
CANDIDE
24 octobre 1929
Jeudi noir à Wall Street
La Bourse de Wall Street, à New York, se souvient du jeudi 24 octobre 1929 comme d'un « Jeudi noir » (Black Thursday en anglais).
Une surprise générale
Deux jours plus tôt, un illustre économiste, Irving Fisher, affirmait que le prix des actions était encore trop bas. Mais après 18 mois de frénésie, les spéculateurs ont cessé de croire à une hausse infinie des cours. C'est désormais à qui vendra le plus vite ses actions.
La foule des curieux devant Wall Street; au fond, des ambulances attendent d'hypothétiques suicidésCelles-ci perdent en quelques jours 43% de leur valeur. Les experts se veulent confiants. Ils assurent qu'un effondrement de la Bourse ne peut pas affecter «l'économie réelle». Le président des États-Unis proclame quant à lui que «la prospérité est au coin de la rue».
Personne ne se doute que le monde occidental est entré dans la plus grande crise économique de son Histoire.
C'est que des centaines de milliers de ménages ont emprunté pour spéculer à la Bourse et comptaient rembourser leur dettes en revendant leurs actions. Avec la chute des cours, ils se retrouvent ruinés.
Les banques auxquelles ils ont emprunté se déclarent en faillite. Les commerces et les entreprises sont à leur tour affectés par la ruine des banques et des consommateurs.
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Annie Edson Taylor, née le 24 octobre 1838 à Auburn (État de New York) et morte le 29 avril 1921 à Lockport (État de New York), est une institutrice et aventurière américaine. Le 24 octobre 1901, le jour de ses 63 ans, elle devient la première personne à survivre à la descente des chutes du Niagara dans un tonneau en bois .
Biographie
Aventurière et casse-cou, Annie Edson Taylor naît le 24 octobre 1838 à Auburn (État de New York). En grandissant, Taylor aime lire des livres et jouer dehors. Elle étudie pour devenir enseignante, et épouse David Taylor à l'âge de 17 ans. Après sept ans de mariage, elle perd son mari, mortellement blessé lors de la guerre de Sécession.
Finalement, elle se retrouve à Bay City, Michigan où elle espérait devenir professeure de danse. Comme il n'y avait pas d'école de danse à Bay City à l'époque, Taylor ouvre la sienne. Elle s'installe à Sault Sainte-Marie (Michigan) en 1900 pour enseigner la musique. De là, elle se rend à San Antonio, Texas, puis elle et un ami vont à Mexico pour trouver du travail. Sans succès, elle retourne à Bay City.
Chutes du Niagara
Désireuse de sécuriser financièrement ses dernières années et d'éviter la pauvreté, elle décide qu'elle serait la première personne à traverser les chutes du Niagara dans un tonneau de bois. Taylor utilise un tonneau fabriqué sur mesure pour son voyage, fait de chêne et de fer et rembourré d'un matelas.
Le lancement du tonneau est plusieurs fois retardé, notamment parce que personne ne voulait être associé à un suicide potentiel. Deux jours avant la tentative de Taylor, un chat est envoyé dans les chutes Horseshoe dans son tonneau pour tester sa résistance et voir si le tonneau allait se briser ou non. Contrairement aux rumeurs de l'époque, le chat survit au plongeon et dix-sept minutes plus tard, après qu'on l'eut trouvé avec une tête qui saignait, il posa avec Taylor sur des photos.
