
Capusa06
Henry Howard, chevalier de la Jarretière (1516 ou 1517 – 19 janvier 1547), connu, en tant que poète, sous le surnom de « comte de Surrey », bien qu'il n'ait jamais été pair, est un soldat et aristocrate anglais, l’un des pères de la poésie anglaise de la Renaissance.
Biographie
Henry est le fils aîné de Thomas Howard, 3e duc de Norfolk, et de sa seconde épouse, Lady Elizabeth Stafford (fille d’Edward Stafford, 3e duc de Buckingham). Il est un descendant, par ses deux parents, des rois d'Angleterre de la maison d'York.
Il est élevé à la cour de Windsor avec le duc de Richmond, bâtard d’Henri VIII, dont il devient le beau-frère. Il hérite du titre de comte de Surrey à la mort de son grand-père, en 1524, et son propre père est élevé duc de Norfolk.
En 1532, Howard accompagne en France sa cousine Anne Boleyn, le roi et le duc de Richmond, et demeure plus d'une année à la cour de François Ier.
L'année 1536 est riche en événements, heureux comme la naissance de son fils aîné, Thomas (le futur 4e duc de Norfolk), ou dramatiques comme l'exécution de sa cousine Anne, jugée coupable d’adultère et de trahison, ou encore la mort de son plus proche ami à la cour, Henry Fitzroy, âgé de seulement 17 ans ; Henry est d'ailleurs enterré à l’abbaye de Thetford, propriété de la famille Howard.
Howard (qui entendait suivre l'exemple de son père et de son grand-père dans la carrière des armes) sert aux côtés de son père dans la répression du pèlerinage de Grâce, insurrection populaire contre la dissolution des monastères .
Condamnation
Henri VIII, pris de paranoïa, s’imagine qu'Henry Howard envisage d'usurper la couronne d’Angleterre aux dépens de son fils Édouard : il fait emprisonner le poète et son père à la tour de Londres. Ils sont condamnés à mort pour haute trahison le 13 janvier 1547. Henry est décapité le 19 janvier ; son père n’a la vie sauve que parce que le roi meurt à la date prévue pour son exécution.
Henry Howard fut inhumé dans un spectaculaire tombeau d’albâtre en l’église de l’archange Saint-Michel de Framlingham.
Capusa06
L’ordre du Temple est un ordre religieux et militaire issu de la chevalerie chrétienne du Moyen Âge, dont les membres sont appelés les Templiers.
Cet ordre fut créé à l'occasion du concile de Troyes (ouvert le 13 janvier 1129), à partir d'une milice appelée les Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon (du nom du temple de Salomon, que les croisés avaient assimilé à la mosquée al-Aqsa, bâtie sur les vestiges de ce temple). Il œuvra pendant les xiie et xiiie siècles à l'accompagnement et à la protection des pèlerins pour Jérusalem, dans le contexte de la guerre sainte et des croisades. Il participa activement aux batailles qui eurent lieu lors des croisades et de la Reconquête ibérique. Afin de mener à bien ses missions et, notamment, d'en assurer le financement, il constitua à travers l'Europe catholique d'Occident et à partir de dons fonciers, un réseau de monastères appelés commanderies, pourvus de nombreux privilèges notamment fiscaux. Cette activité soutenue fit de l'Ordre un interlocuteur financier privilégié des puissances de l'époque, le menant même à effectuer des transactions sans but lucratif avec certains rois, ou à avoir la garde de trésors royaux.
Après la perte définitive de la Terre sainte consécutive au siège de Saint-Jean-d'Acre de 1291, l'Ordre fut, en France, victime de la lutte entre la papauté avignonnaise et le roi de France Philippe le Bel. Il fut dissous par le pape français Clément V, premier des sept papes avignonnais, le 22 mars 1312, date à laquelle Clément V fulmina la bulle Vox in excelso, officialisant la dissolution de l'ordre du Temple, à la suite d'un procès en hérésie. La fin tragique de l'Ordre en France nourrit maintes spéculations et légendes sur son compte. Ailleurs, les chevaliers templiers ne furent généralement pas condamnés, mais transférés (ainsi que leurs biens) dans d'autres ordres de droit pontifical, ou bien rejoignirent la vie civile.
