
Capusa06
Romelia Alarcón Folgar, née le 27 octobre 1900 à Cobán au Guatemala, morte le 19 juillet 1971, est une poétesse, journaliste et suffragette guatémaltèque.
Beaucoup des thèmes qu'elle traite sont en rapport direct avec l'environnement et les droits des femmes. Elle est considérée comme l'un des poètes les plus remarquables du Guatemala au XXe siècle.
Biographie
Romelia Alarcón Barrios naît le 27 octobre 1900 à Cobán, dans le département d'Alta Verapaz, au Guatemala. Elle est la fille de María Barrios Noriega et de Salvador Alarcón. Elle épouse Domingo Folgar Garrido, et ils ont sept enfants. Elle ne commence à écrire qu'après avoir élevé sa famille ; toutes ses œuvres portent son nom d'épouse .
Grâce à ses liens avec les intellectuels et les artistes contemporains qui lui font connaître les mouvements d'avant-garde, malgré un manque de réelle formation, elle fait pourtant carrière dans le journalisme et comme poétesse devenant « l'un des poètes guatémaltèques les plus importants du XXe siècle » .
Romelia Alarcón Folgar travaille comme journaliste pour la radio et parfois pour les journaux, publiant également des articles dans des magazines. Elle fonde la Revista Minuto et elle est rédactrice en chef du Revista Pan-Americana. À ce titre, elle voyage internationalement.
En 1945, inspirée par les succès au suffrage des femmes en Angleterre, en France et aux États-Unis, Romelia Alarcón rejoint Laura Bendfeldt, María Albertina Gálvez, Clemencia de Herrarte, Gloria Menéndez Mina, Adriana de Palarea, Graciela Quan et Magdalena Spínola pour former ensemble le Comité Pro-Ciudadanía pour lutter en faveur du droit de vote des femmes guatémaltèques.
Elle publie treize livres de son vivant, et après sa mort, une de ses filles fait paraître deux autres de ses livres. Elle commence à publier des poèmes en 1938 avec le recueil intitulé Llamaradas (« Flammes »).
Dans cet ouvrage, elle s'exprime comme une pionnière de la protection de l'environnement et réclame l'obligation de préserver la nature comme moyen de protéger la population métisse. À la différence de ses poèmes ultérieurs, connus pour leur contenu social, le recueil de Llamarades est composé sur le thème central de la protection du « grand arbre maya ».
Certaines de ses premières œuvres se concentrent sur des sujets domestiques qui ne sont pas dans le cadre de ce qui est habituellement attendu dans la poésie contemporaine. Parmi ses œuvres, d'autres évoquent la lutte pour pouvoir créer. Même lorsqu'elle traite des sujets du quotidien, la transposition qu'elle effectue dans son monde intérieur en fait une « catégorie esthétique ». L'influence qu'elle reçoit des autres mouvements littéraires n'altère pas son écriture personnelle au style lyrique, avec un « langage original qui rappelle les surréalismes européens et sud-américains ».
Ses œuvres ultérieures dénoncent la place insuffisante des femmes dans la société et le manque de liberté. Dans ses derniers travaux, elle se plaint du manque de visibilité et de l'inconfort qu'elle éprouve face au monde qui ne la comprend pas elle-même, et ne comprend que ce qui la représente.
Romelia Alarcón Folgar meurt le 19 juillet 1971. Elle est enterrée au cimetière principal de la ville de Guatemala City.
CANDIDE
Naissance de François Mitterrand
26 octobre 1916 à Jarnac (Charente, France) - 8 janvier 1996 à Paris
Séduisant et cultivé, excellent orateur, François Mitterrand, issu de la bourgeoisie catholique provinciale, se découvre très vite des dispositions pour diriger les hommes. Il atteint le pouvoir suprême, la présidence de la République française, au terme d'un long parcours erratique, parsemé de chausse-trapes.
Son éclectisme politique et sa fidélité en amitié lui valent des soutiens indéfectibles sur toute l'étendue de l'échiquier politique et social. Si l'on fait fi de son action politique, François Mitterrand demeure un personnage romanesque des plus passionnants. Les journalistes Catherine Nay, Jean Montaldo et Pierre Péan ont révélé par touches successives les différentes facettes de son itinéraire...
Misterprof-
26 octobre 1685 :
Naissance de Domenico Scarlatti, compositeur baroque et claveciniste virtuose italien.
Il est le sixième des dix enfants d'Alessandro Scarlatti et de son épouse Antonia Anzalone.
Ses parents sont issus de familles de musiciens, et Alessandro, alors âgé de vingt-cinq ans, a été nommé directeur de la musique de la Chapelle royale.
On ne sait rien de sa formation initiale à la musique mais il semble que ce soit son père, ou peut-être son oncle Francesco ou encore Gaetano Greco, qui ait été l'un de ses premiers professeurs.
Il est possible, mais il n'y en a pas de preuve, qu'il ait fréquenté l'un des quatre conservatoires de Naples, où Alessandro enseigna quelques semaines.
Très doué et précoce au clavier, il fut nommé, à peine âgé de seize ans, organiste de la Chapelle royale.
Presque aucune trace ne reste de ce premier poste, qu'il ne conserva d'ailleurs pas longtemps.
Par la suite, Alessandro prit contact à Rome et à Florence afin d'obtenir, que ce fût pour lui ou pour l'un de ses enfants, une place au service du grand-prince Ferdinand III de Médicis, un des mécènes de la musique les plus influents de cette époque.
En 1704, il adapte, pour la représenter à Naples, l’Irène de Pollarolo.
Peu après, son père l'envoie à Venise pour étudier avec Francesco Gasparini.
Il y rencontre Thomas Roseingrave, un musicien anglais qui devait plus tard participer à la diffusion de ses œuvres à Londres.
Scarlatti est dès cette époque un claveciniste hors pair, et l'on raconte que lors d'une joute musicale avec Haendel organisée à Rome au palais du cardinal Ottoboni pendant son séjour italien, il lui fut jugé supérieur au clavecin, alors que son rival l'emporta à l'orgue.
Les deux musiciens restèrent d'ailleurs très amis.
En 1709, il entre au service de Marie-Casimire, reine de Pologne qui vit alors à Rome, et il compose plusieurs opéras pour sa scène privée.
Il est maître de chapelle à la basilique Saint-Pierre de 1715 à 1719, et se rend peut-être l'année suivante à Londres pour y diriger un de ses opéras au King's Theatre.
En 1720, il réside à Lisbonne, enseignant la musique à la princesse Marie-Barbara qui deviendra une claveciniste émérite.
Il retourne à Naples en 1725, et après le mariage de Marie-Barbara, avec l'héritier du royaume d'Espagne, il passe quelques années à Séville à partir de 1729, avec la cour.
Il peut y étudier le flamenco.
En 1733, il s'installe de façon définitive à Madrid, toujours maître de musique de la reine.
Le reste de sa vie se déroule donc en Espagne.
Marie-Barbara lui conservera toujours sa confiance et sa protection.
C'est pendant cette dernière période qu'il compose l’essentiel de son œuvre monumentale pour le clavecin.
Domenico Scarlatti meurt le 23 juillet 1757 à Madrid.
Le catalogue de Domenico Scarlatti comprend plus de 717 œuvres : un volume inégalé de plus de 550 pièces, dites sonates ou parfois toccatas.