Le 24 octobre 1901, pour fêter ses 63 ans, plusieurs milliers de personnes viennent voir Taylor face à la hauteur des chutes. Son exploit fit d'elle la première personne à descendre avec succès les chutes du Niagara dans un tonneau en bois. Pour cette occasion, elle embaucha un agent afin de promouvoir son acte spectaculaire. Le périple en lui-même prit moins de vingt minutes, et les secouristes purent rejoindre son baril peu de temps après le plongeon, mais il fallut un certain temps pour pouvoir ouvrir le baril. Taylor en sortit indemne, abstraction faite d'une petite entaille à la tête . Après le voyage, Taylor déclara à la presse :
« Si c'était avec mon dernier souffle, je mettrais n'importe qui en garde contre la tentative de cet exploit... Je préférerais marcher jusqu'à la bouche d'un canon, sachant qu'il allait me faire exploser en morceaux plutôt que de faire un autre voyage par les chutes. (If it was with my dying breath, I would caution anyone against attempting the feat ... I would sooner walk up to the mouth of a cannon, knowing it was going to blow me to pieces than make another trip over the Fall.) »
Son audace lui apporta l'attention des médias, mais pas les richesses qu'elle avait espérées. Son agent détourna tout l'argent qu'elle avait gagné pour réaliser la cascade et Taylor vécut dans la pauvreté jusqu'à sa mort le 30 avril 1921 à Lockport dans l'État de New York. Elle avait 82 ans.
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Alexandra David-Néel
24 octobre 1868 à Saint-Mandé (Seine) - 8 septembre 1969 à Digne (Basses-Alpes)
Chanteuse lyrique, orientaliste, exploratrice, aventurière, anarchiste, féministe, écrivain, jétsunema (« dame-lama »)...
Aucun substantif n'est suffisant pour définir Alexandra David-Néel, première Occidentale à pénétrer à Lhassa, au cœur du Tibet interdit. C'était le 28 janvier 1924, dans sa cinquante-sixième année...
Fugueuse dans l'âme .
Née le 24 octobre 1868 près de Paris, dans un milieu bourgeois, et dotée d'un goût très précoce pour les fugues, elle étudie les philosophies orientales et fréquente des sociétés secrètes, notamment franc-maçonnes. Elle côtoie aussi dans la maison familiale le grand géographe et penseur anarchiste Élisée Reclus et épouse Philippe Néel, ingénieur en chef des Chemins de fer tunisiens.
En 1911, elle a déjà 43 ans quand elle obtient de trois ministères une aide financière pour un voyage d'études aux Indes. Partie en disant à son mari qu'elle reviendrait au bout de huit mois, elle ne remettra les pieds en Europe que 14 ans plus tard. Pendant toutes ces années, elle va arpenter l'Inde, la Chine, le Japon et le Tibet et s'immerger sans relâche dans les philosophies bouddhistes et hindouistes.
Une Parisienne à Lhassa .
Alexandra arrive en 1912 au Sikkim, petit royaume au coeur de l'Himalaya, et se lie d'amitié avec le roi Sidkéong Tulku Namgyal. Deux ans plus tard, elle rencontre dans un monastère bouddhiste Aphur Yongden (15 ans) dont elle fera son fils adoptif. Mais son objectif ultime demeure le Tibet et mieux encore la ville sainte Lhassa.
Partie de Chine avec son fils adoptif et un lama tibétain, Alexandra David-Néel gagne le désert de Gobi puis la Mongolie et enfin le « Toit du monde ». En 1923, elle séjourne avec Yongden dans le monastère de Kumbum puis se prépare au voyage vers Lhassa.
Pour cela, elle se déguise en mendiante tibétaine. Elle mêle des crins de yack à ses cheveux, se poudre avec un mélange de cendres et de cacao pour noircir sa peau et se cantonne à un humble mutisme, alors qu'elle parle couramment tibétain.
Les deux voyageurs mendient leur nourriture, l'obtenant souvent en échange de prophéties que Yongden, en lama savant, révèle aux paysans et pèlerins croisés en route.
L'accoutrement de l'exploratrice lui permet d'observer de tout près les mœurs des Tibétains. Dans les zones où elle craint d'être reconnue par les autorités tibétaines, elle voyage de nuit et dort le jour, cachée dans des fourrés.
Plus d'une fois, les voyageurs manquent de se faire tuer au détour d'un chemin.
Bloqués par la neige dans des solitudes glacées, ils sont contraints de manger le cuir de leurs bottes dans une soupe pour ne pas mourir de faim.
