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&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

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fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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FAE

20 octobre 2022 06:58

Bonjour à tous ! 😃

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FAE

19 octobre 2022 21:42

"Alphonse Allais, né le 20 octobre 1854 à Honfleur et mort le 28 octobre 1905 à Paris, est un journaliste, écrivain et humoriste français.
Célèbre à la Belle Époque, reconnu pour sa plume acerbe et son humour absurde, il est notamment renommé pour ses calembours et ses vers holorimes. Il est parfois considéré comme l'un des plus grands conteurs de langue française."
[. . .]

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FAE

19 octobre 2022 13:50

(14:57) Quels bons souvenirs 😃.
Merci Candide !

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19 octobre 2022 12:57

19/10/ 1961 : Sortie en salle du film "West Side Story" de Robert Wise.

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19 octobre 2022 08:55

19 octobre 1931 :
Naissance de l' écrivain John le Carré.
David John Moore Cornwell est un romancier britannique, auteur de romans d' espionnage.
Il dit qu'il n'a pas connu sa mère, qui l'a abandonné quand il avait 5 ans, jusqu'à ce qu’il la retrouve à 21 ans.
Son fils Nicholas Cornwell est un écrivain de science-fiction et de fantasy, connu sous le pseudonyme de Nick Harkaway.
Sa relation avec un père tyrannique, dont il fera le portrait dans Un pur espion (1986), a été difficile. L'homme, qui avait été emprisonné pour fraude à l'assurance, avait été un associé des jumeaux Kray, faisant partie des criminels les plus en vue à Londres dans les années 1950-1960, et était continuellement endetté.
Il envoya John dans des écoles privées pour le sortir de ce milieu.
Il quitte son foyer pour suivre des cours à la Sherborne School avant d'aller étudier l'allemand et le français à l'université de Berne de 1948 à 1949.
Il rejoint ensuite l'université d'Oxford au Royaume-Uni avant d'enseigner quelque temps au collège d'Eton puis de rejoindre le Foreign Office pendant cinq ans.
Il est recruté par le Secret Intelligence Service alors qu'il est en poste à Hambourg.
C'est en service actif qu'il écrit son premier roman (L'Appel du mort) en 1961.
Sa carrière au sein du service de renseignement britannique prend fin après que sa couverture a été compromise par un membre du MI5, Kim Philby, agent double au service du KGB.
John le Carré est l'auteur de nombreux romans d'espionnage se déroulant dans le contexte de la guerre froide, en particulier ceux mettant en scène George Smiley dans la Trilogie de Karla : La Taupe, Comme un collégien, Les Gens de Smiley, et dans d'autres romans.
Son œuvre est à l'opposé de la mythologie de l'espion à la James Bond : ses héros sont bien plus complexes et beaucoup plus discrets.
La structure de ses romans est très élaborée et l'action n'y tient qu'une place réduite.
Le Carré a trouvé, après la fin de la guerre froide, à élargir son inspiration vers des sujets plus contemporains.
En janvier 2003, The Times publie un article de John le Carré, intitulé Les États-Unis sont devenus fous, qui condamne la guerre à venir en Irak.
L'écrivain juge que la manière dont Bush et sa junte ont réussi à dévier la colère de l'Amérique, de Ben Laden à Saddam Hussein, est l'un des meilleurs tours de passe-passe de relations publiques de l'histoire.
En 2006, il contribue avec un article à un volume d'essais politiques intitulé Pas une mort de plus. Le livre est très critique envers la guerre d'Irak.
Il reviendra par la suite sur le rôle des services secrets américains et britanniques dans le déclenchement de cette guerre.
Depuis la fin de la guerre froide, John le Carré s'est exprimé à plusieurs reprises de manière critique envers l'OTAN, et condamne de manière générale l'inféodation du Royaume-Uni aux États-Unis.
En 2009, John le Carré quitte Hodder & Stoughton, son éditeur anglais depuis trente-huit ans, pour le groupe Penguin et Viking Press.
En avril 2018, il publie un nouveau roman, L'Héritage des espions.
Cet ouvrage, suite de L’Espion qui venait du froid, revient sur l'opération Windfall qui, si elle a été pour l’Occident une manne de renseignements en or, s’est aussi soldée par de lourds dommages collatéraux.
John le Carré meurt des suites d’une pneumonie au Royal Cornwall Hospital10 à Truro dans les Cornouailles, le 12 décembre 2020, à l’âge de 89 ans.
Peu de temps avant sa mort, il avait pris la nationalité irlandaise, pour parer à l'incertitude que constituait selon lui le Brexit, mais aussi par désillusion face à ses concitoyens ayant préféré faire ce choix.

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Capusa06

19 octobre 2022 08:34

Jonathan Swift
30 novembre 1667 à Dublin (Irlande) - 19 octobre 1745 à Dublin (Irlande)

L'auteur célébrissime des Voyages de Gulliver (1720) est né à Dublin, en Irlande, dans une famille anglicane d'origine anglaise. Il entre au service d'un diplomate prestigieux, Sir William Temple, avant d'être nommé pasteur d'une paroisse proche de Belfast...

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FAE

18 octobre 2022 12:50

(12:44) Merci pour ces détails oubliés . . .

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FAE

18 octobre 2022 09:54

Merci Mstrprf ! J'ignorais bien des détails de la vie de cette actrice.

