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&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

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fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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FAE

1 décembre 2022 13:31

Woody Allen est né le 01/12/1935 .
[. . .]

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FAE

1 décembre 2022 10:03

Bonjour à tous ! 😃
Merci les amis !

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Misterprof-

1 décembre 2022 09:37
Misterprof- a écrit :
1er décembre 1945 :
Naissance de Bette Midler, actrice, chanteuse et humoriste américaine.
Bette Midler passe son enfance à Honolulu, Hawaï.
Sa famille appartenait à la très petite communauté juive parmi une très grande majorité d'habitants d'origine asiatique.
Son prénom « Bette » lui vient de sa mère, grande cinéphile, en hommage à Bette Davis : d'ailleurs les trois enfants reçoivent les noms des étoiles d'Hollywood de l'époque.
Jusqu'à l'âge de treize ans, il lui est interdit de regarder la télévision et son éducation est très stricte.
À l'été 1965, elle se rend à New York, utilisant l'argent qu'elle a gagné pour avoir participé à un film intitulé Hawaii.
Elle joue, la même année, dans deux pièces de théâtre : Miss Nefertiti Regrets et Cinderella Revisited.
De 1966 à 1969, elle interprète le rôle de Tzeitel dans le spectacle Un violon sur le toit : elle participera à la tournée nationale et rejoint ensuite Broadway.
Au début des années 1970, Midler est engagée pour jouer au « Continental Baths », un sauna de la ville de New York.
Son succès est tel que depuis cette époque, on l'évoque sous le titre de « The Divine Miss M ».
Elle continue à se produire dans des clubs et des cafétérias.
En 1972 elle signe un contrat avec Atlantic Records : en novembre son premier album,The Divine Miss M, est enregistré en studio.
Il se hisse à la neuvième place du Billboard 200 des disques les plus vendus et est récompensé d'un disque de platine par la Recording Industry Association of America.
Sur cet enregistrement, on retrouve « Do You Want To Dance? », « Friends » et « Boogie Woogie Bugle Boy » sur la liste du top 40 du Billboard Hot 100.
La chanteuse reçoit le Grammy Award de la meilleure nouvelle artiste.
L'année suivante paraît l'album intitulé Bette Midler : il est composé de chansons choisies dans le répertoire d'artistes comme Bob Dylan ou Glenn Miller.
Ce disque sera classé à la sixième place du Billboard Hot 100 et sera disque d'or.
En 1974, elle reçoit le Tony Award pour sa participation au spectacle Clams on the Half Shell Revue donné à Broadway.
Puis en 1976 c'est le programme de télévision The Bette Midler Show de la chaîne HBO, et en 1977 le Bette Midler : Ol'Red Hair is Back de la NBC.
Cette dernière émission lui permet de recevoir un « Primetime Emmy » dans la catégorie Meilleur programme spécial de musique, de comédie ou de variété.
Parallèlement elle incarne le rôle de Woody dans la série télévisée Vegetable Soup (1975-1978) du canal PBS.
Elle participe aussi à des programmes tels que The Sonny & Cher Comedy Hour et Saturday Night Live.
De 1975 à 1977, elle a une histoire d'amour avec le chanteur Tom Waits.
Elle fait ses débuts d'actrice en 1979, dans le film The Rose qui reçoit un accueil favorable des critiques et du public.
Elle interprète une chanteuse de rock, dont la vie fait écho à celle de Janis Joplin : ce rôle lui vaut sa première nomination aux Oscars dans la catégorie Meilleure actrice.
Ensuite elle gagne deux Golden Globes dans les catégories Nouvelle star de l'année et Meilleure actrice- comédie ou film musical.
La bande sonore du film atteint la douzième place du Billboard 200 et l'année suivante elle décroche un Grammy pour la Meilleure interprétation vocale pop féminine.
Au milieu de 1980, sort le long-métrage de Michael Ritchie, Divine Madness, documentaire sur une série de concerts donnés par Midler en 1979 à Pasadena, Californie.
Elle est de nouveau nommée pour le Golden Globe dans la catégorie Meilleure actrice - comédie ou film musical.
Le disque homonyme est couronné disque de platine.
Par contre, le film suivant Jinxed!, en 1982, est un échec commercial.
En 1983 sort son sixième album studio : No Frills qui est mieux apprécié en Europe.
Il est composé de nouvelles versions de chansons folk, rock et new wave.
Une tournée de concerts est mise sur pied : le De Tour (1983-1984) qui sera suivie par six années de silence musical.
Bette Midler est mariée depuis 1984 à Martin von Haselberg.
Ils ont une fille, Sophie von Haselberg, née en 1986.

Fausse manœuvre !
Je n' avais pas terminé l' évocation de Bette Midler.
En 1986 elle participe à deux films : la comédie Ruthless People dirigée par David Zucker et Jim Abrahams, avec Judge Reinhold, Danny DeVito et Helen Slater.
Ensuite le film Le Clochard de Beverly Hills, réalisé par Paul Mazursky avec Nick Nolte, Richard Dreyfuss, Tracy Nelson et Elizabeth Pena.
Elle est une nouvelle fois nommée comme meilleure actrice de comédie ou de film musical. En 1988, Bette prête sa voix à Georgette la caniche dans le dessin animé Oliver et Compagnie.
Elle remporte la même année un grand succès avec le film Beaches dans lequel elle interprète la chanson Wind Beneath My Wings, l'un des plus grands succès de sa carrière musicale, pour lequel elle obtient un Grammy.
En 1990, Midler sort un nouvel album intitulé Some People's Lives: son seul album-studio en sept ans.
C'est un succès commercial : plus de deux millions de disques vendus et un très bon classement au Billboard 200 et au UK Albums Chart (respectivement classé sixième et cinquième).
En 1991, elle remporte un nouveau Grammy grâce à la chanson « From a Distance » contenue dans l'album Some People's Lives.
Elle participe au film musical For the Boys de Mark Rydell aux côtés de James Caan et de George Segal : cela lui vaut sa seconde nomination aux Oscars dans la catégorie meilleure actrice et remporte le Golden Globe de la meilleure actrice de comédie ou de film musical.
L'année suivante, elle est l'invitée du programme The Tonight Show; à cette occasion elle interprète un chant d'adieu à Johnny Carson, qui abandonne cette émission populaire.
En 1993, elle participe au téléfilm Gypsy sous la direction d'Emile Ardolino, avec Cynthia Gibb et Peter Riegert : le thème est repris de la comédie musicale de Broadway.
Elle reçoit un Golden Globe comme meilleure actrice de mini-série ou de téléfilm ; elle est aussi nommée pour un Emmy dans la catégorie Meilleure actrice - mini-série ou téléfilm.
En 1995, elle sort l'album intitulé Bette of Roses, mélange de chansons folk, rock et country ; c'est le dernier disque qu'elle publiera chez Atlantic Records.
Elle s'entoure de Arif Martin, Marc Mann, Robbie Buchanan, Robbie Kondor, Steve Skinner et Bonnie Hayes.
Ce disque est un succès commercial attesté par un disque de platine.
En 1996, elle joue dans The First Wives Club aux côtés de Goldie Hawn et Diane Keaton.
L'année 2000, Midler joue dans trois films : la comédie What Women Want aux côtés de Mel Gibson et d'Helen Hunt, ensuite Isn't She Great avec Nathan Lane, Stockard Channing et David Hyde Pierce, enfin le film Drowning Mona de Nick Gomez avec Danny DeVito, Neve Campbell et Jamie Lee Curtis.
Les deux derniers longs-métrages sont très critiqués et sont des échecs commerciaux. L'émission Bette connaît à ses débuts un succès d'audience : seront invités des stars comme Oprah Winfrey, Dolly Parton, Danny DeVito, George Segal, Brenda Song, Tim Curry, David James Elliott, Olivia Newton-John, Lindsay Lohan et Jon Lovitz.
Très vite le nombre de téléspectateurs va diminuer, amenant CBS à supprimer l'émission. Cependant ce programme lui vaudra une nomination aux Golden Globes dans la catégorie Meilleure actrice de série télévisée- Comédie et de remporter la récompense People's Choice en tant qu' interprète favorite d'une nouvelle série télévisée.
En même temps sort l'album de studio Bette qui est un échec commercial.
En 2003, elle signe un contrat avec Columbia Records et sort un album en hommage à Rosemary Clooney :Bette Midler Sings the Rosemary Clooney Songbook.
C'est un succès commercial aux États-Unis : l'album se hisse à la 14e place du Billboard 200 et sera reconnu comme disque d'or.
Sa promotion est assurée par la tournée américaine et australienne Kiss.
Un hommage à Peggy Lee sort en 2005 : Bette Midler Sings the Peggy Lee Songbook.
À nouveau, c'est un succès commercial non seulement aux États-Unis mais aussi en Europe.
On retrouve l'album dans les premières places du Billboard 200, du Swedish Album Chart et de l'UK Albums Chart.
Fin 2006, elle enregistre l'album Cool Yule, bien accueilli par la critique et nommé aux Grammy en tant que Meilleur album de pop traditionnelle.
L'album rentre dans la liste « top 40 » du Billboard Top Holiday Albums, Billboard Digital Album et Billboard 200.
L'année suivante, c'est Jackpot: The Best Bette, succès sur le marché anglo-saxon : il arrive en sixième place des albums les plus vendus au Royaume-Uni.
Fin 2007, elle signe un contrat pour un spectacle au Caesar Palace de Las Vegas : Bette Midler: The Showgirl Must Go On.
200 représentations sont prévues sur trois années, et le show, qui débute le 20 février 2008 est un retour sur sa carrière musicale.
En 2012, elle est présente dans la saison 4 de Glee.
En 2019, elle tient un rôle secondaire dans la série The Politician créé par Ryan Murphy sur Netflix, elle revient avec un rôle plus important lors de la saison 2.
En 2020, confirme sa présence dans le prochain Hocus Pocus signé Disney.

