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&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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Capusa06

11 janvier 2023 09:06

Gabrielle Charlotte Lévy, née le 11 janvier 1886 et morte le date 6 octobre 1934, est une neurologue française, dont les travaux ont donné leur nom au syndrome de Roussy-Lévy et au syndrome de Lhermitte-Lévy. Elle a également contribué à la compréhension de l'encéphalite léthargique.

Diplômée en médecine en 1918, elle travaille ensuite 5 ans au laboratoire de la Salpêtrière. Sa thèse de 1922 est consacrée aux séquelles tardives de l'encéphalite épidémique. Elle est nommée médecin à l'hôpital Paul-Brousse en 1934. Protégée de Pierre Marie, elle collabore avec lui notamment sur les conséquences neurologiques des blessures observées durant la Première Guerre mondiale, mais aussi sur beaucoup d'autres sujets. Son domaine de prédilection est la neuropsychiatrie.

Elle meurt peu de temps après sa nomination à Paul Brousse d'une tumeur cérébrale.

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10 janvier 2023 09:23

10 janvier 1985 :
Naissance du chanteur Claudio Capéo.
Claudio Ruccolo est un chanteur et accordéoniste français d'origine italienne.
Petit, Claudio passe tous ses étés en Molise, à Bonefro, le village de son père.
Il apprend l'accordéon dès l'âge de six ans ; le chant viendra beaucoup plus tard.
Toujours très soutenu par ses parents, il enchaîne les concours d'accordéon à travers l’Europe.
À seize ans, il prend un autre virage artistique et rejoint un groupe de métal mais quelque temps plus tard, celui-ci s'essouffle et Claudio retourne à son premier amour.
Il intègre alors, pendant deux ans, un groupe de jazz africain.
En parallèle, il devient menuisier décorateur, un métier qu'il exercera pendant sept ans après avoir passé un certificat d'aptitude professionnelle et un brevet d'études professionnelles.
Toujours accompagné de son accordéon, c'est grâce à un collègue et ami qu'il se met à chanter et forme en 2008, le groupe Claudio Capéo, alors qu'il est toujours menuisier.
Avec son groupe, il sort deux albums et se produit à travers la France et l'Europe, notamment au Printemps de Bourges, où quelqu'un lui conseille de participer à The Voice.
Il participe à la saison 5 de cette émission en 2016, sans son accordéon et en solo, afin d'avoir un avis professionnel sur sa voix.
Il est sélectionné dans l'équipe de Florent Pagny après son interprétation de Chez Laurette de Michel Delpech.
Il est ensuite éliminé au stade des battles contre Laurent Pierre en chantant Mathilde de Jacques Brel.
Après l'émission The Voice, Claudio Capéo est contacté par Sébastien Sausset, directeur du label Jo&Co, et sort son album Claudio Capéo en août 2016.
Son album reste cinq semaines en tête des ventes en France et est certifié disque de platine.
Il atteint plus de 300 000 exemplaires vendus au début de l'année 2017.
Il décrit son style musical comme relevant de la chanson française urbaine, de la chanson de rue, puisque lui et son groupe ont commencé en jouant dans les bistrots et sur les trottoirs.
En spectacle, Claudio Capéo et ses musiciens dégagent une énergie où l'on peut déceler l'influence du groupe de métal qu'ils étaient à l'origine.
Après Claudio Capéo, le chanteur et son groupe se lancent dans une tournée fin 2016.
L'album est cité dans la catégorie « Album révélation » pour les Victoires de la musique 2017.
Il est décrit comme possédant des accents gitans et la verve festive, et se retrouve en compétition avec Au cœur de moi d'Amir et Les Conquêtes du groupe Radio Elvis.
L'album atteint la douzième place dans le classement du Syndicat national de l'édition phonographique (SNEP) des meilleures ventes d'albums en France pour l'année 2016.
Durant l'été 2017, soit un an après sa sortie, l'album dépasse le cap des 400 000 ventes.
En 2018, le chiffre des ventes atteint les 800 000 unités (dont 570 000 ventes pures).
Selon le SNEP, Claudio Capéo est le troisième artiste le plus diffusé sur les ondes françaises depuis le 1er janvier 2017, juste derrière Ed Sheeran et Julien Doré.
Le 9 février 2018 est publié le clip Un peu de rêve, en collaboration avec Vitaa pour son dernier album J4M.
Le 14 septembre 2018, Claudio Capéo sort le single Ta main, le premier extrait (sur une série de quatre) de son quatrième album,
Le 7 décembre suivant sort Tant que rien ne m'arrête et Ta main,qui se veut à la fois fédérateur et festif.
Il est certifié disque de platine en août 2020.
En janvier 2019, il rejoint la troupe des Enfoirés.
Fan de sport automobile, Claudio Capéo est Invité par l'organisateur Max Mamers à participer au Trophée Andros électrique.
Lors de la Super Finale au Stade de France le 9 février 2019, il court sur Andros Car et en profite pour chanter en direct devant les 50 000 spectateurs.
À Lans en Vercors, il remporte 2 fois (en 2020 et 2021) l'épreuve réservée aux invités .
Il participe également à des courses de Fun Cup.
Le 11 septembre 2020, il présente sur la scène du théâtre antique d'Orange une nouvelle chanson en langue italienne, E penso a te, invité à participer à l'émission de télévision Musiques en fête diffusée en direct, seul événement à avoir été maintenu cette année-là (en le reportant de juin à septembre) des Chorégies.
Le 27 novembre 2020 paraît l'album E penso a te, album homonyme au titre d'une chanson parue quelques mois plus tôt.
Le nom de l'album fait référence à ses origines italiennes sur lequel il reprend des standards.

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10 janvier 2023 08:58

Bonjour à tous ! 😃
Merci Capusa !

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Capusa06

10 janvier 2023 08:45

William Frederick Cody dit Buffalo Bill (né le 26 février 1846 à Le Claire dans le territoire de l'Iowa - mort le 10 janvier 1917 à Denver dans le Colorado) est une figure mythique de la conquête de l'Ouest.

Il fut notamment chasseur de bisons et dirigea une troupe théâtrale populaire, le Wild West Show.

Biographie

Famille et jeunesse

Son père, Isaac Cody, est originaire de la région de Toronto au Canada, tandis que sa mère Mary Ann Bonsell Laycock est native du New Jersey, non loin de Philadelphie.

En 1853, Isaac Cody vend sa propriété du comté de Scott dans l'Iowa pour 2 000 $ et la famille déménage à Fort Leavenworth dans le Kansas. Antiesclavagiste notoire, Isaac est blessé par ses adversaires après un discours lors des événements qui précèdent la guerre de Sécession. Il finit par en mourir en 1857.

Le jeune William Frederick Cody est soldat pendant la guerre. Après une vie aventureuse, commencée à quatorze ans, où il participe aux guerres indiennes en tant qu’éclaireur et au développement du Pony Express, il entre dans la légende grâce à l’écrivain Ned Buntline (en) qui raconte ses aventures. Son nom en langue indienne sioux était « Pahaska » (traduction : cheveux longs).

Chasseur de bisons

Son surnom provient du fait qu’il fournissait en viande de bison (buffalo en anglais) les employés des chemins de fer Kansas Pacific Railway et qu’il gagna un duel contre Bill Comstock en tuant 69 bisons contre 48 en une journée. Ils furent juste abattus pour le prestige des chasseurs.

