Avatar fae

&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

Avatar fae

fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

avatar
Avatar FAE

FAE

26 novembre 2022 07:02

"Anna Mae Bullock, dite Tina Turner est née à Nutbush (Tennessee). Chanteuse, danseuse, actrice et compositrice d'origine américaine naturalisée suisse. Ses contributions constantes à la musique rock lui ont permis d'acquérir le titre de « Queen of Rock & Roll » (« Reine du Rock & Roll »). En plus du rock, elle s'est également illustrée dans le R'n'B, la soul, la dance et la pop."
[. . .]

Répondre·

Avatar FAE

FAE

25 novembre 2022 23:50

26 novembre 1939 : naissance de Tina Turner.
(A suivre . . . )

Répondre·

Avatar FAE

FAE

25 novembre 2022 11:58

Merci les amis !

Répondre·

Avatar Misterprof-

Misterprof-

25 novembre 2022 10:42

25 novembre 1914 :
Naissance de Jacques Debary, acteur français qui s' est fait connaître du grand public en interprétant le rôle du Commissaire Cabrol dans la série Les 5 dernières minutes.
À 18 ans, il fait partie de l'équipe de longue paume, championne de France 1932, tout comme le futur maire d’Amiens René Lamps.
Avant d'être comédien, il est instituteur.
D’ailleurs, une école de Rosières-en-Santerre (à l’est de la Somme), où il fut un temps maître d'école, porte aujourd’hui son nom.
Il est mobilisé comme simple soldat, en 1939, et est témoin de la drôle de guerre entre 1939 et 1940. Jacques Debary sera démobilisé durant l'été 1940, après l'armistice du 22 juin 1940
Passionné de théâtre, il est instructeur d'art dramatique dans le cadre des actions « jeunesse et sports ».
Ce qui le conduit ensuite à une carrière d'acteur, atypique, parce que tardive.
Elle débute à l'approche de la cinquantaine par le rôle d'Orgon dans le Tartuffe de Molière.
Au théâtre, il travaille sous la direction de grands metteurs en scène, comme Roger Planchon, Patrice Chéreau ou Peter Brook et devient pensionnaire de la Comédie-Française à partir de 1984, où il participe à des spectacles marquants de l'époque de l'administrateur Jean-Pierre Vincent.
De 1975 à 1992, il incarne le personnage du commissaire Cabrol de la série télévisée Les Cinq Dernières Minutes, ce qui fait de lui le doyen des acteurs des séries policières françaises.
Au cinéma, il est connu entre autres pour son rôle du directeur de l'école primaire dans Le Maître d'école, au côté de Coluche.
Il participe à une trentaine d'autres films.
Au cours de sa carrière, il aura interprété 29 films, 4 court - métrages, 33 séries télévisées et 28 pièces de théâtre entre 1957 et 1998.
Après s'être retiré de la scène en 1998, il vit une retraite paisible dans sa région natale, la Picardie, jusqu' à sa mort le 9 décembre 2011 à Paris 13e.
Il est enterré au cimetière du Montparnasse.

Répondre·

Avatar Capusa06

Capusa06

25 novembre 2022 10:12

Félix Lope de Vega Carpio, né le 25 novembre 1562 à Madrid et mort le 27 août 1635 dans la même ville, est un dramaturge et poète espagnol. Il est considéré comme l'un des écrivains majeurs du Siècle d'or espagnol.

Surnommé par Miguel de Cervantes « le Phénix, le monstre de la nature », il est le fondateur de la Comedia nueva ou tragi-comédie à l'espagnole à un moment où le théâtre devenait un phénomène culturel de masse.

Lope de Vega a été un auteur extrêmement prolifique : il aurait écrit environ 3 000 sonnets, 9 épopées, des romans, 1 800 pièces profanes, 400 drames religieux, de nombreux intermèdes . Il a cultivé tous les tons et abordé tous les thèmes.

Ami de Quevedo et de Juan Ruiz de Alarcón, ennemi de Luis de Góngora et envié par Cervantes, il eut une vie aussi extrême que son œuvre, il était chevalier de Malte de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

Biographie

Lope Félix de Vega Carpio, est issu d’une famille humble originaire de Valle de Carriedo (Santander). Il est le fils de Félix de Vega, brodeur, et de Francisca Fernández Flórez. Si nous ne savons rien de sa mère, en revanche nous savons que son père s’installe à Madrid en 1561, après un bref séjour à Valladolid. Lope de Vega affirmera par la suite que son père est venu à Madrid pour suivre une conquête amoureuse que sa future mère fera rompre : Lope sera le fruit de la réconciliation de ses parents et devra son existence à la jalousie qu’il saura si bien décrire dans son œuvre dramatique.