Seule une petite partie de son œuvre a été publiée de son vivant.
Scarlatti semble avoir supervisé lui-même la publication, en 1738, de son recueil des 30 Essercizi, qui sont découverts avec enthousiasme dans toute l'Europe après avoir été imprimés à Londres à l'initiative de Thomas Roseingrave.
Aucune de ses sonates, sauf peut-être une conservée à Berlin ne subsiste en autographe : ce qui nous est parvenu provient pour la plus grande part de deux recueils manuscrits, dits de Parme et de Venise, emmenés par Farinelli à Bologne, lorsqu'il quitte la cour des Bourbons d'Espagne, puis conservés à Parme et à Venise.
Des catalogues ont été dressés par Alessandro Longo (1906), Ralph Kirkpatrick (1953), Giorgio Pestelli (1967) et Emilia Fadini (1978).
Après Longo dans la première partie du XXe siècle, celui de Kirkpatrick tend à être le plus utilisé. D'autres études, notamment celle de Joel Sheveloff en 1970, remettent en cause cette partie du travail de classement du catalogue Kirkpatrick, en comparant les sources manuscrites et les éditions imprimées.
L'influence de Scarlatti est certainement importante sur l'évolution de la musique, spécialement de la musique pour clavecin et piano-forte, vers la fin du XVIIIe siècle, même s'il a toujours été considéré comme un musicien un peu en marge.
Son pays d'origine, l'Italie, est alors en train de délaisser le clavier pour se tourner vers l'opéra, le bel canto, le violon, la sonate et le concerto.
Capusa06
Lilli Margarethe Rahel Henoch, né le 26 octobre 1899 à Königsberg et mort le 8 septembre 1942 dans le ghetto de Riga, est une athlète allemande, championne d'Allemagne dans quatre disciplines différentes, devenue professeur de gymnastique.
Biographie
Lilli Henoch est la fille du marchand juif Lei Hennoch et de sa femme Rose. Elle a une sœur aînée et un frère cadet et grandit à Königsberg (Prusse-Orientale). Son père meurt en 1912. Alors qu'elle a 19 ans, sa famille s'installe à Berlin où sa mère se remarie. Au début des années 1920, elle rejoint le Berlin Sports Club (BSC), dont un quart des membres est juif. Elle ne participe pas aux Jeux Olympiques d'été de 1924 parce que l'Allemagne est interdite de participation à la suite de la Première Guerre mondiale. En 1924, elle entraîne la section féminine du Bar Kochba Berlin. Elle est membre de l'équipe de hockey féminine qui gagne le championnat national l'année suivante. En 1933, après l'accession au pouvoir d'Adolf Hitler et à la suite des lois racistes nazies, elle et les autres membres juifs du BSC sont obligés de quitter le club. Elle rejoint alors le Jüdischer Turn-und Sportclub 1905 (club de sport et de gymnastique juif), où elle intègre l'équipe de handball. Elle y conduit également des entraînements de gymnastique. En tant que juive, elle n'est pas autorisée à participer aux Jeux olympiques d'été de 193.
Carrière
Entre 1922 et 1926, elle gagne dix titres de championne d'Allemagne dans plusieurs disciplines : au lancer de poids (1922-1925), au lancer de disque (1923-1924), en saut en longueur (1924) et en relais, 4 × 100 m (1924-1926).
En disque, elle établit le record du monde le 1er octobre 1922 avec un lancer à 24,90 m. L'année suivante, elle bat son propre record avec un nouveau lancer à 26,62 m. Elle gagne le championnat d'Allemagne en 1923 et 1924 et remporte la médaille d'argent en 1925.
En 1923, elle reçoit la médaille de bronze au Championnat d'Allemagne de saut en longueur puis la médaille d'or l'année suivante.
Le 16 août 1925, elle bat le record du monde en lancer de poids avec un lancer à 11,57 m. Elle est championne d'Allemagne de 1922 à 1925 et vice-championne d'Allemagne en 1921 et 1926 .
En 1924, 1925 et 1926, elle est championne d'Allemagne du 4 × 100 m avec ses partenaires de club.
Mort
Le 5 septembre 1942, sa mère de 66 ans, son frère et elle sont déportés dans le ghetto de Riga en Lettonie où sa mère et elle sont assassinées par les Einsatzgruppen dans une forêt environnante, leurs corps (et ceux des autres juifs assassinés) enterrés dans une fosse commune. Le sort de son frère reste inconnu.
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Saint Crépin :
Patron des cordonniers, métier qu'il embrassa pour répandre sa foi, sans donner l'éveil aux persécuteurs alors qu'il appartenait à la noblesse Romaine.
- "A la Saint-Crépin, les mouches voient leur fin".
1931 : naissance de Annie Girardot à Paris, actrice française. César de la meilleur actrice en 1977 pour "Docteur Françoise Gailland" et pour un second rôle pour "Les Misérables" de Claude Lelouch en 1996 et enfin en 2002 elle gagne le même césar pour son interprétation de mère étouffante dans "La Pianiste" de Michael Haneke en 2002. Film "Les braqueuses" (1994)..
(morte le 28 février 2011).
Misterprof-
Fausse manœuvre !
Je n' avais pas terminé l' évocation de Picasso.
De 1907 à 1914, il réalise avec Georges Braque des peintures qui seront appelées cubistes, caractérisées par une recherche sur la géométrie et les formes représentées.
Picasso décompose l'image en multiples facettes ou cubes et détruit les formes du réel pour plonger dans des figures parfois étranges.
Cette technique, initiée par Picasso, Braque et, dans une certaine mesure, Herbin, fit de nombreux émules tels que Juan Gris, Francis Picabia, Brancusi, les Delaunay, Albert Gleizes.
La réalisation des Demoiselles d'Avignon, l'œuvre fondatrice du cubisme commencée pendant l'hiver 1906-1907 et achevée début juillet 1907, et surtout
En mai 1909, Picasso se rend à Barcelone et à Horta de Ebro avec Fernande Olivier.
Là, il peint les Paysages (New York, MoMA). les portraits des années 1910, notamment de Daniel-Henry Kahnweiler et Ambroise Vollard, ont été influencés notamment par les travaux des mathématiciens Henri Poincaré et Esprit Jouffret dont les idées et les schémas furent vulgarisés à Picasso et à son entourage par leur ami Maurice Prince.
Au début de l'été, Daniel-Henry Kahnweiler fait une première visite au Bateau-Lavoir.
En octobre, a lieu une rétrospective Cézanne au Salon d'automne.
Pendant l'hiver 1908, Picasso peint L'Amitié (Leningrad, Ermitage), Nu debout (Boston, Fine Arts Museum). Il séjourne à La Rue-des-Bois, village à 60 km au nord de Paris, durant l'été et en octobre, il propose la version définitive des Trois femmes (Leningrad, Ermitage).
À Paris, en septembre, il déménage au 11, boulevard de Clichy, et réalise des sculptures : Tête de Fernande (Paris, Musée Picasso). En 1910, il fait les portraits d'Ambroise Vollard (Moscou, Musée Pouchkine), de Wilhem Uhde (Saint-Louis, collection Pulitzer) et de Daniel-Henry Kahnweiler (Chicago, Institut d'art).