Les bisons consommés, par ailleurs, ne furent dépecés que de leurs flancs n'étant pas en contact avec le sol, évitant ainsi aux chasseurs de se fatiguer à les retourner.

Buffalo Bill's Wild West Show

De 1882 à 1912, il organise et dirige un spectacle populaire : le Buffalo Bill’s Wild West Show. Une tournée le conduit lui et sa troupe dans toute l’Amérique du Nord et en Europe. En 1889, il passe en France par Paris, Lyon et Marseille et rencontre à cette occasion la peintre Rosa Bonheur qui fera son portrait. Sitting Bull participe au Wild West Show en 1885 aux États-Unis et au Canada mais n’est pas autorisé à se rendre en Europe.

En 1905 lors d'une tournée qui a lieu dans plus de cent villes françaises, le spectacle connaît un important succès à Paris ; le peintre Maximilien Luce (1858-1941) consacre une série au cirque de Buffalo Bill qui se produit à l'Hippodrome, au bas de la rue Caulaincourt ; le garçon-vacher habite alors à l'hôtel Terrass. La cavalerie de sa troupe participe, de façon remarquée, au grand cortège du Carnaval de Paris, sorti pour la Mi-Carême. Le spectacle sera présenté au pied de la tour Eiffel et attirera trois millions de spectateurs.

C’était un spectacle étonnant pour l’époque, destiné à recréer l’atmosphère de l’Ouest américain dans toute son authenticité. Les scènes de la vie des pionniers illustraient des thèmes tels que la chasse au bison, le Pony Express, l’attaque d’une diligence et de la cabane d’un pionnier par les Indiens, la présence de vrais Indiens constituant le clou du spectacle.

Pour des millions d’Américains et d’Européens commença alors le grand mythe du Far West qui ne s’éteindra plus et que le cinéma, avec ses figures mythiques des géants de l’Ouest, contribuera à développer.

Buffalo Bill a été une des personnes de son époque les plus photographiées. Il est une des rares personnes ayant reçu la Medal of Honor.

Son plus célèbre cheval est un cheval blanc nommé Isham.

La légende

Le chapeau stetson, le bandana et la chemise du cow-boy ont été popularisés par Buffalo Bill alors que tous les garçons-vachers n'en portaient pas. La majorité d'entre eux portaient un sombrero, moins chaud et beaucoup moins cher que le stetson.

Les grandes coiffes amérindiennes faites de dizaines de plumes n'étaient utilisées que dans quelques tribus et seulement lors de grandes et rares occasions. La plupart du temps, les Amérindiens ne portaient que des coiffes de quelques plumes. C'est le spectacle de Buffalo Bill qui a fait entrer les grandes coiffes dans l'imaginaire collectif.

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9 janvier 2023 19:59

Bonsoir à tous ! 😃
( 10:19 ) 😰
Merci à tous les deux !

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Capusa06

9 janvier 2023 09:19

Robert François Damiens, né le 9 janvier 1715 à La Thieuloye, près d'Arras (Pas-de-Calais) et exécuté le 28 mars 1757 à Paris, condamné par la Justice pour avoir tenté d'assassiner le roi Louis XV, fut la dernière personne, en France, à subir l'écartèlement, supplice réservé au régicide sous l'Ancien Régime.

Biographie

Robert François Damiens est originaire d'une famille nombreuse de l'Artois, le huitième de dix enfants. Son père, fermier ruiné car ayant mal géré son domaine, devient travailleur journalier agricole, puis gardien de prison. Sa mère meurt lorsqu'il a seize ans ; il est alors élevé par un oncle à Béthune. Enfant turbulent, ses frères et sœurs le surnomment « Robert le Diable ».

Contrairement à ce qu'affirme Voltaire, Damiens n'a jamais été soldat, mais il a servi un militaire qu'il avait suivi en Saint-Empire lors du siège de Philippsbourg en 1734. Traumatisé par l'expérience, il devient valet à Louis-le-Grand, collège de jésuites situé à Paris. Il doit bientôt quitter l'établissement, car il s'est marié, et la règle impose aux valets le célibat. Il sert alors comme domestique chez de nombreux conseillers du Parlement de Paris, dont certains, au nombre desquels le comte de La Bourdonnais et Bèze de Lys, comptent parmi les plus virulents contre le roi.

Damiens est grand, mince et brun. Il a un nez aquilin et le visage marqué de petite vérole. Il forme avec sa femme, cuisinière, et sa fille unique, apprentie couturière, une famille unie, et il doit lutter, au fil de ses emplois, pour ne pas trop s'éloigner d'elles. Il passe beaucoup de temps au palais de Justice, s'enquérant des nouvelles et faisant le coursier pour tel ou tel magistrat, ou la mouche (le mouchard, l'indicateur) pour la police. En ces temps de conflit entre le Parlement et le roi, Damiens vit au cœur de l'opposition parlementaire. D'une piété fervente, il tient des discours religieux exaltés, notamment au cours de ses beuveries.

En juillet 1756, il se réfugie chez sa famille à Arras après avoir volé 240 louis à son dernier maître.

L'attentat .

Le mercredi 5 janvier 1757, alors que la cour en effectif réduit est au Grand Trianon plus facile à chauffer que Versailles et que la famille royale s'apprête, ironie de l'histoire, à « tirer les rois », Louis XV rend visite à sa fille, Madame Victoire, qui est restée alitée au château de Versailles. Damiens loue épée et chapeau dans une boutique sur la place d'armes devant le château, entre au palais de Versailles, parmi les milliers de personnes qui essayent d'obtenir des audiences royales. Vers 18 heures, alors qu'il fait nuit, Louis XV va regagner son carrosse, Damiens fend la haie des gardes, le chapeau sur la tête, frappe le roi et recule par la trouée qu'il a pratiquée. Louis XV croit d'abord à un coup de poing, puis trouve son côté ensanglanté. Le dauphin et ses compagnons maîtrisent Damiens qu'ils remettent aux gardes alors que le roi s'écrie : « Qu'on l'arrête et qu'on ne lui fasse pas de mal ! ». Le roi retourne à sa chambre et, se croyant moribond, demande un confesseur et l'extrême onction.

L'arme du crime est un canif à deux lames rétractables acheté chez une marchande de quincaillerie, trouvé dans la poche de Damiens. Celle qui a frappé le roi mesure 8,1 cm. La blessure, située du côté droit, se trouve entre les 4e et 5e côtes. Les nombreuses couches de vêtements, notamment celles en soie et en velours, nécessaires à cause de l'hiver rigoureux, ont amorti la plus grande force du coup. La Martinière, premier chirurgien, sonde la blessure : aucun organe n'est atteint. Il s'agit donc d'une blessure sans gravité, à moins que la lame n'ait été empoisonnée préalablement, ce qui n'est pas le cas. Le roi, cependant, restera cloîtré dans sa chambre pendant dix jours. Impopulaire depuis une dizaine d'années, il est prêt à changer d'attitude en marquant plus de dévotion, en renonçant à ses maîtresses et en préparant le dauphin à sa succession. Un courtisan se précipite auprès de l'assassin que l'on a traîné jusqu'à la salle des gardes. Interrogé sur de possibles complicités, l'homme s'écrie : « Non, sur mon âme, je jure que non ! »

Damiens, alors que les gardes lui tenaillent les pieds avec des pincettes rougies au feu, s'écrie : « Qu'on prenne garde à M. le Dauphin ! » pour faire cesser la torture. Le garde des sceaux, Machaut d'Arnouville, arrivé peu de temps après, ordonne qu'on mette un gros fagot dans le feu et qu'on l'y jette. Il est interrompu par l'arrivée du grand prévôt de l'hôtel, qui prend en charge le prisonnier.

