliser qu’en 1874, faisant d’abord une effigie de trois mètres de haut qu’il agrandit par la suite quatre fois, jusqu’à atteindre dix mètres.
En 1875, se constitua un comité en vue de la construction de la statue qui serait placée à Bedloe-Island, un îlot de la rade de New York. La liberté semblerait ainsi accueillir le visiteur et éclairer le port. Ce monument serait exécuté avec des plaques de cuivre repoussé martelées et rivées sur une armure de fer intérieure, dont l’exécution serait confiée à Eiffel. On ouvrit également une souscription nationale par voie de presse. Le peuple français devait offrir la statue, l’exécution du piédestal revenant aux Américains.
Enfin terminée, la statue atteignait quarante-huit mètres de hauteur. Avant son transport en Amérique, la statue fut démontée. Elle fut ainsi expédiée en 210 caisses à bord du navire L’Isère. Le premier rivet fut posé le 12 juillet 1886 et le dernier le 28 octobre en présence du président Cleveland. Il y avait beaucoup de brouillard et il tombait une pluie fine et froide. La journée commença par une parade civile et militaire. Lesseps prit la parole et proclama la statue « la huitième merveille du Monde. » Puis ce fut au tour du sénateur Evarts de prononcer un discours, mais il n’eut pas beaucoup de chance : une des phrases de son allocution ayant été applaudie, Bartholdi crut y voir la fin du discours et il tira la corde qui devait dévoiler la statue.
Quand le visage de la « Liberté » apparut, toutes les sirènes du port se mirent à mugir, un vaisseau tira une bordée et l’orchestre se mit à jouer les hymnes nationaux. Ce n’est qu’après tout ce tintamarre que le pauvre Evarts put achever son discours.
Capusa06
Yvonne Baseden, née le 20 janvier 1922 dans le 15e arrondissement de Paris et morte le 28 octobre 2017, est une espionne française.
Elle fut une agente secrète, officier du Special Operations Executive, le service secret britannique pendant la Seconde Guerre mondiale.
Biographie
Yvonne Baseden naît dans le XVe arrondissement de Paris le 20 janvier 1922. Après sa naissance, ses parents nomadisent par toute l’Europe (France, Belgique, Hollande, Italie, Espagne). Bilingue anglais-français, Yvonne a de bonnes notions d’autres langues. En 1937, la famille s’installe à Londres. En 1938, Yvonne quitte l’école pour la cueillette des pommes dans le Bedfordshire. En 1939, elle trouve un emploi de sténo-dactylo à Southampton.
Women's Auxiliary Air Force
Le 4 septembre 1940, Yvonne s’engage à l'âge de 18 ans dans la Women's Auxiliary Air Force, comme employée de bureau. Elle devient officier le 8 décembre 1941, au grade de sous-lieutenant ou Assistant Section Officer (ASO). Elle est promue un an plus tard, le 1er octobre 1942, au grade de Section Officer .
Elle est mutée au service de renseignement de la Royal Air Force, qui l’emploie aux interrogatoires d’aviateurs et de sous-mariniers allemands. Dans l’exercice de cette fonction, elle est signalée au SOE.
Special Operations Executive
Le 24 mai 1943, la Section Officer (lieutenant) Baseden est affectée au SOE. Comme beaucoup de femmes venant de la WAAF, elle y reçoit une formation d’opérateur radio.
Dans la nuit du 18 au 19 mars 1944, accompagnée de Gonzague de Saint-Geniès, dont le nom de code est « Lucien », elle est parachutée à Herré (Landes), à 40 km à l'ouest de Condom (Gers). La mission, nom de code SCHOLAR, est de redresser le circuit DIRECTOR du SOE et de fédérer les maquis du Jura. Le lieutenant Baseden a notamment pour tâche d'être l'opérateur radio de « Lucien ».
Les deux agents parviennent séparément à Dole. « Lucien » conseille Charles Allouin qui assure l'intérim de la direction du réseau, avec des contacts dans plusieurs départements, mais surtout, dans le Jura, autour de Dole, de petits groupes de résistants ou de maquisards, dix à vingt hommes, qu'il s'agit d'armer sous la houlette de Radio-Patrie, couverture locale du SOE.