Picasso part pour Céret, village de Catalogne française, dans les Pyrénées-Orientales, en juillet 1911. Fernande Olivier et Braque le rejoignent en août.
Le 5 septembre, il rentre à Paris.
Picasso est absent de la salle cubiste au Salon d'automne qui commence le 1er octobre.
À l'automne, Eva Gouel qu'il appelle Ma jolie dans plusieurs de ses toiles, entre dans sa vie.
Les premiers collages et les premiers assemblages sont réalisés pendant l'hiver 1912, Nature morte à la chaise cannée (Paris, Musée Picasso), Guitare(s) en carton (Paris, Musée Picasso).
Le 18 mai, il part de Céret pour Avignon et le 25 juin s'installe à Sorgues.
Il déménage 242, boulevard Raspail.
Picasso et Daniel-Henry Kahnweiler signent le 18 décembre une lettre-contrat.
Vers le 10 mars 1913, il retourne avec Eva Gouel, souffrante, à Céret où ils séjournent tout l'été.
Le Verre d'absinthe est peint au printemps 1914.
Après le départ pour Avignon, en juin, il fait un retour au portrait, en juillet.
Eva meurt le 14 décembre 1915.
Trois formes de cubisme émergent : le précubisme, ou cubisme cézannien, le cubisme analytique et le cubisme synthétique.
Pendant la Première Guerre mondiale, Picasso échappe à la mobilisation du fait de sa nationalité, l'Espagne ne comptant pas parmi les belligérants.
Il séjourne à Rome avec Jean Cocteau, à partir du 17 février 1916.
Il s'installe Via Margutta, d'où il voit la villa Médicis.
Outre de nombreux portraits dessinés, il peint L'Italienne, L'Arlequin et Femme au collier.
En mai, Cocteau présente Diaghilev à Picasso.
Il travaille comme décorateur pour le ballet Parade de Léonide Massine et les Ballets russes de Serge de Diaghilev, sur une musique d’Erik Satie.
Il rencontre Igor Stravinsky et la danseuse Olga Khokhlova, qui devient sa femme.
Dans une veine décorative, Picasso réalisa plusieurs portraits d’elle et de leur fils, Paul en Pierrot, en 1925.
Fin mars 1917, il voyage à Naples et à Pompéi et revient à Paris, fin avril.
Le 18 mai, la première de Parade a lieu au Châtelet.
Puis en juin, Picasso part pour Madrid avec la troupe de Diaghilev et Olga, et le 12 juillet, un banquet est offert en son honneur à Barcelone.
Du 23 janvier au 15 février 1918, Picasso expose avec Matisse chez Paul Guillaume.
Il se marie avec Olga à l'église russe de Paris, le 12 juillet.
Cocteau, Max Jacob et Apollinaire sont les témoins.
Pendant un séjour à Biarritz, il peint Les Baigneuses (Paris, musée Picasso).
En mai 1919, Picasso part pour Londres travailler au ballet, Le Tricorne, sur une musique de Manuel de Falla.
Pendant l'été, il séjourne à Biarritz chez Mme Errazuriz puis s'installe avec Olga à Saint-Raphaël .
Son fils Paulo naît le 4 février 1921.
Durant l'été, il s'installe avec Olga et Paulo à Fontainebleau.
Il y peint les Femmes à la fontaine (Paris, musée Picasso et New York, Museum of Modern Art) et Les Trois Musiciens (New York, Museum of Modern Art et Philadelphie Museum of Art).
Cette même année, le musée de Grenoble obtient du peintre le premier tableau pour exposition dans une collection publique française (Femme lisant), représentant sa femme Olga Khokhlova.
En juin 1922, lors d'un séjour à Dinard, il peint Deux femmes courant sur la plage (La Course, Paris, Musée Picasso.
Puis, en décembre, il réalise le décor pour L'Antigone de Cocteau, créée par Charles Dullin au théâtre de l'Atelier.
En 1923, il fait un nouveau séjour estival sur la Côte d'Azur, au cap d'Antibes, et peint La Flûte de Pan (Paris, Musée Picasso).
Pendant l'été 1924, il séjourne à la villa La Vigie à Juan-les-Pins, il fait son Carnet de dessins abstraits et peint Paul en arlequin (Paris, musée Picasso).
Pendant cette période des années 1920, dans un climat de reconnaissance mondaine, il fait dans ses tableaux un retour à la figuration et au classicisme : Trois femmes à la fontaine (1921), et certaines œuvres comme les Flûtes de Pan (1923), s'inspirent de la mythologie .
L’année 1925 est celle d’une rupture radicale dans la production du peintre avec des tableaux très violents montrant des créatures difformes, convulsives, prises dans les rets d’une rage hystérique : Femme dans un fauteuil (1926) et Baigneuse assise (1930).
L’influence des poètes surréalistes est indéniable dans cette volonté de dépeindre de l’intérieur l’enfer personnel.
Cependant il adopte une approche plus pragmatique que celle du rêve calqué sur la toile des surréalistes.
En juin-juillet 1925, il achève La Danse et peint Le Baiser.
Le 14 novembre, il participe à la première exposition surréaliste de la Galerie Pierre.
En 1926, il peint Buste de jeune fille, L'Atelier de la modiste, Le Peintre et son modèle, qui marquent sa rencontre avec Marie-Térèse Walter au début de cette année, alors qu'elle est encore mineure.
Il réalise les Guitares à clous.
Le 19 octobre de cette même année, il visite le musée des Beaux-Arts de Grenoble, premier musée d'art moderne en France et pour lequel il avait fait don cinq ans auparavant du tableau Femme lisant.
Picasso a besoin alors d'une aide technique, notamment pour la réalisation des maquettes du Monument pour Guillaume Apollinaire dont il a reçu commande en 1922.
Quelques années auparavant il avait renoué son amitié avec le ferronnier et sculpteur catalan, Julio González, rencontré à Barcelone du temps d'Els Quatre Gats, et vivant comme lui à Paris depuis 1900.
Picasso s'adresse naturellement à lui, et ils entameront, de l'automne 1928 jusqu'en juillet 1932, une fructueuse collaboration technique autour des sculptures en fer forgé et soudé.
C'est au printemps 1929 qu'il sculpte en fer soudé La Femme au jardin dans l'atelier de González, qui par la suite réalisera le bronze en 1932.
C'est l'année aussi de ses dernières vacances à Dinard.
Il peint le Grand nu au fauteuil rouge, et en février 1930, Crucifixion.
À l'automne 1930, Marie-Thérèse déménage au 44 rue de la Boétie. Il achète le château de Boisgeloup, près de Gisors, à 80 km au nord-ouest de Paris, en juin, et s'y installe jusqu'à la fin de 1932.
Deux figures au bord de la mer est peint en janvier 1931, et en mars, Nature morte sur un guéridon.
En 1932, la Jeune fille devant le miroir est finie.
Une rétrospective à la galerie Georges Petit, puis au Kunsthaus de Zurich, a lieu en juin.
Picasso travaille à Boisgeloup aux têtes sculptées d'après Marie-Thérèse, et à la série de dessins d'après La Crucifixion de Matthias Grünewald.
En 1933, l'éditeur Albert Skira demande à Picasso d'illustrer un Minotaure pour la couverture du premier numéro de sa nouvelle revue du même nom.