L'instruction .

À Paris, l'agitation est grande. On accuse d'abord les Anglais, ensuite les jésuites ou les jansénistes actifs dans les milieux parlementaires. Louis XV déclare tout de suite qu'il pardonne. Il aurait sans doute préféré une peine symbolique pour une blessure bénigne, mais ce genre de décision ne lui revenait pas personnellement. Légalement, le crime de Damiens relève de la prévôté de l'Hôtel du roi, chargée de la police dans les résidences royales. Les premiers conseils tenus par le dauphin évoquent une commission de conseillers d'État et de maîtres des requêtes. Mais des tractations secrètes entre le Parlement de Paris et le roi permettent au premier d'être finalement chargé de l'instruction qu'il mène dans le plus grand secret.

Le 15 janvier, des lettres patentes ordonnent donc que Damiens soit jugé par la grande chambre du Parlement, au lieu de la Tournelle, salle ordinaire des audiences criminelles. Le chef d'accusation de cette justice d'exception est le régicide. Louis XV précise en préambule :

« Les sentiments de religion dont nous sommes pénétrés et les mouvements de notre cœur nous portaient à la clémence. Mais nos peuples, à qui notre vie n'appartient pas moins qu'à nous-mêmes, réclament de notre justice la vengeance d'un crime commis contre des jours que nous désirons de conserver pour leur bonheur. »

La torture, le procès, la sentence .

Dans la nuit du 17 au 18 janvier, Damiens est transféré de Versailles à la Conciergerie à Paris, là où Ravaillac avait été enfermé. Il est torturé, attaché sur son lit par un assemblage inouï de courroies de cuir qui lui tiennent chaque membre et sont retenues par des anneaux scellés au plancher. Mais les deux médecins qui s'assurent de sa santé obtiennent des magistrats qu'il lui soit permis de se déplacer dans sa chambre et de marcher chaque jour.

Tandis que les magistrats instructeurs entendent le prisonnier dans le plus grand secret et font arrêter tous ses proches, tous également mis au secret, le procès s'ouvre à la Grand'chambre le 12 février.

Dix audiences se passent, et Damiens n'est entendu que le 26 mars 1757. Harcelé de questions interro-négatives (« s'il n'est pas vrai qu'il a dit que... », ou « s'il n'a pas dit que... ») ne lui permettant pas de s'exprimer, il réussit tout de même à dire : « Si je n'étais jamais entré dans les salles du palais, et que je n'eusse servi que des gens d'épée, je ne serais pas ici ».

Damiens est condamné pour régicide à « faire amende honorable devant la principale porte de l'église de Paris », où il doit être « mené et conduit dans un tombereau, nu, en chemise, tenant une torche de cire ardente du poids de deux livres » puis, « dans le dit tombereau, à la place de Grève, et sur un échafaud qui y sera dressé, tenaillé aux mamelles, bras, cuisses et gras des jambes, sa main droite tenant en icelle le couteau dont il a commis le dit régicide, brûlée au feu de soufre, et sur les endroits où il sera tenaillé, jeté du plomb fondu, de l'huile bouillante, de la poix résine brûlante, de la cire et soufre fondus et ensuite son corps tiré et démembré à quatre chevaux et ses membres et corps consumés au feu, réduits en cendres et ses cendres jetées au vent ».

Le 28, la sentence est exécutée, dans des conditions particulièrement atroces. Les seize bourreaux venus de toute la France, sans réelle pratique de ce genre de torture, attachent quatre chevaux rétifs conduits par des cavaliers enivrés, probablement pour les besoins de la cause. Une foule immense assiste à ce spectacle ; les balcons des maisons de la place de Grève sont loués jusqu'à 100 livres (un homme se serait défenestré par accident, tuant deux personnes en tombant). Alors que des femmes du grand monde croient se faire bien voir du roi en trouvant plaisant le spectacle, la foule gronde car les exécuteurs, horrifiés, ne réussissent leur besogne qu'au bout de soixante reprises. En effet, l'homme est de constitution extrêmement robuste, et le supplice dure deux heures et quart, les bourreaux ayant l'interdiction des juges de couper d'abord les tendons des membres pour faciliter l'arrachement ; ils finissent toutefois par en obtenir l'autorisation, après consultation des médecins, et comme le jour s'achève. La mort de Damiens survient seulement à la tombée de la nuit, à l'enlèvement du bras droit, le dernier membre. Une image qui hantera le jeune bourreau Charles-Henri Sanson, alors tout juste âgé de dix-huit ans ; chargé d'assister son oncle Nicolas-Charles-Gabriel Sanson, il ne peut s'acquitter de cette tâche jusqu'au bout (tandis que son oncle cesse définitivement son activité à l'issue de cette exécution).

Après sa mort, sa maison natale est rasée avec interdiction de rebâtir. Sa femme, sa fille et son père sont bannis du royaume, sous peine de mort immédiate en cas de retour (le roi, par mansuétude, leur accorde toutefois une pension importante afin de leur épargner la misère), et le reste de sa famille est contraint de changer de nom. Plusieurs branches de la famille ont repris le nom de Damiens pendant la Révolution française.