Après la guerre, Yvonne écrira : « Nous avons travaillé ensemble, la plupart du temps, parce que c’était plus pratique en ce qui concerne les transmissions. Toutes les questions concernant les opérations étaient discutées avec moi… La seule affaire que j’entends mal et que LUCIEN manipulait seul était le côté financier du travail… En me tenant informée de toutes les décisions, il espérait qu’au cas où n’importe quoi lui arriverait, je serais capable de continuer seule sur le terrain. »
Arrestation
Le 26 juin 1944, l'état-major du circuit SCHOLAR est réuni dans une fromagerie de Dole, la Maison Graff (dite Maison des Orphelins), pour fêter le parachutage massif d’armement qui a eu lieu la veille à Lays-sur-le-Doubs (opération Zebra). Les convives s'attardent. Il y a des barrages en travers du chemin de leur prochain rendez-vous. Un jeune maquisard capturé, non loin de là, portant la valise-radio d'Odette, par un véhicule de Feldgendarmes, donne l'adresse du refuge, pensant que ses chefs l'ont déjà quitté comme prévu. Devant le bâtiment, les Feldgendarmes trouvent plusieurs bicyclettes neuves. À l'intérieur, l’épouse du gardien et une tablée de nombreux couverts. Plusieurs soldats sont alors postés dans l'immense maison. À la nuit tombante, le garde du grenier entend un bruit. Il tire dans le plafond. Une tache de sang apparaît. Il appelle ses camarades. Une grenade est lancée dans le double toit. Blessé, Saint-Geniès s’empoisonne. Yvonne et presque tous les autres sont battus et menottés deux à deux, moribonds compris. Seul Frédéric Mayor (gardien de la fromagerie) caché dans la cave échappe au coup de filet.
Captivité
Le lieutenant Baseden, sous le nom de « Jeanne Bernier » présent sur les faux papiers qu'elle a sur elle, est conduite à la Feldgendarmerie de Dole. Les enquêteurs ne savent pas qui elle est. Aucun de ses compagnons ne la trahit. Elle joue la belle idiote. Un soudard lui écrase les pieds à coups de brodequins. Fin juin, transférée à Dijon et gardée au secret, elle est soumise à un simulacre d’exécution. Le 25 août 1944, elle est déportée à la prison de Sarrebruck. Le 4 septembre 1944, toujours anonyme, elle est envoyée au camp de Ravensbrück. Elle racontera plus tard : « Les Allemands ne savaient pas que j’étais un agent. J’avais juste été raflée avec un tas d’autres et je n’avais sur moi ni documents ni rien du tout. Le fait qu’il n’y ait eu aucun document m’a sauvé la vie. »
Fin février 1945, épuisée, elle est admise au Revier (infirmerie). Quatre agentes du SOE identifiées en tant que telles lors de leur arrestation sont exécutées au camp pendant cette période : Violette Szabo, Denise Bloch, Lilian Rolfe et Cecily Lefort. Le 25 avril 1945, Jeanne Bernier est remise à la Croix-Rouge suédoise, dans le cadre des accords Himmler-Bernadotte qui sauvent la vie de centaines de détenues.
CANDIDE
27 octobre 1824 : mort du botaniste
et agronome André Thouin
Fils d’un simple jardinier et jardinier lui-même, ce professeur de culture au jardin du Roi, ancêtre du jardin des Plantes, naquit à Paris au sein de ce jardin qu’il était appelé à soigner, à porter à la haute réputation dont il jouit, et à doter des plus belles productions de l’un et l’autre hémisphère
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27 octobre 1928 :
Naissance du chanteur Gilles Vigneault.
Joseph Jean-Marie Gilles Vigneault est un poète, auteur de contes et de chansons, auteur-compositeur-interprète québécois.
Seul garçon à devenir adulte, il est le fils de Placide Joseph William, dit Willie Vigneault et de Marie Appolline Adélaïde, dite Marie Landry, qui a été enseignante à Saint-Théophile en Beauce québécoise entre les âges de 16 et 25 ans, avant son mariage.
Jusqu'en 1950, au Québec, les femmes devaient démissionner du corps de l'enseignement lorsqu'elles se mariaient.
Fille d'Alphonsine Chiasson et du pêcheur William Landry, le gardien du phare local, un violoneux qui pouvait danser la gigue tout en jouant de son instrument, Marie Landry jouait de l'harmonium à la maison.