« La mystérieuse Rome du monde lamaïste »
Après avoir traversé plusieurs rivières accrochés à un câble et passés des cols à plus de 5000 mètres d'altitude, les prétendus chemineaux tibétains arrivent enfin à Lhassa. Ils ont alors quitté le Yunnan depuis quatre mois. Alexandra David-Néel écrit à son mari qu'elle arrive à Lhassa « réduite à l'état de squelette ». Elle peut néanmoins crier « Lha gyalo ! » (les dieux ont triomphé !) en contemplant le Potala, palais-forteresse du dalaï-lama.
Sur le retour, débarrassée de son déguisement, Alexandra David-Néel se rend en Inde, à Bombay, où elle accorde de nombreuses interviews. Enfin, elle embarque pour l'Europe. En mai 1924, elle est accueillie au Havre comme une vraie héroïne nationale et fait la une des journaux...
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1905 : naissance de Felix Bloch, physicien suisse prix Nobel de physique en 1952.
(mort le 10 septembre 1983).
- 1899 : naissance de Robert Arnoux à Lille acteur de cinéma et de de théâtre français.
(mort le 13 mars 1964) à Paris.
- 1844 : naissance de Edouard Branly à Amiens, physicien et médecin français, précurseurs de la radio.
(mort le 24 mars 1940) à Paris.
- 1817 : naissance de Pierre Larousse à Toucy (Yonne), éditeur du dictionnaire qui porte son nom "Le Petit Larousse".
(mort le 3 janvier 1875)
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23 octobre 1937 :
Naissance du chanteur Pierre Vassiliu, auteur - compositeur - interprète.
Son père est un médecin roumain ayant immigré en France.
Sa mère, tourangelle, est mélomane et pratique le piano.
Du fait de son caractère turbulent, il doit quitter le domicile familial à l’ âge de 15 ans.
Passionné de sport hippique, il devient apprenti - jockey au début des années 50.
Pour subvenir à ses besoins, il donne des leçons d’ équitation, ce qui lui permet de rencontrer des célébrités comme Roger Pierre et Jean - Marc Thibault, qui l’ encouragent à composer.
Il sert durant 29 mois en tant que photographe des armées au cours de la guerre d’ Algérie.
Il passe en conseil de guerre pour avoir diffusé, à l’ aide d’ un camion équipé de haut - parleurs, sa chanson La demande de permission, au texte antimilitariste.
Revenu à la vie civile, il fréquente le petit conservatoire de Mireille.
Il se produit dans les cabarets de la rive gauche, notamment L’ Écluse, en s’ accompagnant à la guitare.
Armand, son premier 45 tours, est écrit avec son frère Michel et édité en 1962.
Au cours des années 60, il continue de rencontrer le succès avec des titres comme Alice ou La famille Tuyau de poêle.
Son 45 tours Qui c’ est celui - là ? , adaptation d’ une chanson de Chico Buarque, se classe premier au hit parade en 1973.
En 1984, il s’ installe avec sa famille au Sénégal, où il tient un club de Jazz.
Désargenté, il rentre en France en 1985 et est hébergé par l’ humoriste Coluche.
Il renoue avec le succès avec le titre Toucouleur, tiré de l’ album L’ amour qui passe et repart en tournée.
Son album suivant, La vie ça va, est édité en 1993.
En 1999, il chante pendant une semaine à Bobino.
En 2006, il apprend qu’ il est atteint de la maladie de Parkinson.
Il accepte malgré tout de participer à la tournée Âge tendre en 2008.
Il décède le 17 août 2014 dans un établissement médical de Sète.
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Jules Pierre Théophile Gautier, né à Tarbes le 30 août 1811 et mort à Neuilly-sur-Seine le 23 octobre 1872, est un poète, romancier et critique d'art français.
Il rencontre Gérard de Nerval au collège Charlemagne, puis Victor Hugo, en 1829, qu'il reconnaît pour son maître. Il participe activement au mouvement romantique et prend parti dans la bataille d'Hernani, le 25 février 1830, période qu'il évoquera avec humour dans Les Jeunes-France (1833).