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18 octobre 2022 08:41

18 octobre 1920 :
Naissance de l' actrice Melína Mercoúri.
Amalía-María Merkoúri est une actrice, chanteuse et femme politique grecque.
Elle est née dans une famille de la grande bourgeoisie athénienne, originaire d'Argolide dans le Péloponnèse.
Son grand-père, Spyrídon Merkoúris, conservateur et opposant à Elefthérios Venizélos, fut maire d'Athènes et son père, Stamatis Mercouris, ancien officier de l'armée grecque, fut député.
Elle est élevée par des gouvernantes étrangères et des institutrices françaises qui lui apprennent l'anglais et le français en plus du grec.
Elle se marie à 15 ans pour fuir le milieu familial, et divorce à 18 ans.
Elle s'inscrit à l'Institut dramatique du théâtre national de Grèce à Athènes, où elle est l'élève de Dimítris Rondíris, un disciple de Max Reinhardt.
Elle commence alors une carrière de comédienne qui se déroule entre Athènes et Paris, travaillant notamment avec Marcel Achard.
En 1949, elle réussit à échapper au répertoire dans lequel Rondíris l'avait cantonnée, et se tourne vers Karolos Koun.
Si elle triomphe dans les pièces contemporaines, ses rôles dans des tragédies antiques ne sont pas aussi réussis.
Le cinéaste grec Michael Cacoyannis, futur réalisateur de Zorba le grec (1964), lui offre son premier rôle au cinéma en 1955 dans Stella, film qui lui apporte d'emblée la notoriété.
Peu après, elle rencontre le réalisateur américain en exil Jules Dassin, dont elle devient l'égérie. Dassin la fait tourner dans huit films et ils se marient en 1966.
Le film Jamais le dimanche (1960) apporte au couple une grande renommée internationale.
Pour ce film, Melina Mercouri reçoit le prix d’interprétation féminine au festival de Cannes et est nommée aux Oscars.
La chanson qu'elle y interprète : Les Enfants du Pirée obtient, en 1961, l'Oscar de la meilleure chanson originale.
Privée de ses droits civiques à la suite du coup d'État fomenté en Grèce par les colonels en 1967, Melina Mercouri s'exile en France.
Dans des tournées internationales, elle se fait dès lors le chantre de la résistance grecque à la dictature.
Dès la chute de la dictature, en 1974, elle rentre en Grèce où elle entame une carrière politique qui l'amène à progressivement arrêter le cinéma.
Elle est successivement députée du Mouvement socialiste panhellénique pour Le Pirée en 1978 et ministre de la culture de 1981 à 1989, puis de 1993 jusqu'à sa mort.
Elle s'est battue notamment, mais sans succès, pour le retour des frises du Parthénon exposées au British Museum.
Dans le cadre du Conseil européen, elle crée, en 1985, le concept des capitales européennes de la culture.
Conçue pour contribuer au rapprochement des peuples européens, son idée était de désigner deux villes par an pour accueillir le théâtre de manifestations artistiques et mettre à l'honneur leur patrimoine historique et culturel.
Grande fumeuse, elle meurt d' un cancer du poumon, à l' âge de 73 ans, au Memorial Hospital de New York, et une semaine de deuil national est alors décrétée en Grèce.
Elle est inhumée dans le Premier cimetière d'Athènes.
La Fondation Melina Mercouri s'occupe aujourd'hui de la préservation des monuments grecs antiques.

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18 octobre 2022 08:31

Bonjour à tous ! 😃
Merci les amis !

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18 octobre 2022 07:50

Pierre Mendès France
11 janvier 1907 à Paris - 18 octobre 1982 à Paris

Député radical-socialiste de l'Eure dès 1932, Pierre Mendès France, d'une intégrité exemplaire, s'oppose en 1940 au maréchal Pétain et à la collaboration avec l'occupant nazi. Il tente de gagner le Maroc à bord du Massalia mais se fait arrêter par la police de Vichy.

Évadé en 1942, il gagne Londres et devient ministre de l'Économie nationale dans le gouvernement provisoire du général de Gaulle. Mais à la Libération, il démissionne après le refus de De Gaulle de procéder à un échange des billets en circulation (comme en Belgique), pour piéger les trafiquants et taxer les fortunes des anciens collaborateurs.

Opposé à la guerre d'Indochine, il devient Président du Conseil après la chute de Dien Bien Phu, le 17 juin 1954, avec le soutien des communistes, bien que lui-même soit un anticommuniste convaincu.

Il mène à leur terme les négociations de Genève. Le 1er août 1954, son discours de Carthage ouvre la voie à l'indépendance de la Tunisie. Ses opposants et même certains de ses soutiens y voient aussi une incitation à la rébellion algérienne.

Mendès France laisse échouer le projet de Communauté europénnne de Défense (CED), ce qui lui est aussi reproché par les «européistes» de son camp. Le 6 février 1955, mis en minorité à l'Assemblée, il doit démissionner. Il va ensuite s'opposer au traité de Rome et au retour du général de Gaulle, ce qui lui coûtera son siège de député en 1958.

Les cendres de Pierre Mendès France ont été dispersées dans sa propriété de Louviers. Des voix s'élèvent aujourd'hui pour qu'il ait malgré cela les honneurs du Panthéon.

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17 octobre 2022 10:08

Gabrielle Girard, dite Danièle Delorme, est une actrice et productrice de cinéma française, née le 9 octobre 1926 à Levallois-Perret et morte le 18 octobre 2015 à Paris 6e.

Biographie

Danièle Delorme est la fille du peintre et affichiste André Girard et d'Andrée Jouan. Elle fait des études de piano pour devenir concertiste mais la guerre l'oblige à les interrompre.

Pendant la période de l'Occupation, sa mère est déportée à Ravensbrück (dont elle sera libérée en avril 1945), et son père part pour le Royaume-Uni. Elle se réfugie à Moncrabeau puis à Cannes où elle suit les cours de théâtre de Jean Wall puis elle débute dans la compagnie théâtrale de Claude Dauphin. Marc Allégret l'engage dans trois films successifs : Félicie Nanteuil et La Belle Aventure, tournés en 1942, puis Les Petites du quai aux fleurs en 1944.

Après-guerre, elle se perfectionne avec Tania Balachova et René Simon. Son interprétation de Gigi d'après Colette en 1949 lui apporte la renommée et, sur cette lancée, elle tourne de nombreux films où sa grâce, sa pudeur et son engagement dans des rôles d'héroïne fragile, souvent marquée par le destin, font impression. Dans les années 1950 et 1960, elle joue au théâtre les grands auteurs tels qu'Ibsen, Jean Anouilh, Paul Claudel, Pirandello.

En 1960, elle signe le Manifeste des 121, déclaration sur le « droit à l'insoumission » dans le contexte de la guerre d'Algérie.

Après un rôle à contre-emploi de femme machiavélique dans Voici le temps des assassins de Julien Duvivier, elle prend au début des années 1960 quelque distance avec son métier d'actrice pour faire de la production. On la revoit dans les films d'Yves Robert dans les années 1970 et elle incarne en 1980, pour la télévision, Colette dans La Naissance du jour de Jacques Demy. En 1982, elle crée la collection vidéo Témoins, biographies de personnalités contemporaines.