C'est sur cet instrument, quand ce n'est pas à l'harmonica, que Vigneault s'amuse à reconstituer des airs de danses celtiques, venus d'Écosse ou d'Irlande, dont la gigue et les quadrilles, habituellement jouées au violon, dans la région.
Il a eu une enfance choyée, des parents instruits et attentionnés, tous isolés dans un petit village de marins pêcheurs, chasseur-cueilleur, conteurs, gigueurs, chanteurs, violoneux.
Gilles Vigneault chante des cantiques en français ou du chant grégorien à l'église, et des chansonnettes françaises surtout, apprises à la radio ou transmises par la tradition orale.
Il gambade un peu partout, fabrique ses propres jouets, comme les premiers qu'il a reçus, avec des bouts de bois et un canif.
Il s'initie aux divers métiers des hommes, les suit, observe, questionne, retient, aime rire, conter, rêvasser.
À la fin de son cours élémentaire, à la petite école de Natashquan, Gilles Vigneault qui excelle en français, à l'oral et à l'écrit, à l'âge de 13 ans, gagne le concours qui lui permet d'aller faire son cours classique à Rimouski.
Au collège de Rimouski, Gilles Vigneault sera la plus singulière recrue du fait de sa provenance, son accent acadien et son vocabulaire.
Fin causeur, il sera surnommé le poète, même avant les classes de versification, belles-lettres et rhétorique de 16 à 18 ans.
Il participe à la rédaction du journal collégial,et fait du sport.
C'est, d'ailleurs, dit-il, à l'aréna, en criant pour encourager son équipe de hockey, qu'il s'écorche la voix.
Elle restera un peu voilée.
Néanmoins, il continuera à faire partie de la chorale du collège.
Il s'essaie aussi à l'activité théâtrale, comme comédien amateur, ce qui lui donne le goût de continuer à monter sur scène.
Il étudie quelques poètes, tels que Pierre de Ronsard, Victor Hugo, Émile Nelligan, Arthur Rimbaud, Charles Baudelaire, ou encore Paul Verlaine, et devient lui-même poète et conteur.
Dans ses écrits, il décrit abondamment les gens et le pays de Natashquan, dont les particularités émanent notamment du fait que jusqu'en 1996, le canton est resté inaccessible depuis la route, dépendant ainsi des transports maritimes.
Raccourcissant ses nécessaires envois épistolaires à ses parents, il leur expédie quelques poèmes de son cru.
Il opte ensuite pour une spécialisation universitaire en littérature française.
Il n'a pu suivre de cours de piano au collège, la somme d' argent que sa mère lui avait fait parvenir pour que ce soit possible ayant été détourné par le collège s'est emparé pour défrayer le coût du lavage de ses vêtements.
Au sortir du collège de Rimouski, muni d'un baccalauréat ès arts au printemps 1950, Gilles Vigneault se dirige vers la capitale, Québec, faire des études de lettres à l'université pour, tout au moins, gagner sa vie comme professeur de français.
Il obtient, au printemps 1953, sa Licence ès lettres.
Gilles Vigneault exerce d'abord les métiers de commis-libraire, publicitaire et archiviste, durant ses études.
En 1953, il participe à la fondation de la revue de poésie Émourie, qu'il édite jusqu'en 1966.
Dès 1951, il se joint à la troupe Les Treize, à l'Université Laval et en devient, de 1956 à 1960, le directeur et le metteur en scène.
Il anime,de 1955 à 1956, une émission folklorique à CFCM-Québec, fait du théâtre avec la Compagnie de la Basoche en 1956, et du cinéma avec Fernand Dansereau (interprète dans La Canne à pêche en 1959).
Puis il est scripteur et animateur pour la télévision de la SRC, à Québec.
Il participe à d'autres films, dont Les Bacheliers de la cinquième, de Clément Perron,en 1962 ou La neige a fondu sur la Manicouagan, d'Arthur Lamothe, en 1965.
Parallèlement, il est professeur à la Garnison Valcartier de 1954 à 1956, puis à l'Institut de technologie de Québec de 1957 à 1961, où il dispense des cours d'algèbre et de français, et à l'Université Laval durant l'été en 1960 et en 1961.
Dès les années 1950 il s'offre le loisir de composer des chansons pour différents interprètes.
À partir de 1960, il est amené à chanter lui-même ses chansons et il en obtient un certain succès.
