
Capusa06
Marie-Thérèse Charlotte de Lamourous, née à Barsac le 1er novembre 1754 et morte à Bordeaux le 14 septembre 1836, est une femme française qui est notamment reconnue pour avoir été membre de l'Église clandestine pendant la Révolution française. Par la suite, elle a également fondé une maison à Bordeaux pour les femmes prostituées repentantes appelée « La Miséricorde » devenant la congrégation des Sœurs de la Miséricorde de Bordeaux. Elle contribua à développer l'œuvre marianiste du bienheureux Guillaume-Joseph Chaminade avec Adèle de Batz de Trenquelléon .
Marie Thérèse Charlotte de Lamourous est née à Barsac (Gironde) le 1er novembre 1754. Fille de Louis Marc Antoine de Lamourous du Mayne, et d'Élisabeth de Vincens de Lamourous du Mayne, elle est l'aînée d'une fratrie de 11 enfants, dont seulement cinq survivent jusqu'à l'âge adulte. Les deux familles sont nombreuses et issues de la vieille noblesse française. Son père, Louis Marc Antoine, est avocat (à la suite de son propre père) et est attaché au Parlement de Bordeaux. Quand Marie-Thérèse a 12 ans, en 1766, la famille part s'installer à Bordeaux. Elle y fait sa première communion en 1767, et est éduquée par sa mère, qui avait fréquenté l'école du couvent.
Avec le déclenchement de la Révolution française en 1789, Marie-Thérèse devient membre de l'Église souterraine . Elle s'avère un maillon important dans le réseau des ministères et des bonnes œuvres qui se développe alors autour de Joseph Boyer, le vicaire général de l'archidiocèse de Bordeaux. Les dévotions au Sacré-Cœur de Jésus et au Saint-Sacrement sont favorisées avec circulation de prières, de pratiques et de lettres édifiantes, sans compter les actions charitables . Outre la visite des malades, l'enseignement du catéchisme, la visite des prisonniers et son aide pour garder en contact le clergé de l'Église clandestine, Marie-Thérèse allait dans les bureaux du comité de supervision des révolutionnaires pour récupérer les listes de planification des arrestations et exécutions en y faisant semblant de nettoyer les locaux. Elle a ainsi pu utiliser ces informations pour aider les gens à échapper à la guillotine .
En 1794, les autorités de Paris expulsent tous les français de la noblesse de France des villes portuaires. Marie-Thérèse, son père, ses deux sœurs, et deux neveux alors très jeunes, se déplacent à la maison familiale située à Pian-Médoc. La paroisse n'ayant pas de prêtre, Marie-Thérèse comble cette fonction pour la communauté. Entre autres, elle rassemble les gens ensemble pour la célébration du dimanche, enseigne le catéchisme et « entendait » même les confessions sans pouvoir accorder néanmoins l'absolution, n'ayant pas l'autorité requise. En l'absence d'un prêtre, elle avait même donné sa propre confession à un portrait de saint Vincent de Paul. En 1800, avec la montée en puissance de Napoléon, la Révolution prend fin et Marie-Thérèse est à nouveau en mesure de se déplacer librement à Bordeaux.
Avant la Révolution, Jeanne Germaine de Pichon, une amie de Marie-Thérèse, commence un ministère pour la réhabilitation des prostituées (appelées « filles ») qui souhaitent quitter ce mode de vie. Ce besoin devient toujours plus grand après la Révolution, si bien que Madame de Pichon se rapproche de Marie-Thérèse pour lui confier ce ministère. Tout d'abord, Marie-Thérèse s'est montré réticente parce que cette activité allait à l'encontre des principes moraux qu'elle avait appris au cours de sa jeunesse, et le père Chaminade, qui était son ami et son directeur spirituel, s'y est également opposé, entre autres parce qu'il voulait que Marie-Thérèse l'aide dans sa Congrégation, tout en lui laissant malgré tout le choix[6]. Marie-Thérèse rencontre les « filles » une première fois, puis après être tombée malade et avoir eu un rêve révélateur d'un éventuel avenir funeste des prostituées perdues sans considération et soutien de sa part, elle revient les voir le 1er janvier 1801. À la fin de la journée, elle raccompagne Madame de Pichon et le père Chaminade à la porte, et les regarde en leur disant « Bonsoir, je reste ! » . Elle devient alors une Mère pour les filles, et l'œuvre fut appelée La maison de La Miséricorde, d'après la sainte patronne de la maison Notre-Dame de la Miséricorde.