Elle a été mariée à Daniel Gélin de 1945 à 1955, mariage dont est issu Xavier Gélin (1946-1999). Elle épouse ensuite Yves Robert en 1956 ; ils resteront ensemble jusqu'à la mort de celui-ci. Ils ont fondé la maison de production La Guéville, qui a notamment produit La Guerre des boutons et Alexandre le bienheureux. Elle vivait avec Yves Robert au moulin de la Guéville à Saint-Hilarion (Yvelines).

Danièle Delorme a été présidente de la commission d'avance sur recettes du Centre national de la cinématographie (CNC) en 1980 et 1981. En 1981, elle devient co-directrice, avec Marie Dabadie, de la société de production Témoins. Elle produit notamment le seul documentaire consacré à l'écrivain Jean Genet (par Antoine Bourseiller), trois sur le poète Philippe Soupault (par Bertrand Tavernier) ainsi qu'un autre sur les coulisses de la libération de Nelson Mandela .

Elle a aussi été présidente du jury de la Caméra d'or au Festival de Cannes 1988. La même année, elle fait partie de la commission des sages qui propose la création du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) en remplacement de la Commission nationale de la communication et des libertés (CNCL).

Elle est nommée en 1984, par le président de la République François Mitterrand, membre du Conseil économique, social et environnemental où elle siège jusqu'en 1994. Elle y produit, en 1985, un rapport intitulé La création française dans les programmes audiovisuels, et un autre, en 1991 : L'éveil artistique des jeunes en France et en Europe.

Mort

Danièle Delorme meurt le 18 octobre 2015 à Paris à l'âge de 89 ans, des suites d'une longue maladie. Ses obsèques ont eu lieu 23 octobre en l'église de Saint-Germain-des-Prés à Paris VIe, en présence de nombreuses personnalités du cinéma, du théâtre et de la télévision.

Son ouvrage Demain, tout commence, publié en 2008, est à l'origine du titre du film homonyme réalisé par son petit-fils Hugo Gélin et sorti au cinéma en 2016.

Elle est inhumée auprès de son dernier compagnon Yves Robert, au cimetière du Montparnasse (division 9).