Bien que Picasso ait déjà illustré ce personnage mythique une fois en 1928, c'est à partir de cette commission de 1933 que se déclenche en lui une véritable obsession de la symbolique du Minotaure, avec notamment La Minotauromachie et la Suite Vollard.
Il passe les vacances de l'été 1933 à Cannes avec Olga et Paulo.
De juin à septembre 1934, il fait des séries de corridas, peintes, dessinées et gravées.
En août, il voyage en Espagne avec Olga et Paulo, et se rend aux corridas de Burgos et de Madrid.
Il visite le Musée d'art catalan de Barcelone.
Il réalise une série de sculptures à texture moulée : Femme au feuillage et Femme à l'orange.
Au printemps 1935, la galerie Pierre expose des papiers collés.
Minotauromachie est gravée.
Il se sépare d'Olga en juin, et le 5 septembre, naît Maya Picasso, sa fille avec Marie-Thérèse Walter.
Le 25 mars 1936 Picasso part secrètement avec Marie-Thérèse et Maya pour Juan-les-Pins.
Il fait des gouaches et des dessins sur le thème du Minotaure.
Cette même année, au début de la Guerre civile espagnole, il est nommé directeur du Musée du Prado à Madrid.
Début août, Picasso part pour Mougins et Dora Maar l'y rejoint.
À la suite du bombardement de Guernica, le 26 avril 1937 pendant la guerre civile espagnole, Picasso est horrifié par ce crime et se lance dans la création d'une de ses œuvres les plus célèbres : Guernica, qui symbolise toute l'horreur de la guerre et la colère ressentie par Picasso à la mort de nombreuses victimes civiles.
Guernica est exposé dans le Pavillon espagnol de l'Exposition internationale à Paris en 1937.
Cette même année Picasso demande sa naturalisation, ce qui lui est refusé ; il ne redemandera plus jamais la nationalité française.
Dans la même période, il réalise également une sorte de bande dessinée, Songe et mensonge de Franco, dix-huit gravures dans lesquelles il inclut des textes poétiques.
Il les destine à être tirées en cartes postales et vendues au profit des républicains espagnols.
En octobre-décembre 1937, Picasso peint La femme qui pleure, puis, en 1938, fait un grand collage, Les Femmes à leur toilette.
En juillet 1938, il va à Mougins avec Dora Maar.
Début juillet 1939, toujours avec Dora, il part chez Man Ray à Antibes.
Il y peint le tableau Pêche de nuit à Antibes.
La compagne du Man Ray, Adrienne Fidelin, est un de ses modèles longtemps non identifiés.
De septembre 1939 au début de 1940, il est à Royan, où il réalise notamment Séquence de femmes au chapeau.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Pablo Picasso vit à Paris.
Entre 1942 et 1943, il réalise l'assemblage, Tête de taureau, L'Aubade, L'Homme au mouton.
L'immense notoriété de Picasso lui procure une relative protection, sans lui épargner les tracasseries.
Il est fiché comme anarchiste par la Sûreté.
Son ami Max Jacob sera arrêté par la Gestapo d'Orléans, le 24 février 1944 à Saint-Benoît-sur-Loire, puis meurt au camp de Drancy, malgré des interventions tardives pour le faire libérer, dont celles de Jean Cocteau.
Ce dernier s'inquiète aussi pour Picasso, qui assiste publiquement à l'enterrement.
Entre-temps, Picasso rencontre Françoise Gilot en mai 1943, mais habite chez Marie-Thérèse Walter durant l'insurrection de Paris d'août 1944.
Après la Seconde Guerre mondiale, ses tableaux deviennent plus optimistes, plus gais, montrant, comme l'indique le titre d'un tableau de 1946, la Joie de vivre qu'il ressent alors.
Picasso adhère, le 5 octobre 1944, au Parti communiste français.
S'il se sent proche des idéaux du parti, il n'en sera jamais un membre actif, gardant sa totale liberté d'expression et prenant position principalement à travers ses tableaux.
Très opposé à la guerre, Picasso peint la célèbre Colombe de la paix (1949) à l'occasion de son adhésion au Conseil Mondial de la Paix et reçoit à ce titre un prix international de la paix en 1955. L'attrait pour les colombes chez le peintre remonte à son enfance, où son père utilisait des pigeons comme modèles que Picasso allait jusqu'à emporter avec lui à l'école.
Le 7 octobre 1944 s'ouvre le Salon d'Automne et la rétrospective Picasso. Le Charnier (New York, Museum of Modern Art) est peint en avril-mai 1945, d'après le souvenir de la découverte en décembre 1944, du corps supplicié de son ami, le jeune poète surréaliste Robert Rius.
Picasso part avec Dora Maar pour le cap d'Antibes, en juillet, et, le 26 novembre, Françoise revient vivre chez Picasso.
En 1946, Picasso rejoint Françoise à Golfe-Juan, rend visite à Henri Matisse à Nice, puis en juillet, avec Françoise, part pour Ménerbes (Vaucluse).
En août, il s'installe chez Louis Fort à Golfe-Juan, et commence le travail au château d'Antibes en octobre.
Lorsqu'il visite Vallauris à l'été 1946, il se rend chez Georges et Suzanne Ramié et modèle trois pièces de céramique.
Lorsqu'il revient l'année suivante, il retrouve ses pièces et commence alors une période intense de production de céramique qu'on estime à près de 4 500 pièces.
Le 15 mai 1947, naît son fils Claude.
En juin, le peintre part pour Golfe-Juan.
Il s'installe à Vallauris en 1948 avec Françoise Gilot.
Le 25 août 1948, Picasso est au Congrès des Intellectuels pour la Paix à Wroclaw.
Revenu à Vallauris à la mi-septembre, il peint les deux versions de La Cuisine (l'une est actuellement au Musée Picasso de Paris et l'autre au Museum of Modern Art de New York).
En février 1949, La Colombe est choisie par Aragon pour l'affiche du Congrès de la Paix qui ouvre à Paris, le 20 avril.
Le 19 avril 1949 naît Paloma.
Le 6 août 1950, Laurent Casanova inaugure L'Homme au mouton à Vallauris.
Picasso exécute La Chèvre, La Femme à la poussette, La Petite Fille sautant à la corde.
Le 15 janvier 1951, il peint Massacre en Corée.
En 1952, il dessine La Guerre et La Paix pour la décoration de la chapelle de Vallauris, qui deviendra le musée Picasso, il écrit une seconde pièce de théâtre : Les Quatre Petites Filles.
En mars 1953, Françoise Gilot le quitte et part pour Paris avec les enfants.
Il fait les portraits de Sylvette David, en avril 1954.
En juin, il rencontre Jacqueline Roque.
C'est en décembre que débute la série des variations sur Les Femmes d'Alger, de Delacroix.
Il s'installe en mai 1955 avec Jacqueline, à la villa La Californie, à Cannes.
En juin a lieu une rétrospective au musée des arts décoratifs.
Pendant l'été, il travaille avec Henri-Georges Clouzot pour le film, Le Mystère Picasso.
Il décide de réaliser Femme dans un fauteuil d’osier, ainsi qu'une cinquantaine d'œuvres qui seront présentées l'année suivante aux États-Unis, au Metropolitan Museum of Art et à l'Art Institute of Chicago.