Marie-Thérèse se concentre sur l'œuvre de la Miséricorde et y travaillera pour le reste de sa vie. Mais la prise en main ne fut pas facile, les femmes étant de divers âges et avec toutes sortes de chemins de vie, il y avait notamment des querelles, des combats et des accusations qui faisaient partie de la vie quotidienne. Pour lutter contre cela, et pour aider à former les femmes comme vertueuses, dévouées et chrétiennes, Marie-Thérèse écrit un planning strict pour le quotidien de la maison, divisé rigoureusement entre les temps de prière, de repas, de travail et de loisirs. La Miséricorde est unique, parce que le personnel (appelé volontiers les « directrices ») et les filles ont tout partagé de leur vie, dormant dans des dortoirs communs, dînant en commun, travaillant aux côtés les unes des autres, et priant ensemble.
Au fil des ans, la Miséricorde grandit considérablement, passant de 15 femmes, à l'origine, à près de 300 en 1835 (l'année de la mort de Marie-Thérèse). La croissance de la communauté demandant plus d'espace, elle se déplace à l'ancien couvent des Annonciades. La Miséricorde restera alors à cet endroit jusqu'à ce que la maison de Bordeaux ferme ses portes dans les années 1970. Quelques années après la fondation de la Maison de la Miséricorde à Bordeaux, s’est ouvert une petite succursale à Pian-Médoc baptisé l’Ermitage Lamourous, et vivant selon les mêmes principes d'une vraie vie de famille entre sœurs et femmes accueillies.
Marie-Thérèse n'était pas seule à fournir des efforts pour aider les filles à restaurer leur vie, elle avait un personnel de « directrices » qui vivait parmi les filles autant comme soutien spirituel que physique. De nombreuses « directrices » exprimèrent le désir de devenir un institut religieux, mais Marie-Thérèse était hésitante. À cette époque, tous les instituts religieux étaient soumis à une réglementation imposée par le gouvernement français, et elle ne souhaitait pas qu'il soit en mesure de dicter la façon dont la communauté devait être organisée ni qui pouvait être admis (la Miséricorde restait entièrement volontaire, les filles pouvant entrer et rester ou partir à tout moment si elles le souhaitaient, et accepter une aide du gouvernement aurait signifié que la maison pouvait être contrainte d'accepter des femmes forcées de venir après avoir été arrêtée pour prostitution). En 1818, après avoir consulté le père Chaminade, l'archevêque, et d'autres conseillers, Marie-Thérèse consent à l'institut religieux. Bien que reconnue par le gouvernement comme un « refuge » (un lieu où étaient transférées les prostituées qui avaient été arrêtées), la Miséricorde a été en mesure de maintenir sa politique du « viens librement, reste librement ». Les premières sœurs firent leurs vœux en 1818, d'abord vœu d’obéissance pour une année, avec celui de chasteté l'année d'après, puis celui de pauvreté la troisième année .
En 1971, les Sœurs de la Miséricorde fusionnent avec les Sœurs de Marie-Joseph (devenant les Sœurs de Marie-Joseph et de la Miséricorde) et se concentrent sur le ministère que les sœurs de Marie-Joseph étaient déjà en train de faire dans les prisons avec également le service en maison d'accueil.
Capusa06
Journée mondiale du véganisme .
La Journée mondiale du véganisme (World Vegan Day) est un événement qui se déroule le 1er novembre de chaque année au cours duquel les véganes du monde entier se retrouvent pour célébrer les droits des animaux et faire connaitre le végétalisme et le véganisme.
Organisation
Les défenseurs du véganisme ouvrent des stands dans la rue pour en parler, organisent des repas communs, plantent des arbres en commémoration de ce jour et offrent des échantillons de nourriture végétalienne.