Ses premières chansons deviennent des classiques comme La danse à St Dilon, Jack Monoloy ou Pendant que.
Plusieurs personnes considèrent aujourd'hui sa chanson Gens du pays comme étant l'hymne national non officiel des Québécois.
En 1974, il donne un légendaire spectacle sur les plaines d'Abraham, à Québec, avec Félix Leclerc et Robert Charlebois.
Ce spectacle d'ouverture de la Superfrancofête, le 13 août 1974, est offert en direct sur l'album J'ai vu le loup, le renard, le lion.
À la Saint-Jean-Baptiste de 1976, le 24 juin, Gilles Vigneault chante sur le mont Royal devant 300 000 spectateurs, en compagnie de Robert Charlebois, Claude Léveillée, Jean-Pierre Ferland et Yvon Deschamps.
Ce spectacle, Les 5 Jean-Baptistes, est tiré l'album Une fois cinq, qui obtient un nouveau prix Charles Cros.
Gilles Vigneault décède le 13 septembre 2007 au Centre de santé et de services sociaux de Jonquières, à l' âge de 52 ans.
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27 octobre 1533 : Calvin
fait brûler Michel Servet
Michel Servet, né en Aragon, très savant médecin, méritait de jouir d’une gloire paisible, pur avoir longtemps avant Harvey, découvert la circulation du sang ; mais il négligea un art utile pour des sciences dangereuses ; il traita de la préfiguration du Christ dans le verbe, de la vision de Dieu, de la substance des anges, de la manducation supérieure.
De Vienne en Dauphiné, où il séjourna quelque temps, il écrivit à Calvin sur la Trinité : ils disputèrent par lettres. De la dispute, Calvin passa aux injures, et des injures à cette haine théologique, la plus implacable de toutes les haines. Calvin eut par trahison les feuilles d’un ouvrage que Servet faisait imprimer secrètement. Il les envoya à Lyon avec les lettres qu’il avait reçues de lui, et le fit accuser par un de ses émissaires. Servet s’enfuit et passa malheureusement par Genève ; Calvin le sait, le dénonce, le fait arrêter à l’enseigne de la Rose, lorsqu’il était près d’en partir.
On le dépouilla de quatre-vingt-dix-sept pièces d’or, d’une chaîne d’or et de six bagues. Il était sans doute contre le droit des gens d’emprisonner un étranger qui n’avait commis aucun délit dans la ville ; mais aussi Genève avait une loi ordonnant que le délateur se mît en prison avec l’accusé. Calvin fit la dénonciation par un de ses disciples qui lui servait de domestique.
Ce même Jean Calvin avait avant ce temps-là prêché la tolérance. On voit ces propres mots dans une de ses lettres imprimées : « En cas que quelqu’un soit hétérodoxe, et qu’il fasse scrupule de se servir des mots trinité et personne, nous ne croyons pas que ce soit une raison pour rejeter cet homme ; nous devons le supporter sans le chasser de l’Eglise, et sans l’exposer à aucune censure comme un hérétique. » Mais Jean Calvin changea d’avis dès qu’il eut acquis un peu de pouvoir ; il demandait la tolérance dont il avait besoin pour lui en France, et il s’armait de l’intolérance à Genève. Calvin, après le supplice de Servet, publia un livre dans lequel il prétendit prouver qu’il fallait punir les hérétiques.
Quand son ennemi fut aux fers, il lui prodigua les injures et les mauvais traitements que font les lâches quand ils sont maîtres. Enfin, à force de presser les juges, d’employer le crédit de ceux qu’il dirigeait, de crier et faire crier que Dieu demandent l’exécution de Michel Servet, il le fit brûler vif, et jouit de son supplice, lui qui avait élevé si fortement la voix contre les persécutions.
Servet demeura dans le feu plus de deux heures, parce que le vent repoussait la flamme en sens contraire ; et l’on dit qu’il s’écria, en voyant prolonger ses tourments : « Quoi donc, avec cent pièces d’or et le riche collier qu’on m’a pris en m’arrêtant prisonnier, ne pouvait-on pas acheter assez de bois pour me consumer plus promptement ? »
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Romelia Alarcón Folgar, née le 27 octobre 1900 à Cobán au Guatemala, morte le 19 juillet 1971, est une poétesse, journaliste et suffragette guatémaltèque.