FAE
"Jean Maurice Jules Cabut, dit Cabu, est un caricaturiste, dessinateur de presse et auteur de bande dessinée français, né le 13 janvier 1938 à Châlons-sur-Marne (aujourd'hui Châlons-en-Champagne) et mort assassiné le 7 janvier 2015 à Paris 11e lors de l'attentat terroriste contre la rédaction de Charlie Hebdo.
Créateur des personnages du Grand Duduche et du Beauf, participant aux équipes de journaux satiriques comme Hara-Kiri, Charlie Hebdo ou Le Canard enchaîné, il collabore en outre à plusieurs émissions de télévisions aussi bien de débat — avec Droit de réponse — que pour enfants — avec Récré A2 — qu'il illustre en direct."
Misterprof-
12 janvier 1951
Naissance de Charlotte Julian, chanteuse et actrice française.
Elle est également artiste peintre de style naïf, depuis le début des années 1970.
En outre, Charlotte Julian est la marraine de l'association France Cancer.
Originaire de Perpignan, elle suit les cours du conservatoire de cette ville.
Très jeune, elle souhaite devenir chanteuse et comédienne.
Elle participe à tous les concours de chant de la région et anime les petits bals.
Elle décide de monter à Paris pour faire carrière.
Charlotte Julian passe, en 1970, à l'émission télévisée Le Petit Conservatoire de la chanson de Mireille.
Après deux ans de cabarets, elle rencontre le producteur Jean-Max Rivière qui lui fait enregistrer Fleur de province.
Malgré une carrière de chanteuse en dents de scie, elle connaît d'autres succès dans les années 1970 et 1980 : Tout le monde à la campagne (1973), Zoubida (1978) et Tu me pompes l'air (1986).
Elle apparaît notamment aux côtés de Patrick Bruel et Fabrice Luchini dans P.R.O.F.S, un film de 1985 réalisé par Patrick Schulmann.
Parallèlement à sa carrière de chanteuse, elle se produit en 1980 au théâtre dans Le Plus Beau Métier du monde, aux côtés d'Annie Gautrat dite Stone (du duo Stone et Charden), en 1996 La Puce à l'oreille aux côtés de Bernard Menez, mis en scène par Jean-Claude Brialy.
En 2006, retour sur scène à Paris, au Théâtre de Dix heures pour son spectacle Par le trou de la serrure, où elle interprète un montage de chansons coquines de l'époque d'entre-deux-guerres.
En 2011, elle participe à la tournée Âge tendre, la tournée des idoles.
En été 2013, alors qu'elle participait à la tournée Age tendre et tête de bois quelques mois plus tôt, on lui diagnostique alors un lymphome de Hodgkin et elle se fait opérer à Cannes puis suit une chimiothérapie pendant huit mois à l'institut Curie.
Dans une interview à France Dimanche, elle dit avoir été sauvée du cancer grâce à la peinture.
En avril 2015, elle fait une apparition dans l'émission Midi en France sur France 3, présentée par Laurent Boyer en direct du village de Mougins où elle expose ses toiles.
En 2016, elle retrouve les planches avec la pièce de théâtre Belle-maman monte à Paris, écrite par Charlotte Julian et Philippe Arezki.
En novembre 2017, elle participe à nouveau à la croisière Âge tendre, produite par Christophe Dechavanne, avec près de 30 artistes.
Capusa06
Belém est une ville de l'estuaire des fleuves Tocantins et Pará, dans le nord du Brésil, et la capitale de l'État du Pará. C'est un port industriel situé à une centaine de kilomètres de l'océan Atlantique. La ville est située sur la rive droite du rio Guamá qui, tout en faisant partie du système hydrographique de l'Amazone, est séparé de la plus grande partie du delta de l'Amazone par l'île de Marajó.