La Journée a été créée en 1994 par Louise Wallis, alors présidente de la Vegan Society UK, pour fêter le 50e anniversaire de l'organisation et du mot « vegan ». En 2011, elle déclare :
« Nous savions que l'organisation avait été fondée en novembre 1944, mais nous ne connaissions pas la date exacte, j'ai donc décidé de choisir le 1er novembre. En partie parce que j'aimais l'idée que cette date coïncide avec Halloween et le jour des morts, qui est une période traditionnellement festive. C'était à la fois approprié et de bon augure. »
CANDIDE
31 octobre 1941
L’ensemble du mont Rushmore est achevé. Représentant quatre des présidents américains les plus marquants de l’histoire, la sculpture, oeuvre de Gutzon Borglum, est célèbre dans le monde, et fait partie du mémorial présidentiel des Etats-Unis d’Amérique, qui retrace 150 ans de l’histoire du pays.
Capusa06
31 octobre 1512
Inauguration de la chapelle Sixtine
Le 31 octobre 1512 sont inaugurées les fresques de la voûte de la chapelle Sixtine, qui représentent notamment la Création de l'Homme. C'est l'oeuvre maîtresse de Michel-Ange .
Des papes despotiques à l'origine d'un projet insensé .
La chapelle Sixtine doit son nom au pape Sixte IV, né Francesco della Rovere, qui l'a faite ériger au cœur des palais du Vatican en 1481-1483, à la place de l'ancienne Capella Magna du Moyen Âge.
Conçue par l'architecte Baccio Pontelli, la nouvelle chapelle a 40 mètres de long, 13 de large et 21 de haut. Ses murs (2500 m2) sont alors peints à fresque par d'illustres artistes tels Botticelli, Ghirlandaio ou Le Pérugin. Elle est inaugurée le 15 août 1483 et consacrée à la Vierge de l'Assomption.
En 1508, le pape Jules II exige de son artiste favori, Michel-Ange (33 ans), qu'il décore la voûte de la chapelle avec des scènes et des personnages de la Bible, comme ci-dessus la Création de l'Homme.
Michel-Ange, qui s'estime plus sculpteur que peintre, se rebiffe. Il soupçonne à juste titre l'architecte favori du pape, Bramante, d'être à l'origine de l'idée, dans le but de le placer en situation d'échec et de le ridiculiser.
En définitive, vaincu par l'obstination du pape, il passera quatre années extrêmement pénibles sur les échafaudages et nous laissera 800 m2 de fresques imposantes, représentant les principaux épisodes de la Genèse, de la création du monde au Déluge en passant bien sûr par la création de l'Homme. Dans cette oeuvre proprement monumentale, l'architecture est valorisée par des effets de trompe-l'oeil tels les colosses nus ou Ignudi qui semblent soutenir la voûte.
Vingt-trois ans plus tard, en 1535, le pape Clément VII rappelle Michel-Ange, alors âgé de 60 ans, et lui demande de décorer le mur de l'autel. L'immense fresque, qui représente le Jugement dernier, est achevée six ans plus tard. La chapelle Sixtine apparaît depuis lors comme le plus remarquable ensemble de fresques qui soit.
Un cadre exceptionnel pour le déroulement des conclaves destinés à l'élection des papes...
Misterprof-
andree a écrit :
1937 : naissance de Claude Lelouch, réalisateur, producteur et cinéaste français - "L'aventure c'est l'aventure" (1972) - "Edith et Marcel" (1983 - "Un homme et une femme" (1986) - "Ces amours-là" (2010)..
- 1917 : naissance de Maurice Trintignant, pilote automobile français. Vainqueur du Grand Prix de Monaco en Formule1 le 22 mai 1955, au volant d'une Ferrari 625.
(mort le 13 février 2005).
- 1894 : naissance de Jean Rostand à Paris, biologiste, académicien français.
(mort le 4 septembre 1977).
- 1871 : naissance de Paul Valéry à Sète (Hérault), écrivain et poète français.
(mort le 20 juillet 1945).
- 1861 : naissance de Antoine Bourdelle à Montauban (Tarn et Garonne), sculpteur français.
(mort le 1er octobre 1929).
Maurice Trintignant est aussi l' oncle de l' acteur Jean - Louis Trintignant.
le 31 octobre 1929 :
Naissance de l' acteur Bud Spencer.
Carlo Pedersoli est un acteur, nageur et poloïste italien.