En 1956, Les Baigneurs, les sculptures en bois (Stuttgart, Staatsgalerie) sont coulées en bronze.
Il peint L'Atelier de la villa La Californie.
Le 17 août 1957, il commence le travail sur Les Ménines (Barcelone, Musée Picasso).
Le 29 mars 1958 a lieu la présentation de la décoration pour l'Unesco : La Chute d'Icare.
En septembre, Picasso achète le château de Vauvenargues, dans lequel il emménage l'année suivante.
Il peint La Baie de Cannes entre le 19 avril et le 9 juin 1958 depuis la villa La Californie, qu'il a achetée en 1955 dans le quartier du même nom, à Cannes, où il réside avec Jacqueline jusqu'en 1961.
Les premiers dessins d'après Le Déjeuner sur l'herbe de Manet sont faits le 10 août 1959.
Il épouse Jacqueline à Vallauris, le 2 mars 1961, et en juin, s'installe au mas Notre-Dame-de-Vie de Mougins, à Mougins, près de Cannes.
Il travaille sur les tôles découpées et peintes, La Chaise, La Femme aux bras écartés, La Femme à l'enfant, Les Footballeurs.
En novembre 1962, il peint L'Enlèvement des Sabines, dont une version se trouve au Musée national d'art moderne de Paris.
En 1962, Serge Lifar, qui avait rencontré Picasso grâce aux ballets russes, le sollicite pour réaliser les décors du ballet Icare, qu'il s'apprête à remonter pour l'Opéra National de Paris.
Bien que n'ayant pas travaillé pour le ballet depuis 1924, Picasso accepte le projet et fournit à l'Opéra une esquisse rappelant la Chute d'Icare réalisée pour le siège de l'UNESCO en 1985.
L'inauguration de la rétrospective au Grand Palais et au Petit Palais se déroule le 19 novembre 1966. Au printemps 1967, Picasso est expulsé de son atelier de la rue des Grands-Augustins.
En janvier 1970, le musée Picasso de Barcelone reçoit la donation des œuvres conservées par sa famille.
Une exposition se déroule au Palais des Papes d'Avignon de mai à octobre.
En avril 1971, la galerie Louise Leiris expose les 194 dessins réalisés entre le 15 décembre 1969 et le 12 janvier 1971. Nouvelle exposition à la galerie Louise Leiris, en janvier 1973, qui montre cette fois les 156 gravures, réalisées entre fin 1970 et mars 1972.
Picasso meurt le 8 avril 1973 d'une embolie pulmonaire.
Il est enterré deux jours plus tard dans le parc du château de Vauvenargues, selon la décision de sa femme Jacqueline et de son fils Paulo, après que la mairie de Mns a refusé l'inhumation sur sa commune, voyant en lui un communiste milliardaire.ougi
L'enterrement a lieu dans une ambiance familiale délétère, Marie-Thérèse Walter, sa fille Maya ou Paloma, ainsi que son fils Claude se voyant interdire l'accès au château.
Selon le vœu de Picasso, la sculpture monumentale en bronze La Femme au vase est scellée sur sa tombe, dans le parc du château.
Jacqueline Roque sera elle-même enterrée à ses côtés en 1986.
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25 octobre 1881 :
Naissance du peintre Pablo Picasso.
Pablo Diego José Francisco de Paula Juan Nepomuceno María de los Remedios Cipriano de la Santísima Trinidad Mártir Patricio Ruiz y Picasso.est un peintre, dessinateur, sculpteur et graveur espagnol ayant passé l'essentiel de sa vie en France.
Il naît le 25 octobre 1881 à Malaga.
Il est le premier enfant de José Ruiz y Blasco, alors professeur de peinture à l'école provinciale des Arts et métiers de la ville dite San Telmo, et de María Picasso López, une fille de vignerons.
Le nom de Picasso, qui n'est pas espagnol, serait selon certains auteurs d'origine italienne, un de ses arrière-grands-pères étant né à Sori dans la région de Gênes.
Pablo avait deux sœurs, Maria de los Dolores, dite Lola, née en 1884, et Maria de la Concepción, dite Conchita, née en 1887, mais aucun frère.
En 1891, le musée provincial de Malaga dont José Ruiz Blasco était le conservateur, ferme ses portes, ce qui oblige le père à trouver d'autres moyens de subsistance.
La famille déménage à La Corogne et José Ruiz Blasco occupe un poste de professeur à l'Instituto de Educación Secundaria da Guarda.
La mort de sa sœur Conchita d'une diphtérie en janvier 1895 traumatise Picasso et son vœu d'arrêter la peinture si sa sœur avait guéri n'étant pas exaucé, il se réfugie dans son art.
Son père est alors nommé professeur à La Llotja de Barcelone, en 1895.
Une collection Mellon conservait en 1966 le portrait par Picasso d'une de ses sœurs daté de 1901.
Picasso, encouragé par son père qui lui accorde toute confiance, peint ses tout premiers tableaux à l'âge de huit ans, son préféré étant Le Petit Picador jaune (1889), sa première peinture à l'huile, dont il refusera toujours de se séparer.
Pendant l'été 1895, Pablo découvre Madrid et Barcelone, passe ses vacances à Malaga et revient par la mer à Barcelone.
À cette occasion, il réalise des marines du voyage.
C'est durant l'hiver 1895 qu'il peint sa première grande toile académique, La Première Communion. L'année suivante, il entre à l'école des Beaux-Arts de Barcelone.
Il signe ses premières œuvres Ruiz-Picasso avant d'opter pour P.R.-Picasso puis définitivement pour Picasso en 1901, à cause de l'étrangeté du nom et du digraphe ss inusité en espagnol.
À Barcelone en 1896, il est reçu à l'École de la Llotja, où enseigne son père, ayant exécuté en un jour le sujet de l'examen pour lequel on laisse généralement un mois aux candidats.
C'est en 1896 qu'il peint L'Enfant de chœur.
Don José lui loue alors un atelier, rue de la Plata, qu'il partage avec son ami peintre Manuel Pallarès, et où il peint Science et charité (1896), l'une de ses plus importantes toiles d'enfance.
Pour cette œuvre, son père a imaginé la composition qui représente une malade couchée sur un grabat, assistée d'un médecin (Picasso réalisera le portrait de son père) et d'une religieuse.
Ce tableau reçoit à l'exposition des Beaux-Arts de Madrid une mention honorifique.
Il est fortement influencé par le modernisme catalan à cette époque.
Dès l'âge de quinze ans, Manuel Pallarès l'initie précocement aux bordels du barrio chino de Barcelone, et c'est dans ces lieux qu'il réalise de nombreux feuillets, dessins et aquarelles érotiques dont le sujet subversif se retrouvera dans la sensualité de ses dessins ou tableaux ultérieurs.
En septembre 1897, Picasso part étudier à Madrid et réussit en octobre le concours d'entrée à l'académie royale de San Fernando.
Cependant l'enseignement de l'institution ne lui plaît pas et il renonce à suivre les cours.
En juin 1898, il retourne à Barcelone, puis part pour Horta de Sant Joan, le village de son ami Pallarès, situé près de la ville de Gandesa où il partage la vie des paysans.
En avril 1899, il est de nouveau de retour à Barcelone, où il fréquente alors le cabaret Els Quatre Gats, phare de la bohème, créé en référence au Chat Noir de Paris.