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17 octobre 2022 09:40

17 0ctobre 1918 :
Naissance de l' actrice Rita Hayworth.
Margarita Carmen Cansino est une actrice et danseuse américaine, d'origines espagnole, irlandaise et anglaise.
Elle est l’aînée de deux jeunes frères.
Son père, Eduardo Cansino, danseur assez célèbre, est d’origine sévillane.
Le père d’Eduardo, Don Antonio Cansino, a parcouru le monde avec des représentations qui ont conquis des foules entières avant de s'installer en Amérique.
Il a fondé avec certains de ses enfants une troupe populaire de danseurs de flamenco, les Dancing Cansinos, le charme latin étant alors à la mode aux États-Unis.
Don Antonio oblige son fils aîné Eduardo à faire de la danse, alors que celui-ci nourrit le rêve de devenir matador.
À la suite du décès de deux de ses filles, Don Antonio rentre en Espagne avec sa famille et se consacre uniquement à l’enseignement de la danse.
Par la suite Elisa, une autre de ses filles, monte un numéro de danse avec Eduardo, son frère.
Ils embarquent tous les deux en janvier 1913 pour les États-Unis et parcourent ainsi le pays avec ce nouveau numéro dansé qui devient renommé.
La mère de Rita, Volga, née Hayworth, elle-même danseuse, notamment pour les Ziegfeld Follies, est fille d’acteurs anglo-irlandais.
Elle avait fui le domicile de ses parents, bien décidée à monter sur les planches.
Très vite, elle rencontre Eduardo et décide de le suivre dans ses tournées.
Ils se marient en 1917.
Dès ses premières années, Rita se produit dans la troupe familiale des Dancing Cansinos et danse notamment à quatre ans avec éventail et castagnettes, à l’occasion d’un récital au Carnegie Hall.
Son père exige d’elle un travail intense et lui impose des cours de danse rigoureux et particulièrement contraignants.
Rita est alors d’une nature réservée, obéissante et d’une timidité maladive.
Avec l’arrivée du parlant, l’âge d’or du music-hall se termine et leurs spectacles ne font plus recette, tant et si bien que le groupe se dissout.
Eduardo quitte New York, entasse sa famille dans une roulotte et part au hasard des routes. Persuadé que l’avenir est aux comédies musicales, il prend la direction de Los Angeles, espérant poursuivre sa carrière au cinéma.
Mais réussir à Hollywood n’est pas facile.
Il fonde alors une école de danse en 1929, à l’angle de Sunset Boulevard et de Vine Boulevard ; c’est un succès.
Margarita y perfectionne son apprentissage et sera danseuse professionnelle dès l'âge de douze ans.
Le krach boursier de Wall Street vient ébranler l’entente familiale et ses finances, et met l'école de danse en danger.
Eduardo perd ses économies dans de mauvais placements et les Cansino, bohèmes dans l’âme, repartent sur les routes dans leur roulotte dès la première offre intéressante.
Eduardo pousse sa fille à suivre ses cours de danse, et elle se révèle la plus disposée à prendre la relève.
Les besoins financiers se faisant sentir, Eduardo remonte ses anciens numéros de danse, met sur pied des spectacles et décide de prendre sa fille, alors âgée de treize ans, comme partenaire attitrée.
Les Dancing Cansinos ressuscitent.
Ils dansent des versions modernes du tango espagnol et du boléro, elle, se vieillissant, lui, se rajeunissant, arrivant même à passer pour un couple.
Leur succès est inouï.
Margarita travaille beaucoup, jusqu’à vingt shows par semaine, dans des night-clubs, à Hollywood comme à Agua Caliente, Santa Monica ou Long Beach.
Rita prend cette nouvelle vie comme un privilège de se retrouver avec son père, qu’elle admire, mais elle va vite déchanter : alcoolique, il devient tyrannique, violent et, comme elle le confiera plus tard à Orson Welles, son second mari, elle subira des relations incestueuses.
En tournée sur des casinos flottants, son père la viole tous les soirs.
Les conséquences psychologiques seront désastreuses pour Rita et se feront toujours sentir dans sa vie et dans ses relations chaotiques avec les hommes.
Pourtant, malgré ces abus, sa réserve et sa timidité maladive, Rita apparaît sur scène comme une femme sensuelle dotée d’une grâce et d’une prestance naturelles.
Si elle est réservée et introvertie dans sa vie privée, elle s’épanouit dès qu’elle se trouve sous le feu des projecteurs.
Lors de ses représentations dans les night-clubs, Eduardo ne manque pas de la présenter à tous ceux qui comptent à Hollywood, avec le secret espoir de décrocher un contrat de cinéma.
Ainsi, en 1933, les studios Warner Bros. lui font passer un bout d'essai mais ne la retiennent pas, la jugeant trop ronde et de front trop étroit.
D’autres la trouvent trop brune ou d'une allure qui ne convient pas.
C’est Winfield Sheehan, vice-président de la Fox Film Corporation, qui remarque l’adolescente de quinze ans lors d’un passage à Tijuana.
Il assiste au numéro de Rita et, séduit par son charme et sa silhouette, lui fait passer des essais au studio de la Fox sur Western Avenue à Hollywood.
Les tests sont plus que concluants, et Sheehan lui fait signer un contrat à condition qu’elle change son prénom en Rita, qu’elle suive un régime et qu'elle prenne des leçons de diction et de maintien.
Elle tourne très vite un court métrage et danse dans un de ses premiers films, L'Enfer (1935), aux côtés de Spencer Tracy, film dont Eduardo sera d’ailleurs l’un des chorégraphes.
Elle apparaît dans plusieurs films de série B : Under the Pampas Moon, Charlie Chan en Égypte, Human Cargo dans lesquels elle incarne des filles exotiques, mexicaine, égyptienne ou russe.
Mais Sheehan a un projet d’envergure et veut faire de Rita une vedette grâce à un nouveau film, Ramona, avec pour elle un premier grand rôle.
Mais la Fox connaît de sérieuses difficultés et lorsqu’elle fusionne avec la 20th Century Pictures pour devenir la 20th Century Fox.
Le nouveau producteur en chef Darryl F. Zanuck se débarrasse de Sheehan et décide de retravailler tous les projets de ce dernier.
Il remplace Rita par Loretta Young pour le film Ramona (1936) alors qu’elle avait déjà travaillé le rôle.
De plus, il la libère de son contrat, geste qu’il regrettera des années plus tard.
Quand le studio lui signifie par téléphone qu’elle n’a plus à mettre les pieds à la Fox, Rita est désespérée.
C’est à ce moment-là qu’elle rencontre Edward C. Judson, un obscur homme d'affaires arriviste qui, après avoir visionné les rushes du film Ramona, propose à Rita, fragilisée par la perte de son contrat, de s’occuper de sa carrière pour tenter de la propulser dans le cinéma.
Très vite, il lui trouve des contrats dans des sociétés de petite envergure qui produisent des films de série B : elle tourne un petit rôle dans Meet Nero Wolfe pour la Columbia, deux westerns pour la Crescent Pictures Corporation et deux autres pour la Republic Pictures et la Boots and Saddles Pictures.