Fondée en 1616, Belém est alors la première colonie européenne sur l'Amazone. Elle n'est intégrée à la nation brésilienne qu'en 1715. La ville compte actuellement environ 1,4 million d'habitants, deuxième agglomération du nord du Brésil après Manaus. La ville est aussi connue comme la « Cité des Manguiers » (Cidade das Mangueiras en portugais), pour la quantité de ces arbres que l'on trouve dans ses rues.
Belém est le nom en portugais de Bethléem, ville de Cisjordanie où serait né Jésus de Nazareth. Les Brésiliens se réfèrent souvent à la ville par le nom de Belém do Pará (Belém du Pará) plutôt que seulement Belém. Il s'agit pour eux de différencier d'une part Belém de Bethléem et d'autre part de différencier Belém situé dans l'État du Pará des autres villes du pays portant le nom de Belém.
Histoire
La région où se situe la ville actuelle de Belém était à l'origine peuplée par des Indiens Tupinamba.
Belém est fondée le 12 janvier 1616 par le capitaine Francisco Caldeira Castelo Branco, envoyé par la couronne portugaise pour défendre le territoire contre les tentatives étrangères de conquêtes, notamment françaises, néerlandaises et anglaises. Il y érige un fort, le Forte do Presépio, aussi appelé Forte do Castelo. La communauté qui s'implante à proximité du fort est initialement appelée Feliz Lusitânia. Elle est par la suite successivement dénommée Santa Maria do Grão Pará, Santa Maria de Belém do Grão Pará jusqu'à l'appellation actuelle de Belém.
À cette période, à côté d'une activité de collectes de plantes appelées drogues du Sertão, l'économie repose sur l'agriculture de subsistance complétée par de petites activités d'élevage et de pêche. Cette dernière est surtout pratiquée par de petits exploitants implantés sur les îles de Marajó et de Vigia.
Assez éloignée des centres décisionnels des régions Nordeste et Sudeste du pays, et entretenant des liens étroits avec la couronne portugaise, Belém ne reconnait l'indépendance du Brésil que le 15 août 1823, soit près d'un an après sa proclamation.
Entre les années 1835 et 1840, la commune est le théâtre de la Révolte du Cabanagem, considérée comme la plus populaire de l'histoire du Brésil et la seule pendant laquelle la population a déposé effectivement le gouvernement local. Belém reçoit plus tard par Pierre II du Brésil le titre de commune impériale (Imperial Município en portugais).
Avec la croissance forte de la production de caoutchouc, extrait de l'hévéa commence pour la ville le cycle ou ère du caoutchouc entre la fin du xixe siècle et le début du xxe siècle, période à laquelle Belém acquiert une grande importance commerciale. C'est de cette époque que datent des monuments comme le Palácio Lauro Sodré, le Colégio Gentil Bittencourt, le Teatro da Paz (1878) ou encore le Palácio Antônio Lemos et le marché Ver-o-Peso.
Cette dynamique engendre également une forte vague d'immigration en particulier d'origine portugaise, chinoise, française, japonaise et espagnole et d'autres minorités. Ces populations ont par exemple permis le développement agricole de la zone de Bragantina.
Le district de la capitale avec comme centre Belém inclut également les communes (municípios) d'Acará, d'Ourém et de Guamá (pt). Quinze freguesias complètent le découpage administratif de la ville.
Il est à noter qu'à cette époque les populations indiennes prennent directement part à l'économie locale mais est déjà concentrées dans des zones éloignées des centres urbains avant d'entrer en conflits pour de multiples raisons avec les populations coloniales.
Parallèlement le commerce des esclaves connait une forte croissante et apparaît la figure du caboclo alors que le métissage se développe.
En 2009, Bélem accueille le Forum social mondial.
Géographie
Belém se situe par une latitude de 01° 27' 21" sud et par une longitude de 48° 30' 14" ouest, à une altitude de 10 mètres.
Sa population s'élevait à 1 408 847 habitants au recensement de 2007. La municipalité s'étend sur 1 065 km2.