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Capusa06

1 décembre 2022 09:30

1er décembre 1789

Les Français découvrent la guillotine .

Le 1er décembre 1789, le député Joseph Guillotin, docteur de son état, suggère à la tribune de l'Assemblée constituante que soit introduite l'égalité de tous les citoyens devant le juge.

« Les délits du même genre seront punis par le même genre de peine, quels que soient le rang et l'état du coupable, écrit-il dans son projet de loi. Dans tous les cas où la loi prononcera la peine de mort, le supplice sera le même (décapitation), et l'exécution se fera par un simple mécanisme ».

Égalité devant la mort .

L'Assemblée constituante édicte donc le 3 juin 1791 que « tout condamné à mort aura la tête tranchée » (article 3 du Code civil). Elle demande à Antoine Louis, secrétaire perpétuel de l'Académie de chirurgie, de mettre au point la machine à exécuter.

Le chirurgien s'inspire d'une machine d'origine écossaise, avec un tranchoir entre deux montants en bois. Il améliore son mécanisme et remplace le couperet en forme de croissant par un couperet en forme de trapèze.

La machine assure selon ses promoteurs une mort immédiate, à la différence de la décapitation à la hache ou à l'épée (la « décollation », privilège des nobles) ; à la différence également de la pendaison, de la roue ou, pire, de l'écartèlement, supplices réservés aux roturiers.

Elle est essayée à Bicêtre sur des moutons et des cadavres. Nicolas-Jacques Pelletier, en fait les frais pour la première fois le 25 avril 1792. C'est un voleur de grand chemin qui a frappé un citoyen pour lui extorquer ses assignats.

La machine est d'abord appelée « louisette ». Puis, les journalistes parlementaires, mécontents du docteur Guillotin qui, à l'Assemblée, leur demandait de bien se tenir, la baptisent « guillotine », non sans s'attirer les protestations de l'intéressé.

Dans l'argot des rues, la machine sera aussi surnommée le « rasoir national » ou la « Veuve ». Les magistrats préfèrent quant à eux le délicat euphémisme : « bois de justice ».

Pendant la Grande Terreur, en 1793 et 1794, environ 17 000 condamnés auront à la connaître.

Elle recueillera en France un vif succès populaire jusqu'au 29 juin 1939, date à laquelle les exécutions cessent d'être publiques.

Les armées de la Révolution et de l'Empire diffusent l'invention dans les pays conquis. C'est ainsi que la guillotine sera utilisée jusqu'au milieu du XXe siècle dans certains Länder allemands telle la Bavière .

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1 décembre 2022 09:25

1er décembre 1945 :
Naissance de Bette Midler, actrice, chanteuse et humoriste américaine.
Bette Midler passe son enfance à Honolulu, Hawaï.
Sa famille appartenait à la très petite communauté juive parmi une très grande majorité d'habitants d'origine asiatique.
Son prénom « Bette » lui vient de sa mère, grande cinéphile, en hommage à Bette Davis : d'ailleurs les trois enfants reçoivent les noms des étoiles d'Hollywood de l'époque.
Jusqu'à l'âge de treize ans, il lui est interdit de regarder la télévision et son éducation est très stricte.
À l'été 1965, elle se rend à New York, utilisant l'argent qu'elle a gagné pour avoir participé à un film intitulé Hawaii.
Elle joue, la même année, dans deux pièces de théâtre : Miss Nefertiti Regrets et Cinderella Revisited.
De 1966 à 1969, elle interprète le rôle de Tzeitel dans le spectacle Un violon sur le toit : elle participera à la tournée nationale et rejoint ensuite Broadway.
Au début des années 1970, Midler est engagée pour jouer au « Continental Baths », un sauna de la ville de New York.
Son succès est tel que depuis cette époque, on l'évoque sous le titre de « The Divine Miss M ».
Elle continue à se produire dans des clubs et des cafétérias.
En 1972 elle signe un contrat avec Atlantic Records : en novembre son premier album,The Divine Miss M, est enregistré en studio.
Il se hisse à la neuvième place du Billboard 200 des disques les plus vendus et est récompensé d'un disque de platine par la Recording Industry Association of America.
Sur cet enregistrement, on retrouve « Do You Want To Dance? », « Friends » et « Boogie Woogie Bugle Boy » sur la liste du top 40 du Billboard Hot 100.
La chanteuse reçoit le Grammy Award de la meilleure nouvelle artiste.
L'année suivante paraît l'album intitulé Bette Midler : il est composé de chansons choisies dans le répertoire d'artistes comme Bob Dylan ou Glenn Miller.
Ce disque sera classé à la sixième place du Billboard Hot 100 et sera disque d'or.
En 1974, elle reçoit le Tony Award pour sa participation au spectacle Clams on the Half Shell Revue donné à Broadway.
Puis en 1976 c'est le programme de télévision The Bette Midler Show de la chaîne HBO, et en 1977 le Bette Midler : Ol'Red Hair is Back de la NBC.
Cette dernière émission lui permet de recevoir un « Primetime Emmy » dans la catégorie Meilleur programme spécial de musique, de comédie ou de variété.
Parallèlement elle incarne le rôle de Woody dans la série télévisée Vegetable Soup (1975-1978) du canal PBS.
Elle participe aussi à des programmes tels que The Sonny & Cher Comedy Hour et Saturday Night Live.
De 1975 à 1977, elle a une histoire d'amour avec le chanteur Tom Waits.
Elle fait ses débuts d'actrice en 1979, dans le film The Rose qui reçoit un accueil favorable des critiques et du public.
Elle interprète une chanteuse de rock, dont la vie fait écho à celle de Janis Joplin : ce rôle lui vaut sa première nomination aux Oscars dans la catégorie Meilleure actrice.
Ensuite elle gagne deux Golden Globes dans les catégories Nouvelle star de l'année et Meilleure actrice- comédie ou film musical.
La bande sonore du film atteint la douzième place du Billboard 200 et l'année suivante elle décroche un Grammy pour la Meilleure interprétation vocale pop féminine.
Au milieu de 1980, sort le long-métrage de Michael Ritchie, Divine Madness, documentaire sur une série de concerts donnés par Midler en 1979 à Pasadena, Californie.
Elle est de nouveau nommée pour le Golden Globe dans la catégorie Meilleure actrice - comédie ou film musical.
Le disque homonyme est couronné disque de platine.
Par contre, le film suivant Jinxed!, en 1982, est un échec commercial.
En 1983 sort son sixième album studio : No Frills qui est mieux apprécié en Europe.
Il est composé de nouvelles versions de chansons folk, rock et new wave.
Une tournée de concerts est mise sur pied : le De Tour (1983-1984) qui sera suivie par six années de silence musical.
Bette Midler est mariée depuis 1984 à Martin von Haselberg.
Ils ont une fille, Sophie von Haselberg, née en 1986.