Étouffée par son père et sa mère devenue alcoolique, Rita prend ses distances avec sa famille et, en 1937, à 19 ans, épouse Judson, de vingt ans son aîné, ce qui lui permet d'échapper à l’enfer familial.
Judson se substitue totalement au père de la jeune starlette, toute docile.
Dès lors, Judson la métamorphose.
Il lui fait prendre des cours de diction, la persuade de changer totalement sa façon de se vêtir, de se mettre à la diète, d’avoir recours à la chirurgie esthétique pour creuser l’ovale de son visage.
Rita est trop brune et trop typée.
Après des semaines de séances d’électrolyse pour redessiner l’implantation de ses cheveux, il les lui fait teindre en auburn.
Poursuivant ses plans, il la présente entre-temps à Harry Cohn, le patron de la Columbia Pictures qu’il connaît bien.
Le producteur tombe sous le charme de la belle starlette et lui fait signer un contrat de sept ans de 250 dollars par semaine.
Il prend en charge les frais pour parachever sa transformation et change son nom de Cansino pour le nom de sa mère, Hayworth, afin de faire plus distingué.
Elle apparaît pour la première fois sous son pseudonyme en 1937, dans le film Criminals of the air où elle exécute à nouveau des danses espagnoles.
Elle tourne ensuite dans une douzaine de films de piètre qualité mais qui lui permettent tout de même d’acquérir plus d'expérience.
Harry Cohn, réputé pour sa vulgarité, est très vite obsédé par la jeune femme qui refuse ses avances.
Et Rita subit aussi bien une cour empressée que des humiliations répétées, Cohn lui faisant payer chèrement tous ses refus.
Il épie toutes ses relations, allant jusqu'à installer des micros dans sa loge pour être au courant de ses faits et gestes, ce qui ne l’empêche pas de renouveler à chaque fois ses contrats.
Rita Hayworth se fait enfin remarquer dans le film de Howard Hawks Seuls les anges ont des ailes malgré la présence écrasante de ses deux célèbres partenaires, Cary Grant et Jean Arthur, alors la star de la Columbia.
Rebutée par la grossièreté de Cohn, Jean Arthur quittera par la suite la Columbia.
Ce film est déterminant pour la carrière de Rita Hayworth.
Les critiques sont enthousiastes et le public masculin aussi, réagissant à chaque apparition de Rita Hayworth.
Harry Cohn en prend bonne note.
Lui qui n’a jamais réussi à créer une véritable star sous contrat exclusif dans ses studios tient peut-être là un véritable filon.
Il commence à s’occuper intensivement d’elle.
Rita gagne alors 2 500 dollars par semaine et cette somme sera multipliée par dix au cours des années suivantes.
Sa carrière démarre.
Mais Harry Cohn a du mal à trouver des projets pour sa nouvelle vedette et d'autres studios de Hollywood vont également révéler l’actrice.
Elle tourne deux séries B pour la Columbia, ainsi qu'un film musical, Musique dans mon cœur, et un film de serial, Blondie on a Budget, basé sur un Comic strip américain.
La Metro-Goldwyn-Mayer est la première des Majors du cinéma à utiliser Rita Hayworth.
Le réalisateur George Cukor lui avait fait passer des essais en 1938 pour la comédie Vacances.
La jugeant trop immature pour interpréter la sœur de Katharine Hepburn, mais lui reconnaissant un charme indéfinissable, il la recommande deux ans plus tard à la Metro-Goldwyn-Mayer pour un rôle secondaire très glamour dans Suzanne et ses idées avec Joan Crawford.
Le public réagit immédiatement, à tel point que la Columbia doit tirer un grand nombre de photos publicitaires pour satisfaire ses admirateurs.
Elle tourne ensuite deux autres films pour la Columbia : un remake du film français Gribouille, The Lady in question de Charles Vidor, qui deviendra son réalisateur fétiche et avec, pour la première fois, Glenn Ford avec qui elle tournera cinq films, et L'Ange de Broadway, réalisé par le scénariste Ben Hecht.
Harry Cohn est maintenant sûr de la valeur de Rita Hayworth, et apprécie de voir son étoile gagner en célébrité : son investissement lui rapporte un pourcentage sur le salaire versé par les autres studios.
Ainsi, la Warner Bros. Pictures s’intéresse à l’étoile naissante et l’engage pour ses deux prochains films.
Ce studio produit le nouveau film de James Cagney, La Blonde framboise avec Olivia de Havilland et Ann Sheridan comme interprètes féminines, lorsque éclate un conflit entre Jack Warner, le producteur, et Ann Sheridan qui refuse de faire le film.
Le réalisateur du film, Raoul Walsh pense alors à Rita Hayworth qu’il avait remarquée à Agua Caliente, quand elle dansait avec les Cansinos, et dans un film de la Columbia.
Fraîche et pétillante, Hayworth va brillamment composer son personnage de séductrice, qui fait craquer James Cagney, époux de la très sérieuse Olivia de Havilland.
Le sex-symbol des années quarante est né.
Le film remporte un vif succès.
Rita devient une star du jour au lendemain.
Le deuxième film de la Warner est une comédie romantique, Affectionately Yours.
La compagnie essaye de racheter le contrat de Rita à la Columbia, en vain.
C’est ensuite la 20th Century Fox qui la réclame pour Arènes sanglantes, film en Technicolor, avec Tyrone Power et Linda Darnell. Rouben Mamoulian.
Le réalisateur, a auditionné plus de trente actrices pour le rôle de Doña Sol mais il finit par exiger de Darryl Zanuck qu’il fasse venir Rita au casting.
Dès qu’il la voit, fasciné par sa gestuelle sensuelle, il sait que c’est elle.
Elle y réalise une magnifique performance et renforce son image de femme fatale.
Hermes Pan, le chorégraphe, devient et reste un de ses meilleurs amis.
Rita Hayworth fait maintenant la couverture de tous les magazines et la une des quotidiens et, grâce au film, elle devient une star internationale.
Zanuck la réclame encore, persuadé maintenant de son impact auprès du public, pour le film musical Mon amie Sally d’Irving Cummings avec Victor Mature, et pour Six destins de Julien Duvivier.
En 1941, le photographe Bob Landry prend une photo de Rita qui la montre agenouillée sur son propre lit en déshabillé de satin et dentelle noirs.
Le cliché fait la couverture du grand magazine Life, et Rita obtient alors une popularité considérable auprès des G.I. américains engagés dans la Seconde Guerre mondiale.
Acteur et réalisateur de génie, Orson Welles est fasciné par la célèbre photo de Rita et entreprend de séduire la plus belle femme des États-Unis.
La star succombe à la passion et à la détermination de Welles : les deux célébrités finissent par se fréquenter assidûment.
Toujours entouré d’une troupe de théâtre composée d’acteurs comme Joseph Cotten ou Agnes Moorehead, Orson, réformé de l’armée, veut participer à l’effort de guerre en montant un spectacle de divertissement, le Mercury Wonder Show.
Rita y participe avec une joie folle, et s’amuse comme une enfant à exécuter auprès d’Orson des tours d’illusionniste.