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9 janvier 2023 09:12

9 janvier 1941 :
Naissance de la chanteuse Joan Baez.
Joan Chandos Baez est une auteure-compositrice-interprète américaine de musique folk.
Son père, Albert Baez (1912-2007), naît à Puebla au Mexique du révérend Alberto Baez.
Albert a deux ans lorsque son père se convertit du catholicisme au méthodisme pour devenir pasteur aux États-Unis.
Il grandit à Brooklyn, où son père prêche à la communauté hispanophone.
Il pense devenir pasteur, puis se tourne vers l'étude des mathématiques et de la physique.
Il obtient son doctorat de physique à l'université Stanford.
Il est le co-inventeur du microscope à rayons X, et l'auteur d'un manuel de physique couramment utilisé aux États-Unis.
Il refuse de travailler au projet Manhattan pour construire la bombe atomique à Los Alamos.
Cette décision aura une influence profonde sur sa fille, la jeune Joan.
Il refuse également tout travail dans l'industrie de la Défense pendant la guerre froide.
La mère de Joan Baez, Joan Brydge Baez (1913-2013), est née à Édimbourg, en Écosse.
Elle est la deuxième fille d'un prêtre de l'Église épiscopalienne écossaise descendant des ducs de Chandos.
Les parents de Joan se rencontrèrent lors d'une soirée au lycée de Madison, New Jersey.
Après leur mariage, ils vivent en Californie.
La famille de Joan Baez se convertit au quakerisme pendant l'enfance de cette dernière.
Joan Baez a deux sœurs : l'aînée Pauline (1938-2016) et la cadette Mimi (1945-2001).
Pauline se mariera avec le peintre Brice Marden en 1960 et divorcera quelques années plus tard. Leur fils est le musicien Nick Marden.
Pauline se remariera et aura une fille, Pearl Bryan.
Mimi est chanteuse, guitariste et militante, fondatrice de l'organisation Bread and Roses.
Elle se mariera avec le chanteur et parolier Richard Fariña qui meurt dans un accident de moto en 1966 peu de temps après avoir édité son seul roman.
Mimi se remariera en 1968 avec Milan Melvin au Big Sur Folk Festival.
Joan a écrit la chanson Sweet Sir Galahad à leur intention.
Mimi meurt en juillet 2001 d'un cancer neuro-endocrinien.
En raison du travail d'Albert dans l'enseignement et pour l'UNESCO, la famille voyage beaucoup, et vit dans diverses villes des États-Unis, aussi bien qu'à l'étranger : France, Suisse, Italie, Moyen-Orient et en particulier en Irak en 1951.
Joan, âgée de dix ans, a été profondément influencée par la pauvreté et le traitement inhumain subi par la population locale à Bagdad.
Elle a été témoin de mauvais traitements envers les animaux et les personnes.
Elle a vu des enfants sans jambes se traînant dans les rues pour mendier.
Elle a écrit plus tard avoir senti une affinité avec les mendiants dans les rues de Bagdad, et la douleur de ces personnes est devenue une partie d'elle.
Elle est diplômée de Peninsula School, que son fils, Gabriel Harris, fréquenta également et Palo Alto High School.
Un ami du père de Joan lui offre un ukulele.
Elle apprend ainsi à jouer avec quatre cordes, ce qui lui permet de jouer des morceaux de rhythm and blues, musique qu'elle écoute pendant cette période.
Ses parents étaient cependant soucieux qu'elle ne tombe pas dans une vie d'artiste pleine de toutes sortes d'addictions.
À 13 ans, elle assiste à un concert du musicien folk Pete Seeger, elle est fortement attirée par cette musique et commence rapidement à jouer son répertoire en public.
En 1957, Baez achète sa première guitare acoustique Gibson.
En 1958, Albert Baez accepte un poste d'enseignant au Massachusetts Institute of Technology.
La famille s'installe à Belmont dans la banlieue de Boston.
Cet endroit est alors le centre de la scène émergente folk.
Joan Baez se produit en public comme artiste de rue à Boston et aux alentours de Cambridge.
On peut l'écouter dans des cafés et elle fréquente l'université de Boston.
Elle enregistre La bamba, en juin 1958 à San Francisco .
Toujours la même année, elle donne son premier concert au Club 47 à Cambridge.
Elle pense à prendre un pseudonyme hésitant entre Rachel Sandperl, en hommage à son mentor de longue date, le « gourou » pacifiste Ira Sandperl (mort en 2013 à 90 ans), avec lequel elle fondera une école de méditation sur la non-violence, installée à Carmel en Californie.
Elle songe aussi à prendre le pseudonyme de Mariah, en référence à une chanson célèbre de Werner et Loewe intitulée Ils donnent au vent le nom de Mariah dont le titre renvoie à l'étonnant « roman météorologique » de George Rippey Stewart Maria la tempête.
Cependant elle opte finalement pour son nom réel, soucieuse à l'idée qu'on lui reproche l'abandon de son nom d'origine espagnole.
Malgré une audience confidentielle, elle est engagée deux fois par semaine pour 20 dollars le concert.
Quelques mois plus tard, Joan Baez et deux autres passionnés de musique folk enregistrent un album dans le sous-sol de la maison d'un ami.
Il sort sous le titre Folksingers 'Round Harvard Square.
Plus tard, Baez assiste à un concert du musicien Bob Gibson et de la star de la musique folk, Odetta, ceux-ci l'encouragent à poursuivre dans cette voie.
En 1959, Gibson invite Joan à chanter deux duos avec lui au Festival de folk de Newport, Virgin Mary Had One Son et We Are Crossing Jordan River.
La performance de Baez est saluée, et amène la chanteuse à signer avec la maison de disques Vanguard Records, bien qu'elle ait été approchée par Columbia Records.
Ce concert et cette signature lancent sa carrière professionnelle, à la suite de quoi elle enregistre son premier album pour une maison de disques, Joan Baez, en 1960.
Le disque est produit par Fred Hellerman du groupe the Weavers.
Ce premier disque, recueil de ballades traditionnelles folks, blues et complaintes se vend très bien.
L'album contient des ballades de Francis James Child telle Mary Hamilton.
On peut aussi noter la chanson El Preso Numero Nueve, entièrement chantée en espagnol.
En 1961, son second album, Joan Baez, Vol. 2, obtient un Disque d'or.
Le contenu de l'album est toujours dans la veine folk traditionnelle.
Les deux albums suivants, Joan Baez in Concert, Part 1 (1962) et Joan Baez in Concert, Part 2 (1963), feront de même.
On peut noter que ces deux derniers albums live contiennent uniquement des chansons inédites contrairement à la plupart des albums de concert.
C'est sur Joan Baez in Concert, Part 2 qu'apparaissent pour la première fois des chansons de Bob Dylan.
La première partie des années 1960 voit ainsi Joan Baez émerger à la tête de l’American roots revival où elle fait des émules tels que Judy Collins, Emmylou Harris, Joni Mitchell et Bonnie Raitt.
De son cinquième album, Joan Baez/5 (1964), la chanson There but for Fortune, reprise du titre de Phil Ochs, atteint la 50e place dans le classement Billboard.
En 1965, sur son sixième album, Farewell Angelina, Baez fait intervenir d'autres instruments, telle une guitare électrique.
Plusieurs chansons sont issues de compositions de Dylan, notamment It's All Over Now, Baby Blue et Farewell Angelina.
Les chansons de folk traditionnelles, comme Wild Mountain Thyme, sont toujours de mise.
Pour les trois albums suivants (Noël, Joan et Baptism: A Journey Through Our Time, sortis respectivement en 1966, 1967 et 1968), elle fait appel au compositeur classique Peter Schickele, qui propose une orchestration classique.
Si l'album Noël a un contenu traditionnel, Baptism est proche de l'album concept : Baez y lit et chante des poèmes écrits par de célèbres poètes, tels James Joyce, Federico García Lorca ou encore Arthur Rimbaud.
En 1968, Joan Baez part pour Nashville, dans le Tennessee, où elle fait une session d'enregistrement « marathon » qui donnera naissance à deux albums.
Le premier, Any Day Now, sorti en 1968, est constitué uniquement de reprises de chansons de Bob Dylan.
Le second, David's Album, est dédié à son mari David Harris, un militant pacifiste opposé à la guerre du Viêtnam, sur le point d'être emprisonné pour non présentation au service militaire.
À la fin de l'année 1968, elle publie ses premiers mémoires, Daybreak.
En 1969, son apparition au Festival de Woodstock confirme sa notoriété internationale tant sur le plan musical que politique.
À la fin des années 1960, Joan Baez commence à écrire la plupart de ses chansons.
On peut citer Sweet Sir Galahad ou encore A Song For David, écrite pour son mari en prison.
En 1971, après onze ans chez Vanguard, Joan Baez rompt avec la maison de disques.
Pendant cette dernière année, elle conclut cette association par l'album disque d'or Blessed Are…. La reprise du titre de Robbie Robertson The Night They Drove Old Dixie Down obtient un grand succès et se classe cinquième au Hit-parade.
Avec Come from the Shadows en 1972, elle inaugure son nouveau contrat avec A&M Records.
À la fin de l'année 1971, elle retrouve le compositeur Peter Schickele pour l'enregistrement de deux chansons de la bande originale du film de science-fiction sorti l'année suivante Silent Running : Silent Running et Rejoice in the Sun.
En 1973, Joan Baez sort l'album Where Are You Now, My Son? qui contient notamment une unique chanson de 23 minutes sur la face B.
Cette chanson se compose de spoken word et de bruits enregistrés lors des bombardements de Hanoï.
Avec Gracias a la Vida en 1974, Joan Baez sort son premier album entièrement en langue espagnole.
Le titre fait référence à la chanson de l'artiste folk chilienne Violeta Parra.
L'album est un succès aux États-Unis ainsi qu'en Amérique latine.
Il inclut aussi une reprise du titre mexicain Cucurrucucu paloma.
Flirtant avec la musique pop, elle conçoit l'album Diamonds and Rust en 1975.
C'est le plus grand succès commercial de Joan Baez.
Le titre principal Diamonds and Rust atteint le top 10 des singles.
Après l'album studio Gulf Winds et le live From Every Stage en 1976, Joan Baez change à nouveau de maison de disques.
Elle signe chez CBS Records et enregistre Blowin' Away en 1977 et Honest Lullaby en 1979 avec cette maison de disques.
En 1983, Joan Baez fait une apparition remarquée aux Grammy Awards en y interprétant la chanson phare de Bob Dylan Blowin' in the Wind.
Elle participe à beaucoup de manifestations musicales de solidarité, notamment le Live Aid de 1985, ainsi que les tournées A Conspiracy of Hope et Human Rights Now ! organisées par Amnesty International.
Elle est pendant cette période sans maison de disques.
L'album live Live Europe 83 ne sortira pas commercialement aux États-Unis.
Son album suivant, Recently, réalisé en studio, n'est publié qu'en 1987 par son nouveau label Gold Castle Records.
Poursuivant sa collaboration avec Gold Castle, elle enregistre deux albums : Speaking of Dreams en 1989 et Brothers in Arms en 1991.
Par la suite, elle s'engage avec le label Virgin Records et enregistre l'album Play Me Backwards en 1992.
Cet album est nommé au Grammy Awards dans la catégorie meilleur album de folk contemporaine.
C'est pour la chanson Stones in the Road, reprise d'un titre de Mary Chapin Carpenter, que Joan Baez enregistre pour la première fois un clip vidéo.
Elle change une fois de plus de label en signant avec Guardian, avec qui elle sort l'album live Ring Them Bells en 1995, puis l'album studio Gone from Danger.
En 2001, elle fait une incursion au théâtre en endossant le rôle de la Contessa ZinZanni au Teatro ZinZanni à San Francisco.
En août de la même année, Vanguard réédite les treize premiers albums de la chanteuse sortis de 1960 à 1971.
En 2003, elle devient jurée pour la troisième cérémonie des Independent Music Awards qui promeut des artistes indépendants.
Elle sort ensuite l'album Dark Chords on a Big Guitar, le concert qu'elle donne au Bowery Ballroom de New York l'année suivante donne lieu à l'album live Bowery Songs en 2005.
En 2008, Joan Baez sort Day After Tomorrow, son 24e album studio.
Il est produit par Steve Earle, lequel est l'auteur de trois chansons dont deux spécialement écrites pour cet album.
L'album comprend aussi le titre Henry Russell's Last Words de Diana Jones.
L'album est nommé pour un Grammy Award.
Joan Baez a 77 ans quand elle se lance dans une tournée d’adieux à la scène, The Fare Thee Well Tour qui suscite une grande émotion auprès de ses admirateurs.
En France, pour satisfaire la demande, il a fallu programmer quinze dates à l'Olympia en juin 2018 et sept en février 2019 ; son fils Gabriel Harris fait partie des musiciens.
La soprano a expliqué cesser cette activité parce qu’elle sent sa voix décliner et que ses aigus la trahissent.