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30 novembre 2022 11:26

Merci Capusa !

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30 novembre 2022 09:24

Brennus Ambiorix Crosnier, connu sous le pseudonyme Charles Brennus, est un médailleur, ciseleur et un dirigeant sportif national français, né à Châteaudun le 30 novembre 1859 et mort au Mans le 23 décembre 1943.


Biographie

Brennus Ambiorix Crosnier est né le 30 novembre 1859 dans le département d'Eure-et-Loir. Il est le fils de Jules Alphonse Crosnier, tailleur d'habits, et d'Augustine Sibot, couturière.

Activités professionnelles et artistiques .

Il exerce la profession de maître graveur dans le 3e arrondissement de Paris au 17 rue Chapon puis au no 40 rue de Montmorency. Parmi ses œuvres principales on relève :

les trois versions du bouclier de Brennus, créé en 1892 à partir d'un dessin original du baron Pierre de Coubertin, alors secrétaire de l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA).
Le bouclier de Brennus (Rugby), 1892.
Le bouclier de Brennus (Rugby), 1892.


Trophée de la Longue paume, 1892.
Trophée de la Longue paume, 1892.

la médaille de la Société des architectes de Seine-et-Marne ;
la médaille du journal La France de Bordeaux ;
la médaille ayant pour sujet Le Billard.

Dirigeant sportif

Venu au sport à 30 ans passés, Charles Brennus s'adonne avec succès au cyclisme, au cross-country et au rugby. Il fonde le Sporting club universitaire de France rugby (SCUF) le 5 décembre 1895 sous le nom de Sporting club amateur dont il devient président. Membre de l'équipe première de rugby de 1896 à 1900, il en est le capitaine pendant les deux premières saisons.

En parallèle, il s'impose dès 1896 comme un des dirigeants majeurs de l'USFSA où on le retrouve dans toutes les commissions (cyclisme, athlétisme, rugby, natation) ainsi qu'au Conseil et à son Comité de Paris. Surnommé « le père Brennus » par les dirigeants et supporters de clubs, il préside la commission de rugby durant plus d'un quart de siècle, jusqu'en 1919. Juge-arbitre national, directeur des championnats de France d'athlétisme, membre du jury des Jeux Olympiques de 1900, il est reconnu dès 1898 comme un des meilleurs arbitres, se chargeant de l'organisation pratique des matchs sur le territoire français et manageant l'équipe de France.

La médaille de la Légion d'honneur est décernée à Charles Brennus le 14 juillet 1920 pour services rendu au rugby. Le 11 octobre 1920, la commission de rugby de l'USFSA laisse place à la Fédération française de rugby placée sous la présidence d'Octave Léry. Charles Brennus en est nommé président d'honneur en 1921. Il se retire de la vie sportive dès le début de la Seconde Guerre mondiale, et quitte en 1941 le quartier du Marais pour Le Mans où il réside chez sa fille. Il y meurt le 23 décembre 1943 des suites d'une crise d'urémie. Il est enterré à Franconville.

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FAE

30 novembre 2022 08:22

Bonjour à tous ! 😃
Merci les amis !

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30 novembre 2022 07:54

30 novembre 1974 :
Des anthropologues découvrent 52 restes d’ un squelette vieux de 3 millions d’ années, au Nord - Est de l’ Éthiopie.
Il s’ agit d’ une femme de 1,10 m, avec une forte mâchoire et une capacité crânienne faible (moins de 500 cm3).
Les savants la baptisent Lucy, en référence à la chanson des Beatles qu’ ils écoutaient à leur bivouac.

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29 novembre 2022 10:02
FAE a écrit :
Bien de détails de la biographie de Michel Berger m'étaient inconnus.
J'avais oublié qu'il nous avait quittés si jeune . . .

Dimanche, je suis allé voir le nouveau spectacle Starmania à la Seine musicale.
J' ai retrouvé avec plaisir toutes ces chansons qui restent gravées dans notre mémoire.
29 novembre 2001 :
Décès de George Harrison, musicien britannique, guitariste, auteur-compositeur-interprète et producteur de cinéma, et le plus jeune membre des Beatles .
Né le 25 février 1943 à Liverpool, dans une famille catholique, il est issu d'un milieu modeste.
Fils de Harold Hargreaves Harrison et de son épouse Louise (née French), il est le dernier de quatre enfants.
Il a une sœur aînée, née en 1931, prénommée Louise comme sa mère, et deux frères, Harry et Peter, nés en 1934 et 1940.
Le père, ancien steward à la White Star Line, devient chauffeur de bus, la mère est employée de commerce.
La famille vit à Wavertree, un quartier de Liverpool, durant les six premières années de la vie de George.
Le logement est modeste et ne compte que quatre pièces sur deux étages, dont une laissée à l'abandon, car il y faisait trop froid.
Par la suite, la famille déménage dans un autre logement social, au 25 Upton Green à Speke.
Enfant, George Harrison fréquente l'école de Dovedale, près de Penny Lane, où allait, quelques années auparavant, son ami d' enfance et futur partenaire John Lennon.
Sa scolarité débute une année en retard à cause d'effectifs trop élevés dans les écoles locales, conséquence d'une poussée de la natalité.
Cela explique également qu'il a été scolarisé dans une école assez éloignée de chez lui.
Il fait également sa communion, mais décide de ne pas recevoir la confirmation, appréciant peu le « baratin du culte ».
Il prend même l'habitude de courir se cacher lorsque le prêtre local rend visite à sa famille. Bien que le quartier de Speke ait été un quartier difficile, Harrison considère avoir vécu une enfance heureuse.
Il fréquente, de 1954 à 1959, le Liverpool Institute High School for Boys.
Cette période est difficile pour lui, à cause de la stricte discipline de cette grammar school et de l'impression d'être muselé dans la masse de ses condisciples.
Il échoue à ses examens terminaux, s'amusant à dire que les quelques points qu'il a obtenus le récompensaient d'avoir bien écrit son nom en haut de la feuille.
Alors qu'il a 12 ans, il est hospitalisé pour une inflammation des reins.
C'est durant ces six semaines de convalescence qu'il décide d'acheter une guitare à un camarade de classe.
Cependant, celle-ci se retrouve bien vite brisée et reste inutilisée pendant quelque temps. Un peu plus tard, son père lui présente un ami guitariste qui lui apprend, plusieurs heures par semaine, des accords et des chansons.
Deux ans plus tard, les économies du foyer permettent d'acheter un meilleur instrument. Alors que Liverpool vit au rythme de la musique skiffle, Harrison fonde le groupe The Rebels avec son frère Peter et un ami.
Ils ne se produisent qu'une fois, en remplacement d'un groupe qui avait déclaré forfait.
À cette époque, il fréquente Paul McCartney, de huit mois son aîné, partageant le bus qui les ramène de l'école.
Leur attrait commun pour la musique favorise la naissance de leur amitié, et son concert avec les Rebels l'aide à gagner en crédibilité.
Ils deviennent alors amis intimes et perfectionnent leur technique de jeu ensemble.
Durant l'été 1957, ils partent tous deux en auto-stop sur la côte sud de l'Angleterre avec leurs guitares.
McCartney finit par déménager dans un autre quartier de Liverpool, où il se lie avec John Lennon, qui a également son groupe, The Quarrymen, que Paul rejoint après avoir fait la preuve de ses capacités.
Début 1958, Paul McCartney le propose à John Lennon pour qu'il intègre sa formation, The Quarrymen.
À trois, ils forment le noyau du groupe qui en 1960 est renommé The Beatles et deviendra à partir de 1963, après l'arrivée du batteur Ringo Starr, et sous la houlette de George Martin, un des plus grands phénomènes de l'histoire de la musique populaire du XXe siècle.
L'influence de Harrison dans la musique des Beatles va croissant au fil des années.
Il est tout d'abord le guitariste solo et un des quatre chanteurs du groupe, qui se distingue très vite pour la qualité de ses harmonies vocales.
À partir de 1965, il introduit la spiritualité, la musique et des instruments indiens dans l'univers musical des Beatles.
Enfin, il compose quelques-unes de leurs plus belles chansons durant les dernières années du groupe, comme While My Guitar Gently Weeps, Something ou Here Comes the Sun.
Il est aussi un pionnier dans l'utilisation du synthétiseur Moog dans la musique rock.
À mesure que son talent de compositeur s'affirme, sa frustration de se trouver dans l'ombre du tandem Lennon/McCartney grandit, contribuant aux dissensions qui vont conduire à la séparation du groupe en 1970.
Harrison connaît une très belle réussite artistique et commerciale au début de sa carrière solo, avec son triple album All Things Must Pass et la chanson My Sweet Lord.
Il organise en 1971 un concert pour le Bangladesh, le premier concert de bienfaisance de l'histoire du rock.
Il se lance également dans le cinéma, en fondant la société de production HandMade Films, qui produit notamment le film des Monty Python La Vie de Brian, dans lequel il fait une brève apparition.
Il connaît ensuite des hauts et des bas dans sa carrière solo jusqu'à ce que la parution de son album Cloud Nine (1987) lui permette de renouer avec le succès commercial et populaire, porté par le single Got My Mind Set on You.
En 1988, il crée le supergroupe Traveling Wilburys, avec Roy Orbison, Tom Petty, Jeff Lynne et Bob Dylan, formation qui produit deux albums.
Tout d'abord marié à Pattie Boyd (qu’il a rencontrée sur le tournage du film A Hard Day's Night), de 1966 à 1977, il épouse en secondes noces, en 1978, Olivia Trinidad Arias, avec qui il a un fils, Dhani.
Ses apparitions se font rares au cours des années 1990, durant lesquelles il participe au projet Anthology des Beatles et travaille épisodiquement à un hypothétique album, finalement publié après sa mort sous le titre Brainwashed.
Un cancer de la gorge lui est diagnostiqué en 1997.
Fragilisé de surcroît par une tentative d'assassinat dont il est victime en 1999 dans sa propriété, il meurt le 29 novembre 2001 à l'âge de 58 ans.
Vingt ans après sa mort, il est encore considéré par le public comme l'un des grands artistes de son époque.