Beaucoup des thèmes qu'elle traite sont en rapport direct avec l'environnement et les droits des femmes. Elle est considérée comme l'un des poètes les plus remarquables du Guatemala au XXe siècle.
Biographie
Romelia Alarcón Barrios naît le 27 octobre 1900 à Cobán, dans le département d'Alta Verapaz, au Guatemala. Elle est la fille de María Barrios Noriega et de Salvador Alarcón. Elle épouse Domingo Folgar Garrido, et ils ont sept enfants. Elle ne commence à écrire qu'après avoir élevé sa famille ; toutes ses œuvres portent son nom d'épouse .
Grâce à ses liens avec les intellectuels et les artistes contemporains qui lui font connaître les mouvements d'avant-garde, malgré un manque de réelle formation, elle fait pourtant carrière dans le journalisme et comme poétesse devenant « l'un des poètes guatémaltèques les plus importants du XXe siècle » .
Romelia Alarcón Folgar travaille comme journaliste pour la radio et parfois pour les journaux, publiant également des articles dans des magazines. Elle fonde la Revista Minuto et elle est rédactrice en chef du Revista Pan-Americana. À ce titre, elle voyage internationalement.
En 1945, inspirée par les succès au suffrage des femmes en Angleterre, en France et aux États-Unis, Romelia Alarcón rejoint Laura Bendfeldt, María Albertina Gálvez, Clemencia de Herrarte, Gloria Menéndez Mina, Adriana de Palarea, Graciela Quan et Magdalena Spínola pour former ensemble le Comité Pro-Ciudadanía pour lutter en faveur du droit de vote des femmes guatémaltèques.
Elle publie treize livres de son vivant, et après sa mort, une de ses filles fait paraître deux autres de ses livres. Elle commence à publier des poèmes en 1938 avec le recueil intitulé Llamaradas (« Flammes »).
Dans cet ouvrage, elle s'exprime comme une pionnière de la protection de l'environnement et réclame l'obligation de préserver la nature comme moyen de protéger la population métisse. À la différence de ses poèmes ultérieurs, connus pour leur contenu social, le recueil de Llamarades est composé sur le thème central de la protection du « grand arbre maya ».
Certaines de ses premières œuvres se concentrent sur des sujets domestiques qui ne sont pas dans le cadre de ce qui est habituellement attendu dans la poésie contemporaine. Parmi ses œuvres, d'autres évoquent la lutte pour pouvoir créer. Même lorsqu'elle traite des sujets du quotidien, la transposition qu'elle effectue dans son monde intérieur en fait une « catégorie esthétique ». L'influence qu'elle reçoit des autres mouvements littéraires n'altère pas son écriture personnelle au style lyrique, avec un « langage original qui rappelle les surréalismes européens et sud-américains ».
Ses œuvres ultérieures dénoncent la place insuffisante des femmes dans la société et le manque de liberté. Dans ses derniers travaux, elle se plaint du manque de visibilité et de l'inconfort qu'elle éprouve face au monde qui ne la comprend pas elle-même, et ne comprend que ce qui la représente.
Romelia Alarcón Folgar meurt le 19 juillet 1971. Elle est enterrée au cimetière principal de la ville de Guatemala City.
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Naissance de François Mitterrand
26 octobre 1916 à Jarnac (Charente, France) - 8 janvier 1996 à Paris
Séduisant et cultivé, excellent orateur, François Mitterrand, issu de la bourgeoisie catholique provinciale, se découvre très vite des dispositions pour diriger les hommes. Il atteint le pouvoir suprême, la présidence de la République française, au terme d'un long parcours erratique, parsemé de chausse-trapes.
Son éclectisme politique et sa fidélité en amitié lui valent des soutiens indéfectibles sur toute l'étendue de l'échiquier politique et social. Si l'on fait fi de son action politique, François Mitterrand demeure un personnage romanesque des plus passionnants. Les journalistes Catherine Nay, Jean Montaldo et Pierre Péan ont révélé par touches successives les différentes facettes de son itinéraire...
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26 octobre 1685 :
Naissance de Domenico Scarlatti, compositeur baroque et claveciniste virtuose italien.
Il est le sixième des dix enfants d'Alessandro Scarlatti et de son épouse Antonia Anzalone.
Ses parents sont issus de familles de musiciens, et Alessandro, alors âgé de vingt-cinq ans, a été nommé directeur de la musique de la Chapelle royale.