D’abord sportif de haut niveau, il est ensuite connu pour ses comédies d'action, en particulier des « westerns spaghetti », tournées en duo avec Terence Hill.
Issu d'une famille aisée de la bourgeoisie de Naples, il naît dans le quartier napolitain de Santa Lucia.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il survit au bombardement de la maison familiale.
En 1940, sa famille émigre vers Rome, où Carlo devient un excellent nageur et un brillant étudiant.
En 1947, il suit son père, industriel ruiné par la guerre, en Amérique du Sud où ce dernier tente de refaire sa vie, d'abord à Rio de Janeiro, puis en Argentine.
Carlo abandonne ses études et exerce divers petits métiers.
Il revient en Italie à l'âge de 20 ans, et reprend ses études de droit et des cours de natation.
Il ne tarde pas à se faire remarquer du fait de ses qualités athlétiques.
À tel point qu'il débute dans les mythiques studios romains de Cinecittà, dans des péplums.
N’ayant pas pratiqué la natation en Amérique du Sud, Carlo Pedersoli revient dans les bassins à son retour dans son pays natal et réussit de bons temps.
Ainsi, malgré le manque d'entraînement, il devient le premier Italien à descendre sous la minute au 100 mètres nage libre.
Le 19 septembre 1950, il réalise 59,5 s.
Il décide ainsi de persévérer dans la natation, même s'il le reconnaît lui-même, il ne s'investit jamais pleinement dans la pratique de son sport.
Il réussit, néanmoins, à abaisser le record d'Italie à 58,2 s.
Il obtient sept titres nationaux et la médaille d'argent du 100 mètres nage libre des Jeux méditerranéens de 1951, derrière Alex Jany.
Il pratique également le water-polo à un haut niveau puisque, avec sa sélection nationale, il remporte la médaille d'or aux Jeux méditerranéens de 1955 et le championnat d'Italie 1956 avec la section nautique de la Lazio.
Cependant, il atteint ses limites aux Jeux olympiques, car en 1952, comme en 1956, il ne dépasse pas les demi-finales du 100 mètres.
En 1956, il est invité à l'université Yale, qui s’intéresse à ses performances.
En 1957, lassé de la vie de sportif amateur, il repart au Venezuela,où il dirige, notamment, une équipe de construction de la Panaméricaine.
Carlo Pedersoli débute au cinéma en 1949, sous son vrai nom.
Plus tard, en 1960, il épouse Maria Amato, la fille d'un producteur de cinéma, avec laquelle il a trois enfants, Giuseppe, Cristiana et Diamante.
Aimant relever des défis, il devient tour à tour chanteur ou inventeur, déposant plusieurs brevets.
Grâce à un physique imposant il entame en 1967, avec Dieu pardonne... moi pas ! de Giuseppe Colizzi1, une longue série de western spaghetti où sa truculence rappelle Obélix. Comme la plupart des acteurs italiens de western spaghettis, il adopte un pseudonyme anglo-saxon, Bud Spencer (« Bud » d'après la marque de bière Budweiser et « Spencer » en hommage à son idole Spencer Tracy).
Les films dans lesquels il a joué montrent une certaine continuité avec son passé de sportif de haut niveau, refusant de se faire doubler par des cascadeurs jusqu'au début des années 1990.
Avec Terence Hill, ils tournent dix-huit films, sur une période de vingt-sept ans.
Malgré une qualité relative, la plupart reçoivent un succès international.
Dans On l'appelle Trinita (1970), le duo obtient un succès public certain qui ne se démentira pas.
En 2004, il tourne pour la dernière fois dans En chantant derrière les paravents d'Ermanno Olmi.
Au total, il a joué dans une quarantaine de films.
Malgré sa grande popularité, il a regretté de ne pas être suffisamment considéré par le monde du cinéma, qui voyait avant tout en lui un acteur de série B.
Aux élections régionales de 2005, Carlo Pedersoli est candidat dans le Latium sur la liste de Forza Italia, où il échoue à se faire élire.
Son entrée en politique était motivée par sa volonté de répondre aux appels du Premier ministre d'alors, Silvio Berlusconi.
Il déclara également qu'il avait tout fait dans sa vie à l'exception de danseur de ballet, jockey, et politicien, et que les deux premiers étaient tout simplement impossibles.