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Capusa06

29 novembre 2022 10:00

Cixi, ou Tseu-Hi, ou Ts'eu-hi (chinois : 慈禧 ; pinyin : Cíxǐ ; wade-giles : Tz'u-Hsi), née le 29 novembre 1835 à Pékin et morte le 15 novembre 1908 à la Cité interdite, est une impératrice douairière de Chine de la dynastie Qing qui exerça la réalité du pouvoir en Chine pendant 47 ans de 1861 à sa mort.

Choisie adolescente par l'empereur Xianfeng et sa mère pour devenir concubine impériale, elle donne naissance à un fils, qui deviendra l'empereur Tongzhi après la mort de Xianfeng. Son véritable nom est Yehenala Xingzhen mais, après l'intronisation de son fils, elle prend le nom honorifique de « Cixi » (Ts'eu-hi) : « mère vénérable ». Cixi parvient à renverser le groupe de régents nommé par l'empereur défunt et assume elle-même la régence durant l'enfance de son fils aux côtés de l'impératrice douairière Ci'an. Cixi consolide ensuite son contrôle sur la dynastie et, à la mort de l'empereur Tongzhi, contrairement aux règles de succession, elle installe son neveu sur le trône sous le titre d'empereur Guangxu en 1875.

Bien qu'elle refuse d'adopter un modèle de gouvernement occidental, elle soutient néanmoins le mouvement d'auto-renforcement technologique et militaire. Cixi rejette la réforme des Cent Jours de 1898 qu'elle considère impraticable et nuisible au pouvoir dynastique et place l'empereur Guangxu sous surveillance pour avoir apporté son soutien aux réformateurs. Après la révolte des Boxers et l'invasion des armées alliées, les pressions externes et internes forcent Cixi à effectuer des changements institutionnels qu'elle avait refusés jusque-là et elle nomme des réformateurs à des postes de fonctionnaires. La dynastie est déposée par la révolution chinoise de 1911, trois ans après sa mort (et la nouvelle ère républicaine commence le 1er janvier 1912).

Les historiens chinois et internationaux la représentent généralement comme un despote et comme la responsable de la chute de la dynastie, tandis que d'autres suggèrent que ses adversaires réformateurs ont réussi à en faire un bouc émissaire de problèmes qui allaient au-delà de son pouvoir, qu'elle est intervenue pour calmer les troubles, qu'elle n'était pas plus impitoyable que les autres dirigeants, et qu'elle était même résolument réformiste vers la fin de sa vie.

Biographie

Concubine impériale

Fille de sang noble de Huizheng, un porte-enseigne issu du clan mandchou Yehe Nara (en) (pinyin : Yèhè Nālā Shì), Cixi, née durant l'hiver 1835, voit son éducation prise en charge par son oncle à la mort de ses parents. À l'âge de quinze ans, elle fait partie d'un groupe de soixante jeunes filles choisies pour devenir les concubines de l'empereur de Chine Xianfeng, et se voit nommée concubine de sixième rang ou « noble dame », avec le nom honorifique « Lan » (chinois : 蘭貴人, pinyin : Lán guìrén).

Un jour, son eunuque personnel transgresse les règles de la Cité interdite et révèle à sa maîtresse qu'il peut l'aider pour que l'empereur veuille la choisir pour la nuit. Cixi se fâche mais accepte finalement de l'écouter. Cixi use de ruse et de calculs pour entrer dans les bonnes grâces du grand eunuque de la cité impériale, lequel fit ensuite l'éloge de la beauté de Cixi à l'empereur.

En 1852, l’empereur Xianfeng commence à grandement la favoriser. Au terme de trois mois entiers passés auprès de lui, elle devient la favorite impériale en titre. Le 27 avril 1856, elle donne naissance à un fils du nom de Zaichun, destiné à succéder à son père sur le trône. Après avoir donné un fils à l'Empire, elle est, après l'impératrice, la femme la plus importante de l'Empire.

Toutefois, son ascension a un prix : l'éducation du prince héritier est confiée à l'impératrice, sa rivale, et aux eunuques de la Cour. Cependant Cixi, favorite de l'empereur, est sa conseillère dans les affaires de l'Empire, ce qui constitue à l'époque une attitude sacrilège en totale rupture de la répartition des rôles. Par ailleurs, contrairement à la plupart des autres concubines impériales, elle sait lire et écrire, ce qui lui permet d'assister efficacement Xianfeng. À son contact, elle apprend rapidement la gestion des affaires d'État.

Sa prise de pouvoir

En 1860, pendant la seconde guerre de l’opium, Français et Anglais attaquent Pékin et la cour doit fuir pour Rehe en Mandchourie. Xianfeng sombre alors dans la dépression et meurt le 22 août 1861, à 30 ans.

Juste avant la mort de l'Empereur, deux groupes s'opposent afin de gouverner. Le premier est constitué de deux cousins favoris de l'Empereur, les princes Yi (en) et Zheng (en). C'est dans le second groupe que Cixi trouve sa place avec à ses côtés le commandant de la garde impériale, Rong Lu (parfois considéré comme un amant secret), et le prince Gong (en) qui garde le trône de Pékin. Cixi dispose aussi de l'appui du Grand eunuque. Quant à Ci'an, la première épouse de l'Empereur et impératrice douairière, elle reste neutre. Elle est dès lors convoitée par les deux factions car elle est supposée exercer la régence à la mort de l'empereur, excepté dans le cas de dispositions contraires de ce dernier.

Un édit accordant les titres de régents et de tuteurs du jeune héritier du trône (le fils de Cixi) est arraché à l'Empereur sur son lit de mort en faveur des princes Yi et Zheng. Par ruse, Cixi dérobe le sceau impérial, lui permettant de valider ou non les décrets impériaux.