Rita regagne les plateaux pour La Reine de Broadway, avec Gene Kelly pour partenaire et Charles Vidor comme réalisateur.
Ce film met en valeur les réelles qualités de danseuse de Rita et révèle les talents de chorégraphe de Gene Kelly et de Stanley Donen.
À sa sortie en 1944, le film est un triomphe sans précédent qui vaut, cette fois, une renommée mondiale à Rita.
Elle tournera encore avec succès deux films musicaux, Cette nuit et toujours de Victor Saville (1945) et L'Étoile des étoiles d’Alexander Hall (1947).
Désormais, le public attend son numéro musical, quel que soit le genre de films où elle apparaît. Mais elle n’a pas beaucoup de voix et doit se faire doubler dans ses chansons, notamment par Nan Wynn, Anita Ellis ou Jo Ann Greer, secret que la Columbia garde jalousement.
Gilda (1946) est un film phare dans la carrière de Rita dont l’image marque encore aujourd’hui tous les esprits.
Incarnation de la femme fatale et de son extraordinaire fascination érotique, Rita Hayworth atteint son apogée dans ce film noir de Charles Vidor, son réalisateur fétiche.
Le succès est énorme et les retombées sont incroyables.
Malgré la naissance de sa fille, le mariage de Rita et d’Orson bat de l’aile, sans doute à cause du comportement d’Orson et de la jalousie maladive de Rita.
Alors qu’ils sont en instance de divorce, Orson Welles lui offre en guise de cadeau de rupture, son film : La Dame de Shanghai.
Après avoir lu le livre dont le film sera tiré, Rita veut jouer le personnage d'Elsa Bannister et démontrer qu’elle est aussi une actrice dramatique.
Le film tourne au désastre financier, certainement imputable au fait qu’il s’agit d’une œuvre d’auteur et non d’un film spécialement construit autour de la star.
Il comporte pourtant des scènes d’anthologie comme l’entrevue d’Elsa Bannister avec Michael O'Hara dans l’aquarium géant, ou celles du parc d’attractions et du théâtre chinois.
Le final du film sera une autre séquence d’anthologie : l’extraordinaire scène de massacre dans un labyrinthe de miroirs où Elsa Bannister (Rita Hayworth) agonise au milieu de ses reflets multipliés par les fragments de miroirs tombés sous l'impact des balles.
Le divorce de Rita et Orson Welles est prononcé le 1er décembre 1948.
Le 3 juillet 1948, lors d’une fête à Cannes donnée par Elsa Maxwell, célèbre chroniqueuse américaine, Rita est présentée au prince Ali Khan.
Un an plus tard, le 27 mai 1949, au terme d’une liaison placée sous le feu des tabloïds, Rita Hayworth devient princesse et se marie à Vallauris.
Mais le conte de fées est de courte durée.
Rita, qui voulait fuir Hollywood, retrouve d’autres fastes encore plus contraignants.
De plus, elle subit les tendances polygames de son mari, ce qui la blesse profondément.
Le couple divorce en 1953.
Rita fait un retour triomphal à Hollywood et tourne, en 1952, dans L'Affaire de Trinidad, mais le charme n’opère pas.
Sa popularité étant toujours grande, elle aborde le genre biblique avec Salomé.
Le film est d’abord mis en chantier par Orson Welles mais, retardé par le montage d’Othello, Orson cède la réalisation à Rouben Mamoulian.
Ce film est criblé d’invraisemblances, mais Rita Hayworth reste éblouissante et magnifiquement mise en valeur, jusqu’à la scène où elle semble nue lorsqu’elle exécute la danse voluptueuse des sept voiles.
Lancé à grand renfort publicitaire, Salomé va rapporter 4 750 000 dollars.
Toujours aussi sensuelle, Rita tourne ensuite La Belle du Pacifique, où elle incarne la prostituée Sadie Thompson, un rôle interprété avant elle par Gloria Swanson et Joan Crawford.
Les premières années après son retour à Hollywood sont difficiles pour Rita.
La bataille juridique l'opposant à Ali pour la garde de Yasmin va durer plusieurs années, des menaces vont peser sur la vie de sa fille, des conflits continuels se prolongeront avec Harry Cohn et des ennuis naîtront avec le Maccarthysme.
Elles vont être également marquées par un quatrième mariage, le 24 septembre 1954, avec Dick Haymes, ancien chanteur des orchestres de Benny Goodman et de Jimmy Dorsey.
Ce mariage va s’avérer désastreux.
Elle retourne à la Columbia en 1957 pour L'Enfer des tropiques avec Robert Mitchum, et remporte encore de grands succès dans d’excellents films comme La Blonde ou la rousse avec Frank Sinatra, son dernier film à la Columbia.
En 1958, Rita épouse son cinquième mari, James Hill, un producteur rencontré lors du tournage de La Blonde ou la Rousse.
Créateur d’une société de production avec Harold Hecht et Burt Lancaster, la Hecht-Hill-Lancaster, Hill propose le rôle d’Ann Shankland à Rita Hayworth pour le film Tables séparées tiré d’une pièce anglaise de Terence Rattigan.
Grand succès financier, le film reçoit sept nominations dont deux oscars pour les interprétations de David Niven et Wendy Hiller.
Puis Rita tourne Ceux de Cordura qui marque sûrement la fin de son mythe de star.
Rita divorce très rapidement de James Hill.
Le déclin de Rita Hayworth, atteinte de la maladie d'Alzheimer, s'amorce au cours des années 1960, En 1962, on lui propose le rôle principal dans la pièce de théâtre Step On A Crack, mais elle abandonne à la suite d'angoisses et d'épuisement nerveux.
Après la comédie Les Joyeux Voleurs de George Marshall, elle fait encore de belles compositions dans la superproduction Le Plus Grand Cirque du monde de Henry Hathaway avec John Wayne, malgré ses difficultés à mémoriser les dialogues.
Dans Piège au grisbi de Burt Kennedy, elle retrouve son partenaire et ami Glenn Ford, et dans Sur la route de Salina de Georges Lautner elle joue le rôle d’une mère infortunée propriétaire d’un bar.
La sachant à court d’argent, Robert Mitchum, son partenaire et ami de L'Enfer des tropiques, la fait engager dans ce qui sera son dernier film, La Colère de Dieu.
Elle termine le film tant bien que mal malgré ses abus d’alcool et ses graves problèmes de mémoire.
Elle commence le tournage de Tales That Witness Madness en 1972, mais les symptômes s'aggravant, elle est remplacée par Kim Novak.
En 1976, elle est prise d’une crise de démence en plein vol et photographiée à Londres à sa sortie de l’avion, l’air complètement hagard.
En 1980, un médecin diagnostique chez la star la maladie d'Alzheimer.
En 1981, elle est placée sous la tutelle de sa fille Yasmina Khan, devenue princesse elle aussi et qui deviendra l'une des plus efficaces porte-parole de l’Association pour la défense des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer.
Le 14 mai 1987, Rita Hayworth s’éteint à New York.
Elle est inhumée au cimetière Holy Cross Cemetery, dans le faubourg de Los Angeles.
Elle a laissé ses empreintes dans le ciment du Grauman's Chinese Theatre et elle possède son étoile sur le Hollywood Walk of Fame au 1645, Vine Street.