En 2013, il soutient la candidature de sa fille Cristiana aux élections municipales de Rome en tant que représentante du parti Le Peuple de la liberté, qui par la suite est renommé Forza Italia.
Dans ses dernières années, éloigné du cinéma, Carlo Pedersoli ne dédaigne pas les invitations de la fédération italienne de natation qui le comblent d'aise.
Il a ainsi reçu en 2007 ses diplômes d'entraîneur en natation et water-polo à titre honorifique.
Il a également été invité à remettre des médailles lors des Mondiaux de Rome en 2009.
À la fin de sa vie, il se consacrait à la rédaction de ses Mémoires, faisant de rares apparitions publiques, arrivant au troisième tome destiné au public allemand.
Les deux premiers livres se sont vendus à plus de deux cent mille exemplaires.
Carlo Pedersoli était aussi un pilote accompli, ayant obtenu des brevets de pilote d'avion mais aussi d'hélicoptère.
Il a par ailleurs fondé une entreprise de transport aérien, Mistral Air, en 1984, dont il se sépare par la suite, mais qui est toujours en activité comme filiale de la Poste italienne.
Il meurt le 27 juin 2016 à l'âge de 86 ans dans un hôpital de Rome, entouré de sa famille.
Ses funérailles ont lieu le 30 juin 2016 à la basilique Santa Maria di Montesanto de Rome. Son vieil ami Terence Hill lui a rendu un dernier hommage durant la messe.
Il est inhumé au cimetière communal monumental de Campo Verano désigné familièrement comme le Verano.
andree
1937 : naissance de Claude Lelouch, réalisateur, producteur et cinéaste français - "L'aventure c'est l'aventure" (1972) - "Edith et Marcel" (1983 - "Un homme et une femme" (1986) - "Ces amours-là" (2010)..
- 1917 : naissance de Maurice Trintignant, pilote automobile français. Vainqueur du Grand Prix de Monaco en Formule1 le 22 mai 1955, au volant d'une Ferrari 625.
(mort le 13 février 2005).
- 1894 : naissance de Jean Rostand à Paris, biologiste, académicien français.
(mort le 4 septembre 1977).
- 1871 : naissance de Paul Valéry à Sète (Hérault), écrivain et poète français.
(mort le 20 juillet 1945).
- 1861 : naissance de Antoine Bourdelle à Montauban (Tarn et Garonne), sculpteur français.
(mort le 1er octobre 1929).
Misterprof-
30 octobre 1839 :
Naissance d' Alfred Sisley, artiste peintre et graveur anglais, rattaché au mouvement impressionniste et vivant et travaillant en France.
Sisley naît à Paris de parents marchands anglais, établis dans la capitale française pour affaires. Son père, William Sisley (1799-1879), d'origine anglaise mais né en France, dirige une affaire d'importation liée à l'entreprise familiale basée à Londres.
Sa mère, Felicia Sell (1808-1866), Anglaise, est plutôt attirée par la musique et la vie de société.
Il est baptisé le 31 octobre 1840 par le pasteur Athanase Coquerel en l'Église réformée de Paris, vraisemblablement au temple protestant de l'Oratoire du Louvre.
En 1857, ses parents l'envoient à Londres pour le destiner à une carrière commerciale.
Pendant ces années d'apprentissage (1857-1860), il passe plus de temps à visiter les musées qu'à sa formation commerciale, et admire particulièrement les œuvres de Constable et Turner.
De retour en France en 1860, il obtient de ses parents l'autorisation d'abandonner les affaires et peut alors se consacrer à l’art.
Durant sa jeunesse, il assista aux concerts Pasdeloup qui débutèrent en octobre 1861.
En octobre 1862, il entre à l’atelier de Charles Gleyre, enseignant de l'École des beaux-arts de Paris1.
Il s'initie à la pratique du dessin et fait la connaissance de Renoir, Monet et Bazille.
Très vite, ils se lient d'amitié.
La conception du paysage de Gleyre diffère trop de la perception qu'il en a et les quatre amis quittent l’atelier du maître, dès mars 1863, pour travailler en plein air et planter leur chevalet dans la forêt de Fontainebleau, à Chailly-en-Bière, Barbizon, ou encore Marlotte, ce qui le rapproche du groupe de Marlotte.