Ses premières poésies, publiées en 1831-1832, passent inaperçues mais il se distingue de ses amis romantiques par ses préoccupations formalistes fustigeant les visions moralistes ou utilitaires de la littérature dans la célèbre préface à son roman épistolaire Mademoiselle de Maupin (1835). Il écrit aussi ses premières nouvelles comme La Cafetière (1831), dans une veine fantastique qu'il approfondira dans d'autres œuvres (Avatar en 1856, Le Roman de la momie en 1858).
En 1836, à la demande de Balzac, il donne des nouvelles et des critiques d'art au journal La Chronique de Paris. Il collabore ensuite intensément à d'autres journaux, en particulier La Presse d'Émile de Girardin : certains de ces textes seront regroupés plus tard en volumes (Les Grotesques, Souvenirs littéraires…). Il publie aussi des poèmes (La Comédie de la Mort, 1838) et s'essaie au théâtre (Une larme du diable, 1839). Entre mai et octobre 1840, il accomplit avec le photographe Eugène Piot, un grand voyage au-delà des Pyrénées. Il envoie ses impressions au journal La Presse. Gautier rapporte un carnet d'impressions (Voyage en Espagne) et de nouveaux poèmes (España, 1845). En 1846, il retourne en Espagne, invité par Louis-Philippe pour le mariage du duc de Montpensier avec l'infante. La nouvelle romantique Militona voit le jour en 1847. Elle se déroule à Madrid. D'autres voyages en Algérie, en Italie, en Grèce, en Égypte, nourriront aussi diverses publications.
En 1852, paraît Émaux et Camées, recueil de vers qu'il enrichit jusqu'en 1872 et qui fait de son auteur un chef d'école : Baudelaire dédie ses Fleurs du mal au « poète impeccable » et Théodore de Banville salue le défenseur de L'Art pour l'art, précurseur des Parnassiens à la recherche du beau contre les épanchements lyriques des romantiques et valorisant le travail de la forme (« Sculpte, lime, cisèle » écrit Gautier dans son poème L’Art, dernière pièce de Émaux et Camées, édition de 1872).
En 1855, Gautier quitte la Rédaction du journal La Presse et entre au Moniteur Universel. Critique d'art et de spectacles, l'auteur fournit chaque mois de nombreux articles sur la peinture et la vie culturelle, ainsi que ses œuvres en avant-première. L’égyptologie est à la mode depuis que Champollion a découvert les secrets de l'écriture hiéroglyphique. Théophile Gautier passionne ses lecteurs, dès le 11 mars 1857, avec Le Roman de la Momie, une histoire d'amour qui se déroule au temps des pharaons. Paru en 1848 dans La Presse sous le titre Les Deux Étoiles, un roman où des aventuriers anglais tentent de délivrer Napoléon Ier de l'île de Sainte-Hélène est publié à partir du 24 juin 1865 dans L’Univers Illustré. Il s’intitulera alors La Belle Jenny .
Il continue à publier des articles ou des poèmes, mais aussi une biographie d'Honoré de Balzac ou des œuvres de fiction comme son roman de cape et d'épée Le Capitaine Fracasse (1863). Il est nommé bibliothécaire de la princesse Mathilde et fréquente les salons littéraires du Second Empire mais aussi le milieu de l'art, s’intéressant aux musiciens (il écrit sur Berlioz, Gounod, Wagner… et élabore le livret du ballet Giselle) comme aux peintres (Eugène Delacroix, Édouard Manet, Gustave Doré, Théodore Chassériau…).
Il meurt en 1872, laissant l'image d'un témoin de la vie littéraire et artistique de son temps dont les conceptions artistiques ont compté et dont l'œuvre diverse est toujours reconnue.

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1987 : décès de Angiolino Ventura, dit Lino Ventura, acteur italien, "Touchez pas au grisbi" - " Ascenseur pour l'Echafaud" - "Les Tontons flingueurs" - ou "Le Clan des Siciliens"..
(né le 14 juillet 1919) à Parme (Italie).
1844 : naissance de Henriette Rosine Bernard, dite Sarah Bernhardt à Paris, comédienne française. Entre au Conservatoire de Paris à l'âge de 16 ans. Elle devient célèbre dans "Le passant" qui se joue à l'Odéon en 1869.
(morte le 26 mars 1923) à Paris