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28 novembre 1947 :
Naissance du chanteur Michel Berger.
Michel Jean Hamburger est un pianiste, auteur-compositeur-interprète, directeur artistique et arrangeur musical français.
Il est le fils du professeur de médecine et néphrologue Jean Hamburger et de la concertiste Annette Haas, tous deux de confession juive et convertis au protestantisme.
De sa mère il reçoit une éducation stricte, athée, rationaliste et rigoriste.
En 1953, il est âgé de six ans lorsque son père, ayant subi une sérieuse opération des poumons qui le laisse partiellement amnésique (il se souvient de tout sauf de sa famille), abandonne femme et enfants sans aucune explication.
Il est scolarisé au lycée Carnot, puis fait des études de philosophie à l'université Paris-Nanterre, en mai 1968, et obtient, à 21 ans, sa maîtrise avec l'Esthétique de la pop musique comportant une étude comparative des deux albums de Jimi Hendrix : Are You Experienced et Axis: Bold as Love.
Michel Berger se fait connaître en tant que chanteur dès l'époque de Salut les copains dans les années 1960.
En 1963, il fait sa première apparition à la télévision en chantant la chanson la Camomille.
C'est également en 1963 qu'il sort un premier 45 tours avec la chanson phare D'Autres Filles. D'autres 45 tours vont suivre mais n'accrochent pas le public.
Il figure sur la photo du siècle regroupant 46 vedettes françaises du mouvement « yéyé » en avril 1966, réalisée par Jean-Marie Périer.
Il passe ensuite à la production chez EMI où il écrit, entre autres, Les Girafes pour Bourvil, en 1967 et il produit et écrit pour Vanina Michel, en 1969, un premier 45 tours Dans la ville de Katmandou.
En 1972, entré chez Warner Music, Michel Berger produit les deux premiers albums de sa compagne de l'époque, Véronique Sanson.
En 1973, il décide de relancer sa carrière de chanteur en enregistrant son premier album solo, Cœur brisé, après le départ de Véronique Sanson.
Le premier succès de Michel Berger arrive durant l'été de la même année avec Écoute la musique, juste après sa rencontre avec sa nouvelle muse France Gall.
Entre-temps, il relance la carrière de Françoise Hardy avec l'album Message personnel et produit également son 45 tours suivant, Je suis moi, en 1974.
En 1975, il connaît un succès mitigé avec l'album Que l'amour est bizarre dont la chanson éponyme et Seras-tu là ? sont les deux plus réussies.
L'année suivante, seule la chanson Mon piano danse, extraite de l'album homonyme, connaît un modeste succès.
En 1974, il écrit pour France Gall La Déclaration d'amour.
Il relance la carrière de la chanteuse et produira tous ses albums à partir de 1975.
Il l'épouse le 22 juin 1976.
Michel Berger écrit avec Luc Plamondon l'opéra-rock Starmania.
Le double album studio sort en 1978.
Il est notamment interprété par France Gall, Claude Dubois, Daniel Balavoine, Diane Dufresne, Nanette Workman, Éric Estève et Fabienne Thibeault.
Starmania, le spectacle, créé au Palais des congrès de Paris en 1979, remporte un vif succès, réitéré en 1988 avec, entre autres, Maurane, Sabrina Lory, Renaud Hantson, puis avec des distributions différentes lors des reprises dans les années 1990, notamment une version anglaise, nommée Tycoon, réalisée en 1992.
L'année 1980 est charnière pour Michel Berger ; son nouvel album Beauséjour connaît trois grands succès publics : La Groupie du pianiste, Quelques mots d'amour et Celui qui chante.
La même année, il monte sur scène au théâtre des Champs-Élysées avec le même succès.
En 1982, il crée sa propre maison de disques, Apache, distribuée par Warner Music France.
Il connaît un échec avec son album américain Dreams in Stone, enregistré en 1981, mais cela n'aura aucune incidence sur la suite de sa carrière.
En effet, il aligne d'autres chansons à succès comme Mademoiselle Chang (1981), Voyou et Les Princes des villes (1983), Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux et Y'a pas de honte (1985). 1982 est également l'année de la sortie du film Tout feu, tout flamme, dont il est l'auteur de la bande originale.
Il fait partie des artistes français à s'être engagés de très près dans des œuvres humanitaires, particulièrement pour celle d'Action Écoles en 1985 aux côtés de France Gall, Richard Berry, Daniel Balavoine et Lionel Rotcage, mais aussi pour l'Éthiopie avec Renaud (Chanteurs sans frontières) et pour Les Restos du cœur avec Coluche.
En 1985, il écrit et réalise l'album Rock 'n' Roll Attitude de Johnny Hallyday.
Pour ce dernier, il réalise encore le double album live Johnny à Bercy, que Johnny Hallyday donne en septembre 1987 au Palais omnisports de Paris-Bercy, avant de réaliser celui de France Gall à la fin de la même année, Le Tour de France 88.
En 1988, dans une interview à Michel Denisot, il déclare être fasciné par Édouard Lock, Duke Ellington, le film Amadeus, Jacques Kerchache et Vanessa Paradis.
Après un concert au Zénith en 1986, année de la mort de ses amis Daniel Balavoine et Coluche, il n'écrit à partir de cette période que des chansons pour France Gall, pour l'opéra-rock La Légende de Jimmy, et, en 1988, réalise avec sa propre équipe de musiciens la version d'Allah tirée de l'album de Véronique Sanson Moi le venin, figurant sur l'album, tandis que la version initiale, différente et plus courte, sort sur un simple CD maxi.
Ce titre est censuré, et, à la suite de l’affaire des Versets sataniques de Salman Rushdie, lui vaut de recevoir des menaces de mort.
La chanson raconte le périple d'une femme kamikaze interprétée dans le clip par Hiam Abbass. Pour les auteurs de ces menaces, la chanson est sacrilège, alors que selon la chanteuse, c'est une chanson pacifiste.
En 1990, Michel Berger compose un nouveau spectacle musical dont le texte est toujours écrit par Luc Plamondon, La Légende de Jimmy, inspiré de la vie de James Dean, avec Diane Tell, Renaud Hantson, Tom Novembre, Nanette Workman et une mise en scène signée Jérôme Savary.
Ce spectacle obtient peu de succès.
Il revient en tant que chanteur avec l'album Ça ne tient pas debout, dont Le Paradis blanc dans la même année, qui sera son dernier succès en solo.
Dans Lunettes noires pour nuits blanches, en 1990, il raconte que le premier disque qu'il a acheté était de Ray Charles.
Le 12 juin 1992 sort un album interprété pour la première fois en duo avec France Gall, Double Jeu. Le 22 juin 1992, jour de leur seizième anniversaire de mariage, le couple donne un concert intimiste à la salle New Morning à Paris.
Une tournée est programmée : elle devait débuter à la Cigale de Paris, faire étape dans plusieurs grandes villes du monde, parcourir la francophonie et s'achever au Palais omnisports de Paris-Bercy.
L'été 1992, Michel Berger se ressource dans sa propriété de Ramatuelle, auprès de son épouse France Gall.
Il meurt, le 2 août, d'une crise cardiaque à la suite d'une partie de tennis avec Marie-Françoise Holtz, épouse du journaliste Gérard Holtz, présent lui aussi sur les lieux.