Alors que les funérailles de l'Empereur ont lieu, les deux princes désavoués ainsi que leur allié mandarin Su Shun (en) se préparent à remettre la main sur le sceau récemment dérobé. Le convoi doit être attaqué et le sceau récupéré sur le cadavre de Cixi. Cependant, le complot est éventé, faisant échouer la conspiration, lorsque Rong Lu s'élance à cheval et rattrape les assassins employés par le trio. Quelques jours plus tard, les instigateurs sont éliminés : Su Shun est décapité et les deux princes mandchous reçoivent l'autorisation de se pendre. Ci'an, à la personnalité peu affirmée, se range alors aux côtés de Cixi. Cette dernière, déjà impératrice mère, prend le titre d'Impératrice Mère du Palais d'Occident et Ci'an, d'Impératrice Mère du Palais d'Orient. Elles détiennent désormais le pouvoir suprême en Chine. Gong est nommé conseiller de la Couronne en récompense de sa loyauté. Zaichun, âgé de six ans, est intronisé empereur sous le nom de Tongzhi. Cette succession plutôt inattendue semble redonner du sang neuf à la dynastie mandchoue, jusqu'alors en perdition.

Maîtresse de l'Empire

À la mort de l’empereur Xianfeng en 1861, Cixi devient impératrice douairière, associée à Ci'an, alors impératrice. Cixi détient alors les pleins pouvoirs pendant que Ci'an reste dans son ombre jusqu'à sa mort en 1881.

À sa majorité en 1873, Tongzhi règne sur la Chine. Cependant Cixi n’a pas l’intention de le laisser changer l’ordre établi : son fils, le nouvel Empereur, règne seulement en apparence tandis qu'elle conserve la mainmise sur les décisions importantes. Les apparences sont maintenues : l'Empereur promulgue les décrets mais la décision véritable revient en fait à la toute-puissante impératrice douairière. Cette pratique est appelée par ses contemporains « régner derrière le rideau », expression à prendre au sens littéral. Cixi a en effet installé dans la salle du trône une tenture suffisamment transparente pour lui permettre de voir le dos de l'Empereur et les gens placés devant lui, mais suffisamment opaque pour qu'elle ne soit pas vue. Assise derrière le trône impérial, elle tire les ficelles de l'Empire, réduisant le « fils du ciel » au rôle de figurant.

Cixi est de religion bouddhiste et aussi taoïste. Elle vénérait en particulier bodhisattva Guanyin, la déesse de la miséricorde.

À cette époque, le jeune Empereur sort de la Cité interdite presque chaque nuit pour se distraire avec des prostituées ou bien fumer de l'opium (drogue introduite d'Inde par les Britanniques et interdite à la consommation par décret impérial). Mais ses excès et sa vie de débauche ne lui permettent pas de tenir longtemps : il meurt à dix-neuf ans à peine, en 1875. À sa mort, selon les annales de la cour, Cixi se déclare bouleversée : « Je croyais pouvoir être heureuse une fois mon fils empereur ; à sa mort, je suis devenue une autre car c'en était fini de mon bonheur ». Mais Cixi n'a pas le temps de sombrer dans le chagrin car l'épouse de Tongzhi est enceinte. Si elle donne naissance à un fils, ce dernier sera proclamé héritier du trône et Cixi sera évincée du pouvoir car la jeune veuve assumerait la régence à sa place. C'est pourquoi elle convoque, le jour même de la mort de son fils, les hauts dignitaires de l'Empire pour faire désigner Zaitian comme héritier — le fils, âgé d'à peine quatre ans, de sa sœur et d’un prince impérial. Cette proclamation apparaît alors comme un véritable coup d'État.

Zaitian devient le nouvel empereur sous le nom de Guangxu, mais il est soumis au même sort que son prédécesseur. Une nouvelle fois, les deux douairières sont chargées de la régence de l’enfant mineur. La mort de Ci'an en 1881 laisse Cixi seule régente. Résolue à préserver la tradition impériale chinoise, Cixi dirige la Cité interdite d'une main de fer. Cependant, elle ne perçoit pas les signes avant-coureurs du déclin de la Chine impériale. À sa majorité, l’Empereur Guangxu se charge personnellement des affaires du gouvernement mais demeure dans les faits la marionnette de Cixi.

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FAE

28 novembre 2022 15:25

Bien de détails de la biographie de Michel Berger m'étaient inconnus.
J'avais oublié qu'il nous avait quittés si jeune . . .

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FAE

28 novembre 2022 12:03

Merci les amis !