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17 octobre 2022 08:21

Albert Camus, prix Nobel de littérature
17 octobre 1957
Lorsque Camus reçoit à l’âge de 44 ans le prix Nobel, sa première réaction publique est de proclamer que « C’est Malraux qui aurait dû l’avoir ».
Le discours que prononce Camus à Stockholm est d’une si grande importance que l’on pourrait en recommander la lecture, aussitôt après le Premier Homme, son roman posthume, à ceux qui veulent s’initier à son oeuvre.

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16 octobre 2022 10:13

16 octobre 1925 :
Naissance de l' actrice Angela Lansbury.
Angela Brigid Lansbury est une actrice britannique naturalisée américaine.
Sa mère, Moyna MacGill, est une actrice de théâtre connue à l'époque à Londres.
Son père, Edgar Lansbury, est un marchand de bois de charpente.
La petite Angela n'a que 9 ans quand son père meurt d'un cancer.
Le foyer familial est alors également composé de ses deux frères jumeaux (Edgar et Bruce, qui deviendront plus tard producteurs à Broadway) et de sa demi-sœur, Isolde, née d'une précédente union de sa mère avec le metteur en scène et dramaturge Reginald Denham.
En 1942, pendant la Seconde Guerre mondiale, la menace des bombardements allemands sur Londres pousse sa mère à quitter le pays avec ses enfants pour les États-Unis.
Seule Isolde reste au Royaume-Uni en compagnie de son mari, l'acteur Peter Ustinov.
À New York, Angela suit des cours à la Feagin School of Drama and Radio.
Sa mère finit par trouver un emploi pour elle-même et pour Angela, à Los Angeles : elles travaillent dans un grand magasin Bullocks-Wilshire, Angela au rayon des cosmétiques, et sa mère à celui des jouets.
En 1944, par des relations, sa mère apprend que la compagnie de cinéma Metro-Goldwyn-Mayer recherche une jeune fille anglaise ingénue pour interpréter une bonne dans le film Hantise avec Ingrid Bergman et Charles Boyer.
Angela Lansbury passe l'audition et signe un contrat de sept ans.
Sa prestation dans ce film lui vaut sa première nomination aux Oscars en tant que Meilleure actrice dans un second rôle.
Dans son troisième film Le Portrait de Dorian Gray, tourné la même année par Albert Lewin, Angela Lansbury interprète la fragile Sybil Vane, une chanteuse de music-hall séduite puis abandonnée par Gray.
À moins de 21 ans, elle remporte avec ce film une seconde nomination aux Oscars comme meilleure actrice dans un second rôle.
Après le tournage de son troisième film, elle épouse l'acteur Richard Cromwell dont elle divorce un an plus tard.
Ses deux nominations lui ayant donné une réputation d'actrice de qualité, Angela tourne de nombreux films tels que Les Demoiselles Harvey, La Pluie qui chante en 1946, The Private Affairs of Bel Ami en 1947 ou encore, en 1948, Les Trois Mousquetaires où elle joue la reine Anne d'Autriche aux côtés de Gene Kelly.
En 1948, lors d'une soirée organisée par son grand ami Hurd Hatfield, rencontré sur le plateau de tournage du Portrait de Dorian Gray, Angela rencontre Peter Shaw, lui aussi Britannique et sous contrat à la MGM.
C'est le coup de foudre et Angela se marie le 12 août 1949.
Son mari devient vite son impresario ainsi que l'un des plus hauts dignitaires de l'agence William Morris Talent.
En 1949, elle tourne dans un film biblique, Samson et Dalila, qui renforce son image.
De 1950 à 1955, elle se consacre à la télévision.
Reçue en tant qu'artiste invitée dans des émissions telles que Playhouse ou Lux Video Theatre, elle passe de la comédie au drame, jouant dans des adaptations de A. J. Cronin et de Somerset Maugham, avec pour partenaires tant des nouveaux venus que des vétérans, tels Henry Fonda, Boris Karloff ou Peter Falk.
En 1952, elle donne naissance à Anthony, son premier enfant.
Une fille, Deirdre Angela, suit un an plus tard.
Elle passe le plus clair de son temps à la maison pour s'occuper de ses enfants et les tournages deviennent moins nombreux.
Elle réussit toutefois à tourner dans de petits succès commerciaux tels que Le Cavalier au masque avec Tony Curtis en 1955, Le Bouffon du roi avec Danny Kaye en 1956 ou encore Les Feux de l'été avec Paul Newman et Orson Welles en 1958.
Le théâtre s'intéresse à son tour à l'actrice.
Angela Lansbury est contactée en 1957 par des producteurs de Broadway pour jouer dans l'adaptation anglaise de L'Hôtel du libre échange de Georges Feydeau et Maurice Desvallières, Hotel Paradiso.
Cette expérience plaît à Angela Lansbury qui accepte en 1960 le rôle de Helen dans la comédie A Taste of Honey de Shelagh Delaney, aux côtés de Joan Plowright et Nigel Davenport.
Elle n'en poursuit pas moins sa carrière cinématographique, enchaînant les rôles comiques de Mabel Clairmont dans Qu'est-ce que maman comprend à l'amour ? en 1958, ou la mémorable mère d'Elvis Presley dans Sous le ciel bleu de Hawaï en 1962.
Toujours en 1962, elle décroche un rôle dans un film policier Un crime dans la tête qui lui vaut une troisième nomination aux Oscars.
En 1964, le producteur et auteur à succès Arthur Laurents lui offre le rôle principal de la deuxième comédie musicale de Stephen Sondheim, Anyone Can Whistle, avec Lee Remick.
Malgré un four retentissant (la pièce n'aura que neuf représentations), cette nouvelle tentative d'Angela Lansbury dans le genre musical révèle au public et aux producteurs une nouvelle facette des talents de l'actrice.
La même année, elle apparaît dans Deux Copines, un séducteur avec Peter Sellers, puis en 1965 dans La Plus Grande Histoire jamais contée retraçant la vie de Jésus.
En 1966, l'auteur-compositeur Jerry Herman propose à Angela Lansbury la comédie musicale Mame, dont la première a lieu le 24 mai.
Ce spectacle remporte un énorme succès à Broadway où il reste près de quatre ans à l'affiche, totalisant 1 508 représentations.
Elle reçoit, pour son interprétation haute en couleur, son premier Tony Award et entame une longue amitié avec sa partenaire Beatrice Arthur.
En 1969, elle crée dans la foulée la nouvelle comédie musicale de Jerry Herman, Dear World (d'après La Folle de Chaillot de Jean Giraudoux) pour laquelle elle obtient un deuxième Tony Award.
Le spectacle ne s'avère cependant pas à la hauteur de Mame et, au bout de 132 représentations seulement, Angela prend la décision de retourner en Californie afin de soustraire son fils à l'emprise de la drogue et du gourou Charles Manson.
En 1970, après l'incendie de leur demeure de Malibu, Angela Lansbury et son mari choisissent de retraverser l'océan Atlantique pour s'installer définitivement en Irlande, où ils achètent une ferme et des terrains dans le comté de Cork.