Là, il rencontre notamment Miquel Utrillo, et se lie d'amitié avec le poète Jaime Sabartés, Carlos Casagemas, le peintre Opisso, le sculpteur aragonais Pablo Gargallo et Julio Gonzalez.
Une exposition de ses peintures se tient dans le cabaret le 1er février 190021.
Sa toile, Les Derniers Moments, représente l'Espagne à l'Exposition universelle de 1900 à Paris.
Il part, avec Casagemas dont il est très proche, pour la capitale française où il s'installe dans l'atelier du peintre catalan Isidre Nonell à Montmartre.
Picasso s'y imprègne de l'atmosphère du Moulin de la Galette et rencontre le marchand Pedro Mañach, ainsi que Berthe Weill qui lui achète trois scènes de tauromachie, les premières toiles qu'il vend à Paris.
Réalisant des œuvres de commande, il vend également quelques pastels à des amateurs.
Il rentre à Barcelone le 20 décembre, avec Casagemas que le peintre emmène avec lui jusqu'à Malaga pour le sortir de sa mélancolie.
À la mi-janvier 1901, Picasso part pour Madrid.
Le 17 février, Casagemas, après avoir tenté de tuer son amante Germaine, qui était une danseuse volage du Moulin rouge, se suicide à Paris.
Picasso, bouleversé par la mort de son ami, peindra un tableau clé, La Mort de Casagemas, dont il dira qu'il a conditionné grandement son passage à la période bleue, empreinte de douleur, de tristesse et faisant référence aux grands maîtres espagnols.
En avril 1901, il retourne à Barcelone puis, en mai, il repart à Paris et s'installe chez Pedro Mañach qui le loge pendant quelques mois dans son appartement personnel et lui offre un salaire.
Il livre quelques dessins à des périodiques humoristiques parisiens qu'il signe sous le nom de Ruiz.
La période bleue correspond aux années 1901-1904.
Ce nom vient du fait que le bleu est la teinte dominante de ses tableaux de cette époque, qui a débuté avec le suicide de son ami catalan Carlos Casagemas, ce qui explique qu'elle soit marquée par les thèmes mélancoliques de la mort, de la vieillesse, et de la pauvreté, mais ne l'empêche pas d'être satirique.
Durant ces années, Picasso peint des pauvres, des mendiants, et des aveugles, sous forme de personnages souvent étirés et faméliques inspirés des tableaux du Greco que Picasso étudie à cette époque et qui l'influencent fortement.
Le premier tableau de cette période fut La Mort de Casagemas, et les œuvres importantes sont : Dama en Éden Concert (1903), La Vida (1903), Las Dos hermanas (1904), La Celestina (1904).
Il vit pendant ces années dans le dénuement.
Bien que son père lui envoie des toiles et des tubes de peinture, par souci d'économie, il réalise plusieurs peintures sur le même tableau ou doit brûler une liasse de ses dessins pour se chauffer.
Entre le 25 juin et le 14 juillet 1901, Picasso et Francisco Iturrino font une exposition à la galerie d'Ambroise Vollard, à Paris.
Picasso fait la connaissance du poète Max Jacob.
Pendant l'hiver, il peint Autoportrait bleu.
Fin janvier 1902, il se rend à Barcelone.
La galerie Berthe Weill expose du 1er au 15 avril des œuvres de Lemaire et de Picasso.
Il revient à Paris en octobre avec Sebastian Junyer Vidal, et il montre pour la première fois ses toiles bleues, du 15 novembre au 15 décembre, dans une exposition de groupe chez Berthe Weill. En janvier 1903, Picasso est de nouveau à Barcelone.
Au printemps, il commence la toile La Vie (Cleveland Museum of Fine Arts).
À partir de 1904, il s'installe à Paris, au Bateau-Lavoir, dans l'atelier laissé par Paco Durrio.
Là, il rencontre sa première compagne, Fernande Olivier.
C'est le début de la période rose.
Les thèmes abordés sont la joie et l'inquiétude existentielle.
On y trouve aussi de nombreuses références au monde du zoo et du cirque.
Il peint des masques, arlequins, dompteurs et clowns.
Picasso fait la connaissance de Guillaume Apollinaire, d'André Salmon et d'Amedeo Modigliani. C'est peut-être avant 1905 que son compatriote Ricard Canals l'initie à la gravure.
Du 25 février au 6 mars 1905, Picasso expose à la galerie Serrurier, ses premières toiles roses.
Au printemps, il peint Les Saltimbanques (Washington, National Gallery). Pendant l'été, il fait un séjour à Schoorl en Hollande, et y peint Les Trois Hollandaises (Paris, Musée national d'art moderne, dépôt au Musée Picasso).
En automne 1905, il rencontre Gertrude et Leo Stein. Ces deux mécènes lui achètent de très nombreuses toiles et apportent au peintre désargenté une plus grande aisance financière et une nouvelle stimulation intellectuelle33. On commence à trouver dans ses toiles le thème de la mort. Notamment dans son tableau, Arlequin, dont il fait cadeau en 1919 au Museo de Arte Moderna de Barcelone. Le galeriste Ambroise Vollard achète la plupart des toiles roses en mars 1906. En mai, il part avec Fernande Olivier pour Barcelone, puis durant l'été à Gósol, village isolé de Haute-Catalogne. Ce séjour aura un impact majeur dans l'œuvre de Picasso. C'est dans ce petit bourg de la province de Barcelone qu'il conçoit Les Demoiselles d'Avignon, un tableau qui constitue un évènement capital dans les débuts du cubisme34. Gertrude Stein le présente à Matisse, pendant l'hiver 1906.
Le Portrait de Gertrude Stein (New York, Metropolitan Museum of Art35), commencé en hiver, est enfin achevé grâce à une peinture de Cézanne, Madame Cézanne à l'éventail, que Gertrude Stein avait acquise au salon d'automne en 1904.
Influences africaines
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Geneviève Anthonioz-de Gaulle
25 octobre 1920 à Saint-Jean-de-Valeriscle (Gard) - 15 février 2002 à Paris
Fille de Xavier de Gaulle, frère aîné du général de Gaulle, Geneviève de Gaulle arrive à Paris au début de l'Occupation allemande. Inscrite à la Sorbonne, elle entre dès 1941 dans le réseau de résistance du Musée de l'Homme avec notamment Germaine Tillion.
Elle distribue des tracts et fait des missions de renseignement jusqu'à son arrestation le 20 juillet 1943. Transférée au camp de Ravensbrück, elle frôle la mort avant d'être enfermée à part sur ordre de Himmler, lequel envisage de s'en servir comme monnaie d'échange.
Après la Libération, elle se marie avec le résistant Bernard Anthonioz. Elle préside dès lors l'Association des déportées et internées de la Résistance aux côtés de Marie-Claude Vaillant-Couturier.
Le père Joseph Wresinski lui fait découvrir la misère des bidonvilles. Bouleversée, elle participe à ses côtés à l'association ATD-Quart Monde (Aide à Toute Détresse), qu'elle présidera de 1964 à 1998.
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24 octobre 2017 :
Décès du Jazzman Fats Domino.
Antoine Dominique Domino Jr. est né le 26 février 1928 à La Nouvelle-Orléans au sein d'une ancienne famille créole francophone venue travailler dans les plantations de sucre en Louisiane.