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28 novembre 2022 11:33

28 novembre 1947 :
Naissance du chanteur Michel Berger.
Michel Jean Hamburger est un pianiste, auteur-compositeur-interprète, directeur artistique et arrangeur musical français.
Il est le fils du professeur de médecine et néphrologue Jean Hamburger et de la concertiste Annette Haas, tous deux de confession juive et convertis au protestantisme.
De sa mère il reçoit une éducation stricte, athée, rationaliste et rigoriste.
En 1953, il est âgé de six ans lorsque son père, ayant subi une sérieuse opération des poumons qui le laisse partiellement amnésique (il se souvient de tout sauf de sa famille), abandonne femme et enfants sans aucune explication.
Il est scolarisé au lycée Carnot, puis fait des études de philosophie à l'université Paris-Nanterre, en mai 1968, et obtient, à 21 ans, sa maîtrise avec l'Esthétique de la pop musique comportant une étude comparative des deux albums de Jimi Hendrix : Are You Experienced et Axis: Bold as Love.
Michel Berger se fait connaître en tant que chanteur dès l'époque de Salut les copains dans les années 1960.
En 1963, il fait sa première apparition à la télévision en chantant la chanson la Camomille.
C'est également en 1963 qu'il sort un premier 45 tours avec la chanson phare D'Autres Filles. D'autres 45 tours vont suivre mais n'accrochent pas le public.
Il figure sur la photo du siècle regroupant 46 vedettes françaises du mouvement « yéyé » en avril 1966, réalisée par Jean-Marie Périer.
Il passe ensuite à la production chez EMI où il écrit, entre autres, Les Girafes pour Bourvil, en 1967 et il produit et écrit pour Vanina Michel, en 1969, un premier 45 tours Dans la ville de Katmandou.
En 1972, entré chez Warner Music, Michel Berger produit les deux premiers albums de sa compagne de l'époque, Véronique Sanson.
En 1973, il décide de relancer sa carrière de chanteur en enregistrant son premier album solo, Cœur brisé, après le départ de Véronique Sanson.
Le premier succès de Michel Berger arrive durant l'été de la même année avec Écoute la musique, juste après sa rencontre avec sa nouvelle muse France Gall.
Entre-temps, il relance la carrière de Françoise Hardy avec l'album Message personnel et produit également son 45 tours suivant, Je suis moi, en 1974.
En 1975, il connaît un succès mitigé avec l'album Que l'amour est bizarre dont la chanson éponyme et Seras-tu là ? sont les deux plus réussies.
L'année suivante, seule la chanson Mon piano danse, extraite de l'album homonyme, connaît un modeste succès.
En 1974, il écrit pour France Gall La Déclaration d'amour.
Il relance la carrière de la chanteuse et produira tous ses albums à partir de 1975.
Il l'épouse le 22 juin 1976.
Michel Berger écrit avec Luc Plamondon l'opéra-rock Starmania.
Le double album studio sort en 1978.
Il est notamment interprété par France Gall, Claude Dubois, Daniel Balavoine, Diane Dufresne, Nanette Workman, Éric Estève et Fabienne Thibeault.
Starmania, le spectacle, créé au Palais des congrès de Paris en 1979, remporte un vif succès, réitéré en 1988 avec, entre autres, Maurane, Sabrina Lory, Renaud Hantson, puis avec des distributions différentes lors des reprises dans les années 1990, notamment une version anglaise, nommée Tycoon, réalisée en 1992.
L'année 1980 est charnière pour Michel Berger ; son nouvel album Beauséjour connaît trois grands succès publics : La Groupie du pianiste, Quelques mots d'amour et Celui qui chante.
La même année, il monte sur scène au théâtre des Champs-Élysées avec le même succès.
En 1982, il crée sa propre maison de disques, Apache, distribuée par Warner Music France.
Il connaît un échec avec son album américain Dreams in Stone, enregistré en 1981, mais cela n'aura aucune incidence sur la suite de sa carrière.
En effet, il aligne d'autres chansons à succès comme Mademoiselle Chang (1981), Voyou et Les Princes des villes (1983), Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux et Y'a pas de honte (1985). 1982 est également l'année de la sortie du film Tout feu, tout flamme, dont il est l'auteur de la bande originale.
Il fait partie des artistes français à s'être engagés de très près dans des œuvres humanitaires, particulièrement pour celle d'Action Écoles en 1985 aux côtés de France Gall, Richard Berry, Daniel Balavoine et Lionel Rotcage, mais aussi pour l'Éthiopie avec Renaud (Chanteurs sans frontières) et pour Les Restos du cœur avec Coluche.
En 1985, il écrit et réalise l'album Rock 'n' Roll Attitude de Johnny Hallyday.
Pour ce dernier, il réalise encore le double album live Johnny à Bercy, que Johnny Hallyday donne en septembre 1987 au Palais omnisports de Paris-Bercy, avant de réaliser celui de France Gall à la fin de la même année, Le Tour de France 88.
En 1988, dans une interview à Michel Denisot, il déclare être fasciné par Édouard Lock, Duke Ellington, le film Amadeus, Jacques Kerchache et Vanessa Paradis.
Après un concert au Zénith en 1986, année de la mort de ses amis Daniel Balavoine et Coluche, il n'écrit à partir de cette période que des chansons pour France Gall, pour l'opéra-rock La Légende de Jimmy, et, en 1988, réalise avec sa propre équipe de musiciens la version d'Allah tirée de l'album de Véronique Sanson Moi le venin, figurant sur l'album, tandis que la version initiale, différente et plus courte, sort sur un simple CD maxi.
Ce titre est censuré, et, à la suite de l’affaire des Versets sataniques de Salman Rushdie, lui vaut de recevoir des menaces de mort.
La chanson raconte le périple d'une femme kamikaze interprétée dans le clip par Hiam Abbass. Pour les auteurs de ces menaces, la chanson est sacrilège, alors que selon la chanteuse, c'est une chanson pacifiste.
En 1990, Michel Berger compose un nouveau spectacle musical dont le texte est toujours écrit par Luc Plamondon, La Légende de Jimmy, inspiré de la vie de James Dean, avec Diane Tell, Renaud Hantson, Tom Novembre, Nanette Workman et une mise en scène signée Jérôme Savary.
Ce spectacle obtient peu de succès.
Il revient en tant que chanteur avec l'album Ça ne tient pas debout, dont Le Paradis blanc dans la même année, qui sera son dernier succès en solo.
Dans Lunettes noires pour nuits blanches, en 1990, il raconte que le premier disque qu'il a acheté était de Ray Charles.
Le 12 juin 1992 sort un album interprété pour la première fois en duo avec France Gall, Double Jeu. Le 22 juin 1992, jour de leur seizième anniversaire de mariage, le couple donne un concert intimiste à la salle New Morning à Paris.
Une tournée est programmée : elle devait débuter à la Cigale de Paris, faire étape dans plusieurs grandes villes du monde, parcourir la francophonie et s'achever au Palais omnisports de Paris-Bercy.
L'été 1992, Michel Berger se ressource dans sa propriété de Ramatuelle, auprès de son épouse France Gall.
Il meurt, le 2 août, d'une crise cardiaque à la suite d'une partie de tennis avec Marie-Françoise Holtz, épouse du journaliste Gérard Holtz, présent lui aussi sur les lieux.
Il est inhumé au cimetière de Montmartre, dans la 29e division.
Après une bataille juridique l'opposant à la sœur de Michel, Françoise (dite Franka, alors tutrice de leur mère Annette Haas), France Gall obtient, en octobre 1999, le transfert de la sépulture de Michel Berger dans la concession de Pauline située quelques mètres plus loin, et que la chanteuse fait transformer en maison de verre le 12 décembre 2012.
À la suite de la mort de Michel Berger, France Gall assurera seule les concerts de la tournée Double Jeu programmée à travers la France, la Suisse et la Belgique.

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Capusa06

28 novembre 2022 09:40

Marguerite Tudor, née le 28 novembre 1489 au palais de Westminster et morte le 18 octobre 1541 au château de Methven, était l'aînée des deux filles survivantes d'Henri VII d'Angleterre et d'Élisabeth d'York, et la sœur aînée d'Henri VIII. En 1503, elle fut mariée à Jacques IV, roi d'Écosse, ce qui devait faire d'elle la mère de Jacques V et la grand-mère de Marie Stuart. Ce mariage fut indirectement à l'origine de l'Union des deux royaumes en 1603 par son descendant (arrière-petit-fils) Jacques VI et Ier. C'est le destin, a-t-on dit, qui avait prédestiné Marguerite à devenir reine consort d'Écosse, puisque, née le 28 novembre 1489, elle fut baptisée le 30 — jour de saint André, le patron de l'Écosse — dans l'église de Sainte-Marguerite à Westminster.

Biographie

Pour les rois, les filles peuvent avoir été moins désirées que les garçons ; elles n'en étaient pas moins des éléments politiques importants dans un monde où diplomatie et mariages étaient souvent étroitement liés. Avant même qu'elle eût six ans, Henri VII avait eu l'idée d'un mariage entre elle et Jacques IV d'Écosse, pour empêcher ce dernier de soutenir Perkin Warbeck, prétendant yorkiste au trône d'Angleterre. Sans être tout de suite acceptée, la proposition une fois faite ne fut pas retirée. En septembre 1497, Jacques conclut avec Henri une très longue trêve et le mariage fut une fois encore envisagé comme une possibilité sérieuse. On assure que certains, au conseil royal d'Angleterre, soulevèrent des objections à cette union, en représentant qu'il placerait les Stuarts dans la ligne directe de succession, mais Henri, fin renard, leur répondit qu'en pareil cas le royaume n'en souffrirait aucun dommage, car ce ne serait pas l'Écosse qui s'agrandirait de l'Angleterre, mais l'Angleterre qui s'agrandirait de l'Écosse.

Le 24 janvier 1502, l'Écosse et l'Angleterre conclurent le Traité de Paix perpétuelle, le premier accord de ce genre entre les deux royaumes depuis plus de 170 ans. Le même jour, un traité de mariage fut aussi conclu : c'était le signe le plus manifeste de la nouvelle paix et sa garantie. Le mariage ayant été totalement réalisé par procuration, Marguerite fut désormais considérée comme la reine d'Écosse ; certains historiens rapportent que son frère Henri, qui était alors un enfant et encore simple duc d'York, entra dans une crise de rage, quand il se rendit compte qu'à la cour sa sœur avait maintenant préséance sur lui.

En 1503, Marguerite arriva enfin en Écosse après un grand voyage dans le nord. Dans la ville d'York, il existe encore aujourd'hui une plaque qui rappelle l'endroit précis où la reine d'Écosse en a passé les portes. Dès son arrivée Marguerite éprouva un grand choc, quand un feu d'écurie tua quelques-uns de ses chevaux préférés, et c'est son nouvel époux qui vint la consoler. Elle et Jacques furent mariés le 8 août 1503 à l'abbaye d'Holyrood à Édimbourg, union célébrée par le poète William Dunbar dans Le Chardon et la Rose :
Douce dame au visage charmant,
Fille chère d'un roi très puissant,
Et d'une princesse sereine,
Bienvenue ici, notre Reine…

La reine régente

Le traité de 1502, loin d'être perpétuel, survécut à peine à la mort d'Henri VII en 1509. Son successeur, Henri VIII d'Angleterre, jeune et agressif, avait peu de goût pour la diplomatie prudente de son père, et il prépara bientôt une guerre contre la France, la vieille alliée de l'Écosse. En 1513 Jacques IV envahit l'Angleterre pour honorer son engagement de l'Auld Alliance, mais ce ne fut que pour trouver la défaite et la mort à la Bataille de Flodden Field le 9 septembre. Marguerite, enceinte à la mort de son mari, donna naissance à Alexandre, quatrième enfant du couple, en avril 1514. Elle s'était opposée à cette guerre, mais le testament royal la nommait régente pour son fils, Jacques, encore tout jeune, aussi longtemps qu'elle resterait veuve.