Cette première expérience de travail de groupe, renouvelée notamment en juillet 1865, soude les quatre artistes, les stimule et annonce, l’année même où s’ouvre le premier Salon des refusés, leur combat prochain pour la nouvelle peinture impressionniste.
Sa peinture de paysages délicats est influencée par Jean-Baptiste Camille Corot et Charles-François Daubigny.
Il commence à peindre dans les environs de Paris.
À partir de 1865, il va peindre les allées de châtaigniers à La Celle-Saint-Cloud avec Bazille, réalisant ses premières toiles sur le motif dans les bois de La Celle-Saint-Cloud.
Frédéric Bazille fit son portrait lors de l'hiver 1867-1868.
Il fait la connaissance de Marie-Louise Adélaïde-Eugénie Lescouezec, jeune parisienne originaire de Toul, dans la Meurthe, qu'il rencontre en 1866, une union qui mécontentera son père qui le déshérita.
De leur union naîtront trois enfants, Pierre (né en 1867, devenu décorateur et antiquaire, resté célibataire et mort en 1929 à Paris), Jeanne (née en 1869 qui deviendra Mme Diets, aussi écrit Dietsh, et fut peintre et aquarelliste, morte le 4 février 1919 à Paris) et Jacques né en 1871 mort la même année.
En 1871, Sisley peignit ses deux enfants, dans un salon, réalisant peut-être son seul portrait.
Installé avec sa compagne à Paris, il partage son temps entre le travail à l’atelier, les réunions informelles au café Guerbois, présidées par Édouard Manet, chef de file de la jeune génération de peintres, et où se retrouvaient des critiques ou des journalistes comme Louis Edmond Duranty, ou encore Émile Zola.
À la fin des années 1860, il s'installe avec sa famille à Bougival.
Jusqu'en 1870, il peint dans son atelier à Paris, puisant des sujets dans la capitale et ses environs.
Il présente deux paysages du canal Saint-Martin au Salon de 1870 à Paris.
Au début de l'occupation prussienne, il réussit à fuir Bougival pour Paris, mais reviendra dans la région s'installer à Louveciennes.
Il y peint notamment Premières neiges à Louveciennes, représentant la rue de Voisins dans le hameau où il réside.
Il réalise également une série de toiles du haut de la côte du Cœur-Volant.
Il quitte Paris en mars 1871 pour s’installer à Louveciennes à proximité de la maison de la famille de Renoir, où il loue une maison et reste, devant subvenir aux besoins de sa famille par les seuls moyens de son art, après la mort de son père, ruiné par la guerre.
Alors que l'Ouest parisien vers Versailles est le siège d'opérations militaires prussiennes et versaillaises, Sisley réalisa un grand nombre de paysages de Louveciennes, Marly-le-Roi et Bougival où ne figure aucune trace de guerre.
Quand il revient s'installer au printemps 1871 dans le hameau de Voisins à Louveciennes, il découvre que son atelier aurait été dévasté par les Prussiens.
Cela explique le faible nombre de toiles antérieures à 1871 qui nous sont parvenues.
Il s'installe à nouveau à proximité de la famille de Renoir, avec qui il travaille parfois en 1871.
En janvier 1872, Sisley rencontra Paul Durand-Ruel par l'intermédiaire de Monet et Pissarro qui le connaissaient depuis leur séjour à Londres durant la guerre.
Durand-Ruel acheta près de 400 œuvres de Sisley pendant au moins 25 ans.
En 1874, avec Claude Monet, Auguste Renoir, Camille Pissarro, Edgar Degas et Berthe Morisot, il fonda de la Société anonyme des artistes peintres, sculpteurs et graveurs, et participa aux trois premières des huit expositions impressionnistes.
La Première exposition des peintres impressionnistes qui a lieu dans les locaux du photographe Nadar en 1874, et à la deuxième Deuxième exposition des impressionnistes en 1876 et à la troisième en 1877.
En dehors de la septième en 1882, il ne participera pas aux suivantes.
Du 15 avril au 15 mai 1874, il participe à la Première exposition des peintres impressionnistes où il présente 6 toiles, dont 5 œuvres au catalogue.