Il est inhumé au cimetière de Montmartre, dans la 29e division.
Après une bataille juridique l'opposant à la sœur de Michel, Françoise (dite Franka, alors tutrice de leur mère Annette Haas), France Gall obtient, en octobre 1999, le transfert de la sépulture de Michel Berger dans la concession de Pauline située quelques mètres plus loin, et que la chanteuse fait transformer en maison de verre le 12 décembre 2012.
À la suite de la mort de Michel Berger, France Gall assurera seule les concerts de la tournée Double Jeu programmée à travers la France, la Suisse et la Belgique.
Capusa06
Marguerite Tudor, née le 28 novembre 1489 au palais de Westminster et morte le 18 octobre 1541 au château de Methven, était l'aînée des deux filles survivantes d'Henri VII d'Angleterre et d'Élisabeth d'York, et la sœur aînée d'Henri VIII. En 1503, elle fut mariée à Jacques IV, roi d'Écosse, ce qui devait faire d'elle la mère de Jacques V et la grand-mère de Marie Stuart. Ce mariage fut indirectement à l'origine de l'Union des deux royaumes en 1603 par son descendant (arrière-petit-fils) Jacques VI et Ier. C'est le destin, a-t-on dit, qui avait prédestiné Marguerite à devenir reine consort d'Écosse, puisque, née le 28 novembre 1489, elle fut baptisée le 30 — jour de saint André, le patron de l'Écosse — dans l'église de Sainte-Marguerite à Westminster.
Biographie
Pour les rois, les filles peuvent avoir été moins désirées que les garçons ; elles n'en étaient pas moins des éléments politiques importants dans un monde où diplomatie et mariages étaient souvent étroitement liés. Avant même qu'elle eût six ans, Henri VII avait eu l'idée d'un mariage entre elle et Jacques IV d'Écosse, pour empêcher ce dernier de soutenir Perkin Warbeck, prétendant yorkiste au trône d'Angleterre. Sans être tout de suite acceptée, la proposition une fois faite ne fut pas retirée. En septembre 1497, Jacques conclut avec Henri une très longue trêve et le mariage fut une fois encore envisagé comme une possibilité sérieuse. On assure que certains, au conseil royal d'Angleterre, soulevèrent des objections à cette union, en représentant qu'il placerait les Stuarts dans la ligne directe de succession, mais Henri, fin renard, leur répondit qu'en pareil cas le royaume n'en souffrirait aucun dommage, car ce ne serait pas l'Écosse qui s'agrandirait de l'Angleterre, mais l'Angleterre qui s'agrandirait de l'Écosse.
Le 24 janvier 1502, l'Écosse et l'Angleterre conclurent le Traité de Paix perpétuelle, le premier accord de ce genre entre les deux royaumes depuis plus de 170 ans. Le même jour, un traité de mariage fut aussi conclu : c'était le signe le plus manifeste de la nouvelle paix et sa garantie. Le mariage ayant été totalement réalisé par procuration, Marguerite fut désormais considérée comme la reine d'Écosse ; certains historiens rapportent que son frère Henri, qui était alors un enfant et encore simple duc d'York, entra dans une crise de rage, quand il se rendit compte qu'à la cour sa sœur avait maintenant préséance sur lui.
En 1503, Marguerite arriva enfin en Écosse après un grand voyage dans le nord. Dans la ville d'York, il existe encore aujourd'hui une plaque qui rappelle l'endroit précis où la reine d'Écosse en a passé les portes. Dès son arrivée Marguerite éprouva un grand choc, quand un feu d'écurie tua quelques-uns de ses chevaux préférés, et c'est son nouvel époux qui vint la consoler. Elle et Jacques furent mariés le 8 août 1503 à l'abbaye d'Holyrood à Édimbourg, union célébrée par le poète William Dunbar dans Le Chardon et la Rose :
Douce dame au visage charmant,
Fille chère d'un roi très puissant,
Et d'une princesse sereine,
Bienvenue ici, notre Reine…
La reine régente
Le traité de 1502, loin d'être perpétuel, survécut à peine à la mort d'Henri VII en 1509. Son successeur, Henri VIII d'Angleterre, jeune et agressif, avait peu de goût pour la diplomatie prudente de son père, et il prépara bientôt une guerre contre la France, la vieille alliée de l'Écosse. En 1513 Jacques IV envahit l'Angleterre pour honorer son engagement de l'Auld Alliance, mais ce ne fut que pour trouver la défaite et la mort à la Bataille de Flodden Field le 9 septembre. Marguerite, enceinte à la mort de son mari, donna naissance à Alexandre, quatrième enfant du couple, en avril 1514. Elle s'était opposée à cette guerre, mais le testament royal la nommait régente pour son fils, Jacques, encore tout jeune, aussi longtemps qu'elle resterait veuve.
Le Parlement se réunit à Stirling peu après Flodden, et confirma Marguerite en tant que régente. Il était rare qu'une femme fût bien acceptée dans une position de pouvoir suprême, et Marguerite était la sœur d'un roi ennemi, ce qui ne pouvait qu'aggraver ses problèmes. En très peu de temps, un parti pro-français prit forme au sein de la noblesse, pressant qu'on remplaçât la reine par John Stewart, 2e duc d'Albany, le plus proche parent mâle des petits princes et maintenant le troisième dans la ligne de succession au trône. Albany, qui était né en France et y avait été élevé, était le représentant vivant de l'Auld Alliance, en contraste avec Marguerite pro-anglaise.
La pauvre Marguerite se trouvait dans une situation presque impossible avec une opposition à la régence qui ne cessait de grandir au sein du conseil royal lui-même. Elle sut agir cependant avec calme et non sans adresse politique. Pour juillet 1514, elle avait réussi à réconcilier les partis opposés, et l'Écosse — en même temps que la France — conclut la paix avec l'Angleterre ce même mois. Cependant, dans sa recherche d'alliés politiques parmi la noblesse écossaise frondeuse, elle commit une erreur fatale, en soumettant sa raison et sa prudence à la passion et à la séduction.
En recherchant des appuis, Marguerite se tourna de plus en plus vers la puissante famille des Douglas, et elle se sentit particulièrement attirée par Archibald Douglas, 6e comte d'Angus, que même son oncle Gavin Douglas, ecclésiastique et poète, appelait un « jeune imbécile sans cervelle ». Sans mesurer les conséquences d'une pareille union, Marguerite et Douglas se marièrent secrètement le 6 août dans l'église paroissiale de Kinnoull, près de Perth. Non seulement cela mécontenta les autres familles nobles, mais la fraction minoritaire pro-française au conseil en fut immédiatement renforcée ; on trouvait à sa tête James Beaton, l'archevêque de Glasgow. Selon les dispositions établies par le feu roi, s'étant remariée, elle avait renoncé à sa régence. Avant que le mois fût écoulé, elle fut obligée de céder la place à Albany. En septembre, le Conseil privé décida qu'elle avait perdu également ses droits sur l'éducation de ses fils ; sur quoi, se méfiant, elle et ses alliés emmenèrent les princes au Château de Stirling.