Le père de Fats Domino, Antoine « Calice » Domino, épouse Donatile Gros.
Ils demeurent pauvrement dans un des 27 logements pour les travailleurs de la plantation Webre-Steib, située à quelques kilomètres de la frontière du Mississippi.
Ils ont huit enfants qu'ils élèvent en anglais bien que leur langue d'origine soit le français.
Pour ces créoles catholiques, après la messe du dimanche, viennent la fête et la danse.
La famille garde en effet ses valeurs créoles rurales : travailler dur, se faire plaisir, être une famille soudée.
Durant le milieu des années 1920, le frère de Calice, Gustave, prend possession de terres dans le neuvième ward de la Nouvelle-Orléans où la famille de Calice déménage dans un duplex.
Antoine est le benjamin de la famille.
Très timide et solitaire, il est débrouillard et déterminé.
Dès son plus jeune âge, Antoine adore la musique.
La famille possède un vieux gramophone qu'il écoute toujours en gardant le rythme, claquant des doigts sur diverses chansons du genre blues et jazz.
Lorsqu'Antoine atteint dix ans, sa famille hérite d'un piano tellement vieux que la rouille apparaît à travers l'ivoire des touches.
Son beau-frère, Harrison Verrett, joueur de banjo dans des groupes de jazz locaux, et qui fait à la fois figure de père et de mentor pour Antoine, lui montre les accords de base en inscrivant les notes sur les touches du piano pour qu'il puisse bien les apprendre.
En très peu de temps, Antoine ne veut plus jouer que du piano.
Ses parents, qui l'écoutent pratiquer pendant des heures tous les jours, installent le piano dans le garage.
C'est là qu'il apprend les chansons qu'il entend à la radio.
Sauf en musique, Antoine a des difficultés à l'école.
À onze ans, en quatrième année, il abandonne les études pour travailler dans une manufacture.
À part quelques leçons de musique données par Verrett, ses connaissances musicales sont acquises en écoutant le juke-box qui joue du blues et du boogie d'artistes comme Amos Milburn, Charles Brown, Louis Jordan, Pete Johnson, et Meade Lux Lewis.
Dès l'âge de quatorze ans, il fait déjà les circuits des boîtes à chanson autour de La Nouvelle-Orléans.
Il rencontre, à cette époque, Robert « Buddy » Hagans, un saxophoniste amateur qui devient son partenaire musical pour les vingt-cinq années suivantes.
À ce duo, se joignent le batteur Victor Leonard et le guitariste Rupert Robertson.
Sa popularité augmente grâce à son interprétation de la chanson Swanee River Boogie d'Albert Ammons, une reprise du classique de Stephen Foster Old Folks at Home.
Les fans entrent dans les clubs juste pour entendre cette chanson.
Le 15 mai 1948, Antoine et Buddy se présentent au bureau du syndicat pour musiciens noirs et payent 12 $ pour leurs cartes de membres, nécessaire pour pouvoir jouer hors de la ville dans la boîte de nuit Robin Hood, où Paul Gayten et Annie Laurie ont joué avec le bassiste Billy Diamond. Après le spectacle d'Antoine, suivi d'applaudissements et de cris d'approbation par l'audience, Billy Diamond le présente sous le nom de Fats Domino, le comparant au célèbre Fats Waller.
Bien qu'atteint par ce sobriquet, Antoine finit par le garder car c'est un terme chic et populaire durant cette époque.
Sa carrière perce vraiment lorsqu'il fait des tournées avec le groupe de Billy Diamond.
À l'âge de 21 ans, Fats attire la foule au club Hideaway où il a des représentations trois soirs par semaine avec son propre groupe.
Le tournant de sa carrière arrive lorsqu'un agent d'Imperial Records, Dave Bartholomew, trompettiste-artiste-compositeur, à la recherche de talents et a entendu parler de lui. , vient voir son spectacle dans le club.
Fats signe un contrat avec Imperial Records en novembre 1949.
Son gérant est maintenant Lew Chudd, le propriétaire d'Imperial Records.
Dave Bartholomew est devenu le principal collaborateur de Fats.
Ensemble, ils composent, transforment et arrangent des morceaux pour que Fats puisse ensuite les enregistrer.
La première chanson transformée est le classique The Junker's Blues que Chudd trouvait inapproprié comme chanson pour le grand public.
Ils changent les paroles, modifient la mélodie et l'intitulent The Fat Man.
Cette version considérée radicale par sa cadence et sa distorsion émotionnelle devient la base de la musique populaire appelée rock 'n' roll.
Lew Chudd peut faire jouer cette chanson sur les stations de radio pop.
Après ce grand succès, il obtient sa première tournée aux alentours de la Louisiane.
Sa chanson Every Night, avec ses fameux triolets lui donne un contrat pour jouer dans le club Desire durant l'année 1950.
À son départ du club, Desire perd sa popularité, et Fats commence sa deuxième tournée avec les membres des groupes de Bartholomew à la mi-novembre de cette même année.
En 1951, Fats Domino signe un nouveau contrat de quatre ans avec Imperial Records.
Quant à Bartholomew, il quitte son poste, disant qu'il est trop difficile de composer et de créer des arrangements musicaux avec Fats Domino, mais il ne s'éloigne pas longtemps.
Même sans Bartholomew, Fats évolue toujours.
Il apparaît dans son premier film où il fait une annonce publicitaire pour Dr Daddy-o's Jax Beer.
Ses musiciens, pour une nouvelle tournée, sont : Buddy Hagans au saxophone, Billy Diamond, bassiste et gérant de la tournée, Cornelius « Tenoo » Coleman à la batterie, Wendell Duconge, au saxophone alto et Walter « Papoose » Nelson, le guitariste.
Durant les quarante ans de sa carrière, certains musiciens partent ou lâchent, se faisant remplacer, revenant parfois.
Mais en grande majorité durant le paroxysme de sa renommée, c'est ce groupe de musiciens qui l'accompagne.
En 1952, Fats enregistre ses plus grands succès, parmi lesquels figure la chanson Goin' Home, devenue son premier no 1 au palmarès rhythm and blues et no 30 au palmarès pop en juin.
Il présente son plus grand spectacle dans la salle de bal Pentagon où 700 admirateurs viennent l'écouter.
En 1955, Bartholomew revient.
Il est admis que Fats Domino a souvent l'idée initiale pour les nouvelles chansons, mais que tous les arrangements viennent de lui.
Il critique jalousement Fats Domino, ses mélodies ou ses paroles trop simples comme son hit Ain't That a Shame, qu'il écrit et enregistre cette année-là.
Cette chanson va devenir son premier grand succès à l'échelle nationale, ainsi que I'm Walkin' et All by Myself.
De son côté, Domino estime que les chansons de Bartholomew, telles que Blue Monday et I Hear You Knocking, sont trop élaborées.
Néanmoins, les critiques jugent ce duo comme la première grande et superbe équipe de compositeurs rock 'n' roll.
Atlantic Records, à son tour, encourage leurs artistes, tels que Screamin' Jay Hawkins, Bobby Darin et Ray Charles à tenter d'imiter le style de Fats Domino.