Enfant précoce, il sait lire le latin et le castillan dès l’âge de cinq ans. C’est à cet âge qu’il compose ses premiers vers. Il révèle lui-même que c’est à douze ans qu’il écrit des comedias (Yo las componía de once y doce años / de a cuatro actos y de a cuatro pliegos / porque cada acto un pliego contenía). Son talent lui ouvre les portes de l’école madrilène du poète et musicien Vicente Espinel qu’il citera toujours avec vénération, comme dans ce sonnet : « Aquesta pluma, célèbre maestro / que me pusisteis en las manos, cuando / los primeros caracteres firmando / estaba, temeroso y poco diestro... » Il continue sa formation à la Compagnie de Jésus qui deviendra plus tard le Colegio Imperial (1574).

Il poursuit ensuite des études à l’université d’Alcalá de Henares pendant quatre ans (1577-1581) mais n’obtient aucun diplôme. Sa vie amoureuse dissolue l’éloigne du sacerdoce et le prive des bourses d’études de ses protecteurs. Il vit d'expédients, gagne sa vie comme secrétaire d’aristocrates, gagne un peu d'argent en écrivant des comedias et piezas de circunstancias.

En 1583, il s’engage dans la marine et livre bataille contre les Portugais à l’Isla Terceira, sous les ordres de son futur ami, Álvaro de Bazán, marquis de Santa Cruz de Mudela.

L’exil .

Étudiant alors la grammaire aux Teatinos et les mathématiques à l'Academia Real, il sert de secrétaire au marquis de las Navas, mais il est distrait de toutes ses activités par ses nombreuses relations amoureuses.

De son premier grand amour naît… l’exil. Elena Osorio (la "Filis" de ses vers), femme mariée à l’acteur Cristobal Calderón, et fille du metteur en scène Jerónimo Velázquez, devient son premier grand amour. Séparée de son premier mari, elle se remarie (obligée par son père, qui forcera la rupture avec Lope) au noble Francisco Perrenot. Lope, par vengeance, insulte la famille de ce dernier via des libelles. Il dénonce la situation dans sa comedia Belardo furioso et dans une série de sonnets. Il est alors traduit en justice et la sentence est sévère : cinq ans d’interdiction de séjour à Madrid et deux ans d’exil du royaume de Castille, le tout sous peine de mort.

Lope se souviendra de cet amour dans son roman La Dorotea. Mais il est déjà de nouveau amoureux d’Isabel de Alderete y Urbina (il usa de l'anagramme "Belisa" dans ses vers), avec qui il se marie en 1588 après l’avoir enlevée (le mariage l'ayant sauvé d'un nouveau procès). Cette même année, Lope s’engage dans l’Invincible Armada sur le galion San Juan.

Après la débâcle de l’Invincible Armada, au naufrage de laquelle il survit miraculeusement, Lope revient à Valence en décembre 1588 avec Isabel de Urbina. Le théâtre est alors en pleine effervescence, Lope perfectionne sa mise en scène, assiste à de nombreuses représentations dont celles de l’Academia de los nocturnos (Théâtre local). Il y remarque le refus de l’unité d’action, l’imbroglio italien.

En 1590, Lope s'installe de nouveau à Tolède et se met au service de don Francisco de Ribera Barroso et du duc d'Alba, don Antonio de Toledo y Beamonte, en s’introduisant comme gentilhomme de chambre à la cour ducale d’Alba de Tormes, où il vécut de 1592 à 1595. Il y découvre le théâtre de Juan del Encina, et en reprendra le personnage du gracioso (valet bouffon) en perfectionnant son aspect dramatique.

Isabel de Urbina meurt en 1594. C’est à ce moment qu’il écrit son roman pastoral La Arcadia.

Le retour en Castille .

Statue de Lope de Vega à l'entrée de la bibliothèque nationale d'Espagne (marbre blanc, Manel Fuxá Leal, 1892).
En 1595, passées les huit années d’exil, Lope revient à Madrid. L’année suivante, il subit un nouveau procès pour cause de concubinage avec l’actrice Antonia Trillo.