On ne sait rien de sa formation initiale à la musique mais il semble que ce soit son père, ou peut-être son oncle Francesco ou encore Gaetano Greco, qui ait été l'un de ses premiers professeurs.
Il est possible, mais il n'y en a pas de preuve, qu'il ait fréquenté l'un des quatre conservatoires de Naples, où Alessandro enseigna quelques semaines.
Très doué et précoce au clavier, il fut nommé, à peine âgé de seize ans, organiste de la Chapelle royale.
Presque aucune trace ne reste de ce premier poste, qu'il ne conserva d'ailleurs pas longtemps.
Par la suite, Alessandro prit contact à Rome et à Florence afin d'obtenir, que ce fût pour lui ou pour l'un de ses enfants, une place au service du grand-prince Ferdinand III de Médicis, un des mécènes de la musique les plus influents de cette époque.
En 1704, il adapte, pour la représenter à Naples, l’Irène de Pollarolo.
Peu après, son père l'envoie à Venise pour étudier avec Francesco Gasparini.
Il y rencontre Thomas Roseingrave, un musicien anglais qui devait plus tard participer à la diffusion de ses œuvres à Londres.
Scarlatti est dès cette époque un claveciniste hors pair, et l'on raconte que lors d'une joute musicale avec Haendel organisée à Rome au palais du cardinal Ottoboni pendant son séjour italien, il lui fut jugé supérieur au clavecin, alors que son rival l'emporta à l'orgue.
Les deux musiciens restèrent d'ailleurs très amis.
En 1709, il entre au service de Marie-Casimire, reine de Pologne qui vit alors à Rome, et il compose plusieurs opéras pour sa scène privée.
Il est maître de chapelle à la basilique Saint-Pierre de 1715 à 1719, et se rend peut-être l'année suivante à Londres pour y diriger un de ses opéras au King's Theatre.
En 1720, il réside à Lisbonne, enseignant la musique à la princesse Marie-Barbara qui deviendra une claveciniste émérite.
Il retourne à Naples en 1725, et après le mariage de Marie-Barbara, avec l'héritier du royaume d'Espagne, il passe quelques années à Séville à partir de 1729, avec la cour.
Il peut y étudier le flamenco.
En 1733, il s'installe de façon définitive à Madrid, toujours maître de musique de la reine.
Le reste de sa vie se déroule donc en Espagne.
Marie-Barbara lui conservera toujours sa confiance et sa protection.
C'est pendant cette dernière période qu'il compose l’essentiel de son œuvre monumentale pour le clavecin.
Domenico Scarlatti meurt le 23 juillet 1757 à Madrid.
Le catalogue de Domenico Scarlatti comprend plus de 717 œuvres : un volume inégalé de plus de 550 pièces, dites sonates ou parfois toccatas.
Seule une petite partie de son œuvre a été publiée de son vivant.
Scarlatti semble avoir supervisé lui-même la publication, en 1738, de son recueil des 30 Essercizi, qui sont découverts avec enthousiasme dans toute l'Europe après avoir été imprimés à Londres à l'initiative de Thomas Roseingrave.
Aucune de ses sonates, sauf peut-être une conservée à Berlin ne subsiste en autographe : ce qui nous est parvenu provient pour la plus grande part de deux recueils manuscrits, dits de Parme et de Venise, emmenés par Farinelli à Bologne, lorsqu'il quitte la cour des Bourbons d'Espagne, puis conservés à Parme et à Venise.
Des catalogues ont été dressés par Alessandro Longo (1906), Ralph Kirkpatrick (1953), Giorgio Pestelli (1967) et Emilia Fadini (1978).
Après Longo dans la première partie du XXe siècle, celui de Kirkpatrick tend à être le plus utilisé. D'autres études, notamment celle de Joel Sheveloff en 1970, remettent en cause cette partie du travail de classement du catalogue Kirkpatrick, en comparant les sources manuscrites et les éditions imprimées.
L'influence de Scarlatti est certainement importante sur l'évolution de la musique, spécialement de la musique pour clavecin et piano-forte, vers la fin du XVIIIe siècle, même s'il a toujours été considéré comme un musicien un peu en marge.
Son pays d'origine, l'Italie, est alors en train de délaisser le clavier pour se tourner vers l'opéra, le bel canto, le violon, la sonate et le concerto.