Le 9 juillet 1955, Fats Domino devient le deuxième artiste r&b à gagner le Billboard Triple Crown Award avec le plus grand nombre de ventes en r&b, ainsi qu'aux palmarès juke-box et « Disc Jockey.
En septembre, il enregistre une autre chanson, Poor Me, qui devient no 1 au classement r&b.
Sa musique devient de plus en plus populaire, y compris parmi les blancs.
Durant la deuxième moitié de la décennie, avec la remontée des autres grands musiciens rock, la carrière de Fats ralentit.
En juin 1956, Fats enregistre, sous l'étiquette Master Records, une nouvelle version modifiée du vieux classique Blueberry Hill, une chanson Tin Pan Alley, écrite originellement pour Gene Autry en 1940 pour son film The Singing Hill.
Elle devient la chanson de son répertoire la plus célèbre, même aujourd'hui.
Elvis Presley, en outre, donne son soutien à Fats en déclarant son admiration pour le talent du pianiste.
Ce lien avec Elvis contribue à sa popularité.
En avril 1957, après 22 semaines, la chanson School Days de Chuck Berry, vole la première position au palmarès r&b jusqu'alors monopolisée par Fats Domino.
À l'automne 1957, sa tournée s'étoffe pour faire des spectacles dans le nord du pays.
À New York, il est intimidé par le fait que les spectateurs lancent des œufs aux artistes qu'ils n'aiment pas.
Cette tournée lui permet de jouer aux côtés d'autres grands musiciens du rock 'n' roll comme Buddy Holly, the Drifters, the Everly Brothers et plusieurs autres en spectacle et dans des émissions importantes de l'époque comme celles d'Alan Freed's et de Dick Clark's American Bandstand.
En 1958, Fats enregistre vingt autres chansons qui deviennent des succès et en 1959, six autres.
Au début des années 1960, on ne compte plus guère aux États-Unis, et avant la British Invasion, d'artistes de rock 'n' roll de grande envergure autres que Fats Domino et ses disciples tels que Lloyd Price, Wilbert Harrison, Phil Phillips et Frankie Ford.
Buddy Holly et Eddie Cochran sont morts, Bo Diddley est ruiné, Gene Vincent brisé.
Après son passage à l'armée, Elvis Presley s'est considérablement adouci, Little Richard étudie la théologie, Jerry Lee Lewis fait scandale et Chuck Berry se fait emprisonner.
Alors que Domino a survécu à ses confrères musicaux contemporains du r&b, il est maintenant seul parmi les grands du rock.
À l'âge de 32 ans, après une décennie chargée de tournées, il est fatigué.
Sa difficulté à se convaincre de continuer ce mode de vie transparaissent de manière évidente dans les thèmes de chansons comme Walking to New Orleans et Before I Grow too Old31.
Cette même année, Roy Montrell remplace le guitariste Papoose Nelson, mort d'une overdose. Montrell devient le nouvel agent de tournée du groupe et restera parmi l'entourage de Fats pendant dix-sept ans.
En avril 1962, il réalise sa dernière session en studio avec la compagnie Imperial Records.
En 1964, il signe un nouveau contrat avec ABC – Paramount Records.
Cette année-là, quand survient l' invasion des groupes britanniques de rock, diminue la fréquence des chansons de Fats Domino diffusées à la radio.
En janvier 1965, celui-ci enregistre huit chansons pour son troisième album chez ABC.
Peu de temps après, il rompt son contrat et signe avec Mercury Records.
Toujours en collaboration avec Bartholomew, il va enregistrer I Left My Heart in San Francisco.
Il fait moins de tournées et prend de plus en plus de semaines de congés.
En 1966, Mercury propose une nouvelle idée pour un album appelé Southland USA qui aurait comme thème principal le Sud et La Nouvelle-Orléans.
Même après plusieurs incitations, Fats n'aura jamais le goût de le terminer.
Ce n'est qu'en mars 1967, que Fats tente sa première tournée dans toute l'Europe, et obtient un franc succès au Saville Theatre de Londres.
Paul McCartney prend même une journée de congé lors de ses enregistrements de l'album Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band, afin d'assister à l'un de ses spectacles.
En mars 1968, Fats signe un nouveau contrat avec Reprise Records.
Dans les années 1970, il fait des tournées internationales dont un spectacle au Sydney Opera House.
En octobre 1977, au spectacle de Richard Nader Oldies dans le Madison Square Garden, Fats ouvre son spectacle avec Blueberry Hill qu'il joue en l'honneur d'Elvis Presley, décédé quelques mois auparavant.
En 1980, Fats Domino s'embarque à nouveau pour une tournée en Europe.
Après avoir été invité spécial au Late Show avec David Letterman et plusieurs annonces publicitaires, il devient de plus en plus fermé.
Il refuse plusieurs offres télévisées ainsi que des rôles dans des films et des offres de Johnny Carson et Dick Clark qui vient le visiter personnellement à La Nouvelle-Orléans.
Il a aussi refusé toute proposition de créer un documentaire sur sa vie et sa carrière.
Le 23 janvier 1986, il est déclaré comme un des dix plus grands premiers artistes au Rock and Roll Hall of Fame avec Elvis Presley, Chuck Berry, Little Richard, Jerry Lee Lewis, Sam Cooke, James Brown, The Everly Brothers, Buddy Holly et Ray Charles.
Sa tournée suivante en Europe, au printemps, est diffusée à la télévision.
En décembre 1987, il reçoit le « Grammy Lifetime Achievement Award » aux côtés de B. B. King et de Ray Charles qui eux, avaient gagné quelques « Grammy’s », alors que Fats Domino n’en avait jamais eu.
En novembre 1988, il chante dans le concert des légendes du rock 'n roll, qui est vu par des centaines de millions de téléspectateurs.
Cette même année, Paul McCartney lui rend hommage en enregistrant trois de ses chansons y compris Lawdy Miss Clawdy.
Le 2 mars 1995, la fondation du r&b remet à Fats Domino le « Ray Charles Lifetime Achievement Award » à Los Angeles.
Cette même année, lors de sa tournée en Europe avec Ray Charles et Little Richard, il contracte à deux reprises une pneumonie.
Finalement, il perd sa voix et termine prématurément sa tournée.
Ce sera sa dernière visite en Europe.
En 1996, quatre décennies après ses débuts sur les stations de radio, Blueberry Hill est le numéro 13 au palmarès des 40 meilleures chansons de tous les temps sur le palmarès juke-box.
En mai 1997, Fats Domino joue son premier spectacle jazz depuis deux ans, qui sera suivi par une série de spectacles à divers intervalles dans les alentours de la Louisiane : ce seront surtout des concerts gratuits pour des causes spécifiques.
Le 10 juin 1997, Fats Domino et Dave Bartholomew sont honorés dans le « Songwriters Hall of Fame ».
Le 5 novembre 1998, Bill Clinton lui remet la médaille nationale des Arts, acceptée en son nom par sa fille aînée Antoinette, car cela ne le tentait pas de sortir de sa maison cette semaine-là.
En 1999, cinquante ans après son premier enregistrement, il donne plusieurs concerts avec Dave Bartholomew, après une séparation de douze ans.
Au printemps 2006, Fats Domino sort son dernier CD appelé Alive and Kickin’ pour aider les musiciens amateurs de la région de La Nouvelle-Orléans, cause soutenue par la fondation Tipitina’s.