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8 janvier 2023 18:54

"Peu de temps après la naissance de Jésus, célébrée à Noël, a lieu la belle fête chrétienne de l’Epiphanie, le 6 janvier ou bien le dimanche situé entre le 2 et le 8 janvier. Également appelée fête des rois, l’Epiphanie célèbre le récit biblique de l’adoration des trois rois mages, symbolisant la manifestation de Jésus comme le Messie d'Israël, fils de Dieu et rédempteur annoncé par les prophètes. Découvrez la signification chrétienne de l’Epiphanie, l’histoire de cette grande fête et la façon dont est célébrée cette solennité. "

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8 janvier 2023 11:26

Bonjour et bon dimanche à tous ! 😃
Merci Capusa Mstrprf !

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8 janvier 2023 10:38
Capusa06 a écrit :
Elvis Presley , né le 8 janvier 1935 à Tupelo, dans le Mississippi, et mort le 16 août 1977 à Memphis, dans le Tennessee, est un chanteur et acteur américain. Surnommé « The King of Rock and Roll » (« Le Roi du Rock and Roll ») ou plus simplement « The King » (« Le King ») en raison de son immense succès international et pour son rôle dans l'expansion de ce style musical à l'échelle mondiale, il est l'une des icônes culturelles majeures du xxe siècle.

Elvis Presley commence sa carrière musicale en 1954 chez Sun Records, la maison de disques du producteur Sam Phillips. Accompagné du guitariste Scotty Moore et du bassiste Bill Black, rejoints l'année suivante par le batteur D.J. Fontana, il contribue à populariser le genre naissant du rockabilly, un mélange énergique de musique country et de rhythm and blues. En 1956, son imprésario, le « Colonel Parker », obtient que son contrat soit racheté par RCA Victor et il décroche son premier no 1 avec la chanson Heartbreak Hotel. Il enchaîne dès lors les apparitions télévisées et les singles à succès. Son talent de chanteur et sa gestuelle provocante font de lui le fer de lance du rock 'n' roll naissant mais aussi, dans une Amérique majoritairement puritaine et racialement divisée, un sujet de controverses.

À la fin de l'année 1956, Elvis Presley fait ses débuts au cinéma avec Le Cavalier du crépuscule (Love Me Tender). Il commence son service militaire en 1958. Durant sa période militaire, la vie d'Elvis Presley est affectée par le décès de sa mère. Il reprend sa carrière en 1960 mais se consacre davantage au cinéma qu'à la musique dans les années qui suivent : il abandonne les concerts et tourne de nombreux films dont la qualité et le succès vont décroissant. Il épouse Priscilla en 1967, et reçoit son premier Grammy Award pour le 33 tours de gospels How Great Thou Art. Sa fille Lisa Marie naît l'année suivante, le 1er février.

Alors qu'il est absent de la scène depuis sept ans, une émission de télévision produite par Steve Binder en 1968 relance la carrière musicale d'Elvis Presley. Il remonte alors sur scène et ce retour marque le début d'une série de tournées lucratives et de nombreux concerts à Las Vegas. En 1973, il donne le premier concert diffusé en mondovision par satellite, Aloha from Hawaii. Fragilisé par des années de consommation excessive de médicaments, il meurt dans son manoir de Graceland en 1977, à l'âge de 42 ans.