Le Parlement se réunit à Stirling peu après Flodden, et confirma Marguerite en tant que régente. Il était rare qu'une femme fût bien acceptée dans une position de pouvoir suprême, et Marguerite était la sœur d'un roi ennemi, ce qui ne pouvait qu'aggraver ses problèmes. En très peu de temps, un parti pro-français prit forme au sein de la noblesse, pressant qu'on remplaçât la reine par John Stewart, 2e duc d'Albany, le plus proche parent mâle des petits princes et maintenant le troisième dans la ligne de succession au trône. Albany, qui était né en France et y avait été élevé, était le représentant vivant de l'Auld Alliance, en contraste avec Marguerite pro-anglaise.

La pauvre Marguerite se trouvait dans une situation presque impossible avec une opposition à la régence qui ne cessait de grandir au sein du conseil royal lui-même. Elle sut agir cependant avec calme et non sans adresse politique. Pour juillet 1514, elle avait réussi à réconcilier les partis opposés, et l'Écosse — en même temps que la France — conclut la paix avec l'Angleterre ce même mois. Cependant, dans sa recherche d'alliés politiques parmi la noblesse écossaise frondeuse, elle commit une erreur fatale, en soumettant sa raison et sa prudence à la passion et à la séduction.

En recherchant des appuis, Marguerite se tourna de plus en plus vers la puissante famille des Douglas, et elle se sentit particulièrement attirée par Archibald Douglas, 6e comte d'Angus, que même son oncle Gavin Douglas, ecclésiastique et poète, appelait un « jeune imbécile sans cervelle ». Sans mesurer les conséquences d'une pareille union, Marguerite et Douglas se marièrent secrètement le 6 août dans l'église paroissiale de Kinnoull, près de Perth. Non seulement cela mécontenta les autres familles nobles, mais la fraction minoritaire pro-française au conseil en fut immédiatement renforcée ; on trouvait à sa tête James Beaton, l'archevêque de Glasgow. Selon les dispositions établies par le feu roi, s'étant remariée, elle avait renoncé à sa régence. Avant que le mois fût écoulé, elle fut obligée de céder la place à Albany. En septembre, le Conseil privé décida qu'elle avait perdu également ses droits sur l'éducation de ses fils ; sur quoi, se méfiant, elle et ses alliés emmenèrent les princes au Château de Stirling.
Albany arriva en Écosse en mai 1515 et fut finalement installé comme régent en juillet. Sa première tâche fut de recevoir la garde de Jacques et d'Alexandre, ce qui était politiquement essentiel pour l'autorité de la régence. Marguerite, après avoir d'abord résisté, se soumit à Stirling en août. Avec les princes entre les mains de leur oncle, la reine douairière, à présent enceinte d'Angus, se retira à Édimbourg. Pendant quelque temps, son frère lui avait conseillé de fuir en Angleterre avec ses fils; mais elle avait toujours refusé de le faire, craignant qu'un tel geste pût coûter son trône à Jacques.

Ne présentant plus d'intérêt dans cette affaire, elle obtint la permission d'aller à Linlithgow, d'où elle s'enfuit en passant la frontière. Elle fut reçue par Lord Dacre, à qui Henri avait confié les marches et emmenée au Château de Harbottle où, au début d'octobre, elle donna naissance à Marguerite Douglas, future comtesse de Lennox et mère de Henry Stuart (Lord Darnley), qui devait être le deuxième époux de Marie Stuart. Alors qu'elle était toujours dans le nord de l'Angleterre, elle apprit la mort d'Alexandre. Dacre lui fit comprendre qu'Albany — nouveau Richard III — en était responsable. Mais Marguerite, malgré sa pauvre situation, refusa d'accepter une telle idée, disant que, si le régent avait vraiment souhaité s'attribuer le trône, la mort de Jacques lui aurait mieux convenu. C'est aussi à cette époque qu'elle commença enfin à se rendre compte de ce qu'Angus valait vraiment, puisque ce dernier, ne considérant que ses propres intérêts, était revenu en Écosse pour faire la paix avec le régent, « ce qui donna à Marguerite beaucoup à réfléchir ». Quand Henri apprit qu'Angus n'accompagnerait pas sa sœur à Londres, il déclara : « Il a agi comme un Écossais ». Il ne faudrait pas, cependant, juger trop durement Angus. C'est que tout son pouvoir, toute sa richesse et toute son influence étaient en Écosse ; abandonner le pays pouvait lui valoir une déchéance pour trahison. À cet égard il avait bien connu l'exemple d'un parent, James Douglas, 9e comte de Douglas, qui avait fui en Angleterre au siècle précédent, et qui avait été toute sa vie un mercenaire déshérité.

Mariage et politique

Marguerite fut bien reçue par Henri et, pour confirmer son statut, fut logée à Scotland Yard, l'ancien palais des rois d'Écosse. En 1517, après une année passée en Angleterre, elle retourna dans le Nord, après qu'un traité de réconciliation eut été négocié entre Albany, Henri et le cardinal Wolsey. Provisoirement Albany était absent en France — où une nouvelle fois il renouvelait la Auld Alliance et prenait des dispositions pour le futur mariage de Jacques V — mais la reine douairière fut reçue à la frontière par son représentant, le Sieur de la Bastie, en même temps que par son mari. La paix pouvait bien être arrivée, il était cependant parfaitement clair qu'on se méfiait toujours de Marguerite et qu'on ne la laissait approcher son fils que de façon très limitée.

Bien que Marguerite et Angus se fussent provisoirement réconciliés, il fallut peu de temps pour que leurs rapports commençassent à se détériorer définitivement. Elle découvrit que, pendant qu'elle était en Angleterre, son mari avait vécu avec Lady Jane Stewart, une ancienne maîtresse, ce qui était déjà mauvais, mais pire encore qu'il avait vécu avec l'argent de sa femme. En octobre 1518 elle écrivit à son frère, en faisant des allusions à un divorce;

« Je suis douloureusement troublée au sujet de Lord d'Angus depuis mon dernier retour en Écosse, et chaque jour de plus en plus, si bien que nous ne nous sommes pas trouvés ensemble cette moitié de l'année … j'en suis au point, si la loi de Dieu et mon honneur m'y autorisent, de me séparer de lui, car je comprends bien qu'il ne m'aime pas, comme il me le montre tous les jours. »

C'était un problème difficile pour Henri ; de conviction conservatrice et orthodoxe, il s'opposait au divorce par principe — ce qui laisse rêveur, si l'on considère ce qu'il devait faire par la suite. Tout aussi important était le fait qu'Angus était un allié utile, un contrepoids efficace contre Albany et la faction pro-française. Outrée par son attitude, Marguerite se rapprocha du parti d'Albany et se joignit à d'autres pour l'appeler à revenir de France. Albany, nullement pressé apparemment de revenir dans ce turbulent royaume du Nord, suggéra qu'elle reprît elle-même la régence. La querelle entre les époux devait dominer la politique écossaise pendant les trois années suivantes, compliquée encore par une violente rivalité entre Angus et James Hamilton, 1er comte d'Arran ; avec une rapidité surprenante, Marguerite passa du camp de l'un à celui de l'autre.

Albany revint finalement en Écosse en novembre 1521 et fut chaleureusement reçu par Marguerite. On chuchota bientôt que leurs relations cordiales dépassaient le domaine politique. Angus partit pour l'exil, tandis que le Régent — avec l'appui total de la reine douairière — s'attachait à remettre en ordre un pays déchiré par trois ans de conflits entre factions. Albany était utile pour Marguerite : on savait qu'il avait de l'influence à Rome, ce qui aiderait à faciliter sa demande de divorce. Angus et ses partisans faisaient courir la rumeur que tous les deux étaient amants, au point que même Lord Dacre, qui avait l'esprit rassis, écrivit à Wolsey, en prédisant que Jacques serait assassiné et qu'Albany deviendrait roi et se marierait avec Marguerite. Mais leurs rapports ne dépassèrent pas le simple calcul d'intérêt personnel, comme les événements devaient bientôt le prouver.