Il séjourne à Londres où il s'est rendu grâce au mécénat de Jean-Baptiste Faure de juillet à octobre 1874 et exécute près de vingt tableaux aux environs de Molesey et de Hampton Court.
Il reste à Louveciennes jusqu'à la fin de l’hiver 1874-1875, peignant nombre de paysages enneigés, donnant des reflets roses, jaunes et bleus à la neige.
En 1875, il s'installe à Marly-le-Roi dans une maison près de l'Abreuvoir, y restant jusqu'à la fin de l’hiver 1877-1878, peignant d'autres paysages enneigés.
Parmi ses sujets de prédilection, on trouve l'Abreuvoir de Marly-le-Roi, les routes fuyantes, les rives de la Seine et la Machine de Marly.
Des inondations de 1876 à Port-Marly, il fait un sujet figurant des effets de surface miroitante et de ciel balayé par le vent.
De tous les Impressionnistes, Sisley séjourna le plus longtemps dans la boucle de la Seine, et y réalisa le plus grand nombre de tableaux.
En 1877, il part de Marly-le-Roi pour Sèvres où il réside jusqu'en 1879, avant de s'installer dans la région de Moret-sur-Loing.
Sisley est conquis par cette campagne paisible et verdoyante auquel il restera fidèle jusqu'à la fin de sa vie.
À cette période le groupe des impressionnistes est dispersé, après le départ de Renoir, Sisley, Cézanne puis Monet en 1880.
Chacun cherche à tracer dorénavant sa propre voie.
Les expositions personnelles demeurent alors le moyen privilégié pour ces peintres de se faire reconnaître.
Sisley accepte sa première exposition personnelle en 1881 à La Vie Moderne avec 14 tableaux, et une autre en 1883 dans la galerie de Durand-Ruel après celles successives de Monet, Renoir et Pissarro.
Mais le succès n’est toujours pas au rendez-vous et les envois de Durand-Ruel de ses œuvres à Londres, Boston, Berlin ou Rotterdam ne sont guère plus fructueux.
En 1882 se tient la septième exposition impressionniste, avec la reformation exceptionnelle du groupe impressionniste initial (Monet, Renoir, Sisley, Pissarro…).
Mais cette réunion des peintres est la dernière, car la dernière et huitième exposition impressionniste a lieu sans la présence de Sisley, Monet, Renoir et Cézanne.
Après s’être opposé à deux projets d’expositions de Durand-Ruel Sisley, contraint par ses soucis financiers, lui demande de l’aide en 1885 et lui accorde sa confiance pour deux expositions collectives organisées à New York en 1886.
Celles-ci, remportant un succès, seront alors les premiers signes avant-coureurs de la reconnaissance tardive des impressionnistes.
Durand-Ruel lui offre même une exposition particulière à New York début 1889 dans sa galerie qu’il a ouverte outre-Atlantique.
Parallèlement Sisley s’ouvre à d’autres marchands comme Georges Petit avec qui il collabore dès 1886, à l’instar de Monet, et Boussod et Valladon à partir de 1893.
Ses tableaux remportent du succès lors de la deuxième exposition internationale de peinture et de
sculpture chez Georges Petit.
Sisley effectue une première démarche pour obtenir la naturalisation française en 1888 qui n'aboutit pas.
En 1890, il est admis comme membre associé de la Société nationale des Beaux-Arts.
Cette entrée lui assure alors une certaine pérennité puisqu'il y montrera ses œuvres tous les ans jusqu'à la fin de sa vie à l’exception de 1895 et 1896.
Lors du Salon du Champ-de-Mars de 1892, il est vivement critiqué par Octave Mirbeau dans sa chronique du Figaro du 25 mai 1892 à laquelle il répondra soulignant la malveillance du critique d'art à son égard.
Pendant les dernières années de sa vie (1897-1899) la santé de Sisley décline : il souffre de crises de rhumatismes très douloureuses.
À la faveur d'un différend entre Durand-Ruel et Sisley, Georges Petit devient le galeriste attitré du peintre.
En février 1897, il organise une grande rétrospective de l’œuvre de Sisley dans sa galerie rue de Sèze.
L’artiste s’emploie à rassembler un maximum d’œuvres provenant des collections d’amateurs.