Elvis Presley est l'artiste solo le plus vendu dans l'histoire de la musique enregistrée, avec des estimations allant de 600 millions à un milliard de ventes. Comptant parmi les musiciens les plus célèbres et les plus influents du xxe siècle, il s'est illustré dans de nombreux genres (country, blues, pop, rock, gospel…) et reste l'un des plus gros vendeurs de disques de tous les temps.

Merci Capusa pour cette évocation.
J'étais à Londres le jour de la mort du King, et la BBC avait diffusé le concert qu'il avait donné à Las Vegas en 1974.
8 janvier 1965 :
Naissance de Pascal Obispo, auteur-compositeur-interprète français.
Il est le fils de Max Obispo, un ancien joueur de football des Girondins de Bordeaux aux origines basques, et de Nicole Guérin, originaire d'Angers.
Cette filiation dément la légende selon laquelle il aurait formé son nom de scène à partir d'une anagramme de Pablo Picasso.
En 1978, après le divorce de ses parents, il est élevé par sa mère qui décide de s'installer à Rennes.
Son père Max aura une petite notoriété en publiant deux livres, un sur le foot, peu après avoir été international, et Le Sable d’Ararat, en 2010, roman né d’une rencontre avec la ministre de la Culture arménienne Hasmik Boghossian lorsqu'il découvre les similitudes entre la langue arménienne et le basque.
Rennes est au début des années 1980 une des villes du rock en France.
C'est dans la capitale bretonne, alors scolarisé au Lycée Émile-Zola, qu'il commence la musique, après avoir découvert le groupe The Cure en répétition à côté du terrain de basketball où il jouait.
Il se prend par ailleurs de passion pour le groupe rock rennais Marquis de Sade.
En 1983, alors qu'il est interne en Terminale, à l'institution libre de Combrée, il crée le groupe Words Of Goethe avec des amis de son ancien lycée rennais, notamment le parolier Alain Gaudiche.
Après son service militaire, entre janvier et août 1986, il est le bassiste du groupe new wave Evening Legions.
En 1988, il intègre le groupe new wave Senso, qui compte alors comme membres Frank Darce, un ancien du groupe Marquis de Sade, et Frédéric Renaud.
À l'origine bassiste, il devient par la suite le chanteur du groupe.
Au tournant des années 1990, le groupe Senso prépare un premier album mais, après discussion, décide d'en faire le premier album solo de Pascal Obispo.
Le disque, intitulé Le Long du fleuve, sort en 1990 chez EMI avec des chansons écrites par Franck Darcel, et soutenu par le single Les avions se souviennent.
L'album passera inaperçu.
En 1991, Pascal Obispo signe son premier contrat d'artiste avec Epic et publie son deuxième album (Plus que tout au monde) en 1992, qui rencontre un vrai succès grâce au single du même nom et au titre Tu vas me manquer, qui atteint la 16e place du Top 50.
Fin 1994, il sort l'album Un jour comme aujourd'hui, confirmant son succès avec des titres comme Tombé pour elle et Tu compliques tout, et révélant l'influence de Michel Polnareff, dont il reprend Holidays, et des Beatles.
L'album s'écoule à plus de 500 000 exemplaires.
En 1995, il rencontre Lionel Florence, avec qui il compose le générique de la série de TF1 Sous le soleil.
La même année, il profite de sa renommée grandissante pour s'impliquer dans la lutte contre le sida, autour de l'album Entre sourires et larmes, avec six titres signés par Lionel Florence.
Début 1996, il fait la première partie de Céline Dion pour 13 dates, dont quatre à Bercy.
Il sort ensuite son 4e album, Superflu.
Grâce aux titres Personne, Il faut du temps, Lucie, Où et avec qui tu m'aimes ? et au duo Les meilleurs ennemis avec Zazie, il touche un très large public, permettant à l'album de dépasser le million de ventes.
En 1997, il commence à collaborer avec d'autres artistes.
En novembre, il travaille avec Florent Pagny sur son album Savoir aimer, qui atteint les 2 millions de ventes.
L'année suivante, il réalise l'album de Johnny Hallyday, Ce que je sais (composant entre autres la chanson Allumer le feu).
Puis, avec Lionel Florence, il écrit Sa raison d'être, chanson regroupant 42 artistes sur une même chanson au bénéfice de la lutte contre le sida.
Cette compilation atteint les 700 000 ventes et rapporte plus de 45 millions de francs à ECS, dont il est membre d'honneur du Conseil d'administration.
Le 28 juillet 1997, lors d'un concert en plein air à Ajaccio, un homme de 19 ans lui tire dessus à la carabine à plombs et le blesse au visage (il en gardera une cicatrice au sourcil gauche).
Après avoir publié l'album Live 98, issu de sa tournée Superflu, il réalise en 1999 l'album Le mot de passe de Patricia Kaas, et participe à la réalisation de plusieurs titres du nouvel album de Florent Pagny, RéCréation.
En décembre, il sort son 5e album studio, Soledad, qui totalise 700 000 ventes, porté par les titres Soledad, L'important c'est d'aimer, Tue par amour, Pas besoin de regrets et Ce qu'on voit Allée Rimbaud.
Pascal Obispo travaille pendant près d'un an pour la sortie en juin 2000 de l'album de la comédie musicale Les Dix Commandements, dont la première a lieu en octobre au Palais des sports de Paris.
En décembre, il compose Noël Ensemble, réunissant 112 artistes au profit de la lutte contre le sida (600 000 exemplaires vendus).
Cette même année, il épouse Isabelle Funaro à Paris le 4 avril, et son fils Sean naît quelques mois plus tard, le 11 octobre, lui inspirant le titre Millésime.
En 2001, il est élu « artiste masculin de l'année » aux NRJ Music Awards.
Il réalise ensuite en 2002 l'album De l'amour le mieux de Natasha Saint-Pier (incluant le duo Tu trouveras) qui atteint plus de 750 000 ventes et est certifié disque de Platine en France. Il collaborera ensuite sur plusieurs des albums suivants de la chanteuse, interprétant avec elle un autre duo, Mourir demain, qui connaîtra un grand succès.
En février 2008, il tombe amoureux de la chanteuse Jenifer.
Après une idylle un peu chaotique, les deux artistes se séparent en février 2009.
Le 26 février de la même année, il sauve la vie de Nicolas Lacambre, un jeune motard qui vient d'être percuté par un chauffard qui a pris la fuite.
Pascal Obispo voit l'accident se produire au loin.
Arrivé sur les lieux, il appelle les secours et porte la victime et son bras sectionné sur le bas-côté, pour éviter tout sur-accident.
Il reprend la route dès l'arrivée des secours, pour éviter de faire la une des magazines.
Ce sont les gendarmes qui apprennent l'identité de son sauveur à Nicolas Lacambre.
Ils se rencontrent finalement un an et demi après les faits, à l'issue d'un match des Girondins de Bordeaux, et deviennent amis.
Cet épisode est resté secret 11 ans, jusqu'à la publication du livre de Nicolas Lacambre On n'est pas seul sur Terre et du single de Pascal Obispo du même nom.
En juin 2010, Pascal Obispo se lance dans la réalisation de la comédie musicale Adam et Ève : La Seconde Chance.
Son objectif est de créer un spectacle musical moderne et poétique, qui parle d'amour et de musique aux générations nées avec le web.
Les représentations du spectacle ont lieu du 31 janvier au 25 mars 2012 au Palais des sports de Paris, mais la tournée prévue en septembre est annulée.
En janvier 2013 paraît le best of Millésimes, qui célèbre et retrace ses vingt années de succès, porté par deux titres inédits, Tu m'avais dit et Comment veux-tu que je t'aime, et une nouvelle tournée, le Millésimes Tour.
En septembre 2013 sort le single D'un Ave Maria, extrait de l'album Le Grand Amour qui paraît le 2 décembre et est certifié double disque de platine.
Il se marie le 19 septembre 2015 avec le mannequin Julie Hantson à l'église Notre-Dame-des-Flots, au Cap Ferret.
Le couple divorce en 2022.
En février 2016 est publié l'album Billet de femme dont les textes sont tirés des recueils Romance et Pauvres fleurs de la poétesse Marceline Desbordes-Valmore.
En décembre 2016, Pascal Obispo dévoile le single La bonne nouvelle, extrait de son spectacle musical Jésus, de Nazareth à Jérusalem qui évoque les trois dernières années de la vie de Jésus.
Les représentations débutent le 17 octobre 2017 au Palais des Sports à Paris.
Une tournée dans toute la France a ensuite lieu de février à avril 2018.
En 2018, il est coach dans la 7e saison de The Voice : La Plus Belle Voix.
La même année, il joue son propre rôle dans le film La Ch'tite Famille de Dany Boon.
Il retrouve sa place de coach lors de la neuvième saison de The Voice, il gagnera l'édition en 2020 avec Abi Bernadoth.
Pendant la Pandémie de Covid-19 en France en 2020, il compose la musique du titre Pour les gens du secours sur un texte de Marc Lavoine.
Florent Pagny les accompagne au chant.
L’intégralité des droits est versé à la Fédération hospitalière de France et à la Fondation des Hôpitaux de France.
En juin 2020, sort son nouveau single J'ai compté.
En janvier 2021, il lance sa propre application de musique Obispo All Access, disponible sur l'App Store et Google Play, donnant accès à tout son catalogue, des titres inédits et des interviews.