En 1598, il se marie avec Juana de Guardo, fille d’un riche commerçant de viande de la cour, ce qui lui attire l’ironie et la moquerie de plusieurs des grands esprits de l’époque (dont Luis de Góngora). Juana était apparemment vulgaire, au sang douteux, et le mariage semblait plus dicté par l’argent que par l’amour. Lope eut pourtant avec Juana son fils préféré, Carlos Félix, ainsi que trois filles.

Il vit jusqu’en 1603 à Séville en tant que secrétaire du futur comte de Lemos, et entretient une relation sérieuse avec Micaela de Luján à qui il dédie nombre de ses vers. Femme mariée, actrice, il eut cinq enfants avec elle, dont ses préférés, Marcela et Lope Félix. C’est une des relations amoureuses importantes de Lope, et il semble que cette dernière se termine en 1608.

Vivant entre plusieurs foyers familiaux et un grand nombre de maîtresses – beaucoup d’actrices, comme le démontre le procès de concubinage de 1596 - Lope se voit dans l’obligation d’assurer un train de vie onéreux et de soutenir plusieurs relations et enfants légitimes ou non. Il y arrive grâce à un travail acharné, écrivant sans relâche poésies et comedias, parfois imprimées sans relecture. Ce n’est qu’à trente-huit ans que Lope peut enfin corriger et éditer une partie de son œuvre. En tant qu’écrivain professionnel, il demande l’obtention de droits d’auteur sur ceux qui imprimaient ses comedias sans sa permission et, à défaut, le droit de correction de ses propres œuvres.

En 1605 Lope entre au service de Luis Fernández de Córdoba y Aragón, duc de Sessa. Leur amitié dure jusqu'à la mort de Lope de Vega.

En 1609, Lope présente son Arte nuevo de hacer comedias, œuvre théorique capitale. Il entre à la confrérie d'esclavos del Santísimo Sacramento à laquelle appartenaient alors les grands écrivains, dont Francisco de Quevedo, ami personnel de Lope, et Cervantes, avec qui il a entretenu des relations tendues à la suite des allusions contre lui que donne Don Quichotte.

En 1612, la mort de son fils préféré, puis celle de sa femme Juana, l'année suivante, marquent un tournant dans sa vie.

Ordre de Saint-Jean de Jérusalem .

Le 24 mai 1614, Lope de Vega entre dans l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Sa vie désordonnée, ses amours coupables et la mort de ses proches ont sans doute provoqué une crise existentielle chez lui, qui se traduit par une inspiration plus spirituelle et religieuse. C’est à ce moment qu’il écrit les Rimas sacras et de nombreuses œuvres pieuses, et ses vers se teintent d’inspirations philosophiques.

Luis de Góngora provoque alors une révolution esthétique dans ses Soledades. Même si l’on sent chez Lope une nouvelle évolution dans l’écriture de ses vers, il tient à se distancier de cette « nouvelle esthétique » culturaliste et s’en moque même dès qu’il en a l'occasion. Ce à quoi Góngora réagit de son côté, notamment en écrivant des satires.

Lope doit essuyer d’autres critiques qui portent sur le non-respect des trois règles d’unité. Pedro Torres Rámila, auteur d’une Spongia en 1617, dénigre non seulement le théâtre de Lope de Vega, mais aussi toute son œuvre narrative, épique et lyrique. Ce à quoi ont répondu plusieurs amis humanistes du Phénix, Lopez de Aguilar à leur tête, dans un texte de 1618 « Expostulatio Spongiae a Petro Hurriano Ramila nuper evulgatae. Pro Lupo a Vega Carpio, Poetarum Hispaniae Principe », et qui contient leurs éloges, pour les plus connus, Tomás Tamayo de Vargas, Vicente Mariner, Luis Tribaldos de Toledo, Pedro de Padilla, Juan Luis de la Cerda, Hortensio Félix Paravicino, Bartolomé Jiménez Patón, Francisco de Quevedo, le Comte de Salinas, et Vicente Espinel.

C’est donc critiqué et attaqué, mais encouragé par le texte qui le défend, que Lope continue de s’essayer dans le genre épique (La Filomena, 1621 – La Andrómeda, 1621 – La Circe, 1624 – La rosa blanca, 1624 – La corona trágica, 1627, sur la vie et la mort de Marie Stuart).

La fin de sa vie .

Même si sa vocation est sincère, Lope ne peut maîtriser son tempérament sensuel et poursuit une vie amoureuse sans trouver le bonheur familial.