La ville de Belém, capitale de l'état du Pará, est située dans la baie de Guajará sur l'estuaire du rio Tocantins et du rio Pará. La ville compte 55 îlots dont la plupart sont sauvages et inhabités. Les deux îles principales sont Mosqueiro et Caratateua qui sont bordées de nombreuses plages d'eau douce qui accueillent de très nombreux visiteurs en été. Sur l'île de Tatuoca se trouve une des rares stations géophysiques d'Amérique du Sud.
Belém a un climat équatorial, sans saison sèche.
FAE
[...] Charles Perrault est né dans une famille bourgeoise tourangelle installée à Lyon. Son grand-père a été brodeur du roi, son père Pierre († 1652) avocat au Parlement de Paris s'est marié en 1608 à Paquette Le Clerc († 1657) qui lui donne sept enfants. Charles est le dernier de cette fratrie1 : Jean, l'aîné, avocat comme son père, meurt en 1669 ; Pierre (1611-1680), receveur général des finances, perd pour indélicatesse son crédit auprès de Colbert en 1664 ; Claude (1613-1688), médecin et architecte, membre de l'Académie des sciences et du Conseil des bâtiments, publie des ouvrages d'histoire naturelle et d'architecture, on lui doit notamment la colonnade du Louvre ; Nicolas (1624-1662), amateur de mathématiques et théologien, est exclu de la Sorbonne pour jansénisme en 1656 ; Marie, l’unique fille, meurt à treize ans ; il a également un frère jumeau, François, mort en bas âge, à 6 mois.
Charles Perrault est baptisé le 13 janvier 1628 en l'église Saint-Étienne-du-Mont à Paris. Son parrain est son frère Pierre et sa marraine est Françoise Pépin, sa cousine.
Il fait des études littéraires brillantes au collège de Beauvais à Paris dont il raconte, dans ses Mémoires, qu'y étant élève de philosophie, il quitta la classe à la suite d’une discussion avec son professeur, en compagnie d'un de ses camarades. Tous deux décident de ne plus retourner au collège, et ils se mettent avec ardeur à la lecture des auteurs sacrés et profanes, des Pères de l'Église, de la Bible, de l’histoire de France, faisant de tout des traductions et des extraits. C'est à la suite de ce singulier amalgame de libres études qu'il met en vers burlesques le sixième livre de l'Énéide et écrit les Murs de Troie ou l'Origine du burlesque.
Reçu avocat en 1651 après avoir obtenu sa licence de droit, il s'inscrit au barreau, mais s'ennuie bientôt de « traîner une robe dans le Palais ». En 1653, il publie avec son frère Claude un poème, « Les murs de Troie ou L'origine du burlesque ». Un an plus tard, il entre en qualité de commis chez son frère qui était receveur général des finances. Cette place lui laissant du loisir, il en profite pour se livrer à son goût pour la poésie." [...]
FAE
"Charles Perrault, né le 12 janvier 1628 à Paris et mort dans cette même ville le 16 mai 1703, est un homme de lettres français, célèbre pour ses Contes de ma mère l’Oye.
Auteur de textes religieux, chef de file des Modernes dans la Querelle des Anciens et des Modernes, Charles Perrault était considéré par ses contemporains comme l'un des grands auteurs du xviie siècle. Il n'est plus connu aujourd'hui que pour avoir été l'un des formalisateurs du genre littéraire écrit du conte merveilleux."
FAE
Bonjour à tous ! 😃
"Jacqueline Maillan, née le 11 janvier 1923 à Paray-le-Monial (Saône-et-Loire) et morte le 12 mai 1992 à Paris 16e, est une actrice française, connue principalement pour ses nombreux rôles au théâtre.
Alors qu'elle se destine au départ à jouer la tragédie, Jacqueline Maillan se tourne vite vers la comédie. Elle connaît la notoriété assez tard, à la fin des années 1950, et elle conquiert le public dans des rôles de femmes enjouées et excentriques. Son talent comique lui vaut bientôt le surnom de « de Funès en jupons ». Elle donne d'ailleurs la réplique à Louis de Funès à plusieurs reprises au théâtre, ainsi qu'au cinéma dans Pouic-Pouic (1963), film qui confirme définitivement sa célébrité.