Albany arriva en Écosse en mai 1515 et fut finalement installé comme régent en juillet. Sa première tâche fut de recevoir la garde de Jacques et d'Alexandre, ce qui était politiquement essentiel pour l'autorité de la régence. Marguerite, après avoir d'abord résisté, se soumit à Stirling en août. Avec les princes entre les mains de leur oncle, la reine douairière, à présent enceinte d'Angus, se retira à Édimbourg. Pendant quelque temps, son frère lui avait conseillé de fuir en Angleterre avec ses fils; mais elle avait toujours refusé de le faire, craignant qu'un tel geste pût coûter son trône à Jacques.
Ne présentant plus d'intérêt dans cette affaire, elle obtint la permission d'aller à Linlithgow, d'où elle s'enfuit en passant la frontière. Elle fut reçue par Lord Dacre, à qui Henri avait confié les marches et emmenée au Château de Harbottle où, au début d'octobre, elle donna naissance à Marguerite Douglas, future comtesse de Lennox et mère de Henry Stuart (Lord Darnley), qui devait être le deuxième époux de Marie Stuart. Alors qu'elle était toujours dans le nord de l'Angleterre, elle apprit la mort d'Alexandre. Dacre lui fit comprendre qu'Albany — nouveau Richard III — en était responsable. Mais Marguerite, malgré sa pauvre situation, refusa d'accepter une telle idée, disant que, si le régent avait vraiment souhaité s'attribuer le trône, la mort de Jacques lui aurait mieux convenu. C'est aussi à cette époque qu'elle commença enfin à se rendre compte de ce qu'Angus valait vraiment, puisque ce dernier, ne considérant que ses propres intérêts, était revenu en Écosse pour faire la paix avec le régent, « ce qui donna à Marguerite beaucoup à réfléchir ». Quand Henri apprit qu'Angus n'accompagnerait pas sa sœur à Londres, il déclara : « Il a agi comme un Écossais ». Il ne faudrait pas, cependant, juger trop durement Angus. C'est que tout son pouvoir, toute sa richesse et toute son influence étaient en Écosse ; abandonner le pays pouvait lui valoir une déchéance pour trahison. À cet égard il avait bien connu l'exemple d'un parent, James Douglas, 9e comte de Douglas, qui avait fui en Angleterre au siècle précédent, et qui avait été toute sa vie un mercenaire déshérité.
Mariage et politique
Marguerite fut bien reçue par Henri et, pour confirmer son statut, fut logée à Scotland Yard, l'ancien palais des rois d'Écosse. En 1517, après une année passée en Angleterre, elle retourna dans le Nord, après qu'un traité de réconciliation eut été négocié entre Albany, Henri et le cardinal Wolsey. Provisoirement Albany était absent en France — où une nouvelle fois il renouvelait la Auld Alliance et prenait des dispositions pour le futur mariage de Jacques V — mais la reine douairière fut reçue à la frontière par son représentant, le Sieur de la Bastie, en même temps que par son mari. La paix pouvait bien être arrivée, il était cependant parfaitement clair qu'on se méfiait toujours de Marguerite et qu'on ne la laissait approcher son fils que de façon très limitée.
Bien que Marguerite et Angus se fussent provisoirement réconciliés, il fallut peu de temps pour que leurs rapports commençassent à se détériorer définitivement. Elle découvrit que, pendant qu'elle était en Angleterre, son mari avait vécu avec Lady Jane Stewart, une ancienne maîtresse, ce qui était déjà mauvais, mais pire encore qu'il avait vécu avec l'argent de sa femme. En octobre 1518 elle écrivit à son frère, en faisant des allusions à un divorce;
« Je suis douloureusement troublée au sujet de Lord d'Angus depuis mon dernier retour en Écosse, et chaque jour de plus en plus, si bien que nous ne nous sommes pas trouvés ensemble cette moitié de l'année … j'en suis au point, si la loi de Dieu et mon honneur m'y autorisent, de me séparer de lui, car je comprends bien qu'il ne m'aime pas, comme il me le montre tous les jours. »
C'était un problème difficile pour Henri ; de conviction conservatrice et orthodoxe, il s'opposait au divorce par principe — ce qui laisse rêveur, si l'on considère ce qu'il devait faire par la suite. Tout aussi important était le fait qu'Angus était un allié utile, un contrepoids efficace contre Albany et la faction pro-française. Outrée par son attitude, Marguerite se rapprocha du parti d'Albany et se joignit à d'autres pour l'appeler à revenir de France. Albany, nullement pressé apparemment de revenir dans ce turbulent royaume du Nord, suggéra qu'elle reprît elle-même la régence. La querelle entre les époux devait dominer la politique écossaise pendant les trois années suivantes, compliquée encore par une violente rivalité entre Angus et James Hamilton, 1er comte d'Arran ; avec une rapidité surprenante, Marguerite passa du camp de l'un à celui de l'autre.
Albany revint finalement en Écosse en novembre 1521 et fut chaleureusement reçu par Marguerite. On chuchota bientôt que leurs relations cordiales dépassaient le domaine politique. Angus partit pour l'exil, tandis que le Régent — avec l'appui total de la reine douairière — s'attachait à remettre en ordre un pays déchiré par trois ans de conflits entre factions. Albany était utile pour Marguerite : on savait qu'il avait de l'influence à Rome, ce qui aiderait à faciliter sa demande de divorce. Angus et ses partisans faisaient courir la rumeur que tous les deux étaient amants, au point que même Lord Dacre, qui avait l'esprit rassis, écrivit à Wolsey, en prédisant que Jacques serait assassiné et qu'Albany deviendrait roi et se marierait avec Marguerite. Mais leurs rapports ne dépassèrent pas le simple calcul d'intérêt personnel, comme les événements devaient bientôt le prouver.
Le coup d'État de Marguerite
Au fond d'elle-même Marguerite restait une Anglaise dans son attitude et dans sa façon de voir, et ce qu'elle désirait le plus sincèrement, c'était une meilleure entente entre son pays natal et sa dynastie d'adoption. Mais elle comprit vite combien la politique écossaise pouvait être périlleuse et que survivre dépendait de la capacité à maintenir un équilibre entre les intérêts opposés. La situation pressante exigeait une alliance avec Albany et la faction pro-française, surtout après les désastreuses guerres frontalières avec l'Angleterre au début des années 1520. Mais Albany ne se fut pas plus tôt éloigné qu'elle entreprit de se créer un parti qui lui serait propre. En 1524 le Régent fut finalement écarté du pouvoir grâce à un coup d'État simple mais efficace. Comme il se trouvait une nouvelle fois en France, Marguerite, avec l'aide d'Arran et des Hamilton, ramena Jacques, âgé maintenant de douze ans, de Stirling à Édimbourg. C'était un geste audacieux mais bien vu du peuple. En août le Parlement mit fin à la régence, et confia à Jacques tous les pouvoirs d'un roi. En pratique, il continua à être gouverné par d'autres, surtout par sa mère. Quand Beaton s'opposa à ces nouvelles dispositions, Marguerite le fit arrêter et jeter en prison. En novembre, le Parlement reconnut officiellement Marguerite comme principale conseillère du roi.