Au total l’exposition ouvrira avec 146 peintures et six pastels.
Seuls Arsène Alexandre et Adolphe Tavernier parleront de l’exposition et aucune toile ne sera vendue.
L’expérience est douloureuse pour Sisley.
En 1897, il est invité en Angleterre à Londres puis à Penarth près de Cardiff.
Ce séjour durant lequel il épouse sa compagne le 5 août à Cardiff, est le dernier moment de grande création de l’artiste.
De retour à Moret, en novembre 1897, il souhaite se faire naturaliser français, et renouvelle sa demande en 1898, mais décède 29 janvier 1899 à Moret-sur-Loing d’un cancer de la gorge.
Il est enterré au cimetière de Moret le 1er février par un temps gris et froid.
Renoir, Monet, Adolphe Tavernier et Arsène Alexandre sont venus de Paris.
Jean-Charles Cazin prononça un discours pour la Société nationale des beaux-arts.
Adolphe Tavernier prononça une oraison funèbre lui rendant hommage.
Capusa06
Ferdinand Achille Enderlin, le 30 octobre 1893 à Mulhouse et mort le 31 décembre 1927 à Marignane, est un pionnier français de l'aviation, pilote d'essai de la Société des lignes Latécoère qui deviendra l'Aéropostale. Il trouve la mort lors d'un essai en vol.
Biographie
Il est le fils de Charles Enderlin et de Gertrude Goepfert. Bien que né dans une Alsace cédée par la France à l'Empire allemand, en application du traité de Francfort, signé le 10 mai 1871 après la défaite française, il est profondément francophile.
Il entre comme apprentis à la société Aviatik à Mulhouse. À partir de 1911, il est chef mécanicien dans l'usine aéronautique de Gustav Otto à Munich.
Pendant la Première Guerre mondiale, n'ayant pas accompli son service militaire, il est arrêté le 4 août 1914 comme insoumis. Il est gracié et affecté à un régiment d'aviation à Fribourg. Il réussit à se faire affecter à l'usine Aviatik repliée dans la ville. Le 12 février 1915, il en est renvoyé comme germanophobe et affecté comme moniteur de pilotage dans l'armée allemande.
Après la guerre, il est particulièrement blessé par les articles de presse le traitant d'Allemand ayant combattu la France .
En mars 1921, il est embauché dans Société des lignes Latécoère comme mécanicien- soudeur. Le 16 mars 1922, il obtient son brevet de pilote de transport public. Il assure la liaison de la ligne Toulouse-Casablanca pendant deux ans .
Après plusieurs essais, le 15 mai 1925, il réussit la traversée commerciale de la Méditerranée en hydravion Laté 15. La même année, dans des conditions difficiles, il convoie, avec succès, le Laté 14 devant être présenté à la première exposition aéronautique espagnole à Barcelone.
Après ces résultats, il devient pilote d'essai pour la société Latécoère.
En 1927, il réalise les essais de l'hydravions Laté 21 destinés à la ligne Marseille-Alger. Le 31 décembre 1927, la veille de l'inauguration de la ligne, il trouve la mort avec son équipage (René Mercier, pilote, Éloi Ville, pilote, René Perret, ingénieur, Gustave Berdin, ingénieur, M. Mattei, opérateur radio) lors d'un vol d'essai à Marignane.
FAE
"André Marie de Chénier, dit André Chénier, fils de Louis de Chénier et frère de Marie-Joseph Chénier, est un poète et journaliste français né à Constantinople et mort guillotiné à Paris le 7 Thermidor de l'an II (25 juillet 1794) à 31 ans.
Sa poésie comprend des réécritures de poèmes antiques, des élégies personnelles, des poèmes philosophiques et des poèmes politiques marqués par le contexte révolutionnaire. L'œuvre inachevée de ce jeune poète du xviiie siècle, publiée progressivement à partir de 1819, a fait de lui une figure majeure de l'hellénisme en France et un inspirateur du romantisme.
Durant la période révolutionnaire, il entre dans les polémiques politiques. Héritier des Lumières, il est membre du parti constitutionnel, admire la Révolution de 1789 mais prend violemment position contre le jacobinisme mené par Robespierre, tout en méprisant les royalistes."