Des années 1960 à sa mort en 1992, Jacqueline Maillan est surtout sollicitée par le théâtre, occupant le premier rôle de nombreuses pièces de boulevard, comme La Facture de Françoise Dorin, ou Potiche et Folle Amanda de Pierre Barillet et Jean-Pierre Grédy. Ces rôles hauts en couleur lui valent de nombreux succès, et la diffusion de la plupart de ses pièces à la télévision, par exemple dans l'émission Au théâtre ce soir, lui permet de toucher un large public. À la fin de sa carrière, elle se diversifie en se lançant dans le spectacle solo ; son tout dernier spectacle, Pièce montée, est écrit par Pierre Palmade.
Si elle se fait plus rare au cinéma, Jacqueline Maillan est pourtant l'une des actrices fétiches de Jean-Pierre Mocky, qui lui offre l'un de ses rôles les plus marquants dans Les Saisons du plaisir. Elle campe également une cantatrice mémorable dans Papy fait de la résistance (1983) de Jean-Marie Poiré."
Misterprof-
11 janvier 1916 :
Naissance de l'acteur Bernard Blier, acteur français.
Du fait de sa naissance, il avait également la nationalité argentine.
Il voit le jour en Argentine, où son père Jules Blier, biologiste à l'Institut Pasteur, est alors en mission.
De retour en France, la famille Blier s'installe à Paris où Bernard suit sans enthousiasme une scolarité au lycée Condorcet.
Il se passionne alors pour la langue italienne, devenant ainsi bilingue, ce qui lui sert dans sa carrière par la suite, où il tourne dans de nombreux films italiens.
Abandonnant petit à petit ses études, il commence à prendre des cours de théâtre en 1931.
Il se produit pour la première fois sur scène en 1934, à La Ciotat, devant une salle à moitié pleine. Grâce à l'imprésario Émile Audiffred, il tient de nombreux petits rôles au cinéma de 1936 à 1938, entre autres L'Habit vert écrit par Louis Verneuil.
Ensuite, il s'inscrit au Conservatoire de Paris, où il intègre la classe de Louis Jouvet (après trois échecs, il y est enfin reçu en 1937).
C'est au Conservatoire qu'il fait la rencontre de deux grandes personnalités qui restent ses amis : François Périer et Gérard Oury.
Il fait quelques apparitions au théâtre puis au cinéma jusqu'à Hôtel du Nord, réalisé par Marcel Carné en 1938, avec Arletty et Louis Jouvet.
En avril 1938, il épouse Gisèle Brunet3 (morte en 1991) qui lui donne un fils, Bertrand, futur réalisateur, le 14 mars 1939 et, à la Libération, une fille, Brigitte.
En 1939, Il tourne Le jour se lève, , avec Jean Gabin.
C'est le début d'une longue amitié entre les deux hommes.
En juillet 1939, au concours de sortie du Conservatoire, le jury choisit de ne pas lui décerner de prix. Au même moment, la Seconde Guerre mondiale éclate.
Mobilisé, il se retrouve deuxième classe dans un régiment d'infanterie à Mayenne.
Il passe son temps à écrire des lettres pleines de désarroi.
À la suite de l'invasion du 10 mai 1940, il est fait prisonnier, et interné dans le Stalag XVII-A en Autriche.
Il entame malgré lui une spectaculaire cure d'amaigrissement.
De retour à Paris, il court le cachet, son physique aminci lui permettant à l'époque de tenir des rôles de séducteur.
Des amis comme Christian-Jaque, Claude Autant-Lara et Marcel Achard lui permettent de survivre en lui offrant des petits rôles au cinéma ainsi qu'au théâtre.
Il accède bientôt à des rôles de premier plan et devient rapidement un acteur familier du cinéma français.
À la Libération, il continue d'enchaîner film sur film et, chaque soir, il se produit au théâtre et fait des interventions à la radio.
Dans les années 1940-1950, il tourne de nombreux films, travaillant avec des réalisateurs de renom (Henri-Georges Clouzot, Yves Allégret, Claude Autant-Lara, Christian-Jaque, Julien Duvivier, Jean-Paul Le Chanois...), tenant des seconds rôles importants mais aussi des rôles principaux.