L'alliance de Marguerite avec Arran ne pouvait que lui aliéner les autres familles nobles. Sa situation ne s'améliora pas quand son frère permit à Angus de revenir en Écosse. Ces deux facteurs jusqu'à un certain point lui échappaient. Mais ce n'était pas là le plus dangereux pour elle. Elle s'attacha une nouvelle fois, cette fois à Henry Stewart, frère cadet de Lord Avondale. Stewart fut nommé au conseil supérieur, ce qui déchaîna, entre autres, la colère du comte de Lennox, qui conclut rapidement une alliance avec son mari dont elle était séparée. Ce même mois de novembre où le Parlement avait confirmé le rôle politique de Marguerite, sa guerre avec Angus tourna à la farce meurtrière. Quand il arriva à Édimbourg à la tête d'un grand nombre d'hommes en armes, réclamant son droit d'assister au Parlement, elle ordonna aux canons de tirer sur lui, aussi bien depuis le Château d'Édimbourg que du Palais de Holyrood. Quand les deux ambassadeurs anglais présents à la cour lui objectèrent qu'elle ne devait pas attaquer son légitime époux, elle leur répondit avec colère de « rentrer chez eux et de ne pas se mêler des affaires de l'Écosse. » Angus se retira pour le moment, mais, sous des pressions venant de différents côtés, la Reine finit par l'admettre au conseil de régence en février 1525. C'était tout ce dont il avait besoin. S'étant emparé de la garde de Jacques, il refusa de renoncer à lui, et exerça sous son nom le pouvoir suprême pendant une période de trois ans. L'expérience que Jacques retira de ce moment-là fut une haine définitive tant de la maison de Douglas que du parti pro-anglais.
Divorce, mariage et mort
Marguerite tenta de résister, mais fut forcée de se plier aux nouvelles réalités politiques. En outre, à ce moment-là, son envie de divorcer avait tourné à l'obsession, passant avant toutes les autres affaires. Elle était disposée à se servir de tous les arguments, y compris le mythe largement répandu que Jacques IV n'avait pas été tué à Flodden. Malgré son coup d'État de 1524, elle correspondait chaleureusement avec Albany, qui poursuivait pour elle ses efforts à Rome. En mars 1527, le pape Clément VII fit droit à sa requête. En raison de la situation politique en Europe à cette époque, ce ne fut pas avant décembre qu'elle apprit la bonne nouvelle. Sans perdre un moment, elle épousa Henry Stuart, passant outre aux pieux avertissements de son frère, lui disant que le mariage était d'institution divine, et à ses protestations contre la « honteuse décision venue de Rome ». À peine quelques années plus tard, Henri rompait les relations avec Rome précisément parce qu'il n'avait pas pu recevoir pour lui la même « honteuse décision ».
En juin 1528, Jacques finit par se libérer de la tutelle d'Angus — une fois de plus contraint à fuir en exil — et commença à régner lui-même. Marguerite fut une des premières bénéficiaires du coup d'État royal, elle et son mari devenant maintenant les principaux conseillers du roi. Jacques créa Stuart Lord Methven « en raison du grand amour qu'il portait à la plus chère des mères ». On a prétendu — faussement — que la Reine aurait souhaité un mariage entre son fils et sa nièce, la princesse Marie, mais elle contribua à l'accord de paix anglo-écossais de mai 1534.
Le but central de la vie politique de Marguerite — outre d'assurer sa propre survie — était d'amener une meilleure entente entre l'Angleterre et l'Écosse, objectif qu'elle a maintenu à travers des époques difficiles. Jacques se méfiait de Henri, surtout parce que ce dernier continuait à soutenir Angus, un homme que lui-même détestait passionnément. Malgré tout, au début de 1536, sa mère le persuada de rencontrer son oncle. Ce fut son moment de triomphe, et elle écrivit à Henri et à Thomas Cromwell, à présent le conseiller le plus écouté de ce dernier, en disant que c'était « grâce à notre conseil et à personne d'autre au monde ». Elle espérait une grande manifestation dans le style du Camp du Drap d'Or et dépensa une somme énorme pour la préparer. Finalement cela n'aboutit à rien parce trop de voix s'étaient élevées contre et parce que Jacques ne voulait pas être dirigé par sa mère ni par personne d'autre. Dans un entretien privé avec l'ambassadeur d'Angleterre, elle laissa voir sa déception — « Je suis lasse de l'Écosse », avoua-t-elle. Sa lassitude allait jusqu'à lui faire trahir des secrets d'État au profit de Henri.
Elle était peut-être lasse de l'Écosse : à présent elle l'était encore plus de Lord Methven, qui se montrait encore pire qu'Angus dans son désir de courir les femmes tout en profitant de l'argent de son épouse. Elle aurait voulu une nouvelle fois divorcer, mais cette fois-ci elle se heurta à l'opposition de Jacques, qu'elle crut soudoyé par son mari. Une nouvelle fois, comme ce fut si souvent le cas dans la vie de Marguerite, la tragédie et le malheur alternaient avec l'intrigue et la farce. À un moment elle s'enfuit vers la frontière, mais ce ne fut que pour être rattrapée et reconduite à Édimbourg. À plusieurs reprises, elle écrivit à Henri pour se plaindre de sa pauvreté et lui demander argent et protection — elle souhaitait l'aisance et le confort plutôt que d'être obligée « de suivre son fils partout comme une dame d'honneur sans le sou ».
En juin 1538 Marguerite accueillit en Écosse Marie de Guise, la jeune épouse française de Jacques. Les deux femmes, parmi les plus importantes de l'histoire de l'Écosse, s'entendirent bien, même si Marguerite, d'une vanité maladive, se voyait soumise à l'humiliation de n'être plus considérée que comme la « Vieille Reine ». Marie s'assura que sa belle-mère, réconciliée maintenant avec Methven, faisait des apparitions régulières à la cour, et on rapporta à Henri que « la jeune reine était toute papiste et la vieille reine guère moins ».
Marguerite mourut d'une attaque au château de Methven, dans le Perthshiren, le 18 octobre 1541 et fut enterrée au Prieuré des Chartreux de Saint-Jean à Perth (démoli en 1559 au moment de la Réforme). La dynastie de son frère se termina avec Élisabeth Ire, morte sans enfants, et le trône d'Angleterre revint aux héritiers de Marguerite. Son arrière-petit-fils, Jacques VI d'Écosse, devint Jacques Ier d'Angleterre, unissant ainsi les couronnes des deux pays, et conférant à Marguerite une sorte de triomphe posthume.
FAE
"Giovanni Battista Lulli — (Florence, 28 novembre 1632 - Paris, 22 mars 1687) était un compositeur français d'origine italienne, surintendant de la Musique de Louis XIV. Par ses dons de musicien et d'organisateur aussi bien que de courtisan et d'intriguant, Lully domina toute la vie musicale en France à l'époque du Roi-Soleil."
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27 novembre 1935 :
Naissance d' Aldo Maccione, acteur et chanteur italien.
Acteur de comédie, il a tourné dans son pays d'origine, mais c'est en France qu'il a fait l'essentiel de sa carrière dans les années 1970 et les années 1980.
Après avoir gagné un radio-crochet dans les années 1960, Aldo Maccione est engagé par un théâtre turinois où il se fait remarquer en imitant les stars de l'époque comme Jerry Lewis et Clark Gable.