Il tombe amoureux d’une belle jeune femme, Marta de Nevares, un scandale à l’époque vu sa condition d'ecclésiastique. Cette relation est pourtant sérieuse jusqu'à la mort de Marta et a été source de rebondissements et de frustrations, à l'image de ses comedias. Lope cultive la poésie comique et philosophique en se dédoublant en Tomé de Burguillos, hétéronyme burlesque, et médite sereinement sur la vieillesse et sa jeunesse désordonnée.

Il reçoit les honneurs du roi, puis, en 1624, Urbain VIII lui confère le titre de docteur en théologie, mais Lope est de plus en plus seul. Tous ses parents et sa famille meurent (Marta devient aveugle en 1626 et meurt en 1628 – Lope Félix se noie en 1634 – Antonia Clara, fille naturelle préférée, secrétaire et confidente, est séquestrée par un hidalgo, etc.), il ne lui reste qu’une seule fille, Marcela, religieuse, qui sera la seule à lui survivre. Malgré les tourments de sa vie personnelle, Lope compose des œuvres de genres très différents et qui sont à compter au nombre des plus belles réussites littéraires de l'époque : les comedias El castigo sin venganza (1631), La mayor virtud de un rey (1631), en prose: La Dorotea et surtout les œuvres lyriques Rimas humanas y divinas qui incluent La Gatomaquia (1631).

Lope de Vega meurt le 27 août 1635 de la scarlatine. Le peuple de Madrid lui fait de véritables funérailles nationales. Plus de deux cents auteurs écrivent des éloges publiés à Madrid et à Venise. Son talent immense comme sa réputation sont à l’origine d’une expression à l’époque : « Es de Lope », « c’est de Lope », utilisée pour indiquer que quelque chose était excellent.

Répondre·

Avatar FAE

FAE

25 novembre 2022 07:13

Bonjour à tous ! 😃
25 novembre : Sainte Catherine. Plantons nos arbres 😃 !

Répondre·

Avatar FAE

FAE

24 novembre 2022 18:51

( 16:06 ) Pardon pour le hors sujet 😡 !

Répondre·

Avatar FAE

FAE

24 novembre 2022 15:06

Dans un mois : réveillon de Noël . . .

Répondre·

Avatar FAE

FAE

24 novembre 2022 14:35

Merci Mstrprf !

Répondre·

Avatar Misterprof-

Misterprof-

24 novembre 2022 12:28

24 novembre 1890 :
Édouard Branly présente à l’ Académie des Sciences de Paris les principes de la radio conduction, à l’ origine de la TSF.
L’ invention se concrétisera 10 ans plus tard avec les travaux de Nikola Tesla et Giuglielmo Marconi.

Répondre·

Avatar FAE

FAE

24 novembre 2022 09:37

Merci Capusa. Me suis régalée à relire cette biographie d'Alphonse Karr. Je me rappelais "l'aventure" du couteau mais avais oublié qu'il s'agissait de Victor Cousin . . .

Répondre·

Avatar Capusa06

Capusa06

24 novembre 2022 08:42

Jean Baptiste Alphonse Karr, né à Paris le 24 novembre 1808 et mort à Saint-Raphaël le 30 septembre 1890, est un romancier et journaliste français.

Il est le fils du compositeur français Henri Karr (1784-1843) et l'oncle de l'écrivaine féministe espagnole Carme Karr (1865-1943) et de l'écrivaine française Violette Bouyer-Karr (1875-1975).

Biographie

Alphonse est le fils du pianiste compositeur munichois Henri Karr. Il étudie à Paris au collège Bourbon et, dès l’âge de vingt ans, y enseigne quelque temps, en tant que professeur suppléant. Il abandonne l’enseignement pour s’adonner à la poésie, et n’écrit qu’en vers. Il espère alors gagner sa vie grâce à ses poèmes, et envoie une pièce en vers au journal Le Figaro, lequel lui répond que ses vers ne seront pas publiés, et lui conseille d’écrire en prose. Alphonse Karr décide de travailler ses textes en prose pour pouvoir avoir un revenu. Il réécrit Sous les tilleuls en prose, et se fait publier. C’est ainsi qu’en 1832, à l’âge de 24 ans, il débute dans la littérature avec son roman le plus célèbre, Sous les tilleuls, paru en deux volumes, qui lui valut son entrée au Figaro.