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8 janvier 2023 09:00

Elvis Presley , né le 8 janvier 1935 à Tupelo, dans le Mississippi, et mort le 16 août 1977 à Memphis, dans le Tennessee, est un chanteur et acteur américain. Surnommé « The King of Rock and Roll » (« Le Roi du Rock and Roll ») ou plus simplement « The King » (« Le King ») en raison de son immense succès international et pour son rôle dans l'expansion de ce style musical à l'échelle mondiale, il est l'une des icônes culturelles majeures du xxe siècle.

Elvis Presley commence sa carrière musicale en 1954 chez Sun Records, la maison de disques du producteur Sam Phillips. Accompagné du guitariste Scotty Moore et du bassiste Bill Black, rejoints l'année suivante par le batteur D.J. Fontana, il contribue à populariser le genre naissant du rockabilly, un mélange énergique de musique country et de rhythm and blues. En 1956, son imprésario, le « Colonel Parker », obtient que son contrat soit racheté par RCA Victor et il décroche son premier no 1 avec la chanson Heartbreak Hotel. Il enchaîne dès lors les apparitions télévisées et les singles à succès. Son talent de chanteur et sa gestuelle provocante font de lui le fer de lance du rock 'n' roll naissant mais aussi, dans une Amérique majoritairement puritaine et racialement divisée, un sujet de controverses.

À la fin de l'année 1956, Elvis Presley fait ses débuts au cinéma avec Le Cavalier du crépuscule (Love Me Tender). Il commence son service militaire en 1958. Durant sa période militaire, la vie d'Elvis Presley est affectée par le décès de sa mère. Il reprend sa carrière en 1960 mais se consacre davantage au cinéma qu'à la musique dans les années qui suivent : il abandonne les concerts et tourne de nombreux films dont la qualité et le succès vont décroissant. Il épouse Priscilla en 1967, et reçoit son premier Grammy Award pour le 33 tours de gospels How Great Thou Art. Sa fille Lisa Marie naît l'année suivante, le 1er février.

Alors qu'il est absent de la scène depuis sept ans, une émission de télévision produite par Steve Binder en 1968 relance la carrière musicale d'Elvis Presley. Il remonte alors sur scène et ce retour marque le début d'une série de tournées lucratives et de nombreux concerts à Las Vegas. En 1973, il donne le premier concert diffusé en mondovision par satellite, Aloha from Hawaii. Fragilisé par des années de consommation excessive de médicaments, il meurt dans son manoir de Graceland en 1977, à l'âge de 42 ans.

Elvis Presley est l'artiste solo le plus vendu dans l'histoire de la musique enregistrée, avec des estimations allant de 600 millions à un milliard de ventes. Comptant parmi les musiciens les plus célèbres et les plus influents du xxe siècle, il s'est illustré dans de nombreux genres (country, blues, pop, rock, gospel…) et reste l'un des plus gros vendeurs de disques de tous les temps.

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andree

8 janvier 2023 07:13

Saint Lucien :
 - "Temps de Saint Lucien, temps de chiens".

1965 : naissance de Pascal Obispo, à Bergerac (Dordogne), chanteur français. Fait Chevalier National de l'Ordre du mérite en 2004.

- 1947 : naissance de David Rober Jones dit David Bowie à Londres, chanteur britannique.
(mort le 10 janvier 2016) à New York (Etats-Unis).

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7 janvier 2023 17:55

Bonsoir à tous ! 😃
Merci les amis.
Triste souvenir que ces attentats !

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Capusa06

7 janvier 2023 09:36

Jeanne d'Albret, née le 16 novembre 1528 au château de Saint-Germain-en-Laye, morte le 9 juin 1572 à Paris, fut reine de Navarre de 1555 à sa mort sous le nom de Jeanne III. Elle était la fille unique d'Henri II, roi de Navarre, et de Marguerite d'Angoulême.

Nièce du roi de France François Ier, elle fut élevée sous son autorité à la cour de France. Elle épousa Antoine de Bourbon, premier prince du sang et duc de Vendôme, elle fut la mère du roi Henri IV. Figure importante du protestantisme en France, elle s'illustra par sa rigueur morale et son intransigeance religieuse. Au début des guerres de religion, elle se sépara de son époux, qui avait rejoint le camp catholique, et implanta durablement la Réforme calviniste sur ses terres.

Biographie

Jeanne est née au château de Saint-Germain-en-Laye le 16 novembre 1528. Elle est la fille unique du roi de Navarre Henri II d'Albret et de Marguerite d'Angoulême.

Son oncle maternel, le roi François Ier, la fait installer en 1538 dans l'austère château de Plessis-lèz-Tours afin de la soustraire à son père qui entendait la marier au fils ou au neveu de Charles Quint, ce qui aurait fait passer à terme toutes les possessions de la famille d'Albret sous la coupe de l'Espagne. Il assigne ainsi la jeune fille dans cette résidence à quelques lieues du château de Blois, résidence favorite des rois de France à la Renaissance. Jeanne grandit ainsi à la cour de France et assiste aux principaux événements politiques de son temps.