Venu travailler à Paris, il fait les entractes de l'Olympia avec son groupe italien, Les Brutos.
Entre quelques scopitones (ancêtres des clips) dont un tourné par son futur réalisateur, Claude Lelouch, et quelques émissions télé de variété, il crée un nouveau groupe parodique, Les Tontos, qui se produit six ans d'affilée à l'Emporium de Barcelone.
C'est en accompagnant Sacha Distel à Londres et à l'Olympia qu'il crée et popularise sa marque de fabrique, « Aldo la classe ! ».
En 1970, Claude Lelouch, amusé par sa démarche cambrée, lui donne son premier rôle au cinéma dans Le Voyou.
En 1972, il retrouve Claude Lelouch pour L'aventure c'est l'aventure où, aux côtés de vedettes comme Lino Ventura, Charles Denner et Jacques Brel, il fait une célèbre démonstration de groupe de sa démarche.
Les années où il fut très populaire en France sont à situer entre 1972 et 1986, soit une quinzaine d'années.
Après 1986, assez rapidement, le public se lassera de son personnage, ainsi que les producteurs, et réalisateurs.
Dans les années 1970, les rôles comiques se succèdent.
Il apparaît dans le premier volet de la Septième Compagnie en 1973, mais aussi aux côtés de Pierre Richard (Je suis timide mais je me soigne, C'est pas moi, c'est lui) ou Jean-Paul Belmondo (L'Animal).
Les années 1980 s'avèrent glorieuses et il est une vedette qui permet à des comédies de se monter sur son seul nom.
Il abandonne son personnage d'« Aldo la classe » à la fin des années 1980 mais il a du mal à donner un nouveau souffle à sa carrière, faisant néanmoins quelques apparitions dans des films ou téléfilms.
En 1991, il est caricaturé par Albert Uderzo sous les traits d'un légionnaire romain dans La Rose et le Glaive, le 29e album d'Astérix.
En 2005, il apparaît dans le film français Travaux, on sait quand ça commence... aux côtés de Carole Bouquet et Jean-Pierre Castaldi, dans le rôle d'un carreleur un peu trop imbu de sa personne, sa dernière apparition au cinéma.
Il vit désormais à Saint-Paul-de-Vence dans les Alpes-Maritimes.
À partir du 29 janvier 2010, il participe à la troisième saison de La Ferme Célébrités en Afrique, qu'il quitte le 5 février 2010, à cause de problèmes de santé4.
En 2015, une biographie lui est consacrée, intitulée Aldo Maccione, la classe !, par le journaliste et documentariste Gilles Botineau, préfacée par Claude Lelouch et publiée aux éditions Christian Navarro.
Capusa06
Horace (en latin Quintus Horatius Flaccus) est un poète latin né le 8 décembre 65 av. J.-C. à Vénouse dans le sud de l'Italie et mort le 27 novembre 8 av. J.-C. à Rome.
Biographie
La vie d'Horace nous est essentiellement connue par son œuvre, riche en informations et considérée comme une source fiable. Quelques renseignements supplémentaires figurent dans la biographie De viris illustribus (Des hommes illustres) de Suétone.
Famille et enfance
Horace est issu d'une famille modeste. Son père est devenu esclave dans des circonstances mal connues, peut-être comme prisonnier de guerre au cours de la Guerre sociale en 89 av. J.-C., puis a été affranchi. Le nom d'Horatius était probablement, comme il était l'usage, celui de son ancien maître : deux familles romaines portaient ce nom, ainsi qu'un ami de Cicéron qui possédait des champs près de Brundisium, c'est-à-dire près de la ville de naissance du poète. Il est impossible de savoir de qui le père a été l'esclave. Il a pu également être un esclave public de la ville de Venose. Une fois affranchi, il exerce le métier de coactor, c'est-à-dire de caissier de ventes aux enchères, puis celui de praeco (commissaire-priseur). Il possède quelques terres, confisquées après la mort de Jules César, et n'est pas pauvre, puisqu'il peut envoyer son fils passer l'été dans la fraîcheur du Mont Vultur. On ne sait rien de la mère du poète, qui ne mentionne ni frère ni sœur non plus.
Le nom complet du poète, Quintus Horatius Flaccus, indique qu'il faisait partie de la famille des Horatii. Il n'est attesté que par l'inscription commandée à l'occasion des jeux séculaires organisés par Auguste en 17 av. J.-C. : CARMEN COMPOSVIT Q. HORATIVS FLACCVS (« Le poème a été composé par Q. Horatius Flaccus ») ; il s'agit du Chant séculaire. Horace naît à Venose, aux frontières de l'Apulie et de la Lucanie, le 8 décembre 65 av. J.-C. vers trois heures du matin. Quand le jeune Horace atteint l'âge de sept ou dix ans, son père s'installe à Rome ; on ne sait s'il y abandonne les affaires pour vivre des revenus de ses terres ou s'il y poursuit sa carrière. Il consacre son temps et une bonne partie de son argent à l'éducation de son fils et lui fait suivre les leçons du grammairien Lucius Orbilius Pupillus, qui enseigne Ennius, Livius Andronicus et bien sûr Homère. Horace témoigne de cette période et de sa gratitude envers son père dans les Satires :
« Si [...] ma vie est pure et innocente, mes jours chers à mes amis, le mérite en appartient à mon père qui, tout pauvre qu'il était, possesseur d'un maigre champ, ne voulut pas toutefois m'envoyer à l'école de Flavius, où allaient pour quelque argent, payé au retour des ides, avec leur bourse à jetons et leurs tablettes sous le bras gauche, les nobles fils de nos nobles centurions. Il osa me transporter à Rome, encore enfant, pour y apprendre ce que tout chevalier, tout sénateur voudrait qu'on enseignât à son fils. »
— Satires, I, 6, vers 71-77
En Grèce
Horace a environ vingt ans lorsqu'il part pour Athènes, pour y poursuivre l'étude du grec et y découvrir la philosophie. Son père semble être mort avant ce départ et c'est à la même époque qu'il aurait commencé à écrire, dont au moins quelques vers en grec. Il étudie à l'Académie auprès d'Aristos d'Ascalon. Horace est toujours en Grèce lors de l'assassinat de Jules César en 44 av. J.-C.. Peu après, Brutus et Cassius arrivent à Athènes et enrôlent de jeunes aristocrates dans leur armée ; Horace obtient le grade de tribun militaire en 42 av. J.-C., ce qui le fait entrer dans l'ordre des chevaliers et lui assure des privilèges à vie. Lors de la première bataille de Philippes (première semaine d'octobre 42 av. J.-C.), les troupes de Brutus s'emparent du camp d'Octave, qui échappe de peu à la capture. Mais lors du second combat, le 22 octobre, Octave et Marc Antoine sont vainqueurs. Brutus se suicide. Horace fait partie des fuyards.
Retour à Rome
Quand une amnistie est accordée aux vaincus, Horace retourne en Italie (fin 42 ou début 41 av. J.-C.) ; ses terres lui ont été confisquées, et il prétend s'être retrouvé pauvre. Pourtant il possède encore suffisamment d'argent pour acheter, vers 40 av. J.-C., la charge de scriba quaestorius, c'est-à-dire de secrétaire au trésor (le questeur est le magistrat chargé des finances) : il n'a certainement jamais quitté cette charge, même s'il a pu ultérieurement en alléger les obligations.