Il se marie « fort jeune » et sa femme obtient sa demande de séparation par le tribunal. Ils ont une fille, Jeanne Marie Louise Thérèse, née le 2 septembre 1834 à Saint-Maur-des-Fossés. Elle écrira de courts récits, des romans, et fera des traductions de l’allemand sous le nom de Thérèse Karr. Il écrira aussi sous divers pseudonymes, comme celui de Pierre Rosenkranz.

En 1836, il participe à La Chronique de Paris, fondée par Honoré de Balzac, dont la parution ne durera que six mois, mais qui fut un joyeux intermède.

Ami de Victor Hugo, il est un auteur dans la veine romantique. Son roman Histoire de Romain d’Étretat fait connaître Étretat, où il se rendait souvent. Par ses écrits et son réseau d’amis (des artistes, des romanciers...), il contribue aussi à la réputation de Trouville et d'Honfleur. On peut même le considérer comme l’« inventeur » d’une autre station balnéaire normande, celle de Sainte-Adresse près du Havre, dont il est le conseiller municipal de 1843 à 1849 et dont il fait le lieu de plusieurs romans.

L'été , il aimait se rendre au Boucanet pour se promener le long de la plage, il écrit notamment " Si j'avais à montrer la mer à un ami pour la première fois, c'est Le Boucanet que je choisirais".

Parallèlement à ses articles au Figaro, il écrit également dans les revues Entr’acte, la Revue de Paris et Le Corsaire, puis il signe des feuilletons dans La Presse et Le Siècle. Il devient ensuite rédacteur en chef au Figaro, de 1836 à 1838.

De 1839 à 1849, il publie une revue satirique, Les Guêpes (reprenant ainsi Aristophane), dont il est l’unique rédacteur, dans laquelle il vitupère contre la plupart des célébrités de son époque. C’est le second succès phénoménal de sa carrière littéraire.

En 1843, il relate, dans le Siècle, le drame au cours duquel Léopoldine Hugo et son mari Charles Vacquerie ont trouvé la mort dans un naufrage sur la Seine, à Villequier. C’est par cet article que Victor Hugo, alors en voyage dans les Pyrénées, apprend la mort de sa fille et de son gendre.

Il participe également au journal L’Événement, quotidien créé par Victor Hugo en 1848, et qui parut jusqu’en 1851.

En 1840, ayant fait allusion, au cours d’une visite au salon littéraire de Louise Colet, aux amours de la maîtresse de maison avec Victor Cousin, celle-ci furieuse lui donne dans le dos un coup de couteau de cuisine. Blessé sans gravité, il ne porte pas plainte mais exposa le couteau sur le mur de sa chambre du no 46 rue Vivienne avec cette inscription : « Donné par Louise Colet… dans le dos ».

Pour Karr, opposant à la monarchie constitutionnelle, l’abdication du roi Louis-Philippe puis l’instauration de la IIe République en 1848 est une bonne nouvelle. Il échoue de peu à être député de la Seine-Inférieure. Il fonde Le Journal pour soutenir le général Louis Eugène Cavaignac mais le périodique ne dure que trois mois. Le coup d’État de 1851 par Louis-Napoléon Bonaparte, le futur Napoléon III, l’oblige à se retirer sur la côte d'Azur, alors située dans le royaume de Piémont-Sardaigne.

Il s’installe précisément à Nice, où, tout en continuant à écrire, il loue une propriété agricole dans le quartier Saint-Étienne. Il développe une activité de floriculture (1853 à 1867) et il ouvre avec succès, au 8 place du jardin Public, un magasin de vente de bouquets de fleurs, de fruits et légumes, destiné à une clientèle d’hivernants. Son intérêt et sa connaissance des jardins expliquent qu’une poire, la Poire Alphonse Karr, un bambou, le Bambusa multiplex Alphonse Karr, et un dahlia aient été nommés en son souvenir. Toujours ironisant, il a aussi publié un traité intitulé Comment insulter les plantes en latin.

Alphonse Karr est à l'origine de la première « Bataille des fleurs » pendant le Carnaval de Nice.

Sa fille Jeanne naît en 1852. Elle se mariera avec le peintre, photographe et architecte Léon Bouyer. Ils auront trois enfants, Suzanne l’aînée (nom d’épouse Gauvin), Alphonse né en 1872, puis Violette, née en 1875. Violette Bouyer-Karr publiera plusieurs romans et nouvelles, et sera membre puis secrétaire de la Société des Gens de Lettres.

Il quitte Nice en 1865, exproprié par la construction de la gare de Nice-Ville, et il s’installe à Saint-Raphaël .