En 1541, elle essaye de résister au projet de mariage que le roi de France veut lui faire contracter avec Guillaume (1516-1592), duc de Clèves. Bien que n'ayant que douze ans, elle tient tête au roi jusqu'au jour de la cérémonie, où elle est physiquement poussée jusqu'à l'autel. La noce a lieu le 9 juin 1541 dans le Haut-Poitou, à Châtellerault. Les fêtes qui se tiennent à cette occasion, en juin et juillet 1541, sont restées « légendaires »[. Jeanne accumule les preuves que ce mariage lui a été imposé par la contrainte et repousse sans cesse sa consommation. Lorsque le duc de Clèves signe le traité de Venlo qui met fin à son alliance avec le roi François Ier, ce dernier laisse carte blanche à la jeune fille pour faire valoir ses arguments permettant d'obtenir l'annulation de mariage par un bref du pape Paul III le 12 octobre 1545 .

Après la mort de François Ier en 1547, Jeanne épouse à Moulins, le 20 octobre 1548, Antoine de Bourbon, duc de Vendôme, « premier prince du sang ».

Le 25 mai 1555, elle succède à son père sur le trône de Navarre qu'elle gouverne conjointement avec son mari.

Fidèle à l'esprit de sa mère, elle favorise l'implantation de la réforme protestante, mais rechigne encore à l'idée de rompre avec l’Église catholique à laquelle elle reste attachée. Dans le domaine des affaires extérieures, elle cherche en vain à obtenir la restitution de la Haute-Navarre, que les Espagnols ont annexée en 1512, en envoyant son oncle Pierre d'Albret en ambassade auprès de la cour pontificale.

Action en faveur du protestantisme .

C’est au cours de l'année 1560 qu’elle passe au protestantisme. Jusqu'à cette date, elle s'était montrée particulièrement prudente quant à afficher sa sympathie pour la nouvelle religion. C'est probablement sous l'influence de Théodore de Bèze arrivé à sa cour, à Nérac, en août 1560 qu'elle se convertit. Sa rupture définitive avec le catholicisme devient officielle à Noël. À la même époque, son époux Antoine qui vit seul à la cour de France à Paris (le couple est séparé depuis que Jeanne a appris que son mari infidèle a eu un fils avec une autre femme affiche sous l'influence du roi qui lui promet la lieutenance générale du royaume de plus en plus ses préférences pour le catholicisme. Elle s'oppose fortement à Pierre d'Albret, devenu évêque de Comminges, qui garde l'appui du pape et du roi d'Espagne qui souhaitent garder la Navarre catholique.

Par l’ordonnance du 19 juillet 1561, elle autorise le calvinisme dans son royaume. Elle entame après la mort d'Antoine, en 1562 une série de mesures visant à implanter la Réforme en Béarn. Parmi elles, on compte la publication du catéchisme de Calvin en béarnais (1563), la fondation d'une académie protestante à Orthez (1566), la rédaction de nouvelles Ordonnances ecclésiastiques (1566, 1571), la traduction en basque du Nouveau Testament par Jean de Liçarrague (1571), et la traduction en béarnais du Psautier de Marot, par Arnaud de Salette (1568). En 1567, Jean de Lacvivier devient un de ses plus proches conseillers. Une farouche opposition catholique se manifeste qui aboutit à ce que leur culte soit interdit et le clergé expulsé (1570).

En plus de ces publications, Jeanne a écrit ses Mémoires et quelques poèmes. Parmi ceux-ci quatre sonnets dont Response de la Royne aux louanges de du Bellay ; une Chanson sur les amours de Condé et de Mademoiselle de Limeuil ; un impromptu écrit lors d'une visite à l'imprimeur Henri Estienne .

Chef politique du parti protestant .

En 1568, elle prend la tête du mouvement protestant et emmène le prince Henri de Navarre, son fils âgé de quinze ans, à La Rochelle que Jeanne administre dans tous les domaines, à l'exception des affaires militaires. Elle assure la communication avec les princes étrangers alliés, dont elle tente de conserver le soutien, surtout après la mort de Condé en mars 1569. Contrairement aux prévisions, le parti huguenot tient bon, et même après la défaite de Moncontour, Jeanne refuse de se rendre. Mais au début de 1570, elle doit s'incliner devant la volonté de négocier de ses coreligionnaires. Elle quitte La Rochelle en août 1571, pour revenir sur ses terres. Une fois la paix de Saint-Germain signée, elle proteste à cause de sa mauvaise application.

Jeanne d’Albret va ensuite entreprendre de longues négociations à Paris, pour unir son fils Henri à Marguerite de France, la troisième fille de Catherine de Médicis. Elle doit cependant accepter une condition : Marguerite ne se convertira pas à la religion protestante. Le mariage doit avoir lieu le 18 août 1572. Jeanne arrive à Paris le 16 mai et s'installe à l’hôtel Guillard, mis à sa disposition par le prince de Condé, pour les préparatifs du mariage. Cependant, Jeanne III d’Albret n'y participera pas : elle s'alite le 4 juin et meurt de la tuberculose le 9 juin 1572. Son décès soudain, affaiblissant opportunément le parti huguenot peu de temps avant le massacre de la Saint-Barthélemy, suscitera a posteriori des rumeurs infondées d'empoisonnement. Le premier pamphlet à formuler cette accusation date de 1574. Dans son Histoire universelle, Agrippa d'Aubigné accuse René Bianchi, le parfumeur florentin de Catherine de Médicis, d'avoir procuré des gants empoisonnés à la reine de Navarre. Dans son roman La reine Margot (1845), Alexandre Dumas reprendra cette accusation. Repris par Diderot mais pas par Voltaire, ces soupçons seront maintenus sans preuves au xixe siècle par Émile et Eugène Haag, historiens du protestantisme. Aujourd'hui, ces accusations sont reléguées au domaine romanesque, plus aucun historien contemporain ne les reprenant à son compte.

Contrairement à ses vœux, elle fut inhumée à la collégiale Saint-Georges à Vendôme, en compagnie des Bourbons, et non pas dans la cathédrale de Lescar.

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7 janvier 2023 09:36

7 janvier 2015 :
Attentat à Paris contre Charlie Hebdo.
La France est sidérée en suivant quasiment en direct, dans les médias, l’agression du magazine satirique par deux jeunes hommes, dans le 11e arrondissement de Paris.
Douze personnes sont massacrées et quatre grièvement blessées avant que les terroristes, qui se réclament de l’islamisme radical, ne soient pris en chasse par la police.
Parmi les victimes figurent huit membres de la rédaction de Charlie Hebdo :
Cabu, (76 ans) dessinateur, Charb, (47 ans) dessinateur et directeur de la publication, Tignous, (57 ans) dessinateur, Honoré, (73 ans) dessinateur, Wolinski, (80 ans) dessinateur, Bernard Maris, (68 ans) économiste et chroniqueur, Mustapha Ourrad, (60 ans) correcteur, Elsa Cayat, (54 ans) psychanalyste et chroniqueuse.
Le lendemain, un comparse tue une policière à Montrouge, au sud de la capitale, avant de prendre en otage les clients d’un supermarché casher, à la porte de Vincennes.
Il en assassine quatre avant d’être lui-même tué par la police.
Les deux autres terroristes, traqués, se réfugient dans une imprimerie de Dammartin-en-Goële, à l’est de Paris, où ils sont abattus le 9 janvier par les forces de l’ordre.
Quelques heures avant l’agression de Charlie Hebdo, l’écrivain Michel Houellebecq présentait sur les ondes son nouveau roman, Soumission, qui mettait en scène une hypothétique soumission de la France à l’ordre islamique !...

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