Rapidement, il se lie d'amitié avec Virgile. Entre 40 et 38 av. J.-C., Virgile et Lucius Varius Rufus le présentent à Mécène, confident d'Auguste, protecteur des arts et des lettres, poète à ses heures. Mécène le prend sous sa protection neuf mois plus tard, l'introduit dans les cercles politiques et littéraires de Pollion et Messala, et lui offre une villa en Sabine. Les premières satires sont composées dès son retour à Rome et le premier livre des Satires semble être publié vers 35 ou 34 av. J.-C..
Il continue à l'élever socialement dans l'ordre équestre : après avoir été fait eques equo publico (chevalier dont le cheval est payé sur fonds publics) par Brutus en Grèce, puis avoir acheté la charge de scriba questorius à son retour à Rome, il devient iudex selectus (« juge de paix ») entre 35 et 30 av. J.-C.. La villa offerte par Mécène procure à Horace une retraite campagnarde appréciable ainsi que des revenus importants. Il atteint une vraie aisance financière et proclame qu'il pourrait, s'il le voulait, se faire élire questeur et devenir ainsi sénateur. Il est alors définitivement lié au régime.
Client de Mécène
Mécène est le dédicataire des Satires, des Épodes et des Odes et une vraie amitié liait les deux hommes.
Maturité
Il est possible qu'Horace soit présent à la bataille d'Actium en 31 av. J.-C. et c'est peu après (vers 30 av. J.-C.) que sont publiées les Épodes, poèmes dans la veine de l'iambographe grec Archiloque. Suit à une date inconnue le second livre des Satires.
La paix revenue avec Auguste, c'est une période de production intense qui s'ouvre. Jusqu'en 27 av. J.-C., il se consacre à des poèmes politiques et confirme ainsi son rapprochement avec le pouvoir augustéen : célébration de la mort de Cléopâtre, joie de la défaite des partisans d'Antoine, éloge de la réparation des temples par Auguste en 28. Jusqu'en 24 av. J.-C., il célèbre les victoires d'Auguste hors d'Italie. Ces pièces, mêlées à des poèmes lyriques, forment les trois premiers livres des Odes, vraisemblablement parus vers 23 av. J.-C.. Le succès est mitigé et Horace s'essaie ensuite à un nouveau genre, ce qui aboutit à la publication du premier livre des Épîtres en 21 av. J.-C.
Auguste, revenu à Rome en 19 av. J.-C., offre à Horace d'être son secrétaire, poste que le poète refus. En 17 av. J.-C., le prince lui confie l'honneur de composer le Chant séculaire (Carmen Saeculare) qu'interprètent solennellement, à l'occasion des Jeux séculaires, des chœurs mixtes d'enfants choisis parmi l'élite de la noblesse romaine. C'est peut-être aussi Auguste qui lui commande des poèmes pour les victoires de Tibère et Drusus ; ces poèmes sont recueillis avec d'autres dans un quatrième livre d’Odes qui paraît entre 13 et 8 av. J.-C.. Suivent encore les deux lettres du second livre des Épîtres et l’Art poétique (en), difficiles à dater.
Il meurt brutalement en 8 av. J.-C., quelques mois seulement après Mécène qui, sur son lit de mort, l'aurait encore recommandé à Auguste. Il est enterré au cimetière de l'Esquilin, près de la tombe de Mécène.
FAE
Bonjour et bon dimanche à tous ! 😃
"James Marshall Hendrix, né Johnny Allen Hendrix le 27 novembre 1942 à Seattle (Washington) et mort le 18 septembre 1970 à Londres (Angleterre), plus connu sous le nom de Jimi Hendrix, est un guitariste, auteur-compositeur et chanteur américain, fondateur du groupe anglo-américain The Jimi Hendrix Experience, actif de 1966 à 1970.
Malgré une carrière internationale longue de seulement quatre ans, il est considéré comme l'un des plus grands joueurs de guitare électrique et l'un des musiciens les plus importants du xxe siècle. En août 2009, Time Magazine le classe premier dans sa liste des 10 meilleurs joueurs de guitare électrique de tous les temps. Selon Rolling Stone, il figure également à la première place parmi les 100 plus grands guitaristes de tous les temps dans les deux classements de 2003 et 2011.
Afro-américain d'ascendance amérindienne, Jimi Hendrix est l'un des artistes les plus novateurs de la musique populaire de son siècle, notamment en raison de son approche révolutionnaire de son instrument et de ses techniques d'enregistrement originales en studio. Hendrix a la particularité, pour un guitariste gaucher, de jouer le plus souvent sur une guitare de droitier, après avoir remonté ses cordes à la suite de cette inversion. Il lui arrive néanmoins d'emprunter une guitare à un droitier et de jouer avec les cordes telles quelles. Improvisateur sortant des sentiers battus, il libère la guitare solid body de ses contraintes en utilisant les ressources nées de l'amplification, notamment en domestiquant l'effet Larsen et en explorant toutes les facettes du maniement de la manette de vibrato ou de la pédale wah-wah.
Son influence dépasse largement le cadre de la musique rock et la plupart des styles musicaux qui se développent dans les années 1970 reprennent certains éléments de sa musique : Miles Davis, par exemple, joue un jazz électrique très marqué par le guitariste. La mort prématurée de Jimi Hendrix à 27 ans, survenant après celle de Brian Jones et précédant celles de Janis Joplin et Jim Morrison, [...]
Capusa06
Mary Edwards Walker (26 novembre 1832 – 21 février 1919) est une médecin, chirurgienne américaine, féministe, abolitionniste, prohibitionniste, prisonnière de guerre et la première femme à avoir reçu la Medal of Honor qui est la plus haute décoration de l'armée américaine.
Après avoir obtenu son diplôme de médecin, elle se marie et commence à pratiquer la médecine. Au début de la guerre de Sécession, elle se porte volontaire pour servir dans l'armée de l'Union en tant que chirurgien. Elle est capturée par les forces de la Confédération après avoir traversé les lignes pour soigner des civils blessés. Considérée comme une espionne, elle est emprisonnée à Richmond, puis échangée avec des prisonniers confédérés.
Après la guerre, elle est proposée pour recevoir la Medal of Honor, en raison de sa contribution à l'effort de guerre. Elle reste la seule femme à l'avoir reçue et fait partie des huit civils à en avoir été décorés. Elle devint écrivain et conférencière et apporta son soutien au Droit de vote des femmes aux États-Unis jusqu'à sa mort en 1919.
Biographie
Mary Edwards Walker naît à Oswego le 26 novembre 1832. Elle a cinq sœurs et un frère. Elle travaille dans la ferme familiale durant son enfance. Elle ne porte pas de vêtements féminins pendant les travaux de la ferme car elle les juge trop contraignants. Elle va à l'école locale où sa mère enseigne. Devenue étudiante, elle donne des cours en école élémentaire pour financer ses études au Syracuse Medical College, où elle obtient son diplôme de docteur en médecine en 1855 (elle est la seule femme de sa promotion). Elle se marie avec un condisciple, Albert Miller. Ils ouvrent un cabinet commun. Les patients sont rares car, à cette époque, les femmes médecins ne sont généralement pas bien considérées et souffrent d'un manque de confiance.