Le coup d'État de Marguerite

Au fond d'elle-même Marguerite restait une Anglaise dans son attitude et dans sa façon de voir, et ce qu'elle désirait le plus sincèrement, c'était une meilleure entente entre son pays natal et sa dynastie d'adoption. Mais elle comprit vite combien la politique écossaise pouvait être périlleuse et que survivre dépendait de la capacité à maintenir un équilibre entre les intérêts opposés. La situation pressante exigeait une alliance avec Albany et la faction pro-française, surtout après les désastreuses guerres frontalières avec l'Angleterre au début des années 1520. Mais Albany ne se fut pas plus tôt éloigné qu'elle entreprit de se créer un parti qui lui serait propre. En 1524 le Régent fut finalement écarté du pouvoir grâce à un coup d'État simple mais efficace. Comme il se trouvait une nouvelle fois en France, Marguerite, avec l'aide d'Arran et des Hamilton, ramena Jacques, âgé maintenant de douze ans, de Stirling à Édimbourg. C'était un geste audacieux mais bien vu du peuple. En août le Parlement mit fin à la régence, et confia à Jacques tous les pouvoirs d'un roi. En pratique, il continua à être gouverné par d'autres, surtout par sa mère. Quand Beaton s'opposa à ces nouvelles dispositions, Marguerite le fit arrêter et jeter en prison. En novembre, le Parlement reconnut officiellement Marguerite comme principale conseillère du roi.

L'alliance de Marguerite avec Arran ne pouvait que lui aliéner les autres familles nobles. Sa situation ne s'améliora pas quand son frère permit à Angus de revenir en Écosse. Ces deux facteurs jusqu'à un certain point lui échappaient. Mais ce n'était pas là le plus dangereux pour elle. Elle s'attacha une nouvelle fois, cette fois à Henry Stewart, frère cadet de Lord Avondale. Stewart fut nommé au conseil supérieur, ce qui déchaîna, entre autres, la colère du comte de Lennox, qui conclut rapidement une alliance avec son mari dont elle était séparée. Ce même mois de novembre où le Parlement avait confirmé le rôle politique de Marguerite, sa guerre avec Angus tourna à la farce meurtrière. Quand il arriva à Édimbourg à la tête d'un grand nombre d'hommes en armes, réclamant son droit d'assister au Parlement, elle ordonna aux canons de tirer sur lui, aussi bien depuis le Château d'Édimbourg que du Palais de Holyrood. Quand les deux ambassadeurs anglais présents à la cour lui objectèrent qu'elle ne devait pas attaquer son légitime époux, elle leur répondit avec colère de « rentrer chez eux et de ne pas se mêler des affaires de l'Écosse. » Angus se retira pour le moment, mais, sous des pressions venant de différents côtés, la Reine finit par l'admettre au conseil de régence en février 1525. C'était tout ce dont il avait besoin. S'étant emparé de la garde de Jacques, il refusa de renoncer à lui, et exerça sous son nom le pouvoir suprême pendant une période de trois ans. L'expérience que Jacques retira de ce moment-là fut une haine définitive tant de la maison de Douglas que du parti pro-anglais.

Divorce, mariage et mort

Marguerite tenta de résister, mais fut forcée de se plier aux nouvelles réalités politiques. En outre, à ce moment-là, son envie de divorcer avait tourné à l'obsession, passant avant toutes les autres affaires. Elle était disposée à se servir de tous les arguments, y compris le mythe largement répandu que Jacques IV n'avait pas été tué à Flodden. Malgré son coup d'État de 1524, elle correspondait chaleureusement avec Albany, qui poursuivait pour elle ses efforts à Rome. En mars 1527, le pape Clément VII fit droit à sa requête. En raison de la situation politique en Europe à cette époque, ce ne fut pas avant décembre qu'elle apprit la bonne nouvelle. Sans perdre un moment, elle épousa Henry Stuart, passant outre aux pieux avertissements de son frère, lui disant que le mariage était d'institution divine, et à ses protestations contre la « honteuse décision venue de Rome ». À peine quelques années plus tard, Henri rompait les relations avec Rome précisément parce qu'il n'avait pas pu recevoir pour lui la même « honteuse décision ».

En juin 1528, Jacques finit par se libérer de la tutelle d'Angus — une fois de plus contraint à fuir en exil — et commença à régner lui-même. Marguerite fut une des premières bénéficiaires du coup d'État royal, elle et son mari devenant maintenant les principaux conseillers du roi. Jacques créa Stuart Lord Methven « en raison du grand amour qu'il portait à la plus chère des mères ». On a prétendu — faussement — que la Reine aurait souhaité un mariage entre son fils et sa nièce, la princesse Marie, mais elle contribua à l'accord de paix anglo-écossais de mai 1534.

Le but central de la vie politique de Marguerite — outre d'assurer sa propre survie — était d'amener une meilleure entente entre l'Angleterre et l'Écosse, objectif qu'elle a maintenu à travers des époques difficiles. Jacques se méfiait de Henri, surtout parce que ce dernier continuait à soutenir Angus, un homme que lui-même détestait passionnément. Malgré tout, au début de 1536, sa mère le persuada de rencontrer son oncle. Ce fut son moment de triomphe, et elle écrivit à Henri et à Thomas Cromwell, à présent le conseiller le plus écouté de ce dernier, en disant que c'était « grâce à notre conseil et à personne d'autre au monde ». Elle espérait une grande manifestation dans le style du Camp du Drap d'Or et dépensa une somme énorme pour la préparer. Finalement cela n'aboutit à rien parce trop de voix s'étaient élevées contre et parce que Jacques ne voulait pas être dirigé par sa mère ni par personne d'autre. Dans un entretien privé avec l'ambassadeur d'Angleterre, elle laissa voir sa déception — « Je suis lasse de l'Écosse », avoua-t-elle. Sa lassitude allait jusqu'à lui faire trahir des secrets d'État au profit de Henri.

Elle était peut-être lasse de l'Écosse : à présent elle l'était encore plus de Lord Methven, qui se montrait encore pire qu'Angus dans son désir de courir les femmes tout en profitant de l'argent de son épouse. Elle aurait voulu une nouvelle fois divorcer, mais cette fois-ci elle se heurta à l'opposition de Jacques, qu'elle crut soudoyé par son mari. Une nouvelle fois, comme ce fut si souvent le cas dans la vie de Marguerite, la tragédie et le malheur alternaient avec l'intrigue et la farce. À un moment elle s'enfuit vers la frontière, mais ce ne fut que pour être rattrapée et reconduite à Édimbourg. À plusieurs reprises, elle écrivit à Henri pour se plaindre de sa pauvreté et lui demander argent et protection — elle souhaitait l'aisance et le confort plutôt que d'être obligée « de suivre son fils partout comme une dame d'honneur sans le sou ».

En juin 1538 Marguerite accueillit en Écosse Marie de Guise, la jeune épouse française de Jacques. Les deux femmes, parmi les plus importantes de l'histoire de l'Écosse, s'entendirent bien, même si Marguerite, d'une vanité maladive, se voyait soumise à l'humiliation de n'être plus considérée que comme la « Vieille Reine ». Marie s'assura que sa belle-mère, réconciliée maintenant avec Methven, faisait des apparitions régulières à la cour, et on rapporta à Henri que « la jeune reine était toute papiste et la vieille reine guère moins ».

Marguerite mourut d'une attaque au château de Methven, dans le Perthshiren, le 18 octobre 1541 et fut enterrée au Prieuré des Chartreux de Saint-Jean à Perth (démoli en 1559 au moment de la Réforme). La dynastie de son frère se termina avec Élisabeth Ire, morte sans enfants, et le trône d'Angleterre revint aux héritiers de Marguerite. Son arrière-petit-fils, Jacques VI d'Écosse, devint Jacques Ier d'Angleterre, unissant ainsi les couronnes des deux pays, et conférant à Marguerite une sorte de triomphe posthume.

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