En 1870, il assiste la famille Bayon dans l’affaire Guillaume Bayon, à Saulce-sur-Rhône, une affaire criminelle jugée par la Cour d’assises de la Drôme, le 27 avril 1870. En mars 1871, il publie une lettre ouverte (JO de la Commune de Paris, 6 avril) très réticente à Thiers et proposant des mesures républicaines très radicales (suppression de l’armée, mise en loterie des biens de la couronne, etc.)

En 1882, la Ligue populaire contre la vivisection se créait, le président d’honneur était Victor Hugo et le président en exercice l’écrivain Alphonse Karr. Comme la SPA, créée en 1845, cette société allait veiller à la stricte application de la loi Grammont. Cette loi, qui avait été votée le 2 juillet 1850 par l’Assemblée nationale, punissait d’une amende de un à quinze francs, mais aussi de un à cinq jours de prison « les personnes ayant exercé publiquement et abusivement des mauvais traitements envers les animaux domestiques », une précision était apportée : la peine de prison sera toujours appliquée en cas de récidive.

Alphonse Karr, qui aimait jouer aux dominos, était membre du club des dominotiers, fondé vers 1838 par le sculpteur Dantan jeune.

Il avait été nommé chevalier de la Légion d’honneur, en 1845, et l’Académie française lui décerne le prix Vitet en 1875.

Son dernier succès littéraire, l’Esprit d’Alphonse Karr, est une simple compilation de ses bons mots .

Sa nouvelle Les Willis a été à la base de l’opéra Le Villi de Giacomo Puccini (1884).

Malade depuis plusieurs jours d’une fluxion de poitrine, il meurt en 1890 à l’âge de 81 ans, dans sa villa de Saint-Raphaël, appelée « Maison Close », aux côtés de sa fille Jeanne, de son gendre Léon, et de ses petits-enfants. Il est enterré au cimetière tout proche, auquel la commune donnera son nom, sous une tombe en forme de tronc d’arbre. Viendront reposer auprès de lui sa fille Jeanne (1852-1929), son gendre Léon Bouyer (1844-1916) et un de leurs enfants, son petit-fils Auguste (1874-1920).

Peu après son décès, ses amis lancent une souscription pour édifier un monument à sa mémoire. Ils en confient la réalisation au sculpteur niçois Louis Maubert. Ce monument inauguré en 1906 a disparu, le buste en bronze représentant Alphonse Karr ayant été fondu sous Vichy lors de la Seconde Guerre mondiale pour la récupération du métal. Le modèle du buste est conservé au Musée d'art et d'histoire de Draguignan.

Sa petite-fille, l’écrivain Violette Bouyer-Karr (1875-1975), née à la « Maison Close », « se vit dans l’obligation de gérer le domaine légué par ses parents ». En 2014, un essai lui est consacré : L’humble Violette, femme forte, écrit par Françoise Grosjean .

Répondre·

Avatar FAE

FAE

24 novembre 2022 08:29

Bonjour à tous !
"Élisabeth Hugon, dite Sophie Daumier, est une comédienne et humoriste française, née le 24 novembre 1934 à Boulogne-sur-Mer et morte le 1er janvier 2004 à Paris 11e.
De son vrai nom Élisabeth Hugon, Sophie Daumier est la fille du compositeur Georges Hugon, alors directeur de l'École de musique de Boulogne-sur-Mer.
Elle suit des études de danse classique au théâtre du Châtelet à Paris, et des cours de dessin. À 16 ans, elle part, sous le nom de scène de « Betty Hugon », avec un corps de ballet formé de douze filles pour une longue tournée en Allemagne, avec au programme exclusivement du french cancan. Dotée d'un physique à la Brigitte Bardot, elle est engagée au cabaret La Nouvelle Ève comme chanteuse fantaisiste, sous le nom de scène de « Betty Laurent ». Elle se tourne par la suite vers le théâtre, après avoir suivi les enseignements de Pierre Dux et de Raymond Girard.
Elle débute au cinéma en 1955, dans Paris Canaille, sous le nom de scène de « Betty Daumier »."
[. . .]

Répondre·

Avatar FAE

FAE

23 novembre 2022 13:15

Impossible de retrouver les paroles en castillan . . . 😡

Répondre·

Avatar FAE

FAE

23 novembre 2022 11:11

Merci Mstrprf !
Vous me rappelez la découverte de "La Danse du Feu", un bonheur pur !

Répondre·