La guerre de Sécession
Au début de la guerre de Sécession, elle se porte volontaire pour servir dans l'armée de l'Union. Au départ, elle n'est engagée que comme infirmière, l'armée n'ayant pas l'habitude d'avoir des chirurgiens de sexe féminin. Elle exerce d'abord lors de la première bataille de Bull Run le 21 juillet 1861 puis au Patent Office Hospital de Washington. Elle exerce bénévolement ses talents de chirurgien à proximité des lignes de l'Union, lors de la bataille de Fredericksburg et après la bataille de Chickamauga. Finalement, elle est nommée chirurgien assistant dans l'armée du Cumberland en septembre 1863, devenant l'unique femme chirurgien de l'armée américaine.
Elle est ensuite nommée chirurgien assistant au sein du 52e régiment d'infanterie de l'Ohio. Elle traverse fréquemment les lignes de combat pour soigner des civils. Le 10 avril 1864, elle est capturée par l'armée confédérée qui l'accuse d'espionnage. Elle est emprisonnée à Richmond pendant quatre mois. Le 12 août 1864, elle est libérée au cours d'un échange de prisonniers. Elle soigne ensuite les blessés lors de la bataille d'Atlanta, puis supervise une prison pour femmes de Louisville, avant de prendre en charge la direction d'un orphelinat dans le Tennessee.
Engagement féministe
Mary Edwards Walker portait souvent des vêtements masculins.
Après la guerre, elle devient écrivain et conférencière et apporte son soutien au développement des services médicaux, aux ligues de tempérance et à la dress reform (en). Elle milite pour les droits des femmes. Elle écrit deux livres traitant de la question des femmes. Elle mène pendant plusieurs années, aux côtés d'autres féministes, telles que Susan B. Anthony et Elizabeth Cady Stanton, le mouvement des suffragettes aux États-Unis. Le mouvement défend d'abord la théorie du Dr Walker, selon laquelle les femmes avaient de fait déjà le droit de vote et que le Congrès devait simplement appliquer ce droit en rédigeant une loi. Après plusieurs années de combat stérile, le mouvement décide de changer de stratégie et travaille à la rédaction d'un nouvel amendement constitutionnel. Mary Walker s'oppose à cette décision et se marginalise au sein du mouvement. Elle continue à assister aux réunions du mouvement et à défendre ses positions mais elle est ignorée par la quasi-totalité des autres membres. Son inclination à porter des vêtements masculins, y compris un haut de forme, ne fait qu'aggraver la situation.
Vie privée
Elle meurt le 21 février 1919, à l'âge de 86 ans, et est enterrée au Rural Cemetery d'Oswego. Ses obsèques sont simples, mais un drapeau américain est posé sur son cercueil et elle est enterrée en costume noir et non en robe. Un an plus tard, le XIXe amendement de la Constitution des États-Unis, qui donne le droit de vote aux femmes, est adopté .
Misterprof-
FAE a écrit :
"Anna Mae Bullock, dite Tina Turner est née à Nutbush (Tennessee). Chanteuse, danseuse, actrice et compositrice d'origine américaine naturalisée suisse. Ses contributions constantes à la musique rock lui ont permis d'acquérir le titre de « Queen of Rock & Roll » (« Reine du Rock & Roll »). En plus du rock, elle s'est également illustrée dans le R'n'B, la soul, la dance et la pop."
[. . .]
J' avais aussi pensé à évoquer cette grande chanteuse qu' est Tina Turner, mais j' y ai renoncé en voyant la longueur du commentaire de Wikipédia.
26 novembre 1909 :
Naissance de l' écrivain Eugène Ionesco.
Eugen Dimitri Ionescu est un dramaturge et écrivain de langue française roumano-français.
Il passe une grande partie de sa vie à voyager entre la France et la Roumanie.
Il est le fils d'un juriste roumain travaillant dans l'administration.
Sa mère, Marie-Thérèse Ipcar, qui lui apprit le français, est la fille d'un ingénieur français des chemins de fer roumains qui a grandi en Roumanie.
En 1913, la jeune famille émigre à Paris, où le père veut passer un doctorat en droit.
Quand, en 1916, la Roumanie déclare la guerre à l'Allemagne et à l'Autriche-Hongrie, le père, mobilisé, retourne en Roumanie et ne donne plus de nouvelles.
Sa famille, restée à Paris, le croit mort à la guerre.
En fait, resté en vie, le père obtient le divorce et se remarie à Bucarest avec Eleonora Buruiană (surnommée Lola).
À Paris, Eugène, son frère et sa jeune sœur Marilina sont élevés par leur mère, qui survit grâce à des travaux occasionnels et à l'aide de leur famille française.
Eugène est placé dans un foyer d'enfants où règnent les brimades et auquel il ne peut s'habituer.
Aussi, de 1917 à 1919, sa sœur et lui, âgé alors de huit ans, sont confiés à une famille de paysans de La Chapelle-Anthenaise, un village proche de Laval.
En 1925, le frère et la sœur rejoignent malgré eux leur père, qui a obtenu leur garde, mais ils ne trouvent aucune sympathie chez leur belle-mère restée sans enfant.
À Bucarest, ils apprennent le roumain et se font de nouveaux amis, mais dès 1926, Eugène se fâche avec son père, apparemment très autoritaire, et qui n'a que du mépris pour l'intérêt que son fils porte à la littérature, car il aurait voulu en faire un ingénieur.
Ionesco entretient une relation exécrable avec ce père magistrat, opportuniste et tyrannique, qui se rangera tout au long de sa vie du côté du pouvoir, adhérant successivement aux dictatures carliste, fasciste puis communiste.
Ionesco n'acceptera jamais le manque d'éthique, d'amour et d'ouverture de son père.
Il revient auprès de sa mère, réinstallée elle aussi en Roumanie, et trouve un poste de clerc à la banque d'État roumaine.
En 1928, il commence des études de français à Bucarest et fait la connaissance d'Emil Cioran et de Mircea Eliade, ainsi que de sa future épouse, Rodica Burileanu (1910-2004), une étudiante bucarestoise en philosophie et en droit.
Parallèlement, il lit et écrit beaucoup de poésies, de romans et de critiques littéraires en roumain.
Après avoir terminé ses études en 1934, il enseigne le français dans différentes écoles et dans d'autres lieux de formation, puis se marie en 1936.
En 1938, Ionesco reçoit de l'Institut français de Bucarest une bourse afin de préparer une thèse de doctorat sur les thèmes du péché et de la mort dans la poésie moderne depuis Baudelaire, ce qui lui permet d'échapper à l'ambiance de guerre civile d'une Roumanie carliste en conflit armé avec le mouvement de la Garde de fer.
De Paris, il fournit des informations aux revues roumaines sur les évènements littéraires de la capitale française.
Après la défaite de la France de mai-juin 1940 et l'effondrement consécutif du régime carliste en Roumanie, le couple Ionesco doit rentrer à Bucarest : ressortissant roumain, Eugène doit passer en conseil de révision.