Les apparitions sur grand écran d'Angela Lansbury se font de plus en plus rares, mais elles n'en sont pas moins mémorables, notamment dans L'Apprentie sorcière des studios Disney en 1971. Dans ce film, qui reprend un peu le concept de Mary Poppins, Angela Lansbury joue le rôle d'Eglantine Price, une apprentie sorcière excentrique et peu douée qui tente de sauver son pays de l'invasion allemande, durant la Seconde Guerre mondiale.
Cette comédie remporte un vif succès aux États-Unis et au Royaume-Uni où, dans les années 1970, elle tourne quatre films dont la célèbre adaptation du roman d'Agatha Christie Mort sur le Nil en 1978, qui remporte un succès mondial et où elle interprète de manière remarquable dans le registre comique le rôle d'une romancière alcoolique ; elle y côtoie David Niven, Peter Ustinov, Bette Davis, Maggie Smith et Jane Birkin.
Angela Lansbury joue aussi le remake d'un film d'Alfred Hitchcock Une femme disparaît, l'année suivante.
En 1975, grâce à son interprétation dans une reprise de la comédie musicale Gypsy de Jule Styne et Stephen Sondheim à Broadway, Angela Lansbury remporte un troisième Tony Award puis un quatrième en 1979 avec Sweeney Todd, toujours de Sondheim, dans lequel elle crée le rôle d'une meurtrière sarcastique et malfaisante, Mrs Lovett.
En 1980, Angela Lansbury incarne une seconde fois la célèbre détective amateur Miss Marple dans l'adaptation cinématographique d'un roman d'Agatha Christie, Le Miroir se brisa.
Elle retrouve Elizabeth Taylor avec qui elle avait tourné un de ses tout premiers films, Le Grand National (1944).
Au début des années 1980, elle prête sa voix à des personnages de dessins animés, comme dans La Dernière Licorne en 1982, ou tourne dans quelques films fantastiques, comme La Compagnie des loups de Neil Jordan en 1984.
Elle reprend également le rôle de Mame à Broadway pour une quarantaine de représentations en 1983.
En 1984, un événement marque un tournant de sa carrière.
En raison des succès remportés par ses interprétations inoubliables dans des films policiers, la chaîne américaine de télévision CBS lui propose de jouer le rôle principal d'Arabesque, une série policière télévisée.
C'est alors que commence une véritable aventure pour Angela Lansbury, qui jouera le rôle de la populaire Jessica Fletcher de 1984 à 1996.
Pour l'empêcher de quitter les plateaux, on lui fait signer un contrat la déclarant productrice de la série.
Angela Lansbury interprétera ce personnage dans les 264 épisodes qui composent la série, sans compter les quatre téléfilms dérivés de la série originale, entre 1997 et 2003.
Parmi la foule des célébrités invitées, elle croise des vétérans d'Hollywood tels que David Hemmings et John Astin,Theodore Bikel, Van Johnson, Kathryn Grayson, Vera Miles, Robert Vaughn, David McCallum, Rod Taylor, Barbara Bain, Jackie Cooper, Mel Ferrer, Shirley Jones, Marisa Berenson, Peter Graves, Cyd Charisse, Dorothy Lamour, George Chakiris, à côté des nouvelles, voire futures vedettes du petit écran, comme George Clooney.
Pour ne pas se laisser emprisonner dans ce rôle, elle tourne en 1988 pour la télévision une fiction politique, Shootdown, racontant la destruction d'un Boeing sud-coréen par la chasse soviétique dans la nuit du 31 août au 1er septembre 1983.
Elle y interprète une mère dont le fils est mort dans la catastrophe, et qui enquête sur les dessous de l'affaire.
Elle découvre au fur et à mesure de ses recherches que les passagers de l'avion de ligne ont en fait servi de boucliers humains lors d'une mission d'espionnage pour le compte des services secrets américains.
Angela Lansbury est aussi apparue dans un épisode de Magnum en 1986 et dans un téléfilm romantique, The Love She Sought réalisé par Joseph Sargent, aux côtés de Denholm Elliott (1990).
Pour anecdote, elle a plusieurs fois interprété le rôle de la cousine de Jessica Fletcher qui porte le patronyme de sa mère McGill.
En 1991, Angela Lansbury renoue avec la compagnie Disney en prêtant sa voix à Mme Samovar, une théière énergique dans le dessin animé La Belle et la Bête.
Le dessin animé est un succès mondial et la chanson-titre, qu'elle interprète, reçoit l'Oscar de la meilleure chanson originale en 1992.
En 1997, elle est approchée par les studios de la 20th Century Fox pour prêter sa voix à l'impératrice Marie dans le long métrage d'animation Anastasia.
Dans les années 1990, Angela Lansbury délaisse peu à peu le cinéma pour se consacrer à la télévision.
Elle n'y joue que dans des téléfilms familiaux ayant pour thème Noël ou les relations familiales tels que Tous les rêves sont permis en 1992, Madame Noël en 1996 ou encore L'Extravagante Madame Pollifax, réalisé par son fils, Anthony Pullen Shaw, en 1999.
En 2000, elle est une fois de plus sollicitée par les studios Disney pour présenter la dernière séquence du dessin animé Fantasia 2000.
Puis, elle enchaîne les apparitions télévisées où elle intervient en tant qu'invitée dans des spectacles de variétés ou présentatrice et narratrice de nombreux documentaires ou d'émissions consacrées à l'histoire, au monde du cinéma ou encore à l'univers de Walt Disney.
Elle ne fait plus ensuite que de rares apparitions à la télévision soit dans des films policiers, où elle renoue avec son rôle de Jessica Fletcher, soit dans de petites productions.
Le 29 janvier 2003, Peter Shaw, son mari, meurt d'une crise cardiaque.
En 2005, Angela Lansbury fait son retour à la télévision, où elle apparaît dans les séries New York, unité spéciale et New York, cour de justice, et au cinéma, après de nombreuses années d'absence, dans le film Nanny McPhee aux côtés d'Emma Thompson et de Colin Firth.
En 2007, elle fait également son retour sur les planches de Broadway dans Deuce de Terrence McNally, en duo avec Marian Eldes.
La pièce raconte l'histoire de deux anciennes joueuses de tennis qui se retrouvent à l'occasion des Internationaux des États-Unis.
En 2009, à 84 ans, elle reçoit son 5e Tony Award pour la comédie de Noël Coward L'esprit s'amuse qui remporte un énorme succès, en compagnie de Rupert Everett.
Elle enchaîne avec la comédie musicale de Stephen Sondheim A Little Night Music aux côtés de Catherine Zeta-Jones.
Elle joue le rôle de Mme Van Gundy dans Monsieur Popper et ses pingouins aux côtés de Jim Carrey en 2011.
En 2012, elle est de retour à Broadway pour la pièce de Gore Vidal, The Best Man.
En 2015, elle interprète à la télévision le rôle-titre de Miss Daisy et son chauffeur, nouvelle adaptation de la pièce d'Alfred Uhry face à James Earl Jones.
En 2018, elle est à l'affiche de deux grosses productions pour le cinéma : Le Retour de Mary Poppins de Rob Marshall, où elle joue un petit rôle, et Buttons de Tim Janis.
Ces deux films lui permettent de tourner aux côtés de Dick Van Dyke.
Elle apparait aussi dans la mini-série Les Quatre Filles du docteur March avec Emily Watson.
Angela Lansbury meurt le 11 octobre 2022, à cinq jours de ses 97 ans, à son domicile de Los Angeles.

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