Il joue à plusieurs reprises des maris cocus, rôle qu'il tenait déjà dans Hôtel du Nord, dans des films comme Le Café du Cadran, Manèges ou La Maison Bonnadieu (ou imaginant l'être, comme dans Quai des Orfèvres).
Sacha Guitry lui fait parodier cet emploi dans Je l'ai été trois fois, où il interprète un mari trompé par toutes ses femmes successives.
Il n'en tient pas moins des rôles variés, jouant aussi bien des personnages attachants que des méchants, dans les registres comique ou dramatique.
À partir de 1958, le cinéma italien fait appel à lui : il se partage jusqu'à la fin de sa carrière entre la France et l'Italie, où il tourne plus de trente films.
Dans les années 1960, Bernard Blier continue d'enchaîner les tournages, une partie de ses films devenant des classiques.
Sa collaboration avec Georges Lautner, Henri Verneuil et Michel Audiard en fait un acteur incontournable du cinéma français.
Il donne la réplique aux plus grands (Jean Gabin, Jean-Paul Belmondo, Lino Ventura, Louis de Funès…) dans des tournages qui se passent dans la bonne humeur et l'amitié.
Il tourne aussi dans des films sans prétention où il excelle dans les rôles de gangsters maladroits aux côtés de son complice Jean Lefebvre (Les Tontons flingueurs, Le cave se rebiffe, Quand passent les faisans, Du mou dans la gâchette, C'est pas parce qu'on a rien à dire qu'il faut fermer sa gueule…).
Il tourne en compagnie de Pierre Richard et Jean Yanne, qui lui confient volontiers des rôles de personnages cyniques.
En décembre 1961, à 45 ans, il fait la connaissance à Pontarlier d'Annette Martin (1936-2020), fille des patrons de l’hôtel où il s’est installé, sur le tournage du Septième Juré.
Après de multiples péripéties, car sa première épouse refusait de divorcer, il l'épouse le 6 octobre 1965, et ils vivront ensemble jusqu'à sa mort.
Annette Blier meurt le 21 avril 2020,à l'âge de 84 ans, à l’hôpital de Pontarlier.
En 1967, il joue dans Si j'étais un espion, le premier long-métrage de fiction de son fils Bertrand Blier, qui le dirige ensuite à nouveau en 1975 dans Calmos.
Leurs deux premières collaborations n'ont pas le succès escompté mais le père et le fils récidivent en 1979 avec Buffet froid, un chef-d'œuvre d'humour noir.
En 1979, Alain Corneau le dirige dans Série noire.
Entre-temps, en 1976, il est remonté sur les planches et a créé À vos souhaits au théâtre des Champs-Élysées.
En 1981, il joue Le Nombril de Jean Anouilh au théâtre de l'Atelier à Paris.
Les années 1980 se passent surtout en Italie, où il demeure un second rôle très demandé.
Il est récompensé d'un Donatello du meilleur second rôle (le César italien) pour Pourvu que ce soit une fille.
En 1985, à 69 ans, on lui diagnostique un cancer de la prostate.
Tandis que le mal progresse, il continue d'enchaîner les tournages.
Puis des métastases osseuses apparaissent.
Lors de la 14e cérémonie des César, le 4 mars 1989, Bernard Blier se voit remettre un César d'honneur.
Il apparaît sur la scène du théâtre de l'Empire, très affaibli et amaigri, arrivant à petits pas.
Il prend sa statuette des mains de Michel Serrault qui contient difficilement son émotion et ses larmes, et échange avec lui quelques mots humoristiques, avant de se retirer.
Il meurt trois semaines plus tard, le 29 mars 1989 à la clinique du Val d'Or, à Saint-Cloud, des suites de son cancer.
Ayant fait don de son corps à la science, un hommage funéraire lui est rendu au cimetière parisien de Thiais (Val-de-Marne), aux côtés d'autres comédiens comme Alain Janey, Michel Peyrelon, Jean Rougerie ou encore Max Desrau.