Sa santé lui permet d'échapper à la mobilisation dans l'armée, mais la Roumanie devient fasciste et les citoyens réputés francophiles sont désormais très surveillés : le pouvoir effectif appartient aux ambassadeurs nazis Wilhelm Fabricius et Manfred von Killinger, dans un pays dont l'URSS occupe une partie (juin 1940) tandis que le Troisième Reich « protège » le reste (octobre 1940).
Bucarest comme Paris collaborent avec Berlin : la Roumanie est dans le même camp que le régime de Vichy.
Cela permet à Ionesco d'obtenir, en mai 1942, un poste d'attaché de presse à l'ambassade de Roumanie en France, à Vichy.
C'est à Vichy que naît son unique enfant Marie-France le 26 août 1944.
La famille Ionesco ne quittera plus la France, après avoir vécu un temps à Marseille, puis à Paris.
À la Libération, la France gaulliste et la Roumanie communiste (depuis le 6 mars 1945) ne sont plus dans le même camp politique et Ionesco perd son poste d'attaché : le couple connaît alors une période de grande gêne financière et Ionesco, encouragé par Jean Paulhan, entre comme correcteur au service d'une maison parisienne d'édition juridique, jusqu'en 1955.
A partir de 1935, inspiré par les phrases d'exercices de L' Anglais sans peine de la méthode Assimil, Ionesco conçoit sa première pièce La Cantatrice chauve, qui est jouée en 1950 et à défaut d'attirer immédiatement le public, retient l'attention de plusieurs critiques, du Collège de Pataphysique, et de plusieurs amateurs de littérature, comme ses amis, le couple Monica Lovinescu et Virgil Ierunca.
En 1950, il obtient la nationalité française.
Il continue d'écrire des pièces, comme La Leçon (représentée en 1951) et Jacques ou la soumission qui font de lui un auteur de théâtre français à part entière et un des dramaturges les plus importants du théâtre de l'absurde, même s'il ne cessera de réfuter ce terme, trop réducteur à ses yeux.
En 1951, suivent Les Chaises, Le Maître et L'avenir est dans les œufs.
En 1952, il a l'idée de Victimes du devoir, l'une de ses pièces les plus autobiographiques.
La même année voit la reprise de La Cantatrice chauve et de La Leçon.
1953 est l'année de la reconnaissance : Victimes du devoir est représentée pour la première fois, accompagnée d'une série de sept sketches, et reçoit un accueil favorable.
Le premier recueil en un volume de ses pièces est imprimé.
Ionesco rédige encore Amédée ou Comment s'en débarrasser et Le Nouveau Locataire.
Ionesco est alors reconnu comme un auteur jouant spirituellement avec l'absurde et parvient presque à vivre de ses pièces.
En 1954, il écrit Le Tableau et le récit Oriflamme, et il fait à Heidelberg son premier voyage de conférences à l'étranger.
En 1955, il rédige L'Impromptu de l'Alma et voit jouer pour la première fois Le Nouveau Locataire à l'étranger.
En 1957, il devient Satrape du Collège de 'Pataphysique.
La Cantatrice chauve et La Leçon connaissent une deuxième reprise au petit théâtre de la Huchette à Paris ; elles figurent depuis lors sans interruption au programme de cette salle.
Il reçoit le premier prix horticole séculier de l'Académie Alphonse-Allais en 1954 à Honfleur.
Pendant l'hiver 1958-1959, Ionesco développe la pièce Tueur sans gages à partir du récit Oriflamme.
En automne 1959, paraît chez Gallimard Rhinocéros, nouvelle pièce dans laquelle Ionesco manifeste son effroi devant toutes les formes de totalitarisme.
La pièce est représentée pour la première fois dans une traduction allemande le 6 novembre 1959 au Schauspielhaus de Düsseldorf, où le public acclame la critique du nazisme.
La pièce est créée dans sa version française à Paris à l'Odéon-Théâtre de France le 22 janvier 1960 dans une mise en scène de Jean-Louis Barrault et des décors de Jacques Noël : pour Ionesco, c'est la consécration.
En avril 1960, Rhinocéros est montée à Londres au Royal Court Theatre dans une mise en scène d'Orson Welles avec Laurence Olivier dans le rôle de Bérenger.
En 1961-1962, naît Le roi se meurt, une réflexion sur la mort ; en 1962, c'est Délire à deux et Le Piéton de l'air.
En 1962 également, paraît sous le titre Notes et contre-notes une collection d'articles et de conférences de Ionesco sur son théâtre.
En 1964, Düsseldorf est une fois de plus témoin d'une première de Ionesco : La Soif et la Faim.
Cette même année, Rhinocéros est mise en scène pour la première fois dans son pays natal, la Roumanie.
Un peu malgré lui, Ionesco entre alors dans le personnage de l'écrivain établi que l'on invite à des conférences, comblé de prix et d'honneurs, et rentre en 1970 à l'Académie française, élu au fauteuil de Jean Paulhan, qui avait été l'un de ses plus précieux soutiens durant les années 1950.
Dans la dernière partie de sa vie, il s'essaye également au genre romanesque et termine en 1973 Le Solitaire, où un personnage à la fois marginal et insignifiant passe en revue son passé vide de sens et son présent.
Comme dramaturge, Ionesco transforme en pièce le roman Ce formidable bordel ! (1973). Dans cette pièce, il fait jouer au personnage principal un rôle tout à fait passif, presque muet et tout de même impressionnant.
Comme la pièce ne se prive pas de jeter des sarcasmes sur les soixante-huitards, ceux-ci le traitent d'auteur fascisant, lui qui avait été longtemps considéré comme le porte-parole d'une critique radicale de la société moderne.
En 1975, il donne sa dernière pièce, L'Homme aux valises.
Après quoi, Ionesco se tourne davantage vers d'autres genres, en particulier l'autobiographie.
En mai 1977, il signe un appel demandant l'arrêt de poursuites en cours contre le Groupe union défense.
En février 1978, il fait partie des membres fondateurs du Comité des intellectuels pour l'Europe des libertés.
La même année, il apporte son soutien aux militants du Groupe union défense (GUD), non pour leur idéologie, mais parce qu'il estimait absurdes les poursuites contre eux.
Cela, ajouté à sa dénonciation des crimes des régimes communistes et de l'aveuglement des intellectuels français admirateurs de ces régimes, commence à lui donner une réputation sulfureuse d'homme d'extrême-droite, qu'il partage avec les autres Roumains de sa génération, accusée d'avoir été fasciste et antisémite.
Cette réputation s'accentue en février 1989, lorsqu'il ouvre la session publique organisée par le Parlement européen au sujet des violations des droits de l'homme commises par le régime communiste roumain.
Dans les dernières années de sa vie, malgré la chute du rideau de fer et l'ouverture des archives, la concurrence des mémoires s'installe : les victimes des régimes dits communistes et les compromissions de nombreux intellectuels avec ces dictatures ne trouvent guère d'écho dans la mémoire collective, alors que la moindre compromission de tel ou tel intellectuel roumain avec l'extrême-droite est dénoncée avec vigilance.
La santé de Ionesco se dégrade : il sombre alors dans la dépression et utilise la peinture comme thérapie.
Il meurt dans le 14e arrondissement de Paris, à l'âge de 84 ans, et est enterré au cimetière du Montparnasse.